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 Débauche et alcool… un quotidien à Mavros [Libre]

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Lilou Weim
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MessageSujet: Débauche et alcool… un quotidien à Mavros [Libre]   Mer 18 Nov - 16:01

Comme la plupart de la population douteuse habitant ce quartier, Lilou n’échappait pas à la règle, il lui arrivait de ce rendre dans tous ces endroits qu’une personne normalement constitué et avec des idées à peu près claires n’irait pour rien au monde. Le quartier de Mavros regorgeait de ce genre d’endroit, il était même le maître en la matière, chaque rue était un coupe gorge, chaque boutique, magasin reluisait de saleté et d’une débauche accablante. Oh les gens n’étaient pas pauvres non, mais ils ignoraient tout savoir vivre, disons que les règles étaient un peu différentes de ce que l’on pouvait trouver dans les autres quartiers… peu pour le meilleur, surtout pour le pire… Quand on se trouve dans le casino de Mavros il faut s’attendre à perdre sa vie ou au mieux à rencontrer deux ou trois problèmes de taille. La jeune femme n’avais pas ce problème, ou tout de même moins souvent que les autres, vivre à Mavros apportait certains avantages, tout au long de sa formation elle avait eu l’occasion de se construire une réputation de taille au sein du quartier. Oh elle ne l’avait pas cherché, disons plutôt que la réputation était venue à elle naturellement. Ainsi rare étaient ceux qui tentaient de la déposséder ou de l’interpeller avec de mauvaises intentions, sorte de respect ou de méfiance, toujours est-il que même sous l’effet de l’alcool la fille Weim était mortellement dangereuse à qui cherchait les ennuies.

C’était donc un début de soirée calme, la nuit était bien avancée et le night club battait son plein avec son lot de querelles, de coups de feu, de coups de gueules, de vols ou de viols… Accoudée au bar, près du serveur qu’elle commençait à bien connaître depuis toutes ces années, la silhouette droite de la jeune femme jurait avec l’ambiance du taudis. Son pistolet accroché à sa ceinture, à portée de main, sa dague cachée dans sa veste, il fallait être fou pour aller à Mavros sans armes, les tueurs à gages le savaient mieux que quiconque et Lilou en faisait parti. Elle n’était pas différente non, une dizaine de cadavres de verres jonchaient à ses côtés, sa tête déjà perdu dans d’autres cieux, enivrée par ce doux nectar qui faisait battre son cœur d’avantage. A ce moment là elle avait tout de la junky de Mavros de base, si ce n’est cette aura qui émanait d’elle en permanence, elle en imposait, quoi quelle face, en n’importe quelle situation, cadeau familial ça… elle s’en serait bien passée…


« Un verre de saké Joey s’il te plait. »

Une politesse courtoise qui n’ému pas le barman qui cracha dans son verre avant de répondre à sa cliente familière.

« C’est pas un restau japonais ici ! Je te l’ai déjà dis Lilou. Vous les femmes vous ne savez pas boire ! »

Ici pour parler il fallait blesser, pas de courtoisie extrême, juste des mots balançaient à la gueule des gens, la jeune fille y était habituée, comme tous ici, et même si elle parlait différemment, il en fallait infiniment plus pour la choquer.

« Arrêtes ton char tu veux, pas de ça avec moi, tu sais aussi bien que moi que tu as une bouteille dans le 3e placard à gauche derrière toi. »

Pas de menace, il n’y en avait pas besoin, râlant pour la forme le jeune homme finit toutefois par accéder à la requête de Lilith. Celle-ci se laissa servir, avant de lever son verre en direction du barman, comme pour trinquer avec lui.

« Et bien tu vois quand tu veux. »

Moqueuse elle l’était, une part d’humanité surement, un sourire taquin sur les lèvres, ce rare sourire, celui qui disparaissait dès qu’elle avait du boulot. Mais là ce n’était pas le cas, elle pouvait profiter de ce moment de libre, fausse liberté. On n’est jamais libre quand on se promène dans le quartier malsain de Mavros.
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Débauche et alcool… un quotidien à Mavros [Libre]   Mer 18 Nov - 16:34

Pour beaucoup, le lieu de naissance comptait comme la maison, un endroit nostalgique où les souvenirs suffisent à vous émouvoir. Katryn McDougal qui était née dans ce quartier s’en foutait éperdument. Oui elle était née Mavros mais elle crèverait libre. Cela faisait quelques années déjà qu’elle avait fait valoir son point et les corps de plusieurs Mavros possiblement enterrés quelque part pouvaient en témoigner. Ceci dit, ce qui était curieux, c’est que même si elle avait dit au revoir à son patron et à son allégeance, elle était revenue en diverses occasions dans le quartier et elle n’avait pas eu trop d’ennuis. Oh elle avait cassé quelques gueules pour avoir la paix mais bon, sinon, tant qu’elle ne venait pas exécuter par contrat des gens de la Mavros ou qu’elle ne conspirait pas contre eux, Katryn faisait bien ce qu’elle voulait sans que cela ne dérange trop. On tolérait car la tueuse excentrique avait la fâcheuse habitude de ne pas rendre l’âme facilement… Son instructeur avait été trop efficace, ses tendances autodidactes trop complètes et son obsession pour faire de sa personne une arme vivante et continuellement meilleure avait simplement rendu l’univers des possibles pour la butter assez rerstreint.

Passant donc les portes de l’établissement, ce fut comme un choc pour plusieurs de ses anciens condisciples qui la reconnurent bien vite. On n’oubliait pas Katryn McDougal. Certains disaient que même dans la mort on se souvenait encore d’elle. Pourquoi était-elle venue ici? Le rituel. Chaque année, à la date de son « départ musclé » de la Mavros, elle venait prendre un verre au nom de l’organisation en leur souhaitant un futur prospère. Sans rancune évidemment. Et comme à l’habitude, elle amenait son propre drink que le barman lui servirait. Elle ne buvait pas vraiment d’alcool en fait. Elle le pouvait sans mal, connaissant les limites de son corps comme sa poche mais son intérêt était ailleurs. Un des barman la reconnue et on put sentir une légère tension entre les deux : ces deux là devaient avoir une histoire car on se mit à murmurer sur le sujet, rien de précis, juste des rumeurs. Se plantant à côté d’une Mavros qui semblait déjà avoir prit son ticket pour le paradis éthylique, Katryn tendit au dit barman un thermos.


« Salut Moriarty. Ça faisait un bail pas vrai? Tu connais la chanson : sert moi avec ce que je t’ai apporté et je te laisserai un petit quelque chose pour témoigner de ma gratitude. Et arrête de faire cette tête tu as eu 365 jours pour te préparer à mon retour… »

Trouvant plus sage de ne rien ajouter, le barman ouvrit le thermos, grimaça d’un dégoût évident et versa une partie du liquide dans un verre. L’odeur qui monta de ce dernier n’était pas celui de l’alcool… Mais bien celui du sang et pas n’importe quel sang, du sang humain… Non, Katryn McDougal n’Avait pas perdu son penchant pour le cannibalisme. Rituel, certes, mais aux yeux de la populace il n’y avait pas de différence. Proposant une partie du liquide restant dans le thermos au barman, Katryn ricana devant son refus avant de reprendre la parole.

La force vitale d’un ennemi se trouve dans son sang, je te l’ai déjà dit non? Ce n’est pas en mangeant ta soupe que tu vas devenir fort Moriarty, c’est en mangeant du combattant. Littéralement. Pour quelqu’un qui se dit ouvert d’esprit, il est sacrément étroit pourtant… Et tu ne peux pas nier ce fait là. »

Reportant son attention sur la Mavros à côté d’elle, elle fit fonctionner ses méninges pour retrouver où elle l’avait vu. Elle était plus jeune qu’elle, c’était clair et net… Mais où l’avait-elle vu alors? Le visage lui disait quelque chose… Remarquez que dans son cas, un tas de visage était familier : elle se rappelait de pratiquement tous les visages qu’elle avait croisé ne serait-ce qu’en marchant dans la rue…
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Lilou Weim
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MessageSujet: Re: Débauche et alcool… un quotidien à Mavros [Libre]   Jeu 19 Nov - 0:56

Décidément, les serveurs du night club étaient plus d’un à avoir des soucis avec des clients, d’un autre côté il était aisé à Mavros de tomber sur des gens… particulier dirons-nous. En voilà une particulière d’ailleurs qui venait de faire son entrée que Lilith n’avait pas pu rater vu que la demoiselle en question se trouvait à côté d’elle. La tension entre les deux jeunes gens était aussi perceptible que l’inconnue, il n’était pas possible de passer à côté et la plupart de la populace qui composait ce casino semblait savoir de quoi il s’agissait. Pas la jeune femme qui vidait tranquillement et lentement son verre de saké, et elle s’en moquait éperdument. Tout comme elle ne marqua pas de surprise ni de dégoût à la vie de l’étrange boisson que réclamait la bruyante à côté d’elle. Du sang… dans sa vie, si toute fois on peut appeler 20 ans une vie, Lilou avait vu assez de sang comme ça pour y demeurer indifférente. N’était-elle pas une machine à tuer après tout ? Alors du sang, même s’il ne venait pas d’elle, même si ce n’était pas elle qui l’avait fait couler, même si l’était bu qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ?
Tant que l’on ne la forçait pas à en boire, à chacun ses goûts, des plus banaux aux plus douteux.

Laissant son esprit vagabonder, toujours doucement malmené par l’alcool, la jeune fille songea à un livre où elle avait appris que boire du sang, en nombreuse quantité, du sang humain, perturbait à outrance l’état psychique et physique. C’était certainement vrai, on avait assez de sang comme ça en nous sans pour autant devoir en rajouter. Qui plus est ça ne devait pas être très nourrissant mais Lilou était une tueuse pas une scientifique et elle se moquait des effets que cela pouvait avoir sur l’inconnue. Car le visage de la jeune femme, surement plus âgée qu’elle, quoi que… ne lui disait absolument rien. Il fallait dire qu’à part ses supérieurs directs elle n’avait jamais fait trop attention aux autres apprentis, ne se sentant pas concerné par la compétition qu’ils menaient les uns contre les autres. C’est naturellement et grâce aux prédispositions de sa famille mais aussi à une grande docilité volontaire que la jeune Mavros s’était hissée à l’élite de son groupe, sans jamais chercher à prouver quoi que ce soit, elle avait gagné du niveau en bossant. C’était aussi simple que cela. Et elle n’avait prêté aucune attention aux personnes de son âge qui l’accompagnaient à ce moment là, alors ses aînés vous vous doutez bien qu’elle ne les avait jamais regardé sauf avant de les tuer sur demande ou pour se défendre.

Mais l’inverse ne semblait pas vérifié car l’inconnue posait depuis un moment un regard curieux, sur la fille Weim, un regard qu’il était difficile d’ignorait quand il s’agissait de la personne posée à côté de soi. Tournant son visage toujours aussi neutre à l’encontre de ce regard, Lilou prit le temps de détailler l’inconnue de haut en bas, avisant vaguement les armes qu’elle possédait pour en arriver à la même conclusion que tout à l’heure : ce visage ne lui disait absolument rien ! Tendant machinalement son verre vers le barman, elle attendait que celui-ci lui serve la même chose que précédemment mais, surement trop perturbé par son dernier versement c’est le reste de sang qu’il s’apprêtait à verser dans le petit verre de saké de la Mavros qui le retira à temps.


« Non merci, très peu pour moi... Je préférerais la même chose que tout à l’heure si ça ne te déranges pas. »

Le barman sursauta, s’excusant maladroitement, visiblement encore écœuré du contenu de la vasque avant de rectifier le tir et de servir à nouveau du saké dans le verre qu’elle tendit vers la jeune femme comme si trinquer avec tout le monde l’amusait à ce moment là. Lilou n’était pas le genre de fille ça se prendre la tête pour un oui pour un non, sans être simplette ni cruche, juste pas prise de tête, du moins pendant ces moments de libertés, ou quand on ne venait pas la provoquer physiquement.

« Santé ! … autant qu’on peut rester en bonne santé dans un taudis pareil… »

Un fin sourire sur le visage, pas moqueur, juste courtois, qui le devint au regard de la grimace du barman. Finalement, il y avait encore des gens qui arrivaient à s’approcher à moins d’un mètre d’elle sans craindre pour leur vie à Mavros. Et c’était pas plus mal…
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Débauche et alcool… un quotidien à Mavros [Libre]   Jeu 19 Nov - 3:10

« Eh ben c’est quoi ça? Une Mavros qui n’aime pas le sang? Eh ben… Ce n’est pas banal. Remarques que je ne te juges pas, on a tous nos penchants. Où est-ce que je t’ai déjà vu? Ton visage me dit quelque chose… Ah oui, je me souviens. 4 octobre de l’année en cours, dans le quartier des affaires, tu te dirigeais vers le gratte-ciel du siège social de la société d’assurance générale d’Ataxia… Tu allais butter quelqu’un? Allez, ne va pas me faire rire avec le classique si je te le disais je devrais te butter ensuite… »

Bruit de verre brisé venant de l’autre côté du comptoir… Moriarty se souvenait très bien de la dernière fois ou quelqu’un avait fait ce gag. À cette époque, Katryn était encore à la Mavros et l’affaire avait fait cinq morts et une douzaine de blessés… Et la rumeur voulait que Katryn avait fait le travail avec pour seule arme son propre corps. Pas de lame, pas de flingue… Elle, ses poings, ses pieds, ses dents… Contre ses adversaires. Calant son verre et se servant elle-même le reste de son thermos, elle laissa échapper un petit ricanement en voyant le teint blême du barman juste avant de reprendre la parole.

« Mais bon, blague à part, moi c’est Katryn McDougal. T’as un nom toi? Ou un surnom, on a tous un nom en tant que tueurs ici bas… C’est la coutume quoi… »

Katryn allait ajouter quelque chose quand une exclamation de voix la fit se retourner. Un « Grim Reaper » retentissant se fit entendre… Ce qui voulait dire soit un ancien condisciple ou un ancien ennemi… C’était au choix bien que ces derniers n’étaient pas nombreux… Posant la main sur un de ses revolvers, elle se retourna pour faire face à la personne qui lui parlait. C’était un vrai colosse couturé de cicatrices et de tatouages qui devait faire environ deux mètres de haut… Une vraie armoire à glace sans doute capable d’arracher une tête sans le moindre mal. À la mine patibulaire qu’il affichait, il y avait fort à faire que la dite personne n’était pas des plus sympathiques… Mais Katryn se contenta de sourire et de l’inviter à la rejoindre avec un large sourire.

« Tiens tiens… Spinebreaker, ça faisait un bail… Je suis encore surprise que tu n’aies pas tenté de me butter il y a quelques années de cela… »

« Tu me connais non? Te butter ne m’aurait rien rapporté en terme de fric alors… On suit sa petite tradition? Tu fais causette à une de nos meilleures tueuses, Lilou Weim? Toi partie, le poste s’est libéré, que veux-tu… Et il fallait des professionnels pour reprendre le poste. Vous avez fais les présentations ou pas? Tu vas l’aimer j’en suis sûr… »

Ah tiens… Le poste avait été reprit… Intéressant ça… Elle serait bien curieuse d’en entendre plus sur cette tueuse qui avait, semble t’il, prit sa place… Pas par jalousie non mais par curiosité. Katryn respectait peu de choses… Mais elle vénérait presque le talent. On ne plaisantait pas avec ces choses là et ceux qui le faisaient n’agissaient de la sorte que pour cacher leur propre médiocrité. Un état de fait qu’elle avait observé plus d’une fois dans sa vie et encore plus dans sa carrière de tueuse, de mercenaire… Il y avait une différence entre les autoproclamés et les vrais professionnels…

« Vraiment? C’est toi qui a prit ma place? Je suis contente pour toi alors… Mes sincères félicitations alors… Tu en as combien à ton actif? »
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Lilou Weim
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MessageSujet: Re: Débauche et alcool… un quotidien à Mavros [Libre]   Jeu 19 Nov - 19:27

En réponse à la tirade de l’inconnue Lilou haussa les épaules d’un air indifférent. Ce n’était pas qu’elle n’aimait pas le sang, comment pouvait-on ne pas aimer le sang alors que celui-ci coulait dans chaque veine et cellule de notre corps ? Ce n’est pas pour autant qu’elle en ferait une boisson, le liquide rouge provenant d’une personne certainement douteuse ne l’en inspirait que moins. Oh oui à Mavros la plupart des tueurs aimait à ensanglanter leur cible jusqu’à les vider de la moindre goutte de leur sang, Lilith n’avait pas ce passe temps là, elle préférait l’efficacité au gore inutile et si le sang en dégoûtait certain ou, cela semblait le cas de la femme devant elle, s’en délectait, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Apparemment cette même personne semblait l’avoir déjà rencontrée, il était vrai que ce 4 octobre la jeune fille s’était bien rendu aux quartiers des affaires, cela devait donc être vrai, ce qui en disait long sur la mémoire dont disposait cette personne. Après pas de quoi s’étonner, il y a des gens dans le monde qui se souviennent de tout, absolument tout et qui soit s’en accommodent, soit deviennent fous. Ignorant les premières remarques sur ses goûts culinaires, alors que le choix de boisson était plus douteux du côté de l’inconnue que de Lilith, elle se contenta de répondre vaguement à la deuxième. Pas qu’elle était réticente à en parler, elle se souvenait de chaque cas, chaque mission mais de là à rentrer dans les détails inutiles, cela ne servait à rien.

« Si vous le dites c’est que cela devait être moi… Je me suis bien rendu à cet endroit le 4 octobre et j’ai bien descendu une cible, bien que ce ne soit pas dans ce gratte-ciel là, mais tout cela n’a que peu d’importance... »

Ce n’est qu’après que Lilith pu mettre un nom sur cette inconnue lorsque celle-ci se présenta à elle, mais elle n’eut le temps de rien rajouter d’autre qu’elle se fit interpeller par un colosse, sorte d’armoire à glace vivante que la jeune Mavros avait croisé à quelques reprises. Les deux semblant se connaître et pas dans la plus pure amitié. Se tournant sur son tabouret pour observer la scène passivement, la jeune fille les écouta parler sans prendre part au débat, après tout cela ne commença à la concerner que quand son nom fut prononcé par le gorille. L’attention fut alors reporté sur elle, décidément, une nuit calme à Mavros n’existait pas.

« Et bien les présentations sont faites comme ça, Katryn McDougal ou Grim Reaper comme tu préfères que l’on t’appelle, Spinebreaker, bonsoir. » Conclu la jeune fille en saluant vaguement chacun d’eux de la main, gardant à toute occasion cette politesse courtoise.

« Je ne sais pas si je suis la meilleure, je ne sais pas si tu l’étais je ne te connais pas mais il faut croire que mon niveau a suffis à tracer une réputation qui me colle un peu trop. Je ne me souviens pas à avoir postulé à aucun poste de ce nom… »

Continuant de s’exprimer avec le même ton monocorde alors qu’elle recevait les… félicitations ? de la part du Grim Reaper, Lilou prit le temps de la réflexion quand à savoir à combien était son effectif.

« Et bien je dirais que j’en suis à… 176, oui 176 c’est ça. Depuis ces deux dernières années et sans compter les débordements bien sûr, tu demandais en cible non ? Le reste n’a que peu d’importance de toute façon. »

En effet, deux ans étaient en train de s’écouler depuis le retour de la jeune fille au sein de Mavros, elle ne comptait pas dedans les 15 ans de sa formation et encore moins les 4 ans qu’elle avait passé dans sa chère famille. Disons que pour elle le compteur repartait à zéro. Le décompte était finalement facile, elle connaissait avec exactitude le nombre de balles qu’elle avait tiré et qui correspondait chacune à un meurtre, celles de son sniper ajoutée à celles de son pistolet, accompagnée par une bonne centaine d’égorgements et de cœur planté par sa dague. Le compte était assez élevé en fait, surtout pour une jeune femme de 20 ans. Mais nous étions à Axtasia, et encore plus dans le quartier de Mavros, ce qui peut sembler une aberration pour les saints d’esprits et malheureusement, ou pas, bien commun pour les autres.

« Et toi ? Mavros te manques tant que tu y retournes comme là ? Je ne savais pas que le quartier rendait si nostalgique. »

Nul part de moquerie, juste une question de retour des choses accompagnée une autre de simple curiosité. De plus, elle aussi était revenue à Mavros, avec ses raisons bien sûr, peut-être qu’un jour elle en repartirait, mais elle aimait bien cette société qui ne lui prenait pas la tête avec des ordres absurdes et un système de conduite disciplinaire comme dans les autres clans. La fausse docilité passive de la tueuse à gage s’accommodait parfaitement aux demandes du clan, sa vie était ainsi, mais ce n’était pas le cas de tout le monde… Etre libre en prison, il fallait pouvoir le faire, libre en tuant, pourquoi pas… Songeuse elle continua à parler seule, se souvenant du terme employé par le gorille.

« Professionnels, professionnels… c’est une espèce bien rare à Mavros… »
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Débauche et alcool… un quotidien à Mavros [Libre]   Ven 20 Nov - 17:29

« Tout dépend du ton de conversation que tu veux employer. Les potes m’appellent Kat, les contacts d’affaire Grim Reaper et le monde ordinaire Katryn. C’est au choix. Remarques que tu m’appelles comme tu veux, je en vais pas en faire une maladie, c’est juste un nom dans le fin fond. »

Le commentaire fit rire Spinebreaker qui s’excusa et laissa les deux femmes ensemble, ayant semblait-il quelque chose à faire ailleurs dans l’établissement. Cela permit à Katryn de noter que le chiffre fournit par la Mavros était un compte tout récent et qu’il y avait plus à cette femme là qu’elle ne le laissait bien paraître. 176 morts sur deux ans… Il manquait les chiffres de la formation et probablement quelques années de plus. La demoiselle Weim n’avait pas 17 ans, de cela elle en était bien certaine. 20 au minimum des minimums. Ce qui laissait trois ans de flottement. Mais bon, le bon vieux proverbe ataxien la retint de poser la question : ce que tu ignores peut te tuer et ce que tu cherches à sa voir auprès de l’ataxien moyen te tueras. Qui plus était, ce n’était pas un concours de qui faisait le plus de morts : on pouvait faire un petit nombre de mort mais avec une telle maîtrise que cela pouvait battre sans mal les plus impressionnantes données statistiques… Encore fallait-il savoir apprécier la chose comme un art, évidemment.

« Si Mavros me manque? Non, ça jamais. Trop d’amateurs, trop de vantards et un environnement de merde si tu veux mon avis. Nous sommes des tueurs, des êtres méthodiques et théoriquement professionnels et vivre dans ce quartier crasseux ce n’est pas digne de ce que nous sommes. Où est la fierté de vivre dans un milieu aussi dégueulasse? Est-ce que tu négliges tes affaires toi? Tes armes, ton équipement, ton chez soi? Moi j’en doute très fortement. Alors comment peux-tu accepter de vivre dans un milieu qui est tiens mais à ce point perverti par la négligence des autres membres du camp où tu appartiens? Qui plus est, comment peux-tu accepter de te subordonner à une autorité qui te dit qui tuer et quand tuer? Je préfère et de loin ma liberté aux chaînes des grandes sociétés. La solitude est un bien petit prix à payer. »

L’argument n’était pas vide de sens, loin de là. Le quartier Mavros faisait davantage figure de dépotoir que de quartier digne d’une grande société criminelle. Qui plus était, avec autant de machines à tuer formées par la Mavros, on pouvait s’attendre à une efficacité redoutable et un professionnalisme exemplaire… Eh non! Même la Synnefo, composée d’un ensemble hétéroclite de personnages avait un meilleur contrôle, une meilleure gestion et un quartier mieux entretenu et équipé que celui de la Mavros… Et au vu de la réputation de fêtard des membres de cette organisation, beaucoup se seraient attendu à ce que ce soit leur quartier qui soit un bordel perpétuel…

« Si je suis ici c’est pour célébrer mon départ de la Mavros. Le boss et moi ne gardons pas de rancune car de temps en temps, mon job indépendant lui rend service alors c’est un échange de bons procédés indirects. Et ça me permet de revoir des copains comme Spinebreaker et de prendre des nouvelles. Tiens, dis moi, tu en penses quoi toi de l’initiative du boss de la Synnefo de vouloir unir les sociétés criminelles pour leur donner leur vraie place sur l’échiquier d’Ataxia? C’est un projet à la fois ambitieux et dangereux à mon avis. La Mavros et la Schya n’enterrerons pas la hache de guerre de si tôt… Trop de sang a coulé pour permettre une telle chose…
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