Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Aggression [PV]

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Eloane Helies
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MessageSujet: Aggression [PV]   Mer 2 Déc - 21:48

Au milieu de toute l’agitation des grandes rues, un couple marchait tranquillement. Une jeune femme brune, en tailleur, un serre-tête blanc maintenait sa coiffure impeccablement entretenue. A son bras, un homme pas bien beau, mais très distingué. Il semblait plus vieux d’elle de quelques années. Ils allaient sans se soucier de ce qui se passait autour d’eux. De temps en temps, ils se jetaient un regard amoureux. A les voir, on aurait dit que les conflits dans le monde n’existaient pas. Ils étaient là, ensembles, heureux. Ils se promenaient, c’était la fin de journée. Elle, elle montrait parfois émerveillée la devanture de boutiques de luxe, et lui, il la taquinait en posant son index sur son nez, la réprimandant tendrement de ses envies.
Ils s’assirent tous deux à la terrasse d’un café de renom. Ils commandèrent chacun une coupe de champagne, ils discutaient de tout et de rien. Quand un commençant ambulant vint leur proposer une rose, l’homme en acheta cinq pour les offrir à sa charmante amie qui rougit de façon délicieuse. Ils restèrent plus d’une demi-heure assis l’un en face de l’autre. Le gentleman dit au bout de ce délai à sa belle de fermer les yeux. Quand elle els rouvrit, il y avait une grande boite noire sur la table. Intriguée, elle l’ouvrit, à l’intérieur, un magnifique sac signé par la main d’un grand couturier. Il était ciré, et rouge. Folle de joie, elle l’étreint avec tendresse. Elle regarda finalement sa montre et s’excusa de devoir partir si tôt. Ce fut lui qui régla la note, et ils se quittèrent sur un chaste baiser.

Cet homme, grand et élégant : Leonard le Bollec, officiellement médecin à la Schya, mais en réalité espion de la Mavros. Et sa fiancée, elle n’était en réalité autre qu’Eloane Helies, Boss de la Mavros habilement déguisée. Communiquer était chose difficile. L’homme était surveillé ces derniers temps. Il se savait suivi dans la plus part de ses sorties, son téléphone était sur écoute, internet n’était pas sécurisé. Il ne restait donc plus que la remise de documents en main propre, et ce discrètement. Malheureusement, se rencontrer dans des lieux cachés paraissait suspect, Leonard était obligé de redoubler d’imagination à chaque fois. Inventer une petite amie fictive était la meilleure chose qu’ensembles ils avaient pu trouver. L’inconvénient était qu’elle seule à pouvoir jouer ce rôle. Ce projet d’espionnage classé top secret n’était connu que d’elle et de son second. Faire de Leonard un homosexuel potentiel n’aurait fait que renforcer la surveillance qu’il y avait sur lui. Ils avaient donc prit le risque qu’elle se fasse prendre en sa compagnie.
Fort heureusement, elle était passée maître dans l’art du camouflage. Sa jupe serrée lui arrivait jusqu’aux genoux, elle portait une chemise blanche et par-dessus une veste grise assortie au bas. Pas de dessous provoquant, mais un collant opaque de couleur chaire, et des chaussures élégantes. Elle était impeccablement maquillée, et ce avec bon gout. Elle portait autour de son cou une chainette en or, de la même couleur que les petites lunettes qu’elle mettait sur son nez. Et ses longs cheveux rouges étaient invisibles sous sa perruque noire.
Le cadeau qu’elle avait reçu, contenait en réalité quelques informations sur la société rivale de celle d’Eloane. Ils étaient cachés dans la doublure en satin de l’intérieur. A première vu, il s’agissait donc d’un sac normal, ce même si l’on regardait à l’intérieur.

Eloane s’en allait le cœur léger, ravie que cette opération se soit bien déroulée. Elle devait retrouver ses hommes de main à l’entrée du quartier Mavros, puisqu’elle ne portait pas d’arme dur elle, et qu’elle était donc en état de faiblesse. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était que le quartier Schya était lui aussi potentiellement dangereux. Et alors qu’elle n’était plus loin du point de ralliement, elle senti qu’on l’attrapait par derrière, et qu’une main se plaquait sur sa bouche. Les yeux écarquillés, elle cru un instant que sa vie était finie. Puis, elle se ressaisi, se disant qu’elle s’était déjà sortie de situations plus pénibles.
Son agresseur l’entraina jusque dans une petite ruelle, et il la plaqua avec violence contre un mur. Etourdie, il lui fallu quelques instants pour reprendre ses esprits. Elle se rendit alors compte qu’elle avait à faire à non pas un homme, mais à trois. On relâcha finalement la pression sur sa bouche, et elle pu respirer correctement à nouveau. Nerveuse, elle chercha du regard un moyen de s’échapper, mais il n’y avait aucune issue apparente. On lui demanda son nom, elle ne répondit pas, et se contenta de les incendier du regard. Elle eu le droit à une claque, et la question fut réitérée. La tête basse, elle se présenta comme étant Hélène De la Croix. Un homme pinça son visage avec violence pour le redresser. Il l’insulta, et ouvrit sa veste.

S’il avait été seul, Eloane n’en aurait fait qu’une bouchée. Elle était formée pour le corps à corps. Mais, il avait du soutien derrière lui. Il fallait qu’elle attende le moment opportun pour agir, ou bien alors qu’elle prie pour que quelqu’un lui porte secours.
La situation se gâta quand il arracha littéralement les boutons de sa chemise, et s’elle se retrouva le soutien gorge apparent dans la ville la plus dangereuse du monde. Elle devait non seulement se soucier de la façon dont elle allait se débarrasser d’eux, mais aussi de comment elle allait rejoindre ses hommes sans se faire sauter sur le poil de nouveau.


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Malhia Lyman
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MessageSujet: Re: Aggression [PV]   Mer 2 Déc - 22:49

Depuis sa promotion et les changements qu’elle avait opérés au sein du service de police, on aurait pu dire que Malhia Lyman avait perdu toute chaleur humaine, cette dernière remplacée par la froideur implacable de la loi. Si jadis elle se pointait dans les quartiers criminels simplement pour suivre les ordres, ce temps là était fini. Plus de mission passive, que des purges, tout du moins, la plupart du temps. La police d’Ataxia commençait à réaffirmer sa puissance en Ataxia et tranquillement, elle se remettait de ses blessures. Tout cela grâce à Malhia qui avait su faire des miracles dans ces temps de crise… Maintenant, le commandant de police Lyman faisait réfléchir deux fois les criminels appréhendés… Et ce de toute faction confondue. Synnefo, Schya, Mavros… Les territoires des sociétés criminelles ne lui faisaient plus ni chaud ni froid pas plus que les représentants de ces diverses organisations. Aujourd’hui elle faisait sa purge dans le quartier Schya, la veille elle avait fait son tour à la Mavros et l’avant-veille chez les gens de la Synnefo… Les corps commençait à s’empiler plus que les prisonniers dans les cellules… ce qui voulait dire deux choses : soit la police prenait le dessus sur des criminels qui craignaient de plus en plus la justice, soit les criminels devenaient plus hostiles, ce qui expliquait cette différence de taux.

Mais bon, elle se pencherait sur cette question plus tard car pour l’heure, elle avait à faire : elle avait repéré un trio de truands attirer avec eux dans une ruelle une civile… Et ce n’était certainement pas pour l’inviter à prendre le thé. Cela sentait soit le viol classique ou alors le viol suivit d’un meurtre et dans un cas comme dans l’autre, la loi était excessivement sévère à cet égard. Entrant donc à leur suite dans la ruelle après qu’ils eurent brutalisé une chemise sans défense… Et si quelques mois plus tôt elle aurait eu pour outil de persuasion sa fidèle arme de service… C’est le canon d’un fusil à pompe qui vint mettre en joue la petite bande. Et apparemment, le bruit de l’arme que l’on arme pour un tir suffit à leur faire tourner la tête… Et blêmir. Car Malhia était en tenue de combat, sa tenue de combat des forces spéciales avec casque à visière et tout et eux, ils n’avaient très certainement guerre plus que leur personne, peut-être une arme blanche et s’ils étaient chanceux, un pistolet. Pas de gilet pare-balle, ça c’était bien visible donc aucune réelle protection… Des cibles faciles. Un seul tir de fusil à pompe suffirait à transformer le petit malin du groupe en pulpe sanglante…


« Code de justice d’Ataxia, article 123 : assaut sur un civil, six mois d’emprisonnement. Article 233 : Tentative de viol, un an. Faites voir vos papiers messieurs, et le premier qui essaie quelque chose de stupide va tapisser la ruelle de ses viscères et de son sang, conformément à l’article 56 qui permet à un officier de police d’exécuter sans sommation toute personne résistant à une arrestation avec des objectifs évidents de poser un acte violent contre un membre des forces de l’ordre… »

Ce fut comme si on venait de transférer l’Antarctique à Ataxia tant le ton était glacial. Les criminels regardèrent la policière qui elle les regardait… Et ce serait au fond à qui ferait le premier geste. Il suffisait de voir qui serait le premier à briser la glace… Et ce fut un des truands qui tenta de charger la policière, un couteau à cran d’arrêt dans la main. La détonation du fusil à pompe le réduisit au silence de façon permanente et les deux autres criminels hésitèrent avant de poser une action, faisant face à la policière. Apparemment, cette flic là était plus méchante que les autres… Et elle était loin de revenir sur ses paroles… Portant son regard sur la civile, Malhia reprit la parole.

« Si vous désirez porter plainte immédiatement mademoiselle, je me charge de les faire embarquer dans l’instant. Avant tout, veuillez présenter vos papiers je vous prie… »
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Eloane Helies
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MessageSujet: Re: Aggression [PV]   Mer 2 Déc - 23:28

Si elle avait eu la certitude que ces gamins ne voulaient que s’amuser avec son corps, Eloane ne se serait pas tant inquiétée. Elle était célèbre pour ne pas être farouche, une fois de plus, une fois de moins, cela ne changeait pas vraiment pour elle. La seule chose qui serait touchée serait sa fierté, et elle risquait de ratisser ce quartier, armée jusqu’aux dents, jusqu’à ce qu’elle les retrouve et qu’elle les butte. Car la fierté d’Eloane Helies était quelque chose qu’il ne fallait pas ébranler. Il n’était pas bien difficile de la vexer, surtout depuis qu’elle avait prit ses fonctions de boss. Elle se croyait au dessus de tout, et le moindre irrespect envers sa personne était souvent puni de mort.
On pouvait se poser la question suivante : qu’est ce qui portait plus atteinte à sa fierté ? Un viol ? Ou se faire secourir par un représentant de l’ordre ? Elle-même n’aurait été capable de répondre à la question. La situation bascula pourtant bien vite, et pendant quelques instants, elle se retrouva à fixer à tour de rôle l’inconnue au visage recouvert par un casque, se demandant quel serait la pire des situations. Que cette femme la sauve, ou qu’elle ne la sauve pas.

Elle était bien équipée, elle n’était donc certainement pas un simple agent en patrouille. Certainement une gradée. Les trois lascars eux ne bénéficiaient d’aucune protection. Mais ils avaient l’avantage non négligeable d’être plusieurs. Ils pouvaient tenter de la prendre par surprise, mais ils risquaient de perdre l’un d’entre eux, voir deux. De là où elle était, Eloane pouvait voir que le plus petit cachait dans son dos un revolver. Ce fut pourtant un autre qui le premier se décida à bouger, et parti à l’assaut de la policière. Son cas fut rapidement réglé.
Les voyous semblaient être de véritables amateurs, puisque cela les refroidi complètement. Le plus petit laissa tomber son arme sur le sol, et les deux complices levèrent les mains au ciel. Cela ne dura pas bien longtemps, puisque soudainement, l’un d’entre eux se laissa tomber à genoux et vomi. La vue du corps de son acolyte, de ses tripes étalées par terre, l’idée que cela aurait pu être lui, c’était trop.

Doucement, Eloane, tremblante et d’apparence choquée s’arracha de contre le mur, et elle rejoint chancelante la jeune femme qui l’avait aidé. Elle fit un immense détour, ce pour passer le plus loin possible du corps. En temps normal, marcher dans ses restes ne l’aurait gêné aucunement. Mais elle était censée être une civile. Une jeune femme du monde, distinguée et sage, peu habituée à ce genre de tracas. Les mains sur la bouche, les larmes aux yeux, elle regardait ce pauvre homme à terre. Quand elle l’eut dépassé, elle trotta jusqu’à policière, et se réfugia derrière elle. Elle prit une profonde inspiration pour calmer ses émotions, et fébrilement, elle chercha dans ses poches son porte feuille.
Elle avait dedans tout l’attirail pour faire face à la justice : carte d’identité, carte de sécurité sociale, permis de conduire, chéquier. Et pour faire plus véridiques, quelques cartes de fidélité de magasins, et quelques mots griffonnés à la main. Des numéros de téléphone, des pense bêtes, etc… Et le tout au nom d’Hélène de la Croix.

-Je… Oui je porte plainte, enfin, je crois, je ne voudrai pas…

Un rapide coup d’œil au cadavre, et hop, elle mima un petit malaise. Elle feint de tomber, mais elle se rattrapa in extremis à l’épaule de Malhia, et elle se redressa rapidement.


- Pardonnez-moi. Je… -petit rire nerveux- je dois avouer que j’ai un peu de mal à penser. Elle avança d’une main tremblante sa carte. Voici ma carte d’identité. Hélène de la Croix.

En face d’eux, celui qui avait été malade s’était calme. Il restait sur le sol, haletant. L’autre lui jetait des coups d’œil nerveux. Il espérait que la policière focalise son attention sur lui, et qu’il pourrait pendant ce temps en profiter pour se faire la belle. Ce n’était pas la solidarité qui l’étouffait. S’il pouvait faire en sorte que l’autre se prenne tout, il le ferait. Il y avait toujours le flingue par terre. Peut être qu’il réussirait à la récupéré. Il l’avait lui-même acheté, et ça lui avait couté un paquet de pognon.


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Malhia Lyman
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MessageSujet: Re: Aggression [PV]   Mer 2 Déc - 23:58

« Plainte enregistrée. Commandant Malhia Lyman à Central, envoyez moi une patrouille pour récupérer deux colis et un cadavre. Ne consignez pas la plainte que je viens d’enregistrer, je me chargerai de faire la paperasse moi-même. Envoyez moi la patrouille 03 qui est déjà dans le secteur, pas besoin de passer par du gros calibre, ce sont manifestement des amateurs et des imbéciles. Comment à quel point amateur? Flingue neuf jamais utilisé et un autre qui se vide l’estomac en voyant son copain mort… Ce genre d’amateurs, rien de bien dangereux. Préoccupant, sans plus. »

Les merveilles de la technologie moderne qui permettaient l’intégration directement dans le casque avec activation d’un simple mouvement pré déterminé… Cela évitait de passer par un communicateur externe qui forçait à perdre de précieuses secondes d’attention… Son communicateur, elle l’avait toujours sur elle mais il lui servait pour les conversations plus personnelles et privées désormais… Les deux malfrats, ayant entendu toute la conversation, surent que leur sort était scellé. C’était un an et six mois de prison pour les charges précédemment citées… Et Malhia, de méchante humeur, décida d’en rajouter une couche et une belle… Pour l’imbécile qui avait vomi.

« Souillage volontaire d’une voie de communication de type terrestre… 6 mois. Bravo Einstein, ça te fait deux ans et ton pote un et demi. Vous y penserez deux fois la prochaine fois avant de faire les malins. Et vous avez de la chance que je ne passe pas par un petit ajout récent au code de loi : pour éviter le débordement des instances pénitentiaires, un officier de police donc pas un simple agent, peut exécuter les prévenus dans le cas d’une arrestation. Elle s’est durcie la loi, les gamins, depuis que j’ai pris du galon… Et ce n’est pas prêt de changer. »

Quand les renforts arrivèrent, elle laissa la patrouille se charger du reste et quitta l’endroit avec la demoiselle De La Croix. Autant la conduire dans un établissement médical pour une vérification pour des séquelles psychologiques… C’était après tout la procédure standard dans le cas des civils et comme ils étaient, justement, innocents, on ne passait pas par le poste de police qui avait tendance à les stresser plus que de leur donner un sentiment de sécurité, chose que Malhia Lyman n’avait jamais comprit….

« Conformément à l’amendement 328, tout officier de police participant au sauvetage d’un civil doit amener ce dernier dans une institution médicale de son choix pour être examinée et éviter des séquelles post traumatique. Nous allons donc prendre mon véhicule et je vous amènerai dans la clinique médicale de votre choix… »

Laissant la civile ouvrir la marche, elle couvrant les arrières, elle lui indiqua la direction de son véhicule et se mit en marche rapidement, histoire d’éviter que de vrais professionnels ne se pointent pour causer davantage d’ennuis… Chose qui aurait été particulièrement détestable. Après tout, sauvegarder la vie des civils avait été un bordel récemment, quand les criminels avaient commencé à faire plus de victimes pour tenter de dissuader la dureté policière… sans succès. Une fois arrivé à la voiture de police du commandant Lyman, la policière offrit une couverture à la civile pour qu’elle puisse à tout le moins se couvrir un peu. Elles n’avaient pas eu à marcher longtemps, le véhicule étant pratiquement à côté du lieu de l’incident… Enlevant son casque et le gardant sous son bras, elle reprit la parole.

« Vous avez eu de la chance, mademoiselle, vous auriez pu vous trouver dans le quartier Mavros. Ils sont généralement plus dangereux que la moyenne des criminels… Et vous auriez pu être prise au milieu d’un échange de coups de feu. »
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Eloane Helies
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MessageSujet: Re: Aggression [PV]   Jeu 3 Déc - 3:00

Quand elle entendit le nom de celle qui l’avait sauvé, Eloane eut l’impression que son cœur ratait un battement. C’était donc elle… Malhia. Elle ne l’avait pas revu depuis des mois, elle n’avait eu aucune nouvelles. Il faut dire qu’une capitaine des forces de police et La boss de la Mavros qui fricotaient ensembles, voilà qui aurait pu faire jaser. Entre elle, ça avait été compliqué. C’était en quelques sorte l’amour vache. Elles s’étaient envoyé mutuellement à l’hôpital durant des années, jusqu’à ce qu’un jour, la policière ramasse Eloane ivre morte et qu’elle l’emmène pour prendre soin d’elle. Elles avaient alors pu discuter, et elles s’étaient rendues compte qu’à force de se poursuivre et de se taper dessus, elles s’étaient prise d’affection l’une pour l’autre.

La Mavros ne pu s’empêcher de sourire. Elle ne pouvait décemment pas révéler sa véritable identité dans la rue, mais elle comptait le faire, dès qu’elles seraient seules. Naïvement, elle pensait que Malhia n’avait pas changé. Elle n’était pas au courant que depuis qu’elle était montée en grade, la policière avait changé. Eloane, elle, restait fidèle à elle-même. Enfant adulte, provocatrice qui n’assumait pas ses actes, et parfois, à de rares occasions, sentimentale.

Elle regarda les deux autres, amusée du regard qu’ils firent quand ils réalisèrent qu’ils allaient en prison. C’était définitivement des criminels de seconde zone, des gamins. Ils n’essayaient même pas de fuir. Eloane n’avait pas ce genre de soucis à avoir. Elle avait déjà été emprisonnée, par Malhia justement. Mais elle n’était pas restée un seul jour entre les barreaux. Toute une bande de Mavros, menée par son fidèle Warren était venue à sa rescousse. Ils avaient prit d’assaut la prison d’état, et elle avait été libre en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire.
Tous n’avaient pas cette chance, mais elle savait que si elle était persuadée de finir au trou, elle préfèrerait mettre fin à ses jours. Ces gamins n’avaient pas de couilles. Ils ne protestaient pas, ils ne faisaient rien, strictement rien. Alors que l’agent s’était détournée, elle cracha sur celui qui était sur le sol, un air de dédain suprême sur le visage. Ils ne sauraient jamais qui ils avaient essayé de violer, mais elle ne voulait pas pour autant qu’ils se souviennent d’elle comme une mollassonne qui s’était sagement contentée de laisser faire la police. Elle n’était pas cette gentille secrétaire qu’on pouvait imaginer en voyant sa tenue. Elle voulait faire travailler leur imagination. Une femme du grand monde n’aurait pu avoir l’expression sadique et carnassière qu’elle avait eu l’espace d’une seconde. Et ils étaient déstabilisés, elle le vit bien sur leur visage. A l’instant même où elle se détourna d’eux pour rejoindre sa sauveuse, elle avait reprit l’expression innocente, naïve et inquiète d’auparavant.

-Merci. C’est bon de savoir que même en ces temps troubles, la police veille encore sur nous.

Elle passa alors devant Malhia qui lui emboita le pas. Le ton de sa voix n’était plus le même. Il était, plus chaud, presque sensuelle. Il n’était en tous cas pas de circonstance. Elle jeta un petit regard en arrière vers la policière, puis, elle avança. Sa démarche elle aussi avait changé. Elle se rapprochait plus de celle qu’elle avait habituellement, quand elle était Eloane Helies. Déhanchée, aguicheuse, en restant cependant discrète.
Elle avait presque oublié que ses sous vêtements étaient à la vue de tous, elle ne s’en rappela que quand elle vit sur elle le regard outré des rares passants qu’elles croisèrent. Prenant un air faussement gêné, elle rabattit le pan de sa chemise contre sa poitrine, et finalement, toute deux pénétrèrent dans l’auto.
Eloane n’avait aucune envie d’aller dans un centre hospitalier. Elle n’en avait pas besoin. Elle n’était pas à proprement parler une civile, et ça, Malhia allait rapidement s’en rendre compte.

Alors que la policière s’afférait sur sa machine, sans regarder la Mavros, cette dernière ôta calmement ses lunettes, et les posa délicatement sur ses genoux. Et, tout aussi doucement, elle enleva sa perruque. Elle dévoila ainsi son visage pâle, ses yeux bleus, et ses cheveux rêches et rouges, impeccablement tirés et coiffés dans un petit chignon derrière le crane. Impossible alors de ne pas la reconnaître. Elle eut un sourire, et répondit à son ancienne rivale :

-Mais tu sais bien Malhia… Que la Mavros est partout.

Ca l’avait amusé qu’elle parle de la Mavros. Elle savait comment les gens jugeaient son quartier, elle ne pouvait pas les en blâmer. Elle, elle s’y sentait bien parce qu’elle y avait grandit. Le bruit des coups de feu l’avait bercé, l’ambiance des rues incertaines, c’était chez elle, tout simplement. Elle était presque flattée que Malhia juge ses enfants plus dangereux que la moyenne des criminelles de la ville. Puisqu’ils étaient en perpétuel rivalité, c’était à qui serait le plus efficace, mais aussi le plus craint. Car une mafia n’est rien si elle n’est pas respectée. Hors, en ces temps obscures, le meilleur moyen d’être respecté de quelqu’un, était encore de lui inspirer de la peur.


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Malhia Lyman
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MessageSujet: Re: Aggression [PV]   Jeu 3 Déc - 6:25

En entendant ce curieux discours venant de la civile, Malhia tourna la tête et… Le commandant Lyman écrasa si brutalement les freins que si son véhicule avait été un véhicule civil, elle en aurait ruiné le système de transmission, de propulsion, de direction et on en passait. Mais le véhicule de Malhia était aussi robuste que celle qui le possédait et donc ce fut simplement un bon choc pour les occupantes du véhicule. Stupéfaite, elle regarda de façon incrédule et sans trop comprendre la boss de la Mavros, se demandant si son imagination lui jouait des tours ou si ce qu’elle voyait était bien réel. C’était… Difficilement concevable à dire vrai. Comment était-ce possible, cela ne faisait aucun sens… Ou plutôt si mais quand même, c’était si soudain et inattendu…

« TOI! Qu’est-ce que tu fous ici?! En plein quartier Schya? Et je veux dire… Enfin… Bordel Eloane, t’es bornée de réapparaitre comme ça… Je devrais te remettre en prison et faire quadrupler la garde cette fois! Bien des choses ont changée depuis ton départ. À commencer par un changement radical opéré dans les forces de la justice par ma personne. D’ailleurs je ne comprends pas que tu ne t’en sois pas encore rendue compte : mesures plus drastiques, effectifs mieux formés, patrouilles plus régulières opérations plus fréquentes et marquées… Pour la première fois depuis des années, vous perdez plus d’effectifs que nous, vous les criminels… Quoi? Tes chers petits Mavros ne te rapportent pas les nouvelles? Ils ne t’ont pas parlé de cette fusillade qui a fait quinze morts chez vous ou de cette descente chez vos rivaux de la Schya? »

Aux yeux de Malhia Lyman, il était impensable que la chef de la Mavros prenne si bien la présence de l’architecte du déclin progressif du règne de terreur du crime sur Ataxia… Elle devait bien se rendre compte que Malhia jouait royalement sur ses platebandes, bien plus qu’à l’habitude… Que celle qui avait partagé un cours moment sa vie avait reprit des tendances anti criminelles encore plus marquées qu’avant. Que si elle avait su qu’elle avait à portée de fusil la chef de la Mavros, elle l’aurait sans doute fait coffrer dans la seconde… Voyons, elle savait Eloane insouciante par moments mais à ce point? Cela défiait la logique et l’entendement. D’un autre côté… On était à Ataxia après tout. Tout ici était possible, des choses les plus banales aux plus perturbantes…

Deux parts de Malhia luttaient l’une contre l’autre : la Malhia d’Eloane contre la Malhia au service de la justice. C’était un conflit qui la tiraillait et qui la déchirait de l’intérieur que devoir faire un choix de ce genre… Mais bon, tôt ou tard elle aurait à le faire, même si ce n’était pas forcément aujourd’hui… Et comme dans bien des choses, plus elle attendrait, plus ce serait difficile et douloureux…


« Je te dirais que tu manque de bol et que tu vas passer tout un moment à l’ombre mais une part de moi me l’interdit… La Malhia que tu as connu est pas mal morte Eloane, remplacée par celle qui a toujours depuis le début défendu et protégé cette ville… Il est un peu tard pour réapparaitre comme ça comme si tout était normal… J’ai besoin de savoir Eloane, j’ai besoin d’une preuve… Est-ce qu’il existe encore quelque chose entre nous ou est-ce qu’effectivement cette Malhia que tu as connu est bel et bien morte? »

La balle était dans le camp d’Eloane et à elle de voir comment elle voulait que les choses suivent leurs cours ou reprennent. Chose certaine, le monde avait évolué en dehors d’Eloane, qu’elle accepte de le reconnaître ou non. En fait, elle n’aurait pas le choix…
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Eloane Helies
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MessageSujet: Re: Aggression [PV]   Jeu 3 Déc - 20:57

Eloane qui n’avait pas attaché sa ceinture aurait pu mourir, mais elle eu le réflexe de s’accrocher avec force à la poignée au dessus de sa tête. Sa tête s’arrêta à quelques centimètres seulement du pare brise. Elle retomba dans son siège, de part la violence du choc. Le souffle coupé, il lui fallu quelques instants pour s’assurer qu’elle était bien entière. Elle passa nerveusement les mains sur sa tête, son visage, son corps, son buste. Tout semblait bien en place. Elle fusilla du regard la policière, qui s’était lancée dans un discours sans fin, discours qu’Eloane écoutait à peine. Elle était encore bloquée dan la phase : t’as failli me tuer.
Elle se calma par une profonde inspiration, puis, elle toussota. Elle avait poussé un cri aigu qui lui avait fait mal à la gorge. Elle resserra sur elle la couverture qui lui apparaissait alors comme une protection infranchissable. Il aurait été idiot que elle, qui avait échappé jusqu’ici à tant de situations désespérées, meurt bêtement dans un accident de voiture. Elle n’avait pas une seule seconde pensé que l’autre puisse être à ce point surprise de la revoir. N’était-elle pas censée tout connaître d’elle ? N’avait-elle pas monté ce carnet plein de photos et de coupures de presses ? Certes au début, quand elle avait vu à quel point le fanatisme de Malhia en était rendu, elle avait eu peur. Mais avec le recule, elle s’était sentie flattée.

Elle ne savait pas trop quoi penser des actions de la jeune femme dans la police. Oui, elle en avait toujours fait parti, et jusqu’ici Eloane en avait presque fait abstraction. Mais c’était la première fois depuis qu’elles s’étaient rapprochées que Malhia se ventait d’avoir fait descendre des Mavros, Ses Mavros, ses enfants ! Boudeuse, Eloane détourna le regard. Que quinze de ses gars se soient fait descendre n’était pas une chose qu’elle pouvait ignorer, elle en avait d’ailleurs été informée plus tôt. Elle n’aimait simplement pas qu’on lui balance cette vérité en pleine figure. Elle se mit à jouer nerveusement des ongles sur la portière verrouillée de l’auto.

Ce fut quand Malhia lui parla du changement qui avait opéré en elle, que la criminelle se retourna pour la contempler. La policière n’avait plus cet air arrogant. Elle avait plutôt l’air triste. Eloane elle aussi était peinée de ce qu’elle venait d’apprendre. Elle n’en voulait pas elle, de cette Malhia au service des autres. Elle préférait cette jeune femme avec qui elle se battait autrefois, celle qui lui laissait au final toujours un moyen de s’en sortir, et celle qui avait prit soin d’elle après cette soirée trop arrosée.
Eloane resta muette. Elle fixait cette femme en face d’elle, femme qu’elle avait du mal à reconnaitre. Jusqu’ici, tout entre elle n’avait été que jeu. Là, ce n’était plus pareil. Soudain, sans prévenir, elle sauta de sur son siège, et elle vint embrasser avec fougue la policière. Puis, revenant lentement s’assoir, et sans cesser de la fixer, elle lui dit d’une voix faible :


-Cette nouvelle Malhia… Elle ne me plait pas. C’est l’ancienne que j’ai… C’est l’ancienne qui me plaisait.

Elle se rassit alors au fond de son siège, les mains sur les genoux. La perruque et les lunettes étaient tombées par terre, elle les regardait le visage bas, mais elle ne se baissa pas pour les ramasser. Elle se contenta de soupirer tristement. Par la fenêtre, elle voyait le point de ralliement qu’ils s’étaient fixés avec ses hommes de main. Elle préférait désormais aller les rejoindre. Elle ne voulait pas faire plus ample connaissance avec cette nouvelle Malhia, surtout si cette dernière voulait la mettre à l’ombre. Elle savait qu’elle trouverait toujours un moyen de s’échapper. Ses petits gars ne la laisseraient jamais emprisonnée. Mais ce serait salir son honneur que d’appeler une fois de plus à l’aide. Elle releva lentement son regard triste vers la policière. S’il le fallait, elle se battrait avec elle. Elle ne se laisserait pas faire. Elle n’irait pas en prison.


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Malhia Lyman
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MessageSujet: Re: Aggression [PV]   Jeu 3 Déc - 21:54

Agréablement surprise, la policière esquissa un mince sourire et elle fut très touchée par les dires d’Eloane. L’ancienne Malhia… Pauvre chouette, le monde avait évolué et en évoluant il faisait évoluer les gens… Cette femme enfant qu’était Eloane Helies se réveillerait un jour en réalisant cette vérité et cela la tuerait très probablement. Si le corps avait grandit, l’esprit lui n’avait pas suivit. Les vitres du véhicule étant teintée de façon à ce qu’on ne puisse voir à L’intérieur, la policière arrêta complètement le véhicule, détacha sa ceinture et vint serrer dans ses bras la fille-femme sur le siège d’à côté. Une douce étreinte qui lui rappellerait les souvenirs du peu de temps passés ensemble et qui saurait sans doute lui donner au minimum une dose de réconfort…

« Ma belle Eloane… Le monde change et toi tu refuses de grandir… Un jour pourtant il va bien falloir que tu suives le courant toi aussi… »

Pour l’instant, elle restait la Malhia d’Eloane, celle qu’elle avait connue, celle qui pendant des années avait été sa rivale puis son « amant ».Elle restait cette figure rassurante et protectrice qu’elle avait été, l’amazone de la police avec qui la chef de la Mavros avait partagé une brève relation. Elle pouvait à tout le moins offrir cela à cette enfant qui avait grandit de corps et jamais d’esprit et que, bien qu’elle s’en doutait sans trop pouvoir le prouver, n’aurait jamais dû devenir chef de la Mavros… Elle n’avait pas la maturité pour cela, elle avait de la misère à gérer sa propre vie… C’est pour cette raison que Malhia, plus mature et responsable, avait veillé pendant un court laps de temps sur la chef de la Mavros par accident… Berçant pratiquement Eloane, lui offrant ce même réconfort qu’elle lui avait jadis donné, elle lui faisait savoir que dans l’instant, elle restait « sa » Malhia, mais que dans le futur, ce n’était rien de moins sûr.

« Moi aussi je t’aime encore, ma rouquine d’amour. Mais tu le savais que tôt ou tard j’allais me remettre au boulot et reprendre la chasse. Tu ne pouvais pas t’attendre à ce que je ferme les yeux éternellement... Toi c’est une chose, toute la Mavros? Ça je ne peux pas. Et nous le savons toutes les deux… »

Ma rouquine d’amour… Il n’y avait que Malhia pour appeler Eloane ainsi. Ce fut à son tour d’embrasser la plus jeune des deux femmes, avec la même fougue et la même passion. C’était pratiquement intemporel : dans le privé, rien n’avait changé ou presque. Dans le public… C’était le fossé. D’une certaine manière, cela avait toujours été ainsi. La chose était simplement plus marquée aujourd’hui alors que Malhia n’hésitait plus à porter la guerre sur le territoire de ses ennemis. Au fond d’elle, elle aimait toujours Eloane et si elle avait prit quelques kilos de muscles et probablement, curieusement, encore au moins un centimètre, sans oublié son air plus mature et plus dur, la boss de la Mavros avait conservé la même apparence, comme si elle était intemporelle et que tout changeait en ce bas monde sauf elle, comme si son déni de grandir était suffisant pour la préserver du temps qui passe. Cela lui faisait mal au cœur de voir qu’Eloane n’avait encore rien comprit à la vie ici bas car elle savait très bien que plus le temps passait, plus le choc serait grand et pénible… Et cela pourrait bien détruire Eloane.

« Tes lèvres goûtent toujours aussi bon, je suis heureuse de voir que cela n’a pas changé… Et c’est toujours aussi agréable de t’embrasser… »
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Eloane Helies
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MessageSujet: Re: Aggression [PV]   Ven 4 Déc - 18:32

Eloane fut vexée. Malhia se trompait, elle ne refusait pas de grandir ! Elle refusait tout simplement de vieillir, ce qui n’était pas la même chose. Elle voulait rester proche de son équipe. La durée de vie moyenne d’un Mavros dépassait rarement trente ans. Seuls les boss pouvaient être certains d’avoir une plus grande longévité. Il y avait à cela plusieurs raisons. Pour commencer, bien sur, la dangerosité de leur activité « professionnelle ». Ajoutée à cela, la toxicomanie de chacun, et pour finir, les piètres soins médicaux qu’ils recevaient. En tant que patronne de cette immense organisation, Eloane avait le droit comme tous ses prédécesseurs à un service de garde rapprochée, si elle n’était pas sevrée, elle pouvait désormais se fournir en marchandise de meilleure qualité, moins coupée et donc moins dangereuse, et finalement, elle avait les moyens d’aller dans l’hôpital de son choix. Traumatisée plus jeune par l’infirmerie Mavros, elle n’y mettait jamais les pieds.
La vérité, ce n’était pas qu’elle ne voulait pas grandir, ni même qu’elle ne voulait pas vieillir. La vérité, c’était qu’elle ne savait pas grandir. Elle était considérée parmi les siens comme une sorte d’entité presque divine, à qui on ne faisait de reproche, et à qui on ne pouvait apprendre. Elle allait avoir vingt-six ans, mais elle n’était qu’une adolescente. Une ado qui n’avait jamais été cadrée, et qui avait donc gardé son esprit de jeune sans cervelle.

Doucement, elle se recula, et détourna le visage. Eloane soupira, l’air triste. Elle ne considérait pas Malhia comme sa moitié, mais comme une amie. Et c’était rare qu’elle élève quelqu’un à ce rang. Des amis, elle n’en avait jamais vraiment eu. Des camarades, oui peut être. Des gens avec qui elle trainait, avec qui elle faisait des sals coups. Même enfant, elle n’avait pas connu ça. On pouvait être proche de quelqu’un en tant qu’apprenti, il fallait d’ailleurs mieux être intégré dans un groupe si on voulait s’en sortir. Mais il ne fallait pas trop s’attacher. Tout était trahison, crasses, accorder sa confiance c’était se mettre en danger. La policière avait tout pour inquiéter Eloane. De par sa profession, son but était de la butter, ou de la mettre derrière les barreaux. Elle avait eu l’occasion de le faire, plusieurs fois. Mais Eloane était encore en vie, et en liberté. C’était une preuve assez grande pour qu’elle puisse se reposer sur elle.

Même si elle semblait ne pas avoir grandit, un changement avait opéré dans l’esprit de la Mavros. Pendant des années, elle avait fait parti de cette organisation criminelle parce qu’elle le devait, parce qu’elle n’avait que ça à faire. Elle ne cherchait pas à la fuir, mais elle ne lui était pas non plus totalement dévouée. Elle avait plusieurs fois vendu des informations, elle avait trahi les siens. Mais aujourd’hui, ce n’était plus pareil. Plus elle avançait dans son rôle de boss, plus elle comprenait ce que cela voulait dire, plus elle comprenait ce que la Mavros voulait dire. C’était une famille, une immense famille, qui avait plein d’enfants. Elle était le pilier de tout cela, elle l’avait compris quand elle avait vu le regard empli de gratitude d’un mourant. Il avait protégé sa patronne, et il avait perdu la vie. Là, sans la rue sombre, humide et froide, elle s’était penchée sur lui et lui avait accordé la plus haute récompense de la mafia. Le baiser de la dame Helies sur le front. Certes, la jeune femme avait des courbes et un visage agréable, mais ce n’était pas pour ça que ce baiser était tant convoité. C’était un honneur de le recevoir, une marque d’attention, dès que les lèvres d’Eloane avaient quitté la peau de l’espion agonisant, il était mort, le sourire aux lèvres. Il avait pu partir heureux, il était apaisé. C’était ce jour là qu’elle avait compris qui elle était, et ce qu’elle représentait.
Alors, doucement, à mi-voix, elle lui répondit :


-Tu ne comprends pas… La Mavros, c’est moi. Je suis toute la Mavros.

Elle soupira, puis, elle détacha ses cheveux. Ils avaient beau avoir été plaqués pendant plusieurs heures, ils reprirent immédiatement leur volume initial. Des mèches rebelles retombèrent lourdement sur son visage, qui paru alors beaucoup moins sage. L’une d’entre elle vint masquer ses yeux bleus, elle la repoussa doucement d’un revers de main. Elle voulait lui faire comprendre une chose. Elle pouvait être bien coiffée, maquillée, tirée à quatre épingle, ou en bikini, faisant du strip tease dans une boite miteuse, pourquoi pas. Quoi qu’elle fasse, elle était Eloane Helies, et pour toujours, elle était la Mavros.
Lentement, elle écarta les bras. Elle n’avait rien à porté de main, elle était désarmée, vulnérable.


-Si tu n’es pas capable de l’accepter, alors vas y, tire.

Tout ce petit cinéma n’était pas anodin. Elle sentait au fond d’elle-même que jamais Malhia ne la tuerai. Elle se sentait tellement importante à ses yeux, qu’elle était persuadée que jamais l’autre ne l’éliminerait. Et puis, la policière devait avoir sa fierté non ? Serait-elle capable de tuer quelqu’un qui se rendait d’une telle manière ?
Peut être que Malhia avait raison. Peut être qu’un jour Eloane serait obligée de se confronter à la réalité, peut être que cela lui serait fatal. Et peur être que ce jour était plus proche que ce qu’elles pensaient toute deux.


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Malhia Lyman
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MessageSujet: Re: Aggression [PV]   Ven 4 Déc - 18:57

Le flingue de la policière quitta le holster pour se retrouver entre les deux yeux de la criminelle. Pas de cran de sûreté, chambre avec projectile, l’arme était prête à l’emploi. Le regard de la policière était désormais de glace et si Eloane avait une once de jugeote, elle se rendrait vite compte qu’elle avait dit quelque chose qu’il ne fallait pas dire, ou tout du moins de tenir des propos que la policière n’avait vraiment pas apprécié… Mais alors là pas du tout pour ne pas dire carrément pas.

« Ne redis plus jamais ça tu m’entends? Plus jamais! Parce que je pourrais le faire sans mal comme tu me rendrais la pareille sans hésiter. On nous a formé respectivement pour le faire et nous savons toutes les deux que toi pour protéger les tiens et moi pour protéger les miens nous serions prêts à en venir à ces extrêmes. Est-ce que tu m’as bien entendu, Eloane Helies? NE REDIS PLUS JAMAIS ÇA! »

S’exclama la policière, martelant chaque syllabe, très distinctement pour être sûr que le message avait été bien enregistré. Rengainant son arme, elle regarda la criminelle avec une grande attention pour être sûr que le message était bien passé avant de soupirer. Pourquoi fallait-il qu’Eloane complique les choses, pourquoi devait-elle se comporter de façon si imprudente, pourquoi son sens de jugement était à ce point aveugle par moments? Évidemment qu’elle pourrait tuer Eloane, qu’elle soit armée ou non. Par son devoir de policière elle en avait même l’obligation…

« Je ne veux pas te tuer. Là est toute la différence. Je peux accepter que tu sois la Mavros. Mais je préfère encore butter ce qui est au bas de l’échelle que la tête. Comme tes gars buttent les miens. Nos deux camps sont en guerre, tu dois bien t’en rendre compte? De mon avis personnel, c’est déjà un miracle que nous soyons capable d’être ensemble sans se tirer dessus! Tout dans nos formations respectives nous dicte de le faire! Ça aussi c’est un état de fait! C’est la triste vérité Eloane… »

Si elle pouvait l’éviter, ou tout du moins retarder ce qui en apparence était inévitable, elle ne ferait pas de mal à Eloane. Oui, tôt ou tard, si la police reprenait le dessus et faisait tomber une voire deux société criminelle, il faudrait finir le ménage. Oui, tôt ou tard, il faudrait qu’Eloane et Malhia acceptent que tant que le camp de l’un existerait, le camp de l’autre le combattrait s’il n’y avait pas de changements dans leurs politiques respectives… Non, Malhia ne voulait pas tuer Eloane. Oui elle en serait capable. La différence entre vouloir et pouvoir ne lui apparut jamais plus clairement dans toute sa vie… C’était tout bonnement comme une révélation que de constater à quel point ces deux notions pouvaient être lourdes de conséquences. Pour chaque jour de plus que Malhia laissait dans le monde des vivants à Eloane, cela signifiait des morts de plus. D’un autre côté, chaque jour passé à éliminer des Mavros était un pas de plus vers écarter l’attention de ses hommes de la chef de l’organisation. Elle laissait vivre la tête par bons sentiments envers la demoiselle Helies et ce malgré toutes les conséquences que cela pouvait avoir. Malhia se demandait quelle était la politique d’Eloane à son sujet mais jamais elle n’oserait lui demander, craignant la réponse qui viendrait avec…

« Oui, tu es importante à mes yeux Eloane, très importante même. Mais tu oublies que nous sommes tous dirigés par nos convictions. J’ai éliminé des collègues proches qui avaient succombés à la corruption, pour faire régner l’ordre j’ai fais des actes dont je ne suis pas fière… En définitive, nous sommes tous remplaçables, tôt ou tard, quand des impératifs plus forts prennent le dessus. En toute honnêteté, tu hésiterais toi, à me tuer, si je continue ma guerre contre toi et tes concurrents? »
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