Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Encore une très bonne journée [LIBRE]

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Violette January
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MessageSujet: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Mar 17 Nov - 21:18

Un sourire ornait le visage de Violette alors qu’elle saluait ses étudiants qui quittaient l’amphithéâtre. L’un d’eux s’arrêta pendant quelques minutes pour discuter du sujet de la conférence qu’elle venait de donner, et Violette le renseigna de bon cœur sur le sujet qui l’intéressait. Alors que la salle se vidait, elle rangea ses notes et éteignit l’ordinateur. Encore une très bonne journée qui se terminait. Satisfaite, Violette éteignit les lumières et ferma la salle déserte, puis traversa les couloirs en direction des ascenseurs. Elle n’attendit pas longtemps avant que les portes ne coulissent devant elle. Elle pénétra à l’intérieur et se retrouva en compagnie de quelques collègues et étudiants, ceux qui la connaissaient la saluant d’un sourire et d’un signe de tête. Elle n’était réellement proche d’aucun d’eux, mais généralement, les gens appréciaient Violette, qui, malgré sa discrétion, n’en était pas moins quelqu’un de très sympathique.

L’ascenseur s’arrêta à un étage. Les portes s’ouvrirent sur le directeur de l’université. Ne faisant ni une ni d’eux, tous les occupants de l’ascenseur s’avancèrent comme un seul homme pour sortir, personne ne souhaitant se retrouver en présence de cet homme qui était au plus haut point désagréable. Et encore, c’était un euphémisme. Tyran aurait été plus proche de la réalité.

"JANUARY, AUX PIEDS !"

Cette interpellation résumait plutôt bien la façon dont Lloyd Greenlaw traitait ses subordonnés. Et, ce jour-là, ce serait Violette qui ferait les frais de sa mauvaise humeur… On ne pouvait pas dire qu’il en avait après elle tout particulièrement, ses collègues avaient également droit à leur quart d’heure de réjouissances. Mais, dernièrement, il semblait à Violette qu’elle avait peut-être un peu trop profité des largesses de Greenlaw. Poussant un soupir, elle fit demi-tour pour réintégrer l’ascenseur, prête à subir les foudres de son patron.

Lorsque l’ascenseur arriva au rez-de-chaussée, déversant son contenu dans le grand hall de l’université, Violette, sans un mot à Greenlaw, se dirigea vers la sortie. Ses yeux semblaient gonflés et, en effet, dès qu’elle eût mis le pied dehors, des larmes silencieuses se mirent à couler sur ses joues déjà rosies par l’émotion et le froid. Violette leva les yeux vers le ciel déjà noir. Il neigeait. Elle rebaissa les yeux et regarda sa montre : dix-huit heures passées. Elle poussa un petit soupir de soulagement en se disant qu’à cette heure-ci Jack travaillait dans le café où elle avait ses habitudes depuis la rentrée. Ce serait parfait pour lui changer les idées. Jack était toujours près à la réconforter, et il n’avait pas son pareil pour lui faire oublier les soucis que lui donnait cet imbécile de Greenlaw.

Violette se faufila un chemin parmi les badauds qui étaient amassés sur le trottoir, trimballant des montagnes de sacs et de paquets ou s’arrêtant pour admirer les vitrines de Noël estampillées Coca Cola. Elle arriva finalement au café ou travaillait Jack et vint s’installer à sa place habituelle : un fauteuil dans un coin, sur la vitrine donnant sur la rue. Elle aimait à regarder les gens passer, et à leur inventer une vie. Pourquoi cette femme était-elle en train de sourire ? Et qu’est ce qui avait bien pu pousser cet homme à acheter de chapeau aussi ridicule ? Tant de petits riens qui mettaient son imagination en branle…

Lorsque l’on vint lui demander sa commande, Violette fut surprise de relever le regard sur quelqu’un d’autre que Jack.

"Euh… un café, s’il-vous-plaît. Jack n’est pas ici ?
- Ah non, il avait un empêchement. Autre chose mademoiselle ?
- Hmm… Non merci," répondit-elle d’un air songeur.

Pourquoi Jack ne l’avait-il pas prévenue ? Il savait bien qu’elle passait toujours le voir après ses cours. Elle l’appela de son portable, mais tomba directement sur messagerie. D’un coup, sa mélancolie lui revint. Elle remercia le serveur d’un petit sourire triste lorsqu’il lui apporta son café, mais ne s’en désintéressa totalement pour se mettre à fixer, d’un regard vide et distant, les passants à travers la vitrine. Cette même vitrine qui, en une fraction de seconde, fut éclaboussée de sang alors qu’une personne anonyme s’effondrait sous les yeux ébahis de Violette.
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Mer 18 Nov - 2:04

Journée de merde… Les gens de cette ville étaient de plus en plus cons, c’était un fait indéniable. Pourquoi? Donnons un exemple précis : vous marchez sur la rue et arrive à contresens une femme passé la mi vingtaine qui trimballe deux flingues, pas des pistolets, des flingues, dans leurs holsters respectifs et qui porte une belle lame, une épée bien tranchante dans son fourreau. Logiquement, qu’est-ce que vous devriez faire? Mettre les voiles, prendre la fuite ou vous tasser, vous écarter pour lui céder le passage. C’était aussi simple que cela. Mais qu’arrive t’il lorsque le passant en question décide de faire l’imbécile et de foncer dans la dite personne ainsi armée en pensant tout bonnement que l’autre va s’écarter? Il est évident que la chose finira mal, seul un crétin de première catégorie ne s’en rendrait pas compte! Apparemment… Il en existait encore en Ataxia, certains spécimens avaient échappé à la loi de la sélection naturelle… Mais pas celui là, tout du moins plus pour longtemps pour être exact…

Se moquant bien d’être en pleine rue et devant un établissement où des dizaines de personnes pourraient la voir, celle que l’on connaissait sous le surnom « affectueux » de Grim Reaper retira calmement son épée de son fourreau, prit le temps de planifier son coup et frappa d’un coup net et précis, sectionnant d’une frappe précise une veine spécifique située près du coup, envoyant dans la vitrine la plus proche un jet de sang de sa victime d’une part et sa victime de l’autre après lui avoir envoyé, pour la forme, un bon coup de pied dans la poitrine. Dans un fracas de verre brisé, la vitrine vola en éclat sous le choc et plutôt que de s’encombrer de la porte, elle prit le même chemin que sa victime devenue cadavre, après s’en être assuré avec un rare professionnalisme. En tant normal, avec un vrai ennemi, elle se serait abreuvé de son sang et de certain de ses organes. Cependant, cet être faible ne valait même pas la peine de se pencher sur son cas : du mauvais sang, du sang de faible, qui nuirait donc à Katryn. Relevant la tête et apercevant, en un sens, pour la première fois tous les témoins de l’événement, elle se contenta de renifler de dégoûter, d’essuyer à même le cadavre sa lame avant de la remettre dans son fourreau, de faire les poches du dit cadavre et d’entrer dans le café à proprement parler. Regardant les visages des personnes présentes, elle se surprit à en reconnaître une. Elle fréquentait le même centre de conditionnement physique que la tueuse mais, se le rappela t’elle mentalement, bien moins souvent qu’elle.


« Je te connais toi, nous fréquentons le même centre de conditionnement physique… Tu es professeur d’Histoire du Cinéma à l’université… J’entends les gens en parler, des étudiants sans doute, qui viennent s’entrainer eux aussi… »

Sans même demander de permission, la tueuse prit place dans le fauteuil libre à côté de celui de Violette et elle posa sur la table un sac duquel elle sortit sa collation, substitut à ce que son insignifiante victime aurait pu lui livrer : un cœur humain. Sa cible de la journée avait été un adversaire de taille et le courage qu’elle tirerait de l’organe serait immense… N’étant pas nécessairement malpolie malgré ses manières brusques, après avoir prit une première bouchée dans l’organe, elle tendit le morceau de chair sanglant à la jeune professeur, comme on proposerait un morceau de chocolat.

« Tu en veux? Le cœur d’un être est le réceptacle de son courage. Dans une ville comme Ataxia, nous en avons tous besoin, les forts comme les faibles… »
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Violette January
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Mer 18 Nov - 2:52

Avant que Violette ne réalise totalement ce qu’il venait de se passer, la vitrine vola en éclat sous le poids du corps qui, avant qu’il n’ait eut le temps de s’effondrer sur le sol, fut projeté et traversa la paroi de verre. Violette eut le réflexe de se protéger le visage de ses bras, mais elle pu sentir de petites morsures sur ses mains. Elle resta ainsi jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de bruit de verre s’entrechoquant, puis, elle baissa prudemment ses bras, n’étant pas sûre d’être prête à se rendre témoin de ce qu’il venait de se passer. Et en effet, elle détourna vivement le regard dès qu’il se fut posé sur le corps couvert d’hémoglobine qui gisait aux pieds de sa table. Mais la curiosité morbide la travaillant un chouya, elle y jeta un dernier regard curieux du coin de l’œil. C’est alors qu’elle vu des pieds enjamber le corps.

*Voilà autre chose !* pensa-t-elle.

Mais le plus étonnant était à venir : les pieds prenaient tout simplement la direction de Violette. Cette dernière releva les yeux et se retrouva face à une femme qui, manifestement, ne devait pas être marchande de glace, mais devait tout de même certainement travailler dans les métiers du refroidissement. La tueuse s’adressa directement à Violette, lui disant qu’elle la connaissait de la salle de sport. Ah, première nouvelle. Violette, elle, ne l’avait jamais remarquée. Il faut dire que lorsqu’elle avait le temps d’aller faire un peu d’exercice, elle se callait son lecteur de musique sur les oreilles et ne prenait pas garde à ce qu’il se passait autour d’elle. Juste quant Violette se demandait ce que cette femme pouvait bien lui vouloir, cette dernière vint s’installer juste à côté d’elle, puis sortit de son sac une pièce de viande sanguinolente qui, à bien y regarder de plus près, n’était ni plus ni moins qu’un cœur, et qui devait être qui plus est un cœur humain, vu les explications que lui donna la femme juste après lui avoir proposé… oui, elle lui avait bien proposé de partager sa pitance avec elle. Eberluée, Violette eut besoin de quelques secondes avant de se remettre de tout ce qu’il venait de se passer en si peu de temps – et elle ne savait pas ce qu’il y avait de pire : le meurtre, ou qu’on lui ait proposé de se livrer au cannibalisme d’un air détaché. Reprenant un peu de contenance, elle regarda ses mains qui avaient été un peu écorchées par des éclats de verres.

- Euh, non merci ! répondit-elle poliment, mais affichant un teint un peu palot. Mais… Bon appétit.

Le moment était venu d’adopter son fameux profil bas.

*Ayons l’air détaché…* songea-t-elle. *Plus facile à dire qu’à faire…*

Elle se remémora soudain son café, qu’elle n’avait pas touché depuis qu’on le lui avait servi, et pris la tasse pour la porter à ses lèvres. Ce fut alors qu’elle remarqua qu’un gros éclat de verre, dont le sommet état taché de sang, dépassait de la tasse. Violette jeta un regard dubitatif à son café, puis reposa la tasse, et, d’un air détaché, entreprit de vérifier une nouvelle fois l’état de ses mains, et en profita pour retirer un petit tesson qui s’était fiché au niveau de son pouce. Elle préférait éviter de croiser le regard de la tueuse, tout en cherchant à ne pas paraître trop stressée. C’était sa façon à elle de montrer son respect à ces gens-là. Elle ne souhaitait pas faire celle qui n’a peur de rien, elle voulait juste leur montrer son idée comme quoi eux-aussi étaient des êtres humains comme les autres. Etrange venant d’une femme aussi ordinaire qu’elle. Mais Violette était comme cela. Etre gentille ne voulait pas forcément dire avoir une morale à en crever le plafond.
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Mer 18 Nov - 3:14

« C’est toi qui vois. Au moins, tu ne critiques pas comme le font certains autres, c’est bien ça… Les gens réagissent mal aux coutumes différentes des leurs… »

Sur ces paroles, elle termina sa collation avant de porter une attention soutenue à la gestuelle de la demoiselle à côté d’elle. Remarquant l’éclat de verre dans le café de la jeune femme lui faisant face, Katryn fut tentée de le retirer, purement et simplement, pour faire bonne figure mais elle se rappela que les gens… Normaux, ce qu’elle détestait ce terme, étaient très pointilleux sur ce qu’ils consommaient et ce qui arrivait à leur nourriture… À chacun son degré de caprices, elle, elle n’était pas très difficile. Voyant qu’aucun serveur ne venait pour changer la tasse ou s’assurer que la professeure allait bien et refusant apparemment d’entendre ou de voir Katryn qui leur faisait savoir que l’un d’entre eux devait venir, elle se leva, traversa la salle en quelques enjambées, attrapa par la gorge un serveur et le ramena en le trainant, littéralement, derrière elle, rappelant l’homme des cavernes trainant une femme par les cheveux… C’eut été drôle si la tueuse n’en avait pas été une… Et une excellente qui plus était.

« En plus d’être sourd, t’es aveugle petit con? Ou alors tu aimes juste risquer ta vie à énerver une personne capable de t’arracher ce qui fait de toi un homme et de te le faire bouffer? La demoiselle est blessée et son café est gâché. Je ne vais pas te faire un dessin alors tu te grouilles sinon tu vas rejoindre le John Doe qui continue à saloper ton plancher avec son sang. On se comprend tous les deux? »

Chose certaine, le langage était cru et les manières sans douceur mais excessivement efficaces. Katryn fut ravie de voir que l’autre n’était pas une simple loque en costume de serveur, qu’il était autre chose qu’une larve gémissante. Son ouïe très développée intercepta une conversation entre les autres serveurs et le prénom Jack revint à plus d’une reprise. Supposant que la jeune professeure était une habituée, Katryn posa sa question qui bien que posée plutôt brusquement n’était pas bête…

« Qui c’est Jack? Le videur de l’établissement? Le serveur plus costaud et moins geignard du lot? C’est un type à butter? Parce que franchement ils sont cons s’ils pensent que c’est un serveur qui va me faire peur. Dis voir, tu m’écoutes? C’est qui Jack? Et c’est quoi ton nom au fait? Je suis curieuse, tu vois… »

Grim Reaper n’était pas le genre de personne à perdre du temps, ça non. C’était un être d’efficacité qui ne prenait son temps que lorsqu’elle voulait s’amuser. La plupart du temps, c’était un bien mauvais moment pour ses infortunées victimes… Mais bon, ce n’était pas de sa faute si ceux qui lui tenaient tête supportaient si mal la douleur… Ce n’était quand même pas à elle de connaître le corps des autres, franchement… Pendant son court moment de réflexion, le serveur revint en quatrième vitesse avec une nouvelle tasse et une trousse de premier soin. Pour toute réponse de la part de la tueuse, il se récolta un grognement signifiant possiblement son approbation et elle lui fit signe de dégager. C’était dans son intérêt s’il tenait à rester vivant car il était rare, très rare que Katryn McDougal se donne la peine de se répéter… Ce n’était pas à proprement parler une mauvaise personne, elle était juste… Très spéciale. De son point de vue. Pour les autres, ce n’était pas une femme mais un monstre…
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Violette January
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Mer 18 Nov - 3:40

*Ah, si elle cherche à me soigner plutôt qu’à me tuer, c’est plutôt bon signe, enfin j’imagine…* réfléchit Violette en regardant la scène se dérouler sous ses yeux avec l’air le plus détaché possible étant donné les circonstances.

Elle imaginait qu’elle avait bien choisit de ne pas exprimer sa désapprobation face au cannibalisme. D’après le commentaire de la tueuse, cette dernière avait apprécié. Violette n’était quand même pas du genre insensible, et elle n’appréciait pas être témoin de violence gratuite. Mais tout ce à quoi elle pensait pour le moment était que, pour l’instant, sa peau était sauve, et aussi que Jack n’était pas là pour prendre de risques. Elle eut tout de même un petit pincement au cœur en se disant que, lorsqu’il reviendrait de son congé improvisé, il aurait certainement une petite liste de mauvaises nouvelles à se faire annoncer. Pour l’instant, il ne s’agissait que d’une vitrine brisée, et le café transformé en scène de meurtre. Elle espérait tout de même qu’il ne perdrait pas de collègues, et vu la façon dont la tueuse traitait le serveur qu’elle avait interpellé – si interpeller était le bon mot – Violette se permettait d’émettre quelques doutes.

Un silence pesant s’installa alors que le serveur déguerpissait pour préparer la commande. Durant ce laps de temps, Violette capta des bribes de conversation murmurées derrière le comptoir. Ou plutôt, tout ce qu’elle pu en entendre fut le nom de Jack. Elle leva les yeux au ciel. Pourquoi fallait-il que ces abrutis parlent de lui alors qu’il n’était pas là. Manifestement, c’était une mauvaise idée, car cela avait attisé la curiosité de la tueuse, qui venait maintenant chercher ses informations auprès de notre pauvre Violette, qui, après s’être faite servir, ne vit pas d’autre solution que de répondre, le plus vaguement possible toutefois, préférant épargner son ami absent.

- Hem… Jack est serveur ici, mais il est absent aujourd’hui. Il n’a rien de spécial, je dois dire. C’est quelqu’un comme…

Elle était sur le point de dire ‘comme vous et moi’, mais se ravisa.

- Quelqu’un comme on en croiserait derrière chaque comptoir de café. Je ne sais pas pourquoi ils parlent de lui, mais non, ce n’est définitivement pas quelqu’un à éliminer… Il ne ferait pas de mal à une mouche.

Elle se tut. Pas la peine de lui faire un exposé sur Jack Cooper non plus. Elle espérait que ces informations suffiraient à convaincre la tueuse qu’elle n’avait rien à craindre de Jack, bien qu’elle se doutât que cette femme n’avait certainement rien à craindre de personne…

- Merci pour… votre aide.

Elle se gratta la tête. Drôle d’aide, certes. Mais Violette se disait que la situation aurait pu être bien plus houleuse et qu’elle devait s’estimer heureuse pour l’instant. Après avoir pris une gorgée de café – il était presque froid, mais elle se garda bien de le signaler – elle entreprit de nettoyer un peu sa plaie avec de la gaze qui venait de la trousse de premier soin, histoire de montrer qu’elle n’était pas ingrate face à ce qu’on lui avait prodigué. Ce faisant, elle se demandait si, par politesse, elle devait s’enquérir de l’identité de son étrange bienfaitrice, ou si cela lui paraîtrait être une forme d’insolence, ou même de menace. Mais vu qu’elle semblait avoir apprécié sa courtoisie, elle se dit qu’elle ferait peut-être tout aussi bien de continuer sur sa lancée.

- Et le nom est Violette, enchantée, mademoiselle… ? continua-t-elle donc avec un petit sourire incertain.
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Mer 18 Nov - 4:23

Puisque le serveur n’avait pas retiré la tasse qui contenait un bout de verre, Katryn décida de ne pas faire de gaspillage. Retirant le bout de verre et prenant une gorgée de liquide, elle recracha bien vite sa gorgée. Pas parce que le liquide était trop froid ou trop chaud ou encore parce qu’elle n’aimait pas. Non, ce furent les paroles de Violette qui la firent réagir de la sorte… Fixant d’un regard perçant la jeune professeure, on aurait pu croire que la dernière heure de la pauvre Violette était venue… Mais non, on en était loin, très loin, pour le moment tout du moins…

« Comment est-ce que tu viens de m’appeler toi? Hein? Comment est-ce que tu viens de m’appeler, Violette? Personne, non personne ne m’a jamais au grand JAMAIS appelé mademoiselle… Tu… Tu… J’y crois pas… »

Long moment de silence pendant lequel toutes les personnes présentes dans le café semblaient retenir leur souffle, attendant anxieusement la suite… Et elle vient dans un petit cri de joie qui surprit tout le monde, chose inattendue venant de la part d’une tueuse, à n’en pas douter, surtout après sa froideur de tout à l’heure…

« C’est la première fois que quelqu’un m’appelait mademoiselle! WOW! C’est tout un quelque chose… C’est un peu drôle à dire, les gens ne me considèrent pas comme un être humain. Je suis une tueuse, je suis un monstre… Jamais une demoiselle. C’est bizarre de se sentir appartenir au monde normal pour au moins quelques secondes… »

Oh elle était très heureuse la tueuse… Et les gens dans le café se permirent de respirer. Effectivement, être considéré comme les autres même si elle savait que ce n’était pas vrai dans les faits, c’était un changement net dans la vie de tous les jours de Katryn. C’était un curieux sentiment de réconfort dans un sens et ce sentiment là était bien étranger à la jeune femme. Ce n’était pas à la Mavros que l’on vous faisait des câlins et que l’on vous prodiguait des mots d’encouragement…

« Dit voir… J’y pense, tu disais que ce Jack n’était pas une menace. Est-ce qu’il y a une personne de ta connaissance dont tu voudrais te débarrasser? Te biles pas, je ne te ferai pas payer pour, je fais le travail par plaisir parfois mais quand même : ne me dis pas qu’il n’y a personne dans ta vie qui te fasses des misères? Souvent ce sont les patrons. La plupart de mes contrats quand ils viennent de subordonnés concernent les patrons. Ouais, ça le fait… Ton patron, je m’en débarrasse si tu veux! Personne n’aime son patron, c’est pour ça que je suis à mon compte… Allez quoi, soit pas plus catholique que le Pape, c’est Ataxia ma fille, tout le monde fait tôt ou tard un truc un peu criminel… »

La proposition n’était pas mal intentionnée. Pour Katryn, tuer quelqu’un, c’était simplement faire son boulot comme un flic fait le sien ou un professeur fait le sien. De son avis personnel, un travail restait un travail même s’il impliquait des crimes. La morale était un concept abstrait pour elle et la notion de bien et de mal la faisait rire. Le bien, en Ataxia… Les biens il fallait dire oui! Les possessions matérielles, le fric et compagnie… C’était une philosophie que même le pire des imbéciles comprenait dans la ville du péché. La corruption finissait par gagner tout le monde s’il ne l’était pas à la base… Tout était une question de temps avant qu’on ne se décide à agir…
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Violette January
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Mer 18 Nov - 4:49

Un policier qui avait passé la tête par la vitrine défoncée pour voir si tout allait bien là dedans – il n’avait certainement pas remarqué le cadavre qui gisait au sol – se prit soudainement un jet de café en pleine poire. Sa propre tasse à la main, Violette regarda le pauvre type recracher le liquide ambré et se frotter les yeux puis s’éloigner sans demander son reste. Violette pensa avec amusement, dans le petit film qu’elle se faisait dans sa tête, que peut-être il se disait qu’il n’était pas au courant que les lamas buvaient du café. Mais l’amusement fut de courte durée, car la première tirade de la tueuse laissait entendre deux dénouements à cette histoire : un bon, et un mauvais… C’était kif-kif bourriquot, Violette n’avait plus qu’à attendre la suite. Mais manifestement, la courtoisie de notre professeure avait encore une fois fait mouche. Satisfaite – et rassurée – Violette prit une gorgée de café, retenant un frisson. La neige passait par la vitrine défoncée, et quelques flocons venaient s’attarder sur son pull et sur son jean refroidis par l’air de l’hiver.

Notre amie se surprit même à ressentir un certain amusement – qui n’avait rien à voir avec de la moquerie – face au contentement de la tueuse qui lui servait de compagne de café. Sa satisfaction semblait contagieuse, car, la voyant sous de si bons hospices, Violette pu sentir les clients du café qui n’avait pas eu le cran de passer la porte – située bien trop près de la zone sensible – se relaxer soudain, comme si un poids s’était envolé de leurs épaules. Et certes, Violette ressentait plus ou moins la même chose. Plus ou moins, car en effet, elle imaginait que maintenant que la tueuse – qui au final n’avait toujours pas décliné son identité – se trouvant en si bonne compagnie n’allait pas la laisser déguerpir de si tôt. Et en effet, elle se vit proposer les services de la tueuse.

*Et gratuit en plus… J’espère que je lui ai pas tapé dans l’œil non plus…* pensa-t-elle non sans un certain amusement. Elle tenait très certainement son plaisir du détournement de sa passion du cinéma.

Violette était dubitative. Cette femme avait tapé en plein dans le mille, et Violette devait s’admettre, et cela sans honte, que la proposition était intéressante… Mais d’un point de vue rationnel, si l’université, qui était relativement jeune, se retrouvait sans dirigeant, son avenir en prendrait très certainement un bon coup au passage. Mais peut-être y avait-il un autre moyen…

- C’est… C’est très aimable à vous. Mais je ne crois pas que ce serait une bonne idée. Pour être franche, vous avez parfaitement raison mais… dans un certain sens, même si j’aimerais être débarrassée de cette personne, elle est tout de même utile. Ce sont les aléas de la vie !

Elle ne pouvait pas croire qu’elle, la petite fille de la campagne, était en train d’avoir une conversation si banale avec une tueuse d’Ataxia, et pas n’importe laquelle manifestement, vu l’ambiance qu’elle imposait. Violette avait de la chance de s'être faite mettre dans ses petits souliers. Et pour en revenir à notre affaire, elle ne souhaitait pas la mort de Greenlaw, car il avait beau être un mauvais homme, il savait tenir l'université. Mais si en revanche quelqu'un pouvait le persuader d'améliorer ses manières, là... Mais ça, elle n'osait pas le demander pour l'instant, et espérait à moitié que la tueuse se proposerait d'elle-même.
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Mer 18 Nov - 7:43

« Ah ouais, quand même… Mais je pourrais te le discipliner ton patron alors, le remettre dans le rang s’il t’est utile. Foi de Katryn McDougal, s’il te fait encore de la merde après ça, c’est qu’il est irrécupérable ma fille! Tu lui diras que tu as mon numéro quand j’en aurai fini avec lui et tu pourras le voir devenir tout blanc… C’est rare que je laisse vivre mes proies mais quoi, un bon mercenaire se doit d’être versatile pour rester compétitif. Tu veux que je lui sorte une réplique de film en lui faisant sa fête? »

Demanda la tueuse d’un ton très sérieux. Oui, en un sens, il y avait une dose d’humour dans ses paroles. Cependant, elle comptait faire son travail et elle comptait le faire avec efficacité et professionnalisme. Il fallait savoir jusqu’où elle pouvait le malmener, dans quelles limites, ce genre de détails… Et une idée lui vint en tête. Une idée basée sur des rumeurs entendues à propos des divers établissements d’enseignement. C’était faisable, ce serait original et profondément amusant…

« J’ai une idée géniale! Je vais voir ton patron. Je me fais passer pour un membre remplaçant du corps enseignant. Je m’arrange pour que ça finisse dans un lit et comme le mot douceur ne fait pas partie de mon vocabulaire et que je ne peux avoir d’enfants, je vais lui faire la vie dure et le malmener sévèrement. À qui veux-tu bien qu’il aille se plaindre? Monsieur l’agent, la professeure suppléante avec qui je baisais m’a malmené? Il perdrait toute crédibilité… Ah ouais, c’est génial comme idée… »

Évidemment, Katryn eu la présence d’esprit de ne pas révéler son idée à voix haute mais bien de le dire suffisamment bas pour que seule Violette l’entende… Bon d’accord, c’était peu orthodoxe comme méthode, il fallait être fêlé pour tenter un coup pareil… Mais on parlait quand même de Katryn « Grim Reaper » McDougal. Le mieux dans tout cela? Même si le patron de la demoiselle January avait entendu parler d’elle, elle savait pertinemment qu’à moins d’être aux hommes, aucun mâle humain ne résistait à la vue d’un peu plus de chair exposée que nécessaire chez une femme. Une faiblesse qui apparemment leur était inhérente. Qui plus était, si son plan échouait, elle pourrait le battre à poings nus sans le moindre problème…Ce n’était pas les options qui manquaient après tout, surtout pas avec une jeune femme pleine de ressources comme elle…

« Ça ferait un film assez comique quand même ais c’est toi l’experte. Moi je trouve que ce serait une joyeuse comédie mais peut-être que tu pourrais me dire dans quel registre cela se classe exactement. Oh et puisque l’on parle d’expertise… Apprend à mentir Violette. Parce que je sais ce que Jack est et représente pour toi maintenant que tu m’as répondu. Ne joue jamais au poker, tu vas te faire manger tout rond ma fille, ce n’est même pas une blague. Comment peux-tu espérer survivre ici sans mentir? C’est un art qu’il va falloir que tu développes sinon tu es perdue! »

Fit savoir la tueuse non sans un demi-sourire amusé. Finalement, elle l’aimait bien cette jeune professeure. Enfin… Aimer était un bien grand terme quand on connaissait les priorités de la demoiselle McDougal. C’était un concept proche par contre ou à tout le moins similaire. Chose excessivement rare, mentionnons-le, venant d’une des plus grandes tueuses de tout Ataxia. Et encore, ce n’était ni vantardise ni rumeurs exagérées mais la pure vérité. La preuve? Aucune de ses victimes ne pouvait en témoigner…
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Violette January
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Jeu 19 Nov - 1:54

Katryn McDougal. Elle venait finalement de décliner son identité. Violette fit les fonds de tiroirs de sa mémoire, mais elle ne se souvenait pas avoir jamais entendu ce nom auparavant. Peut-être parce qu’il n’était pas plus connu que cela en Ataxia. Ou tout simplement parce qu’elle était arrivée dans la capitale depuis peu de temps, et elle avait encore beaucoup de choses à en apprendre. Quoiqu’il en fût, elle eut un sentiment mitigé lorsque Katryn enchaîna de suite sur ce à quoi Violette était justement en train de penser. Voilà qui était troublant, et Violette se demanda même pendant une fraction de seconde si elle n’avait pas lu ses pensées… Mais c’était tout simplement impensable. La science avait fait de nombreux progrès, mais de là à permettre la télépathie…

Elle ne savait trop quoi penser de cette proposition à vrai dire. Certes, cela l’arrangerait que son patron se fasse discipliner… Mais elle se demandait de quelle façon Katryn comptait faire ceci. Cette dernière encore une fois, comme lisant ses pensées, entreprit de lui confier une idée qui venait soudainement de lui venir quant au traitement qu’elle réserverait au patron de Violette si cette dernière acceptait ses services. C’était en effet amusant, Violette le reconnaissait, et également, comme Katryn l’avait suggéré, une bonne idée de film, quoique Violette fût plutôt experte sur le sujet de l’Histoire et de l’évolution du cinéma plutôt que dans sa création. En revanche, Violette préférait qu’elle ne lui décoche pas une réplique de film après avoir fait son petit bazar, de peur que l’on fasse le rapprochement avec elle… Elle voulait bien tremper un peu du côté obscur, tant que cela ne lui apportait pas de problèmes, et on pouvait la comprendre…

Elle devait admettre que l’idée d’intimidation de Katryn lui plaisait. Se faire malmener sexuellement, voilà qui lui ferait du bien à ce balais à pattes. Elle retint même un petit pouffement en imaginant son macho de patron se faire salement dominer par une femme. En effet, elle avait remarqué que les femmes avaient tendance à plus souvent se faire malmener par lui que les hommes au sein de l’université. Peut-être une histoire de complexe d’infériorité… Elle réfléchissait. Si Katryn lui avait proposé de le torturer, elle aurait sûrement refusé, n’étant pas prête à franchir cette ligne… tout du moins pour le moment. Mais la proposition de Katryn lui semblait un bon compromis. Après quelques instants de réflexion, elle s’apprêtait à signifier à Katryn son approbation accompagnée de ses remerciements, lorsque cette dernière lui signifia son avis quant à ses capacités à mentir. Violette haussa les sourcils. Certes elle avait passé sous silence sa relation avec lui, mais elle ne considérait pas non plus avoir menti à son sujet. Elle avait même été plutôt honnête, considérant la situation et le pétrin dans lequel il aurait pu être si elle avait laissé les serveurs sous-entendre quoique ce soit à son sujet. Elle se racla la gorge, affichant toujours son petit sourire timide, mais néanmoins sincère, et expliqua :

- Pardon je… Je ne pense pas avoir menti quant au fait qu’il ne présente aucune menace. C’est la pure vérité. Et si j’ai passé sous silence ce qu’il représente pour moi, c’était uniquement parce que cela ne rentrait pas dans le sujet de conversation et que je souhaitais le laisser en dehors de tout cela. Après tout, il n’est pas là. Mais si vous considérez que c’est déjà risqué, je veux bien vous croire, c’est vous la professionnelle ici, et si vous estimez avoir des conseils à me donner, croyez-moi que j’en serais honorée.

Elle souriait toujours lorsqu’elle reprit sa tasse et en bu une gorgée. Le café était maintenant glacé, refroidit par l’air hivernal qui passait par la vitrine défoncée. Violette y rajouta un sucre, touilla de sa petite cuillère, puis but une autre gorgée, constatant que le café sucré froid n’était pas mauvais du tout.

- Pour en revenir à votre proposition… Vous avez raison, c’est plutôt comique. Je verrais bien ce scénario dans un film tirant sur l’humour noir, à la C’est Arrivé Près de Chez Vous, qui a déjà plus d’un demi-siècle, mais qui reste d’actualité, surtout ici en Ataxia. Quoiqu’il en soit, je trouve votre idée plutôt intelligente, surtout que ça lui apprendra, à ce macho… Bref, je crois que je vais accepter mais… vous êtes sûre que cela ne vous dérange pas ? Je veux dire… Surtout que vous avez suggéré que je ne paye pas, et je n’aurais pas accepté sans cela car je ne pense pas avoir les fonds pour cela. Mais cela me gênerait tout de même que vous pensiez que j’abuse de vos services.
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Jeu 19 Nov - 2:27

« Mentir était peut-être un terme mal choisi. Disons… Garder des informations pour soi. Dans le métier c’est pareil mais bon, toi tu n’es pas dans le métier, tu es du monde ordinaire, celui qui commande ou qui subit de notre part à nous les gens du crime… Mais bon, on ne va pas rentrer dans les détails, ce que je dis c’est que si tu te fais un jour interroger, tu vas avoir du mal à t’en sortir blanchie… Quant à te former, sincèrement je ne suis pas bonne pédagogue. Désolé mais si tu es moindrement émotive, tu ne tiendras pas longtemps Vi. Je peux t’appeler Vi? »

Fit savoir la tueuse sans se montrer particulièrement méchante. C’était un fait : les gens ordinaires voyaient soit comme trop dur ou trop facile le métier de tueur… Et la facilité était l’apanage des amateurs qui finissaient morts et enterrés. Pour ce qui était de l’affaire en cours… Elle fut surprise que Violette revienne sur la question de la gratuité de ses services. Un client ordinaire aurait été prêt à embrasser les bottes de la tueuse devant un tel cadeau. Elle, elle questionnait, démontrant sa naïveté face à l’univers du crime…

« Si je te faisais payer, je te mettrais dans la merde. Selon la loi, si tu ne m’as pas payé, je n’ai pas travaillé pour toi. Donc, si ton patron se montre plus malin que prévu et qu’il te fait interroger, tu n’auras même pas à mentir : je n’ai pas travaillé pour toi. Au lieu de bosser pour le fric, je le fais par plaisir par que tu es une bonne personne. Ça se voit. Il n’y a pas cette lueur d’argent dans ton regard. Ça force le respect faut dire dans un monde comme le nôtre. Et puis du reste, regarde toi, tu serais bien incapable d’ordonner un truc du genre à froid comme ça… Je t’évite une prise de tête Vi, quand tu seras depuis plus longtemps parmi nous, tu comprendras le sens profond de mon geste… »

Entre monstres, on se moque de se bouffer les uns les autres. Mais quand il y avait un des rares non monstre qu’il restait en Ataxia, le monstre retrouve parfois un côté un peu plus tendre où le plaisir passait avant l’argent, où le choix ne se faisait pas en fonction de la prime mais de l’intérêt et du goût pour la chose… Katryn, tueuse aguerrie, regardait Violette, jeune femme sans doute un peu idéaliste, comme son formateur l’avait regardé jadis : avec bienveillance et tristesse, en sachant que tôt ou tard la personne en face serait transformée irrémédiablement et à jamais… Ataxia avait cet effet sur les gens, de les transformer radicalement, de transformer les purs en corrompus et les innocents en coupables en puissance… Bonne vieille Ataxia, ta corruption nous damnera tous : c’était une maxime très utilisée par les mercenaires, tueurs et autres exécutant du milieu criminel. Personne n’était innocent passé un certain stade et les plus coupables étaient ceux qui se cachaient bien souvent derrière la justice. Un running gag entre criminels allait ainsi : Je me suis fais un max de fric aujourd’hui. Tu vas t’acheter quoi? Oh, rien de spécial, une broutille, un juge tiens…

« Crois moi Violette. Quand tu te trouveras en face à face avec notre maîtresse à tous, la corruption, tu vas tout comprendre et tu regarderas avec nostalgie cette rencontre avec moi et cette offre. Je ne suis pas un ange gardien, loin de là, mais je t’évite une bien mauvaise surprise : celle de se rendre compte qu’une simple discussion peut se terminer en pas mal de morts sans même l’avoir explicitement demandé. Pour nous, un j’aimerais équivaut à je veux, un ce type m’énerve par butte le et si je pouvais par fais pour moi. Je te fais un cadeau d’une valeur inestimable Vi… »
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Jeu 19 Nov - 4:00

Ah bien. Alors, Katryn appréciait que Violette la considère comme n’importe quel autre être humain qu’elle lui fasse la conversation, mais lui faisait la morale pour la même occasion. Violette ne savait dès lors plus trop sur quel pied danser. Déjà qu’elle était intimidée depuis le départ et devait énormément prendre sur elle pour ne pas céder à la nervosité, ceci ne l’aidait guère. Mais d’après les propos de Katryn, il s’agissait plutôt du contraire. Elle l’avait mise devant le fait accompli : elle était en Ataxia, et ici, les choses n’avaient rien à voir avec la façon dont le reste du monde tournait. Elle ne tiendrait pas longtemps ? ‘Vi’ se surpris à se trouver à peine effleurée par ce commentaire, qui lui glissa dessus comme de l’eau sur les ailes d’un canard. Elle était allée au bout de ses espérances, elle avait atteint son but. S’il y avait autre chose qui arrivait, tant mieux, mais elle ne l’attendait pas. Si elle devait mourir aujourd’hui, le seul regret qu’elle aurait eu aurait été la peine que cela irait causer à Jack. Elle ne voulait pas non plus mourir, loin de là. Mais cette idée lui semblait encore bien lointaine, comme une ombre. Elle n’avait jamais connu la mort – tout du moins dans son entourage proche, songea-t-elle avec un coup d’œil au cadavre qui gisait toujours à leurs pieds. Si elle devait la connaître, elle pensait qu’elle préférerait peut-être encore partir plutôt que de voir quelqu’un partir.

Elle écouta sagement les dires de Katryn, hochant la tête pour signifier sa compréhension. Son approbation ? Peut-être. Elle entendait le fait que Katryn lui offrait un grand service, mais ce qu’elle ne comprenait pas – exactement – étaient ses motivations. Mais d’après ce que lui disait la tueuse, elle comprendrait, un jour… C’était un comble. A bientôt trente ans, c’était encore le bon vieux ‘Tu comprendras quand tu s’ras grande !’. Mais elle ne s’en offusquait pas plus que cela, car en effet, en Ataxia, elle se sentait bien petite. La corruption ? Violette se demanda soudain si elle était de ceux qui pensaient que la fin justifiait les moyens. Il semblait que oui, puisqu’elle était prête à envoyer une mercenaire régler le cas de son patron. Elle hocha la tête.

- Je vois… Alors je ne dis plus rien pour sauver ma peau, ou bien je continue à mener une vie normale pour me trouver refroidie, en résumé ? J’exagère peut-être un peu… Moi, je ne cherche pas les emmerdes, et elles ne m’ont jamais cherchée non plus… Jusqu’à ce que j’arrive en Ataxia. Et ce n’est pas que je m’en fous, mais à force, je m’y fais. Tant que tout ne va pas à vau-l’eau.

Elle souffla dans ses mains, dont c’était désormais le tour d’être engourdies par le froid, et jeta par la même occasion un regard sur le café. Personne n’avait bougé, et la plupart des gens évitaient de regarder dans leur coin, piquant du nez sur leurs consommations, le tout dans un silence religieux. Heureusement que leur conversation était noyée par le bruit de la rue qui se diffusait

- Que sera sera… continua-t-elle avec un air rêveur.

Elle jeta un regard vers l’université, pas très loin sur le trottoir d’en face. Un temple du savoir. Et comme dans tous les bons temples, on y pratiquait des sacrifices pour le bien de la communauté… Elle se rendait bien compte qu’il était difficile pour tout le monde de travailler dans les conditions que leur donnaient Greenlaw. S’occuper de son cas ne pourrait que faire du bien à l’université, aux professeurs comme, par conséquent, aux élèves. Peut-être se disait-elle cela pour s’excuser de ce qui était en train de se régler. Mais peut-être pas… Peut-être acceptait-elle, et assumait-elle pleinement sa décision.

- Alors quoi ? Qu’est-ce que je devrais dire ? Je veux ? Mais je n’aime pas dire je veux à quelqu’un. Il n’y a qu’à moi que je le dise, mais s’il faut être explicite…

Elle lança donc, timidement mais sincèrement :

- Je veux que Greenlaw ne tourmente plus les professeurs de l’université, mais je veux que personne ne soit tué.


Puis, poliment et souriante :

- S’il-vous-plaît.
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Jeu 19 Nov - 4:28

Si elle n’était pas incommodée par le froid, cela ne semblait pas être le cas de Violette. Elle repéra un coin plus au chaud et, attrapant la jeune professeure par le bras, elle l’attira vers le dit endroit, faisant déguerpir les clients qui s’y trouvaient. Faisant asseoir un peu brutalement la jeune femme, elle reprit ensuite la parole, ayant médité sur les paroles de la jeune femme. Elle avait un bon fond, un excellent fond même…

« Oula! Pas de sentimentalisme! Tu m’aurais presque arraché une larme si je n’avais pas perdu mes canaux lacrymaux… Ne fais pas cette tête là, je plaisante! C’est juste… Tellement étrange de voir quelqu’un de sincère ici bas dans la ville de la corruption! Ce que je dis n’est pas te dépeindre comme faible ou médiocre, c’est juste que le grand méchant loup, ici, il est multiplié par mille, dix mille, cent mille… Ce que j’essaie de te faire comprendre c’est que même si jusqu’ici tu es plutôt chanceuse, il faut que tu te forges une armure Vi, que tu te protège tant psychologiquement que physiquement. Je vais te donner un exemple. J’ai un pote, son surnom c’est Spinebreaker. Le gars est loin d’être un tendre et s’il t’avait vu devant la vitrine, il n’aurait pas été faire causette. Il t’aurait tout simplement butté. Tu vois, là tu me parles mais je te sais nerveuse. J’aurais bien peu à faire pour te faire craquer et me faire entendre ce que je veux. Il faut que tu apprennes à bluffer tu vois? Dans le genre : tiens, un criminel… Encore un. Là tu t’en sors très bien mais on voit que ça te dérange, tu comprends? »

Faisant signe à un des serveurs de ramener un café pour Violette, la tueuse prit le temps de bien formuler sa pensée avant de reprendre la parole. Elle allait en revenir momentanément à l’affaire qui les liaient, en un sens…

« Personne ne sera tué. Il n’y aura techniquement même pas de blessés par dommages collatéraux. Je suis une professionnelle et sans me vanter une des meilleures. Et si tu en doutes, je me fais une joie de te le prouver. Ton patron n’aura même pas de blessures graves. Il suffit de savoir où appuyer pour faire mal et le tour est joué, c’est trois fois rien. Ah et je pense avoir trouvé en moi un peu de pédagogie pour t’enseigner une petite leçon qui sera plus démonstrative que mes paroles plutôt maladroite… »

Pour lui prouver son point, Katryn dégaina d’un geste un de ses revolvers et le pointa entre les deux yeux de Violette. Tout sourire, toute expression ne serait-ce que douce avait déserté le visage de la tueuse, remplacé par un air mauvais, très mauvais, qui n’augurait rien de bon. Pour un bluff, et Violette si elle s’en doutait ne pouvait pas ne pas être nerveuse, il était plus que réel et excessivement convaincant…

« Dit moi, Violette, est-ce que tu as peur? Je pourrais le dire moi-même mais ce ne serait pas aussi démonstratif. Si tu as peur, dit moi, que serais-tu prête à faire pour rester vivante? Jusqu’où irais-tu pour préserver ton existence? Ici tu n’s pas besoin de chercher les emmerdes, elles se chargent de venir te trouver… Penses-tu que les monstres laissent les belles princesses tranquilles? Que les innocents sont épargnés ici bas? »

Aussi vite que le revolver était apparu, il disparu derechef dans l’étui de la tueuse dont le regard redevint aimable. Violette elle, toutefois, semblait encore sous le choc… Elle ne devait pas s’attendre à un exemple aussi… Expéditif…


Dernière édition par Katryn McDougal le Dim 29 Nov - 5:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Sam 28 Nov - 22:34

Violette avait à peine terminé sa dernière phrase qu’elle se trouva soudainement entraînée sans ménagement à la suite de la mercenaire. Elles s’éloignaient de la vitrine brisée pour se diriger vers un coin plus chaud. Violette regarda Katryn expulser sans circonspection aucun les clients installés à la place qu’elle convoitait, et ce, manifestement, à leur grand soulagement. En effet, ils prirent la direction de la sortie sans demander leur reste, suivis par quelques audacieux qui profitèrent du mouvement pour s’en aller discrètement.

*Tant mieux pour eux…* songea Violette avec une pointe d’envie.

Certes, Katryn se proposait de lui rendre un grand service, mais ce moment passé en sa compagnie était quelque peu éprouvant pour Violette. Bam ! Elle se fit asseoir avec force sur un fauteuil, tant qu’elle faillit en glisser et se retrouver les quatre fers en l’air, mais elle se rattrapa aux accoudoirs, y plantant ses ongles autant pour retrouver l’équilibre que pour y trouver un dérivatif à son stress. Elle se redressait que Katryn commençait une longue tirade sur l’attitude de Violette et les changements qu’elle devrait y apporter si elle souhaitait survivre en Ataxia. Bon, une armure, un certain flegme… Peut-être que Katryn avait raison, mais Violette se voyait mal changer du jour au lendemain. Néanmoins, elle écoutait poliment, prenant la leçon comme elle venait. Puis lorsque Katryn en vint au fait qui l’intéressait particulièrement – c’est-à-dire les dommages collatéraux – elle eut un sourire de clairs satisfaction et rassurement. Mais ces deux sentiments furent à nouveau rapidement effacés par l’inquiétude, la nervosité, et même la peur pure et dure, car en effet, sans prévenir et sans raison apparente aucune, Katryn dégaina et pointa son arme sur la tempe de Violette qui retint un couinement de peur et de surprise et esquissa un geste qui suggérait qu’elle avait dû contenir le réflexe de disparaître d’un coup sous la table. En une fraction de seconde, plusieurs pensées lui traversèrent la tête :

*Alors ça y est, c’est la fin, comme ça… ? Voilà ce qu’on récolte à fricoter avec les criminelles, même pour à peine une heure. Ça m’apprendra, enfin, si j’ai une occasion d’appliquer la leçon dans l’au-delà. Pauvre Jack… il va s’en prendre des mauvaises nouvelles dans la figure quand il repointera son nez ici. J’aurais aimé le revoir une dernière fois…*

Ce-pensant, elle sentit un petit picotement dans les yeux et sa vue se brouilla légèrement, comme si elle s’était trouvée sous l’eau. Mais avant même qu’une larme n’ait eu le temps de franchir la barrière de ses cils, l’arme de Katryn avait retrouvé sa place dans son holster et Violette se retrouvait l’air éberlué en face de sa camarade tueuse dont l’air été impassible comme si absolument rien ne venait de se passer. Il se passa plusieurs secondes avant que Violette ne montre une quelconque réaction. Les paroles que Katryn avait prononcées durant le temps où elle l’avait tenue en joue commençaient tout juste à prendre sens dans l’esprit de notre professeure de cinéma. En effet, bien trop apeurée, elle n’avait pas vraiment pu écouter ce qu’elle lui avait dit, mais maintenant, comme un écho, elle prenait conscience des interrogations que Katryn avait soulevées en elle.

Alors quoi… Katryn pensait que Violette était trop naïve ? Bon, peut-être était-elle innocente et peu concernée par ce qu’il se passait autour d’elle, mais au moins elle en était consciente. Etait-ce un mal de faire encore preuve d’humanité ? Peut-être que le monde avait évolué vers un tel niveau d’égocentrisme que les bonnes manières passaient désormais pour de la naïveté. Elle poussa un soupir et répondit, d’une voix certes chamboulée par la frayeur que Katryn lui avait donnée :

- Non, je ne crois pas que les innocents soient épargnés… J’essayais juste d’être sociable, me disant que c’était la meilleure chose à faire pour ne pas me foutre dans la merde. Donc la réponse serait peut-être : je serais prête jusqu'à faire ami-ami avec une criminelle pour sauver ma peau.
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Dim 29 Nov - 6:19

« C’est pas bête comme raisonnement. En effet, agir de façon civilisée ça aide mais pas quand tu as un taré en face de toi. Tiens tu vois, moi c’est le cannibalisme rituel, d’autre ont des passe temps un peu moins… Comment dire… Ce n’est pas sain, le mot, ça c’est clair alors disons… Structuré. Ce que je veux dire c’est que moi je bouffe certains morceaux des gens que je butte, d’ordinaire des criminels rivaux ou des proies, des contrats. Encore là, je ne m’adonne à ce cannibalisme rituel si et seulement si la personne est combattante. Autrement, comme dans le cas de notre mort ici, je ne le fais pas. Mais si moi j’ai certains principes, aussi contestables soient-ils, il y en a qui tuent purement par plaisir. Et je ne te fais pas de farces. Des psychopathes, des sociopathes… Ça coure les rues ça. Avec le criminel commun, je te parle de ceux qui ont un minimum de professionnalisme, tu n’auras pas d’ennuis. J’espère sincèrement que tu sais te défendre un minimum sinon je ne donne pas cher de ta peau. Jouer sécuritaire, c’est bien mais des fois il faut jouer défensif, savoir prendre part à l’action, tu vois? »

Il fallait bien le reconnaître, cette petite avait du cran. Des couilles comme disaient les professionnels mâles dans le milieu. Personnellement, Katryn n’était pas particulièrement fanatique de cette expression, n’en ayant pas elle-même mais bon, dans un milieu à forte tendance masculine, il fallait bien faire avec. Même dans un monde aussi moderne qu’Ataxia, il existait encore une différence des sexe marquée dans le milieu du travail et elle se demandait si un jour on en arriverait à une égalité parfaite…Mais bon, il fallait savoir diriger sa pensée et ce n’était pas l’ordre du jour, loin, très loin de là. En fait… C’était quoi l’ordre du jour à part faire causette? Non pas que la conversation fut inintéressante, loin de là… C’était très enrichissant de parler avec des gens ordinaires quand on n’est pas totalement sain d’esprit soi même… Ou ordinaire dans un ordre d’idée semblable. Katryn ne se prétendrait jamais ordinaire, de cela on pouvait en être certain, bien certain même! Elle avait le tour pour faire voir les choses à sa manière à ceux qui avaient le malheur de critiquer… Et c’était tout sauf de façon agréable!

« Dit voir… C’est comment une vie sexuelle normale? Je veux dire, tu es une personne normale et ton petit copain aussi je suppose. Si je pose la question c’est que moi d’ordinaire je vois des tas de viols et je me dis… C’est sûrement pas ton genre et encore moins de vivre une vie sexuelle débauchée. Le fait est que la normalité fans ce rayon je ne connais absolument pas et je sais que la question est indiscrète mais eh, on est à Ataxia ici! Tout se demande! Moi je dis ça parce que comme on parle de ta sécurité, ce n’est pas exclu qu’un maniaque sexuel s’en prenne à toi alors autant savoir ce que tu as disons… Déjà expérimenté pour mieux te préparer à ce qui pourrait t’arriver. Je ne te le souhaite pas mais tu fais à la fois fille et femme et des pervers sexuels il y en a de tous types et de toutes sortes! En plus de cela… Bah j’ai dans l’idée que ton cher patron doit verser un minimum dans le harcèlement car on entend de belles rumeurs sur l’établissement tu sais? Il ne faut pas s’en étonner : nous les criminels on cherche à savoir où on peut se rendre utile et je pourrais t’en raconter des bonnes sur les universités à te faire changer de carrière, je peux te le garantir! Quoi que… C’est un peu ce que je m’en vais faire, remettre des pendules à l’heure… Tu connais au moins une partie de l’affaire… »

Katryn, avoir peur de poser des questions? Se censurer? Et puis quoi encore? Oui la curiosité pouvait être un défaut mais de cela elle s’en foutait. Elle avait le droit de vouloir savoir non? Et c’était une des rares choses à ne pas être illégal dans cette ville!
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Violette January
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Mer 9 Déc - 15:43

La question que lui posa Katryn à Violette lui fit presque recracher la gorgée de café que cette dernière venait de prendre. Au lieu de cela, elle avala le liquide chaud et ambré de façon un peu chaotique, ce qui déclencha une petite toux étouffée que Violette contint dans sa serviette en papier. Certes, comme disait Katryn, la question était indiscrète, mais il était vrai que de nos jours, que ce soit en Ataxia où ailleurs, la discrétion, ses dérivés et tout ce qu’il s’en suivait n’étaient plus vraiment dans le courant de la mode, même dans l’ancienne campagne de Violette. Au final, ce n’était pas tellement la question de Katryn qui mettait Violette mal à l’aise, mais tout ce qui suivait dans son discours. En effet, Violette n’était pas l’ingénue qu’elle semblait paraître aux yeux de la tueuse, et le ton condescendant de cette dernière commençait à légèrement agacer notre amie. Oh, elle la savait grée des conseils qu’elle lui donnait, mais tout de même, Violette n’était pas née de la dernière pluie, et cela faisait bientôt un an qu’elle vivait dans la capitale du crime, ce n’était pas la première fois qu’elle était confrontée à l’horreur… Elle n’en était bien sûr pas arrivée à un niveau où la violence la blasait, ç’aurait été la surestimer – ou la sous-estimer, tout dépend du point de vue… Et ce, sûrement car Violette avait encore cette part d’humanité qui manquait cruellement à la plupart des Ataxiens.

Une vie sexuelle normale ? Mais qu’est-ce qui était encore normal en ces jours ? Violette eut un petit sourire amusé et complaisant. Cela ne la dérangeait pas tellement d’aborder ce sujet, mais elle ne voyait vraiment pas trop quoi répondre… Elle n’avait jamais versé dans les diverses perversions et avait encore moins – et heureusement – été victime d’une agression sexuelle. Le sujet avait été abordé par Katryn pour, apparemment, mettre en garde Violette contre les différentes pratiques qui avaient cours en Ataxia dans le domaine, si on pouvait décrire les choses ainsi. Mais Violette n’était ni simplette ni candide. Elle était venue en Ataxia en toute connaissance de cause, prête à braver la jungle pour aller au bout de ses rêves.

- Une vie sexuelle normale ? Je dirais que c’est comme une vie sexuelle pervertie : faut essayer pour se faire une idée. Enfin j’imagine puisque personnellement, la perversion ne m’a jamais attirée et je n’en ai jamais été victime. J’ai de la chance je le sais, et j’espère bien continuer à en avoir. Et j’apprécie vos conseils et mises en garde, votre remise de pendule à l’heure, comme vous dites. Mais n’allez pas imaginer que uniquement parce que je débarque de ma campagne je pense que tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil. Même si je n’ai jamais été victime, personnellement, du chaos mondial, je sais quand même de quoi il retourne, je n’ai pas des œillères, enfin je ne pense pas.
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Katryn McDougal
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MessageSujet: Re: Encore une très bonne journée [LIBRE]   Jeu 10 Déc - 6:01

« Ah non, non je dis pas que tu connais rien et tout, c’est pas ça… C’est juste que comme tu viens d’un endroit sans doute moins touché par la corruption qu’Ataxia, je me suis dit que tu devais être plus normale que les gens d’ici et que donc il te restait un meilleur système de valeurs que le nôtre. C’est con à dire mais il y a des jours où je me demande ce serait quoi d’avoir une vie normale, un peu comme toi tu vois? Et comme c’est plus simple de demander que de le vivre et ben… Voilà quoi! »

Expliqua maladroitement la tueuse. Elle s’était bien souvent demandé ce que c’était que de vivre comme les autres, en dehors du monde criminel. Se regarder dans le miroir n’était pas un problème, elle dormait même très bien la nuit sans remords de conscience… Mais bon, elle était en droit de se poser des questions : c’était quoi une vie avec un boulot légal, pas de meurtres à faire, pas de coups à se prendre, le genre de truc tranquille qui font qu’à la retraite on peut faire un beau bilan avec un grand sourire satisfait… Si un jour elle arrivait à la retraite, elle n’aurait pas grand-chose sur quoi réfléchir… Tuer, tuer, encore tuer… Que pouvait-on dire sur le sujet si ce n’était « ouais… J’ai fait pas mal le même truc toute ma vie moi… » ou remettre en question la pertinence des années passées… Quand même, quand on s’y arrêtait quelques instants, le boulot de criminel, pour un peu qu’il soit à contrat, finissait par être atrocement répétitif!

Elle se surprit un instant à envier la jeune femme en face d’elle : elle avait toujours de nouveau défis, la chance d’innover, de se dépasser, le tout sans déclencher un bain de sang. Quand Katryn cherchait à se donner de nouveaux défis, cela se traduisait trop souvent par un terrible massacre… Bien souvent involontaire de sa part. Les gens étaient devenus ultra susceptible en plus de devenir encore plus paranos, c’était vous dire… Elle avait essayé, une fois, d’adopter un comportement décent dans un club Vip de la haute société. Bon d’accord, comme elle portait sa « tenue habituelle », il y avait eu des commentaires… Mais il y avait des façons polies de faire voir son point plutôt que de dire aux videurs de se jeter sur elle pour la mettre à la rue! En toute logique, Katryn avait très mal prit la chose, avait fait opposition et le bordel avait commencé peu après…


« Faut dire que c’est rare les choses que je fais qui ne se terminent pas par un massacre ou du sang… Question d’éducation peut-être, je ne sais pas trop. Chose certaine, ça doit être bien de pouvoir vivre tranquillement sans trop se soucier du monde. Dans le genre : ça arrive aux autres, pas à moi, tu vois le genre? Ce type de réaction blasée qui permet de passer au travers sa journée sans trop de remous… »

Il fallait reconnaître que la vie de Violette ne devait pas être SI simple… Mais aux yeux de la tueuse ce serait sans doute moins dangereux et mouvementé que la sienne. À moins qu’un étudiant pète un câble, il y avait peu de chance de se faire tuer dans une université… Tandis que quand on est mercenaire, le monde devient un champ de bataille où seuls les plus malins survivent et où les amateurs périssent. Katryn en savait quelque chose, elle en avait tué un paquet des pseudos tueurs à gages et chasseurs de primes « auto proclamés ». Elle avait longtemps pensé que les leçons de vie d’Ataxia seraient suffisantes à calmer les hormones de ces gamins immatures… Mais apparemment elle se trompait et largement qui plus était. Attendant une réponse de la part de la jeune professeure, elle la regarda longuement, pensive…
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