Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)

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Alexander Grey
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MessageSujet: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Lun 9 Nov - 21:46

Il était enfin mort, cédant la place à un successeur. Olivier Maxter, le grand chef de la Synnefo, un homme bon et dévoué, le boss idéal, juste et aimant, était maintenant mort et enterré. Il avait laissé un beau siège vide pour un homme sans scrupules dont l’objectif ultime était de poser son postérieur sur le fauteuil présidentiel et d’étendre sa domination et sa volonté sur Ataxia en entier. Le protégé d’Olivier Maxter, l’ex pion du gouvernement, le planificateur silencieux, le manipulateur né et le marionnettiste sans pitié qu’était Alexander Grey avait prit sa place et la tête de la Synnefo. Seule ombre au tableau pour celui qui s’était sécurisé la meilleure place dans l’organisation : Moira Roverandom. La mère de toute la Synnefo. Si Olivier en avait été le père, il avait laissé les questions éthiques et morales à cette jeune femme toujours souriante et optimiste. Un obstacle à abattre, un vestige à démolir, un reste indésirable, le déchet d’une administration révolue dont il fallait se débarrasser, envoyer au vide ordure de l’oubli. Cependant, avant de se débarrasser d’un ennemi, Alexander avait apprit à l’étudier pour planifier la meilleure des tactiques. D’où la convocation de Moira dans son nouveau bureau de fonction. Il fallait le reconnaître : il lui avait fallu moins d’une heure pour investir les lieux et tout chasser ce qui aurait pu rappeler l’ancien boss. Plus de photo des membres, plus de cadres avec des maximes encourageantes dans un coin de la pièce… Le froid métallique et impersonnel de la machine avait remplacé l’ensemble. On avait cru Olivier Maxter fanatique de technologie? Ce n’était rien face à l’obsession qu’en faisait le nouveau boss. Oh il avait l’air d’être un personnage plus que compétent pour le poste mais il y avait quelque chose qu’Olivier avait et lui non : sa bonne humeur semblait… Fausse. Comme si à chacune de ses paroles il y avait une arrière pensée, le genre de choses que l’on voudrait savoir car elles semblent directement nous concerner…

Mais bon, pour en revenir au nouveau maître des lieux, il avait décidé de mettre en place son propre système. Il comptait réformer ce que son prédécesseur avait fait, à commencer par un changement dans la structure hiérarchique, en quelque sorte, de l’organisation. Les envois, par exemples, les trucs à photocopier ou à faire valider. Cela en théorie passait par le second de l’organisation. Alexander lui avait décidé de sauter cette étape et de passer directement à l’expédition. Ou plutôt, l’envoi de la documentation à un bureau autre que celui de Moira soit celui de sa secrétaire particulière. Secrétaire particulière qu’il avait fabriqué de toute pièce. Le terme aurait fait hausser les sourcils… S’il n’avait pas été si justement choisit. Tant de mental que de physique, ce que fut jadis la femme en question est irrémédiablement remplacé par ce qu’en a fait le boss de la Synnefo. Transformation extrême diriez-vous? Le terme est encore faible. Apparemment, pour s’occuper de ses petits papiers, le nouveau boss a misés sur ce que la science moderne faisait de mieux pour avoir un élément plus contrôlable, plus zélé et plus dévoué que ce que lui avait légué Olivier Maxter… Et cela faisait jaser. Malgré le fait qu’Alexander Grey semblait le candidat parfait et un boss avec une idéologie similaire à celle de l’ancien boss, il y avait un quelque chose chez lui qui dérangeait… On murmurait à voix basse que sa secrétaire particulière, techniquement numéro trois dans l’organisation, serait aux yeux de nouveau boss la vraie numéro deux et ce au nez et à la barbe de la sympathique Moira… Mais entre rumeur et réalité il y avait et il y aura toujours une marge. Ce qui nous amène au final à l’arrivée de Moira dans le bureau du boss…


« AH! te voilà! Je t’attendais! Entre, entre! Tu ne vois pas de mal à ce qu’on se tutoie? Non? Parfait! Appelle-moi Alex! Mais pas patron. Je déteste ce terme. Je me considère comme les autres… Mais j’ai un plus gros salaire, plus de vacances et personnes ne peut me virer! HAHAHA! J’aime faire ce genre d’humour… »


Dernière édition par Alexander Grey le Mer 18 Nov - 4:31, édité 1 fois
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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Lun 9 Nov - 23:26

Il est étrange de constater à quel point les choses peuvent changer du tout au tout, du jour au lendemain. Mais il est encore plus étrange de se rendre compte que, peu importe le fait que cela arrive en fait tous les jours aux quatre coins du monde, l’homme ne s’y fait toujours pas. Ainsi, Moira ne se faisait pas au tragique départ d’Olivier Maxter. Elle avait pourtant su que cela arriverait un jour ou l’autre, il le lui avait confié, et elle s’était préparée à ce que ce jour arrive. Mais peu importait, bien sûr. Olivier parti, c’était la seule véritable figure familiale qu’avait jamais connue Moira qui était partie avec lui. Sans compter les responsabilités qui pesaient maintenant sur ses épaules.

Moira n’avait jamais réellement eut à faire à Alexander Grey. Elle ne pensait pas l’avoir même seulement croisé au détour d’un couloir de la Synnefo. Quoiqu’il en fût, l’ordinateur l’avait choisi, et si ce choix était digne de son précédent, alors, il ne devait pas y avoir de quoi s’inquiéter pour le futur de la Synnefo, et Moira se disait qu’elle continuerait à remplir assidûment sa mission, même si cela était sous les ordres de quelqu’un d’autre. Elle était comme ça, cette chère petit Moira : zélée et dévouée, comme la mère qu’elle était pour la Synnefo et qu’Olivier avait fait d’elle. Saurait-elle retrouver un père en Alex, ou bien les choses allaient-elles être différentes ?

Elle le saurait bien assez tôt, car elle était en route pour le bureau du boss, du nouveau boss, du tout nouveau boss, frais du jour d’avant le jour d’hier pêché. Malgré son grief, elle se sentait extrêmement motivée. Elle ne pouvait attendre de se remettre au travail en collaboration avec le nouveau boss. Mais en dépit de sa motivation, elle ressentait tout de même une certaine appréhension. Et qui n’en aurait pas eu à l’idée de rencontrer un dirigeant criminel ?

Alors qu’elle arrivait devant la porte du bureau, le téléphone portable de Moira sonna. Elle le sortit de sa poche et regarda l’identifiant de l’appelant : Stan. Elle poussa un petit soupir. Ces quelques derniers mois, depuis son arrivée à la Synnefo en fait, avaient vu de grands bouleversements dans la relation que les deux amis d’enfance entretenaient. Un chat et une souris, les rôles s’inversant parfois. Un jour je t’aime, un jour nous ne sommes que des amis… Une nuit dans le même lit, et le lendemain on partagerait à peine un ascenseur. Chacun refusait de s’avouer la vérité. Avec un autre soupir, elle envoya Stan sur la messagerie vocale et remit le portable dans sa poche. Inutile de préciser que les deux jeunes gens s’étaient quittés sur une mauvaise note auparavant. Moira n’avait pas le temps de penser à cela pour l’instant, le devoir l’appelait.

Elle frappa à la porte et, une fois autorisée à entrée, la poussa et la passa. Elle fut accueillie d’une tirade durant laquelle on lui demanda son avis, mais elle n’eut même pas le temps de le donner. Elle n’avait jamais été très portée sur les formalités, mais elle ne s’était pas attendue à ce que le nouveau boss la tutoie d’entrée, et se disait que ce serait difficile pour elle d’en faire autant. Elle ne sut trop quoi penser de la petite plaisanterie qu’Alexander fit. Elle aurait d’habitude rit, étant toujours prête à apprécier une petite blague, mais elle était en réalité un peu intimidée, et se contenta de sourire complaisamment, d’un sourire qui ne laissait deviner aucune arrière pensée si ce n’était un peu de gêne.

- Ravie de vous rencontrer, Alex, répondit-elle sans pouvoir s’empêcher d’user du vouvoiement. Je suis Moira Roverandom, mais j’imagine que vous le savez déjà.

Elle s’approcha du bureau tout en fouillant dans son sac, puis tendit un dossier à Alexander, tout en reprenant d’une voix plus hésitante, et même légèrement émue malgré les efforts qu’elle faisait pour garder de sa contenance :

- Au fait… hem… j’avais commencé ce rapport pour Oli… pour monsieur Maxter et… enfin… Le voici.


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Alexander Grey
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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Mar 10 Nov - 6:14

« Ah oui, ce cher Olivier… Une perte tragique à n’en pas douter. Une mort héroïque digne de l’homme qu’il était en combattant aux côtés de ceux avec qui il avait tant cherché à s’allier pour faire un front commun. C’était un grand homme et il restera vivant à jamais dans nos cœurs… C’est dommage quand même de mourir si jeune… Mais bon, c’est Ataxia, la justice, elle ne connaît pas ça pas vrai? »

Jetant un rapide coup d’œil au rapport, le nouveau chef de la Synnefo hocha la tête et invitant Moira à prendre un siège. Se dirigeant vers le mini bar de la pièce, il revint avec une bouteille de liquide ambré et deux verres, histoire de servir de quoi boire à la seconde théorique de la Synnefo. Oh non, il ne comptait pas la garder longtemps dans les parages… Et oui, il la connaissait et il la faisait surveiller par mesure préventive. On n’était jamais trop prudent d’une part et il trouvait suspect que ce petit bout de femme puisse être toujours si optimiste… Il y avait anguille sous roche, il en était plus que certain. Versant un premier verre puis un second, il prit une bonne gorgée avant de reprendre la parole. Le mince sourire qu’il avait sur les lèvres demeurait pour l’instant, bien présent mais semblant presque… Forcé? Non… Étranger. Comme si ce n’était pas le bon type de sourire pour ce visage… Mais bon, ce n’était qu’un sourire au final!

« Ah j’y pense… Comment va Stanley, histoire de prendre des nouvelles… Vous vous connaissez bien que je sache, Olivier a souvent parlé avec optimiste de vous deux… Il a souvent dit que vous feriez… Comment disait-il cela… Un beau petit couple, voilà son expression! Moi personnellement je n’ai rien contre les relations entre subordonnés, tant qu’elles ne nuisent pas à leur rendement… »

Il y avait plusieurs points qui marquaient une différence prononcée entre Alexander et Olivier percevable par ce tronçon de discours uniquement : 1. Jl y avait clairement un sous-entendu de surveillance active des membres de la Synnefo. 2. Jamais Olivier n’aurait employé le terme subordonné, il aurait dit enfant et 3. Oui Olivier avait toujours voulu faire de la Synnefo une organisation pouvant rivaliser avec quiconque mais JAMAIS il n’aurait parlé de ses enfants comme… De simples ouvriers bossant pour produire quelque chose! Deux choses l’une : soit Alexander testait Moira, soit ses paroles étaient simplement le reflet d’une personnalité qu’il n’avait pas encore montré… Chose certaine, le chef de la Synnefo regardait attentivement chaque expression ou geste de la mère de la Synnefo… Quelqu’un de moindrement paranoïaque aurait pu croire qu’Alexander en avait contre lui… Et il était fort probable que c’était effectivement le cas. Olivier avait toujours eu sa part de mystère mais c’était un mystère bienveillant. La part de mystère d’Alexander mettait mal à l’aise. Oui, l ressemblait en tout point à Olivier de comportement et de psyché, selon l’ordinateur… Mais pour quelqu’un comme Moira qui avait pu lire le verdict complet de transmission de pouvoir, elle avait ou aurait pu y lire le commentaire suivant : mais dispose d’un net avantage pour survivre à Ataxia. De façon générale, survivre à Ataxia impliquait d’être soit un monstre, soit un fou, soit un manipulateur froid et calculateur… Rien de bien gentil et bienveillant à dire vrai. Ataxia était une vraie jungle urbaine et même le puissant ordinateur de la Synnefo n’avait su expliquer comment Olivier avait pu survivre si longtemps…

« Ça va Moira? Tu as l’air… Absente, perdue même… Un soucis? »
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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Mer 11 Nov - 1:27

Les paroles d’Alexander quant à la mort d’Olivier déstabilisèrent quelque peu la jeune femme. De quoi parlait-il exactement ? Du projet que l’ancien boss avait eu, ou carrément des circonstances de sa mort ? Moira n’était pas dupe. La mort d’Olivier avait été présentée comme étant survenue sur le terrain, dans un instant héroïque, mais elle connaissait les réelles raisons de son départ. Elle se demandait quel était l’intérêt de présenter les faits sous un autre jour… Le faire passer pour un héros dans la mort ? Mais sa mémoire n’avait aucunement besoin de cela pour être honorée des Synnefos. Elle scruta le visage du nouveau patron, se demandant si elle pouvait lui poser cette question, mais quelque chose qu’elle ne pouvait s’expliquer l’en dissuada. Ce quelque chose pouvait se voir, sur le visage d’Alexander, mais Moira n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Ce qu’elle savait, c’était que cette chose était là, et que par conséquent elle passerait le sujet sous silence… pour l’instant.

Quoiqu’il en fût, elle n’aurait même pas pu poser la question si elle en avait décidé ainsi, puisqu’Alexander enchaîna sur un sujet auquel Moira ne s’était pas attendue : Stanley. Voilà qu’il lui en demandait des nouvelles. Moira souleva puis fronça légèrement les sourcils. Ce n’était pas qu’elle fût contrariée qu’il lui parlât de Stan, mais elle était plutôt étonnée. Il aurait donc eu une conversation à leur sujet en compagnie d’Olivier ? Voilà qui était bien surprenant. Pourquoi Olivier aurait-il été discuter de l’étroite mais étrange relation que Stanley et Moira entretenait, avec quelqu’un que Moira ne connaissait même pas à l’époque, alors qu’elle-même n’en distribuait d’informations qu’au compte gouttes ? ‘Un beau petit couple’, hein ? Magnifique en effet : les seules formes de conversations qu’ils avaient à ce jour s’en tenaient à bon nombre d’engueulades en alternance avec quelques parties de jambes en l’air en guise de trêve – et qui menaient invariablement à de nouvelles engueulades, aucun ne voulant reconnaître ce qu’il se passait réellement entre eux. Bref, les deux meilleurs amis étaient devenus les meilleurs ennemis, adeptes du bon vieux dogme du je t’aime moi non plus.

Donc, que pouvait-elle déduire de ces paroles ? Certainement pas qu’Olivier avait eu la langue trop pendue, quoiqu’il en fût. Ainsi, se pouvait-il qu’Alexander l’eut faite surveiller ? Moira ne savait trop quoi en penser, mais son bon fond lui dit que, si cela avait effectivement été le cas, cela devait avoir été par conscience professionnelle, pour savoir à qui il allait avoir à faire. Elle fit taire une petite voix qui disait, quelque part au fond d’elle ‘Oui, mais pourquoi il n’a alors pas cherché à te rencontrer et à faire connaissance directement avec toi ?’.

A se faire tant de réflexion, Moira affichait un petit air de concentration mêlé de rêverie. Alexander le remarqua, et lui en fit la remarque. Moira se reprit, et, souriante, répondit :

- Aucun problème, non. J’étais juste en train de… réfléchir à votre question. A propos de Stan… ley.


Pause, sourire.

- Il va bien.

Elle ne souhaitait pas élaborer. Elle n’était pas prête à discuter vie privée avec son nouveau patron, surtout si l’on partait du principe qu’il appelait les membres de la Synnefo ses ‘subordonnés’… Cela n’avait pas échappé à Moira, et elle avait quelque peu tiqué. Etait-elle comprise dans ces subordonnés ? Ne souhaitait-il pas poursuivre l’œuvre d’Olivier et donner un nouveau père à la Synnefo ?

*Que sera sera…*
songea-t-elle.

- Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous ? demanda-t-elle du tac au tac, bien décidée à ne pas s’attarder sur le sujet, et par la même occasion à prouver sa bonne volonté et sa motivation quant à sa mission.


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Alexander Grey
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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Mer 11 Nov - 22:08

« Oui, oui, il y a bien quelque chose que tu pourrais faire. Pour ce que j’en sais par le travail de mon prédécesseur, il a cherché à ajouter une figure féminine à l’organisation. Et bien moi je dis : il faut que cette figure soit plus qu’une femme! Il faut qu’elle soit perçue comme un idéal, un modèle à atteindre. Pas comme une mascotte, non, ce serait de mauvais goût. Mais comme une figure publique importante ça oui! »

Commença à expliquer Alexander d’un ton qui rappelait ces habiles vendeurs, excellents orateurs, capables de vendre des chaussures à une personne sans jambes… Manifestement, le boss de la Synnefo avait une idée derrière la tête pour un aspect de relations publiques et cela impliquait Moira. En fait, cela aurait pu impliquer n’importe quelle femme ayant occupé le poste de Moira mais moira étant actuellement occupante du dit poste… Elle serait donc « l’heureuse élue » du nouveau programme qu’était en train de mettre sur pied le nouveau boss de la Synnefo.

« Pour ce faire donc, il va falloir retoucher ton image! Oui, il est joli ton visage mais on pourrait l’améliorer. Te donner un teint plus bronzé, des cheveux longs et lisses, te gonfler un peu les lèvres, rendre tes dents encore plus blanches… Le classique remodelage de visage quoi. Oh et te donner plus de poitrine parce que disons qu’actuellement elle est plutôt modeste, une carrure plus attirante, plus athlétique, tu vois le genre, un tas de petites retouches pour faire de toi l’image par excellence de notre belle Synnefo! J’ai demandé à un expert de me faire une projection de ce à quoi tu ressembleras au final et le résultat est à couper le souffle! Attends que je te montre! »

Il fit afficher sur un écran mural la nouvelle Moira dont il était question et à par le sourire qui rappelait le modèle d’origine et la couleur des yeux, il n’y avait plus grand chose de la Moira de base… Et le coût total était à lui seul faramineux en termes de ressources monétaires mais cela ne semblait pas déranger outre mesure le boss de la Synnefo qui au contraire semblait plus qu’enchanté par cette idée… Son idée.

« C’est un beau cadeau que je t’offre non? Si tu savais le nombre de femmes dans cette ville qui tueraient pour pouvoir recevoir un tel traitement de faveur, tu en resterais sans voix. Ah et il y a autre chose que tu pourrais faire : stabiliser ta relation avec Stanley ou le larguer. Cela fait mauvaise presse : la mère de la Synnefo en conflit avec un membre quelconque de l’organisation. Enfin, je dis quelconque car c’est un membre de l’organisation plutôt moyen sans hauts faits ni exploits, cela fait jaser, les gens se demandent ce que t lui trouves, tu vois. Une personne dans ta position de pouvoir ne peut se permettre d’avoir son image ternie de la sorte. J’ai donc demandé à l’ordinateur de faire une liste de prétendants pour redorer ton blason, histoire de te faire voir plus que comme « la fille avec un beau sourire ». C’est fou, il y a un bon pourcentage de la Synnefo qui ignore qui tu es et tu es pourtant la seconde de l’organisation… »

Ce pourcentage en question se basait naturellement sur les membres de la Synnefo présents depuis la nomination de Moira… Mais ces comptes incluaient aussi ceux morts dans les heures suivant sa nomination officieuse par Olivier et l’annonce officiel en plus des derniers rentrés qui ne connaissaient probablement pas non plus le nom de leur nouveau boss. Autrement dit : des chiffres bruts, sans traitement, utilisés pour faire peur plus qu’autre chose… Mais Moira le savait-elle ça?
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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Jeu 12 Nov - 23:04

Lorsqu’Alexander expliqua que oui, Moira pouvait effectivement lui rendre un service, cette dernière se redressa et afficha un air et un sourire poliment intéressé. Mais alors qu’il lui faisait prendre connaissance de la teneur de ses attentes, le sourire de Moira s’effaça progressivement, et de même, la curiosité vint faire place, sur son visage, peu à peu à l’incrédulité et à l’aberration. Qu’étaient-ce donc que ces élucubrations ? Il ne pouvait pas être sérieux. Certainement, le côté blagueur qu’il avait affiché dès l’arrivée de Moira (‘HAHAHA! J’aime faire ce genre d’humour…’) devait toujours être d’actualité… Et alors qu’il évoquait le cas de Stanley, elle ne put s’empêcher de clairement tiquer. Lorsqu’il eut terminé, Moira resta silencieuse, ébaubie, durant quelques secondes, avant de lâcher avec un petit rire étouffé et incrédule :

- Vous… Vous plaisantez ?

Mais elle savait bien que, malheureusement, ce n’étais pas le cas… Elle ne pouvait vraiment s’expliquer comment elle pressentait ceci. C’était peut-être dans le ton de sa voix, son regard, son attitude… ou tout cela à la fois. Quoiqu’il en fût, elle ne le sentait plus aussi de façon aussi optimiste que lorsqu’elle était arrivée dans le bureau du boss. Ce bureau… Oliver l’avait occupé, elle y avait passé beaucoup de temps en sa compagnie. Mais à cet instant, tout ceci lui semblait bien loin. Elle aurait très bien pu, présentement, se retrouver dans une toute autre pièce, voire même un tout autre bâtiment… une toute autre société, une énième famille d’accueil. La Synnefo lui semblait soudainement étrangère. Elle ne pouvait se résoudre à croire ce sur quoi Alexander venait de terminer sa tirade. Moira, où qu’elle allât, se faisait saluer par les membres de la Synnefo qui reconnaissaient en elle leur jeune mère symbolique. Dire qu’elle fût aimée de tous aurait été un peu exagéré : on ne peut jamais plaire à tous, et il y avait tout de même quelques personnes qui ne l’appréciaient pas, et en retour, comme elle ne portait pas tout le monde dans son cœur. Ceux-là ne se donnaient pas la peine de relever le nez sur son passage. Mais de là à dire que beaucoup de gens ignoraient son existence… Certains, cela était imaginable, surtout de la part des nouveaux venus. Mais ‘un bon pourcentage’…

En très peu de temps, Moira avait bien changé d’inclination envers Alexander. Mais elle ne voulait pas porter de jugement trop hâtif. D’une part, parce que ce n’était pas son genre. D’autre part, parce qu’il s’agissait de son patron, et que s’il venait de lui montrer une facette du genre de personne qu’il était, elle n’avait pas intérêt à trop ouvrir ce que beaucoup appelaient sa grande gueule. Elle était peut-être jeune et quelque peu enflammée par moment, elle n’en était pas moins suffisamment mature pour savoir où se trouvaient ses intérêts. Elle prit une grande inspiration et répondit, affichant un sourire froid :

- Monsieur Grey, j’apprécie votre proposition… d’aide à mon amélioration. Mais j’estime avoir fait mes preuves, si ce n’est toute, au moins une majorité, au sein de la Synnefo, sinon je ne serais pas là. Ces preuves, je les ai faites sans artifices, et je compte bien continuer comme cela. Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis appréciée de tout le monde, ce serait prétentieux et utopique. Mais les gens qui m’apprécient, m’apprécient telle que je suis. Cela inclus bien entendu Stanley, dont vous semblez connaître tant de choses… Vous comprendrez que je tiens suffisamment à ces gens, mes collègues, mes amis, mes enfants, pour honorer la confiance et l’affection qu’ils éprouvent à mon égard en les assurant que la personne qu’ils apprécient restera toujours à leurs côtés.


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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Lun 16 Nov - 5:27

« Hum… C’est une façon de voir les choses en effet. Mais vois-tu Moira, il est peut-être temps de te faire part de mes projets pour cette organisation. Regarde Ataxia. Qu’y voit-on? Un monde plongé dans le chaos et dominé par des hommes d’affaires. Des hommes d’affaires qui tirent parti des trois grandes sociétés criminelles qui se sont imposée sur les masses. Et dans ces trois organisations, qu’avons-nous? Des voyous et des sauvages chez la Mavros. Une élite pompeuse mais professionnelle et disciplinée chez la Schya. La Synnefo? Un ensemble hétéroclite de personnes de toute extraction et aux multiples talent. Nous ne faisons pas suffisamment sérieux aux yeux du monde, cette société n’a pas une image de professionnel. Olivier Maxter lui-même l’avait dit dans un de ses discours, rappelles-toi… »

D’un geste vers l’équipement informatique derrière lui, Alexander intima l’ordre à son ordinateur de faire démarrer un enregistrement qui datait de loin, très loin dans le temps… Un des premiers si ce n’était pas Le premier discours de feu Olivier Maxter… C’était comme si son fantôme était revenu pour faire ce discours car pendant toute la durée de l’enregistrement, le temps semblait bien insignifiant et inexistant…

« État de la Synnefo par Olivier Maxter

Le fait que la Synnefo ne donne aucune formation et qu’elle ne recherche pas l’excellence est un atout précieux. La vie n’est pas une chose de beauté et d’harmonie comme le pense la Schya et n’est pas non plus un monde laid et chaotique comme le pense la Mavro. Notre fondateur avait comprit qu’il s’agit d’un subtil équilibre entre les deux d’où l’accessibilité de notre établissement à tous. Ce n’est pas la formation qui remporte une bataille. Ce n’est pas non plus l’excellence. Il s’agit du nombre. Le meilleur des tireurs d’élite ou le plus entraîné d’entre eux ne peut vaincre, par exemple, cinq tireurs qui ne sont «que» de niveau moyen. Car la croyance populaire mensongère que notre fondateur a implanté dans la tête des gens était la meilleure des protections pour notre corporation : «La Synefo n’a pas beaucoup de professionnels.», à cela il aurait fallu ajouter : «Par contre, elle a une pléthore d’éléments de niveau moyen.» Toutefois, cela aurait fait réagir nos ennemis qui auraient alors porté une attention accrue à notre organisation.

Qui se méfierait d’une bande de fêtards insouciants, sans formation ni expérience» comme nous qualifiait dernièrement les médias? Le secret d’une bonne organisation réside dans une technique que j’ai nommée (car elle ne portait pas de titre avant) «façade inoffensive». Se faire passer pour ce que nous ne sommes définitivement pas a pour seul effet négatif une réputation plus ou moins désagréable. Mais le résultat est tout simplement sans égal : comme tout bon piège, ce n’est que lorsqu’il sera trop tard que nos ennemis, et plus particulièrement le monde, se rendra compte de la puissance réelle de la Synnefo.

Nous serons alors les marionnettistes et les architectes du destin du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Olivier Maxter, chef de la Synnefo »


Moment de flottement, moment de pause. Si Alexander Grey était un manipulateur né, il savait que bien des gens étaient émotif… La seconde de la Synnefo inclus. Il décida de donner le coup de grâce, le discours qui avait fait d’olivier le boss le plus aimé de toute l’historie de la Synnefo… Peut-être même de toutes les sociétés criminelles confondues. Olivier Maxter avait été un excellent chef… Mais pas suffisamment ambitieux.

« La société devra être à la hauteur de notre entreprise. Je veux quelque chose de simple mais grandiose. Comme nous tous au fond! Imaginez la chute de la neige. Chaque flocon appartient au même élément, au même groupe donc. Mais tous ces flocons sont différents. Cela ne les empêche pas de se rassembler pour former de véritables merveilles! Vous êtes comme des flocons. Différents mais unis, oeuvrant pour le bien de notre organisation. Une belle grande famille où l'unité passe avant le profit ou l'argent! Ce que vous voyez là, ce n'est pas le centre d'un pouvoir mais bien un gigantesque engrenage qui ne tourne que parce que vous, fidèles membres de la Syneffo, vous le faites tourner. Un chef n'est rien sans alliés. »

Nouvelle pause et cette fois même Alexander Grey ne pu rester complètement insensible. Bon sang que cet homme là avait eu l’art du discours… Se raclant la gorge pour ramener la mère de la Synnefo à la réalité, il reprit la parole.

« Olivier nous a décrit ainsi en disant que nous devions avoir l’air d’une famille unie. Que c’est-ce que nous sommes. Il faut par conséquent que nous représentants aux médias, vous et moi donc, soyons dignes des figures d’autorité que nous sommes, tant de comportement que d’apparence, d’où ma proposition. »
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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Mar 17 Nov - 20:07

Ecouter les enregistrements des discours d’Olivier n’était pas une mince affaire pour Moira. Etrangement, cela avait quelque chose de froidement réconfortant. L’esprit de ses idéologies résonnait dans ce bureau qu’il avait autrefois occupé. Mais alors que le dernier enregistrement prenait fin, Moira pu voir ces idéologies se reflétaient curieusement sur le visage d’Alexander. Elles n’étaient plus qu’un écho des souhaits d’Olivier. Ah, comme, en passant d’une personne à l’autre, une chose peut prendre une toute autre direction qu’elle n’avait été imaginée pour. Alexander utilisait les idéaux d’Olivier pour servir les siens propres. Moira avait bien envie de lui décoller son poing dans la figure pour ternir ainsi l’héritage de l’ancien chef de la Synnefo. Mais elle n’était pas stupide. Elle savait qu’il était dans son intérêt de garder un profil aussi bas que possible. Elle était la seconde, ses responsabilités tenaient dans l’ombre du pouvoir de son chef, et même si cela n’avait pas été le cas avec Olivier, Moira avait toujours gardé les marques de son éducation au fond d’elle.

- Monsieur Grey, je suis consciente de vos ambitions, et qui serais-je pour vous empêcher de les mener à bien, après tout…

Il y avait à peine une touche d’ironie dans le ton de la jeune femme. Suffisamment pour que l’on puisse se poser la question, mais pas assez pour que l’on puisse le lui reprocher.

- Mais permettez-moi, je pense que vous oubliez un part de la fondamentale dimension humaine des idéaux que nous a laissés Monsieur Maxter. De plus, votre idée de promouvoir l’image Synnefo à travers les médias me semble contradictoire par rapport à ce que vous avez avancé plus tôt… Notre diversité, et notre réputation à ne pas être sérieux… L’élément de surprise, donc. N’est-ce pas là notre meilleure arme ?

Elle fit une petite pause, et son visage qui s’était très légèrement tendu s’éclaircit d’un sourire.

- Mais bien sûr, ceci n’est que mon interprétation personnelle, je peux me tromper.

*Ou pas…* songea-t-elle, y voyant dans son intérêt de ne pas partager ce qu’elle pensait réellement.

Elle posa ses coudes sur les accoudoirs du fauteuil et joignit les mains, paume contre paume, doigts tendus, dans une attitude de réflexion.

- Votre petite proposition de relookage, est, je l’avoue, franche mais quelque peu insultante… Je reconnais que mon style vestimentaire ne soit pas très formel.

Elle portait ce jour-là un jean délavé et un pull bleu ciel à col bateau qui laissait voir ses épaules nues et blanches, constellées de tâches de rousseur, sur lesquelles tombaient ses cheveux en une ribambelle de rebelles boucles auburn.

- Mais c’est ainsi que je me sens confortable,
continua-t-elle, d’un ton toujours extrêmement poli et calme. Le confort assurant un meilleur rendement de travail, voyez-y un avantage. Néanmoins, je conçois que pour les apparitions publiques, selon ce vers quoi vous souhaitiez pousser la Synnefo, un tailleur jupe Gucci ou autre serait plus… acceptable ? Mais devrais-je vous rappeler que c’est justement à cause de ce genre de choses que les Synnefo détestent particulièrement les Schya ? Je les vois difficilement, désormais, accepter cela de la part de leurs supérieurs.

Nouveau petit sourire.

- Mais encore une fois, je peux me tromper. Quoiqu’il en soit, devrions-nous trouver un compromis à cette histoire, ou avez-vous autre chose à me proposer ?

Brave petit Moira. En vérité, elle n’en menait pas large. Elle n’avait pas été habituée à ce genre de conversations. Elle était passée directement seconde sous la direction d’un homme simple et sympathique, qui ne l’avait jamais laissée se sentir inférieure, et qui lui avait toujours laissé le choix, bien qu’il eût toujours été là pour la guider à faire le bon. La confrontation n’était pas son fort, mais elle faisait de son mieux pour avoir l’air sûre d’elle. Elle était convaincue de ce qu’elle avançait, mais elle craignait de n’avoir pas le talent d’oratrice pour arriver à l’exprimer clairement.


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Alexander Grey
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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Mer 18 Nov - 4:38

Cette femme avait le don de l’énerver. Il faudrait s’en débarrasser. La bonne petite Moira était bien plus dangereuse qu’Alexander ne l’avait au départ suspecté. Elle tenait à la Synnefo de ce bouffon d’Olivier Maxter… Et cela ne la rendait que plus dangereuse. Les idéaux de cet idéaliste devaient être détruits et remplacés par les siens… autrement, il se retrouverait probablement avec un schisme sur les bras… Patience, le temps viendrait où il pourrait s’en débarrasser sans trop de risque… Une idée germa dans sa tête… Et il décida de la mettre en pratique, réprimant difficilement un sourire mauvais. Il ne fallait pas trop dire ou trop faire trop tôt…

« Dis moi Moira…Tu sais sans doute que ton poste au sein de cette organisation te forcera… Non, ce serait trop gros comme terme. T’amèneras à travailler près de moi. Très près de moi… Nous finirons par développer des liens grâce à cette proximité… Dans quelle mesure es-tu dévoué à ton patron dis moi? Sur le papier, nous sommes tous dévoués à la Synnefo. Dans les faits, nos allégeances peuvent varier. Alors je te le redemande : où se situe ta vraie dévotion? Je pourrais demander à l’ordinateur directement mais ce serait tricher, en un sens, gâcher le plaisir de l’entendre de ta bouche… Ce sera bien plus agréable, j’en suis convaincu… »

Elle disait à La Synnefo et Alexander s’assurerait que tous les faits et gestes de Moira soient épiés, même dans l’intimité d’une chambre à coucher. Elle disait à son chef et il commencerait à opérer un rapprochement avec attouchements et tout pour la pousser à révéler son jeu ou alors voir jusqu’où elle jouerait le sien. Elle refusait de répondre et la surveillance reviendrait au programme. La belle question piège, toutes les réponses lui attireraient des ennuis, à plus ou moins brève échéance… Et dans le même temps, il s’évitait de répondre à la question de Moira. Un compromis? Jamais. Il utiliserait quelqu’un d’autre comme figure publique. Elle refusait de donner un double visage à la Synnefo : des chefs disciplinés et professionnels supervisant une horde chaotique contrôlée… Tout était une question d’image, de prestige et de gloire personnelle… au final, la mise en place d’un mythe, le mythe du grand Alexander Grey…

« Ah et j’ajoute que si tu ne veux pas faire partie du visage publique de la Synnefo, je m’arrangerai. Tu as vu ma secrétaire? Oui, tu as dû la voir… Elle sera parfaite pour prendre le rôle que tu refuse pour rester ce que tu es. Bien plus facile à présenter, aucune retouche à faire, elle attirera les caméras et le regard comme je le désire et écartera l’attention de nos petits protégés… J’ai de grands projets pour eux, de très grands projets… De quoi leur donner leur place, une place dominante sur l’échiquier criminel… Après tout, je ne vois pas pourquoi on ne reconnaîtrait pas nos éléments comme équivalents voire meilleurs face à nos homologues. Ah et ton allégeance j’espère ne sera pas influencée par des allégeances familiales n’est-ce pas? Ton nom de famille se retrouve également chez nos collègues de la Schya… Imprudent de la part de mon prédécesseur d’avoir fait son numéro 2 une personne avec de la parenté dans les autres camps… Rien de bien rassurant et extrêmement négatif pour notre image… »

Façon subtile de dire que s’il connaissait ce détail, il pourrait l’utiliser si besoin était dans la propagande qu’il servait aux membres de la Synnefo…Olivier l’avait aidé sur ce coup là en recensant les gens qu’il avait rencontré de son vivant…
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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Ven 20 Nov - 20:51

Moira sentait, un peu plus à chaque mot que prononçait Alexander, un étau se refermer sur elle, et en parallèle le stress monter en elle. Mais elle ne devait pas se démonter, elle le savait au fond d’elle. Une lourde responsabilité pesait sur ses épaules, et elle se devait de se montrer à la hauteur. C’est pourquoi elle écouta les déclarations de son chef d’un air certes impassible, mais où elle laissait volontairement un brin de contrariété percer, de façon à peine notable. Et ce faisant, elle se posait mille questions sur l’avenir de la Synnefo, et sur son propre avenir bien entendu, les deux lui semblant menacés… Cela pouvait certes passer pour un jugement hâtif, cela faisant à peine une demie heure que Moira et Alexander discutaient. Mais n’importe quelle imbécile aurait eu les mêmes inquiétudes face à un homme qui présentait un visage aussi houleux.

Etait-ce sa seule imagination, ou bien son questionnement sur son allégeance était tout simplement déplacé ? Quand à sa suggestion de la remplacer par sa secrétaire, elle était plutôt vague. Qu’entendait-il exactement par là ? La virer – au mieux – et donner le poste de seconde à sa secrétaire, ou bien uniquement s’en servir comme d’une doublure ? Moira ne savait même pas laquelle des deux solutions était la pire… Mais elle n’eut pas le temps de se poser plus longtemps de questions : Alexander avait terminé, et attendait la réponse, ou plutôt les réponses, de Moira. Cette dernière réenclencha son sourire poli et y ajoutant une rallonge de froideur, avant de se lancer dans sa tirade de réponses, qu’elle décida de donner dans le sens inverse du questionnement.

- Je vois, et je comprends vos… préoccupations.

Elle avait lâché ce dernier mot avec un très léger ton d’ironie, encore une fois à peine relevable histoire qu’on ne puisse lui faire de reproche, mais suffisant pour que l’on puisse se poser la question, et ce fut sur le même ton qu’elle continua :

- Mais tout de même, cela m’étonne que vous, un homme de votre prestance et manifestement si bien renseigné sur ses
subordonnés, ne connaissiez pas mes inclinations quant à ceux qui portent le même nom que moi. Pour faire clair, s’il y a bien une chose à changer que j’accepterais, ce serait mon nom de famille, mais je crois qu’il est déjà trop tard pour cela. Néanmoins, je pense avoir, comme je vous le disais plus tôt, fait suffisamment mes preuves au sein de la Synnefo pour qu’on ne puisse douter de moi quant à cette histoire de nom de famille. Car ce nom, tout ce qu’il a de familial, justement, c’est le nom. Des liens, aucun.

Elle observa une pause, regardant distraitement autour d’elle, histoire de ne pas avoir l’air de scruter insolemment Alexander, puis reposa son regard sur lui, et reprit, toujours avec ce sourire d’une politesse discrètement ironique :

- Quant à votre idée de me… remplacer par votre secrétaire, je la trouve plutôt intéressante. Si, si ! Bon, ce serait certes déstabilisant pour mes… pardon, nos enfants. Mais ce serait pour le bien de la Synnefo. En effet, si quelqu’un cherche à nuire au pouvoir de la Synnefo et décide de s’attaquer à la figure de la seconde, je serais en sécurité, et je pourrais continuer à prendre soin de mes… de nos enfants.

Une nouvelle pause, cette fois-ci gardant son regard planté dans celui d’Alexander.

- D’ailleurs, vous devriez même vous en trouver une, de doublure, histoire de pousser la démarche jusqu’au bout.


Encore une pause, durant laquelle elle brossa du plat de la main une poussière imaginaire sur son pull bleu ciel, avant de reprendre :

- Quand à votre première question, et bien voici ma réponse.

Elle posa les mains à plat sur les accoudoirs du fauteuil et se pencha un peu en avant, fixant Alexander, toute trace de sourire désormais disparue de sa physionomie :

- Ma vraie dévotion va à mon boss… tant que la sienne aille à la Synnefo, et à elle-seule.


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Alexander Grey
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MessageSujet: Re: Qu'il est bon d'être le boss... (PV Moira)   Lun 23 Nov - 6:55

« L’ordinateur ne m’aurait pas choisit moi si mon allégeance avait été ailleurs qu’à la Synnefo. Cela aussi tu devrais le savoir si tu es si près de tes enfants et de ta maison… Et je pourrais connaître ton dossier par cœur, Moira, il n’y a rien de mieux que d’entendre une réponse de la bouche de quelqu’un. Si un jour tu me succèdes ou que tu assures des fonctions intérimaires, tu comprendras cet état de fait. Maintenant, en ce qui a trait à la question des doublures, moi je n’ai pas peur de passer sous le scalpel pour changer ou améliorer mon image. Je n’ai donc pas besoin d’une doublure pour la couverture médiatique. La Synnefo a un visage changeant comme les membres la composant et donc que je change quelques aspects de mon apparence ne dérangera en rien. Si toi tu mises sur la stabilité et la tradition, je base mon approche sur le risque calculé et le changement. Nous nous complétons, en fait… »

Il se garda bien d’ajouter que les vieux trucs finissaient aux ordures et qu’il avait l’envie bien présente de disposer pour de bon de la jeune femme pour laisser la place à une nouvelle ère pour la Synnefo mais c’eut été agir trop tôt et de façon inconsidéré. Il fallait attendre, espionner, écouter, observer, planifier… Des choses qu’Alexander haïssaient mais qui hélas étaient nécessaires… Quand on veut quelque chose, il faut consentir aux sacrifices venant avec après tout…

« As-tu déjà regardé avec attention la composition de la Synnefo? Nous avons des déserteurs de la Mavros et de la Schya, des gens de tout talent et de toute extraction… Tu comprends donc aisément que contrairement à nos concurrents d’aujourd’hui mais partenaires de demain, le contrôle doit être beaucoup plus strict. Accepter est une chose, conserver une autre. Pouvons-nous vraiment prendre des risques surtout avec cette espèce de force inconnue qui nous cause du tort, le service de police d’Ataxia revitalisé par une seule femme et les diverses menaces qui nous guettent? Sans tomber dans la paranoïa, la vigilance est de mise. Il est loin le temps jadis où tout tournait entre les trois grandes sociétés. Olivier Maxter lui-même l’avait anticipé d’où la décision de proposer une alliance à nos rivaux… En fait étant moi-même un ex des services secrets d’Ataxia, je devrais m’Auto vérifier pour m’assurer de bien représenter et servir les mes intérêts. Enfin… Nos intérêts. Ceux de la Synnefo. Enfin, tu comprends le principe, non? »

Si Moira voulait s’amuser à faire passer des remarques subtiles, il le pouvait aussi. Dans les faits, Alexander servait son propre agenda. Cela par contre, on ne pourrait et il fallait mettre l’emphase sur pourrait que le supposer sans pouvoir le prouver. Contrairement à bien des manipulateurs, il n’y avait aucune trace physique dans le genre document qui puisse l’incriminer. Il était si facile de nos jours de se faire voler des choses et de les voir employées contre soi… Et Alexander n’était pas homme à faire des erreurs de débutant. C’était une des raisons pourquoi l’ordinateur de la Synnefo l’avait choisit lui… Il avait le potentiel de faire des changements et des changements radicaux si nécessaire… Une prérogative qui aurait fait hésiter son prédécesseur.

« Ceci dit… Je voudrais te faire part d’une idée. Une grande soirée inter société pour promouvoir la bonne foi de la Synnefo. Pour célébrer mon entrée en fonction et le possible début d’une nouvelle ère, c’est franchement intéressant tu ne crois pas? C’est juste une idée pour le moment mais je la crois digne d’être creusée… »
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