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 Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]

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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 17 Déc - 21:20

Nourrir le corps, nourrir l’esprit… Voilà deux notions fort importantes pour l’être humain et ce quelle que soit ses priorités. Dans l’actuelle situation entre le médecin débauché et l’espionne, il s’avéra que les deux se faisaient en même temps puisqu’il y avait matière à réflexion dans les actes de la belle. Pour sa part, Meric Tarant n’était pas spécialement friand de ce genre de fantaisie, les trouvant plus ennuyantes et irritantes qu’autre chose mais bon, il ne pouvait pas non plus se montrer aussi intransigeant sans risquer de créer un conflit. Il devait faire montre de tolérance et de bon vouloir s’il voulait éviter de fragiliser la relation qui les unissait l’un à l’autre… Il aurait été peu sage et très mal avisé de donner suite à une telle logique et il aurait été plus hasardeux encore de rejeter en bloc ce que la débauchée faisait. Non, il fallait trouver le sens de la chose, les motivations profonde et peut-être même le symbolisme bien que ce ne soit pas le fort de la tigresse. Cela tombait dans le registre de la poétesse qui présentement était absente. D’un autre côté, le médecin débauché avait-il vraiment de se poser constamment des questions et de chercher à comprendre le sens de chaque geste? Bien sûr que non, c’était la marque de commerce de cet autre médecin, plus professionnel et certainement plus posé avec qui il partageait ce corps. Il était plus homme d’action que son homologue plus respectable, au diable la logique donc! Pourquoi se casser la tête avec des broutille? La débauchée avait agit, elle avait agit point. Il pouvait désapprouver ses méthodes mais hors de question de se casser la tête davantage. Ce n’était pas le moment.

Chose certaine, il fallait se débarrasser de l’irritant et ce fut donc au tour du débauché de se lever, une fois l’embrassade terminée, et de poser sur la table de chevet le plateau et son contenu. S’éclipsant ensuite, il passa par la salle de bain pour nettoyer les traces de chocolat qu’il restait sur lui avant de ramasser quelque chose dans la cuisine, à savoir, un petit bac rempli de glace, de cubes de glace pour être exact. Les cubes en questions avaient diverses formes et ce n’était pas par les fruits d’une simple coïncidence, loin de là. Il y avait un thème derrière la chose et la belle espionne ne tarderait pas à le découvrir quand il revint avec la chose dans la chambre. Posant le bac en tête de lit, il invita la débauchée à se coucher sur le dos et à rester parfaitement immobile. Aussi bête que cela puisse paraître, il fallait avoir une totale confiance en son partenaire pour faire montre d’un tel contrôle musculaire… Et la débauchée ne bougea pas d’un poil ou tout du moins jusqu’à ce qu’il pose le premier cube de glace sur sa peau nue : un cœur.


« Le cœur. Il symbolise notre amour ardent. Pour toi par contre il faut plus qu’un cœur pour montrer à quel point je tiens à toi. »

Il mit un premier cœur de glace dans la bouche de l’espionne suivit d’un second et d’un troisième. Il ne voulait pas l’étouffer après tout, juste partir le bal… Et il savait que sa belle, dès que l’excitation commençait à courir dans ses veines, devenait plus brûlante qu’un volcan. En fait, elle devenait un volcan de désir… Et c’était une bonne chose que le ténébreux médecin soit en mesure d’y survivre et de ne pas s’y brûler. Et puis du reste, il connaissait bien les limites de sa belle et trois malheureux glaçons seraient bien peu de choses pour la bouche surentrainée de la reine de la luxure. Ceci dit, il valait mieux éviter les risques inutiles et jouer intelligemment, une carte prédominante dans l’arsenal de Meric Tarant qui même dans le plus pur des délices gardait suffisamment sa tête pour rester vrai et conforme à lui-même. L’abandon était une chose et l’authenticité une autre tout aussi importante : si on devenait autre chose que soi, s’était se travestir et se prostituer… Enfin bon, toujours était-il qu’il savait par expertise que la glace fondrait bien vite et que cela ne ferait qu’exciter davantage les ardeurs de sa belle qui voudrait voir la suite du jeu. Logique, après tout, considérant que c’était là le but de la chose… Une fois la glace fondue, il prit du bac de nouvelles formes : des étoiles cette fois. Il en prit deux qu’il posa sur chacune des extrémités de ses monts féminins avant d’en prendre une autre, de lui faire un clin d’œil et d’aller la poser non pas devant son antre du plaisir mais dans son antre du plaisir, après un clin d’œil plein de malice.

« Les étoiles. Elles symbolisent tout l’éclat dont tu irradies et de la magnificence qui est tienne dans la maîtrise de ton péché soit la luxure. »

Il fallait bien le reconnaître, Meric Tarrant savait y faire quand il s’agissait de jouer tant avec les sentiments que les sensations. À moins d’être d’une mauvaise foi sans nom, la débauchée n’aurait d’autre choix que de reconnaître que le débauché était tout un personnage et que les chances de trouver meilleur que lui étaient somme toute considérée de zéro. Elle avait mit la main sur le gros lot, la tigresse avait trouvé la meilleure des proies, la déesse son plus dévoué fidèle et la débauchée un être aussi corrompu qu’elle. Il arrivait toujours avec des idées nouvelles, des plans toujours plus riches en émotions et avec des résultats toujours plus impressionnants… Tant Martin qu’Elizabeth, même s’ils désapprouvaient les actes de leur contrepartie, devaient reconnaître qu’il y avait pratiquement une forme d’art dans ces extrêmes de luxure et de débauche, un quelque chose de difficile à définir mais qui jamais ne relevait du hasard… Le professionnalisme de ceux deux là s’était en quelque sorte perverti pour servir les intérêts de leur noire essence respective… Ce qui en disait long sur l’efficacité de ces deux membres de la Schya dans la vie de tous les jours soit en dehors de l’intimité.

Dans les minutes qui suivirent, bien des formes furent utilisées, toutes avec une symbolique particulière. On aurait pratiquement croire que le débauché avait planifié les choses à l’avance… Mais il n’en était rien. Il avait agit sous l’impulsion du moment avec du matériel qu’il avait préparé certes mais pas pour ce but, initialement. Les coïncidences, ces imprévisibles surprises de la vie, faisaient si bien les choses et ce aux moments les plus propices… C’était un moment que la débauchée n’était pas prêt d’oublier, gravé dans cette chair corrompue qui en redemanderait encore et toujours devant l’éternel… Car elle était ainsi faite et le débauché savait quoi faire et quoi offrir pour combler ce désir toujours ardent et qui jamais ne s’éteignait qui était partie intégrante de la débauchée… Oui, il fallait jeter les bonnes huiles sur le feu pour le faire grandir sans le rendre dangereux et mortel… Et c’était justement ce qu’il faisait de mieux dans cette relation à tout le moins passionnée. Il y avait au moins une cinquantaine de glaçon dans le bac au début de ce petit jeu. À la fin, il ne resta plus qu’un mince filet d’eau résultant de la glace qui avait légèrement fondue avant d’être employée dans un jeu placé sous le signe de la luxure et de la débauche… Que la chose était intoxicante, demandant un abandon toujours plus grand et une imagination toujours plus débordante pour titiller les sens dans leurs retranchements les plus extrêmes… Et ce n’était pas demain la veille que ou un ou l’autre s’en passerait pour autre chose. Qu’il était bon de savoir succomber au mal pour en faire un bien…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 19 Déc - 5:53

Son corps avait subi toute une avalanche de frissons. Un froid qui lui serrait la tête, mais qui la faisait sourire de jubilation. Tout au long de l’opération, elle ferma ses paupières; chaque glaçon pesait 10 livres chacun dès que Meric en posait un sur sa chair sensible. Elle gémissait timidement chaque fois qu’un amas d’eau glacé prenait place sur sa peau jusqu’à ce qu’il redevienne à sa constitution première, à savoir liquide. Dès lors, chaque larme de glace longeait ses traits et tombait avec une lourdeur légère sur les draps. Son corps frémissait sous le froid tranchant de chaque glaçon, mais son intérieur brûlait si ardemment comme un brasier dansant dans une cheminée ou mieux, l’enfer lui-même. Et la voix lointaine de Meric qui lui parvenait aux oreilles après un long voyage à travers ses lobes, elle était si emplie d’une mélodie berçante, qui avait un effet très calmant. Chaque symbolique décrite était reçue par elle comme un baume sur son coeur, cet organe devenant surcouché de symboles. Chaque forme signifiait quelque chose de précis qui, malgré l’impulsivité de la bête de sexe, enchantait la Tigresse d’une quelconque façon. Le temps semblait ralentir considérablement, mais étant en transe, ce temps passa si vite dans l’esprit de l’espionne qui ouvrit brusquement les yeux dès qu’elle sentit que le dernier glaçon avait rendu l’âme. Dès lors, elle se raidit comme si une barre de fer lui avait traversé la colonne et les jambes, et elle se jeta sur son médecin débauché. Elle l’enflamma et l’enivra de l’un de ses baisers capricieux, mais ambitieux, avec ce goût fougue qui lui était propre. Un curieux mariage qui devenait une véritable drogue malgré que pour certains, cet acharnement de langue pouvait en effrayer plus d’une, ou bien en tordre une, ou encore devenir désagréable sous toute cette impulsion. Mais pour Meric, il savait s’adapter à cette langue agile et vive comme l’éclair qui tournoyait à une vitesse ahurissante. Un peu plus et elle lui croquait la bouche en entier pour la sortir de son trou. Elle plaquait sa tête contre la sienne avec ses mains avec une telle force qui fallait se débattre pendant plusieurs minutes pour se défaire de cette étreinte. C’était brutal comme baiser, mais étonnement... savoureux.

Toute cette détermination concentrée dans sa cavité buccale donnait l’impression qu’elle souhaitait plonger sa tête dans sa bouche. Chaque coup de langue y allait en profondeur. Elle compressa sa poitrine contre son torse au point d’en avait mal, mais elle repoussa l’envie d’exprimer cette douleur qui, ma foi, en valait la peine. La maison serait en train d’être enlevée par une tornade qu’ils resteraient de marbre et affairés à leur baiser voluptueux.

Toujours est-il, qu’à bout de souffle, ils séparèrent leur bouche à contre coeur. Tenant sa tête entre ses paumes, Elizabeth observa les yeux de son amant un moment sans se soucier de lui rendre le sourire amusé qu’il lui adressait. Son souffle se mêlait à celui de Meric et sentir la chaleur qui s’en dégageait éveillait de l’excitation chez elle. Elle dévisagea sa bouche, son nez, ses sourcils, ses yeux, bref, son visage dans ses moindres détails comme la première fois. Elle détaillait chaque trait comme pour imprimer son portrait dans sa boîte crânienne et l’avoir dans un cadre comme l’un de ceux que l’on retrouve d’ordinaire sur une table de chevet. Se réveiller avec son visage et s’endormir sous son regard. Tout cela pouvait paraître tendre d’un premier avis, mais du deuxième, il fallait savoir qu’elle reprenait son souffle pour enchaîner la suite des événements qu’elle avait planifiés en une fraction de seconde. L’esprit aussi rapide que la lumière, l’espionne savait quoi faire pour stimuler à la fois son propre plaisir, mais également celui de son partenaire. De ce fait, sans même lui dire quoi que ce soit, elle lui indiqua de s’asseoir sur le bord du lit. Aussitôt qu’il s’exécuta, elle ne lui laissa pas le temps de jeter un regard sur elle. Elle l’enfourcha par son antre et avec son arme bien dressé préalablement. En conservant un contact visuel, se fut à son tour d’étirer des traits amusés sur son visage d’où émanait cette férocité et cette vigueur érotique. Elle s’étira vers le haut, permettant presque à la pointe de l’arme de respirer, mais cet espoir était rapidement étouffé lorsqu’elle retombait sur lui, en tentant de retomber le plus profondément possible pour faire éprouver de vives sensations tant recherchées. De même qu’elle variait sa manoeuvre en ondulant son corps avec une habilité digne des danseuses de baladi. Certes, cette jeune femme à la chevelure dense et ébène n’avait rien à leur envier. Elle dansait parfaitement la danse du sexe.

Au bout d’un moment, elle lui adressa un sourire qui scintilla sous la lumière, comme une lame qui reçoit un raie de luminosité. Sans même le prévenir, elle le fit basculer sur le lit de sorte qu’il tomba à la renverse pour s’allonger sur le dos. Tel un chat, elle marcha jusqu’à lui à quatre pattes en allant retrouver sa bouche. Puis, elle s'agenouilla - ses genoux se trouvant sur le lit - et se renversa quelque peu vers l'arrière. Emboîtés, la jeune femme décrivit des courbes et des ondulations avec son corps sculpté au couteau d’un sculpteur grec. Et elle exprima sans gêne son plaisir. Parfois, elle revenait vers le visage de Meric afin de connecter leurs lèvres si brûlantes ensemble et les fusionner également, ensuite, elle se basculait doucement vers l'arrière tout en poursuivant sa manoeuvre habile.

La pratique dura... on ne sait pas pendant combien de temps. Néanmoins, la déesse éprouva pour la première fois des signes de fatigue. Après la rapidité et vigueur qu’ils venaient de connaître, ils retombèrent côte à côte, allongés sur le lit, leur poitrine respective illustrant leur souffle rapide et haletant. Il lui avait martelé l’antre de son corps féminin avec tant de détermination qu’il pompait comme un coeur. Une étrange sensation pas du tout désagréable heureusement. Elle sourit en repensant à toute cette jouissance éprouvée en compagnie de l’explorateur le plus digne qui soit de profiter de sa trouvaille. Elle voulait un verre d’eau, mais sa tentative pour se lever et se diriger vers la salle de bain fut un échec : elle s’affala à nouveau sur le matelas et rit de son pathétisme. Elle se tourna ensuite vers Meric, qui reprenait tranquillement son souffle. Elle se colla contre lui et promena des doigts légers et magouilleurs sur son torse. Elle se mordit la lèvre inférieure à la vue de ses muscles saillants et reluisants de toute cette sueur qui lui trempait la chair. Manifestement, il était le seul qui pouvait suivre cette reine la luxure jusqu’au bout et même plus loin : il la poussait à se dépasser et à se surpasser dans ses capacités, même si, à certains moments, il s’était avoué vaincu par la puissance de son amante. Elle s’approcha de son oreille afin de lui susurrer quelques mots pendant qu’il reprenait un rythme respiratoire normal.

« Je voyage à travers l’espace lorsque tu te fusionnes à moi. Il n’y a que toi, moi et notre détermination à jouir. Tu me dévores du regard, tu goûtes à ma chair et je m’extasie devant ta langue agile et des caresses glorifiantes. Et moi, je me meurs de scruter ta nudité, ta musculature qui me fait rêver et tes perles de sueur qui me sert de colle pour rester scotchée à toi. Tu es mon étalon dont je raffole de chevaucher. Tu es un excellent destrier qui plus est, déclara-t-elle en lui décochant un clin d’oeil suivi d’un baiser. »

Puis, elle lui tâta un sein qu’elle pétrit dans sa main avec une douce ardeur.

« Je te regarde et j’ai déjà des bouffées de chaleur. Qu’un pompier vient éteindre ce brasier qui me brûle ! »

Elizabeth, la débauchée, sourit avant de s’emparer une nouvelle fois des lèvres de Meric. Elle le sentait qui lui caressait la peau et elle ressentait ses propres cheveux se raidir sous ce stimulant contact. Elle tortilla ses jambes devant tout cet extase qu’il lui faisait éprouver. Visiblement, il savait manipuler la Tigresse comme personne d’autre auparavant et il savait pertinemment qui la faisait languir en l’effleurant de cette façon. Après tout, il y prenait un vilain plaisir à jouer avec son hypersensibilité dermique qui la faisait grimper au rideau dans les plus brefs délais. Un vrai petit rusé, ce Meric...
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mar 29 Déc - 19:01

« Pourquoi éteindre un brasier dont la puissance est bénéfique? La stupidité n’est pas partie intégrante de ma personne et par conséquent je refuse de me livrer à un tel acte. Non en fait, ce serait couper court à un puissant moteur qui t’es par ailleurs fort utile. Ce serait come tuer la muse d’un artiste, c’est aussi inconcevable qu’inadmissible. Qui plus était, si je poursuis une rapide analyse, le feu est aussi dangereux que bénéfique. Il faut simplement savoir utiliser le côté le plus propice à la présente situation… Tu ne crois pas? La tigresse enflammée devenue frigide? Ce serait le comble du mauvais goût. En fait, à ce juste titre, je pense que je serais d’un piètre secours en agissant en être froid et cruel cherchant à museler ce que tu es et ce qui te motive, ce qui te fais avancer. Point n’est besoin d’être un génie pour savoir, pour comprendre, qu’agir ainsi serait comme arrêter un réacteur nucléaire de façon fort peu sécuritaire. Ce serait courir à la catastrophe. Bien que moins porté sur l’éthique et le protocole que ma contrepartie plus… Professionnelle et moralement mieux inclinée, dirons-nous, je ne suis pas non plus sans cœur de façon constante. Seulement quand il le faut, il va de soi.

Ce qui nous laisse avec l’option de laisser le brasier continuer son travail, évidemment. Une option plus axée sur la destruction que la restauration mais dans les circonstances actuelles, je pense qu’il s’agit de la solution la plus sage, pour un peu que la sagesse en tant que critères et basée sur des paramètres plus ou moins définis soit applicable. Personnellement, je pense qu’il n’existe aucun critère fiable. Tout n’est que question de subjectivité ici bas. De fait, la simple notion d’évaluation qualitative devient du ressort du ridicule et toute perspective plus quantitative renvoie à cette question : que cherche t’on à mesurer et en quelle unité? Dans le cas actuel, celui qui nous intéresse, ce n’est pas tant d’évaluer des dommages potentiels je dirais mais bien de savoir ce que tu peux encore endurer. Tu me connais bien et me sais fin observateur et tu te doutes bien que je n’ai pas manqué de remarquer ton présent état : tu es épuisée ou tout du moins bien plus proches de limites que tu ne semblais pas te suspecter que d’ordinaire. Si j’avais à poser un pronostic rapide, je dirais que tu peux encore en prendre mais cependant, à savoir si tu te contenterais de moins, de cela je doute énormément. Dans le même ordre d’idée, cesser nos activités me semble également à proscrire : Fait de façon trop brusque, cela ne pourra apporter que son lot d’ennuis additionnels, chose qu’évidemment nous cherchons à éviter, n’est-ce pas? Le moins de complications il y a, le mieux les choses sont…

Ce qui nous amène à la conclusion logique, pour un peu que cela soit dit sans sarcasme. La procédure à suivre serait donc d’y aller graduellement… Mais il y aurait alors implication d’une durée de temps probablement plus grande que ce que tu peux encore supporter dans ton état actuel. Forcer la note est exclu d’office, nous ne voudrions pas qu’il t’arrive un accident, n’est-ce pas? Ce qui fini par forcer à l’improvisation et… Qui dit improvisation implique systématiquement une prise de risque, rien de moins et cela sous entend en soi une moins grande importance, un axe plus mineur au regard de la sécurité… Ta sécurité en l’occurrence. Je ne dirais pas que tu es moins solide que moi… Simplement que comme tu es plus réceptive, dirons-nous, tu ressens plus, éprouve plus et manifeste davantage, quels que soient les risques venant avec, pour faire un résumé rapide de la chose, sans entrer dans les détails et les éléments plus techniques. Hypersensible, voilà le terme que j’ai dû utiliser au moins une fois, si ce n’est pas de voix par pensée au minimum des minimum. Qui implique hyper dans une perspective le maintient en toute logique pour une autre réaction, fort probablement d’un registre similaire ou diamétralement opposé selon le cas, tu ne crois pas?

Vient alors la délicate question du que faire, quoi faire et comment le faire. Autrement dit, déterminer le cours que les choses vont devoir suivre. Chose à ne pas prendre à la légère et encore moins à négliger. En tant qu’expert médical, aussi corrompu que je puisse être, la normalité voudrait que ce soit moi qui prenne la décision et qui définisse ce qui suivra. Cependant, comme tout bon corrompu qui se respecte, ce n’est pas tant ce que par exemple le serment d’Hippocrate me dictera de faire que je suivrai mais la règle universelle du dis moi ce que tu veux et je m’arrangerai pour le faire. Les exemples ne manquent pas : comptables véreux qui cachent de gigantesques sommes au ministère du revenu, policiers qui ferment les yeux sur des transactions de drogues, chirurgiens plastiques qui font des opérations excessivement dangereuses pour les lubies de quelques patientes fortunées… Dans mon cas c’est davantage dans le registre du fais toi plaisir, étant donné que tu te connais mieux que moi, il va de soi… Encore que mon expertise me permette de poser des estimations on ne peut plus précise comme tu as eu la chance de le constater par toi-même. Il est, reconnaissons le, plutôt rare que je me trompe en ce domaine et à ce sujet spécifique. Affirmer le contraire serait te mentir jusque dans ta propre chair qui elle je suis sûr te dirais bien le contraire dans un tel cas.

Décisions, décisions, décisions… Les antagonistes de toute personne portée sur l’instinct. Les ennemies jurées de tout ceux qui préfèrent et de loin se fier à ce qu’ils voient que ce qu’ils en pensent. Et pourtant, pourtant, elles sont inévitables. Je sais que tu as encore de l’énergie en toi et que ton esprit n’est pas embrumé au point de t’empêcher de prendre une décision. Je constate d’ailleurs, par quelques contacts posés dans le but de voir si tu réagis encore, que ton corps peut encore en prendre dans une certaine mesure. Ce qui nous ramène au postulat de base qui se trouve à être le que fait-on. Je te dirais bien ce que je pense moi en tant que médecin mais cela me forcerais à te dire ce que je pense en tant qu’amant. Je pourrais te dire ce que j’observe mais encore là ce serait faire fi des ressources cachées qui sommeillent en toi. Il y a tant de choses que je pourrais affirmer qui exigeraient que leur contrepartie soit également révélée… Et puis du reste ce n’est pas au prêtre de dire quoi faire à la déesse : c’est à la déesse de dire quoi faire au prêtre. Pour ce que j’en sais, tu es la déesse et moi le prêtre. Tant que tu ne sauras accepter de savoir te soumettre par moment, nous en resterons dans la même logique, éternellement. Car s’il y a bien un unique reproche que je puisse te faire c’est celui là : tu refuses, même pour les besoins de la cause, d’accepter de prendre un rôle de seconde zone. N’oublie jamais ceci par contre : moi, je l’ai fait pour toi. Si un jour tu veux vraiment ne pas avoir à prendre la décision finale, celle qui peut décevoir ou blesser, il faudra que tu acceptes toi aussi d’être la prêtresse de ton dieu. Nous devons tout deux régner en fort, en faible et en égal : le manque de nuance tue bien vite même les relations les plus passionnées.

Mon mot de la fin, si on peut appeler la chose ainsi? La balle est dans ton camp et la décision que tu vas prendre diffère de celle que tu as jadis prit avec tes compagnons d’un soir : notre relation est durable, elle n’est pas jetable comme les autres. La logique, la dynamique et la structure sont autant d’éléments distincts dont tu dois prendre compte. Voyons voir si au final tu feras preuve non pas d’humilité mais bien de sagesse… »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 6 Jan - 1:19

La Tigresse posa un regard suspicieux, mais néanmoins inquisiteur. Bon, il l’avait dit lui-même que le dernier mot lui revenait, mais s’attendait-il à ce qu’elle lise l’étincelle présente dans ses pupilles qui seraient le manifeste de sa volonté ? Elle-même la scruta longuement pour finalement, n’en soustraire aucune information valable qui aurait pu l’aider. Et puis, à quoi bon ?! Elle était une Reine de la luxure, elle pouvait très bien trouver réponse à toute question, tout comme toute solution à tout problème. Mesquine et enjôleuse invétérée, elle retroussa ses coins buccaux, esquissa un sourire voluptueux tout en conservant un contact visuel qui fait fondre n’importe quelle barrière de glace qui pouvait s’ériger dans le corps d’un homme qui se refuse au charme envoûtant de cette bombe sexuelle. Elle alterna ses yeux entre ceux de Meric et sa bouche qu’elle lorgna avec une envie vive qui fit l’association très vite dans son esprit : lèvres contre lèvres égalent une ribambelle de plaisir et de savoureuses caresses et de partage de salive qui ne déplaisait pas. Mais céder à la tentation, trop rapidement, serait une réaction irréfléchie et donc, dépourvue de toute sagesse. Revenant dans la réalité, elle arrêta suffisamment rapidement le rapprochement que voulait combler le médecin corrompu qui croyait en la décision finale de sa déesse. Elle recula quelque la tête ce qui le surprit, mais il arborait une mine satisfaite et hocha simplement de la tête, signe qu’il attendrait sa réponse ultime.

Dès lors, l’espionne à l’esprit noire et dévorée par le sexe amorça une réflexion qui, d’ordinaire, n’aurait pas sa place dans la position dans laquelle elle se trouvait. En dépit des commentaires qu’elle pouvait recevoir à son regard, elle en ferait fi et poursuivrait sa méditation sur le quoi faire. Certes, il n’avait pas tort : elle avait suffisamment d’énergie pour provoquer un autre orgasme qui annoncerait la fin de leurs ébats, une conclusion des plus explosives, mais qui recevrait les éloges et les effets escomptés. Si elle parut plus près de sa soeur jumelle, la poétesse, la Tigresse avait toutefois une logique qui était contraire. La poétesse aurait préféré une lecture du coeur des plus émouvantes, arborant le chapeau de la gratitude et de l’amoureuse folle qui exprime ses sentiments impudiquement à l’être aimé; alors que la Tigresse, plus psychologiquement indépendante et physiquement autonome, préférerait s’exprimer par le langage corporel qui en dit long en bout de ligne. Si son corps se tortilla, particulièrement son bassin, pour se fracasser contre celui de Meric, comme pour avertir cette partie d’une éventuelle exploration de sa cavité féminine, elle se fit violence pour arrêter tout cela, déconcentrant le fil de ses pensées qui se voulaient moins instinctives et plus sages. La maîtrise et le contrôle de soi n’étant pas ses points forts, elle ruissela de sueur fraîche qui illustrait sa retenue. Même si cela allait à l’encontre de l’esprit plutôt sur le vif de la débauchée, la sagesse pourrait être une alternative qui offrirait son lot de plaisir et non de déplaisir. Enfin, c’était à essayer au moins une fois et Meric se faisait assez patient pour le moment. C’était une bonne chose qu’il se montre réceptif à l’attente qu’elle lui procurait pour décider de la suite des choses. Elle faillit nonobstant abandonner plusieurs fois pour se sustenter de ses baisers, de ses caresses et d’une fusion en position missionnaire où elle lui offrirait la chance d’être en position de dominer la situation et de mettre fin dès qu’il l’aurait voulu. L’idée n’était pas mauvaise en soi : il pouvait toujours se montrer aussi farouche qu’elle et lui faire éprouver des sensations déjà connues dans son répertoire, mais qui, même par manque d’originalité, s’avérait efficace. Il fallait bien sûr, aller plus loin que la peur de la première fois que le socle de la virginité est rompue par l’arme durement dressée de l’entité masculine.

Si la sagesse des anciens âgés en âge et en expériences était envié de par la jeune génération, même un jeune expérimenté pouvait se munir d’une sagesse que même les vieux moucherons pouvaient désirer ardemment. Dans cette perspective, la Tigresse possédait une certaine sagesse qu’elle devait enfin faire montre. Si toutes ses expériences au lit s’étaient terminées abruptement et sans épilogue, soit des préliminaires après la fin, tout comme au début, avec Meric comme destrier et comme « prêtre », pour le citer, elle pouvait enfin conclure le tout en étant très loin du sèchement. Une fin inévitable donc qui aurait de bénéfiques résultats et qui ne laisserait pas sur leur faim pendant l’attente de la prochaine relation charnelle. Elle mettait au défi de trouver un terminus inventif, original, plaisant, qui allait les satisfaire tous les deux. Manifestement, elle se trouvait dans la délicate position où elle pouvait être ravie et lui, déçu. Ou vice versa. Le contraire n’était guère une possibilité à écarter : c’était un facteur à considérer. Un feu grandit avec son apport en oxygène. Coupé de celui-ci, il diminue et dépérit. Fallait-il le prendre en considération dans les paramètres ? Aux yeux de la débauchée, la notion était trop chimique, trop scientifique, trop carrée et incontestable alors qu’elle était tout sauf régulière et prévisible. Elle n’était pas une formule mathématique, comme deux et deux font quatre. Il avait maintes possibilités et non une seule coulée dans le béton. Ainsi donc, suffisait-il seulement de diminuer la densité et l’intensité du brasier qui se consumait dans son intérieur ? C’était trop évident... et peu original. Certes, il fallait le réduire pour qu’imminemment, les deux débauchés cèdent leur place à leur autre partie parfaitement dissociée, mais réfléchir et agir dans cette perspective, aurait de quoi la et le « turner off ». Des plans pour n’y soustraire aucun plaisir. Et puis, ce serait trop sage-gentil.

Voilà que l’espionne noire se trouvait dans la fâcheuse position, sous le regard de son amoureux débauché qui n’attendait que la suite du programme. En colère contre elle-même et honteuse de le faire attendre, elle détourna son regard du sien et observa par la fenêtre, la vue. Comme une vilaine habitude vieille comme la terre, chaque être humain, au moins une fois, s’est tourné vers le ciel avec l’espoir de trouver réponses à ses questions, à ses angoisses, ses envies, ses problèmes, etc. Instinctivement, sa main droite alla chercher celle de gauche de Meric, l’invitant à lui caresser sa poitrine. Surprise dès que le contact fut fait, comme si elle fut inconsciente de son geste, elle lui jeta un regard interrogateur et il sembla hésiter un moment, questionnant son amante par les yeux. Dès lors, elle saisit un élément qui lui avait échappé jusqu’ici : si elle aimait les caresses aux parties érogènes, elle avait négligé leur douceur et la tendresse qu’elles pouvaient procurer, pouvant être aussi néfaste qu’une fusion très sensible et susceptible de transporter les deux impliqués dans une dimension parallèle pour un moment. Son hypersensibilité avait fait en sorte que l’étape des préliminaires étaient presque sautées étant données que les effets étaient conclus assez rapidement et sa nature de Reine de la luxure lui avait donné la force de passer à la deuxième étape dans de plus brefs délais. Il fallait donc, le temps de quelques minutes, du moins, lorsque ses énergies seraient complètement épuisées, déconstruire sa nature de débauchée pour profiter pleinement de caresses et sa capacité de ressentir au centuple un simple toucher. Dès lors, elle donna le signal à Meric de poursuivre. Elle s’abandonna et fut surprise de constater combien c’était agréable et extasiant de faire gagner le plaisir plus lentement. C’était rien de brusque, rien de sauvage, qu’un effet calmant dont profiterait le médecin débauché tant il prendrait plaisir à entendre les gémissements et les cris qui se rapprocheraient à des intervalles qui faisait réellement un crescendo et dont le corps se tortillerait vaguement et imperceptiblement au départ, mais qui serait secoué par des décharges électriques plus denses à mesure qu’il s’activerait. Au final, une fusion, mais qui rapporterait gros. Elle espérait seulement ne pas avoir perdu sa capacité d’éprouver l’orgasme que par le toucher.

« À force d’expériences, on perd ce que nous avons expérimenté les premières fois. La sagesse nous porte parfois à connaître le chemin le plus rapide pour y parvenir, mais les souvenirs empestent les premiers, dans la jeunesse. Étant jeune et sage dans mon domaine, je suis dans la mesure de retrouver ma première expérience agréable et comment j’ai atteint ma jouissance ultime, ce cri qui provient des cris et vécu pour la première fois. Je ferai preuve d’humilité, mais n’est-ce pas un facteur de la sagesse ? C’est contre ma nature, tu en conviendras, mais y aller trop brusquement et finir trop abruptement n’est pas la solution et tu l’as dit toi-même. Il suffit donc de trouver le juste milieu : c’est très loin des discours amoureux dont seraient portés à faire nos deux tourtereaux de Martin et d’Elizabeth, la poétesse. Je ne recherche que des caresses stimulantes aux régions stratégiques dont tu connais les positions et les efforts à déployer pour en extraire le baiser. Mais avant de poursuivre, embrasse-moi mon étalon fougueux et fou. De ça, je ne pourrai jamais me défaire de leur vigueur et de leur férocité. »

Sur ce, Meric n’opposa aucune résistance quand à embrasser sa belle déesse aux vêtements sombres, mais absents. Certes, le baiser conserverait sa même fougue, son même goût langoureux et voluptueux, sa même énergie sensuelle et farouche, tel un animal indomptable, une contorsion des langues faisant jalouser les contorsionnistes de cirque, ce qui, évidemment contrastaient avec les caresses de Meric et les doigts voltigeurs, fluides et légèrement volubiles de la Tigresse, qui rappelait une douce nuit étoilée dans une forêt lointaine où les lucioles abondent. Un tableau féerique notoire, spécifique du couple poétique, mais dont la tranquillité pouvait mettre au défi le couple corrompu de défaire avec une douce sauvagerie. La seule crainte de la Tigresse restait que Meric lui reprocherait son approche et sa décision et qu’il serait plutôt ennuyé. C’était sans doute le risque dont il avait fait mention dans ses palabres ultérieures et elle était prête à en retenir les conséquences. Si elle avait décidé du début, rien ne lui empêchait, s’il était déçu, de tracer la fin et de boucler la boucle...
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 6 Jan - 20:52

La fin viendrait bientôt et avec elle le sommeil. Il restait à conclure en beauté et dans un registre un rien différent de l’habitude de la débauchée, offrir une conclusion qui au fond apporterait avec elle sa part de nouveauté et en même temps de nostalgie. Un comme l’autre avaient un jour recouru jadis à une certaine forme de douceur et ce dans quelque soit leur champ d’activité et si aujourd’hui elle servait dans les jeux de la chair et non ailleurs, ce n’en était pas plus mal pour autant. Encore une fois, le médecin corrompu s’étonna des aptitudes de sa belle : du frisson quasi orgasmique des premières caresses, elle semblait désormais retrouver le plaisir graduel d’une femme ordinaire, plus humble donc, la reine mettant de côté la couronne pour la robe de femme du peuple. Revirement de situation des plus surprenant s’il en était mais bon, c’était ce qui faisait la beauté de la chose : on ne s’ennuyait pas avec la débauchée. En fait… Cette simple notion frôlait le ridicule pour ne pas dire qu’elle s’inscrivait en fait carrément dedans…

S’en remettant donc aux caresses des zones érogènes de sa belle, le médecin corrompu, en expert qu’il était, put observer non sans une appréciation certaine l’évolution de la montée de plaisir chez ce nouveau visage de la débauchée cherchant à explorer la normalité d’une relation tant basée sur le plaisir que le sexe. Un retour à ses racines initiales, peut-être, mais la rose avait grandit excessivement vite, trop vite peut-être même, ce qui lui avait fait manquer de petites choses toutes simples mais pas moins agréables. S’adonnant donc à une nouvelle exploration de ce corps cette fois porteur de la sensibilité d’un être humain ordinaire, il se demanda si en fait cette absence d’hypersensibilité n’était pas en fait progressivement en train de faire l’effet inverse soit donner énormément plus à petites gouttes pour une finale tout aussi explosive. La belle succube pouvait tenter d’en revenir à ses racines tant qu’elle le voudrait mais son organisme lui n’en demanderait pas moins. Si pour certains la cigarette était leur drogue, pour cette femme il s’agissait de la luxure et de ses arcanes… Et donc par conséquent, même sans hypersensibilité, une part d’elle grimperait en flèche, demandant à avoir plus de sensations que ces simples caresses bien que douces et agréables. Ce n’était pas tant que le médecin débauché n’avait pas foi en sa belle, non. Cependant, il savait très bien que les gens dépendants, même avec beaucoup de volonté, craquaient au moins une fois au début de leur période de sevrage. Cette absence d’hypersensibilité serait enregistrée par le corps de sa belle comme tel et donc ce même corps réagirait en conséquence…

Les signes en étaient d’ailleurs visibles ou plutôt perceptibles. D’une part, alors que c’était d’ordinaire bien plus loin dans ce genre d’exercice que la débauchée plantait ses griffes dans les draps ou le matelas, il fallut au minimum moitié moins de temps pour que cela se passe alors que pourtant les caresses du débauché avaient une intensité bien moindre. Ensuite, alors qu’il fallait d’habitude attendre le moment où les deux débauchés ne faisaient qu’un pour que la reine de la luxure soit en nage, les premiers signes d’une bonne transpiration se montrèrent dès que les mains du médecin corrompu abandonnèrent la généreuse poitrine de la débauchée pour son jardin secret. Nul besoin d’être le plus grand des experts pour s’apercevoir que le pari de la débauchée, malgré un grand moment de réflexion, avait peut-être été insuffisamment productif pour tenir compte de la principale valeur sur laquelle elle aurait dû faire le focus : sa propre personne et plus spécifiquement son rapport plus « poussé » au sexe… De son point de vue, le médecin corrompu se sentait plus en train de torturer sa déesse plutôt que de lui offrir un sain plaisir par la douceur et en l’absence d’une hypersensibilité d’ordinaire présente…

C’est alors qu’il réalisa un détail capital. Un détail qu’il aurait dû considérer mais qui avait été occulté par la nature particulière de la débauchée. Cette réaction avait également sa part de normalité. Elle avait sa part de naturel malgré certains points imputables à sa récente analyse. Le plaisir de la chair, quel que soit le niveau de sensibilité du corps, se manifestait de la sorte. On désire toujours davantage ce qui nous fait du bien comme on craint de recevoir à nouveau ce qui nous fait souffrir. Si la débauchée se mettait « volontairement » dans un état de faiblesse, en dehors des balises qu’elle connaissait si bien de son hypersensibilité, il était donc normal de réagir de la sorte comme l’aurait d’ailleurs fait le commun des mortels. Restait à voir si au final ce retour dans les cordes de la normalité aurait les effets qu’il supposa escompté par sa partenaire. Après tout, étant experte dans le domaine, elle devait savoir ce qu’elle faisait. Dans le cas contraire, il serait plus qu’en droit de remettre en question son état mental et ses facultés à la réflexion... Elle avait, après tout, prit un certain temps avant de se décider…

Une chose était sûre : il pouvait suivre avec précision l’évolution du plaisir de la débauchée. Si d’ordinaire on atteignait pratiquement d’entrée de jeu les cris venant des trippes et cette frénésie sexuelle qui s’emparait de cette créature de vice, il eut réellement pour la première fois un aperçu de ce par quoi les étapes de la débauché passaient avant d’en arriver à l’orgasme. Avec une femme dont les préliminaires devenaient fantômes dû à un corps trop réceptif aux stimulations, il était difficile de déterminer avec précision quels touchers spécifiques suscitaient les réactions les plus vives : quand votre cerveau est inondé par les vagues du plaisir, quelques gouttes de plus ou de moins ne viennent pas changer grand-chose. Dans la situation actuelle, il pouvait voir précisément combien de gouttes il mettait dans le vase en initiant un contact tactile de telle ou telle façon. Il s’aperçu également que les cris de la débauchée se modulait d’une façon différente quand elle éprouvait graduellement du plaisir. À force d’exploration, il découvrit un point de son anatomie atrocement vulnérable à ses caresses qui, à chaque fois qu’il allait la titiller en allant effectuer un toucher, se traduisait par un cri particulièrement strident et une série de spasmes chez la démone du sexe qui lui servait de partenaire. Il découvrit aussi que s’il faisait un certain toucher, elle soulevait le bassin pour aller chercher davantage de sensation et qu’elle lâchait pratiquement un grognement quand vicieusement il lui refusait un contact prolongé. Il s’aperçu également qu’elle semblait perdre l’usage de la voix, sa bouche s’ouvrant sur un cri muet quand il frictionnait une autre zone de l’anatomie de sa partenaire. Décidant de tester ses réactions face à l’usage d’autre sens, notamment la vue et l’ouïe, ce fut au tour du médecin de faire le grand jeu de séduction, prenant des poses provocantes et sexy sans pour autant tomber dans la danse comme le faisait sa belle. Il testa ensuite ses réaction face à un vocabulaire plus adulte, plus osé et il se rendit vite compte que certains mots lui arrachait des frissons, que certaines propositions faisaient leur petit effet et si la contrepartie de la débauchée raffolait de poésie, la succube elle préférait les propos érotiques mais pas pornographiques, de cela il en était parfaitement certain. Pour une créature de luxure, elle conservait quand même un minimum de standard et il savait qu’il y avait des choses qu’elle ne tolèrerait ni de faire ni d’entendre. Ce n’était pas une vulgaire prostituée après tout : on parlait quand même de la reine de la luxure! Chose certaine, l’expérimentation allait bon train avec d’intéressants résultats…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 8 Jan - 0:48

Chaque caresse était en soit unique, car elle engendrait une réaction nouvelle qui gagnait en intensité, en réaction et en accumulation pour arriver à l’extase paradisiaque, cette recherche plénière d’arriver à la ligne d’arrivée avec l’ultime effort pour l’ultime résultat. Lorsqu’il arriva à son antre du plaisir, elle ne put s’empêcher d’onduler son corps comme jamais, démontrant ses qualités de flexibilité. Tous deux allaient apprendre de cette expérience et de cette exploration progressive. Elle s’accrochait aux draps sans pour autant y planter ses griffes de vipère. Mais lorsqu’il se fit mannequin de poses osées, cette déesse le lorgnait avec une envie avouée. Elle se mordit la lèvre inférieure devant un érotisme si éloquent et décadent. Elle réprima ses envies de reine de la luxure de lui bondir dessus et de s’installer à califourchon pour sentir son dard pénétrer sa chair intérieure érogène. De même qu’elle se refusa l’auto-stimulation. C’était donc une maîtrise de tortionnaire, mais qui aurait ses résultats au bout du compte. Elle remuait de désir, bougeant frénétiquement ses jambes comme si elles avaient été conçu pour se replier et se déplier à l’infini. Légèrement ennuyée de sa contorsion, elle s’allongea sur le côté, un coude appuyé dont la main s’offrait comme un plateau pour recevoir une tête remplies d’idées très enflammées. Elle souriait, ricanait sous l’influence de la « drogue » que lui donnait Meric dans son attitude très enjôleur. Puis, tout doucement, elle rampa jusqu’à lui et l’arrêtait dans son petit jeu en lui donna un baiser tendre, mais dont le goût trahissait sa faim de lascivité très profonde. Sa main droite se posa sur la joue du médecin débauché puis son index longea son cou et son profil avant que ses cinq doigts ne se rejoignent pour pétrir une fesse ferme et dodue, remplie de frissons tant elle la sentit raidir sous son contact. Elle le sentit qu’il glissait une main dans ses cheveux, ce qui lui fit hérisser le poil de tout son corps, tant son cuir chevelu restait une partie qui serait toujours sensible. Ils mêlaient leur langue ensemble comme deux affamés, ce qui, pour de vieilles personnes, le tableau leur semblait indécent, à la limite, vulgaire.

Néanmoins ils poursuivaient une exploration tactile primaire des plus approfondie.

Une jambe sculptée par un couteau de grand maître devint aussi flexible en devenant un serpent qui s’enroule autour de sa proie. Toutefois, à la différence qu’elle resserra une étreinte autour de la jambe de Meric, comme pour se suspendre à lui tel un singe magouilleur et malin. Lors d’un court arrêt de leur baiser, Meric put discerner un éclair de mesquinerie dans ce regard rongé par le désir et les caresses sensuelles. Un regard qui battait au rythme d’une pulsation cardiaque plutôt élevée dans une telle situation. Même que pendant ce bref moment, ils semblèrent se faire l’amour par leur simple contact visuel, renversant la tête reluisante de sueur de la débauchée qui gémit inaudiblement, même dont on pouvait malgré tout percevoir sa présence. Ce même réflexe eut pour effet d’exhiber, telle une offrande, sa poitrine généreuse et si délectable, si goûteuse alors qu’elle se cambrait comme pour bomber son torse pour imiter un oiseau de proie fier, mais qui jouissait qu’il y en ait un encore plus redoutable que lui. Étrangement, la scène rappelait un épisode d’une épopée antique présente dans les écrits les plus anciens concernant la mythologie grecque. Il s’agissait de cet épisode où un condamné à mort est attaché au sommet d’une montagne où un corbeau viendra lui dévorer le foie pour l’achever. Or, le foie se régénère à chaque jour, de sorte que le pauvre doit subir le sort éternellement. Curieusement, pour associer le mythe à la débauchée, voici comment il faut s’y prendre : accrochée à l’idée de sexe, chaque jour elle se fait dévorer ses parties féminines, comme une douce torture répétée à l’éternité. Elle n’y pouvait rien et devait sans cesse répondre à sa soif de ressentir l’extase d’un orgasme. Heureusement qu’il ne s’agit que d’une image...

Ces longues secondes furent bientôt sectionnées lorsqu’ils recommencèrent à s’embrasser, mais chaque fois qu’il explorait à nouveau son Éden, elle esquissa une moue qui appréciait avant lâcher un gémissement qui se transforma bientôt en cri. Dès que l’un d’eux serait clair, précis et défini dans l’espace-temps, il serait temps de passer à l’étape supérieure qu’est l’union charnelle, un indice assez audible et irréfutable. Il ne tarda pas, en fait, et comme s’ils communiquaient par télépathie, Meric saisit le signe et s’exécuta. Cependant, il ne fallait pas s’armer d’un rythme de course automobile. Encore une fois, il fallait gravir les échelons de vitesse un à un, comme une voiture manuelle. Et au fur et à mesure, il pourrait prendre de l’attitude, accélérer et approfondir son mouvement de va-et-vient du bassin. Comme un retour à la première fois, elle sentit pleinement le dard s’engouffrer dans son jardin secret, l’obligeant à basculer sa tête vers l’arrière derechef et à grimacer à l’égard du mince pincement douloureux que cela lui provoqua. Curieusement, cette douleur, loin d’être excitante comme chez les sado-masochistes, l’incita à ressentir davantage cette vive sensation qui ressemblait à une décharge électrique. L’art de se ressourcer a ses effets bénéfiques tout compte fait et cette expérience aurait sans aucun des répercussions sur leurs ébats futurs. Et puis, percevoir les grognements de ce médecin débauché pour une chose aussi amusante que l’union charnelle, c’était de vivre un fantasme enfoui. Qui n’a jamais rêvé, même inconsciemment, d’expérimenter l’expertise médicale et ses habitudes de précision pour arriver à un résultat optimal ; de sentir l’étreinte suprême comme si vous étiez à l’article de la mort et qu’il vous tenait dans ses bras pour vous maintenir en vie ; de ressentir son souffle haletant dans une manoeuvre dangereuse parcourir votre cou... Certes, la débauché avait maintes fois fantasmer sur ce fait. En dépit de l’attitude plutôt glaciale et clinique de Martin, elle avait toujours soupçonné un démon magistral, aux aptitudes cachées qui ne demandaient que la rencontre d’un être qui assume sa sexualité divine. Et voilà que le rêve se réalisait et cette simple pensée d’avoir réussi inspira une boule d’air dans l’estomac de la Tigresse qui remonta jusqu’à la cavité buccale pour se muer en un cri victorieux et jouissif. L’orgasme, le vrai, elle le sentait se former dans le bas de son bassin. Il viendrait pour sûr, mais pas tout de suite. L’extase était graduel et par conséquent, cette vitalité de la voix viendrait au moment où elle s’y attendrait le moins, comme si elle ne savait pas comment il est et comment il sort. C’était tout un retour aux sources qui demandait à la noire essence d’Elizabeth d’effacer tout ce qui résultait des sensations fournies par son partenaire. Néanmoins, chaque coin de bassin qui rentrait en elle lui donnait l’occasion d’exprimer son plaisir et son appréciation. Elle s’accrochait de plus en plus aux draps, mais l’espace d’un moment, elle faillit à la tâche en s’accrochant plutôt à Meric afin de ressentir plus en profondeur son geste mécanique et répétitif. C’était presque comique de la voir suspendue comme un koala à une branche, mais le médecin ne sembla pas importuner puisqu’il la soutint d’un bras fort alors que son autre main s’appuyait sur la tête de lit, prêt à y plaquer sa compagne pour la dompter un peu dans sa position d’homme dominateur. Leur corps ayant pris habitude du geste, ils se suivaient dans un synchronisme déroutant, mais qui pouvait nonobstant avoir sa part de surprises. Pendant que Meric s’affairait à pénétrer sa partenaire plus rapidement et plus profondément, comme si son intention était de lui passer au travers, l’espionne teintée de ténèbres sexuelles lui baisait le cou, la bouche en plus de lui exprimer sa satisfaction.

Et cet amas qui florissant dans son bas-ventre, au point de devenir presque douloureux, qui ne cessait de prendre de l’expansion, il faisait exprès de rester là, comme pour en accumuler davantage. Vilain sois-tu ! Mais cette impression de crampe insupportable était curieusement agréable. Elle se sentait à la dérive, mais une dérive rapide qui lui coupait tout constat temporel. Elle perdait la notion du temps, mais s’en foutait : c’était vachement bon et il martelait son antichambre avec une frénésie dont elle découvrait l’ampleur. Pour la vierge qui le faisait pour la première fois, c’était terrifiant et brutal (elle en aurait des séquelles sanglantes sans doute), mais pour la reine de la luxure qui revêtit la robe de paysanne le temps d’un épisode, c’était mémorable et porteur de sensations excitantes. Malgré tout, on percevait le facteur douceur, ce facteur qu’avait ordonné la déesse. Pourtant, il ne fallait perdre de vue que le sommeil la gagnerait une fois sa fatigue épuisée jusqu’à la dernière goutte, car, si son esprit repoussait ce moment, son corps, lui ne pourrait pas suivre...
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 8 Jan - 18:44

La fin approchait mais dire par le proverbial lentement mais sûrement aurait été mensonger. Ce qu’il y avait d’intéressant avec la débauchée c’était que même lorsqu’elle faisait les choses sans se presser, il arrivait toujours un moment où, malgré tout, les choses reprenaient de la vitesse. Était-ce un mal pour autant? Difficilement. En fait, cela donnait une saveur unique et toute particulière à ses rapports avec le médecin débauché. Après tout, quelle autre femme en Ataxia voire au monde possédait de tels talents et de telles compétences dans un domaine si souvent pointé du doigt comme étant tabou ou inadmissible? Il restait et demeurait que la reine de la luxure avait un don, celui de rendre son plaisir contagieux. On aurait dit que tout son être finissait par vouloir partager un trop plein de ce qu’elle finissait par ressentir, intoxicant de fait son partenaire… Curiosité médicale ou simple impression de celui qui partageait sa couche? Allez savoir… Et c’était en fait de peu d’importance dans la mesure où cela finissait par être un plaisir partagé et donc l’apothéose d’une relation qu’on ne pouvait pas exactement définir comme saine... Mais on pouvait définitivement la qualifier d’appréciable. Pour ceux qui avaient passé une nuit d’ébats avec la débauchée, on disait que jamais il n’en oubliait l’expérience… Et effectivement, le médecin corrompu doutait de pouvoir un jour oublier quelque chose d’aussi mémorable. Il faudrait vraiment le vouloir et déployer des trésors d’imagination pour ce faire… Et ce n’était pas dans son idée du moment.

Encore une fois, il se demanda comment un corps pouvait endurer autant, désirer autant et se transformer autant pour répondre à une faim qui devenait pratiquement malsaine par son omniprésence. C’était comme vouloir faire face à la mer et en triompher : rien ne stoppait les envies de chair de la débauchée. C’était une réalité bien présente et établie mais il savait pertinemment que plus d’un avaient dû essayer d’y parvenir sans le moindre résultat. Lui le pouvait, évidemment, étant un expert dans son propre domaine et cette compatibilité parfaite entre les deux l’amena à se demander si au final ils n’avaient pas été et l’un et l’autre généré par un même esprit puis fragmenté et expédié dans deux corps différents. C’était l’épée et le bouclier, l’un étant la faiblesse de l’autre et encore, c’était une façon bien simple de définir la chose… Si la débauchée pouvait prendre plein contrôle sur le médecin corrompu et lui lui faire connaître les tourments de quelques minutes sans ressentir la jouissance de son plaisir s’il le désirait, il n’en demeurait pas moins qu’au lieu de s’affronter ils travaillaient de concert… Ce qui par définition ne semblait pas avoir été anticipé. Avouons-le : la nature étant ce qu’elle est, deux personnalités sans corps établis à la base, existant pratiquement en parasite de deux esprits sains, devraient selon les lois de la nature se détruire pour conserver un équilibre et non creuser le problème en œuvrant ensemble… C’était une question sur laquelle la version professionnelle et politiquement correcte du médecin corrompu aimerait se pencher… Lui préférant et de lui donner toute son attention à la présente situation. Pourquoi se prendre la tête avec de la philosophie et de grandes questions quand le moment présent était plein de sensations et d’émotions vives, pures et brutes? Il n’y avait aucune raison au monde qui aurait pu convaincre le médecin corrompu d’abandonner ces choses pour se consacrer à la réflexion. Un travail intellectuel de ce genre ne répondait pas de lui : son travail était en fait d’exploiter les faiblesses d’un corps, de le renforcer et d’optimiser les interactions possibles entre lui et la débauchée. Il avait admirablement bien réussi, il fallait le reconnaître et à défaut de respecter son travail, on pouvait au moins s’incliner devant ce dernier. Ce n’était pas à la portée du premier imbécile venu après tout : William Stryker lui-même, ce psychopathe en puissance, n’avait su par le poison synthétique qu’il avait injecté à l’espionne débauchée causer le mal qu’il désirait, chaque effet ayant été transformé en un gain par Meric Tarant…

Cela revenait-il à dire que Meric Tarant avait finit par devenir plus diabolique encore que celui qui pendant un temps l’avait employé de force pour créer des substances d’un néfaste sans nom? Non, évidemment. Ceci dit, il avait quand même fini par développer une contre-expertise pour triompher de son Némésis. Si vous ne pouvez lutter contre quelque chose… Usez en à votre avantage le plus possible… C’était quelque chose qu’il avait fini par réaliser et qu’il avait de si tôt mit en pratique. Ce qu’il avait gardé pour lui par contre et qu’il n’avait pas encore révélé… C’était que si la substance avait des effets d’une rare puissance sur la débauchée, Elizabeth, même si tout comme Martin avait accepté de laisser sortir plus souvent les noires essences présentes en eux, finirait par ressentir un besoin toujours plus grandissant de laisser sortir la débauchée. Après tout… Leur ennemi commun n’avait certainement pas conçu une substance pour qu’elle reste dans un état stable et permanent. Au contraire, les effets étaient évolutifs, en ce sens que plus la débauchée sortirait, moins l’espionne aurait de « temps d’antenne » pour elle. De son côté, s’il ne pouvait répliquer la substance et ses effets dans le corps qu’il partageait avec Martin Carter, il pouvait sans mal profiter de la distraction que provoquerait les changements progressifs apportés par la substance néfaste qui courrait dans les veines d’Elizabeth Lévy… De son avis personnel, être arrivé à un arrangement ne voulait pas dire le tenir malgré toutes les promesses du monde. La politique avait toujours été le meilleur exemple de cette réalité… Le plus beau dans l’affaire? Il faudrait du temps à Martin pour mettre le doigt sur le problème sauf que lui pouvait déjà voir ce que ce beau bordel amènerait de bon pour lui et sa ténébreuse partenaire…

Imaginons le couple Lévy-Carter au restaurant. Assis face à face, le désir s’installe dans chacun d’entre eux et tout d’un coup le es effets de la substance de William Stryker décident de se mettre en œuvre. Cela commence par une bouffée de chaleur suivie de deux taches humides au niveau de la poitrine de l’espionne puis avant même qu’elle puisse enregistrer le problème ou que le médecin chef de la Schya puisse poser un diagnostic préliminaire, un premier orgasme s’empare de l’espionne, ouvrant une voie pour la débauchée qui serait catapultée de son coin d’esprit avec la vitesse d’un missile. Évidemment, Meric ne serait pas loin derrière… Et cela ferait une bien belle scène au restaurant pour ces deux êtres de péchés qui se moquaient bien du où il le faisait et si quelqu’un était présent car le plaisir était tout pour eux… Celui qui contrôle l’information a un avantage stratégique sur ses rivaux… Et dans ce cas-ci, sur le long terme, ce serait la fin de l’espionne et du médecin… Sauf si bien sûr la substance faisait ses effets plus tôt que prévu, donnant un signal d’alarme au médecin chef qui saurait renverser la vapeur…

Fallait-il s’étonner de telles magouilles de la part du grand prêtre de la déesse de la luxure? Aucunement. L’instinct de conservation et de préservation était excessivement présent chez tous les êtres vivants… Et il était loin d’y faire exception. En fait, si cela se trouvait, il faisait même une légère obsession sur son désir inextinguible de profiter pleinement de chaque seconde de cette courte vie qu’il avait sur cette terre… Et ce n’était pas en étant relégué au fond d’un esprit qu’il y parviendrait…


Dernière édition par Martin Carter le Dim 10 Jan - 6:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Dim 10 Jan - 5:56

Malgré que l’acte de copulation fut considéré comme un devoir conjugal à une époque, où la femme, particulièrement, devait se soumettre au désir de son époux, aujourd’hui, en dépit de son excès, il reste un acte où règne la sincérité, l’intégrité et l’authenticité d’une personne. Elle est mise à nue, au sens propre et figuré, et n’a d’autre choix que d’exprimer sa satisfaction par ce que le corps a décidé : l’orgasme, très souvent manifesté par la mutation d’un gémissement en cri, derrière expiration profonde et tranchante et dont toute la tension du corps est relâché en une seconde. Les partenaires fiers et comblés s’embrassent ultimement avant de s’allonger, blottis l’un contre l’autre, attendant que le sommeil les gagne tant tout ce sport leur a grugé toutes leurs réserves d’énergie. Il n’y a pas de place pour la gêne ni même pour l’hypocrisie : tous doivent être vrais et se donner, car, après tout, un plus un font deux et tous les deux doivent participer, doivent mettre la main à la pâte. Les prostitués ? De pauvres filles qui ne parcourent pas les rues pour trouver l’homme qui leur fera l’amour jusqu’à leur mort. Elles sont des chiennes postées sur les trottoirs, entraînées à atteindre artificiellement l’extase pour satisfaire son client. Les escortes ? Des putes de luxe dont la définition ne diffère pas d’une fille de la rue. Quand même, se faire payer pour offrir son corps, c’est ne pas le respecter, en dépit de tous les arguments qu’elles peuvent réfuter. Si Elizabeth fut, pendant un temps, une succube s'immisçant dans les rêves des hommes et qui s’adonna à des relations sexuelles à presque toutes les nuits, elle le faisait pour conserver son titre de Reine de la luxure et n’obtenait rien en retour. Elle était une chimère parmi les mortels, une créature relevant de la main de Zeus : elle devenait mythique de nuit en nuit... et une bête qui plus est. Une bête qui faisait montre d’une volonté brutale et bestiale, qui favorisait un rythme endiablé pendant une très longue période que bien souvent, on ne réussissait pas à remplir. C’était bien dommage...

Quiconque entend que deux personnes ont du sexe pendant de très longues heures, crois la chose impossible. Or, voilà le secret : la volonté et le défi de surpasser l’autre. C’était un jeu, ne l’oublions pas, et il y a un gagnant et un perdant à chaque coup. Bon, c’est une façon bien basse d’entrevoir des ébats, mais quand on dit qu’on s’amuse, c’est qu’il y a directement ou indirectement des règles à suivre et un victorieux en bout de ligne. Toutefois, arriver à la ligne d’arrivée et être sur un pied d’égalité, cela revenait de l’impossibilité. Pourtant, avec de la volonté et de la vitalité dans son « travail » on permettait aux deux joueurs d’être côte à côte, ironiquement main dans la main (ou brancher ensemble). Meric et sa déesse avaient réussi ce coup de théâtre innovateur et insoupçonné. La Tigresse, malgré qu’elle fut à bout de souffle, embrassa son compagnon avec la dernière once de fougue qu’il lui restait. Elle s’assura qu’il l’étreignait bien et prit sa tête entre ses paumes, prolongeant le baiser. Dès qu’elle fut près de manquer d’air, elle arrêta doucement le tout et appuyant son front contre le sien, mêlant leur respiration chaude ensemble, ce qui lui donna de sérieux problèmes de frissons dont elle se moqua. Elle lui souffla avec halètement qu’il était un dieu au lit, qu’il était en tout point imbattable. Son dard martelait son intérieur avec un rythme qui lui plaisait et qu’il lui faisait voir des étoiles. Jamais elle n’avait éprouvé sensation aussi sensible et susceptible de lui chatouiller autant son jardin secret, son Éden. Sa main masculine effleura son bras du revers, déclenchant un hérissement quasi ridicule dont sa pilosité se dressait à rien. Ses qualités d’hypersensible étaient de retour et le contact serait plus que réconfortant alors qu’elle allait s’endormir d’ici une heure, si elle avait la force de se sentir collée contre lui, sa poitrine ferme et ses mamelons toujours durcis et excités. Redevenir, pour un instant, un bébé que l’on berce par la mélodie du souffle et l’harmonie des caresses, se sentir aimer et désirer en lui touchant la peau, la couvrant de baisers brûlants qui rappelle le fer. Bref, se sentir femme et surtout, reine.

Le temps d’un baiser, elle se rappela sa jouissance suprême alors qu’il lui asséna un coup de bassin fatal. Elle se raidit pendant près de dix secondes, avant de croiser le regard ténébreux de son amoureux de médecin corrompu. Elle enroula finalement ses bras autour de cou avant de l’embrasser - comme décrit plus haut. Elle lui chuchota ensuite quelques phrases quelque peu olé olé, un murmure des plus excitants qui démontrait ses qualités de séductrice et sa voix envoûtante et excitant, un timbre qui rappelait que la débauchée était avant tout avide de sexe et une vilaine qui n’aimait que le plaisir de la chair. Certes, très loin de l’enseignement parental, qui aurait préféré que leur fille aille étudier dans un pensionnant réservé pour filles, loin des tentations hormonales en présence de garçons, mais déjà, son pouvoir de persuasion les avait fait changer d’avis. Toujours est-il que sa voix sensuelle avait de quoi de réellement renversant et qui exerçait un pouvoir d’attraction insondable et irréfutable. Après tout, elle n’était pas Reine qu’à moitié, cela ne faisait aucun doute.

Dès que Meric se retira, Elizabeth put étendre ses jambes à pleine extension. Il lui laissa la place nécessaire pour que ses deux jambes se rejoignent, de sorte qu’ils étaient côte à côte. Elle sonda son regard qui n’avait rien de clinique ou de glacial, comme Martin pouvait l’être. Il y régnait une chaleur noire, un désir indescriptible et surtout, un philtre qui gardait hors de sa portée la poésie. Il préférait le brute, le sale, point tournant vers la quasi indécence. Mais ce regard couvert de perversion était admiré chez la Tigresse qui ne pouvait contenir son excitation face à ces yeux qui la dévorait, peu importe l’heure de la journée et l’endroit. Il n’y avait rien de pudique - pourquoi s’en cacherait-il après tout - il l’assumait et il assumait sa sexualité et sa virilité, de même que son caractère qui ressemblait à un démon tout droit sorti de l’enfer. Un démon aux ailes noires qui lui crevaient la peau du dos et qui s’acharne sur la luxure incarnée elle-même. Deux entités à l’esprit noir se partageant des fluides charnelles et deux bouches incendiaires. Il ne faisait aucun doute que ces deux là gagnaient un aller simple pour le royaume d’Hadès où ils auraient une place de choix pour avoir agi en maîtres sur la terre des mortels. Bon, c’est quelque peu funeste, les plus sensibles de l’odorat peuvent percevoir l’odeur de soufre...

La couverture les couvrit, mais ne les séparant pas tout autant. Se faisant face, ils s’envoyaient des regards lascifs et langoureux, se donnaient les derniers baisers d’adieu avant de sombrer dans un sommeil des plus profonds qui allaient être la porte d’entrée pour que Martin et Elizabeth, la poétesse, réintègrent leur corps et leur esprit à cent pour cent. Les deux autres hiberneraient assurément pour une période, mais surtout une courte période, car ils voudront bien recommencer leurs ébats dans un avenir très, très, très rapproché. Une situation des plus emberlificotés, mais qui en valait la peine pour le niveau de désir qui était si élevé et propice à de longues heures de plaisir interminable. Après tout, il fallait faire des compromis de chaque côté pour pouvoir vivre avec l’autre et les sacrifices, en bout de ligne, en valait la chandelle.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 13 Jan - 3:47

Tout se commence et se termine à un moment ou à un autre et cette règle n’échappa pas à nos deux personnages. Quand enfin tut ce chapitre de leur vie respective, ou plutôt ce passage pour ne pas faire dans le grandiloquent, fut terminé, ce fut au tour de deux autres protagonistes de rouvrir leur propre livre et de prendre le premier rôle en la personne du médecin professionnel et de l’espionne ingénieuse. Si la fatigue ne s’enlevait pas nécessairement avec le retrait d’une personnalité pour l’autre, il n’en demeurait pas moins qu’au réveil, Martin Carter serait fort agité. Rester prisonnier de sa propre tête n’était pas chose fort amusante et il était pour lui hors de question de rester plus longtemps au placard. Il n’allait pas, après tout, passer ses vacances loin de sa belle dans un coin perdu de sa tête. Ce serait d’une part stupide et d’autre part un vrai gâchis! Là certes il dormait et ce pour un bon moment mais ce n’était que le calme avant la tempête, une tempête qui ne serait pas terrible, bien sûr mais davantage l’expression de toute cette boule de nerf hyperactive qu’était en fait le médecin chef de la Schya…

Notre zélé personnage reprit donc contact avec le monde des noms dormeurs un temps indéterminé plus tard, se demandant bien quel serait le plan de match le plus productif pour passer un reste de vacances de rêve avec son aimée. Il y avait énormément à faire et en théorie, il ne devrait plus avoir de complications d’ici le retour au travail. De fait, les accrocs récents survenus dans leur vie commune feraient sans doute en fin de compte figure d’anecdote plus que de généralités. Après tout, même Ataxia offrait ses moments de calme par moments, aussi rares soient-ils… Couvant d’un regard amoureux la forme endormie de sa belle, il se demanda une fois de plus comment elle faisait pour rester calme et sereine par moment alors qu’il était encore plus plein de rebondissements qu’une boîte entière de ressorts… D’ordinaire, tout du moins en situation de travail ou dès que son esprit était sollicité au travail, il était d’un calme impassible mais faute de matière à réflexion, toute cette énergie qui le motivait au zèle professionnel se trouvait alors libre et sans inhibiteurs que représentait le travail il empruntait des traits aux hyperactifs. Que voulez-vous : la vie à la Schya, tout du moins dans sa façade de soutien, demandait énormément d’énergie : tous ces imbéciles drogués ou blessés stupidement… L’horreur. Pour contrebalancer ces dépenses en énergies qui en s’accumulant pesaient plus que leur poids, il fallait avoir les forces pour tenir et ce n’était pas le genre de choses qui manquaient au médecin chef. Sans travail, toute cette énergie se devait d’être utilisée quelque part… D’où son agitation face à une certaine forme d’inaction.

Si Martin avait été plus attentif ou plutôt s’il avait porté une attention plus soutenu à ce qui se passait entre ses deux oreilles, il se serait vite rendu compte que la présence permanente de son double ténébreux ne se faisait pas sentir : même endormi, il pouvait à tout le moins ressentir quelque chose, u mince signal indiquant sa présence mais là… Rien de rien, comme si son double n’existait plus. Meric endormi lui aurait bien dit qu’il était toujours là et bien présent… Mais à ce moment là, cela aurait permit de couper court bien trop vite à la série d’événements qui serait appelée à suivre plus tard et dont le récit n’aurait pu être relaté. Que voulez-vous, lecteurs omniscients : il est plutôt rare que les protagonistes d’une pièce soit parfaitement au courant de tout ce qui les attend… Meric avait pour habitude de dire que la vie sans surprises n’était pas la vie… Mais il y avait fort à parier que sur ce coup il s’en serait mordu les doigts…


Environ deux jours plus tard, en matinée…

Premier à se lever pratiquement comme à l’habitude, Martin remarqua à peine que son double, ou tout du moins sa présence, ne semblait pas s’être manifesté à nouveau à son esprit. Ouvrant les rideaux, il laissa les rayons du soleil caresser sa peau nue avant de poser un regard amoureux sur sa chère et tendre. Lorsque le soleil caressa son visage, cette dernière se leva et le petit couple alla se faire à manger avant d’aller s’asseoir dans une serre intérieure aménagée dans la propriété, l’air extérieur était bien trop froid pour pouvoir profiter pleinement du dehors. Portant une tenue plutôt décontracte de style sport, il regardait Elizabeth assise à côté d’elle vêtu d’une charmante robe, à la fois discrète et féminine. Un cadeau de Martin qui lui allait excessivement bien et qui aurait fait tourner bien des têtes. Elizabeth, baignée des rayons de l’astre solaire, avait posé sa tête sur l’épaule de son amoureux et commençait à somnoler, profitant de l’agréable chaleur qui entrait par le plafond vitré. Une autre belle journée en amoureux placée sous le signe de la perfection et du bonheur… Quoi de mieux pour apprécier ses vacances?

Se prêtant au jeu, il avait commencé à masser d’une main le cuir chevelu de sa belle puis une épaule et, sans trop sans rendre compte, sa main commença à descendre le long du dos de sa belle avant de transférer sur le devant pour effleurer son ventre. Cela arracha une pouffée de rire de l’espionne qui s’accota plus confortablement contre son amoureux et se retrouva au fond à se coucher sur lui, sa tête reposant sur l’avant bras du médecin. Elle commençait vraiment à se laisser gagner par les bras de Morphée pour un court somme réparateur sans doute… Mignon, à n’en pas douter et tout à fait normal entre ses deux là. À tout le moins… Pour le moment. Car la main du médecin comme muée de sa propre volonté continua à descendre, se glissant sous la robe puis sous le sous-vêtement de l’espionne pour envahir sans prévenir son jardin secret et commencer le jeu pervers de la satisfaction par le plaisir… Chose qi n’était pas typique du médecin qui se faisait presque un devoir sacré de commencer tout ébat ou préliminaire par un baiser, sans exception aucune. Cela ne sembla pas échapper à l’espionne qui tenta de se redresser mais le médecin, ayant ainsi libéré son bras, la força à poser sa tête contre l’accoudoir du banc, la maintenant en place pendant qu’il continuait son petit jeu de stimulation. Ce ne fut que lorsque l’espionne fit montre de résistance qu’il s’arrêta pour la dévisager, l’air interrogateur. Sur le moment, pour Carter, tout était normal dans le plus normal des mondes, comme si ce qui venait de se produire était parfaitement correct.

Évidemment, Elizabeth lui demanda d’un ton légèrement énervé ce qui lui était passé par la tête, auquel cas il répondit que rien ne clochait, s’interrogeant même sur la validité de la réaction de sa compagne. Elle persista sans pour autant que ses arguments ne semblent le toucher… Ce qui était définitivement étrange. L’encourageant au calme, il parvint à la convaincre de lui montrer qu’il n’avait en rien voulu la froisser et invoquant le principe de confiance mutuelle, il demanda à l’espionne de se remettre dans la même position. Il lui montrerait ce qu’il comptait faire et elle serait alors seule juge. L’argument avait son sens, l’espionne accepta, se disant que peut-être Martin avait voulu essayer une autre formule. Le jeu du plaisir recommença donc… Jusqu’à ce qu’elle se séparer à nouveau brusquement de lui. Quelque chose clochait définitivement : la gestuelle initale était peut-être celle de Martin mais elle qui depuis sa séparation distincte de la débauchée savait que ce qui avait suivit en terme de gestuelle appartenait à Meric Tarrant. Pourtant, elle n’en ressentait ni la présence ni l’aura, ce qui n’était que plus dérangeant. C’était comme si de personnalité elle avait martin avec le style et les actions de sa noire essence… Ce qui était à coup sûr plus qu’alarmant…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 13 Jan - 4:45

« Sans vouloir te vexer, Martin, y a quelque chose d’étrange chez toi. Comme si... comme si... »

Elizabeth se trouva à être embêtée. Elle mâchouilla ses lèvres avec une nervosité que Martin ne lui connaissait pas. Elle chercha ses mots, les mots exacts, pour lui dire ce qu’elle relevait de... de curieux chez lui. Il avait une main et doigts assez volubiles et ils tentaient d’explorer plus que ce que le client demande. Une sensation des plus étranges qui, d’une certaine façon, n’avait rien de tendre ou de respectueux. Elle observa un éclair de regret dans le regard de son amoureux, non pas qu’il regrettait son geste, non, il regrettait plutôt qu’elle ait interrompu son activité tactile, surtout lorsqu’elle tira le bas de sa robe, comme pour se « protéger » de ses doigts particulièrement baladeurs. Elle abaissa quelque peu son regard, embarrassée et honteuse. Mais encore, elle était à la recherche de la bonne combinaison de mots et le bon ordre pour ne pas froisser l’homme de sa vie. Toutefois, son attitude semblait avoir affectueux sa capacité à raisonner. Elle n’arrivait pas à conclure ses réflexions et elle jetait un regard devant elle ou vers le ciel, comme si c’était les deux endroits qui pourraient lui révéler une quelconque réponse pertinente. Elle s’appuyait le dos contre l’autre bras du divan, faisant face à Carter qui ne saisissait pas sa compagne de coeur. Il était conscient de rien et n’avait pas remarqué quoi que ce soit d’anormal ; tout lui était normal et sans originalité. Après tout, Martin lui avait joué dans le jardin plus d’une fois avant et cela ne l’avait pas dérangée. Pourquoi ce moment où ils étaient bien, sereins et sans animosité ?

« Comme si ta mains était contrôlée par ce Meric... »

Devant l’air stupéfait et ahuri de son amoureux, elle se sentit mal aussitôt. Elle ne chercha pas à croiser son regard, de peur de subir un discours qui la détromperait sur son impression. Mais elle perçut cette pointe de malice, comme si un sourire malin et moqueur s’activait à rigoler dans ses pupilles noires... noires comme dans son essence noire, celle qui n’avait pas de respect, qui nique la débauchée avec désir et faim, qui l’embrasse avec une fougue lascive et rebelle, qui l’effleure d’un doigté particulier et qui n’avait rien de tendre ou de doux : c’était tout juste s’il ne tirait pas sur la boule de chair en question pour lui soutirer un ou deux cri d’extase. Mais fixant son regard, elle se confondit en excuses.

« Ce n’est peut-être que moi. Être complètement dissociée de la Tigresse me fait peut-être découvrir de nouvelles sensations, des sensations que je n’avais remarquées au départ. Oui, c’est ça, c’est mon cerveau, c’est moi. Pardonne-moi encore, mon amour. J’ai brisé ce moment de tranquillité et... »

Il l’interrompit en portant un index à sa bouche, ordonnant le silence. Devant cet air qui se voulait rassurant, compréhensif et qui pardonnait sa conjointe, elle reprit confiance en lui et accepta son invitation de se réinstaller comme elle était. Après tout, elle ne se fit pas prier longtemps : elle qui était si bien ainsi, c’était le comble du bonheur. Ils se donnèrent un court baiser avant qu’elle ne se replace. Sa main se fit plus fantôme, elle resta à l’écart un moment, reprenant cet instant de sérénité dans lequel ils furent plongés plus tôt. Il lui frôlait la peau juste assez pour la faire frissonner de bien-être. Elle ferma même ses yeux, s’abandonnant à cette caresse charnelle des plus relaxantes. Elle ne s’attendait plus à ce que sa main recommence le manège. Il se passe plusieurs minutes sans que rien ne se passe, rien ne se dise : ils profitaient du moment et c’est tout. Il ne fallait pas comprendre davantage. Elle se laissa bercer à la fois par la main de Carter et par les chauds rayons solaires qui traversaient les vitres de la serre, réchauffant la pièce à une température des plus confortables, qui n’étaient pas sans rappeler une belle journée d’été.

Toutefois, il n’y a pas ici une fin de conte de fée où ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant. Des scénaristes et des auteurs ont bien essayé d’écrire des personnages où tout se passe bien, mais après deux pages, ils n’avaient plus rien à dire. C’est ce qui est bien dans la fiction : tout peut arriver, à n’importe quel moment. C’est l’art de plonger ses protagonistes dans des tumultes des plus rebondissants qui, en bout de ligne, les font grandir et évoluer.

En effet, alors qu’Elizabeth vint pour somnoler pour une deuxième fois, elle fut rapidement tirer de sa première phase vers le sommeil alors que la main de Martin replongea dans son dessous avec une calme frénésie qu’elle ne connaissait pas chez lui. Là, aucun doute, après trois fois, il y avait vraiment quelque chose qui clochait. Se redressant brusquement une deuxième fois, elle lança un regard noir et froissé à Carter avant de se lever et d’aller s’asseoir dans un autre fauteuil un plus loin. Elle plia ses genoux jusqu’à son menton et considéra l’air abasourdi du médecin. Il haussa les épaules en étirant les bras de chaque côté, l’air de vouloir savoir pourquoi elle le fuyait comme ça. Il n’avait aucunement conscience que ses mains relevaient de la signature de Meric et non de Martin. Pourtant, il restait Martin, le même, avec sa personnalité calme et posé qu’elle lui connaît, sans aucune animosité dans ses yeux qui pourrait lui faire croire que c’était sa noire essence qui était présence et non son autre partie.

« Qu’est-ce qui t’arrive, bon sang, Martin ?! Une fois, ok, deux fois, ça passe, mais trois fois, c’est trop. Je t’ai averti pourtant, pourquoi tu persistes. Je n’aime pas que tes mains soient comme ça. Pour être dissociée de la Tigresse, je reconnais l’expertise de Meric, donc, ce qui appartient à elle et ce qu’elle a connu. Ordonne à tes doigts d’arrêter sur le champ sinon je sors de la pièce jusqu’à ce que tu redeviennes toi intégralement. Je sais pas quelle mouche t’a piqué, mais elle t’a sérieusement affecté. Bon sang, Martin, ressaisis-toi ! Tu ne remarques vraiment rien d’anormal ? »

Elle se demandait vraiment quand est-ce qu’il allait comprendre qu’il avait quelque chose de différent, qui n’était lui et cela étant dit, il devait le rectifier dans l’immédiat, comme seul Martin savait corriger les défauts et les problèmes d’un produit qui ne fonctionnait pas selon ses calculs. Bon, ça n’avait rien de scientifique : c’était plutôt psychologique, mais étant fin calculateur et perfectionniste, la formule revenait au même. Elle ne lui cacha pas, pour rapporter ce qu’elle lui dit par la suite, qu’elle ne souhaitait que s’étendre comme ça sans qu’il ne dépasse certaines limites pour ne pas brusquer sa somnolence et qu’elle n’en vienne pas à l’orgasme au bout de deux minutes. Elle favorisait un moment de détente et de bonheur pour apprécier la compagnie de l’autre et des congés qu’ils avaient, avant de replonger dans la labeur de leur boulot respectif. Ils ne pourraient pas profiter de l’autre à longueur de journée : Elizabeth aurait des contrats éventuels à l’extérieur du bâtiment de l’organisation et Martin serait confiné dans l’infirmerie et son laboratoire à soigner les blesser ou les malades, à tester de nouvelles inventions et tout son train train routinier en tant que médecin chef de la Schya. Ce n’est pas parce qu’elle n’avait pas envie de picoler un peu, loin de là, c’est juste que ce n’était peut-être pas le moment ni l’endroit (comme s’ils étaient réellement restreints !), mais surtout, que ce n’était pas avec une telle vitalité qu’elle souhaitait le faire en compagnie de Martin. Le côté sauvage et ardent était réservé à la Tigresse et à Meric et il ne devait pas venir empiéter sur le territoire de la poétesse et de Martin. C’était une règle en or à laquelle ils ne devaient pas dérober.

Elizabeth le défiait par un contact visuel des plus rigides, le plus froid qu’il connut depuis sa connaissance et son rapprochement avec elle. D’ordinaire, elle gardait cet air pour les victimes de son contrat, mais là, c’était différent et elle jugea - peut-être à tort, mais l’humain n'apprend-il pas en commettant des erreurs à l’occasion ? même si elle porteuse de remords ? - que d’y recourir allait faire comprendre à Carter qu’il devait se discipliner, mais surtout, sa noire essence.
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 13 Jan - 5:53

Qu’arrivait-il à Elizabeth tout d’un coup? Voilà qu’elle recommençait à dire des choses qui ne faisaient pas de sens… Meric était loin d’être un couard, il se serait montré s’il avait voulu tenter quelque chose, c’était évident. Non, Elizabeth faisait montre de paranoïa, sans doute imputable à cette dichotomie récente avec son autre personnalité ce qui lui faisait voir des traquenards un peu partout. Parfaitement excusable, évidemment c’était pratiquement à prévoir, un peu comme quand vous ouvrez les yeux et qu’ils se réhabituent à la lumière : cela prend un peu de temps. C’était à lui de se montrer patient et d’assister Elizabeth dans sa phase d’Adaptation, rien de bien compliqué dans le fin fond. Elizabeth, très chère Elizabeth… Non le médecin ne lui en voulait en rien, il laissa même échapper un petit rire amusé chaud et vivant et qui n’avait rien de faux ou détourné comme l’aurait fait entendre Meric. Un rire de Martin quoi!

« Je vois… Tu te fais des idées ma chérie, c’est normal en fait c’est cette séparation récente qui te donnes l’impression de ressentir ce que la débauchée ressentirait. Ton corps s’adapte je dirais. Allons Elizabeth, ne soit pas puérile et reviens, c’est fort peu agréable pour moi de me faire parler de la sorte et traiter comme… Pratiquement un ennemi… Je te ferais remarquer que tu as éprouvé énormément récemment et qu’il est par conséquent normal d’éprouver de la méfiance pour tout et n’importe quoi… »

Évidemment, sa compagne argumenta pendant un moment, le médecin contrant patiemment tous ses arguments pour qu’enfin Elizabeth reprenne sa place, honteuse pratiquement d’avoir ainsi mit en doute son amoureux. Pour lui prouver qu’il n’y avait rien à craindre, que tout était normal, il passa son doigt sur les lèvres de l’espionne, autre zone sensible de son corps, pour lui montrer au fond que l’hypersensibilité de la débauchée avait dû subsister en termes de traces quelque part, expliquant son état précédent. Calme, clinique, professionnel et suivant le protocole… Ce ne pouvait qu’être Martin. Il lui expliqua en long et en large qu’une partie de ses réactions naissaient de certaines de ses appréhensions en conflit direct avec certains désirs naturels face à son compagnon tant de cœur que de couche. Prouvant son point derechef, il fit suçoter son doigt à Elizabeth, suscitant une réaction, il endormit encore plus ses craintes. Actions, réactions, stimuli et pulsions, il lui fit faire le tour de la question en détaillant le tout, sans verser une fois dans le osé ou le subjectif. Ultimement, rassurée et satisfaite, Elizabeth s’endormit contre son amoureux, un sourire serein aux lèvres et rien de suspect ne se passa pendant les longues minutes pendant lesquelles la sieste d’Elizabeth se fit.

Ou presque. Une fois bien endormie, la main de Martin s’anima de nouveau, suivit cette fois par le corps entier, détachant les attaches de la robe puis du soutien-gorge, exposant la poitrine de l’espionne à l’air ambiant de la pièce, suffisamment chaud pour ne pas attirer son attention. Délicatement, il parvint à la déplacer, la dévêtir et la poser délicatement sur le dos sur le sol moussu d’une partie de la serre. Martina avait dépensé une fortune pour que la dite serre soit comme une forêt, ou plutôt un coin de forêt mais dans une maison… Mais nous nous écartons du sujet. Le Martin « possédé », une fois la jeune femme couchée sur le sol, entreprit un rapide examen pour tester la sensibilité des zones érogènes plus vulnérables de l’espionne endormie. S’attardant sur le buste, il en obtint une réaction fort favorable et puisé à même ses connaissances médicales, ce Martin en transe savait quoi faire pour s’amuser sans la réveiller.

Se penchant donc, il emprisonna entre ses doigts un des mamelons de l’espionne, joua avec pour le faire durcir et encore pour en faire sécréter le liquide blanc que le buste généreux de l’espionne produisait désormais de lui-même, gracieuseté des substances diaboliques de l’infâme William Stryker… Se penchant davantage, c’est sa bouche qui se referma sur l’extrémité de ce glorieux mont féminin pour en extraire ce que quelques jours plus tôt la débauchée avait offert de son plein gré à son débauché de médecin… Continuant tant son travail de bouche que de stimulation, il se passa successivement, au terme de quelques minutes les choses suivantes : un, une Elizabeth ordinaire étant particulièrement vulnérable car inexpérimentée face au doigté diabolique si caractéristique de Meric Tarant eut un orgasme à tout le moins explosif. Deux, cela la réveilla comme si on l’avait piqué bien qu’elle mit plusieurs secondes à enregistrer ce qui se passait, encore entre les limbes du sommeil et les sommets de l’orgasme. Trois, ce fut comme si tout d’un coup une seconde réalité se mettait en place car Martin qui auparavant était penché sur Elizabeth, agissant sans s’en rendre compte se retrouva à être assit sous un arbre, le levant techniquement de tout soupçon. Qui plus est, la position des membres d’Elizabeth suggérait même une crise de somnambulisme qui aurait fini par le concours de circonstances ayant mené à son réveil « en catastrophe ».


« Tu en fais de ces rêves toi… Tu étais installée sur moi et tu t’es levée toute seule, avant de te dévêtir entièrement, murmurant des propos par moment inaudible à propose d’une Lawrence Lévy se faisant chaperon rouge puis tu es venue t’entendre là où tu te trouves et à faire… Ce qui t’as mené à l’orgasme en parlant d’un certain Ace McCarthaigh… Je n’ai pas osé intervenir, tu sais ce qu’on dit des somnambules… »

Quelque chose clochait aux yeux de Martin dans ses paroles. Ce qu’il relatait, c’est ce dont il se souvenait. Ce qu’il ne s’expliquait pas c’est qu’à moins de faire une fixation ou une obsession sur sa propre poitrine, ce n’était pas par ce moyen qu’Elizabeth serait passé, même inconsciemment, pour s’auto satisfaire. De plus, la présence de ce liquide blanc, bien que naturel venu de ses glandes mammaires, ne collait pas avec la vision des choses d’Elizabeth sur la question. Pourtant, il l’avait vu faire, il l’avait vu de ses yeux vu… Ce ne pouvait donc être impossible. Agir sans s’en rendre compte et maintenant halluciner sans s’en rendre compte? Non, c’était bien impossible ça. Cela défierait les pronostics intelligents, logiques et sensés… Dubitative sur le coup, Elizabeth sembla se rejoindre à son avis et après avoir clignés des yeux comme pour se réveiller, le médecin se sentit tout d’un coup plus en contact avec la réalité comme s’il avait été un brin absent dernièrement. Mettant le tout sur le compte d’une fatigue potentielle, il s’étira, se releva et regarda le ciel tout en écoutant Elizabeth faire part de ses commentaires… Jusqu’à ce que quelque chose lui fasse baisser le regard. Il aurait pu le jurer, quelque chose venait tout juste de changer chez l’espionne, subtile nuance mais bien présente. Doute qui ne fut que confirmé davantage quand il observa le non verbal d’Elizabeth. Elle lui parlait certes normalement mais elle ne cessait de toucher son propre corps, de se caresser sans trop s’en rendre compte, laissant échapper de temps en temps un gémissement de plaisir… Confus, le médecin se rendit compte que le discours de sa belle perdait en cohérence mais prenait en sous-entendu d’une nature peu commune à sa belle…

« Est-ce que… Tu te sens bien, Elizabeth? »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 13 Jan - 7:02

Avec un calme déroutant et une déconnexion totale avec ce qu’elle était en train de faire, Elizabeth lui répondit par l’affirmative, le sourire illuminant son visage. Elle cligna même un oeil pour rassurer son amoureux. Sa respiration pourtant normale étaient ponctuer de gémissements dont son cerveau ne recevait pas le commandement et donc, n’était pas apte à les saisir dans son sens propre. Sa fixation en la personne assise près de l’arbre avait un je-ne-sais-quoi de psychopathe, une fixation intense qui rend mal à l’aise et qui fait montre d’une étincelle noire pétillante dans ses pupilles singulièrement denses. S’envoyant un coup de grâce, elle releva le menton comme pour renverser sa tête qui était toujours appuyé au plancher herbeux. Elle cessa de gigoter et sombra dans un sommeil presque comateux. Cet instant d’inactivité et d’inaction intrigua le médecin qui, prudemment, s’approcha de sa belle en tâchant de ne pas brusquer les particules d’air qui pourraient éventuellement troublée la belle endormie. Il fit de vagues signes de main, identique à quelqu’un qui balaie l’air poussiéreux devant lui, au-dessus du visage de l’espionne comme pour attirer son attention. En vain, aucune réaction, ni même battement de paupière. Étrange, il n’y avait pas de doute. Même s’il provoquait un ombrage en faisant de tels gestes, ils n’eurent aucune conséquence rentable. Elle resta paisiblement endormie, un sourire niais au visage. C’était pratiquement ironique qu’elle ne réagisse à aucun stimuli provoqué par le médecin qui pourtant était un spécialiste en la matière. Un moment, il remit en doute ses capacités, mais dès qu’il vit une joue bouger (il pouvait réagir à n’importe quelle réaction d’un patient), son doute se dissipa. Tranquillement, comme s’il s’agissait du réveil matinal effectué en douceur, elle ouvrit les yeux pour découvrir la merveille du monde, l’astre qui les faisait vivre et qui représentait la flamme de leur amour : le soleil. Dès qu’elle s’y habitua - impression de déjà vu ? - elle put discerner la silhouette de Martin qui se tenait sur le qui-vive au-dessus d’elle. Elle sourit de plus belle de se réveiller avec son amoureux sous les yeux. Aussitôt, elle murmura un « Martin » ravie avant de redresser son tronc et, dans un mouvement qu’on pourrait qualifier d’instinctive et d’automatique, elle posa une main sur sa nuque à lui et posa ses lèvres sur les siennes, amorçant un baiser pour commencer la journée du bon pied. Elle ne semblait pas se soucier de sa nudité, comme si cela était parfaitement normale et que c’était toujours ainsi. À vrai dire, elle ne semblait pas avoir remarqué qu’elle était nue comme un ver (le soleil lui proférant une couverture confortable et chaude, l’immunisant au froid). Le baiser se fit passionné, sans grand artifice ou fougue caractéristique de la Tigresse. L’échange de salive avait son brin de normalité depuis le premier qu’ils s’étaient échangés. Il restait le baiser, le premier de chaque nouvelle journée, le « bonjour » délicieux qui donnait l’énergie nécessaire pour compléter la journée de boulot sans déprime au bout du compte, ayant cet arrière-goût que l’expérience allait se répéter plus tard, le soir venu. Elle ignora son expression de stupeur et l’invita plutôt à la joindre sur le divan où ils étaient assis quelques minutes plus tôt. Ils revinrent presque à leur position initiale où la tête d’Elizabeth s’appuyait sur l’épaule de Martin (qui ne vociféra aucun mot). Un sourire toujours fendu aux lèvres, elle lui expliqua qu’elle était heureuse d’être à ses côtés et de vivre de tels moments si riches et copieux. Elle le sentit tendu et par sa simple présence et sa saine attitude, elle l’amena dans un état de détente qui lui fit oublier tout. Elle lui demanda, néanmoins amusé, où il avait pigé cette histoire de chaperon rouge en la personne de Lawrence Levy et de la source de son orgasme, soit Ace McCarthaigh. D’ailleurs, elle ne se souvenait pas d’avoir hurlé son plaisir en parlant de ce protagoniste qui lui était pourtant si inconnu. Il devait certainement halluciné ce Martin pour inventer de telles histoires. Mais qu’importe, la jeune femme le dissuada de ses propos et il s’y contraint, répétant le scénario avec lui qui résonnait sa belle alors qu’elle le croyait empreint du doigté particulier de Meric. Sa voix chaude et suave finie par rassurer Carter. Elle prit l’initiative d’aller lui chercher un verre d’eau pour qu’il reprenne entièrement ses esprits. Elle quitta la pièce un bref moment et revint quelques secondes plus tard, un grand verre d’eau en apparence glacée à la main. Mais quelque chose clochait : si une Elizabeth candide et maternelle sortit de la pièce, c’était une Elizabeth plutôt lascive et sensuelle qui revint. Elle se tint dans l’embrasure de la porte, certes, avec un air innocent, mais son corps renvoyait le message d’une succube de par son appui sur ses hanches, vilaine habitude des adolescentes qui souhaitaient faire montre de leurs hanches en formation et qui donne un déséquilibre du bassin. Elle vint s’asseoir auprès de lui et lui tendit le verre de vitre en question.

« Tiens ! » énonça-t-elle d’une voix de velours et envoûtante alors que son regard n’avait rien de séducteur.

Manifestement, on avait deux cas de parfaits détraqués qui n’enregistraient pas ses gestes ni ses paroles. Un cas plutôt curieux et sérieux qu’on ne devait pas prendre à la légère. D’ordinaire, Martin aurait réagi, mais ses pensées semblaient tourner dans le sens anti-horaire, de sorte qu’il n’y avait rien de logique et rien d’enregistrer. Ils avaient des trous de mémoires insondables et impossibles à retracer. Bref, des trous noirs dans le cerveau qui absorbaient ce qu’ils faisaient, ne pouvant ainsi l’assimiler pour le saisir et réagir en conséquence. Les circuits avaient complètement péter les plombs, à n’en pas douter. La situation était alarmante et l’on devait rétablir l’équilibre, tout comme lorsque l’écosystème d’un biodôme était déséquilibré et qu’il fallait inverser le sablier pour revenir comme avant. La chose prendrait en conséquence du temps, mais surtout, des efforts. Or, ne pouvant se soigner eux-mêmes, il faudrait donc laisser le temps agir..?

Or, avant même qu’il puisse caler le liquide glacier, comme il était parti pour le faire, Elizabeth le départit du contenant, arrachant un « Eille, Elie ! » des plus plaintifs, ne qui ne fit pas ciller d’un poil l’espionne qui avait toujours ses coins buccaux retrousser. Elle appliqua une main douce, mais ferme sur le torse de Martin, caressant de gauche vers la droite et de haut en bas, dessinant des formes circulaires au contour large (la main, « tsé »). Avant même qu’il puisse répliquer quelque chose devant ce mouvement peu représentatif de la sensualité de la poétesse, elle posa des lèvres brûlantes et goûtant la volupté sur les siennes, engageant un baiser des plus fougueux qui ne sonna pas l’alarme chez elle. Au contraire, cela lui semblait parfaitement normale, un brin banal et anodin même. Elle osa même s’aventurer sous la couche du vêtement qualifié de gaminet dans un langage plus soutenu - et snob. Elle fut repousser violemment par Martin qui nota cette sensation qui ne lui était pas familière en la présence de la belle aux tendances poétiques. Elle ne broncha pas et cela n’affecta pas le sourire enchanteur qu’elle affichait sur son visage lumineux et rayonnant d’une femme sereine et nullement empoisonnée par les odeurs de sexe. Elle osa un « Voyons, mon chéri ! » avant de daigner placer sa main sur l’entrejambe du médecin, qui avait toujours comme couches « protectrices » un sous-vêtement et un pantalon. Son geste semblait surprendre Carter qui bondit jusqu’au ciel, émettant un cri aigu pour compléter le tout. L’espionne rigola, amusée par la réaction de son amoureux. Elle le saisit doucement par les bras pour le ramener sur terre et le calmer. Dès qu’elle fut satisfaite et qu’elle le maintenait au sol, elle avança sa bouche vers son oreille et susurra de torrides paroles indécentes qui n’avaient pas la tonalité lyrique qu’il lui connaissait et à laquelle il était habitué. Elle était étrange, pas de doute là-dessus. Mais Elizabeth ne semblait pas s’en rendre compte, comme si ses paroles sonnaient poétiques et n’avaient de vulgaires et d’explicites. Elle rigolait entre deux phrases, comme si elle était chatouilla par sa voix et sa respiration, de même que par les rayons du soleil. Elle paraissait être une enfant coquine et maligne qui s’amuse en contant des secrets fictifs à son petit amoureux de jeunesse, amour qui ne compte pas d’ailleurs tant la timidité prime sur l’aisance dès que le coeur est impliqué dans l’histoire. Elle consentit même à ériger un mur avec sa main pour que le son ne voyage pas partout, s’inquiétant faussement pour des oreilles indiscrets qui viendraient capter ses dires. Un contraste des plus stupéfiants déconcertants qui régnait également dans son regard. Une flamme candide dansait de manière ingénue, ayant pour partenaire une flamme plus mesquine et enjôleuse qui pouvait lui manipuler l’esprit naïf.

Et les paroles d’adulte sorties de la bouche d’un enfant, c’était anormal ! On était loin du cas de l’orpheline qui passe pour 8 ans, alors qu’elle en 32, à cause d’une quelconque maladie. Ici, rien n’avoir avec la science, la médecine ou la psychiatrie : c’était une incompréhension qu’on ne devait pas leurrer et que l’on devait laisser faire pour revenir à un niveau de compréhension et surtout, de réalité...
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 13 Jan - 19:35

Mais qu’est-ce qui se passait avec Elizabeth? Ce n’était pas normal et encore le terme était terriblement faible! Bien que structurellement elle ressemble en tout point à la poétesse, il y avait des éléments de la débauchée bien présents en elle. Le problème se situait au niveau de cette présence qu’il ne ressentait pas quand la débauchée était dans le coin… Ce qui ne faisait qu’ajouter à l’étrangeté de la chose. Il savait avec certitude que ce n’était pas une prise de contrôle forcée par la seconde « personnalité » d’Elizabeth mais tout de même… D’où venait alors cet étrange comportement? Il n’avait aucun moyen de le savoir dans l’instant et la situation se prêtait mal à l’analyse… Chose certaine, il devait tirer les choses au clair le plus rapidement possible… La question restait encore de l’ordre du comment plus qu’autre chose. Se détachant d’Elizabeth et mettant un minimum de distance entre eux deux, il la dévisagea d’un air pratiquement ahuri, se demandant bien ce qui se passait et pourquoi elle semblait agir sans s’apercevoir de ce changement radical de comportement…

« Mais enfin Elizabeth, te rends-tu compte de ce que tu profère comme obscénités?! C’est d’une vulgarité qui ne te ressemble en rien! Ressaisis toi bon sang! Tu ne réalises en rien ce que tu dis? Tu n’entends pas les mots que tu profères? »

Il était difficilement concevable pour le médecin que d’accepter ce qui se passait. Cela ne faisait pas de sens et cela défiait sa logique et ne pas comprendre avait tendance à aller le chercher et à le déranger profondément. Il devait comprendre, il devait trouver une explication… Et la seule façon d’y parvenir était de rester à une distance sécuritaire qui lui permettrait d’observer sans être « dérangé ». D’un autre côté, l’actuelle tenue de sa bien aimée l’empêchait de bien penser, surtout avec les poses qu’elle prenait comme pour tenter de le ramener dans ses griffes. Ce n’était définitivement pas la poétesse ou tout du moins pas dans sa totalité… Et la partie tentatrice qui se manifestait apparemment sans qu’Elizabeth ne s’en rende compte ne faisait que compliquer terriblement les choses. Faute de réaction claire qui lui dirait si effectivement une parcelle de son aimée se rendait compte de ce qui se passait, il ne pouvait même pas poser de base sur l’éventuelle affliction de cette dernière… C’était davantage la surprise qui se lisait sur le visage de l’espionne qui ne comprenait pas les propos du médecin, ne réalisant manifestement pas ce qu’elle faisait. Si donc elle considérait la chose comme normale, cela voulait dire que quelque chose clochait dans la boite à fusible ou alors elle était dans un déni plus que mal avisé… C’était quelque chose qu’il ne se souvenait pas avoir vu au cours de sa carrière pourtant riche en cas particuliers et souvent plus complexes les uns que les autres…

Il fallait par conséquent trouver une solution au problème et cette solution ne se présentait pas sous de bons augures. D’une part, faute de « matériel » pour baser son analyse, il devait y aller à l’aveuglette, se basant uniquement sur ce qu’il voyait et en comparant aux états dans lesquels Elizabeth avait déjà été. Même quand elle et la débauchée ne faisait qu’une, les « symptômes » étaient différents. Il fallait donc chercher dans une autre optique qui pour l’heure n’était guère évidente. Et évidemment, comme tout effort de réflexion, il finit par vous rendre plus vulnérable, vous déconnectant de la réalité pendant un certain laps de temps… Et ce qui le ramena sur terre fut le fait que cette Elizabeth qui n’était pas vraiment Elizabeth avait décidé de venir l’embrasser… Mais ce baiser n’était pas un baiser que lui aurait fait son aimée. Non, c’était presque vulgaire comme baiser, sans réelle passion mais avec une sorte de perversion lubrique… Prit par surprise, il perdit l’équilibre et il se retrouva donc sur le dos sous le regard amusé d’Elizabeth dans lequel il pouvait déceler sa tendresse habituelle mais cette main qui se saisit de son sexe une fois Elizabeth à son côté n’était pas celle de la poétesse. Malgré ses protestations, il se retrouva avec un pantalon défait et cette main « étrangère » dans son sous-vêtement… Il aurait bien voulu faire montre de résistance mais quand il essaya, cette main devint serre, lui comprimant cruellement le membre masculin. Inutile de dire qu’il ne tenta pas l’expérience une seconde fois… Une part de lui conseillait de laisser les choses suivre leur cours, d’observer pour mieux comprendre tandis qu’une autre part, dégoûtée par ces actes indignes d’Elizabeth, lui conseillait la plus farouche des résistances… Faire un choix éclairé n’était pas toujours chose facile dans un contexte si étrange…

Toujours fut-il qu’il n’eut grand choix que de se soumettre, pour un temps, à la volonté de ce que l’esprit manifestement malade d’Elizabeth et donc endurer ce qu’elle désirait faire de lui. Ce n’était pas le scénario que le médecin dans tout son professionnalisme aurait préconisé mais bon : les choix n’étaient pas toujours au rendez-vous en tout endroit de la vie, chose qu’il avait constaté en plus d’une occasion. Il se devrait par contre de tirer avantage du moment pour essayer de trouver des failles dans cette espèce d’inhibiteur qui empêchait Elizabeth de réaliser que ce qu’elle faisait n’était pas elle… Mais bon, il était Martin Carter, le médecin chef de la Schya : aucun défi n’était vraiment à sa hauteur… Laissant Elizabeth continuer son manège sans y prendre grand plaisir et il se rendit vite compte qu’il devrait en plus se faire acteur car cette entité étrangère qui semblait avoir possédé une partie de l’espionne (bien qu’il ne soit en réalité nullement cas d’une possession quelconque) réagissait de façon inversement proportionnelle à une partie de ses réactions : moins il manifestait d’Appréciation ou de plaisir face à ses attentions, plus elle y mettait d l’effort pour le faire craquer. Une tactique qu’aurait employée la débauché qui ne tolérait pas qu’on puisse lui résister…

Pensant à son affaire, il se dit que les conseil de son propre démon intérieur serait d’une grande utilité : Meric saurait peut-être voir ce que lui ne voyait pas mais quand il tenta de prendre contact avec cette seconde moitié de lui… Il rencontra le néant, comme si Meric avait disparu. Cela l’alarma et pas rien qu’un peu : c’était comme si leurs doubles avaient cessé d’exister et qu’ils se substituaient en fait tranquillement aux personnalités d’origine du médecin et de l’espionne pour au final les effacer. L’hypothèse, toutefois, ne faisait aucun sens. Pourquoi? Car Meric n’aurait jamais tenté un coup pareil sans voir un gain net au final et il savait fort bien qu’il avait besoin de Martin pour garder sous clé le secret de sa propre existence. De fait, ce partage de corps avec Martin était davantage un arrangement mutuel, au vu des événements récents que la nuisance de jadis…

Dans un autre coin de l’esprit du médecin, coupé de tout contact avec Martin lui-même, Meric tentait également de comprendre ce qui se passait. Ce qu’il voyait n’était pas normal et son incapacité à prendre contact avec l’autre moitié « spirituelle » de ce corps depuis deux jours environ le dérangeait profondément : il se passait des choses étranges, de cela il n’y avait aucun doute. Il reconnaissait la signature de la débauchée mais il connaissait son dédain pour ce médecin trop droit et vertueux. À quoi tout ceci rimait-il alors? La débauchée était-elle toujours en Elizabeth, séparée elle aussi de son autre moitié?
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 14 Jan - 3:28

La débauchée semblait repliée dans un coin, dans un recoin plutôt oublié qui faisait en sorte qu’elle était coupé - tout comme c’était le cas avec Meric. Elle était affolée et ne saisissait rien. Non ! C’est à moi ce baiser, cette main, cette audace... Pas à cette Sainte-Nitouche de poétesse ! Mais elle restait seule et emprisonnée, impossible de surgir pour renverser la situation et rencontrer ce Meric afin que leurs deux entités soient distinctes et non liées.

Quant à Elizabeth, elle agissait sans inhibitions, avec une audace centuplée qui ne lui ressemblait pas. Mais ce sourire qui brise son visage pourtant si goûteux d’un bonheur si pur d’ordinaire... Regrettable. C’était souillée cette âme pleine de bonté et passionnée qui aimait son amoureux sous toutes ses coutures qui préférait vivre de bons moments, comme avant que tout dégringole, que de s’adonner à d’interminables relations sexuelles, la drogue de la débauchée. Mais toujours ce sourire, qui rappelait vaguement un clown aux arrières pensées, un clown de cirque pas très sucré, un cirque d’adulte et non d’enfant. Un clown à l’esprit plutôt noir qui se donnent en spectacle d’une autre façon... et beaucoup plus vulgaire et indécent. À la limite, c’était forcé la note sur le fait que la situation était parfaitement normale et que c’était Carter, sans doute, qui n’était pas habitué de vivre une relation amoureuse avec une femme de la trempe de l’espionne. Car, s’il s’était montré à la hauteur avec ses talents tactiles, il restait sans moyen devant l’expertise non conventionnelle de sa belle...

De ce fait, la jeune femme rigola au fait qu’il haussait les sourcils, dessinant deux points d’interrogation. Il semblait d’autant plus intrigué par le fait qu’elle ne réagisse même pas à sa tenue d’Ève qui pourtant, n’était pas la préférée de la poétesse pour jouer de cette façon. Comme si ce n’était pas assez, la douceur qui émanait de son visage était un paradoxe des plus renversants avec sa main plutôt habile et volubile qui donnait le tournis au membre masculin du médecin. D’autant plus que sans réponse de sa part, elle redoublait d’ardeur. Pourquoi ne se soumettait-il pas à ce massage dont plusieurs hommes rêvaient d’être la victime ?

Quelque peu frustrée, elle arrêtait tout d’un coup sec, interrogeant son partenaire du regard.

« Ça ne te plaît pas ? Tu ne veux pas de moi, c’est ça ? J’ai l’air ridicule ? je suis nulle ? je ne l’ai pas ? Qu’est-ce qu’il y a, mon amour... »

Sur ce, elle vint vers lui et promena un index plutôt enjôleur sur son visage comme pour chercher à l’apaiser pour qu’il puisse s’abandonner. Elle osa même frôler ses lèvres contre sa peau faciale avant de l’embrasser de nouveau, avec la vitalité animale de la débauchée. Eille, amoureuse des rimes, arrête d’embrasser comme ça ! C’est à moi ! C’est ma signature, connasse ! Mais aucune réponse puisqu’il n’y avait aucun circuit qui se rendait aux commandes principales... Si vraiment présentement, il y en avait. Sans le prévenir, elle s’empara d’une main de Martin et la posa, avec une violence qui détonait, sur un de ses seins et lui indiqua la manière de s’y prendre pour le masser, le caresser, le comprimer... Bref, la bonne formule pour la stimuler. Trouvant néanmoins sa position inadéquate pour recevoir un tel traitement, elle s’allongea sur le côté, une position qui faisait naître le souvenir de ces playmates du début du 21e siècle... Ou encore, de ses pin-ups des années 1940 et 1950 aux courbes généreuses et au regard des plus envoûtants. Même si le geste de Martin insistait plutôt sur la réticence, Elizabeth le remarqua à peine pour avoir fermer les yeux et s’être concentrée sur la sensation plaisante que cela lui apportait. Elle glissa une main furtive vers son entrejambe pour se stimuler un peu avant de revenir lutter contre le membre de Carter qui sursauta.

« Voyons, mon étalon, détends-toi ! »

Comme de fait, elle s’empressa de le détendre. Elle l’obligea à poser sa tête sur le sol et, constatant sa raideur, elle caressa son torse d’une douceur qui rappelait enfin celle de la poétesse. Croyant sa belle revenue elle-même, il se laissa entre les mains de celle-ci. Même Elizabeth semblait apparemment être revenue elle-même, ne se posant même pas la question du comment elle s’était retrouvée ainsi vêtue. Mais au fil des minutes, sa main s’aventura de plus en plus sur le bassin, puis le bas-ventre...

Mais remontait vers le cou, la gorge, les épaules. En alternant les zones du tronc, involontairement, Elizabeth faisait grimper son désir de bondir sur lui pour éprouver l’ultime extase provoqué une arme fièrement dressée, bien ferme et regorgeant de sang, comme c’était le phénomène naturel chez l’homme dès qu’excité de cette façon. Elle réussit même à lui faire enlever son chandail, découvrant une chair qui se resserrait sur ses traits de sa musculature. Elle effleura ses doigts pour contourner chaque trait particulier, avec une fascination quasi enfantine, comme si elle découvrait ce résultat d’entraînements physiques pour la première fois. Son cerveau enregistrait chaque détail et exagérait ce qu’elle voyait, sans tomber dans le portrait d’un culturiste (heureusement). Martin pouvait remarquer l’innocence et la pure naïveté qui lui arracha un sourire. Il avait retrouvé son Elizabeth... à l’exception qu’elle était nue et qu’elle ne s’en souciait pas.

Certes, comme dit le proverbe : « Le calme avant la tempête », et il ne pouvait pas s’appliquer autrement qu’ici. Ce n’était que la pointe de l’iceberg qu’il observait, que la pointe qui lui faisait apprécier ce qu’il embrassait du regard, la pointe qui ne révélait pas ses parties cachées...

Un moment, ses doigts quittèrent le torse du médecin, celui-ci se disant qu’elle était enfin partie pour se revêtir - soulignons qu’il avait fermé les yeux. Elizabeth perçut même qu’il semblait somnoler quelque peu, ce traitement relaxant ayant ses effets. Elle sourit, avec ce brin de malice qui se reflétait sur ses lèvres pulpeuses. Disposant une jambe de côté de Martin, sans qu’elle ne s’assoit en califourchon sur lui, elle resta à quatre pattes, ses yeux scrutant la tranquillité présente que le faciès de son amoureux. Calculant ses affaires, elle abaissa légèrement sa poitrine, juste assez bas pour faire friser son poil dès qu’elle entra en contact avec la peau de Carter. Cette sensation étrange fit naître des questionnements sur la nature de cette texture dans son cerveau, ce qui l’incita à ouvrir ses yeux. Dès lors, obtenant satisfaction, elle se rua sur sa bouche, comprimant sa poitrine contre son torse. Il réagit en repoussant, par surprise sans doute, sa belle qui retomba sur son derrière à côté de lui. Ce coup lui asséna une migraine soudaine qui s’évapora cinq secondes plus tard. Cinq secondes pendant laquelle elle enregistra, sans comprendre, son attitude et le fait qu’elle était sur Martin. L’information avançait à pas de tortue et il faudrait un temps pour que la réaction s’enchaîne.

Elle resta malgré tout à l’écart, adoptant une posture de sirène en lui décochant de langoureux regards qui inspirait la forte sexualité de la débauchée. Peu à peu, on sentait que les étapes se franchissaient, mais cela allait trop vite pour que l’on puisse en être conscient. Suçant l’un de ses doigts, elle lui adressa un coin d’oeil avant de s’étendre sur le sol et de se tortiller comme si elle était stimuler par quelque chose, gémissant sous son cambrage qui faisait montre de sa flexibilité et de la souplesse de son corps pourvu de sensualité. Puis, elle se releva et rampa rapidement jusqu’au médecin, comme si elle avait la capacité d’aller super vite comme Superman.

« T’es sexy, toi ! Ça m’excite ! »

Sur ce, Elizabeth blottit ses lèvres contre le cou de son amoureux, le parsemant de baisers ardents, le genre de manoeuvre de son répertoire qui en faisant fondre plus d’un. Sa main prolongea le chemin du cou vers son torse, puis son bas-ventre pour se faufiler dans son sous-vêtement, celui-ci devenant superflu. En détournant l’attention de Martin, elle réussit à retirer son membre de la couche de tissu et elle y jeta un rapide coup d’oeil. L’apercevant emprisonné dans sa paume, elle sourit et rit même. Elle avait l’avantage d’être une manipulatrice par sa qualité de grande charmeuse irrésistible. Mais contemplait le membre avec une envie, une faim à assouvir de l’englober et de le sentir contre sa langue. Mais elle avait le désire de le sentir planter en elle et droit comme si l’on plantait un drapeau. Manifestement, cette idée lui plaisait davantage, car elle délaissa le cou de Carter pour se diriger vers le prisonnier de sa main. Elle ne le lâcherait pas de si tôt, et Martin Carter s’horrifia et réalisa qu’il avait baissé sa garde lorsqu’elle était sur le point de le faire plonger dans sa cavité intime, qui renfermait son Éden des plus sacrés...

La tension était à son comble et Elizabeth appréhendait la merveilleuse sensation de se tortiller en étant brancher à lui, en le ressentait qui se cognait contre ses parois, et s’il parvenait à éjecter sa semence, elle exploserait d’extase et lui offrirait l’orgasme de sa vie. Toutefois, le canon convoité ne tarderait pas à s’enfoncer...

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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 14 Jan - 8:16

Dans un cas comme celui là, la meilleure défense de Martin restait en toute logique une collaboration réticente. L’opposition totale et complète risquait de dégénérer vers quelque chose de fort peu souhaitable et s’abandonner complètement était hors de propos. Il fallait donc viser un juste milieu qui ne le satisfaisait pas sans pour autant négliger une observation plus qu’attentive. Il devait détailler tous les gestes d’Elizabeth, faire un tri et tenter de rendre un verdict sur l’état définitif des choses… Le tout sans se laisser aller, il allait de soi. Une tâche fort ardue bien que techniquement à la hauteur du médecin mais pour combien de temps encore? Il ne tiendrait pas éternellement bon sang, surtout que ce curieux amalgame d’Elizabeth sans être Elizabeth semblait mettre le paquet. Se faire cobaye tout en étudiant son propre cobaye… C’était une tactique fort utile pour endormir la méfiance du vrai sujet d’expérience et le médecin chef se doutait bien que les niveaux de méfiance de l’autre devaient être au point mort…

Répondant plus ou moins favorablement aux différentes stimulations fournies par cette espèce d’Elizabeth en transe, il tenait bon malgré la gradation dans les efforts de l’autre pour… Quoi au juste? Le soumettre, lui plaire, simplement se servir de lui? Il n’en savait rien. Les actions de cette curieuse Elizabeth qui était pourtant sa chère et tendre était au mieux erratiques et imprévisibles. Habitué à travailler avec les esprits les plus déments, il avait l’habitude de l’étrange… Mais cet étrange là dépassait l’entendement. Il en avait vu des esprits de tous les types mais jamais un truc du genre. C’était comme si il y avait un émetteur mais que le récepteur était inatteignable faute d’un contact entre les deux. L’émetteur continue à agir comme si tout était normal bien qu’il puisse adopter un comportement hors des normes « attendues » de lui. Dans le cas actuel, si faute de contact il y avait, c’était quelque part au niveau du cerveau d’Elizabeth et ce n’en était que plus préoccupant. Elizabeth ne faisant pas usage de drogue et n’ayant subit de violent choc à la tête, pour autant qu’il en sache, il n’y avait par conséquent pas d’explication logique entre ce manque de communication entre le « vouloir », d’une part et le « pouvoir », de l’autre… Cela dépassait et de loin tout ce qu’il avait vu ou lu…

Chose certaine, quand elle tenta de faire entrer la pièce A dans la pièce B, comme on assemblerait un meuble au fond, le médecin chef s’opposa vigoureusement, refusant catégoriquement d’aller plus loin. Il était hors de question de faire l’amour à une femme qui n’était que partiellement celle qu’il aimait. Il y avait des limites à ce qu’il était prêt à faire pour observer non mais sans blague! Cette sinistre farce finirait bien par se terminer non? Cela ne pouvait durer éternellement tout de même, cela n’aurait fait que peu de sens, bien trop peu de sens… Il ne risquerait pas de mettre sa vie de couple en danger pour un accès de folie passagère de la part d’Elizabeth, c’eut été d’une part mal avisé et carrément grotesque. Il devait faire rempart et résister en espérant de tout cœur que les choses se corrigent d’elles même. Oui, il contredisait ses propres conclusions du départ sur la marche à suivre pour s’en tirer à bon compte mais avait-il vraiment le choix? Si oui, il faudrait qu’on lui explique en quoi… Décidant de jouer un des derniers as dans sa manche, il prit la parole d’un ton ferme et décidé.


« Alors là il n’en est pas question! Si tu tiens vraiment à faire ce que tu comptais faire, ce sera de force car je refuse de me laisser faire, tu m’entends! Je m’oppose de façon catégorique à ce que cette sinistre farce continue. Manifestement, tu n’es pas en pleine possession de tes moyens et donc la plaisanterie arrête ici! »

Dans son coin d’esprit, le débauché travaillait fort pour tenter de rétablir la connexion entre lui et Martin. Hors de question que monsieur règlement bénéficie de toute l’expertise de sa débauchée bien aimée. Il ne fallait pas exagérer quand même! En rétablissant le contrôle, il pourrait peut-être initier une tentative similaire chez la semi poétesse et ainsi empêcher une catastrophe. Jamais la débauchée ne tolèrerait d’avoir couché avec Martin et non pas avec Meric… Comme il refuserait avec véhémence de coucher avec l’espionne. Même s’il s’agissait techniquement de la même personne, Meric n’avait aucune attirance pour la poétesse… Dans sa tête à lui, s’il passait une nuit de passion avec la poétesse, ce serait comme tromper la débauchée et il n’était pas dans ses intentions que de faire une telle chose. Corrompu, peut-être mais stupide, ça jamais!

Faisant des progrès certes moins rapides et peu significatifs dans sa tentative de relier deux « sections » d’un même être ensemble, le débauché ne cessait de se questionner sur l’origine de cette coupure si nette et soudaine entre les deux faces d’une même pièce. Il n’y avait pourtant eu aucun signe avant coureur, aucun indice laissant supposer une telle chose… Que s’était-il donc passé en fin de compte? Si lui n’arrivait à aucune conclusion, il se doutait bien que le résultat ne serait guère différent chez Martin qui devait batailler ferme pour trouver ses propres réponses et explications… Après tout, celui qui était aux commandes avait un travail bien plus ardu que celui qui tout au plus cherchait à refaire un avec deux… Et il devait faire plus vite encore s’il espérait arriver à quelque chose de bon.

Y avait-il vraiment une solution au problème actuel? Selon le proverbe, oui, assurément. Tant pour le médecin que pour le débauché par contre, c’était le grand doute face à cette affirmation. Si solution il y avait, elle était aussi visible qu’un ours polaire en plein blizzard. La lumière au bout du tunnel semblait appartenir à un métro qui faisait chemin en direction inverse, s’éloignant plutôt que se rapprochant… Et de fait, cela n’avait absolument rien de rassurant mais alors là pas du tout. En fait, dans l’instant, Martin se sentait comme un jeune interne face à l’examen final : avoir en tête toute la matière sans toutefois trouver de solution au problème. Et il détestait cela, ah qu’il détestait cela, il en aurait même fait de l’urticaire… C’en était à ce point. Cependant, l’heure n’était pas aux métaphores et aux comparaisons : il y avait urgence ici!

Elizabeth ne semblait pas avoir saisit la moitié du quart de ce que Martin avait dit et elle semblait bien décidée à faire un puzzle complet avec cette seconde pièce que représentait Martin. Ce n’était pas bon signe car si même ses injonctions passaient dans le beurre… Il y avait fort à parier qu’il serait bien incapable de la stopper et c’était bien là toute l’essence du problème. Eut-il été plus désespéré et s’il avait été croyant, Martin aurait sûrement fait appel à Dieu pour obtenir de l’aide. Cependant, étant un homme de science qui même devant le pire scénario gardait une once de calme et étant athée par extension, il s’accrocha avec l’énergie du désespoir au peu de calme, justement, qu’il lui restait pour trouver une solution. Le temps filait, les secondes s’égrenaient et le fil de ses pensées se faisait de moins en moins clair… La finalité de la chose tendait plus vers la catastrophe potentielle que la solution in extremis et c’était fort peu dire…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 15 Jan - 4:27

Venait-il de s’exprimer dans une langue inconnue ? parce que là, Elizabeth ne saisit en rien à tout ce qu’il venait de lui vociférer. Elle inclina la tête sur le côté, questionnant Martin du regard. Même s’il essayait de lui répéter, dans l’ordre avec les mêmes termes, cela allait rester du chinois pour elle. Mais par le ton, cependant, elle comprit qu’il n’était pas réceptif. C’était de mauvaise augure. De ce fait, son sourire s’éclipsa et elle se releva en ayant le goût de frapper sur le membre, mais elle se retint... pour une raison qui lui échappa. Elle fixa durement le médecin, sur le point d’exploser à chaque seconde. La partie débauchée de ses gestes en avait envie, mais en réalité, elle agissait inconsciemment, donc, c’était de jouer selon la recette de la Tigresse, selon ce qu’elle faisait toujours et ce pourquoi elle vivait. Mais alors qu’elle faisait les cent pas, elle semblait songeur et déterminée à aller jusqu’au bout. Coûte que coûte. Le « non » n’avait apparemment pas sa place et ce médecin n’allait pas lui dicter la conduite à apporter.

« Pourquoi ? Ce n’est pas une farce, chéri, j’en ai envie, c’est tout ! Moi, faire une blague ? Haha ! c’est mal me connaître, très cher, je ne joue pas, je fonce. Tu oses même me dire que je ne suis pas en pleine possession de mes moyens ? Bon sang, si je ne l’étais pas, je serais affolée, j’aurais de l’air d’une poule pas de tête qui court de tous bords, tous côtés. Tout cela me dépasserait ! Justement, me dépassERAIT ! Le conditionnel n’est qu’une supposition et n’est pas définitif. Ça le dit, c’est une con-di-tion. »

Son air pur s’évapora : elle semblait porter un masque qui la rendait hideuse et aucunement attirante qui criait ses désirs aux dépens des autres qui devaient s’y soumettre. Elle ne rigola pas. Et puis, sa voix n’avait rien d’angélique ou d’envoûtant : c’était rustre, sans délicatesse et sans douceur. Elle rugit plusieurs fois pour marquer son changement de cap pendant ses cent pas. Cela semblait la démanger qu’il ne veuille pas, car, certes, la débauchée était assoiffée de sexe, mais de là à forcer la main à quelqu’un, ce n’était étrangement pas sa tasse de thé. Malgré son manque d'inhibitions, elle possédait des principes auxquels elle s’accrochait sans dérober. Elle réfléchissait, ruminait ses pensées, tentant de construire un stratège pour le faire changer d’avis, pour le rendre consentant à la chose. Cela l’étonna qu’un homme ne voulait pas lui faire l’amour... ou se laisser faire par la soif et l’habileté de la débauchée. Bon, ce n’était pas elle dans son intégralité, mais tout de même, restait que l’idée était à la surface. Même si sa posture ressemblait à la poétesse et son regard également, sa voix et ce qui en sortait appartenait à l’autre. Un combat sans précédent se jouait dans le corps torturé par deux univers à l’odeur différente.

L’espionne s’arrêta net devant Carter et le lorgna drôlement, voire dangereusement. Elle s’approcha de lui et s’agenouilla et il découvrit ainsi de près qu’elle était teinté de gentillesse et de bonté, comme si elle était revenue à elle et n’avait aucun souvenir de ce qui venait de se passer. Elle sourit même, très heureuse, à Martin. L’éclair de malice n’éclatait pas dans ses yeux : ils étaient sereins et purs et il s’y défilait une poésie amoureuse des plus passionnées.

« Jamais le grand jour ne m’avait permis d’admirer l’éclat de ton amour qui reluit dans tes yeux. Cela m’était interdit après toutes les atrocités qu’ils avaient vu : la moindre parcelle de bonheur, ils ne le reconnaissaient pas. »

Elle émit un petit rire ravi avant qu’elle ne s’approche pour l’embrasser comme seule la poétesse savait le faire. C’était doucement fougueux et savoureux d’une générosité sincère. Elle l’étreignit par la suite, comme embarrassée de l’avoir embrassé, rappelant les petites filles candides qui donne un baiser vrai et honnête à un garçon qu’elles aiment bien et qui se réfugient ensuite dans ses bras. En même temps, savoir que l’autre l’aime aussi, les gênent. L’amour est un drôle de sentiment dans les premiers temps de sa sortie. On est timide, on n’ose pas, on ne sait pas exactement quoi ressentir, quoi faire. Elle se défit de l’étreinte et contempla ses yeux ; elle sourit. Elle détourna le regard et tomba sur l’objet, le fruit de l’Éden qui fait plier une femme pour les sensations qu’il procure. Son sourire diminua dans une lenteur insoutenable. Ses yeux le scrutait et en cherchaient la faille. Il n’y avait pourtant rien. Et puis, comme un enfant curieux d’un objet « inconnu » - du moins, entre guillemets pour Elizabeth -, elle s’y approcha tout doucement en allant chercher l’approbation de son amoureux, qui restait toujours intrigué, mais sur ses gardes. Elle le toucha une première fois, puis une deuxième... Elle l’enroula dans sa main pour constater la forme phallique de la chose. Elle fit attention de ne pas le serrer, ne voulant pas provoquer une quelconque douleur. Cependant, il y avait une étincelle d’envie de savoir comment c’est, la curiosité de ressentir ses sensations et de partager au maximum son amour pour Martin. Malgré les protestations de plus en plus insistantes et les mains qui la repoussaient, elle ignorait toutes distractions. Elle en avait que pour ce trésor interdit qui contenait le deuxième morceau pour concevoir un enfant. Elle le lécha une première fois, puis une deuxième... Avant d’aller plus loin, Carter se dégagea et observa sa compagne.

« Non, laisse-moi y toucher... Je veux y goûter... Je veux le sentir en moi... »

Ses paroles étaient alarmantes et criantes de vérité. Elle le toucha, refus de Martin. Elle vint pour le faire disparaître dans sa bouche, nouveau refus de Martin. Devant deux tentatives vaines, elle était déterminée à accomplir la troisième. Derechef, mais avec plus de convictions, elle s’assit à califourchon et se battit contre les torrents de coups que lui assénait, sans faire mal, le médecin pour la déstabiliser et l’empêcher de le faire contre son gré. Après tout, on s’approcha du viol à proprement dit. L’irréparable qui vous condamne à la honte et à la souillure de votre âme, ce qui vous est le plus précieux que vous possédez et que personne ne peut vous le voler sauf, métaphoriquement, avec cet acte de pur violation de la personne, de son corps. Qui n’avait pas l’ultime consentement de la « victime ». Elle ricocha sur tous les coups pour gagner sa bataille et accomplir son désir enfoui, sous les yeux affolés de la débauchée qui désespérait de voir une telle scène sans intervenir. Mais comme B vient après A, ils connectèrent ensemble. Dès qu’elle s’assit, Elizabeth prit un temps pour bien le ressentir avant d’amorcer un premier va-et-vient qui confirma l’aspect amusant de la chose. Satisfaite, elle sourit, mais dès le deuxième, elle s’arrêta net. Son regard voilé de noir qui ne pouvait saisir ce qu’il voyait redevint normal. L’espionne tomba sur un Martin en désespoir et vaincu par la force des choses...
Elizabeth se releva d’un bond : elle venait de revenir à elle. Remarquant sa nudité, son réflexe premier, même si Carter l’avait déjà vu nue, fut de couvrir d’une main son bas-ventre et de l’autre, avec l’aide de son bras, sa poitrine. Elle chercha nerveusement ses habits et accourut vers eux pour les enfiler au plus vite. À nouveau confortable et à l’aise, elle revint à Martin. Que faisait-il là, allongé, l’air de n’avoir pas bougé pour protester ? Elle ne savait pas quoi dire ni quoi faire et la confusion peinturait son visage. Elle saisit sa tête, ébouriffant ses cheveux au passage, mais qu’importe, son allure lui importait peu.

« Qu’est-ce que... Pourquoi ? J’étais là, sur toi, prête à te faire l’amour..?! » balbutia-t-elle sans toujours rien comprendre.

L’espionne regardait toujours Martin et tentait de savoir ce qui s’était passé. Mais la seule chose qui volait dans son esprit était l’image de son amoureux étendu par terre, prêt à s’amuser et à jouir de l’activité de sa belle dans une vulgarité des plus obscènes. Elle eut un sentiment de dégoût et de dédain à son regard et se retourna pour lui faire dos.

« Pourquoi ne m’as-tu pas arrêté ? T’es médecin, Martin, tu as des limites quand même. Partout ! Moi-même j’en ai et ça, ça les dépasse largement. Tu ne voulais pas me raisonner ? Tu voulais que je tombe enceinte, c’est ça ? »

En prononçant cette possibilité, elle se retourna vivement vers lui.

« Ok, on a parlé de fonder une famille, mais je n’avais pas l’intention d’accoucher dans neuf mois ! C’est... c’est trop tôt ! Je ne veux pas avoir d’enfant... Euh, pas tout de suite, tu le sais. Pour ton information, c’était LE moment pour moi pour en concevoir un et comme il m’est hors de question de le refu... Ah ! Martin ! Tu auras pu me donner une claque pour une fois ! Je me serais réveillée sans problème ! C’est le remède à tout quand une personne perd les pédales comme ça. Tu as passé qu’à toi là-dedans ou quoi ? On dirait que je viens de me réveiller alors... dis-moi que c’était la première fois qu’on... qu’on fusionnait comme ça ! Argh ! t’imagines si je ne m’étais pas réveillée et que monsieur n’était toujours pas intervenu ? J’aurais continué, tu aurais fini par me livrer ta semence et paf ! Deux ou trois semaines plus tard, j’apprends que je suis enceinte ! Bonjour le trouble ! On vient à peine d’emménager, notre boss vient de le savoir, on a encore des problèmes avec le monde extérieur, qui lui non plus ne se porte pas bien et tu comptais élever un enfant à travers tout ça ?! Bon sang ! je... Je ne sais pas quoi pensé... T’aurais pu te lever, m’attacher les pieds, les mains... T’aurais pu faire n’importe quoi pour empêcher le pire... du moins, le pire pour le moment. Mais non, t’es resté couché sur le dos, sans rien faire... »

Elizabeth soupira, exténuée. Elle était en colère, confuse et elle sentait une certaine aversion pour Martin pour ne pas avoir réagi. Bien, pour ne pas avoir réagi assez fermement s’il l’avait fait... Non, elle l’aurait écouté pourtant, de cela, elle en était persuadée... Vraiment ?
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 15 Jan - 19:18

« C’est facile d’accuser, Elizabeth, dans la mesure où c’est cette même logique à laquelle tu sembles faire référence que j’ai utilisé pour éviter des complications additionnelles. Ton raisonnement, ajouterai-je, fait peu de sens. Moi, lever la main sur toi? Jamais dans cette vie et pas davantage dans la suivante si la réincarnation existe. Si j’ai agis de la sorte, ce n’est pas pour rien : dis-moi, toi qui sembles soudainement si intelligente et calée en sciences médicales, que serait-il arrivé si dans cet état second qui était tien tu avais décidé de te faire usage de moins de tact et d’en venir aux mains? Tu aurais vraiment voulu te prendre des coups? Au moins en usant de ma stratégie, j’ai pu identifier quelques symptômes et retardé au maximum la catastrophe. »

Répliqua froidement le médecin chef. Oh c’était facile de lui rejeter la faute, c’était facile de l’accuser de tous les torts du monde… Il aurait dû ceci, il aurait dû cela… Et pourquoi pas une bonne dose de tranquillisants un coup partit? Qui plus était, une partie de son discours en faisait pas de sens. L’attacher, avec quoi de un et dans quel but de deux? Sa réaction aurait été bien pire dans un tel cas. Et puis du reste, que savait-elle de ce qu’il aurait fait, de ce qu’il avait eu sur le moment en tête pour sauver la situation? Absolument rien! Mademoiselle était dans les vapes, elle avait donc le beau rôle dans l’affaire. Évidemment que celui qui ne fait rien ne peut pas gaffer! Simple logique des plus élémentaires! Ce qui horripilait encore davantage le médecin c’était le fait qu’elle parlait de lui comme s’il était un simple profiteur et un inconscient, ce qu’il n’était absolument pas. Son sens éthique et professionnel lui gardait bien de ce genre d’abus… Et Elizabeth depuis le temps devrait le savoir, cela ne faisait pas de doutes!

« Et dit moi Einstein, tu aurais voulu qu’un coup partit je te mette dans une belle chambre froide pour te refroidir les idées? Ou alors tu aurais préféré que je te mettes une camisole de force? Je saurai pour la prochaine fois si prochaine fois il y a… Puisque tu es si brillante et si encline à la critique vas-y, docteur Lévy, expliques moi ce qui s’est passé dans ta petite tête! Livres moi tes conclusions, moi qui ne suis qu’un vil profiteur et nullement victime également dans cette affaire! Allez, expliques moi qu’on rigole quand tu auras l’air d’une vraie cruche parce que tu as parlé sans penser! »

Oui, les couteaux volaient bas mais c’était, pour Martin à tout le moins, davantage imputable au stress qu’à un grief réel. Il était aussi dépassé que l’espionne quoi que légèrement moins mais il restait et demeurait qu’il n’avait que des conclusions partielles à livrer, ce qui était de très mauvaise augure… Cela voulait dire qu’il restait des pièces de puzzle qu’il n’avait pas encore vu et il était fort peu désireux de les découvrir de si tôt. Parcourant la distance les séparant en moins d’enjambées qu’Elizabeth n’aurait pu le croire possible, il se planta face à elle, son regard vissé dans le sien.

« Regarde moi Elizabeth, regarde moi droit dans les yeux et oses me dire que tu es réellement convaincue de tout ce que tu viens de me dire. Regardes moi dans les yeux et vois à quel point ton jugement est injuste. Tu n’as rien remarqué, Elizabeth, rien entendu, rien vu de ce que j’ai fais pour t’empêcher d’agir? Ton cerveau ne garde pas la plus petite parcelle de trace des récents événements ou alors tu ne choisis que les morceaux qui t’arrangent? Vas-y, fais entendre ta voix, je suis bien curieux de voir ce que cela va donner cette fois. Pas très poétique la fille, après avoir joué à la débauchée… »

Ayant réussit à rétablir partiellement la connexion avec son double, Meric parvint à reprendre partiellement les commandes du corps, désirant livrer ses propres conclusions lui aussi. Même s’il ne disposait que de la voix pour se manifester, cela ne le dérangea pas outre mesure : il comptait livrer également ses conclusions et si possible entrer en contact avec la débauchée pour essayer de comprendre ce qui c’était passé…

« Elizabeth? C’est Meric. Est-ce que comme Martin tu as été déconnecté de cette autre part de toi, à savoir, la débauchée? Parce que pendant ce curieux épisode moi j’étais incapable de me faire entendre ou d’usurper les commandes à Martin pour agir. Est-ce que la débauchée a réussi à t’envoyer un cri d’alarme, à se faire entendre ou à agir de son propre chef? Mon ténébreux amour, est-ce que tu m’entends? Peux-tu te manifester au grand jour maintenant? Quel merdier ce truc, je déteste ça… »

Car oui, le débauché était aussi dépassé que les autres par la tournure des événements. Cela ne faisait aucun sens, cela ne faisait pas de logique, cela défiait trop de choses pour être un simple délire passager… À deux, ni Martin ni Meric n’étaient en mesure de livrer des conclusions significatives ou suffisantes et à ce juste titre, c’était une réalité qui leur déplaisait en tout point. L’ignorance est un poison et elle rend les êtres faibles et Martin comme Meric ne comptaient perdre la bataille du savoir. Ils mettraient à deux le doigt sur le nœud du problème… Si évidemment les choses se calmaient entre le médecin et la débauchée dans un premier temps, cela allait de soi.

« Quelque chose m’échappe… Quelque chose dans ce qui vient de se passer ne fait pas de sens… Il y a vraiment un truc qui me dérange et je dois avouer que c’est un quelque chose que je n’ai jamais vu dans la pratique, seulement dans la théorie. En fait, je doute qu’un spécialiste en Ataxia ou ailleurs, dans le milieu légal, ait vu une telle chose. Cela se saurait autrement. Ceci dit, Elizabeth, il va falloir travailler à deux et arrêter de se rejeter la faute si nous voulons trouver ensemble la solution à ce problème… »

Fit savoir Martin en reprenant le rôle central, une fois « l’exposé » de Meric terminé. Plus calme, les émotions vives se substituant pour son cale professionnel, il passa une main rassurante sur la joue de sa belle avant de la serrer contre lui pour ne plus la lâcher. Sanglotant doucement, il lui confia cette peur qui lui avait dévoré les entrailles de perdre sa belle dans une folie qu’il ne pouvait comprendre ou expliquer et qu’il ne voulait pas se défaire de cette étreinte de peur de la perdre momentanément à nouveau… Il aimait cette femme et il y tenait plus qu’à tout et la simple pensée d’avoir pu la perdre lui avait été par conséquent insupportable. Pas d’une telle façon en tout cas.

Il fallut un long, très long moment avant que Martin finisse par lâcher Elizabeth, sur insistance de cette dernière et encore, elle dû lutter un quelque peu pour prendre la main du médecin, la glisser sous ses vêtements et la poser sur son cœur à elle. Cela sembla le calmer, de la savoir bien portante mais il ne semblait pas complètement rassuré pour autant. Ce qui venait de se passer avait de quoi soulever bien des questions et autant d’hypothèses… Et c’était excessivement éprouvant pour un esprit que de chercher trop de réponses à trop de questions en même temps…
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 15 Jan - 22:01

« Pardonne-moi, c’était vraiment vache de ma part. »

Elizabeth se montra forte, malgré tout ce qui pouvait l’affliger dans le moment : un Martin en pleurs qu’il la serra si fort et un revers de critiques et de sarcasme de sa part. Elle retint les quelques larmes qui souhaitaient répondre à celles de son amoureux, mais elle jugea qu’elle devait se montrer plus en mesure d’être à la hauteur de la situation et d’être encline à le rassurer. Après tout, l’espionne était loin d’être évidente et la compagnie la plus stable qui soit : elle avait ses sauts d’humeur, ses changements de personnalités et un esprit plutôt complexe. Elle se l’était avouée à plusieurs reprises et l’avait assumé par la suite, mais le vivre restait toujours un cercle vicieux au tournis impressionnant. Heureusement, chaque situation apportait son lot de positif, et le couple en ressortait plus fort à chaque, car ce qui nous tue pas, nous rend plus fort.

De ce fait, elle ancra son regard dans le sien et se désola encore d’avoir réagi ainsi. Ce n’était nullement diplomate et réfléchi. Elle avait été plutôt impulsive en lançant des accusations dont elle n’avait aucun moyen d’en savoir la véracité. Et puis évoquer le truc sur la maternité était très bas et elle reconnut que ce n’était pas approprié. C’était du matériel hors contexte sur lequel elle s’était appuyé pour bombarder le médecin de fausses allégations. Elle remarqua sans mal que cela l’avait affecté et elle s’en voulut de lui faire broyer du noir de cette façon et par sa faute qui plus est.

« Je n’ai pas d’explications à d’énoncer. J’ai parlé sans réfléchir, je le reconnais et sans savoir ce qui s’était réellement passé. Il est plus facile d’accuser les autres que de s’accuser soi-même : la vérité nous fait mal, avouons-le. Mais là n’est pas la question, Martin. Pour être honnête, j’ignore ce qui s’est passé et je n’en ai ni le souvenir ni la sensation. C’était... étrange comme sentiment. L’autre Elizabeth, elle n’agissait pas, pas vrai ? C’était comme si... si... »

Il n’était pas facile de décrire le phénomène qui s’était produit. En même temps, la réponse semblait tout simple... Il suffisait seulement de la déterrer. Mais elle était enfouie sous une tonne de terre que chaque pelleter ne semblait pas retirer de la terre, mais en ajouter. Perplexe, l’espionne détourna son regard, rompant le contact visuel sincère qu’elle avait établi. Elle tenta d’apporter une explication posée qui n’avait rien à voir avec la spontanéité. C’était cependant loin de l’évidence, très loin. Et puis, même si elle réussissait, ou lui, à deviner ou à énoncer une hypothèse sur ce qui venait de se passer, les mots n’arrivaient pas à se conjuguer ensemble pour former un tout cohérent et plausible. Ils s’entrechoquaient comme des atomes, mais n’explosaient pas entre eux comme les réactions chimiques qui arrivent à un résultat, concluant ou non.

« Je ne peux même pas te dire comment je me sentais, comment c’était, je le sais pas. Ça dépasse si tu veux tout savoir. Tu dis avoir refusé, je ne m’en rappelle pas. Je ne me souviens pas quand je suis devenue nue ni même comment j’ai été près de te faire l’amour... sans protection. C’était imprudent et j’ose croire que j’étais dangereuse... »

Mais la tension ne tiendrait pas plus longtemps. Elizabeth était à bout, sentant qu’elle pouvait éclore de sanglots à tout moment, échappant à la force dont elle se pourvoyait pour conserver un calme devant son amoureux. Elle prenait de grands et de profonds inspirations en expiration bruyantes qui lui brisaient les tympans. Elle espérait néanmoins que le bruit n’était pas aussi fort que son cerveau le commandait. Elle ne désirait pas l'importuné avec cette respiration agressivement tonitruant qui atterrissait dans le creux de l’oreille comme si une bombe venait d’exploser à quelques centimètres. Un embouteillage de décibels des plus désagréables.

« J’ai honte tu sais, vraiment honte. Savoir, sans le comprendre, ce que j’ai fait, c’est scandaleux ! Et je ne veux pas même pas savoir jusqu’au je suis allée, ta réaction est suffisante pour m’y empêcher. Ça me suffit pour en saisir la gravité. Je ne veux pas que cela se reproduise pour te retrouver anéanti comme ça, ne sachant pas où mettre les points sur les « i » et les barres des « t ». Et je n’ai pas dit de me frapper pour rien... Bon, j’en conviens, c’est radical, mais au pis des cas, jette-moi dans un bain d’eau froide, crois-moi, ça réveille. C’est moi qui est été une vil profiteuse, tu n’as pas à pardonner ce que j’ai fait, mais pardonne au moins mes paroles insensées et irréfléchies. Dis-toi que si tu me perds, je me perds aussi... »

Incapable se contenir plus longtemps, elle se jeta sur son épaule comme s’il s’agissait d’une bouée et qu’elle partait à la dérive, au large, et qu’il s’agissait du dernier moyen pour éviter de s’en sortir noyer par les événements. Elle s’en voulait pour des choses dont elle n’avait aucun souvenir, mais qui lui faisait un mal de chien à l’intérieur d’elle. Une sensation malsaine qui la rendait coupable pour une femme sur laquelle elle n’avait pas eu le contraire ni même la débauchée, qui, quand elle entendit Meric, se leva pour se précipiter sur les barreaux qui la retenaient prisonnière dans la boîte crânienne. Elle avait hurlé sans que cela ne se conduise et ne se mêle à l’air. Le son fut perdu, tel l’écho qui se perd au fur et à mesure dans les montagnes. Cela, c’était encore plus étrange, mais la poétesse ne sembla pas s’en rendre compte. Mais alors qu’elle lui laissa la place, sa bouche resta béante et dépourvue de son. Qu’est-ce que..?. Son regard s’alarma de cette épouvantable découverte : la Tigresse semblait réellement prisonnière et il ne s’agissait pas d’une vulgaire métaphore qui puisse empoisonner un écrivain près des images percutantes, mais redondantes. Nonobstant, Meric pouvait apercevoir, par le vitrage des yeux de Martin, son ténébreux amour qui se démenait pour se sortir de là. On aurait dit deux petits êtres bien bien en chair qui habitaient à même le corps du couple, à travers celui de chaque protagoniste du couple en fait. Mais formuler à Martin son inquiétude fasse à cette situation délicate, était-ce le bon moment ?

« Sache que je t’aime et rien n’y changera. Tu m’aimes et je le sais, je le sens. Je suis une femme complexe, tu en conviens, un amalgame de personnalités distinctes qui peuvent déraper à quelque moment. Je crois que c’est ce qui fait de moi une humaine vraie et non une machine automatique où tout va bien. Qui plus est, une machine serait incapable de véhiculer de puissants émotions, comme l’amour l’est. Il est impossible de le décoder et de le rentrer dans le code « génétique » d’un robot. Mais je suis là à te parler de technologie, alors que tout est organique entre eux et que ce qui vient de passer aussi. Ne t’en fais pas, on trouvera une solution une fois la réponse trouvée. Je n’ai jamais pensé une seconde que tu voulais que je tombe enceinte. Cette décision, on la prendra ensemble, le moment venu. Rien ne me ferait plus plaisir même que de porter ton enfant. Toutefois, sache que ça ne se passera pas comme je pense que cela s’est passé. On doit être d’accord tous les deux... et prendre notre temps pour bien faire la chose. Je veux que cet enfant soit aussi parfait que toi. »

Elizabeth esquissa un mince sourire sincère qu’elle adressa à Martin pour tenter de lui faire retrousser ses coins buccaux également. Elle était encore bouleversée par ce qu’elle avait dit, comment il avait répliqué et par les choses qu’elle s’imaginait du comment c’était passé les derniers moments, qui était comme un « blackout » pour elle. Elle réussit de peine et de misère, mais réussit tout de même. Et ce fut la clé pour ouvrir la prison dans lequel gisait la débauchée qui sortit aussitôt sans attendre une seconde. Elle regarda à travers les yeux et fit signe à Meric que tout allait bien.

« Meric ? C’est Elizabeth, ton ténébreux amour si tu préfères. Je vais bien, ne t’inquiète pas. J’ai été incapable d’agir, de prendre le contrôle. J’étais confinée je ne sais trop où, incapable de sortir. On se revoit, mon étalon ! » s’exprima la reine de luxure pour répondre à son amour fougueux.

Puis, la débauchée céda sa place à la poétesse, jugeant que c’était son tour plus que le sien. Cette dernière prit place entièrement et observa Martin avec un sourire sincère, quasi sereine. Elle le sentit rassurer, cela la rassura également. Le savoir moins confus et moins incrédule la rendait heureuse et quelque peu satisfaite. Mais elle ne put s’empêcher de ruminer l’affaire et de tenter de mettre des mots sur le nuage de brume des événements.

« C’était comme s’il y avait une troisième personne... Un mélange entre la débauchée et moi dont je suis inconsciente. La débauchée, avec le recul, a du être en mesure de ressentir la chose plus amplement, alors moi, à la surface, je n’ai souvenir de rien... Et... je sais rien, je ne sais pas. Je ne sais pas quoi dire... »
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 18 Jan - 0:27

« Je ne comprends pas plus que toi, en toute honnêteté. J’aimerais fournir une explication cohérente mais j’en suis bien incapable! Si explication il y a, elle est hors de ma portée... Pour l’instant, tout du moins, je te rassure tout de suite. Je suis sûr que ce problème a sa solution et je mettrai tout en œuvre pour le découvrir! J’en viens à peu près aux mêmes conclusions que toi sur ce point : il y a vraiment une fusion imparfaite de deux personnalités qui s’opèrent, comme si, pour donner une comparaison, un programme informatique chargeait un ensemble de paramètres autre que ceux utilisés par défaut… Je ne saurais dire avec précision ce qui a causé la chose… Mais je finirai par trouver. Après tout… Rien n’est impossible quand on s’en donne vraiment la peine, dit-on… Je devrai peut-être consulter quelques collègues du privé spécialisés dans la psychologie mais c’est encore du ressort de l’hypothétique, ce n’est rien de moins certain dans l’instant. C’est curieux quand même que c’est lorsque nous avons enfin accepté de donner indépendance à nos doubles que ce genre de problème se présente… Plus perturbant encore est cet objectif que semble dicter cet espèce d’affliction temporaire… Je ne saurai en déterminer une motivation rationnelle… »

Ce que Martin n’osait dire c’est qu’il n’avait aucune idée du déclencheur de la chose, ce qui sous entendait que cette situation pouvait être appelée à se répéter à tout moment… S’il ne pouvait trouver de causes au problème, comment pourrait-il trouver une solution? Il ne voulait pas avouer à son aimée qu’il n’avait aucune idée sur ce qui s’était passé initialement… Et cela tombait en flagrant désaccord avec Meric qui refusait catégoriquement de jouer à l’autruche et qui comptait comprendre ce qui c’était passé. Ce fut donc lui qui reprit le contrôle non sans protestations mentales de la part du médecin chef qui exigeait plus de diplomatie, de tact et de doigté de la part de son homologue.

« Ok… Elizabeth, les deux Elizabeth, notre ami Martin n’a aucune idée de ce qui déclenche ce drôle d’état alors c’est moi qui mènerai l’enquête. Le premier de nous quatre qui détectera quelque chose de différent chez l’autre devra noter le contexte exact. Ma belle, j’ai l’impression que si la poétesse peut t’emprunter des traits inconsciemment, tu pourrais bien commencer à lui en emprunter également comme je pourrais en emprunter à saint Martin… Le truc c’est de découvrir ce qui déclenche ce bordel. Bon… Pour les besoins de la cause, c’est Martin qui va commencer les observations en ayant les commandes du corps et moi je serai à l’arrière. Du moment où quelque chose cloche, on arrête tout et on se penche sur la question… »

Ceci dit, ce fut au tour de Martin de ravoir les commandes, un rien énervé par l’attitude plutôt… Contestable de son double ténébreux. Annoncer les choses de façon aussi brusque pouvait certes mettre les cartes sur la table mais effrayer également. Même si Meric ne l’admettrait jamais… Ce dernier n’en menait pas large lui non plus de savoir que sans prévenir il pourrait se retrouver prisonnier de nouveau dans un recoin de l’esprit du médecin sans possibilité de contact avec l’extérieur… Le débauché détestait l’idée de ne pouvoir être libre et cette nouvelle complication ne lui plaisait absolument pas… Pour une fois, le médecin et son double s’entendaient sur un point : les choses regardaient plutôt mal, compte tenu du fait que la situation était loin d’être sous contrôle… Qui plus étai, sans souvenir de ce qui s’était passé dans leurs têtes respectives, cela rendait la chose plus ardue encore : comment voulez-vous trouver des réponses à une question sans matériel de référence? Cela relevait de l’impossible pur et dur oui!

« Bon, Elizabeth… Nous allons procéder à quelques tests simples si tu le veux bien. Je vais te demander de te départir de tes vêtements et je ferai de même. Ainsi, si le déclencheur est purement de l’ordre de l’attirance physique, nous aurons au moins une piste pour trouver une solution rapide. J’ose espérer qu’il ne s’agit pas que de cela car autrement nous serons dans de plus gros ennuis que je ne l’aurais pensé initialement. S’il s’agit d’une suite plus complexe de paramètres, ce sera déjà un soulagement que de le savoir… Je ne peux parler pour toi mais pour moi, plus le nombre de paramètres sera complexe, mieux ce sera : cela veut dire que ce drôle d’était ne se déclenchera pas à la plus petite impulsion… Enfin bon, tu vois le genre je suppose… »

Joignant le geste à la parole, Martin se surprit toutefois à vraiment craindre de ne pas être à la hauteur, pour une fois. Ce n’était pas tant de reconnaître qu’il avait des limites qui le dérangeait : c’était de devoir admettre qu’il ne pouvait pas tout, sur un plan médical, pour son aimée… Et cela l’enrageait tout en l’horrifiant en même temps. Curieux contraste d’émotions s’il en était mais bien présent quand même! Il ne tenait pas à voir Elizabeth vivre dans la crainte de perdre le contrôle de son propre corps comme il ne tenait pas à subir un sort semblable… Oh non, il était hors de question que d’accepter une telle réalité. Quitte à se mettre lui-même en quarantaine, il refusait de retourner à la Schya avec un problème de cette envergure avec lui. Bien malgré lui, il formula une des choses qui le préoccupait énormément et qui au fond s’échappa tout seul de sa bouche tant il était perturbé, pensif et songeur… C’était rare chez le médecin chef!

« Il faut absolument trouver une solution. Tu t’imagine l’horrible catastrophe qui arriverait si cette diablesse aux seins siliconés apprenait la chose pour le problème qui nous préoccupe actuellement et l’utilisait à son avantage? Je ne veux même pas imaginer quelle sinistre fin cette aventure impure pourrait donner. Promet moi quelque chose, Elizabeth, toi comme la débauchée. Même si pour ce faire il faudrait user de moyens extrêmes, empêchez à tout prix cette infamie si au bout de l’échéance qu’il nous reste je n’ai pas encore trouvé de solution. Je ne pourrais vivre en sachant que j’ai couché avec cette créature de vice, ce serait pire que la mort… La mort peut au moins être réconfortante, elle, comparativement à cet être de péché… »

À cela, Meric était fort d’accord également. Oui, cette catin serait prête à faire des choses qu’une certaine dignité empêchait la débauchée de faire mais est-ce que s’abaisser au niveau de ces êtres souillés valait la peine pour essayer un style plus dégradant qu’autre chose? Même Meric avait ses standards et son éthique, aussi mince et élastique soit-elle suivant les situations! Non… Il préférait encore mille ans d’abstinence qu’une relation avec cette catin blonde… Oh il s’en doutait sans le moindre mal : la débauchée aussi devait avoir ses craintes que de retourner au boulot en trainant un tel handicap… Car oui, ce problème relevait carrément de l’handicap à ce niveau là…

Les secondes s’écoulèrent et le médecin nu fit face à l’espionne nue. Rien ne se passa, le drôle d’état ne se manifestant pas. Il fallait attendre un peu, s’assurer que rien justement ne se passerait. Tout semblait en ordre, tout semblait normal… Pour le moment.
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mar 19 Jan - 5:43

Elizabeth ponctua chaque seconde en roulant ses yeux en alternant la droite et la gauche, grimaçant de la bouche également, attendant que quelque chose ne se produise. Ils s’adressaient des regards impatients, sans pour autant que cela devienne plaintif et insoutenable comme attente. Seulement une impatience quant à événement, un phénomène ou une quelconque réaction qui pourrait engendrer une théorie sur ce qui se produisait avec eux. Mais rien, c’était le néant, le noir total. L’espionne en vint même à éprouver d’inconfortables frissons tant c’était sans résultat concluant, visible, praticable... Elle fut secouée par cette vague et gigota ridiculement, ce qui arracha un rictus amusé de la part du médecin. Nullement offusquée, elle se la joua néanmoins en lui décochant une légèrement bine sur l’épaule en disant de ne pas rire d’elle.

« T’inquiète, le parasite aux cheveux blonds ne va pas en avoir connaissance. Tu n’as qu’à évoquer deux patients fictifs à qui cela arrive. Tu n’as pas à crier nos noms ! Après tout, cette maison est l’oracle de notre intimité et ce qui nous est privé, le restera. Au travail, c’est le travail et non notre vie de couple mis au premier plan. Si cela lui parvient aux oreilles, crois-moi que le lendemain, ses flotteurs auront dégonflés. »

Lui adressant un clin d’oeil pour attirer son approbation, elle lui prit la main pour confirmer ses paroles. Mais ce contact, aussi banal fut-il, prit une ampleur non envisagée aux proportions diamétralement opposés à la poétesse. La main se fit plus baladeuse et grimpa le long de son bras en imitant deux jambes qui marchent avec son index et son majeur. D’autant plus que le seconde clin d’oeil se fit plus lascif, évoquant une volupté présente dans ce regard qui s’était métamorphosé. Le doigté était si aérien et léger que malgré tout, c’était agréable pour Martin, mais dans sa manière de procéder, il pouvait savoir que ce n’était pas son Elizabeth qui gouvernait le mouvement. Une première piste pour mener à une réponse cohérente et complète ?

Mais comme cette réaction aurait pu être étudiée plus en profondeur, la jeune femme revint à elle, comme consciente de ce qu’elle venait de faire, ou réalisant la gravité du geste, gravité en ce sens où il n’était pas imprégné de son essence, mais plutôt de celle de la débauchée. Interloquée, elle rechercha une réponse ou une parole pour la rassurer dans le regard de son amoureux, en jetant quelques coup d’oeil à la fois horrifié et intriguée à sa main qui lui était devenue presque inconnue. Et pourtant, même si elle en fut consciente au dernier moment, elle ne se souvint pas du moment où tout a commencé...

« ... je me souviens uniquement de t’avoir pris la main en parlant de ta parasite de stagiaire. Ai-je fait autre chose ? »

Recevant une réponse négative muette - un hochement de tête de droite vers la gauche et de la gauche vers la droite -, le visage d’Elizabeth s’affaissa de désespoir. Bon, c’était que le début de la recherche de matériel, mais restait-il qu’elle n’aimait pas agir de la sorte, ignorante de ses mouvements, envers Martin, son amoureux soucieux de son bien-être. Elle-même avait peu d’espoir dans le moment d’arriver à une hypothèse plausible sur laquelle se baser pour développer un processus de recherche et arriver ultimement à une réponse et une solution au problème. Elle songea même que cela resterait une partie intégrante de la dissociation de deux personnalités distinctes et opposées, un problème psychologique qu’elle avait su retrouver chez Carter, mais, pour avoir expérimenté et contrôlé la chose, possédait une meilleure maîtrise sur cette caractéristique. Au moins, elle n’était pas avec n’importe qui et elle ne partageait pas ses expériences avec un débile qui n’en aurait rien à foutre et qui préférerait de loin la débauchée à la poétesse, cette dernière étant moins axé sur les plaisirs perpétuels de la chair et du partage de fluides corporels à longueur de journée. D’autant plus qu’elle favorisait les moments calmes où elle pouvait profiter de la présence de l’autre pour se ressourcer et se détendre en toute tranquillité sans qu’un lion ne lui montre sa grandeur de supposer roi pour conquérir la reine de la luxure - comme si tous les mortels pouvaient accoter une personnalité royale de ce calibre.

Toujours était-il que l’espionne alla s’effondrer sur le divan, bredouille. Cette manifestation dont elle n’avait aucun souvenir était-il suffisant pour amorcer une piste de recherche pour le médecin ou devait-il s’appuyer sur plus d’observations pour poser une première théorie à gratter ? Elle-même, de son côté, ne se sentait pas à la hauteur et ne sentait pas répondre aux exigences qu’elle croyait présentes chez lui. Elle plongea sa tête dans ses paumes, prête à s’y noyer d’impuissance et de honte. Elle n’avait aucun contrôle et ne pouvait donc pas commander ses agissements pour régler le problème au plus vite et au mieux des capacités de l’autre. D’autant plus qu’elle éprouvait de l’embarras à lui « dévoiler » un tel côté à son amoureux. Il n’avait pas à être témoin d’un tel comportement. Même si elle savait qu’il savait que c’était pas elle, l’impression était là. Certes, elle avait la volonté d’effacer cet handicap honteux, mais pas celle de laisser aller cette étrangère souillée le corps de son amoureux de son charme lascif et voluptueux, véritable manifestation d’une nymphe dans son art de séduire pour arriver à ses fins, mais qui utilisait le corps d’une âme pure pour la polluer et la pervertir. Au moins, l’éthique de la Tigresse n’allait pas à l’encontre de certains principes fondamentaux, dont le respect du corps de l’autre et du sien également, dont elle partageait le « costume » avec sa soeur jumelle physique, mais non d’esprit.

Mais en même, une pensée floue rôdait dans son esprit. Une formule dont elle devait trouver les inconnus : x + y = (x + y). Elle lui avait pris sa main, « blackout » puis retour à la réalité. Il manquait un morceau : comment s’était-elle rendue compte qu’elle avait franchi une étape qui ne lui était pas ? Et surtout, que se passait-il de plus durant ce fameux « blackout ». Il y avait donc un élément qui la faisait retourner en arrière pour revenir à elle et arrêter son geste. Elle creusa dans son cerveau, tentant de déterrer LE moment précis ou la source, l’image enregistrée qui ne prenait pas place dans sa mémoire, qui restait à la rétine de l’oeil, attendant avec un malin plaisir qu’on vienne la prendre par le bras pour être divulguer...

« Je suis si débordante de problèmes, Martin, cela n’a pas de sens ! Deux personnalités, un problème au niveau du buste et maintenant une troisième manifestation d’une entité inconnue sur laquelle je n’ai aucun contrôle et dont je ne conserve aucun souvenir. J’en ai honte ! Je te sais très réceptif à m’aider, et c’est bien ce qui me couvre d’optimisme et d’espoir, mais reste que c’est embêtant pour moi. Sans toi, on m’aurait laissé pourrir comme une vieille chaussette dans un coin, abandonnée à son sort sans que l’on vienne me nettoyer de ma saleté inutile. Mais comme moi, tu pars de rien. On ne sait pas d’où ça vient cette déformation. Cela a été si soudain... Trop soudain peut-être, même ? Tu ne trouves pas cela étrange que ça se manifeste là et non avant ? »

Levant ses yeux désespérés devant les réponses introuvables et devant la difficulté du problème et de sa source vers Martin, l’espionne soupira et secoua la tête. Puis, elle détourna son regard. Elle se sentait comme un fardeau à porter sur les poids du médecin qui allait se donner corps et âme pour trouver ce qui clochait chez sa belle. Si cela n’était pas une preuve d’amour ! Et même devant cette constatation, elle ne pouvait s’empêcher de baisser les bras. Elle n’avait pas été habitué à des sujets aussi ambitieux et peu enclin à divulguer des réponses. Cela dépassait ses compétences et son champ d’habileté, percevant sa faiblesse avec aisance. Malgré qu’elle se le reconnaissait, elle souhaitait profondément apporter des éléments d’explications qui pourraient orienter les observations de Carter. Bref, se sentir utile et non comme un vulgaire mannequin qui subit et qui ne dit rien. Dans le moment, comme la médecine et la science n’étaient pas les diplômes qu’on lui avaient décernés, elle ne pouvait se prononcer selon un jargon et des termes précis, de même que des théories et des cas cliniques déjà étudiés et résolus. Sur ce point, Martin serait le seul à comparer avec ses connaissances et ses études, le seul à créer des liens pas possibles et inimaginables pour arriver à une conclusion pertinente et cohérente.

« Je sais que cela te dépasse autant que moi, ne soyons pas orgueilleux pour se le cacher. On peut assumer son incapacité à résoudre un problème qui nous surpasse niveau difficulté. Tu peux le prendre comme un défi à relever, prenant son orgueil d’un autre côté, plus sain même dirais-je, qui te fera avancer et non aveugler sur les petits détails, les petits éléments déclencheurs qui, avec une précision chirurgicale, peuvent déclencher une série d’événements qui soient hors de mon contrôle et hors de ton champ de connaissances dans ton cas. Même un médecin de ta trempe continue de découvrir et d’apprendre. Ne brime pas ton imagination : sors des normes ! Philosophe un peu même ! Mais bon, qui suis-je moi pour te conseiller ?! Je n’y comprends rien, mais strictement rien. Si j’étais laissée à moi-même, j’abandonnerais et je choisirais d’éviter le problème et d’en faire abstraction. Mais, pour nous deux, je doute que ce soit la meilleure attitude à adopter. »

Sur ce point, elle en marquait un. Elle lui conseillait de laisser tomber les balises établies et d’explorer les sentiers non battus pour faire une trouvaille qui pourrait s’avérer révélatrice et porteuse de réponses ou, au moins, d’une réponse, si l’on était chanceux dans sa chasse au trésor.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 20 Jan - 5:37

« Et qu’arrivera t’il, Elizabeth, si en sortant des normes je me retrouve non pas face à un mur mais à un gouffre? Qu’arrivera-t-il si cet abandon de prudence et de repères nous conduit tous les deux à notre perte? Même Meric, pourtant bien plus aventureux que moi en une quantité de domaines, hésite à suivre cette voie et je pense que c’est assez révélateur de l’actuelle situation! Si lui hésite, c’est que le problème, sans nécessairement être apocalyptique, ne permet pas cette liberté! Je sais que ton esprit artistique est habitué à voir les choses par l’impossible et le hors normes mais ainsi ne fonctionne pas la science ou tout du moins toutes ses parties! Je voudrais avoir plus à offrir… Mais pour l’instant tout ce qui me vient à l’esprit c’est une prudence froide et clinique. Je te regarde et je te veux, cela n’a rien de nouveau mais j’ai peur de me lancer, peur de perdre à nouveau le contrôle sur moi-même. D’un autre côté, je me refuse à me passer de toi pour une peur qui repose sur un événement à date unique et possiblement récurrent. Tes arguments se valent et tes commentaires sont pertinents… Mais je reste sceptique, je reste dans le doute… Mais pas pessimiste par contre. »

Damné problème qui venait s’incruster dans ses vacances… Rien de tel pour doucher votre enthousiasme. Cependant… De là à dire que tout était foutu, de cela il en doutait fortement. Tentant de se rappeler avec précision les dernières heures ou plutôt cette journée qui avait été le terrain de cette désagréable découverte, Martin chercha à comprendre si quelque chose dans leur diète avait été changé, ce qui aurait pu contribuer potentiellement à cette affaire. Écartant cette hypothèse après avoir retourné la question dans tous les sens, il étudia sommairement le climat et la température (car il y avait bien des choses qui changeait chez l’humain suivant le temps qu’il faisait et la température…) mais ne trouva rien non plus d’anormal. Il restait donc à analyser un point de vue plus psychologique. Peut-être que la solution était là…

Faisant les cent pas, il s’arrêta brusquement en se frappant le front et en lançant un « eurêka » bien retentissant. Il tenait enfin une base de solution! Quelques secondes de conversation mentale avec son double lui confirmèrent ce qu’il venait d’ébaucher comme base d’hypothèse : Voilà qui risquait de faire plaisir à sa belle!


« Ma chérie, dis moi… Avant que tu ne perdes le contrôle de toi… Est-ce que tu as pensé exactement en même temps que la débauchée? Parce que dans mon cas, si je remets les choses en contexte, c’est au moment où Meric se réveillait de son long sommeil et qu’il pensait à la débauchée et que moi je pensais à toi que le blocage s’est fait… Comme si le cerveau exigeait que nous agissions à tour de rôle avec nos doubles. C’est un peu comme si… Comme si tu essaies de faire jouer à la télé une émission sur une plage horaire donnée et que deux compagnies rivales veulent cet emplacement sur deux chaines différentes : il y a alors conflit. Dans notre cas, au lieu de refuser de traiter les demandes séparément ou pas du tout, le cerveau décide de les faire passer en même temps, comme si tu regardais simultanément ces deux émissions de télévision. Tu retiendras des bribes de l’un et l’autre et dans la confusion, tu trouveras normal que tel personnage fasse référence à un personnage d’une autre série car tu seras trop concentrée à trier l’ensemble! C’est une théorie qui se tient et que je compte bien tester de suite… Autant se faire une idée de la chose… Le seul problème c’est que si j’ai trouvé l’angle d’entrée, je ne connais pas l’angle de sortie… Alors laisse-moi faire sauf si tu vois que je vais commettre l’irréparable, comme j’ai fais dans ton cas. Il est capital que tu observes et retienne avec attention tout ce que je ferai, d’accord? »

Il le savait fort bien : l’idée n’enchanterait guère Elizabeth qui ne se gêna pas pour le manifester verbalement. D’un autre côté… S’ils étaient en mesure de déterminer la cause ou une des causes, ce serait déjà un pas dans la bonne direction… Se synchronisant avec son double, les deux pensèrent à quelque chose exactement en même temps…

Et Meric qui alors n’était pas aux commandes du corps se retrouva de nouveau enfermé. Martin, qui n’était pas totalement Carter, se retrouva derechef aux côtés d’Elizabeth. Comme ils étaient déjà nus, ce « troisième » Carter décida d’y aller d’un peu de jeu avant de passer à l’action. Faisant s’étendre l’espionne sur le dos, il commença à masser son buste. Jusqu’ici, rien d’anormal, c’était très Carter de toucher, plein de délicate attentions et d’amour. C’est quand la bouche se suvstitua aux mains et que l’extrémité d’un des seins d’Elizabeth se retrouva dans cette bouche trop gourmande qu’il al sentit se raidir. Si « Martin 3 » n’en comprenait pas trop le sens, l’espionne savait fort bien que son amoureux n’était plus tout à fait là. Usant de sa bouche comme l’aurait fait Meric, il offrit une impitoyable torture érotique au buste de l’espionne, alternant coups de langue, succions et mordillement… Il était impossible de s’y tromper, ce n’était définitivement là pas le style de Martin Carter. Si « Elizabeth 3 » semblait portée sur la relation sexuelle, « Martin 3 » semblait davantage porté sur cette tendance qu’avait Meric à prendre davantage de plaisir à offrir le dit plaisir à sa partenaire, se délectant de ses râles, gémissements et cris qu’à, par exemple, y aller avec de simples préliminaires composés de caresses innocentes et de tendres baisers. Continuant son œuvre, il devint évident que cet état étrange chez Martin ne pourrait se solder que de deux façon : une reprise de conscience forcée par Elizabeth ou alors qu’elle lui offre ce qu’il désirait : un bon cri orgasmique venu des trippes. Il était quand même terrifiant de voir que mêlées entre elles, les pensées pleines de respect de Martin et les pensées plus impures de Merci pouvaient donner une combinaison pareille… La logique voudrait que pour qu’Elizabeth apprécie la chose, elle se mette volontairement dans un état similaire… Mais à ce moment là, ce serait vouloir se détruire elle, la débauchée, Martin et Meric. Une initiative qui serait loin, très loin d’être intelligente… Surtout lorsque l’établissement pour sûr des causes et effets de ce nouvel état n’étaient pas entièrement et parfaitement définis, connus et établis sans que le plus petit doute ne subsiste. En cas d’épidémies, on ne prenait pas de chances? Dans ce cas spécifique, les quatre protagonistes étaient parfaitement d’accord pour appliquer une prudence similaire, pour leur salut à tous.

Ceci dit, pour en revenir à « Martin 3 »… Même si cela répugnait l’espionne, le corps avait ses raisons et ses meilleures défenses ne tarderaient pas à céder. Laisser la débauchée aux commandes serait catastrophique, elle serait encore moins adaptée à la tâche… C’était donc à Elizabeth, pour une fois, de sauver la mise. Après tout, quand Carter trouve tout n’était pas dans les parages… Il fallait bien que l’espionne fasse montre de débrouillardise. Après tout, elle était loin de la femme faible et sans défense et qui a besoin de son mari pour penser… Ah ça non. D’ailleurs… Si Martin essayait de lui dicter quoi faire, cela finirait sans doute dans une joute verbale des plus volcanique et explosive même… Deux têtes fortes…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 23 Jan - 20:18

Le corps lui-même peut exprimer les pensées. À vrai dire, l’expression corporelle est sans doute le communicateur le plus vrai et sincère que l’on puisse trouver sur terre. Encore faut-il être en mesure de lire ce langage plus figuré et complexe. Les mots, à un certain moment, sont superflus et, honnêtement, agaçants. Il est parfois plus enrichissant de décoder que d’avoir tout cuit dans le bec. Dans cette perspective, même si l’esprit d’Elizabeth souhaitait subir de telles expériences afin que Martin puisse conclure sur ces observations, elle n’était pas tout à fait réceptive. Ce n’était pas totalement nouveau puisqu’elle pouvait percevoir que le médecin pensait la même chose. Même si elle prenait des risques et que son caractère n’était pas celui d’une lâche, jouer de telle façon aux conséquences dangereuses, ce n’était pas à prendre à la légère et elle ressentait une certaine répulsion. Son corps se raidissait non seulement au mordillement qui gagnait en douleur, mais au dédain de cette troisième entité qui habitait Carter. Son regard était étrange, comme elle l’avait déjà remarqué. Il y résidait une dualité indescriptible et une énergie destructrice peu commune.

D’un côté, elle désirait le repousser et opérer une certaine distance pour éviter qu’au contact de l’un et l’autre, un tel phénomène ne se produise. D’autre part, elle était bien curieuse et impatiente de découvrir la source pour la détruire et empêcher d’autres situations embarrassantes. Et puis, son éclair de génie à lui, elle y songeait vraiment, mais n’arrivait pas à concevoir le moment précis où elle venait à oublier ce qu’elle faisait, à savoir qu’est-ce qui se passait dans sa tête pour arriver à un état d’esprit dépourvu d’inhibitions. Même si elle tentait de combiner, de converger ses deux personnalités en ayant une pensée commune simultanément, elle se trouvait à un blocage qui, certes la frustrait, mais qui également pouvait l’arranger. Elle tenait à tout prix éviter le pire. Ce fait, elle finit par lui répondre par la négative verbalement. En croisant le regard de Martin, de ce troisième protagoniste en réalité, elle le repoussa sans user de violence. Une main ferme et autoritaire sans tomber dans le caricatural militaire.

« Non euh... Non. Je ne sais pas, je ne retiens rien et je suis incapable de penser à la même chose avec deux « cerveaux ». Ça m’échappe, ça me bloque, je ne sais pas ! C’est comme si, même je m’autorisais à le faire, je n’y arrive pas. L’ordre que tu me demandes est commandé et non spontané. Je crois que dans mon cas, cela se fait sur le coup, sur le moment, spontanément bref, alors que tu me demandes carrément d’opérer la magie sur le tas, sans que quelque chose d’imperceptible vienne provoquer le tout. Je suis désolée, mais je n’y arriverai pas. »

Devant ce manque d’optimisme, Elizabeth jeta un regard néanmoins désespéré à son amoureux, avant de se laisser, de l’embrasser, de s’excuser de nouveau et de quitter la pièce. Manifestement, jouer avec son âme lui était difficile. Avec raison. Maintes fois elle avait usé de son âme pour ses « one-night » : elle l’avait laissé de côté, même négligé, pour ne pas avoir mauvaise conscience. Et maintenant, on dirait que tout la rattrapait d’un seul coup et qu’elle avait du mal à avaler. C’était beaucoup d’éléments à gérer en peu de temps. D’autant plus qu’elle avait l’impression de tromper Martin avec une de ses personnalités. Physiquement, c’était lui, mais psychologiquement, non. C’est tout dire que le mental peut faire toute la différence.

S’appuyant au comptoir de la cuisine, elle posa une main sur son front, comme si elle avait un mal de tête insoutenable. Elle prit de profondes respirations et tâcha de retenir ses larmes. Elle renifla pour ravaler sa boule d’émotions et se servit un verre d’eau pour reprendre ses esprits et être en paix avec elle-même. D’une gorgée, elle vida le contenu et la fraîcheur lui procura une mince sensation de bien-être qui lui fit oublier le tout pendant deux secondes. Mais en ouvrant les yeux, elle constata que tout était réel. Visiblement, elle avait de sérieux troubles de personnalités loin d’être bénins et mineurs, mais elle refusait de jouer trop longtemps avec celles-ci pour éviter les problèmes dangereux et irréversibles. Elle se croyait en santé mentalement, avec un bon équilibre psychologique, social et au travail. Ce qu’elle avait rebuté toutes ces années étaient revenus au galop et la rendait vulnérable, alors qu’il s’agissait d’une femme ordinairement forte. Me suis-je cachée la vérité tout ce temps. Elle devait vraiment régler tout cela... même si cela allait lui faire mal. Or, elle manquait cruellement de volonté et... de force ?

Au même moment, elle leva un regard pour découvrir Martin sur le seuil de la cuisine, dans l’embrasure qui séparait la véranda de la cuisine. Elle laissa retomber les épaules : elle devait le faire non seulement pour elle, mais pour lui, pour Martin, pour celui qui avait le désir ultime de l’aider pour lui apporter le bonheur le plus complet. Elle ne put s’empêcher de retenir ses larmes plus longtemps en ayant reconnu l’étincelle particulière qu’elle avait relevé dans son regard ce soir de veille du jour de l’an, quelques années auparavant, qu’il avait été l’élément qu’il l’avait fait tomber amoureuse de cet homme si respectueux et plein de bonté. Elle se précipita vers lui et l’étreignit de toutes ses forces, mais également avec cette faiblesse qu’elle osa enfin lui montrer. Contrairement à la croyance populaire, Elizabeth Levy, espionne respectée de la Schya, possédait une vulnérabilité, un point faible des plus enfouis que jamais personne n’avait pu soustraire sous sa carapace si attirante. Elle sanglota en silence, en laissant ses larmes longer ses joues, des larmes si brûlantes qui la faisaient grimacer de douleur.

« Aide-moi, je t’en prie, Martin ! Je ne vais pas bien mentalement et ça vient de me sauter aux yeux. Je n’en peux plus de me cacher la vérité. Il y a un problème chez moi et il me dépasse. L’arrivée de ce troisième moi me submerge : c’est trop ! J’avais réussi à trouver un certain équilibre entre deux, mais si je dois négocier en plus avec un troisième, là, ça dépasse mes capacités. Deux, c’est assez. Je n’ai pas besoin d’une troisième personnalité qui plus est si problématique dont j’ai l’impression de briser notre couple, ce que je ne veux pas. De même que lorsque tu n’es pas toi, j’ai l’impression de te tromper. Ça n’a pas de sens, je le sais, mais c’est l’impression que j’ai. J’en ai marre de ne jamais avoir la solution... J’ai l’impression d’être un cas perdu. Je sais que tu fais tout pour m’aider, tu es le seul qui puisse comprendre ce que je vis. Heureusement que je t’ai, sinon, l’évidence m’aurait frappé à un moment où j’aurais été seule, sans perche où la solution aurait été lourde en conséquences. Aide-moi, mon amour, ma vie. Je sais que je ne suis pas réceptive : je n’aime pas être manipulée de cette façon. S’il existait un moyen pour m’endormir pour me permettre de tuer cette troisième entité puis de me réveiller sereine et prête à t’épouser sans soucis, car cela est mon souhait, je le subirais sur le champ. »

Elizabeth ne quitta pas l’effet apaisant et réconfortant des bras de Martin qui s’étaient refermés sur elle. Elle voulait le sentir plus que jamais près d’elle, contre elle, soudé à elle. « Ne me quitte pas... » disait un certain interprète à une époque. Elle réclamait son aide ultime, même s’il l’avait déjà fait auparavant. Même si elle était consciente que Carter vivait le même problème, elle n’avait pas sa force de négocier avec les trois et retenir ce que le « Martin 3 » effectuait. Elle enviait son équilibre et son ambition à maîtriser la situation. Elle le sentait en mesure d’arrêter n’importe quand et ce Meric, malgré qu’il sorte de sa cage de temps en temps, semblait entretenir une relation quelconque d’affaires qui ne brisait pas leurs liens. Ils vivaient dans une certaine harmonie avec compromis. Certes, avec la débauchée, la poétesse avait fait relativement la même chose, mais la combinaison était au-delà de ses capacités. Elle ne pouvait le supporter. Même s’il y avait un contrat entre elles, rien ne lui empêchait d’être à l’abri. Les deux avaient été conflit pendant longtemps et l’espionne avait refusé d’ouvrir les yeux sur cette évidence. Cette troisième Elizabeth avait tout craché sur la table pour la couvrir de l’évidence que la poétesse n’avait jamais reconnue.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mar 26 Jan - 23:02

« Elizabeth… J’entends et comprends tout ce que tu me dis. Ne t’en fais pas. C’est ce que je peux te dire, pour le moment tout du moins. Ta détresse a de quoi émouvoir et je ne peux qu’accepter de t’aider, ne serait-ce que parce que j’ai des sentiments. Même si je n’avais ni amour pour toi ni expertise médicale, ce cri du cœur que tu pousses ne peut laisser qui que ce soit indifférent… Je te promets de tout faire pour te guérir mais je vais devoir traiter avec et toi et la débauchée et nous serons deux médecins à s’occuper de vous deux. Meric, bien que moins éthique que moi, est également un expert… Par contre, Elizabeth, je dois te mettre en garde. Si nous nous penchons tous les deux sur ton cas, tu risques de souffrir à un point ou un autre du procédé. Je ne te le cacherai pas : le corps et l’esprit sont liés et s’il subsiste physiquement des traces d’un traumatisme oublié, tu risques de ne jamais pleinement guérir. Je ne peux te dire si la source de cette douleur sera uniquement psychologique soit en rouvrant de vielles blessures… J’ai l’impression que notre ennemi commun n’est pas sans responsabilités dans cette affaire… Et je vais avoir besoin de faire un nombre significatif d prélèvements divers pour tenter de comprendre si ce mal est uniquement de nature chimique. J’en viens à penser que cette substance avait peut-être pour particularité de se transmettre d’un hôte infecté à une personne saine… Mais cela reste du domaine de l’hypothèse. Ce qui est sûr et certain par contre c’est qu’il y a un problème. Quel est-il… Je le conçois de mieux en mieux avec ce que tu me dis. Si c’est là la pointe du iceberg ou l’iceberg… Nous n’allons pas tarder à le découvrir, de cela j’en suis convaincu. »

Invitant Elizabeth à le suivre, Martin Carter ramassa ses affaires et se dirigea vers les sous-sols de leur domicile. Elizabeth n’y avait probablement pas mit les pieds ou tout du moins pas exploré car elle exprima de la surprise devant l’infirmerie/laboratoire souterrain de Martin. Pourquoi se priver de ce que l’on sait faire de mieux et devenir dépendant d’un endroit autre que chez soi? Faisant signe à Elizabeth de s’allonger sur la table d’examen, il lui rappela la procédure d’usage (ne pas porter d vêtements ou de bijoux, rester le plus immobiles possibles, livrer toutes ses impressions dès qu’elle ressentait quelque chose), histoire de ne pas brûler d’étapes et de s’assurer qu’Elizabeth était dans le bon esprit pour commencer à subir un examen.

Pendant la première heure, les tests furent simples et classiques : prises de sang, scanners, observation générale avec une batterie d’instruments, prise de prélèvement de toute nature… On aurait dit qu’Elizabeth était une fleur géante qui était le centre d’intérêt de dizaines d’abeilles tant Martin se déplaçait, observait, notait et était à la fois partout autour d’Elizabeth et nulle part en particulier…. Il ne chôma pas, c’était certain et dès qu’Elizabeth passait un commentaire, manifestait un inconfort quelconque, il s’arrêtait, écoutait avec attention et compassion, cherchait une solution rapide au problème et se remettait tout aussi prestement à la tâche. Le Martin professionnel qu’elle connaissait fut là pour elle, à ses côtés, disponible et fidèle au poste.

Il accorda au terme de cette première heure une pause de trente minutes à l’espionne, pause qu’il refusa lui-même, préférant se concentrer sur ses fioles et ses échantillons. Quand Martin passait en mode travail… Même une Elizabeth nue dansant à quelques centimètres de lui ne le tirerait pas de son mode de travail. Avait de carrément lui mettre le visage entre ses seins… rien ne faisait décrocher Martin de sa routine de travail. La faim, la soif, le besoin de dormir… Rien ne l’arrêtait, rien ne le ralentissait plus quelques minutes. Il était l’homme de la situation, le maître dans son domaine... Et donc il se devait d’assurer. Ainsi était Martin Carter, médecin chef de la Schya.,

Au terme de cette pause, ce fut toujours Martin Carter qui observa l’espionne… Mais la débauchée cette fois. Après avoir travaillé sur le cas d’Elizabeth, il devait voir si la débauchée fonctionnait selon les mêmes paramètres que sa contrepartie poétesse. Malgré toute la volonté de la débauchée, elle ne put réprimer son hypersensibilité et ce fut donc plus ardu pour le médecin qui au cours de ses manipulations se retrouva avec des fluides de plus pour ses tests, gracieuseté d’un puissant orgasme de la débauchée. Dans son coin d’esprit, Meric était hilare… Et le fut deux fois plus devant la réaction du médecin. Meric connaissait des médecins sans scrupules qui auraient eu toute une relation sexuelle torride avec cette patiente… Mais Martin lui, à peine ébranlé, vit à ce… Contretemps une utilité pratique. En fait, cela fit également rire la débauchée qui, si elle n’aimait pas le médecin devait reconnaître et admirer son impassibilité. Il était de notoriété publique qu’aucun homme ne pouvait résister à cette déesse de la luxure et cela venait à faire de Martin carter plus qu’un homme… Un monument à lui seul. Il était intéressant de noter que dans de telles circonstances, cela ne dérangea pas que la débauchée jouisse des attentions du médecin chef… pour la simple et bonne raison qu’il n’y avait rien eu de sexuel derrière la chose. Les quatre personnes impliquées le savait tous et toutes.

Au terme d’environ deux heures cette fois, les besoins impossibles à assouvir de la débauchée compliquant considérablement les choses, Martin commanda une pause d’une heure, le temps de manger un morceau et de prendre un café. Il régnait à la fois une tension nerveuse dans l’infirmerie et une profonde tension sexuelle, les deux amoureux étant si près l’un de l’autre mais réunis pour des circonstances différentes… Malgré les suppliques de sa belle qui voulait qu’il prenne une pause plus longue, qu’il ralentisse, qu’il ne s’en fasse pas à ce point. Elle argumenta avec lui comme quoi Rome ne s’était pas bâtie en une journée, que la solution ne tomberait pas du ciel… mais il resta de marbre et rappela à Elizabeth qu’à l a base, c’était elle qui avait demandé son aide…

Ce fut ensuite au tour de Meric de prendre la relève, pour ses propres observations… Mais Meric n’avait pas les mêmes impératifs que Martin Carter. Meric tarant était un autre personnage… Et il avait sa façon de faire. Il commença avec Elizabeth,, se livrant certes à des tests similaires mais il fut plus qu’abusifs sur l’aspect tactile, se livrant littéralement à des attouchements qui l’aurait fait renvoyer de n’importe quel établissement médical. En fait, il insista tant et si bien que ce fut autour de la poétesse d’avoir un orgasme et Meric se référa aux mêmes excuses que l’on avait acceptées de Martin… Argumentant que si les fluides venaient à se révéler structurellement différent, son cher homologue avait travaillé avec une substance à exemplaire unique. Sang, urine, salive et autres fluides corporels en tout genre étaient désormais tous récoltés de deux sources issues d’un même corps. D’accord, Meric avait détourné à son avantage la chose… mais le fait qu’il n’ait pas commit plus d’abus prouvait hors e tout doute qu’il était aussi soucieux que le médecin… tout du moins jusqu’à ce qu’il s’occupe de sa belle à lui. Là… Les objectifs changèrent assez rapidement.

Offrant un langoureux baiser à la débauchée, il était clair que ces deux là comptait jouer au moins une petite partie avant de se remettre au travail…
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 30 Jan - 20:46

Il serait bien honteux de sa part que de refuser un tel échange délectable, un goûter si copieux aux retombées fortes alléchantes. Qui plus est, une autre pause ne ferait que du bien ? Conséquemment, elle répondit positivement à ce baiser qui, à vrai dire, la surprit puisqu’elle s’était fermée les yeux pour justement éviter qu’un contact visuel ne vienne rompre l’éthique de travail que Meric devait faire pour ramasser des échantillons suffisants pour en faire l’analyse plus tard.

Oh certes, l’évaluation de sa santé pour sa la guérir ne serait que plus longue. Bon, tout être pourvu d’une logique pouvait en arriver à la même conclusion. Il pouvait y avoir là une certaine redondance éreintante, mais pour deux entités qui allouent une place capitale aux passions et qui ne les rebutent pas, c’est une réaction typique, qui ne surprend pas. Or, ici, on ne parlait pas d’une histoire d’amour à l’eau de rose, où le romantisme guide leur comportement et leur attitude. Au contraire, c’était la frénésie, le goût du plaisir et la fougue animale qui découlaient de leur histoire. C’était faussement touchant et leur amour progresserait aux nombres de relations charnelles. Celles-ci gagneraient en intensité tant leur témérité les pousserait à s’élever davantage à chaque fois.

« Tu sais que tu es vilain parfois ! » s’exclama l’espionne débauchée entre deux baisers.

Bien entendu, il l’était sans cesse. La remarque était anodine en soi ; elle n’avait aucune idée de surprise ou de découverte. Meric était une personnalité noire et son attitude allait en conséquence. Concevoir des produits aux effets fatals et mortels, il ne fallait pas adorer le genre humain pour ne pas l’anéantir. Et ce côté de cavalier noir avait de quoi excité la belle qui ne pouvait que s’amouracher davantage de cette ténébreuse personne qui l’attachait pour pouvoir « abuser », dans une certaine mesure, de cette beauté voluptueuse, cette cantatrice du sexe à l’effet dévastateur; heureusement qu’il ne craignait pas cette tigresse redoutable aux crocs et aux griffes bien aiguisés.

D’autre part, régie selon un protocole complexe, mais pourtant fort simple, la débauchée ne pensait pas une seconde que le processus ne serait que plus long et que cette interruption pouvait retarder un ébat qui pourrait être plus ardent que celui-ci. Bon, pour le moment, ils se caressaient sensuellement et s’embrassaient, mais rien ne pouvait les empêcher d’aller plus loin. Et comme cette idée n’est pas qu’une simple rumeur, Elizabeth sauta en bas du lit d’examen sur lequel elle prenait place depuis des heures. Elle fit une rotation, de sorte que Meric s’appuyait le bas du dos sur le lit en question alors que sa très chère déesse s’acharnait sur lui. Elle baladait ses mains au travers de ses vêtements, cherchant à les lui retirer pour effleurer cette peau et ses traits qui définissaient sa musculature. Dès que son chemisier fut retiré, la situation rappelait étrangement une sensation de déjà vu : cette première fois où ils échangèrent un baiser alors que madame était sous l’emprise d’une super philtre d’amour, administré par inadvertance par ce cher médecin de Martin Carter.

« Tu sais que quand tu essaies d’être plus cartésien, tu es plus séduisant ? »

Le commentaire la fit sourire. En effet, le but de toute cette opération était d’arriver à guérir ce corps « malade ». Mais une fois que Meric et sa belle étaient combinés, impossible de procéder aux tests correctement. Ils n’allaient pas s’en sortir sans s’amuser un peu...

De ce fait, refusant volontairement un baiser de Meric, l’espionne recula de quelques pas avec une démarche aguichante qui faisait éclater ses hanches bien féminines à chaque mouvement de bassin.

« Mais... Il faudrait être plus rigoureux. Tu ne crois pas ? Si on boucle tes tests maintenant, on aura tout le temps après pour... »

Nul besoin de terminer sa phrase. Son clin d’oeil disait tout. Mais en même temps, elle adopta un air faussement désolé et vraiment exagéré. Elle avait l’air de dire qu’elle ne voulait pas s’amuser maintenant, que plus tard serait plus sage. Même si les problèmes de la poétesse étaient également les siens, elle en faisait abstraction ne cherchait presque pas à coopérer. Mais cette attitude contraire à ses habitudes trahissait ses envies de remettre à plus tard le travail de Meric. Elle s’accouda au comptoir qui l’arrêta dans sa marche de reculons. Elle croisa ses jambes : elle savait comment mettre ses courbes en valeur et se présenter comme un morceau irrésistible qui en fait baver plus d’un. Et selon ce qu’elle discernait sur le regard de son étalon, il n’était pas immunisé contre l’effet.

« Cela pourrait biaiser les résultats si on s’adonnait à quelque chose de plus intime. Je m’en voudrais affreusement de faire une telle chose. Ma chère amie ne s’est pas objectée de tes attouchements. La preuve, elle a joui. Mais moi, tu me connais. Même si j’aime ça, j’aime les défis, du moins repousser les limites instaurées. Je peux travailler pour arriver à obtenir ce que je veux. Je ne ménage personne et n’épargne personne par le fait même. Mais bon, comme tu as une tâche à accomplir, je comprendrais parfaitement si on décidait de ne pas suivre nos pulsions... »

Sur ce, elle se remit en marche pour explorer le laboratoire dont elle n’avait pas eu connaissance de sa construction... De son existence en fait. Il pouvait être cachottier ce foutu médecin de Carter, mais ses habitudes pouvaient donner lieu à des scénarios amusants. Elle effleurait les fioles, les produits, laissait ses doigts glisser sur le comptoir comme pour créer des sillons d’empreintes digitales. Elle examinait des instruments qui lui étaient inconnus et elle semblait en être fascinée par cet aspect stérile et clinique qui pouvait refroidir un endroit qui souhaitait sauver une vie en danger de mort ou bien soigner une personne affreusement mal en point. L’ambiance contrastait avec la réelle intention des médecins. Mais comme c’était Carter, cette ambiance se voulait être propice pour exempter les distractions lors de ses expériences. C’était légitime et humble de sa part.

Toutefois, comme elle s’éloignait du feu ardent de Meric, et que l’atmosphère provoquait une sensation de froid psychologique, elle se mit à frissonner, mais elle tâcha de camoufler ce léger « malaise » sensoriel. Elle reposa son attention sur le médecin à l’essence noire alors qu’elle se trouva de l’autre côté du lit d’examen. Ce dernier dessinait une frontière fictive entre les deux. C’était une sorte de provocation de la part de la reine de luxure qui souriait amusée. Elle posa ses paumes sur le lit pour avoir une certain appui qui pourrait exhiber sa poitrine généreuse et ferme. Son regard bifurqua vers sa gauche où elle tomba sur un sarrau reposant sur le dossier d’une chaise. Elle s’en empara et l’enfila en effectuant un geste habituel : ses mains firent un mouvement vers le haut alors qu’elles étaient sous sa chevelure pour les retirer de la blouse de protection en question. Elle l’attacha grossièrement, sans chercher à cacher complètement ses gloires féminines. Il s’agissait simplement d’une barrière supplémentaire, et une provocation de plus, pour titiller Meric. Et évidemment, cela n’allait pas concrétiser l’idée futile de remettre à plus tard leurs pulsions.

« J’ose croire qu’avec ça sur le dos, cela va t’inciter à faire tes tests sur moi au lieu de me sauter dessus pour me dévorer comme un vampire est attiré par le sang chaud d’une mortelle. »
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 1 Fév - 2:23

« Peut-être. Ou peut-être pas. Ce sont de belles paroles… Mais ici tu n’as pas l’avantage. Bienvenue dans mon petit univers de sciences… Un univers dans lequel tu n’As ni contrôle ni pouvoir. Pourquoi? Parce que tu n’es pas médecin. Tu penses t’y connaître sur le sujet? Tu es une vulgaire profane. Martin Carter est tenu au serment d’Hippocrate. Moi non. Sais-tu ce que cela veut dire? Que je peux laisser ton esprit se dégrader et lorsque tu reviendras en me suppliant de te traiter, je pourrais te dire non, par pure envie de vengeance. Ce serait… Regrettable également de faire la mauvaise manœuvre et de te priver de certaines de tes facultés, n’e »st-ce pas? »

Manœuvrant de façon à acculer contre le mur la débauchée, les mains du médecin corrompu entreprirent de défaire son travail soit de déboutonner le dit sarrau. La regardant droit dans les yeux, un sourire narquois sur le visage, il se moquait intérieurement des protestations de l’autre médecin en lui. S’il décidait qu’il voulait jouer un peu, cela le regardait et pas lui. Posant une main gantée sur le torse de l’espionne, encore humide des fluides de la poétesse, il se mit à pétrir sans la moindre pitié un des seins de la débauchée, comme s’il s’était agit de pâte à modeler. En un sens, il retrouvait certaines racines perdues lors de ses expérimentations passées et forcées au service de William Stryker. À des fins d’Analyses, il en avait tâté de la poitrine dans sa vie, pour obtenir les calibrations parfaites pour les diverses drogues mit au point pour le compte du psychopathe, toutes ces drogues visant à jouer avec la libido des gens… Un mince filet de lait coula de la gloire malmenée, ce qui fit sourire le débauché : le liquide de la vie pervertit pour servir la luxure et sa reine… Son homologue plus posé et réfléchi, le premier, hurlait au scandale devant un acte si éhonté. Cependant, Meric s’en moquait royalement. Rien n’importait en dehors de son plaisir et de celui de la débauchée. À ce propos… Il sortit de la poche de son propre sarrau un petit récipient contenant un comprimé qu’il fit glisser sur les lèvres de la débauchée avant de lui adresser un clin d’œil de défi. Apparemment, le débauché avait une idée en tête… Et il comptait bien la mettre en pratique avec la femme de sa vie, même si cela rallongeait son observation.

« Tous mes projets n’ont pas été mit au service de William Stryker. Il y a des variantes que j’ai conservé pour mon… Usage personnel. Pas pour moi directement mais pour m’amuser un peu. Oh, je reconnais n’avoir jamais couché avec une autre femme avant toi… Cela ne m’empêcha pas de m’amuser avec certaines d’entre elles. Comme tu le sais… Je suis un fier pécheur de l’orgueil… Et à ce juste titre j’aime montrer que je ne suis pas aussi quelconque que les autres… J’en ai mené à l’orgasme, des femmes… Sans jamais les pénétrer. Sans même retirer mes propres vêtements. Aucune d’entre elle n’a même pu voir ce que j’avais dans le pantalon. Je suis un excellent marionnettiste et avec les bonnes substances, on arrive à d’intéressants résultats… Sais-tu ô combien il peut être agréable d’entendre des suppliques alors que tu n’es en rien responsable de leur état? Je me fais un point d’honneur à donner les effets de tout ce que je propose. »

Passant toujours le comprimé sur les lèvres de la débauchée, il attendit de voir si elle serait comme les autres, à attendre des explications ou si elle serait bien la première à foncer tête baisser vers l’inconnu… Quand on connaissait de quoi le médecin corrompu était capable, il y avait de quoi hésiter sérieusement… Son laboratoire pouvait se faire musée des horreurs ou temple du péché selon son bon vouloir… Quand la débauchée tenta de prendre le comprimé avec sa bouche, il le retira de devant ses lèvres en agitant l’index en signe de négation. Saisissant ce qu’il voulait, elle retira le sarrau, se retrouvant derechef dans sa glorieuse nudité et ensuite, seulement ensuite, il la laissa prendre un risque. Elle avait du cran… Mais elle ne savait pas dans quoi elle venait de s’embarquer. La débauchée était forte, très forte… Mais le corps humain n’est pas des plus efficaces pour lutter contre les substances étrangères… Capable de pulvériser toutes défenses se mettant en travers de son chemin. Au sein d’un être comme la débauchée, les résultats promettaient d’être… De proportions épiques. Rien de moins…

« Tu viens de prendre un comprimé de ce que j’ai appelé tout gentiment luxure. La façon dont ce produit fonctionne? Il hyper sensibilise ton corps. Dans toncas à toi, étant déjà hyper sensible de nature… Ce simple courant d’air dans le laboratoire sera suffisant à te faire perdre la tête. Pire encore, ce produit augmente ta production interne de fluides… Sexuels, dirons-nous, permettant de ce fait d’être équipée, si on veut, pour des orgasmes à la chaine plutôt intense. Et comme j’aime faire des inventions particulièrement amusantes… Passés les trois premiers orgasmes, le niveau de sensibilité augmente. Dans ton cas… Et bien si mes estimations sont exactes, le simple fait que tu es des zones érogènes va te faire perdre la tête. Se faire passer pour un barman peut amener à des soirées particulièrement agréables… Et sans antidote, il te faudra une bonne heure avant que ton corps ne se rebalance. Ce n’est pas une substance mortelle, je ne suis pas stupide… Mais disons que cela a le mérite de permettre de faire passer une nuit de sommeil particulièrement profond à celui qui en a prit. Ah, autre petit détail… Luxure est bâti en de façon à ce que tu te refermes sur toi-même, si on veut. Ton corps devient ton seul objet d’attention. Pour une déesse telle que toi… Un moment privé avec toi-même ne sera pas de trop, n’est-ce pas? Tu y penseras peut-être deux fois, la prochaine fois, avant de venir me provoquer sur mon propre terrain ma tigresse adorée… »

C’était un coup remarquablement bas… Mais également bien intentionné, en ce sens que la débauchée avait raison sur un point : si il y avait relation entre eux deux, des variables additionnelles pourraient entrer en ligne de compte. Si c’était la débauchée et la débauchée… Il n’y aurait rien de plus que des niveaux différents dans son système, aucune substance additionnelle, « luxure » et son antidote ayant été pensés pour s’autodétruire et ne laisser aucun résidu dans un corps. Si Meric ne participait pas, il pourrait au moins apprécier le spectacle… Et si après coup la débauchée décidait réellement de vouloir poursuivre le jeu à deux… Il faudrait mettre définitivement une grosse pause sur les analyses qui jusqu’alors étaient en cours…

Un médecin débauché qui ne voulait pas jouer? Pas exactement. Un médecin débauché qui par contre cherchait à se changer les esprits ainsi que celui de la déesse de la luxure? Ça oui. C’était la façon qu’employait Meric quand il était confronté à l’inconnu : user de ce qu’il connaissait, de ce qu’il pouvait voir, analyser et apprécier et ensuite se replonger dans ce qu’il pouvait ne pas comprendre. Contrairement à Martin qui n’Abandonnait jamais et qui travaillait sans se poser de questions quand à son propre état d’esprit, mettant le travail en avant de tout, Meric lui avait besoin de recréer cette connexion entre lui et le connu… Un mince sourire vint étirer ses lèvres quand dans un gémissement particulièrement vigoureux, la débauchée signala sans trop le vouloir que le petit produit de Meric commençait à faire effet…
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