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 Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]

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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 12 Nov - 3:43

Ce que Carter ne savait toutefois pas c’est qu’Elizabeth, à son réveil, avait eu un mal de tête violent, mais il l’avait rapidement détendue et elle en oublia la nature. Toujours est-il que cela lui signifiait l’intensité de la nuit qu’ils passèrent. Peut-être avait-il sous-estimé ce qu’ils avaient fait. Après tout, se retrouver sur le plancher de la salle à manger, il y a là une sérieuse raison de se poser des questions. Nonobstant, elle fit abstraction de ce mal pour s’abandonner aux doux soins de son amoureux. Ce qu’il pouvait être charmant. Ces tendres sourires qu’elle lui avait échangé et ceux qu’il lui avait rendu, elle en fut totalement attendris. Plus tôt dans leur relation, elle aurait remis en question cette attention qui lui était totalement nouvelle, mais là, étant habituée à ses charmes et ses attentions, la stupeur et le doute ne faisaient plus partis de son esprit. Et encore moins dans ses bras devant un bon feu matinal... Mais il avait brisé le silence. Non pas qu’elle le lui reprochait, mais c’est qu’elle ignorait complètement ce qu’elle allait lui répliquer. Ce fut certes toute une soirée, mais sa gravité échappa à l’espionne qui resta muette d’incompréhension. Ses membres tendus, son cerveau cherchait plutôt à retrouver ses souvenirs de cette dernière nuit. Elle baissa son regard sur ses doigts qui s’entremêlaient entre eux, illustrant sa confusion et son hésitation.

« Euh... Oui, toute une soirée, en effet... » balbutia-t-elle en le considérant avant de détourner ses yeux dans une autre direction.

Visiblement mal à l’aise, elle se tortilla sur place pour trouver une position confortable, malgré qu’elle l’était déjà. C’était plus pour gagner du temps. Mais devant son ridicule, elle se résigna et soupira amèrement.

« Martin, pour tout dire, je me rappelle pratiquement rien. »

Elizabeth commença à rapprocher sa tête de sa poitrine comme pour se départir de son cou, souriant sans sourire, que pour montrer ses dents qui grinçaient entre elles. Elle lui jeta un coup d’oeil du coin de celui-ci, anticipant une réaction explosive. Mais pourquoi attendait-elle qu’il explose ? Ce n’était pourtant de sa faute si elle était peu consciente des agissements de la débauchée. Elle a beau relaté ce qu’elle a fait, aujourd’hui, la poétesse n’en tient rien dans sa mémoire. Et vu le sourire de franche satisfaction qu’il afficha lorsqu’il posa la question, elle sentait qu’elle le blessait, qu’elle le vexait en ayant pas la capacité de partager ses impressions ou même de pardonner son comportement honteux. La honte ! Elle avait du être une vraie catin en balançant ses hanches de droite à gauche, défiant les lois du possible. Ce qu’avait surtout retenu la poétesse de la diablesse c’était son côté hypersensible tactile, mais encore, à un taux plus bas que sa noire essence. Elle frissonna de peur. Pourquoi craignait-elle autant cette partie ? Elle se doutait bien que quelque chose d’intensif c’était produit. Puis, l’éclair d’un génie surgit dans son esprit. Carter lui avait déjà parlé de son côté obscur, mais elle redouta le pire : les deux esprits redoutés avaient-ils réapparu pour s’amuser ensemble ? Devant cette idée, à première vue saugrenue, l’espionne frémit de plus belle, ses globes oculaires augmentant d’un volume inquiétant.

« Ne me dit que... que... Je veux dire, ne me confirme pas l’hypothèse suivante : la débauchée et le débauché ont fait joujou cette nuit ? »

Le regard de son conjoint lui suffit pour répondre à la question. Aussitôt, Elizabeth, se prit la tête dans sa paume et s’injuria... Mais en fait, elle injuria plus cette Elizabeth indisciplinée et qui restera indomptable à jamais, comme une tigresse dans la savane. Elle se murmurait des mots et des phrases inaudibles, mais qui signifiaient très bien son malaise. C’était pour ça le mal de tête entre autre. Bon, faut dire qu’en remarquant la bouteille de vin vide, l’alcool avait du circulé abondamment dans son sang. Effectuant un mouvement sec, elle s’accrocha la poitrine, laquelle lui arracha un petit cri étouffé. Sans gêne, elle se tâta un sein et entrouvrit sa robe de chambre pour constater la petite teinte rosée. Manifestement, ils avaient fait plus que se fusionner à l’autre. Ce fut probablement toute une partie, avec des jeux intéressants et des passes impressionnantes. Reposant un regard confus sur Martin, elle se cala dans le divan. Elle intercepta quelques-unes de ses pensées, étant en mesure, puisque le niveau de leur relation avait atteint un point peu ou pas atteint par les couples d’aujourd’hui. Un point de compréhension visuel très fort et indéchiffrable pour ceux qui tentaient d’y saisir quelque chose. Cela restait une énigme intrigante pour tous ces scientifiques qui voulaient établir les critères d’une relation amoureuse. Malheureusement, jeunes prodiges de la science, celle-ci ne peut expliquer un tel sentiment lorsque décortiquer et décomposer jusqu’à la dernière couche.

« Je n’ai pas été trop... Euh... comment dire ? Farouche ? Impulsive ? Je ne sais pas ! Si tu veux tout savoir en fait, je me rappelle qu’elle t’ait répondu sur ton plan de repousser cette sangsue de stagiaire. Puis, je t’ai vu sourire... étrangement. Pour être honnête, je ne t’avais jamais vu sourire de cette façon. Je ne sais pas, c’était un sourire à la fois démoniaque, espiègle... mystérieux. Il avait un je-ne-sais-quoi de ténébreux aussi. Et ton regard ! il y régnait une chaleur noire que je n’avais jamais vu. Et puis... »

Elizabeth était à la recherche des termes exacts pour exprimer sa pensée et sa vision de ce faciès qui n’était pas habituel au médecin. Elle formula des onomatopées incompréhensibles en tentant de mimer avec ses mains cette complexité du regard qu’elle avait relevé chez lui. D’autant plus que sa bouche effectuait une gymnastique impressionnante qui pouvait faciliter faire rigoler son compagnon. Soudain, sans même prévenir, elle claqua ses paumes ensemble et lâcha un « Paf ! » cacophonique. Le regard plongé dans le vide, comme si elle voyait ce fameux regard impénétrable. Elle tourna vivement sa tête vers lui.

« Rien ! » souffla-t-elle. « Je ne sais pas ce qui s’est passé par la suite. Ça s’arrête là, les souvenirs de la nuit dernière. C’est décevant, peut-être, pour toi, mais avoir eu le recul de voir mon côté débauché agir, j’aurais tenté de reprendre les commandes. S’ils se sont amusés ensemble, parfait pour eux ! Pour moi, ça n’est pas un ébat à compter avec toi. Ça n’était pas moi et ce fut certainement pas toi également. »

Malgré tout ses efforts, elle reprit cet air déçu d’elle-même et confus, qui ne comprenait pas comment elle avait pu laisser sa tigresse d’âme prendre le dessus pour une nuit entière. Ce qu’elle voulait la battre celle-là ! Lui foutre un oeil au beurre noir, la voir saigner de la lèvre, bref, amochée comme après un match de lutte ou de boxe (où est la différence ? ils se battent tous les deux).
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 16 Nov - 4:51

« Oh je ne comptais pas considérer la chose comme l’un de nos ébats, loin de là, très loin de là, ce sont leurs affaires à eux et non les nôtres, ce serait idiot de penser ainsi. En fait, pour tout dire, si toi tu ne te rappelles de rien, moi je me rappelle de tout. À ce juste titre, je peux te certifier que ce n’était pas… J’aurais dit digne de nous mais ce n’est pas exactement cela. Nous sommes des professionnels dans nos domaines respectifs et eux dans le leur. De fait donc, leur niveau de professionnalisme, si appliqué autre part, nous aurait fait honneur à tous les deux. Ceci dit, leur utilisation elle par contre est bien moins dans nos créneaux. De mon point de vue, en tant que spécialiste, ce fut excessivement enrichissant bien que je ne dirais pas plaisant. J’ai observé les choses d’un point de vu psychologique et je commence à cerner leur psyché respective. »

Fit savoir le médecin chef qui commençait à avoir une idée derrière la tête pour neutraliser en bonne et due forme ces deux personnalités troubles qui les habitaient. Après tout, il fallait faire acte de prudence et s’éviter des ennuis, surtout lorsqu’ils reviendraient au travail… Et il ne savait pas si justement le milieu serait un théâtre prisé de ces deux êtres corrompus et en toute honnêteté, Martin n’était pas très enthousiaste à l’idée d’en faire l’essai. Loin, très loin de là même! Il pouvait dans une certaine limite tolérer la conduite de son double à la maison, dans la mesure où il n’y avait personne pour les voir. Cependant, pour avoir observé les deux engeances, il savait pertinemment que ce n’était pas une foule qui les arrêteraient et qu’ils seraient pleinement capable de faire l’amour n’importe où, même dans un restaurant, un autobus ou la cafétéria de la Schya! Il n’y avait aucune retenue pour ces deux êtres de péchés… C’était bien là tout le problème en fait… Un patient atteint d’un mal X pouvait être suivit en étudiant la progression du dit mal. Même si une complication venait à faire surface, il y avait moyen de voir avec précision son évolution et les changements apportés, il n’y avait pas vraiment d’énorme dérive venant tout chambouler. Dans le cas de ces deux personnalités rebelles, Martin ne disposait d’aucun repère ni d’aucune mesure pour observer le tout de façon autre qu’aléatoire en un sens, ne pouvant anticiper de développement dans une situation donnée les impliquant… C’était comme vouloir tenter de comprendre les esprits fous et erratiques des personnes trop atteintes par les effets dévastateurs des différentes drogues synthétiques circulant en Ataxia…

D’un autre côté, et il le savait parfaitement, à trop vouloir restreindre et contrôlé, son double ténébreux chercherait à lui montrer sa propre puissance dans l’affaire, auquel cas les choses seraient catastrophiques. Le médecin chef n’avait nullement besoin d’un irritant additionnel dans son lieu de travail, surtout pas quand cet irritant venait de l’intérieur, en quelque sorte. Oui, cela pourrait lui permettre de régler certains problèmes de façon expéditive mais quand même…Le risque était trop gros pour être considéré. Et que dire de la débauchée? Il ne le savait que trop bien : elle le soumettrait et le forcerait à laisser s’échapper son double ténébreux et pour avoir vu de quoi elle était capable, il était bien certain qu’elle ne ferait pas qu’acte de paroles pour arriver à ses fins si besoin était. S’il fallait qu’il ait une relation sexuelle avec la version débauchée de sa belle, c’est leur vie de couple en entier qui risquait fort de voler en éclat… Et la perspective était tout sauf enchantant. En fait, l’ensemble était à proprement parler terrifiant. Il fallait à tout prix éviter cet extrême et pour ce faire il faudrait trouer le moyen de conserver une longueur d’avance sur ces deux êtres qui partageaient leur vie bien malgré eux… Seule consolation toutefois : dans l’instant, tout était parfaitement sous contrôle…


« Je ne sais pas comment faire mais il faudrait s’entendre avec ces deux là pour garder les choses sous contrôle. Je crains que si on ne cherche trop à les contrôler ils ne se rebellent et compliquent considérablement les choses…Il faudrait en arriver à un consensus, établir quand nous les autorisons à sortir en un sens ou non. De mon avis tout personnel, si nous parvenions à les détruire, nous ne ferions que les remplacer par d’autres démons dont les penchants pourraient être bien pires… C’est un risque que je ne tiens pas à prendre, en toute franchise… Est-ce que tu as une idée des problèmes que nous aurions si nos nouveaux démons étaient des tueurs? »

Fit justement remarquer le médecin chef de la Schya. L’argument était de poids, logique et sans failles. Le risque était bien réel et la décision n’était pas à prendre à la légère, surtout pas… Ce serait là quelque chose de bien dangereux et de fortement déconseillé à dire vrai… Il fallait prendre des risques, il fallait faire des choix difficiles mais agir trop radicalement risquerait fort d’avoir de fâcheuses conséquences… Le genre de choses dont tant le médecin que l’espionne pouvait s’éviter. Et puis à bien y penser, seuls leurs deux doubles sauraient découvrir tous les effets cachés des magouilles de leur ennemi commun, l’infâme William Stryker… Sur ce point ils étaient forts utiles car dans leur logique tordue ils savaient voir des choses qu’un esprit plus droit et rationnel ne pouvait le faire. C’était un esprit fou qui avait conçu le piège, il fallait un équivalent pour parvenir à en trouver la clé et les secrets… Qui pouvait savoir ce que le psychopathe avait prévu en effets secondaires et dommages collatéraux contre le petit couple?

« Enfin bon… À partir de maintenant il faudra éviter de faire appel à nos doubles si nous voulons nous éviter des ennuis à tous les deux. Je te dirais que le plus sage serait d’éviter les émotions trop fortes mais en même temps et tu dois t’en douter, tout ce que nous ne vivons pas, ces deux là l’accumule et s’en serve…. Pas exactement contre nous mais certainement pas selon nos politiques… Enfin… Pas à ma connaissance. Je ne pense pas que nos objectifs impliquent une vie sexuelle débauchée. Un de nos objectifs par contre, celui de s’éviter des ennuis est rempli par leur rôle : toutes les folies que nous pourrions faire, ce sont eux qui les font ou alors refuse d’agir en les trouvant sans envergure. Ceci étant dit… Ce que je vais te dire risque de ne pas te plaire… »

La solution la plus logique serait de laisser sortir le soir chez eux leurs doubles de façon régulière pour éviter des ennuis. Plus ils attendraient, plus la résistance serait farouche et plus les conséquences risquaient d’être funestes… Si leurs doubles venaient à prendre et garder le contrôle, qui pouvait prédire ce qui se passerait par la suite?

« Nous n’aurons pas le choix Elizabeth : il va falloir leur permettre de se voir, sinon nous n’en avons pas fini avec nos ennuis. J’ai pu les étudier et je peux te garantir que si nous sommes de trop gros obstacles, dès que l’un sortira, il fera tout pour faire en sorte que son complément le rejoigne. Personnellement, je m’en voudrais si ma ténébreuse version te faisait du tort. Cela pourrait complètement détruire notre couple, tu en es consciente, je m’en doute… Tu ne peux ignorer ce fait… »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 18 Nov - 2:25

Une douleur traversa l’être d’Elizabeth au dévoilement de ce choix déchirant. Elle soutint sa poitrine d’une main à la hauteur de son coeur, comme si c’était le point focal de son âme. Elle esquissa une grimace avant de se détourner de Martin. Certes, il n’avait pas tort, mais alors là, pas du tout. C’était logique et parfaitement réaliste. La vie s’accompagnait de sacrifices, qu’ils soient légers ou importants. Toutefois, celui-là en était un qui, malgré la bonne intention, ne plaisait nullement à l’espionne. Cette partie de sa vie était en soit douloureuse avec du recul et ce que Carter ne savait pas c’est que des « flashback » de certains moments-clés de cette époque pouvaient lui revenir à l’improviste et provoquer de violentes migraines. Il fallait que la chose se soit collée à la rétine de son oeil pour qu’elle en ait le visionnement dans son esprit. Dans quelques temps, elle pouvait tout aussi bien avoir un bref souvenir de la nuit dernière. Juste l’idée de se voir à l’oeuvre avec un appétit de vampire pouvait la répugner. Même si à une époque elle fut totalement consciente de ses agissements, à la fin, la routine avait transformé ses ébats en vagues souvenirs flous, mais qui revenaient au galop. Aujourd’hui, c’était différent. La jeune femme avait volontairement repoussé la débauchée, ce qui faisait qu’elle n’avait plus le contrôle. Enfin, l’explication semble compliquée, mais tout est pourtant si simple de comprenûre...

Se saisissant, elle secoua vivement la tête et revint porter son attention sur le médecin. Sa logique de protagoniste de la médecine ne convainquit cependant pas Elizabeth. Elle paraissait plutôt suspicieuse. Il lui avait annoncé la chose comme s’il avait donné son pronostic sur une situation, c’est-à-dire avec un certain glacial, quasi indifférent, mais qui, dans le timbre de voix, n’indiquait pas d’autres solutions possibles. Sans prendre le temps de lui répondre dans l’immédiat, elle se leva et remua la question de long en large. Elle aurait voulu en terminer là et dire que oui, c’était la chose à faire, la seule en fait, et qu’elle se prêterait au jeu. Ainsi, ils pourraient passer à autre chose et profiter de la belle journée. Une nouvelle promenade, tiens ! Hum... Non, la veille, cette promenade tranquille s’était retournée en chasse à l’homme. Pas question de mettre les pieds dehors pour foutre le bordel et répéter les dernières 24 heures. [Éviter les émotions fortes... [/i]Bon, nouveau mantra sur lequel se concentrer pour s’éviter des ennuis ou des problèmes avec cette âme de débauchée destructrice d’un environnement équilibré. Jetant un coup d’oeil à la fenêtre, elle remarqua une voiture qui se gara dans l’entrée, et constata que c’était une police pour avoir distinguer le logo sur la portière de droite, celle du conducteur en fait. Un homme en uniforme montait l’allée « piétonnière » pour se rendre à l’entrée. Avant même qu’il ait eu le temps de sonner, et même d’avoir donné l’information à Martin que quelqu’un se présentait à la porte, l’espionne ouvrit la porte et dévisagea l’homme armé qui sembla surpris de la voir si empressé. Il s’excusa de la déranger, puisqu’il remarqua le peignoir que revêtait Elizabeth, et enchaîner sans grande cérémonie sur quelques questions concernant les coups de feu de la veille. Bonne comédienne, elle mentit sans remords en disant qu’elle était revenue de voyage cette nuit et qu’elle venait à peine de se réveiller lorsqu’il avait refermer « violemment » sa porte de voiture. Il sembla interloqué, mais n’insista pas, déduisant que pour avoir un si mauvais caractère peu coopératif, il l’avait dérangé. Se confondant en excuses à nouveau, il se déclina et se rengaina dans sa voiture adorée. Elle ferma doucement la porte, contrastant avec son attitude de cochon qu’elle avait il y a quelques secondes à peine. Puis, elle revint au salon, les bras croisés, n’indiquant toujours à Carter qui c’était. Après tout, dans le moment, elle était considérablement occupée à ruminer ses idées.

« Selon toute logique, oui, pour éviter qu’ils n’explosent comme deux volcans longtemps éteints, c’est la mesure à prendre. Cependant, je ne peux m’empêcher de proposer une réticence de ma part. Comprends-moi, perdre conscience pendant quelques heures pour revenir à moi par la suite, ce n’est pas facile à gérer et j’ai bien peur que de vouloir me forcer à m’en souvenir n’aidera pas. Elizabeth, la débauchée, c’est pour Martin le débauché, pas pour celui qui se tient devant moi. Laisse-moi au moins te faire savoir qu’elle est excitée lorsqu’elle te voit : tu lui sembles si vulnérable qu’elle ne ferait qu’une bouchée de toi comme une vipère sans coeur. Elle pourrait te manipuler comme le fait un marionnettiste. Crois-moi, l’intention m’a traversé l’esprit et j’en pleinement souvenir. »

Puis, elle s’attarda au feu dansant dans la cheminée avec un intérêt de quasi pyromane. Or, elle détourna son regard aussitôt puis revenir à Martin. Elle retourna même s’asseoir à ses côtés en se blottissant tout contre lui, comme si elle avait tout oublié l’échange. Ce calme camouflait seulement un esprit qui carburait à cent à l’heure. Il s’échauffait et réfléchissait rapidement pour bénéficier pleinement de tout... Bon, ça reste discutable.

Nonobstant, Elizabeth se mit à dessiner des cercles imaginaires avec son index sur le torse du médecin, sorte de distraction qui n’avait pas l’effet recherché. En effet, elle était toujours aussi préoccupée par le choix difficile qu’elle devait faire. C’était effectivement une décision à ne prendre à la légère avec laquelle on devait peser le pour et le contre malgré le fait que la logique voulait qu’ils exécutent la proposition pleine de bon sang de Martin. Mais pour l’espionne, c’était une déchirure que de laisser sortir autant cette bête noire qu’elle avait durement envoyé dans un coin isolé de son cerveau pour ne revenir qu’à des moments propices. La laisser sortir serait-ce un abandon quant à sa discipline et son domptage ? D’autre part, refouler trop longtemps des tentatives et des désirs viendraient à lui faire plus mal dans sa « transformation » la prochaine fois. D’autant plus qu’il ne fallait négliger le fait que ce fameux ébat de relâchement serait d’une violence au point de créer des séquelles physiques allant jusqu’à une plaie couverte d’un sang coagulé qu’on avait pas soigné à temps. Mais bon, ça c’était songé au pire... Toujours est-il qu’elle réfléchissait au mieux à la question. Elle voulait arriver à un consensus qui allait répondre à la logique de Martin sans toutefois rendre inconfortable l’espionne.

« Écoute, je suis d’accord, MAIS ! Mais, une fois, deux fois tout au plus par mois. Bon au début, peut-être une fois par semaine, mais rapidement il faut que cela en vienne à faire une fois par mois. De cette façon, on va faire obtempérer nos bêtes noires. On conservera un contrôle raisonnable sur eux et lâcheront leur fou le moment venu pendant des heures. S’il faut 24 heures avec quelques pauses, car, ils ont beau être remplis d’énergie, ils ont leur seuil de tolérance, ce qui les rende humains avant tout. Néanmoins, ils se seront amusés et évacués toute l’accumulation qu’on aura exercé. Qu’en penses-tu, Doc ? » dit-elle en se permettant de taquiner Martin avec sa dernière phrase.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 18 Nov - 22:22

« Il serait hasardeux je pense de considérer d’y aller en diminuant. Au contraire, ils contesteront cet état de fait, j’en suis convaincu. Ils seraient plus enclins à en demander plus ajouterais-je… Nous le savons tous les deux : leurs seules règles sont une absence de règle. Leurs seules limites sont une absence de limites. Je te dirais ma douce et tendre que ce serait davantage du ressort d’une fois par semaine, au moins trois fois par mois donc. Autrement, tu dois t’en douter autant que moi, ils feront l’impossible pour échapper à notre vigilance. Et je ne tiens pas à avoir ce genre de mauvaises surprises. Je ne pense pas que ce soit quelque chose à risquer… Pas notre vie de couple. »

Il enlaça ensuite son aimée, sachant que le choix tant pour un que pour l’autre était aussi difficile que pénible à faire. Le médecin chef de la Schya était forcé de le reconnaître : il faisait face à un cas qui le dépassait. En théorie, il aurait dû réussir à concilier les deux Elizabeth tout en sachant pertinemment que la poétesse s’imposerait sur la débauchée et l’effacerait. Apparemment… Il avait bien été eu. En pensant réussir, et le médecin chef et l’espionne avaient abaissé peur garde, permettant de ce fait à leurs doubles corrompus de se manifester. Une erreur pour laquelle le médecin se blâmait, se jugeant comme principal responsable de cette situation. N’était-il pas, après tout, l’expert médical? Il aurait dû voir le coup venir… Mais non, trop préoccupé comme il l’avait été par le bien être de sa belle, il en avait oublié l’essentiel : ne jamais mélanger sentiments et travail… Une erreur de débutant qui leur coûterait très cher…

Ceci dit… S’il fallait se partager la faute, Elizabeth avait effectivement sa part de responsabilité. Il avait apprit par la suite comment la débauchée était venue à exister et à ce juste titre, cette information omise précédemment avait complètement changé la donne… Mais trop tard, bien trop tard… S’il l’avait su plus tôt, il aurait pu traiter en connaissance de cause. Quand vous avancez à tâtons dans la noirceur, vous avez plus de chance de vous cogner les orteils que lorsque vous avez une lampe de poche pour vous éclairer… Mais bon, le mal était fait et il faudrait faire avec, vivre avec et savoir en tirer avantage, si avantage il pouvait y avoir dans une pareille situation. Il en doutait fortement mais d’un autre côté, il ne tenait pas à jouer les pessimistes non plus. Autant donner sa chance au coureur et voir quelle tournure les choses prendraient…


« Je sais que ce sera dur pour toit et je crains fort que chaque moment passé entre nos doubles corrompus contribue à diminuer le temps de rappel ne serait-ce que partiel, que tu as de leurs actes. En fait, si je ne m’abuse, et j’espère bien me tromper, tu finiras par être simple spectatrice, comme moi, voir sans pouvoir agir… Peut-être pourras-tu comme moi trouver une faille dans leur façon d’agir et d’être qui nous permettra d’en triompher. C’est là une idée plutôt optimiste mais il vaut mieux être chanceux dans sa malchance que malchanceux dans sa chance… Chose certaine, si tu craignais un jour la monotonie d’une vie de couple, avec ces deux là à surveiller, ce ne sera jamais le cas… »

Et là-dessus le médecin n’avait une fois de plus que trop raison, il avait mit dans le mille : là où des enfants finissent par quitter le nid familiale, les deux essences corrompues elles ne quitteraient leur propriétaire respectif que lorsque celui-ci décèderait… Et une telle pensée était tout sauf réjouissante, il n’y avait aucun doute possible sur la chose. Leur relation avait évolué de façon exponentielle en moins d’un an : de collègues de travail à petit couple aux prises avec ses problèmes… On aurait dit que quelqu’un avait appuyé sur la touche « avance rapide » de leurs vies respectives… C’était curieux de penser et voir les choses ainsi mais il était indéniable que leur relation avait évoluée terriblement vite, tant pour le meilleur que pour le pire…

« Il n’y a encore pas si longtemps de cela, nous étions de simples membres de la Schya sans histoire, des professionnels dans nos domaines respectifs à l’avenir prospère mais complètement banal. Et pourtant… Regarde-nous aujourd’hui! Nous sommes un couple à l’avenir prospère et loin d’être banal! En fait, je te dirais que nous devons des remerciements à nos doubles corrompus respectifs car sans leur existence, le concours des circonstances saurait assurément été différent et nous ne nous serions peut-être jamais rencontré! Il est intéressant je trouve de constater que du mal qu’ils représentent du bien ait pu en résulter. C’est une des merveilles de la nature je trouve que de voir que même dans l’absolu, l’imprévu a encore sa place, même si souvent on veut se persuader du contraire… C’est tout bonnement fascinant je te dirais! »

Martin Carter n’aurait pas été Martin Carter s’il n’avait su trouver des paroles de réconfort pour sa belle qu’il savait profondément dérangée par cette nouvelle tournure d’événements inattendus… C’était à la fois profondément dérangeant et profondément terrifiant que de savoir qu’à tout moment une partie de vous sur laquelle vous n’avez aucun contrôle peut faire surface pour venir prendre le contrôle de votre propre corps… C’était son travail en tant que professionnel du domaine médical et en tant que futur époux que de veiller à ce que sa belle se sente bien. C’eut été de très mauvais goût autrement et Martin Carter ne faisait pas dans le mauvais goût, que ce soit dans sa vie tant privée que professionnelle. C’était un maître dans son domaine, une sorte d’artiste faisant usage d’instruments hors de la gamme habituelle de ces derniers…

Cela ne l’empêchait pas toutefois d’éprouver un profond sentiment de crainte. Si Elizabeth ne se souvenait des choses que par flashs, cela signifiait que son double avait moins d’emprise sur elle que le sien. Il pouvait pratiquement voir son propre double le regarder avec un demi-sourire cynique, le regarder se débattre avec cette formidable machine à idées qu’était son cerveau pour résoudre un problème au demeurant insolvable… Le double lui se moquait des circonstances, tant qu’il était avec son double complémentaire. Ce qui était fort important et sacré pour le médecin chef faisait bien peu de sens et d’importance à ses yeux… Le médecin vivait selon le mode être (être un bon mari, être un professionnel, être une personne intègre, etc.) tandis que lui vivait selon le mode avoir (avoir du plaisir, avoir du bon temps, avoir ce que l’on veut., etc.). Leurs impératifs n’étaient pas les mêmes et ils divergeaient même terriblement à dire vrai…


« Tout n’est pas noir dans cette affaire et je suis persuadé que nous allons nous en sortir. Nous l’avons toujours fait et je ne sais pas pour toi mais je ne compte pas changer une formulation gagnante. Ce n’est pas tant une guerre que nous menons, ce qui est déjà un plus, mais davantage une rude négociation, ce qui laisse une place au dialogue. Un dialogue cru par moments mais au moins, cela reste un dialogue. Je te dirais que nous sommes en position avantageuse en ce moment… Il n’en tient qu’à nous de conserver cet avantage et de mener les négociations à notre manière… »
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 20 Nov - 0:49

Elizabeth échangea un sourire avec Carter et acquiesça d’un simple hochement de tête. Ils pouvaient bien avoir un avantage sur leurs bêtes noires en ce moment, mais cela ne semblait pas autant la rassurer. Même s’il avait eu connaissance de sa personnalité débauchée auparavant, elle n’aurait jamais accepté qu’il la lui enlève, efface, etc. La Tigresse faisait partie intégrante de l’espionne et jamais, au grand jamais, il serait question de l’anéantir. Voilà qui serait une erreur. D’une certaine façon, la jeune femme avait réussi à vivre avec ses deux côtés sans le moindre problème agaçant. Jamais la débauchée n’avait empiété sur la poétesse sans le consentement ou l’appel de cette dernière. Néanmoins, elle avait réussi à mener ce corps pendant des années sans grande peine. Cette liberté, elle en raffolait. Indépendante de nature, avoir eu la liberté d’agir sans songer aux conséquences, quel soulagement ! On respirait le grand air sans se soucier des résultats, des critiques négatives, bref, tout ce qui pouvaient être nuisibles à long ou à court terme. La débauchée avait joui d’une aisance à bouger dans la société en goûtant à tout ce qu’elle désirait goûter, tout en maintenant sa devise qu’un non n’était qu’un obstacle encore plus excitant à franchir. La poétesse se surprit à éprouver de la nostalgie en songeant aux bons côtés de sa bête noire. Elle avait fait des choses que jamais elle n’avait pensé faire. Sa confiance l’avait inspirée, son côté téméraire aussi et son charisme. La reine de la luxure pouvait sembler vulgaire, mais on était immédiatement sous le charme de son éloquence qui en avait excité plus d’un. Si désirée, si inaccessible, mais si délicieuse une fois qu’on y avait touché. Sans côté qu’Elizabeth devenait une drogue en soin, une drogue aphrodisiaque à laquelle on devenait accro. Ce qu’elle en avait brisé des rêves ! À cette pensée, elle souriait de manière démoniaque, un sourire qu’elle cacha habillement à Carter en allant blottir sa tête contre lui de manière à ce qu’il n’aperçoive pas ses coins buccales étirés étrangement. La pointe de démon disparut après quelques secondes, et elle redevint la douce et poétique Elizabeth. Elle pouvait passer pour une manipulatrice qui avait un plan bien mystérieux en elle, alors que c’était se confondre dans une hypothèse infondée qui ne tenait pas la route et qui ne serait jamais véridique. Or, il ne fallait pas qu’elle pense de cette façon très longtemps au risque de faire surgir involontairement sa noire essence contre sa volonté. Elle jouait avec le feu à certains moments, mais le sentiment ressentit la chatouillait de l’intérieur et ce n’était non pas désagréable, mais agréable et profondément stimulant. À croire qu’elle conservait un contrôle sur ses émotions malgré la forte personnalité de la Tigresse.

« Dois-je te rappeler que tu en es pour quelque chose dans l’avancement de notre couple ? Souviens-toi : tu as maladroitement inversé deux fioles et tu m’as donné celle d’un catalyseur amoureux à la puissance 10. D’une certaine façon, la débauchée s’est dévoilée en premier dans la séduction, mais elle n’a pas agi entièrement. C’est pourquoi que je me souviens de ce qui s’est passé. Par la suite, tu as canalisé mes énergies destructrices. »

Elle leva sa tête pour le regarder dans les yeux. Elle le contempla un moment, identique à un nouveau-né curieux qui scrute vos moindres gestes et capture votre rétine pour conserver vos yeux rivés sur lui. Un envoûtement qu’Elizabeth maniait avec ses iris azur et intrigantes. Des pupilles profondes et intenses qui captaient le regard de n’importe qui qui la croisait dans la rue ou dans les couloirs de la Schya. Elle avait fait parlé d’elle dès l’instant où elle avait franchi les portes de l’organisation lors de son entretien pour son embauche. On l’avait repéré dans le quartier et on lui avait demandé de raconter son histoire et ses compétences. Elle n’avait pas hésité. Elle en avait marre à l’époque de collectionner les petits boulots miteux et de serveuses « sexy » qu’on engageait que pour attirer une clientèle de camionneurs sales dépourvus de manières et qui ne se gênaient pas pour tripoter les fesses d’Elizabeth lorsqu’elle avait le dos tourné, les bras chargés d’assiettes. Oh ! elle n’avait pas hésité plusieurs à laisser tomber ce qu’elle tenait dans ses mains pour corriger l’indécent, l’ivrogne, qui avait osé la toucher. La plupart du temps, on riait de sa gueule et on lui disait que oui, il avait besoin d’une bonne correction de sa part. Bref, une réplique qui inspirait du sexe. Et plus d’une fois on l’avait renvoyé à cause de ces incidents.

Toujours est-il qu’elle entoura le cou de Martin de ses bras avant de lui donner un baiser avant de reprendre la parole.

« Et puis, laisse-moi te dire que t’étais pas mal sexy dans ta tenue d’astronaute cette journée-là. Tout en sueur, hmm ! c’était alléchant comme vue. Sans compter que tu pensais que cela allait me repousser. Erreur, mon beau Marty Mart ! Erreur ! Tu faisais mâle, et j’en tremblais d’excitation. »

Oui, elle usa un peu de séduction et d’une voix sensuelle assumée pour lui dire ces propos. Mais toujours est-il qu’elle s’amusait à faire les aguicheuses de cette façon. Agir de cette façon, elle savait très bien opérer un contrôle sur la débauchée pour éviter de lui indiquer que c’était à son tour de prendre le relais. La poétesse restait humaine dans son comportement sa manière de séduire sensuellement ne serait pas banale et maladroite. Là-dessus, elle avait toujours été ainsi et elle n’allait pas se conformer à un standard plate et monotone. Profondément, Elizabeth restait une personne très charmeuse et envoûtante qui n’avait pas peur des mots et du regard des autres. D'autre part, l'espionne embrassa fougueusement son amoureux avant de se blottir tout contre lui, comme précédemment, adoptant une attitude des plus saines et calmes. Un contraste étonnant, mais qui faisait sa renommée.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 20 Nov - 20:58

En effet, sa douce et tendre marquait un point… Il y avait toujours eu sur fond de tigresse ce petit quelque chose à leur relation. Cependant, il ne voyait pas spécifiquement les choses de cet œil sachant pertinemment ce qui arriverait si leurs deux personnalités venaient à avoir et conserver le dessus. Pour sa part, son double corrompu n’irait en rien puiser des éléments dans le professionnel qu’il était. C’était une séparation nette et marquée sans compromis entre les deux. Si Elizabeth conservait des bribes de ce qu’elle était d’une forme à l’autre, ce n’était pas son cas. Martin connaissait le danger que pouvait représenter cette autre moitié de lui-même et il ne tenait pas à exposer sa belle à ce genre de péril. Ce serait après tout bien peu chevaleresque… D’où le fait de s’en tenir à sa première idée soit chercher à les contrôler sur une libération occasionnelle pour éviter toute rébellion ou tout problème annexe.

Ceci étant dit, ce ne serait certainement pas une chose facile et l’attitude d’Elizabeth, teinté des attributs de ses propres démons, en était une preuve suffisamment tangible. Il y avait en elle les influences de ce côté sombre qui justement ils se devaient de limiter et apparemment, ce serait toute une affaire que de différencier ce qui était entièrement à la poétesse et pouvant être associé à de forts élans sentimentaux et ce qui appartenait clairement à la débauchée. Pas de limite claire et définie, pas de repères ni de balises précis… Ce ne serait pas une mince affaire et c’est justement ce qui irritait au plus haut point le médecin chef de la Schya qui avait déjà suffisamment à faire avec ses propres patients… S’il fallait ajouter sa bien aimée au tout et faire un suivi constant cela pourrait bien causer la mort de leur couple. C’était une éventualité qui terrifiait Martin Carter.

Se levant, il s’excusa auprès d’Elizabeth : un petit rappel de la nature et de son emprise sur les êtres humains le forçait à s’absenter momentanément. Une fois dans la salle de bain et celle-ci fermée à double tour, le médecin chef pu se concentrer sur la véritable raison de sa venue ici : il sentait que son double cherchait à s’imposer et faire valoir son point de vue. Être ainsi utilisé, manipulé et contrôlé ne lui plaisait pas du tout et il avait également son mot à dire… Et il le dirait avec ou sans le consentement de son hôte. Il ne s’en était jamais vraiment privé après tout, au fil des années… Toujours fut-il qu’une lutte entre les deux s’engagea pour le contrôle du corps au terme de laquelle ce fut le mauvais côté du médecin qui l’emporta. Là où Carter voyait des problèmes, lui n’y voyait pas forcément quelque chose et donc, plus tranquille d’esprit, il lui était facile d’usurper les commandes au médecin chef de la Schya. Esquissant un large sourire, le double quitta la salle de bain pour revenir dans le salon pour confronter l’espionne…


« Martin sera absent pour un moment. J’ai bien peur qu’il doive… Se reposer un quelque peu. Toute cette réflexion lui cause tant de tracas… Alors je serai ton interlocuteur en face, Elizabeth Lévy… C’est amusant tu ne trouves pas? Un spécialiste de l’envergure de Martin Carter asservi par ses propres démons… C’est là une bien douce ironie… De plus, là où tu puises à son insu dans les ressources de la débauchée, lui et moi sommes entièrement séparés l’un de l’autre… C’est là la différence ente le professionnel et l’amateur. Sans offense évidemment. Ton contrôle sur ta propre personne est bien loin d’être parfait… Et c’est un avantage dont elle et moi comptons bien tirer parti. Vous ne nous contrôlerez pas ni toi ni lui. C’est plutôt nous qui finirons par cous contrôler… Et qui prendront les commandes pour la grande majorité du temps. Une inversion des rôles si tu préfères et qu’il me tarde d’expérimenter… »

Se tenant à bonne distance de l’espionne, la noire essence du médecin chef esquissa un sourire cynique avant de prendre place dans le fauteuil opposé à l’endroit où l’espionne était assise. Il la regarda comme l’aurait regardé Martin posant un diagnostic, se délectant de son air scandalisé de constater que cette engeance l’avait privé, pour un temps tout du moins, de l’élu de son cœur. Personnellement, lui s’en moquait éperdument. Dans une guerre, tous les moyens étaient bons pour gagner… Et il comptait bien faire usage de chaque carte dans sa manche. Après tout, il n’était pas tenu à la même éthique que le vertueux Martin Carter lui. Tourner les coins ronds pour arriver à une fin plus rapide n’était pas exclu de ses méthodes… Ce n’était pas sa façon d’agir préférée mais pour garder l’Avantage, il fallait savoir faire quelques menus sacrifices...

« Alors comme ça, mademoiselle la poétesse ne se souvient pas de la nuit dernière? Voilà qui est très amusant. Lui, il se rappelle de tout. Absolument tout. Nous sommes deux entités parfaitement distinctes. Toi et elle… Vous avez encore un lien. C’est justement ce que je cherchais à détruire hier soir. La libérer entièrement et en faire une entité indépendante. Ce qui est regrettable c’est qu’elle semble ignorer cet état de fait, qu’elle est en partie liée à toi et donc restreinte dans ses agissements. Mais cela va changer, Elizabeth, cela va changer. Je sais qu’elle n’a nul besoin de toi… Mais toi tu as besoin d’elle. Ton pathétique symbolisme seul ne peut te sauver de la réalité : tu n’as ni la force ni la volonté suffisante pour faire le nécessaire… Tu veux un exemple? La présente situation. Si tu avais été moindrement plus intelligente, tu te serais bien vite aperçue qu’agir en incorporant ne serait-ce qu’un soupçon de ma chère et tendre tu me tirerais de mon sommeil. Parce que jusque là, j’étais tranquillement en train de récupérer de la veille. Mais tu en es incapable. Tu causes des catastrophes partout où tu passes. Ta promenade d’hier par exemple… Et tu penses sincèrement pouvoir triompher d’elle et de moi avec des défauts aussi évidents? Aussi flagrants? »

Ricanant, le double du médecin frotta ses mains ensemble dans une imitation très convaincante de Charles Montgomery Burns, avant de poser un regard venimeux sur l’espionne. Quand ce n’était pas la débauchée qui était aux commandes, il n’avait ni intérêt ni respect pour cette femme qu’il trouvait faible et sans saveur, emmurée dans ses illusions de grandeur avec son irritante poésie et ses agissements vains et sans buts dictés par une démence bien présente. Le symbolisme… Quelle justification de mauvais goût! Sans la débauchée, Elizabeth aurait été entièrement détruite par Ataxia. Cet esprit faible était indigne du corps qu’il possédait et seule la débauchée devrait en être maître… Et il mettrait tout en œuvre pour réaliser la chose… Quitte à user d’un arsenal peu orthodoxe… Et il en avait un assez développé pour sa part…

« Comment pouvez-vous oser nous restreindre à ce point alors que nos vivons Ataxia comme elle le propose voire l’impose à ses habitants? Vous vivez dans votre petit monde à part dans votre petite utopie personnelle et loin de tout… Vous n’êtes ni un ni l’autre fait pour cette ville et vous ne méritez pas d’être aux commandes de vos corps respectifs. C’est toi et lui qui devriez sortir quelques fois par moi et non l’inverse... »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 21 Nov - 5:28

« Vous savez, vos critiques ne m’affectent pas. Vous m’offensez moi et votre très chère débauchée. Nous ne faisons qu’un, et vous le savez. Je ne me confonds donc pas dans un moule, dans une structure que la société d’Ataxia veut nous imposer. Là-dessus, je fais nuance sur votre point. Nous ne sommes ni lui ni moi un carcan de cette vie chaotique. Vous me trouver sans saveur ? Soit. En revanche, vous, vous d’un pathétisme, Meric Tarrant. Sachez que votre compagne est mienne et vice versa. Nous sommes des jumelles, on se complète. Je lui apporte ce qui lui manque et inversement. Comprenez une chose, également, je suis une romantique. Un poétesse certes dans mon attitude, mais je me considère plutôt comme une romantique, dans le sens historique du terme et non à celui qu’on lui donne aujourd’hui. Je renie le classique et la monotonie des choses. Il me faut du piquant. J’incorpore tous les genres possibles pour me bâtir l’identité que j’ai acquise au fil des ans. Il est bien dommage de vouloir dissocier définitivement la débauchée de la poétesse. Si vous procédez à cette rupture, vous contribuez à effacer une partie de l’âme de votre nymphomane. Je la connais bien, cette Elizabeth, je reconnais son titre de reine de la luxure. Oui, en agissant de cette façon, j’extirpe votre essence pour la ramener à la surface. Or, contrairement à vos impulsions, je peux inhiber ma noire essence. Je peux manifestement son essence à travers la poétesse, sans qu’elle se manifeste entièrement. Du pur génie ! Une intelligence dont vous ne disposez pas à priori. »

Elizabeth esquissa un sourire satisfait. Les deux Elizabeth existaient ensemble et si l’une mourait l’autre suivait, inévitablement. Sans la débauchée, la poétesse n’était rien. Sans la poétesse, la débauchée était fade. Son goût pour du sexe, certes sauvage, mais raffiné provenait de cette source de toujours voir un côté métaphorique et poétique de la chose. Elle jeta un regard haineux envers ce Meric Tarrant, médecin sans pitié, avant d’adopter une attitude physique plus décontractée et à la limite de la séduction en croisant ses jambes qu’elle laissait découvrir en laisser retomber le tissu de son peignoir sur les côtés. Il ne manquait plus qu’elle se dénude une épaule pour sentir l’excitation qui habitait l’homme ténébreux qui était assis. Étonnement, elle sentait en maîtrise de la situation. Du moins pour le moment. Elle s’attendait très certainement à l’avoir provoquer en lui tenant tête et en infirmant certains de ses propos. Malgré tout ses efforts pour repousser encore un peu la débauchée qui se tortillait d’impatience de bondir sur son complément sexuel, l’espionne paraissait sereine et confiante. Enfin, malgré les appréhensions de Martin et d’elle-même, elle pouvait dialoguer avec sa bête noire qui prenait un malin plaisir à dénigrer la poétesse en ne se privant pas de commentaires. C’était cru, mais vain.

« Si je peux me permettre, entre vous et moi, c’est vous l’amateur. Je suis la professionnelle. Réussir à combiner deux entités opposées pour ne créer qu’un, ce n’est pas une mince affaire. J’étais comme vous à une époque, parfaitement dissociée. Aujourd’hui, j’ai plutôt compris que les deux mises ensemble pouvaient créer une personnalité forte à la limite de l’indestruction, en ce sens où nous restons mortelles avant tout. Et sous votre air ahuri, souffrez-vous* de relever ce menton pour qu’on n’aperçoive point votre oesophage. Votre air démoniaque suffit amplement illustrer votre confusion à mon égard. Et... »

Elizabeth étouffa un cri de détresse de la débauchée. L’homme noir qui se tenait devant elle se délecta de son moment d’égarement et ne put s’empêcher de rire cyniquement. Il réussirait, peu importe, à expulser sa damnée du sexe qu’avec sa présence. Et l’air qu’affichait l’espionne était plus que révélateur. Elle se mordit la lèvre inférieure et gigota sur place, prétextant des chaleurs suffocantes qui l’envahissaient. Le désir montait graduellement et le thermomètre ne tarderait pas à faire éclater de verre tant le mercure a atteint son point d’ébullition à ce point. Mais pas encore. Il fallait attendre. Il ne fallait pas lui donner son pain tout de suite et lui donner raison et déformer tout le raisonnement qu’elle lui avait craché d’une voix assurée et timbrée d’une provocation éloquente et bien maîtrisée selon les « enseignements » de la bête de sexe. Elle hoqueta quelque peu et retint de laisser paraître une respiration haletante et tachée d’envie et de désir. Un réel combat et une âme noire qui désirait embrasser son homme similaire et le croquer, à l’instar d’une vipère, jusqu’au sang dont elle s’abreuverait pour goûter son âme si attrayante. Une vampire, quoi ! Mais qui ne buvait pas la mort de ses victimes...

« Et, compte tenu de votre visite précoce, sachez que vous êtes en tout point un faible et un être précoce. Voyez la chose de cette façon : vous vous êtes montré à peine quelques heures après votre couvre-feu, si je peux me permettre de nommer la chose ainsi. Si peu en contrôle, un homme de votre trempe ! Tout cela est bien décevant à vrai dire. Mais, vous pas sans savoir que votre compagne fera la même chose. En vous montrant, vous nous provoquez, elle et moi. En revanche, elle désire plus que tout bondir sur vous, cela, je le sens et vous le ressentez. Je ne vous cacherai rien là-dessus. À la différence que je suis en mesure de la refouler, de là ma force. Vous me voyez sans saveur, parfait. Moi, je vous considère comme impertinent, chétif et déficient. Je ne suis pas, toutefois, sans savoir les envies de ma bête noire. Elle conserve néanmoins la dignité d’être en mesure de pouvoir se contrôler quand il le faut et de se laisser aller à fond quand il le faut. »

L’espionne le dévisagea un moment avant de se lever précipitamment. Pendant un instant, l’esprit de la débauchée contrôla son corps. Une manifestation caractérisée par une respiration haletante et un désir brûlant tapissant son regard en manque de chair (déjà !). Après quelques instants, elle secoua sa tête violemment pour se retourner. Elle s’insuffla les termes « contrôle de soi » et « maîtrise ». L’abandon ne devait pas être une faiblesse et une faille que devait utiliser Meric à son avantage. Il fallait savoir se borner pour repousser des envies et les savourer plus tard avec plus d’appétit pour goûter chaque subtilité du plat offert. Profondément - et télépathiquement -, elle entendait cette bête noire de Martin hurler à sa « tendre » moitié de se montrer et de se précipiter sur lui pour combler ses envies. La pièce elle-même s’imprégnait de cette odeur que seuls ces deux êtres ténébreux pouvaient sentir et qui, pour le commun des « mortels » était une odeur infecte, nauséabonde et ardemment répugnante. Une odeur putride dont se délectaient ces deux êtres bornés sur le sexe. Or, la poétesse devait opposer une résistance et disciplinée la Tigresse indomptable. Mais sous son amas de tissu elle ruisselait de sueur et tremblait au point de craquer ses os. C’était violent tout simplement. Un venin qui vous ronge l’os et mord votre moelle épinière. Une vive douleur qui vous barre la colonne vertébrale et qui vous tord les tripes. L’espionne tentait de calmer ses ardeurs, mais elle sentait de plus en plus son corps au bord du précipice. Se laisser planer au-dessus de ce vide, comme la sensation de liberté était alléchante. De ce fait, elle s’humecta les babines avec désir. Elle imaginait ce Martin trempé de transpiration vêtu de sa combinaison d’astronaute et de ses mains, il l’avait prise par la taille et avait opposé une résistance. Il avait refusé d’abuser d’elle et avait résisté fermement aux charmes de la belle jusqu’à ce qu’elle redevienne lucide et qu’elle bondisse sur lui derechef pour échanger un vrai et honnête baiser. Mais il avait résisté... Résisté. Aussitôt, l’espionne débauchée retourna dans sa cage et la poétesse se retourna vivement en conservant son attitude de séductrice, un élan de la Tigresse qui se retrouvait chez elle. Elle croisa les bras et interrogea Meric du regard.

« Comment se fait-il que je n’aie pas réussi à t’extirper de ton sommeil lorsque ce Martin m’a donné un catalyseur d’amour ? J’ai pourtant été plus aguichante que tout à l’heure et si tu m’indiques que je doive incorporer un maigre soupçon pour que tu fasses surface et tasse Martin, comment se fait-il, je le répète, que jamais tu ne t’aies jamais montré le bout du nez avant hier soir et maintenant ? »

Oh qu’elle était fière de son coup ! Elle avait trouvé une brèche, une faille dans cet être diabolique et Elizabeth la débauchée semblait plutôt attendre dans son coin pour regarder la réaction de son bel étalon d’un oeil extérieur. La poétesse quant à elle observait la bête noire de Carter avec un sourire fier et satisfait de sa réplique béton qui, elle en était persuadée, ne s’était jamais attendu à ce qu’elle lui crache un tel fait. Allez ! Réponds-moi, imbécile ! Tu n’y avais pas pensé, hein ?! . Cette fois-ci, elle grouillait d’impatience. Elle attendait sa réponse avec le plus grand intérêt, le plus grand qu’elle pourrait lui porter dans toute sa vie.



*Souffrez-vous : permettez-vous.
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 21 Nov - 6:06

Le grand Meric Tarant jouait avec les émotions comme il jouait avec ses fioles. Il donnait à la poétesse l’impression d’avoir le dessus. De marquer des points. Elle était tombée dans le piège : tout ce qu’il avait dit avait été savamment pensé pour faire réagir, pour forcer la poétesse à parler, à révéler des choses. Pour la forcer à se confronter à elle-même. Cependant, là où elle trouvait qu’il s’agissait d’une force que d’être unie à son démon, même Martin Carter lui-même aurait désapprouvé. Écoutant toute la tirade en gardant le masque des émotions, il disparut sitôt la diatribe de l’espionne terminé. Applaudissant lentement et la regardant avec un sourire sans joie, il reprit la parole d’un ton glacial qui avait remplacé tout semblant qu’il avait pu mettre jusque là. Le marionnettiste retirait son masque et regardait l’espionne dans les yeux.

« Alors là j’applaudis des deux mains… Ton esprit d’analyse est aussi développé que je le pensais initialement. Je ne me suis pas montré à ce moment là car cela aurait été trop facile. Trop simple, indigne de moi. Elizabeth, t’est-il arrivé de penser une seule seconde que l’ennemi principal à ton couple ce n’était pas William Stryker mais moi? Ce que tu n’as pas l’air de comprendre c’est que ce que tu vois comme une force et que tant Martin que moi voyons comme une faiblesse est justement LA raison des raisons du pourquoi je ne me sois pas présenté plus tôt. Je peux tuer Martin si je le veux et garder le corps pour moi. Tu ne peux te vanter de pouvoir faire la même chose. Martin t’a parlé de moi tu sais donc ce que je peux faire… Et tu sais que je fais ce que je dis. »

De la salle de bain, le double corrompu de Martin avait ramené un couteau suisse que le médecin avait posé là la veille avec d’autres effets quand il s’était préparé à la promenade avec Elizabeth, après s’être regardé sommairement dans le miroir. Dépliant la lame, il joua avec Avant de la promener sur l’intérieur de son bras, là où justement se trouvait certaines veines importantes… Il regarda l’air horrifié… Non. Terrorisé de l’espionne avant de reprendre la parole.

« Oh non, causer des dommages trop importants au corps nous tuerais tous les deux. Cependant, ce que tu sembles oublier c’est que je n’aurai aucun mal à recourir à une telle solution si je ne puis exister librement. Est-ce que tu penses que mourir me fais peur, Elizabeth? Bien sûr que non. L’avantage d’être un double c’est d’être exempt des peurs et des craintes de l’hôte originel. Et c’est justement un avantage duquel je me sers à outrance quand j’en sens le besoin. Ton argumentaire et tes critiques me laissent indifférent. Au final, tu n’auras pas le choix que d’en venir à un arrangement avec moi sinon tu perdras plus que tu ne gagneras… »

Fini la provocation, fini les jeux. Elizabeth n’avait plus vraiment de marge de manœuvre. Meric Tarant pourrait se suicider sans mal pour parvenir à ses fins. Mourir pouvait être une étape, il l’avait dit lui-même. Oh non, il n’allait pas se laisser mener par le bout du nez par cette femme, c’était hors de question. Elle allait comprendre la différence fondamentale de conception entre elle et Martin et à quel point cette dernière était dangereuse pour leur vie de couple et leur survie tout court…

« Quand vous vous êtes rencontrés pour la première fois, en dehors des visites médicales, j’ai vu la débauchée et je savais qu’il y avait un moyen d el’Atteindre. Cela prendrait du temps, oui, mais c’était un luxe que je pouvais me permettre. J’ai donc attendu, orientant les gestes de Martin dans la direction que je voulais. Le filtre n’était pas une erreur. C’était MA volonté. Je voulais voir si la débauchée sortirait. Lors de vos premiers ébats, j’observais et j’analysais. Lors de votre sortie au marché puis à cette espèce de spectacle, j’étais là, à décoder les mécanismes vous unissant. LE coup de Stryker me fournit la dernière pièce de puzzle. C’est là que j’ai comprit comment faire sortir la débauchée. Qui penses-tu qui se soit occupé du traitement médical qui a suivit? Moi. Qui penses-tu qui ait fait en sorte de laisser dans ton corps des traces du produit? Moi. Je ne pouvais prévoir toute leur portée. Cependant, je pouvais en anticiper les effets… Toi qui est soit disant si intelligente, tu aurais dû voir le coup venir. »

Continuant à jouer avec le couteau sous le regard torturé de l’espionne qui craignait justement pour la vie de son aimé, le double corrompu la regardait sans ciller et elle savait au ton de voix qu’il ne mentait pas. Ce double n’avait qu’une fonction, qu’un but : sécuriser son existence… Et ce à n’importe quel prix.

« J’ai trouvé comment vous dissocier toutes les deux sans tuer la débauchée. Oui, au début elle m’en voudrait sûrement mais elle se rendrait vite compte qu’elle n’a rien perdu de son intégrité et la perte n’en serait pas une au final. Mon seul et unique but depuis le premier jour où ton regard a croisé celui de Martin a été de me préserver et de préserver la débauchée. De nous assurer un futur et un trône, une place au soleil dans cet enfer d’ombres et de ténèbres. Si tu penses que tu vas m’enlever cela, tu te trompes et lourdement. Je ne laisserais pas mon héritage me filer entre les doigts. »


Nouvelle pause pour s’assurer que l’espionne avait tout assimilé. Bien. Et si elle comptait répliquer, contre argumenter, ce serait en pure perte. De un Meric Tarant n’écouterait pas et de deux, dès qu’elle ouvrirait la bouche pour riposter, il approcherait la lame du couteau suisse de la chair du médecin. Autrement dit : boucle là ou vois tu amoureux souffrir voire mourir. Elizabeth allait devoir se faire ambassadrice pour sauver leur couple… Et elle était loin de se douter que son futur meilleur allié menaçait en ce moment de tuer l’élu de son cœur… Car oui, le futur le lui en donnerait la preuve, elle aurait besoin de Meric Tarant pour triompher face à l’adversité…

« Voici ce que je propose : tant que ni toi ni Martin n’êtes en train de travailler ou en train de fréquenter un lieu public peuplé, je m’engage à rester tranquille et à ne pas sortir causer de problèmes. Cependant et ce quand ou elle ou moi en auront envie, nous sortirons entre ces quatre murs. Je suis prêt à consentir cette demeure comme notre seul lieu de sortie si et seulement si ces sorties sont sans restriction. En troisième lieu, je veux que lorsque la débauchée et moi sommes ensemble que ni toi ni lui ne tentiez quoi que ce soit contre nous. En contrepartie, je ne viendrai pas vous déranger dans mes moments de non sortie. Ah oui, en cas d’exceptions ou de circonstances particulières, tant vous que nous seront autorisés à sortir pour faire face à la dite situation dans un but de préservation et de sauvegarde mutuelle. Tout refus à ces demandes résultera en une bien pénible agonie pour Martin Carter, je peux te le promettre… J’aimerais ne pas en arriver à cet extrême mais je veux trop vivre libre pour consentir à autre chose… »
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 21 Nov - 8:10

Au moment même où il posa la lame sur la chair, Elizabeth poussa un cri. Pendant un instant, elle resta confuse : qui avait crié ? La poétesse ou la débauchée ? Elle-même s’interrogea et continua sa rumination pendant qu’il terminait de parler. Tout un dilemme s’offrait à elle et un être malsain qui manipulait aisément ses pensées et son comportement. Elle le défia un moment du regard, mais la confusion régnait toujours dans le sien : qui avait lâché un hurlement ? Qui ? QUI ??? D’un côté, il pouvait s’agir de la poétesse pour lui intimer de ne pas tuer son amoureux à qui elle tenait plus que tout au monde. De l’autre, cela pouvait être la débauchée qui indiquait à son étalon de ne pas se souiller et se couvrir de blessures qui abîmeraient son corps duquel elle se délectait. Elles avaient été à l’unisson toutes les deux, une union d’être plus parfaite, sans faille, avec la même intention. C’était comme si, pour la première fois, Elizabeth s’était dédoublée physiquement et qu’il y avait réellement deux espionnes côte à côte et et très jumelles. Pendant un instant, elle crut vraiment en sa matérialisation qu’elle tourna rapidement sa tête vers la gauche, mais n’aperçut rien. Elle baissa sa garde. Elle se crut en menace vis à vis sa propre personne. Elle sentit que pour la première fois, la débauchée pouvait lui être une menace importante à ne pas prendre à la légère. Deux personnes contre une. Elle savait que la Tigresse prenait partie de son étalon et qu’elle ferait tout en son pouvoir pour lui caresser la chair avec volupté en effleurant sa peau d’un doigté princier pour le faire sentir important et aimer de sa belle sauvage, qu’elle lui lécherait le cou et les pavillons d’oreille pour le faire frissonner, sachant que cette sensation était une faiblesse chez lui.

Dépourvue de ressources, cependant, la jeune femme devait se résigner. Il maniait les mots et l’esprit de la poétesse avec un doigté habile et agile. Certes, il l’avait réellement étudiée sous toutes ses coutures : il connaissait ses forces, ses faiblesses, ses réactions, ses envies, ses désirs, ses défauts, etc. Bref, elle ne représentait pas un casse-tête à démêler. Elle était sa marionnette et elle percevait les fils qui contrôlaient ses membres, mais également ses pensées. Un tortionnaire psychologique, tout comme ce William Stryker. Il était normal et logique que leur relation à l’époque ait fonctionné : tous deux avaient le don et la faculté de manier le mental de leurs « victimes » avec une agilité digne des tisseurs de toile. Il fallait être précis, mais efficace et rustre parfois. Peu à peu l’âme noire de l’espionne se montrait le bout du nez. Elle avait l’air d’un poste de télévision qui sautait et qui faisait zizaguer l’image tant le contact du poste ne se rend pas au téléviseur. On l’aurait pensé atteinte du syndrome de la Tourette ou d’un trouble de personnalité, du genre la bipolarité. Il lui brouillait le cerveau et le mal se faisait déjà sentir. La poétesse songea un moment à cesser cette souffrance en s’empara du couteau suisse et de se le planter dans les tripes, enfoncer la lame, lui faire des tours complets sur elle-même, sentir le côté tranchant lui transpercer les viscères, la chair, sentir le sang chaud s’échapper de la plaie béante et couler sur son derme qui prenait une teinte écarlate; puis, sentir son regard se vider de toute émotion et, surtout, sentir que son âme et les deux essences quitter ce corps anéanti par une torture psychologique que pratiquait Meric. L’image lui procurait un soulagement étrange et inopportun. Elle haussa un sourcil étonné pour elle-même. Manifestement, elle n’était pas lucide, du moins, son corps trahissait son combat intérieur.

« Voyons, Meric chéri ! » énonça la débauchée en s’approchant de l’interpelé d’une démarche sensuelle. Au dernier moment, elle se ressaisit et la poétesse reprit le dessus. Elle ne sembla pas comprendre ce qui venait de se passer pour avoir oublié les dernières secondes qui la précipitèrent à quelques centimètre de la bête noire de Martin. Un simple battement d’aile d’un papillon pour la plonger dans une attitude et un autre pour revenir à l’attitude initiale peut-être avoir pour conséquence une amnésie ? Elle s’excusa en débauchée avant d’aller s’asseoir. Rien avoir avec le sexe, son cerveau fonctionnait selon un raisonnement qui n’était pas sien. Elle porta une paume à sa tête et l’y plongea comme pour relâcher toute la lourdeur qu’elle soutenait avec peine. Pendant ce temps, la poétesse réfléchissais à la proposition et aux closes qu’elle engendrait. C’était à considérer. Après tout, ce n’était pas si sorcier son marché. Il n'empiéterait pas sur leur travail ni même sur leurs sorties publiques ; le seul endroit où il se manifesterait, lui et la débauchée, serait cette demeure, qui deviendrait une boîte à secrets inimaginables. Or, si un jour tous les deux désiraient concevoir un enfant ? et que ce projet viendrait à voir le jour ? Jamais tous les deux ne voudraient être surpris par leur enfant en plein ébat sexuel d’une sauvagerie à faire peur. Elle s’inquiétait de plus en plus des conséquences qu’un tel contrat pouvait provoquer. Mais était-ce le moment d’en discuter pour mettre la chose au clair dès maintenant ? Elle jugea que non, puisque, de toute façon, il la dénigrerait amèrement et venimeusement. Son venin, elle le redoutait. Martin avait fait face à la débauchée, mais jamais la poétesse n’avait rencontré Meric. Une première rencontre endiablée qui promettait de rester dans les anales de l’espionne pour longtemps.

« Bon, tu as voulu discuté avec moi, parfait ! c’est fait ! Tu veux entendre un « oui » de ma part à propos de ta proposition, soit, le voici : Oui. Je suis d’accord, mais en revanche, n'enfreins jamais les règles toi non plus. Tu les enfreins, tu peux dire adieu à ta très chère reine de la luxure. Maintenant, que veux-tu de moi ? Je me suis pliée à ton charisme, traite-moi de faible dorénavant. Ton opinion m’importe. Une créature qui serait prête à se défaire de son enveloppe physique que pour sa survie ne voit pas l’intérêt d’une issue plus noble. » puis, son ton de voix changea légèrement, adoptant celui de la débauchée qui se manifestait peu à peu. « Comprends donc, Meric, je vais faire quoi si tu me quittes ? Tu me laisserais sérieusement tombée ?! Tu ne vois pas plutôt ta survie en ma présence ? Je suis ton échappatoire à cette damnée. J’habite ta quiétude et tu trouves en moi le réconfort dont tu as besoin pour nourrir ton oxygène. Qui me donneras les sensations les plus vives et les plus extrêmes si tu te défais du sang de ton corps, que celui-ci blêmi et ne s’affaisse sur le sol et ne devienne une charogne en putréfaction qui pourrit au soleil ardent ? Je te sais capable de réaliser une telle chose, mais je t’en prie, ne songe jamais de penser de la parole à l’acte. Te perdre serait me perdre à jamais. Même nos essences se perdraient à jamais. Tu désires vraiment qu’un tel souhait s’exhausse ? Je ne crois pas, je ne pense pas. Cela deviendrait caricatural : reproduire le canevas de Roméo et Juliette, s’il te plaît ! Innove un peu ! Les clichés, c’est pour les amateurs ! Nous sommes des professionnels, toi et moi, de fins connaisseurs à qui aucun détail n’échappe. Reproduire une telle histoire, c’est aucunement excitant. C’est plutôt ennuyant ! »

L’espionne noire supplia son étalon du regard. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais s'évanouit momentanément. Cette surdose d’énergie d’anxiété et de nervosité avait atteint sa limite. Ses épisodes courts de ses deux différentes personnalités s’étaient succédés un après l’autre sans relâche si repos. Et comme toutes les deux étaient impliqués dans le changement de phase, le corps en était encore plus meurtri, contrairement à Meric et Martin qui faisait deux dans un seul corps. Sa tête tomba vers l’avant, elle bascula vers l’avant et s’écrasa sur le sol de la vaste pièce embaumée d’une odeur de feu agréable. Mais derrière cet aspect paisible régnait une tension palpable entre des êtres diamétralement opposés qui cherchaient à avoir le dessus sur l’autre. Cette surcharge d’émotions éreinta l’espionne des deux côtés; elle n’en pouvait plus de cette manipulation. Elle en était complètement harassée et même si elle était têtue, en tant qu’être humain, elle avait ses limites comme tous les autres. Et là, c’était le fond. Elle ressemblait à un tas de chair mou rassemblé ensemble qui jonchait le sol d’une piteuse façon. Elle respirait à peine, mais suffisamment fort pour indiquer son activité cardiaque toujours en fonction de même que pulmonaire. Épuisée, voilà ! Crise d’épuisement, c’était tout simple. Un revirement sûrement inattendu chez la bête noire de Martin qui ne semblait pas, d’un oeil extérieur, comprendre ce qui venait de se passer ou du moins, constater qu’il avait poussé à bout et la poétesse ET la débauchée. Or, cela n’allait pas remettre en doute son pouvoir de manipulation très efficace qui attrapait les plus innocents et les plus conciliants. La poétesse savait que d’avoir continué à s’obstiner avec lui n’aurait mené à rien. C’était une évidence même dont elle s’était rendue compte sans grande constatation. Il ne fallait non plus être idiot pour comprendre le déchirement qu’elle avait eu en voyant Meric manipuler la lame avec aisance en n’hésitant pas de piquer le tranchant dans sa chair pour crever des veines et le laisser agoniser au bout de son sang. Pendant un instant, c’était d’avoir eu à sauver sa peau ou celle de Martin. Mais Meric sembla condescendant dans sa proposition. Cependant, très tôt, Elizabeth ferait part de ses craintes à son amoureux et qu’importe s’il pouvait être témoin de cette conversation, elle se confierait à son compagnon de coeur et non aux ténèbres elle-même.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 23 Nov - 4:08

Dilemme… Que doit faire le vainqueur quand après avoir fait un gain son interlocuteur en face s’effondre, épuisé et vient de ce fait contrecarrer vos plans? Car après avoir fait un excellent coup contre le petit couple utopiste, le médecin corrompu s’attendait à pouvoir passer un peu de temps avec son aimée… Mais apparemment cela devrait attendre au vu de l’actuelle situation. En fait, il n’avait pas vraiment le choix, ce qui le contrariait énormément et de plus, il fallait bien l’avouer, avant de penser au plaisir il faudrait donner des explications à la femme qu’il aimait sur ses motivations et ses intentions… Apparemment il n’avait pas été suffisamment clair dans ses explications… Mais bon, il y avait toujours moyen de se faire comprendre. Pas dans l’instant cependant. Oh certes, il aurait pu se porter au secours de sa belle mais encore là… Meric Tarant était un manipulateur et un observateur de génie. Par exemple, il avait anticipé les effets des réactions possibles à produire dans la présente situation. Laisser faire seul la débauchée était la plus logique : comment profiter de ce gain si les efforts se faisaient d’un unique côté? Face à cette épreuve, il savait que la logique voulait qu’il agisse mais que la nécessité dictait quant à elle autre chose. C’était précisément sur ce point qu’il devait se baser… Et aussi particulier que cela puisse paraître, il ne comptait pas en déroger pour autant. C’eut été mal avisé et un signe de faiblesse, au final.

Il laissa donc la poétesse et par le fait même la débauchée avec son lot de problèmes. Après tout, elle était passée au travers de bien pire… Observant et scrutant chaque réaction, il attendait patiemment le retour à la normale dans cet esprit partagé par les deux femmes. Posant le couteau suisse sur une table basse, il compta ensuite les secondes, essayant de poser un estimé réaliste sur le temps de récupération de l’espionne. Chose peu étonnante : le rétablissement vint plus tôt que prévu. Il connaissait suffisamment sa tendre moitié pour savoir que même les pronostics les plus optimistes et les plus exacts étaient sujets à être dépassés par ceux qui semblaient gouverner l’espionne… Une fois sûr et certain que tout était en ordre, il la regarda se relever, difficilement d’abord puis avec plus d’assurance et de reprendre sa place dans le fauteuil.


« Heureux de voir que tu vas mieux. Le contraire m’eut d’ailleurs étonné. Poétesse comme débauchée, vous avez cette volonté de vous battre pour survivre… Admirable n’est-il pas? Dans un monde si corrompu et si noir, le désespoir règne en maître et pourtant, pourtant, nous nous battons tous les deux pour survivre… C’est d’ailleurs un point que je ne comprends pas de ta précédente réaction. Je veux vivre libre. Je préfère et de loin la mort et sa libération à l’esclavage que nous imposent respectivement l’espionne et le médecin chef. Pourquoi accepter de vivre en chaines et en cage quand on peut vivre libre? C’est une chose que l’on ne peut me demander et je préfère perdre énormément et gagner ma liberté que de conserver ce que j’ai et de ne pas avoir ce qui me revient, nous revient de droit. Je ne suis esclave de personnes et toi non plus. Nous ne devrions pas être limités par des deux autres personnalités avec lesquelles nous cohabitons. »

Se levant pour aller étreindre sa belle, le médecin corrompu esquissa son premier vrai sourire de la journée. La journée commençait enfin pour lui…De son avis tout personnel, les affaires étaient d’un tout autre registre, en dehors de la vie privée. C’était ce qui lui avait parmi, comme à son homologue, le sieur Carter, d’être aussi efficace. Ne jamais mélanger travail et plaisir, cela ne faisait pas bon ménage… C’était même à proscrire. Entre aimer son travail et aimer dans son travail, il y avait une marge importante… Il fallait rester maître de soi et professionnel jusqu’au bout des ongles en ce bas monde… Autrement on finissait dans un bien triste état. Pour sa part, Merci comptait être de ceux qui survivaient au monde, pas de ceux qui y succombaient. Oh ça non, il faudrait faire bien plus que de simples efforts pour le retirer de la circulation. Il ne comptait pas rendre les armes aussi facilement, ce serait une insulte à une réputation forgée avec le temps, les efforts et les innombrables sacrifices qu’il avait eu à faire…

« Tu comprendras sans doute la chose tôt ou tard ma chérie. Nos pensées divergent parfois mais sur le plan de la nécessité d’action je pense qu’elles se rejoignent. Tu serais je pense prête aux mêmes sacrifices pour conserver ce que tu as et ce que tu es. Tu te dis reine de la luxure et je te vois mal y renoncer parce qu’on t’y forcerait. Tu tiens à ton titre, j’ai pu le voir hier dans cette lutte pour s’imposer l’un à l’autre… »

L’observation n’était pas fausse à vrai dire. Tant le médecin que l’espionne tenait à leurs titres respectifs et de fait était prêt à prendre tous les moyens nécessaires pour les conserver. L’hésitation était l’apanage des faibles et ces deux là n’hésitaient pas à foncer, parfois tête baissée, dans les pièges que pouvait leur tendre la vie pour défendre ce à quoi ils tenaient. Dans un baiser fait pour titiller les sens de la débauchée, le débauchée lui offrit une première dose de passion pour la journée. Se fatiguer lentement et récupérer vite… C’était si pratique et si agréable… être plus que des humains et moins que des bêtes en même temps… Une curieuse dualité qui impliquait presque uniquement l’instinct et l’instant. Le court terme était leur domaine. Le moyen terme une concession. Le long terme une contrainte. Pourquoi se faire du souci pour les années à venir quand les secondes à venir réservaient leur lot d’intensité? Pourquoi se concentrer sur le futur quand le présent offre tellement plus? L’impulsion était leur moteur et l’adrénaline leur carburant. Tant le médecin que l’espionne, dans leur version plus sombre, se conformait à cet espèce de modus operandi. Comment leur en vouloir? Leur existence n’était pas d’être politiquement correct mais de vivre leur vie intensément.

Dans l’instant par exemple, le débauché aurait bien eu envie de se jeter sur sa belle, de la plaquer au sol et de la prendre sauvagement et de lui faire l’amour jusqu’à l’orgasme. Une fois, deux fois, trois fois, dix fois, faire à L’infini des mouvements de va et vient s’en s’arrêter et tomber d’épuisement vidé des fluides du sexe et de l’amour et de son énergie… Ça c’était le débauché. Il avait en horreur les doux préliminaires, les dîners romantiques et ces choses qui lui apparaissaient comme insipides et sans goût… Du sexe! Maintenant! Ici! Ça c’était dans ses cordes, vivre et éprouver le plaisir brut, sans filtre ni censure, sans détour et sans chichis! Pour la débauchée, il serait prêt à lui faire l’amour jusqu’à ce que son sexe devienne insupportablement douloureux à cause de l’usage abusif qu’il en ferait! Pourquoi? Car c’était la vie qu’ils voulaient tous les deux. La parfaite vie tranquille était réservée à leurs doubles modérés. Pour le reste, ce n’était pas mastercard mais le couple corrompu qui s’en chargeait… Et il fallait bien le reconnaître, ils étaient l’un comme l’autre d’une redoutable efficacité!


« Alors belle tigresse, on se sent d’attaque pour un deuxième épisode ou vais devoir me priver d’une bien belle victoire pour nous deux? »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 25 Nov - 3:31

Elizabeth l’observa en conservant un silence verbal. Elle l’écouta avec attention, cela se voyait. Mais en même temps, elle ne semblait pas comprendre ce qu’il lui disait ou, au contraire, elle était parfaitement lucide. Elle avait un sourire niais qui contrastait facilement avec son regard perspicace. À n’en pas douter, elle analysait. Quoi ? Cela restait un mystère. Elle promenait ses yeux sur le débauché, non sans camoufler son intérêt, mais cet intérêt était plutôt inhabituel en ce sens où elle ne paraissait pas le dévorer autant qu’à l’habitude. D’ordinaire, elle se serait mordu la lèvre inférieure et stimulée sa main pour simuler un éventail, tant elle pouvait ressentir une forte chaleur intérieure. Mais là, rien. C’était le néant. Toutefois, la possibilité qu’elle perçoive tout cela de l’intérieur n’était pas à écarter. En effet, son coeur battait la chamade. Son sang bouillonnait. C’était tout juste si on ne remarquait pas des bulles gonfler son derme. Une vive sensation physique qui, étrangement, ne se manifestait pas par des vagues de frissons ou de soubresauts. Oui, elle avait le goût mortel de lui bondir sur le corps, de l’embrasser à pleine bouche et de lui caresser le torse d’une main baladeuse. Échanger des fluides, sentir son souffle haletant se mêler au sien, voir de près son regard désireux de ténébreux, lui mordre les lèvres, lui léchait les lobes d’oreille... Bref, faire ce que la Tigresse faisait. Or, elle ne fit rien... du moins, pour le moment.

Au bout d’un long moment qui sembla une éternité dans l’espace temps, l’espionne se leva doucement de son fauteuil, se dressant sur ses jambes à une lenteur quasi impossible, mais qui, aux yeux de la bête de Martin, était insoutenable. Alors qu’elle lui donna l’espoir qu’elle se dirigeait vers lui, elle bifurqua vers la porte pour quitter la pièce sans rien dire, ni même lui adresser un regard. Cela eu tôt d’arracher des questionnements chez Meric qui ne comprenait rien. Sans l’impatienter davantage, la jeune femme revint toujours aussi souriante d’un demi-sourire. Elle se posta à une distance d’environ deux mètres de son amant. Elle ne semblait pas avoir changé grand chose. À vrai dire, elle n’avait que fait entendre ses pieds se cogner contre le sol à chaque pas. En étant ainsi immobile, elle pouvait être à la fois attirante et déconcertante. Attirante, car, vulnérable en apparence, il avait toutes les chances du monde qu’elle réponde à ses envies si jamais il venait à bondir sur elle. Et déconcertante, car Meric ne pouvait lire à travers ce regard si nimber d’un mystère impénétrable. Un filtre couvrait ses pupilles qui empêchait toute entité de lire quelque chose. Elle le dévisageait encore lorsqu’elle écarta légèrement une jambe pour la laisser profiter de l’air ambiante, jambe évidemment toujours dénudée. Elle vit le désir dans le regard du débauché monter d’un cran. Cette réaction envisagée, Elizabeth brilla d’un rire malin, quasi diabolique. Elle ramena sa jambe tout son peignoir de satin pour constater de la déception cette fois-ci dans les pupilles de son amant, ou, comme elle l’aimait bien l’appeler, son bel étalon. D’une démarche sensuelle, elle s’approcha de nouveau de lui, sans toutefois converger vers une autre pièce. Elle s’installa sur ses cuisses, entoura son cou de ses bras avant se pencher vers ses lèvres qu’elle embrassa d’abord avec douceur, ensuite une fougue assumée. Leurs langues dansèrent ensemble au rythme d’une musique rapide qui n’entrevoyait pas de pause. Malgré qu’elle pouvait paraître lassablement tendre, elle était une tigresse avant tout qui s’armait d’une intensité incomparable. Elle se greffait à lui avec la ferme intention de rester à ses côtés. Elle le sentit qu’il posait une main à sa taille, une main qui effleura d’ailleurs le bas de son dos; sensation qui provoqua des frissons de désir et qui fit hérisser sa pilosité corporelle. Un baiser qui n’avait rien de doux ou de passionnément amoureux. C’était un baiser qui goûtait le sexe, ce seul désir dont ils souhaitaient la réalisation. Mais alors qu’il relevait le bas de son peignoir, elle l’arrêta dans son mouvement en lui tordant le poignet. Elle lui jeta un de ces regards auxquels l’on doit obéir sans chercher à le contredire. Néanmoins, elle continua son jambe jusqu’à ce qu’elle s’empare d’un objet à la lame tranchante. C’était donc cela qu’elle était partie chercher ! En effet, elle avait enfilé une courroie jambière qui permet de porter un couteau pour une fois où il serait nécessaire. Meric avait voulu joué avec un couteau suisse, Elizabeth n’allait pas laisser sa chance passer. De même que ce couteau pouvait se révéler être un protagoniste plus important qu’insignifiant. Elle le porta à la hauteur de leurs yeux et fit faire quelques tonneaux à l’arme sur place, prenant soin d’y refléter la lumière et d’apercevoir les iris dressées de son amant. Elle le manipulait avec attention, mais également avec aisance et agilité. Le jeu devenait de plus en plus excitait.

« Cela me tue de te voir jouer avec ta vie, lui chuchota-t-elle. Or, malgré la portée du geste, je suis fébrile. Fébrile étant donné que je vois toute ta détermination et toute ta volonté de ne m’avoir que moi et moi seule. À ce moment-là, je ne désirais que de bondir, comme un tigre bondit sur sa proie, sur toi et être chevauchée par ta fougue et ta fureur. Oh que oui que je te veux, Meric Tarrant ! Là, maintenant et tout de suite... Mais avant, une seule chose. »

Elle prit une pause. Elle convoitait et manipulait sa curiosité. Ses mains tremblaient, elle le ressentait, puisqu’elle se promenait sur son corps. Mais pour augmenter ses choses qu’il accepte ce qu’elle lui demanderait, ce qu’il ferait sans même hésiter, d’un mouvement parfaitement calculé, elle souleva rapidement sa épaule en l’envoyant légèrement vers l’arrière pour permettre au tissu satiné de glisser doucement pour laisser entrevoir son épaule rayonnant de nudité. Puis, elle joint ses lèvres brûlantes à l’oreille gauche de Meric pour lui susurrer LES mots qu’il souhaitait entendre depuis le début.

« Dissocie-moi entièrement de cette poétesse qui contrôle partiellement mes pensées. C’est ton désir de le faire, je le sais et je le sens. Tu as envie d’être le protagoniste dans cette histoire et moi, ou plutôt, cette putain de poétesse, d’être ta victime. Transperce cette enveloppe lui lie ensemble, que le sang saigne s’il le faut. Je veux jouir de sa terreur comme tu te réjouis lorsque tu peux être pleinement conscient des peurs de ce Martin. Je veux être pourvue d’un regard extérieur et permettre à cette poétesse de se souvenir de ce je fais pour me craindre, tout en ayant connaissance de la source de sa séduction poétique et son charisme. Ensuite, tu me feras l’amour sauvagement. Tu me coucheras sur le sol et me pénétrera jusqu’à ce qu’on ait mal tous les deux. Je brûle de désir. »

Pour le faire languir davantage, elle promena son arme blanche sur le torse de Meric qui laissait paraître une respiration haletante et très rapide. Elle sourit avec amusement devant ce soulèvement preste de sa poitrine masculine. Elle tâta l’un de ses pectoraux, enfonçant ses ongles dans sa chair pour lui laisser des marques. Elizabeth plongea son regard dans le sien et approcha dangereusement sa bouche de la sienne.

« Dissocie-moi d’elle, Meric chéri ! »
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 25 Nov - 6:25

Eut-il été du genre à s’étonner facilement, le visage du médecin corrompu aurait été marqué par la surprise. D’un autre côté… Il s’y attendait. Il avait su voir dans la poétesse une personne pure et innocente et aussi manipulateur puisse t’il être, il n’était pas monstre à ce point. C’était une erreur d’interprétation de la part de la poétesse qui l’avait amenée dans une situation délicate et qui au fond lui nuisait plus qu’autre chose. Même s’il n’aimait ni le médecin ni la poétesse, il se sentait quand même redevable un minimum. Cette opération qu’il allait faire, il le faisait pour eux quatre. Principalement pour lui et la débauchée certes mais leurs compléments étaient également impliqués. Comment y parvenir par contre, c’était la question. Il avait bien entendu ce que la poétesse avait dit, il connaissait les attaches que ces deux femmes dans un seul corps partageaient… Et c’est ainsi que l’idée lui vint. Si la débauchée allait chercher les connaissances de la poétesse et vice versa, c’est sur ce point qu’il faudrait travailler. Comment? Ça c’était la partie facile. La débauchée comme la poétesse carburait aux émotions. Ce n’était pas nouveau. Il suffisait donc de surcharger les émotions de la débauchée à un tel point que cela causerait le même effet sur la poétesse. Pour éviter la surcharge qui risquerait alors de causer de graves séquelles aux deux entités, le corps et l’esprit ferait le reste, les séparant toutes deux définitivement. Par quel moyen pouvait-on causer une telle chose? Pas par le plaisir non, mais par le seul vrai sentiment commun aux deux personnalités : l’amour. L’amour d’un homme pour une femme et d’une femme pour un homme. C’était un élément excessivement puissant, le cinquième élément peut être bien, quand on y pensait bien. L’amour changeait les êtres…

Retirant la lame des mains de sa belle ainsi que la courroie, il balança l’ensemble bien loin d’eux avant de regarder dans les yeux la belle tigresse, comme l’aurait fait un hypnotiseur. Quand il parla, ce fut comme si tout s’arrêtait et que seul lui et elle existait. Pour la première fois de sa vie, la débauchée recevait des paroles d’amour et des vraies, venant de son parfait complément qui plus était, sans influence aucune du médecin chef donc tout ce qu’il disait venait de loin en dedans de lui. Il se mit au travail et il lui parla longuement, détaillant dans ses moindres détails la plus petite particule de sentiment qu’il éprouvait pour elle. La poétesse elle-même aurait eu de la misère à rivaliser avec d’aussi belles paroles… Et c’était bien peu dire… Et encore! Point de contact physique par contre, que des mots, rien que des mots, des mots enchanteurs, envoûteurs, vrais… Qui aurait pu croire qu’un tel être puisse exprimer autant, qi plus était sans manipuler ni tricher quoi que ce soit? Personne à dire vrai, Martin lui-même l’ignorait!

La séparation entre les deux entités soit la débauchée et la poétesse se passa par conséquent sur fond de rêve et de paradis, sans regrets ni remords. Maintenant, ils étaient quatre à partager la maison et non trois plus ou moins quatre… Si on avait à créditer une opération délicate pour Meric Tarant, celle-ci remporterait la palme à coup sûr. En fait, personne n’aurait pu contester la chose. Lentement, le temps reprit son cours… Et il était de nouveau temps de recommencer à vivre et à agir entre amoureux. Dans les limbes de leurs esprits respectifs, le médecin et la poétesse pouvaient se reposer tranquillement, sachant pertinemment que leurs ennemis potentiels et démons intérieurs œuvraient désormais dans le même sens qu’eux… Et le couple parfait serait préservé. Si Martin se disait protecteur, il n’avait pas l’extrémisme de sa contre partie qui elle mettrai sans mal Ataxia à feu et à sang pour garder vivante sa compagne. Et la poétesse, bien que dévouée et aimante, n’avait pas la fougue et la combativité de la tigresse…

La séparation était faite, les positions confortées… Que restait-il à faire? Ah oui… La demande de la belle tigresse. Il s’en chargerait volontiers… Mais la connaissant, ils tomberaient sans doute de fatigue avant que cela ne se passe, avant que l’un comme l’autre ne souffre de douleur physique... Leur résistance respective lors de ce genre d’activité pouvait faire pâlir même les meilleurs. En fait… Il ferait honneur à son complément tant et si bien que toutes ses expériences passées, multipliées par un million ne saurait l’égaler d’un pourcent… En moins de temps qu’il n’en fait pour le dire « prend moi », nos deux êtres corrompus se retrouvaient respectivement en tenue d’Adam et d’Ève et comme la belle tigresse l’avait demandé, elle se faisait prendre à même le sol du salon par son bel et fougueux étalon qui se passa de préliminaires pour la plonger directement dans cette contrée appelée extase… Et il n’y allait pas de main morte! Aucun appareil pour le plaisir personnel de ces dames ne pourrait rivaliser avec lui et s’il avait fallut lui donner un surnom sur le moment, marteau piqueur aurait été tout indiqué. Va et vient, va et vient, des mouvements vifs, brutaux et puissants qui ne ménagèrent en rien le jardin secret de la débauchée… Non, il n’y allait pas de main morte et il mettait à peine de contrôle en fait. Si la débauchée n’avait pas été consentante, n’importe quel observateur extérieur aurait pu croire à un viol sauvage et apparemment, cela excitait terriblement la débauchée que de se retrouver à la merci de cette lance tendue et pénétrante maniée de main de maître par son beau chevalier noir, par ce bélier puissant utilisé pour défoncer les portes de son jardin interdit… Elle en redemandait, elle semblait possédée par toutes les succubes des enfers, en demandant encore plus, toujours plus, le corps parcourus de frissons de plaisir et semblant accuser orgasmes sur orgasmes… Sa soif de sexe semblait insatiable, comme si cette libération avait libéré de ses chaînes une envie que la poétesse gardait à l’œil... Le débauché, bien qu’il n’en montra rien, avait un peu peur en fait… La débauchée, par moment, grognait, criait, gémissait, ronronnait et rugissait son plaisir, ressemblant davantage à une bête sauvage qu’à un être humain, la tigresse semblant se révéler pleinement au débauché. En fait, il se demandait si elle ne le dévorerait pas tout rond s’il osait ralentir la cadence ou pire encore, arrêter… Il laissa s’échapper une exclamation de douleur quand la tigresse lui planta ses griffes dans le dos comme pour la rapprocher d’elle… Meric en était à se demander s’il n’avait pas fait pas fais une erreur de jugement en séparant les deux personnalités car la débauchée prenait des allures de nymphomanes… Certaines rumeurs lui revinrent en tête comme quoi la ténébreuse demoiselle avait laissé plus d’un de ses partenaires complètement vidés après l’acte et il commençait à comprendre pourquoi : si de lui-même son partenaire ne pouvait lui offrir le plaisir qu’elle voulait, elle allait le chercher elle-même… Et pas de la façon la plus douce qui soit. Son plaisir semblait sa priorité et quitte à martyriser l’engin de ses partenaires, elle avait l’air de s’en moquer éperdument. Chose certaine, elle vivait clairement son titre : la reine de la luxure exigeait une dévotion absolue de ses sujets et de son roi… Le médecin corrompu se surprit à se demander comment physiquement la débauchée pouvait tenir aussi longtemps : faire l’amour était très demandant et à une telle cadence, elle aurait dû commencer à se déshydrater… Mais qui était-il pour tenter de mettre de la science dans le plaisir de la débauchée? Elle lui aurait sans doute mit une belle gifle s’il avait exprimé tout haut cet état de fait…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 26 Nov - 2:04

La liberté d’agir. La liberté de parler. La liberté de s’exprimer; de n’importe quel façon en autant que l’on s’exprime. Certes, Meric avait délicatement dissocier les deux Elizabeth, de sorte qu’elles étaient désormais distinctes et indépendantes l’une de l’autre. Mais pouvait-il savoir que la débauchée libre dans laquelle il plongeait son engin à un rythme effréné et brutal allait autant exciter cette Tigresse qui ne nourrissait de cette brutalité infligée à son jardin secret ? Non. Impossible de prévoir une telle chose. Il fallait le vivre pour le comprendre. Et encore, la débauchée resterait un être mythique qui surgissait d’un monde mythique et qui régnait sur un royaume de nymphomanes et d’amazones du sexe. À l’inverse de ces derniers êtres mythiques, Elizabeth avait des courbes et elle était parée pour un combat non pas sanguinaire, mais sexuel dont elle restait invaincue à ce jour. Une force de la nature résidait en cette femme en apparence frêle et délicat. Une Blanche-Neige à la dent sucrée qui se sustentait de fluides corporels, de baisers, de caresses érotiques, etc. Bref, un personnage flottant dans l’imaginaire germanique qui se cristallisa en une belle princesse lors qu’un certain Walt Disney, dans les années 1930, reprit le conte pour le rendre merveilleux. Ici, rien n’était féerique dans la forme. Le soi-disant prince charmant la pénétrait avec une vitalité digne d’un marteau piqueur alors que la supposée princesse en détresse se faisait réveiller par un engin masculin qui s’enfonçait vulgairement entre ses lèvres. Oh non qu’il n’y allait pas de main-morte ! Tous les sept nains furent réunis en la personne de la poétesse trop longtemps et avait ainsi étouffée la débauchée, qui désirait plus que tout que de se faire délivrer pour de bon pour vivre librement et pleinement son appétit sexuel très bavard. La rupture opérée, elle pouvait grogner et rugir son contentement.

Elle semblait possédée par une entité paranormale. Elle gigotait violemment sous l’emprise de Meric qui semblait terrorisé. Regrettait-il de l’avoir fait sortir de son cercueil ? Pourtant, l’intérieur de la débauchée lui hurlait de rester calme, mais de poursuivre son rythme qu’il avait entamé. S’il ralentissait, elle le ressentirait immédiatement et le ferait payer pour cette faute. Il allait arrêter quand elle déciderait. Il avait pour être le meneur, la Tigresse restait la reine à laquelle tous devaient obéir sans exception. En plantant ses griffes de vampire dans sa chair, elle le rapprocha pour sentir qu’il y allait plus profondément, explorant une contrée qu’il avait négligé lors de leur précédent ébat. Avec ses ondulations du corps, la bête noire d’Elizabeth se fracassait violemment le crâne contre le sol, mais elle en fit abstraction. Elle ne ressentait pas la douleur qui, d’ordinaire arracherait de violents maux de tête. Elle souhaitait presque que Meric lui déchire et arrache les barrières qui entourait son jardin, que sa peau de satin se fissure sous le martèlement de son membre. Une sadomasochiste dans l’âme ? Probablement. À tout moment, elle pouvait s’emparer, par sa dentition, d’une épaule de Meric pour lui infliger une morsure. Il était sien, il lui appartenait. Tout comme elle pouvait lui intimer, en lui prenant littéralement la main, de serrer son sein entre ses doigts et exercer une force qui la ferait grincer de douleur, mais duquel elle éprouverait un extase euphorique. La force que pratiquait Meric pouvait lui broyer les os du corps tant des vagues semblables à celles d’un tsunami s’abattait. À la limite, saigner après l’acte ne ferait que la satisfaire : il aurait réussi à lui infliger une souffrance animale qui l’excitait. Aucun homme avait eu la dignité et la volonté de répondre à une telle demande de sa part. Bien souvent, elle prenait le relais pour le chevaucher et l’épuisait jusqu’à ce qu’il ait le souffle court. Ou bien, docile, il se retirait de sa cavité, l’air terrorisé et quittait la chambre en enfilant, dans sa course, ses vêtements pour être, néanmoins, présentable dans les couloirs de la Schya. Abandonnée et seule, elle terminait sa séance en s’autosuffisant ou en ayant recours à des objets achetés en magasin, bien qu’elle n’était pas fervente de cette pratique. Entre plastique et chair, la chair reste plus appétissante. Mais si on revient à la possibilité qu’elle soit sadomasochiste, elle tanguait davantage vers le sadisme, car elle préfère ne pas s’imposer de limites. Après tout, pour elle, limite signifiait une perte de la liberté totale. Ce qu’elle ne voulait pas.

Toujours est-il qu’au bout d’un certain moment, elle renversa les rôles. C’était désormais à son tour de chevaucher, non pas parce que Meric ne la suffisait pas. Au contraire, il réussissait à merveille, seulement, elle voyait en lui une volonté de faire qui ne s’était pas présenté dans ses « one-night ». En effet, elle sentait qu’il pouvait prendre le dessus à n’importe quel moment malgré ses rugissements stridents qui auraient arrachés des cris de stupeur et d’horreur chez un spectateur. En califourchon sur lui, elle reprit le même rythme que la bête noire du médecin, mais en y allant encore plus en profondeur. Elle ferma ses yeux : la douleur dans sa propre cavité se faisait sentir. Cela brûlait, mais peu importait, c’était étrangement agréable. Elle se mordillait la lèvre inférieure jusqu’au sang, ce même sang qu’elle ravalait avant qu’il ne coule sur le corps trempé de sueur de son étalon. Elle enfonçait ses ongles dans les pectoraux de son amant, pouvant à tout moment les dégonfler. Oui, c’était sauvage et rude, mais c’était le genre d’ébats auxquels la débauchée s’adonnait avec plaisir et volupté. Elle pouvait même lâcher des soupirs qui ressemblaient à un petit rictus tant la sensation était faramineuse. Elle cognait avec extase son bassin contre celui de Meric à chaque coup, créant un léger bruit d’os qui se cognent ensemble. C’était semblable à un bruit d’une machine qui claque contre une parois métallique. Il y avait quelque chose de mécanique dans son geste, quelque chose de minier qui faisait ressortir cet atmosphère des mines et de l’extraction de diamants. Tous deux étaient souillés de fluides, tout comme les miniers étaient trempés de leur sueur goudronnée. Une odeur en apparence infecte, mais que les narines de la bête noire nymphomane aimait bien aspirer pour polluer ses poumons de cette pestilentiel senteur de sexe. Ces mêmes organes noirs lors de son apparition qui, en rejetant le carbone, goûtait cet érotisme produit pendant une fusion des corps. La jeune femme passa une main dans ses cheveux mouillés puisqu’ils lui bloquèrent la vue pendant un moment alors qu’elle avait ouvert les yeux pour dévorer visuellement son compagnon de coeur. Elle remarqua qu’il était quelque peu traumatisé de l’intensité et de l’ardeur qu’elle mettait dans son exécution. Elle étira ses lèvres pour former un sourire bien distinct.

« Attends, ce n’est pas tout ! » souffla-t-elle entre deux souffles saccadés.

Elle ressemblait à l’un de ses joueurs de tennis qui, à chaque coup, émettent un son (involontairement dans certains cas) pour illustrer toute la force qu’ils y mettaient. C’était le cas pour cette joueuse hors pair dans cette joute dans laquelle la débauchée et le débauché combattait. Elle n’avait toujours pas envoyer son coup de grâce. Alors qu’elle vit ses pupilles s’étrécirent, elle jugea que c’était le moment. Cruelle, songeriez-vous. Oui, mais c’est bien ce qui fait le charme de cette jeune femme ? D’autant plus que c’est pourquoi les hommes s’étaient arrachés ses services pendant quelques années. Avoir goûté à Elizabeth Levy philtrée de noire, c’était abandonner toute recherche future pour retrouver une pareille sensation et mourir à petit feu tant cette sensation n’est jamais éprouvé à nouveau.

Un moment, le temps sembla avoir ralenti. Elizabeth et son fameux coup de grâce qui arrachait toute dernière pointe d’énergie chez l’homme sur lequel elle s’acharnait avec vigueur. Elle recula comme si son derrière était tiré par une corde de marionnettiste jusqu’à ce qu’elle sente que l’extrémité du membre masculin prenne presque l’air. Dès qu’elle sentit la sensation déjà ressentie auparavant, elle revint vers l’avant dans un mouvement sec, extirpant un cri de douleur chez Meric tant son membre durci avait, comme tout autre, reçu le choc durement. Elle refit la manière plusieurs fois en creusant presque dans le bas-ventre de son étalon. Son regard toujours pourvu d’une malice de diable impartial, elle souleva lentement son bassin et son postérieur, afin de reproduire la même chose lorsqu’elle était à l’horizontale. Dès qu’elle sentit encore une fois l’extrémité de l’engin, elle se rabattit dessus pour le fondre dans sa cavité, en prenant « soin » de marteler plusieurs fois par la suite son bassin qui, par le fait même, déclenchait une vive douleur aux roupettes de Meric qui manifesta aussitôt sa douleur. Poursuivant pendant près d’une minute après le coup de grâce, qui avait duré près de deux minutes seulement, c'était juste assez en fait, et après lui avoir souri moqueusement au visage, la Tigresse se laissa tomber d’abord sur le torse de son amant avant se laisser glisser sur le côté pour se retrouver côte à côte. Elle respirait bruyamment et profondément sans camoufler sa forte respiration haletante et incroyablement chaude. Sa gorge était desséchée, mais elle n’avait pas la force de se lever pour aller se procurer un verre d’eau. Elle glissa une nouvelle fois ses doigts dans sa chevelure qui tombait sur son visage et qui s’y collait également pour les rabattre à l’arrière. Elle souhaitait lui dire quelque chose, mais de un, rien ne lui venait et de deux, elle n’arrivait pas à reprendre son souffle. Elle émit un nouveau petit rire quasi timide, comme si c’était une provocation involontaire du corps, avant se rouler sur la côte pour se blottir sur Meric, et poser une main tremblante sur son torse. Elle constata qu’il respirait très fortement en plus d’avoir le coeur qui pompait très rapidement. Elle l’avait tenu en haleine celui-là. Et elle se remercia, satisfaite. Beaucoup avait abandonné allant jusqu’à la pousser pour qu’elle se défusionne. Bande de lâches fussent-ils. Elle croisa son regard toujours atrophié, les pupilles très dilater. Manifestement, il avait sous-estimé la puissance de cette reine de la luxure...
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 26 Nov - 5:45

Récupérer. Se reposer. Reprendre des forces. C’était l’impératif du moment. Ensuite, seulement ensuite, le médecin corrompu pourrait planifier sa riposte. Car riposte il y aurait, de cela c’était bien certain. Il était prêt à concéder une victoire à la belle espionne… Mais pas la guerre. Ça jamais. Elle voulait la jouer à la dure? Aucun problème. Elle voulait jouer à qui s’imposait à l’autre? Soit. Il saurait s’y conformer. Elle pensait pouvoir triompher à ses dépends? Ça jamais. Ni aujourd’hui, ni demain, ni même après la mort. On travaillait avec Meric Tarant ou on travaillait contre Meric Tarant. Noir ou blanc sans nuance de gris. Dans ce cas Bien précis, l’espionne avait œuvrée contre lui… Et il comptait bien corriger la chose. Il allait lui faire comprendre l’absence de nuance, il allait lui montrer qu’il avait ses cartes également et il allait lui montrer qu’il n’était pas un vulgaire homme sur lequel on peut s’imposer. Elle voulait les choses sous leur forme brut sans chichis ni flaflas? Elle en aurait pour son argent. Elle se nourrissait de ce genre de sensations? Il allait lui montrer que sa faim n’était pas insatiable, il lui ferait tellement consommer cette nourriture qu’elle affectionnait tant que cela irait jusqu’à lui sortir par les oreilles tiens! Il allait se venger et lui faire payer au centuple… Pour l’heure, la meilleure stratégie était de ne rien laisser paraître. Jouer le jeu, simuler une pause pour mieux contre attaquer. Un bon verre d’eau, une bonne douche chaude et on en parlerait plus. En fait… Il y avait quelque chose dont l’espionne corrompue parlerait. Le médecin avait ses propres cartes dans sa manche et il lui montrerait ce qui arrivait quand on prenait les bonnes décisions face à lui…

Si aucune parole ne s’échangea durant les minutes qui suivirent, il n’en demeura pas moins que durant leur douche conjointe il put entendre l’espionne corrompu ronronner et tenter de le provoquer encore… Mais il décida de feindre une faiblesse temporaire, s’attirant un regard noir certes mais les munitions nécessaires pour mettre son plan à exécution. Il la savait trop fière pour revenir à la poétesse après un gain comme le leur et donc il avait encore du temps devant lui… Et c’était l’impulsivité de l’espionne qui serait l’instrument de sa vengeance… Il savait très bien qu’après cette habile feinte, invariablement, elle chercherait à être seule avec elle-même, cherchant à le faire languir et le forcer à l’action. Classique comme méthode, cette espionne là avait toujours usé de ses charmes et de la manipulation pour arriver à ses fins. Cependant, Meric Tarant, sans être un espion aguerri était par contre un fin psychologue et donc il savait faire sa part des choses pour lire dans les actes et le langage verbal et non verbal de la vile séductrice. Après tout… Quand vous passez une partie de votre vie à fréquenter les riches et leurs intrigues, vous finissez par comprendre un joli petit schéma de pensée commun aux manipulateurs et aux gens de son espèce… Qui plus était, dans un cas comme le sien, son génie avait servit tant la science médicale que la science pure et dure et il en avait vu des gens avec des tempéraments qui au bout d’un temps devenaient si prévisibles… Tout était une question de méticuleuse attention et de patience pour découvrir les schémas qui animaient certaines personnes… Et dans le cas de l’espionne il en tenait tout un. Même quand elle était supposée être imprévisible il pouvait trouver une ligne directrice. Le hasard et la notion d’aléatoire n’existait pas chez cette femme là. Elle tenait bien trop à être en contrôle de tout pour se laisser aller à ce qu’elle considérait comme une faiblesse évidente. De fait, en voulant trop contrôlée, elle se retrouvait à être manipulée par un meilleur marionnettiste… Lui en l’occurrence. Elle allait se rendre compte que si elle avait précédemment tiré les ficelles, dans la situation actuelle cet avantage venait de changer de mains… Et la réalisation de ce fait lui ferait tout un choc.

Quittant la salle de bain en premier, le médecin débauché fit exprès de passer par leur chambre à coucher commune et d’aller chercher un quelque chose qu’il avait gardé de côté pour la débauchée. Un substitut de membre masculin que le médecin débauché qui à l’époque n’avait encore jamais couché avec la tigresse avait fait sur mesure par simple observation. En fait, l’objet en question était plus complexe que le jouet sexuel moyen. Le débauché l’avait créé lui-même dans les meilleurs matériaux et il avait su faire un savant usage de ses diverses connaissances scientifiques pour que l’engin, lorsqu’utilisé et en contact avec certains fluides féminins, laisse échapper l’équivalent humain des phéromones pouvant rendre fou de désir sexuel n’importe qui pour un peu que le calibrage soit fait pour cette personne. Autrement, dit, cet appareil avait été fait de toute pièce pour la débauchée exclusivement. Après l’eau qui donne soif, Meric Tarant ajoutait à sa collection le jouet sexuel donnant envie d’en avoir encore plus. Le piège était plus cruel encore : plus la débauchée serait excitée sexuellement, plus son corps réagirait et produirait la substance chargée de l’activation de l’appareil qui finalement boosterait le composé chimique de l’appareil, entrainant une production accru et un désir croissant chez la débauchée… Au final, plus la tigresse était excitée, plus le piège deviendrait vicieux. Le but de l’appareil en question? Toute une leçon d’humilité car une fois mise en route, la roue infernale ne s’arrêterait pas et la tigresse viendrait supplier son bel étalon de mettre fin à son tourment… Elle pensait pouvoir s’imposer, faire de son homme un objet? Il allait lui rendre la pareille… Quand l’autosatisfaction serait insuffisante pour combler ces attentes que le corps demanderait sous l’influence de « L’objet maudit », elle n’aurait d’autre choix que de se tourner vers la source de cette diabolique création…

Posant l’objet sur le comptoir, il entendit le grognement hargneux de l’espionne qui aurait préféré son homme à un jouet. Refermant la porte, il alla attendre dans la chambre, se situant donc directement à côté de la salle de bain. Il attendit donc que l’engrenage se mette en marche. Pendant les premières minutes, ce furent des gémissements relativement contrôlés venant de la douche dans la salle de bain. Puis les gémissements allèrent croissants, se muant en un ton de voix normal puis des cris et des hurlements de plaisirs… Prise dans une espèce de délire extatique et orgasmique, elle hurlait le nom de son bel étalon et il pouvait sentir avec ses éclats de voix la progression vers le point de non retour où elle ne pourrait simplement plus tenir le coup et où elle supplierait d’être libérée ou mieux, d’être prise sauvagement par le concepteur de cette vicieuse invention. Il le savait : si elle avait pu défoncer le mur pour se rendre à lui, elle l’aurait fait.

Arriva alors dans la pièce la tigresse, dans une main l’objet responsable de cette envie irrésistible et irrépressible qu’elle ne pouvait simplement pas lâcher, la belle débauchée dégoulinante de l’eau de la douche certes mais également d’autres fluides. En fait, l’objet était en partie dans une de ses mains, l’Autre partie en un sens bien enfoncé dans son jardin de femme et il pouvait voir des larmes de désir dans ses yeux. Elle voulait…. Non. Elle avait besoin de son homme. Chaque seconde supplémentaire lui donnait l’impression qu’aurait un junkie en manque de drogue : il lui fallait sa séance de sexe avec son bel étalon… Mais elle était désormais à sa merci. Malgré tout son orgueil, son salut serait dans la supplique…
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 26 Nov - 7:53

La débauchée se présenta dans un état complètement affligée. Elle le défiait du regard. Elle n’avait jamais été fervente des jouets sexuels. C’est la chair qu’elle veut et malgré tout le plaisir que pouvait lui procurer le bidule confectionné de la main de Meric, au final, c’était lui et uniquement lui qui pouvait lui faire attendre l’extase tant convoité. Même si c’était fabriqué sur mesure et possédant des caractéristiques peu communes (et orthodoxes) et qui ne fonctionnait que sur son corps et certains fluides féminins, pour elle, c’était un objet de honte. Certes, il lui faisait éprouver de nombreuses sensations, pour l’avoir testé dans la salle de bain, mais reste qu’elle aimait bien ce contact tactile que lui offrait les mains rugueuses et viriles d’un homme. Une paume définit par une musculature singulière qui arrachait des frissons agréables et orgasmiques chez la Tigresse. C’était bien un point sur lequel poétesse et débauchée s’accorderaient. Un doigté qui finement effleurait la chair comme un frêle coup de vent, une brise légère et pourvu d’un amalgame complexe du chaud et du froid. Malgré sa volonté très forte d’arrêter son exécution pour s’autosuffire, elle n’y arrivait pas. Elle envoya l’objet particulier valser dans les airs avant de faire une chute remarquable vers le sol après avoir frapper violemment le mur pour y laisser une petite empreinte. Elle secoua la tête. Peu importait les dégâts qu’elle causerait. Il avait voulu jouer avec son désir, il allait être servi. Il montait et grimpait l’échelle à une vitesse vertigineuse. Elle devenait à la fois rouge de colère et rouge d’une passion très vive qui faisait trembler son corps contre son gré. Elle s’infligea une gifle sur la cuisse de sa main libre pour intimer d’arrêter de bouger. Or, le corps persistait. En apparence, elle pouvait sembler avoir froid, mais elle était très loin d’être un hiver nordique à l’intérieur. C’était carrément la brûlure du royaume d’Hadès qui rôtissait son être entier au point de faire cuire ses tripes. Néanmoins, elle avait l’air d’un boeuf qui fixait la muleta écarlate qui s’agitait devant lui; elle était prête à charger et à bondir sur le morceau de tissu en question qui l’agaçait tant. Toutefois, la muleta était Meric qui la dévisageait d’un regard suspicieux, mais toujours aussi provocant. Harassée au bout d’un long moment, alors que des doigts exploraient toujours une cavité cachée, de sa main libre, elle s’empara de son poignet qui s’agitait pour retirer ses doigts. Elle devait maintenir cette emprise pour éviter de replonger dans le jardin. C’était Meric Tarrant qu’elle désirait, pas ses propres doigts ou encore son invention, c’était lui ! et lui seul. Elle hocha la tête lentement de la droite vers la gauche. Il avait manifestement plus d’un tour dans son sac et il allait toujours la surprendre. Elle qui s’était cru vainqueur, elle venait d’avoir la preuve qu’elle était perdante... Mais elle n’allait pas s’avouer vaincue aussi rapidement. Une lutte qui jamais ne finirait, une histoire sans fin et sans issue. Un cercle vicieux dans lequel ils s’embarqueraient chaque fois qu’ils allaient se voir.

« Je suis peut-être la Reine de la luxure, mais je m’abreuve la chair de mes sujets. Tu es mon roi, Meric Tarrant. Malgré ta bonne volonté en ayant créer cet objet, c’est toi que je veux et rien d’autre. Tu devrais le savoir pourtant : je me nourris que la chair humaine et de baisers incendié par une passion et un désir si profond qui effraie les mortels. »

Elle le surprit à emboîter un pas plutôt lent alors qu’il se serait évidemment attendu à ce qu’elle lui saute dessus. Elle se faisait toujours une violence dévastatrice quant à retenir sa main qui souhaitait aller replonger dans le jardin de la débauchée et redoubler d’ardeur. Mais elle n’allait pas laisser son corps la contrôler aussi impulsivement. Elle restait toujours une femme de tête et d’esprit qui utilisait son corps à des fins purement sexuels en compagnie de son étalon. C’était également l’outil pour sa séduction et ses charmes légendaires; une poitrine si généreuse, mais pas démesurée, des lèvres pulpeuses qui brillaient lorsque la lumière reflétait sur son « gloss » scintillant et doté d’une couleur rosée qui restait naturelle. C’était son seul vêtement en fait. Arrivée à la hauteur de Meric, qui était précédemment allé s’asseoir sur le bord du lit tout en considérant sa belle noire, elle se posta et s’immobilisa. Elle contempla son corps et mordit à nouveau la lèvre pour faire éclater l’amas de sang qui s’était cicatrisé. Le débauché pouvait aisément remarquer les spasmes de sa belle, comme si elle était poignardée par un froid scandinave et arctique. Ses lèvres également tremblaient et ses dents se martelaient les unes contre les autres. Elle se pencha pour l’embrasser, mais changea de cap au dernier moment. Elle donna un baiser sur sa joue tout en s’empara de la main gauche de Tarrant. Elle lui ordonnait, par son geste, de la poser à sa taille. Dès que le contact tangent se fit, elle frissonna de plus belle. Ses cheveux mouillés s’hérissèrent comme si elle fut Médusa aux cheveux de serpents qui se dressaient sur sa tête pendant un moment. Chaque groupement de mèche eut l’impression de s’élever dans les airs comme si une corde attachée à chaque pointe les avait levée. Elle laissa échappé un léger cri timide, mais qui eut un impact plus important sur son corps qui reçut cette décharge avec violence. Ce simple touché la faisait rugir de plaisir. D’autant plus qu’il la caressait à un endroit particulièrement sensible aux sensations tactiles. Elle subit le tout pendant près de cinq minutes avant de rouvrir les yeux, qui furent fermés tout au long de la manoeuvre, pour ancrer son regard de Tigresse dans le sien. Il y régnait une flamme dansante qui allait jusqu’à lui brûler les yeux. Mais repoussant la douleur mentalement, elle en fit abstraction avec agilité. Meric brava cette flamme jusqu’à ce qu’elle en aille assez de lutter visuellement. Elle le repoussa violemment pour le faire tomber à la renverse sur le lit. Par la suite, comme un insecte sauteur elle bondit sur lui. Elle recula comme pour se replier sur ses genoux, mais elle le surprit en déposa tranquillement sa langue très humide à la hauteur de son nombril. Elle lui provoqua naturellement des chatouilles, ce qui sembla l’amuser. Elle produisit un chemin avec sa salive qui remontait jusqu’à ses épaules, car, en effet, séparant le chemin en deux tout juste au-dessus de sa poitrine. Elle fit le premier puis le deuxième en revenant sur ses « pas » pour arrêter au point focal avant de monter de l’autre côté. Il l’avait fait languir, à son tour. Ce n’était peut-être pas un objet recherché et conçu que pour lui. Sa langue en fait avait été le sujet de plusieurs conversations entre collègues masculins de la Schya qui s’étaient un jour fait offrir les services de la renommée Elizabeth Levy.

« Tu veux m’être digne, alors offre-toi et toi seul. Rien d’autre. Montre-moi que tu es mon égal. Ce n’est pas en m’observant comme un brochet lorsque je me donne moi-même du plaisir que tu vas combler mon appétit de goûter de la chair, de la vraie, de la bonne, et surtout, une chair de mâle qui reluit et scintille sous ma puissance. Octroie ta saveur, ton expertise, ta suprématie, mon comte de la Malice, toi qui arrive à moi sur ton cheval noir tout droit sorti des ténèbres. Fais-moi grincer des dents par la douleur, fais-moi fondre de désir... Mais ne t’avises plus jamais de songer une seconde qu’une invention créée sur mesure pour moi va m’offrir... »

Au même moment, la puissance de l’objet sexuel de Meric redoubla dans ses effets. En effet, la débauchée se laissa d’abord tomber sur le torse de son amant avant de tomber sur le sol, une chute d’environ 70 centimètres, et de gigoter sur place, prise de convulsions virulentes, mais véhémentes. Elle tourna légèrement sa tête vers le débauché et brandit une main en sa direction.

« J’ai besoin de ta chair, LÀ, MAINTENANT ET TOUT DE SUITE ! »

L’espionne noire versa des torrents de larmes de sang et de plaisir qui brûlaient les yeux. La douleur était vive, mais plaisante. Elle grimaçait drôlement, mais son faciès restait indomptable. Poussivement, sa main souillée de ses fluides longèrent son ventre pour redescendre dans le puits secret de l’anatomie féminine. Son autre main revint à la charge en stoppant la main indisciplinée, broyant presque son poignet. Elle lui ordonna de lui donner de sa chair. Elle en avait cruellement besoin. C’en était devenu vital. Allez, approche, Meric, nourris ta compagne nymphomane par ton objet et ta chair. Approche-toi, couvre son corps de baisers, mordille-lui les oreilles, tâte ses gloires féminines, incruste ton membre dans sa forêt d’Éden et offre-lui tout le plaisir qu’elle se mérite d’avoir en tant que Reine de la luxure. Elle se devait d'accoucher d'un orgasme seul Meric serait en mesure d'être la personne désignée pour réussir avec succès cette accouchement quelque peu spécial et très loin d'être ordinaire.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 26 Nov - 19:06

Ah… Les effets anticipés par le médecin corrompu se manifestaient enfin. Plus tardivement qu’il ne l’avait prévu certes mais le triomphe était bien là : la nymphomane débauchée avait succombé à ses manœuvres et à son plan. Elle le réclamait lui à grands cris… Encore fallait-il qu’il accède à sa demande. Il le savait : dans cette optique, il avait l’avantage mais en abuser trop longtemps aurait tué le plaisir. Se portant à la hauteur de la belle débauchée, il la regarda dans les yeux, observant cette envie de luxure brûler dans son regard avant de saisir brutalement le buste de l’espione entre ses mains, pétrissant ce dernier avec force et vigueur mais sans douceur. Elle aimait jouer dur? Si un jour quelqu’un avait pu penser qu’une personne serait assez téméraire pour malmener le buste parfait de l’espionne, elle avait alors eu parfaitement raison. Ce n’était plus le toucher légendaire de la veille mais une manipulation pratiquement violente, les doigts du médecin corrompu laissant leurs empreintes dans la chair. Prenant les extrémités de ces mains entre ses doigts, il les pinça vicieusement jusqu’à ce que la belle débauchée laisse échapper un cri parfaitement balancé entre douleur et plaisir. Si elle avait eu des partenaires qui avaient joué « rough » avec elle, Meric Tarant emportait la palme d’or…

Il martyrisait la chair de main de maitre sans causer ni lésions ni saignements et chose certaine, il savait couvrir toutes les nuances du plaisir et de la douleur… Et cette expertise, il la faisait vivre à la débauchée qui devait se demander entre son envie de chair où avait été cet homme toutes ces années durant. Chaque moment passé avec le débauché la ramenait à redécouvrir le sexe, un élément qui pourtant elle connaissait tant et si bien au point d’en être la reine… Il repoussait limites et barrières et demandait énormément plus de la belle succube et de son corps que tous ses ex one night réunis. Par moment, la fière tigresse avait l’impression d’une un petit chaton, impuissant devant son bel étalon et là où elle pensait que son cœur exploserait sous la charge de plaisir et d’émotions, il trouvait le moyen de lui faire expérimenter quelque chose de plus intense encore…

Il alla ensuite l’embrasser fougueusement mais se plaça de façon à empêcher la tête de l’espionne de bouger. Pourquoi? Parce que quand il commença à l’embrasser, il usa une de ses mains pour lui boucher le nez et l’empêcher de respirer. Dans quel but? L’amener au-delà de la simple confrontation de qui tenait le plus longtemps. Il voulait voir où la débauchée irait avant de défaire cette embrassade, voir jusqu’où sa détermination était quand c’est l’inconscience qui vous guette si vous vous entêtez… Pour se venger, elle n’y alla pas de main morte ou plutôt de langue morte dans cette échange de salive et une partie du torse de la belle se retrouva couvert de cette substance quand enfin elle abandonna la chose pour reprendre de l’air par la bouche…Et ce fut justement cet engin de chair qui vint prendre la place de la cavité buccale du médecin. Elle avait dit vouloir sa chair certes… Mais elle n’avait jamais spécifié comment. En fait, le médecin corrompu offrit une nouvelle épreuve de force à la débauchée, une certaine position d’un certain livre indien dont les deux chiffres impliqués étaient des multiples de trois… Elle s’occupait de sa masculinité et lui de sa féminité, dans une lutte à finir entre qui des deux saurait offrir plus à l’autre. Petit avantage du côté du médecin : ce n’était pas les fluides de sa belle qui le ferait stopper dans sa lancée. Il s’En moquait, personnellement, ne laissant pas grand-chose le faire changer de direction dans ses plans. Elle pourrait devenir les chutes du Niagara, produire des torrents de fluides qu’il refuserait obstinément de s’arrêter. Cela n’arriverait pas, évidemment, mais l’image était suffisamment représentative pour dire que rien n’arrêterait l’impitoyable débauché dans sa revanche sur la débauchée… Si la débauchée avait pour péché la luxure, lui c’était l’orgueil…

C’était partit pour le grand jeu et chacun y allait de toute son expertise. L’impitoyable tortionnaire y allait d’entrée de jeu en ciblant les points les plus faibles du jardin interdit de sa belle, la mettant sur un siège en première classe pour le train orgasme express. En moins de dix secondes, il lui offrait son premier de la partie. Un coup en traitre et déloyal qui ne fit qu’exciter davantage la tigresse. Ce n’était pas tant une épreuve de force mais plutôt de découvrir les trucs de l’autre, expérimenter à fond le moment et voir qui était l plus corrompu, le plus débauché, qui jouait avec le moins de règles… Les mais du médecin ne restèrent pas en reste et elles s’affairèrent sur le postérieur rebondit et musclé de sa belle, explorant de ce fait une partie de cœur légèrement négligée au profit du buste de la belle, d’ordinaire. Cependant, dans cette position, le dit buste était bien inaccessible… Mais cela ne l’empêcha pas d’exploiter cette zone sensible du corps de sa belle. Il entendait ses cris étouffés et su qu’il avait la dominance quand elle fut forcée d’abandonner sa tâche pour laisser son corps parler et les cris et gémissements s’échapper de sa bouche. Elle avait remporté la manche précédente mais sur ce terrain elle perdait l’avantage. Son jardin secret était son grand point faible. Le centre de son plaisir, si avide de recevoir ce pourquoi il faisait de la tigresse une bête de sexe surpuissante, était trop vulnérable face aux manœuvres retors du débauché…

Profitant de la situation, il changea de position, son plan fonctionnant encore mieux que prévu : il lui avait donné l’impression d’une épreuve de force mais c’était bien là toute l’étendue du piège. Sa concentration brisée, ses envies de chair et de sexe bien réveillés, elle fut la victime du petit jeu du médecin corrompu qui offrit à ce temple de dépravation plus qu’il n’en avait initialement laissé paraître. Se servant de ses bras pour immobiliser la tigresse, il lui aurait fallut plus que la force d’Hercules pour se libérer de l’attention toute spéciale que recevait sa féminité. Le jeu poursuivait son cours et tranquillement, la vengeance du médecin commençait à suivre son cours normal. Il continua, persista, ignorant le boucan du diable produit par le plaisir orgasmique de sa belle, suçotant, léchant, mordillant et faisant toute action « buccalement » possible dans cette région jusqu’à ce qu’enfin par les propres armes de l’espionne débauchée il troue enfin ce qu’il cherchait. Il existait une théorie qui disait que si on pouvait empêcher quelqu’un de respirer, le sang de s’écouler, de maîtriser les tremblements involontaires se produisant lors d’opérations nécessitant une grande précision, si on pouvait lutter contre le sommeil et la faim, conditionner son corps à la douleur enfin bref, neutraliser, flux, influx et signaux… On pouvait faire de même avec l’orgasme. En fait, par ses techniques peu orthodoxe et sa connaissance de l’anatomie et de la chimie interne de la bête de sexe, chaque fois que l’orgasme se devait d’avoir lieu, il prenait naissance, enflait, gonflait mais refusait de passer, comme bloqué par un filet juste avant la sortie. Cela se produisit plusieurs fois et il entendit les hurlement de plaisir se muer en hurlements de rage devant ce plaisir interdit et il sentit la débauchée se débattre, appelant toute l’adrénaline en elle pour se venger de cette torture inhumaine pour elle. Comment cet homme osait-il la priver de son essence vitale?! Au moment où il sentit qu’il ne pourrait plus la retenir, il détruisit le barrage qu’il avait lui-même mit en place et tous les orgasmes se combinèrent en un, à converger tous en même temps vers la même sortie… Et ils frappèrent donc comme une unique entité la tigresse...
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 27 Nov - 4:23

L’impression fut semblable comme lorsque l’on manque d’air sous l’eau et que l’on se donne une poussée avec nos jambes pour se propulser à la surface. Le même mouvement de chevelure, en tout cas, pour les filles : la tête penchée d’abord à l’avant puis d’un rapide mouvement, la tête se retrouve balancée à l’arrière, les cheveux tombant dans le dos. C’était d’ailleurs la même respiration haletante lorsque l’on veut reprendre son souffle, sauf qu’elle fut amorcer par un cri déchirant les tripes et saigne. Tout son intérieur en fut lacéré et sa peau craqua sous l’impulsion de cette forte poussée d’air qui remonta dans sa gorge, dont elle était persuadée qu’il y avait des plaies, pour être expulsée à l’extérieur. Elle en vint à perdre la voix. Le son fut interrompu tant le choc fut trop brutal pour ses cordes vocales. Elle porta une main à sa gorge pour constater le fait, car son cri l’avait rendu sourde pour quelques minutes. Un son continu et strident résonna plutôt dans sa boîte crânienne. Il avait vraiment été impitoyable sur ce coup-là. L’empêcher d’exprimer son plaisir par l’orgasme, c’était tout simplement mortel dans son cas. Impensable même. Mais il avait réalisé l’impossible. Il avait exercé une violence qui enragea au plus haut point la Tigresse qui, malgré tout, empêcha sa paume d’aller gifler la joue de Meric. Elle lui jeta un regard noir et glacial. Elle l’aimait toujours, mais elle le savait capable de jouer avec ses sensations, ses sentiments et surtout ses réactions. Elle se sentait contrôler comme si elle était elle-même une marionnette dont Meric manipulait les ficelles. Il la tenait toujours prisonnière avec ses bras et malgré toute sa volonté et sa force pour se défaire de son emprise, ses efforts furent vains. Résignée, elle se laissait retomber sur le dos tout en conservant le contact visuel. Sa voix ne revenait toujours pas, mais ses lèvres bougeaient. Elle s’en voulut de ne pas être capable de lui dire quoi que ce soit. Elle l’aurait traité de tous les noms possibles, elle l’aurait insulté et elle lui aurait demandé pourquoi il l’avait empêché d’exprimer son plaisir. C’était le désir de tous les hommes pourtant d’entendre râler, rugir et gémir leur femme qui subissait les torrents pour provoquer l’orgasme. C’était quoi son problème de l’empêcher de cracher son extase ? Au bout d’un moment, sa forte respiration se transforma en raclements de gorge très profond, une toux semblable à une bronchite. Elle aurait pu manquer d’air à nouveau, mais son esprit était d’ordinaire plutôt calme, elle se ressaisit assez rapidement. Elle finit par fermer ses yeux. Elle devait reprendre le contrôle de sa respiration, de son corps, de ses esprits. Il l’avait mené en bataille assez longtemps pour lui donner une victoire, mais pas la guerre. Elle tentait un ultime effort avant de s’affaler au creux du lit, comme si le matelas n’était que du sable mouvant qui aspirait le corps de la Tigresse. Cette quasi noyade plongea l’espionne noire dans une transe qui allait être, en bout de ligne, prolifique. Non pas qu’elle tomba dans l’inconscience, seulement une transe qui lui permettrait de faire le regain d’énergie et de pouvoir. Sa poitrine se soulevait toujours aussi dangereusement sous cette respiration saccadée. Parfois, elle avait quelques soubresauts et des spasmes, plongeant son corps dans une série d’hérissement de sa pilosité. Ses lèvres frémirent sous cet effet antalgique. Ses yeux étaient très actifs en constatant que les paupières bougeaient beaucoup. Tranquillement, sa respiration se fit de moins en moins bruyante pour devenir plus sereine et normale - si l’on peut se permettre de s’exprimer ainsi. Meric était toujours paré au cas où la Tigresse se réveillait brusquement pour se défaire de son étreinte. Il avait toujours une méfiance envers elle; après tout, elle pouvait être si impulsive par moment ! Il fallait bien rester sur ses gardes !

De ce fait, la débauchée ouvrit certes brusquement les yeux, mais son corps ne bondit pas. Elle tomba sur un regard de Meric qui ne sembla lui faire aucun effet. C’est comme si elle découvrait cet homme qui la clouait au lit sans avoir la possibilité de bouger. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais aucun son ne sortit. Dès lors, un point d’interrogation s’installa dans chaque pupille de la bête noire de l’espionne. Le coup avait été si puissant que ça ? au point d’en perdre la voix ? Elle s’affola quelque peu, la reine de la luxure réalisant à quel point la suprématie de ce roi qui était toujours au-dessus d’elle. Elle trembla à nouveau sans avoir commander à son corps de le faire. Une sorte de réaction involontaire engendrée par... elle ne savait pas. Puis, au bout d’un moment, elle comprit : son corps était gouverné par la poétesse alors que sa tête, par la débauchée. Pourtant, elles étaient indépendantes dorénavant l’une de l’autre. Comment se faisait-il que... Puis, elle saisit comment c’était possible. Sa tête et le reste du corps étaient, dans le moment, dissociés l’un de l’autre. C’est pourquoi qu’elle dégageait deux émotions distinctes : la peur et la confiance. Elle avait négligé toute la volonté de ce roi de s’imposer sur elle, sur cette reine qui régnait sur un royaume de perversion et en perdition. Un royaume aux sujets restreints dont s’étaient lassée la débauchée. Franchement, ils n’avaient pas réussi à innover, ces êtres oisifs. Mais ce qu’elle ne remarqua en un fraction de seconde c’était que la lourdeur qu’elle ressentait sur tout son corps, ce n’était pas Meric, mais la pression qu’elle se mettait elle-même de se surpasser davantage. Il la poussait à bout. En effet, elle tourna sa tête et constata que les mains masculines reposait de chaque côté de ses bras, sans qu’elles ne la touchent. Elle revint observer le regard passif de son amant. Il avait beau être impitoyable et mesquin, il restait avant tout un être qu’elle adorait profondément. C’était son homme, sa proie, sa victime, son Roi. Bienvenue, Meric, dans la société matriarcale de la débauchée. Elle leva finalement ses propres bras et allant poser ses paumes sur le torse de son amoureux. Elle longea chaque arête de muscles et essuya chaque goutte de sueur qui n’avait toujours pas séché. Puis, elle enroula ses bras de serpents autour de son cou pour approcher sa tête de la sienne. Elle plongea sa langue dans sa bouche et échangèrent de la salive un bon moment avant qu’elle le plaque tout contre elle en enroulant sa taille cette fois-ci avant ses jambes. Il fut obliger de tomber sur elle. C’était à son tour d’exercer une pression pour le clouer à elle. Elle l’incita fortement à couvrir son propre cou de baisers, une sensation de lèvres ardentes qui perforent et marquent sa peau comme au fer qu’elle chérissait. C’était une vague de frissons et de plaisir renouvelés à chaque embrassade. Elle glissa une main dans sa chevelure humide et entremêla ses doigts à ses cheveux. L’autre main baladeuse explorant son dos nu parfaitement dessiné par une musculature que Martin Carter avait toujours dissimulé. C’était Meric Tarrant qui s’était entraîné pour concevoir et entretenir une forme physique non pas démesurée, mais digne des joueurs de tennis qui, d’un point de vu de femme non fana des machos, était le juste milieu. Encore une fois, elle imposait ses caprices et ses désirs. Ce n’était pas nouveau : cela avait toujours fonctionné ainsi. Elle avait toujours eu le dernier mot.

Nonobstant, elle en vint à oublier qu’il ne l’avait pas négligé la détermination de Meric de lui montrer qu’elle n’était pas aussi puissante qu’elle le pensait. Elle n’était invincible. Par orgueil, elle avait éliminé cette possibilité de se retrouver un jour à être la victime de service, la proie de l’oiseau prédateur. Elizabeth poétesse songeait ainsi. Quelle mauvaise manière de pensée ! malgré que cela ne lui avait pas empêché d’avoir le dessus sur Martin par moment. La débauchée félicita son autre personnalité qui reçut les éloges avec plaisir. Cela lui fit une sensation toute drôle que de sentir qu’il y avait réellement deux personnes dans un seul corps désormais. Elle sourit, amusée, à cette pensée. Sourire qui ne remarqua toutefois pas Meric qui continuait de se soumettre aux caprices de sa belle. Ce qu’elle n’aurait pas dû abaisser sa garde aussi dangereusement...
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 27 Nov - 6:29

Il était intéressant de constater que là où le médecin chef de la Schya s’effaçait complètement, la poétesse préférait rester et observer les choses. Ce que Martin Carter faisait dans l’ombre, la poétesse le faisait en pleine lumière. Normalement il en serait resté surprit mais c’était à prévoir, en un sens. La dynamique qui faisait tourner les choses chez l’un ne le faisait pas forcément chez l’autre. C’était logique et sans faille… Chose certaine, il put observer un nouvel éventail de réaction de la part de sa belle, notes qu’il ajouta à un répertoire déjà bien garni qu’il gardait bien en tête au sujet de la débauchée d’une part et de la poétesse de l’autre. Savait-on jamais, c’était le genre d’informations qu’il pourrait être appelé à partager avec le médecin chef de la Schya, son côté respectable et intègre, son opposé par conséquent…

Ainsi la débauchée avait saisit le sens de la leçon… C’était une bonne chose, elle apprenait donc bien vite et savait faire face rapidement à ce nouvel état de fait. Le médecin débauché aurait difficilement put être plus fier… Mais il y avait encore fort à faire. Voir jusqu’où la débauchée irait pour son plaisir et celui de son partenaire. Pour ce qu’il en savait, la débauchée avait offert le plaisir oral. Cependant… sa bouche avait-elle déjà subit le même traitement que son jardin secret? Si elle se prétendait reine de la luxure, cela signifiait que chaque cellule de peau de son être devait pouvoir offrir et recevoir pratiquement également le plaisir en tant que tel… C’était un quelque chose à vérifier… Et c’était justement ce que le débauché comptait faire. Mais pas sans un peu d’expérimentation d’abord, histoire de ne pas faire tourner la chose qu’il avait en tête à la catastrophe. Il savait la bouche de la tigresse fort sensible certes mais serait-elle capable de supporter la vigueur de son bel étalon? La question se posait…

Recommencer de la base et faire monter le désir, faire monter la pression. Le jeu d’échange de salive reprit de plus belle et le médecin corrompu en vint à offrir à la bouche de l’espionne un premier doigt qu’elle suçota avidement. Se prêtant vite au jeu, le médecin pu admirer à l’œuvre l’agilité de cette langue et les prouesses dont était capable sa belle tigresse. Il augmenta le nombre de doigts jusqu’à ce qu’au fond il fut certain que la tigresse ne pourrait plus en prendre… Et se fit prendre par surprise. En fait… Si habitué qu’il était à lire dans sa partenaire de débauche comme dans un livre qu’il avait négligé ses propres défenses. Si habitué qu’il avait de baser ses mouvements sur l’observation de l’autre pour utiliser contre cette personne ses propres faiblesses qu’il avait négligé un point capital : il en avait lui aussi, comme tout être vivant… Et apparemment, l’élève avait tiré certains enseignements du maître.


« Tu ne comptes tout de même pas faire si tôt ce que je n’ai pas pu vérifier entièrement quand même? Je te sais audacieuse mais ceci pourrait s’avérer dangereux… On parle quand même d’un… Jeu de puissance assez prononcé quand même… »

Ce fut au tour du débauché de partager des appréhensions avec son autre moitié. Entre une relation sexuelle sauvage et intense avec le bon outil et la bonne pièce et une relation sexuelle de la même envergure avec le bon outil mais une « pièce de rechange », la marge était grande. Le risque était terriblement élevé : si l’espionne venait à s’étouffer pendant la manœuvre, elle risquait fort d’y rester. Qui plus était, dans la culmination de cet échange passionné, qui savait ce qu’il pourrait arriver? Oui, le médecin corrompu voulait faire de sa reine l’impératrice de la luxure, monter le niveau, lui donner un plus grand titre. Mais prendre des risques de cette taille? Pas vraiment non...

« Je sais que la réflexion n’est pas ton fort mais là tu devrais t’arrêter pour y penser. Ce n’est pas le moment de prendre des risques inutiles et… »

Le débauché glapit de douleur quand pour le faire taire, la débauchée planta ses crocs, suffisamment fort pour lui faire ressentir la douleur mais pas assez pour blesser, dans sa masculinité qu’elle avait déjà pris en bouche. Le médecin debout et elle à genoux devant lui, elle releva la tête pour lui jeter un regard assassin qui pouvait se résumer à « moins de paroles et plus d’actes ». Il fallait dire qu’il était un peu prit au piège. Elle le tenait, dans tout les sens du terme, là où cela ferait mal si elle en décidait ainsi et s’il y avait une chose que le débauché avait pu déduire c’était que d’une part, contrarier la débauchée était une mauvaise idée, lui faire perdre son temps l’était tout autant et faire manque de courage synonyme de mort ou presque. Le débauché avait ouvert la boîte de Pandore : à lui d’en subir les conséquences après tout!

Pour l’empêcher de se défiler, l’espionne corrompue avait passé ses bras autour de la taille du médecin corrompu, ses mains se retrouvant à enfoncer leurs griffes dans le postérieur du médecin. Il avait voulu jouer avec le feu, tester la débauchée? Il allait jouer ou il allait le payer très cher. D’un autre côté, cela avait sa part d’excitation que de faire face à l’inconnu… Et il commença à y aller avec le mouvement de va et vient, faisant connaître à la cavité buccale de la tigresse le même traitement agressif qu’avait subit plus tôt son jardin secret. Apparemment, la tigresse était à la hauteur de la situation… Et ce serait au tour du débauché de connaître l’impuissance et la toute puissance de sa belle. Elle était la reine de la luxure et elle allait lui prouver, cela ne faisait aucun doute, qu’elle méritait son titre et qu’elle pouvait lui faire atteindre l’extase par l’orifice de son choix, ou plutôt selon son bon vouloir et avec la technique de son choix…

Plusieurs choses furent réalisées par Meric Tarant : la première, que ce qu’il pouvait offrir par le domaine de l’artificiel, cette femme là pouvait le procurer sans effort de façon naturelle. La seconde, que malgré tout son self contrôle, il était aux portes d’un orgasme titanesque et ce bien en deçà du minimum des minimums qu’il avait pu jadis atteindre quand il était encore inexpérimenté dans les arcanes des sensations. Quand vous n’avez plus de cobaye, vous êtes appelé à devenir votre propre cobaye… Enfin bref, dernière chose : cette vampire du sexe pourrait le vider de toute sa semence reproductrice sans efforts, comme il avait vidé de leur liquide ses gloires féminines. Ce ne fut que dans cette position délicate qu’il réalisa toute la puissance de la débauchée et qu’il se rendit compte que celui qui s’était fait piéger c’était lui : elle avait enduré, elle avait éprouvé, elle avait vécu tout ce que le débauché avait pu lui offrir pour lui rendre la pareille. Il s’en doutait bien : s’il se délectait des cris de sa belle qui au fond étaient des balises lui indiquant qu’il faisait bien sont travail, elle serait bien capable de jouir de ceux que poussaient en ce moment l’être corrompu et débauché qu’était Meric Tarant. Il l’encourageait à continuer, à y aller avec plus de conviction encore… Il voyait l’orgasme express foncer vers lui à vive allure… Car oui, à ce train là, la jouissance le percuterait avec une force similaire, il n’y avait aucun doute possible là-dessus!
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 28 Nov - 3:17

Intérieurement, un rire cynique retentit. Elizabeth version débauchée donnait une bonne leçon à ce Meric Tarrant qui avait été trop soucieux d’être impitoyable avec la débauchée. Erreur, très cher, sachez que de provoquer trop longtemps la Tigresse et vous sombrez dans sa vengeance très noire et cruelle. Elle allait le faire payer pour son imprudence. Contractant ses joues, elle exerçait une solide pression sur la masculinité du médecin corrompu. Elle jeta un coup d’oeil vers son visage pour constater qu’il plissait fermement ses traits faciaux. C’était à la fois agréable et douloureux, mais il semblait se retenir. De ce fait, cela insulta la reine qui fronça des sourcils. Elle augmenta sa pression en poursuivant ses va-et-vient buccaux. Une manoeuvre du faciès très difficile dans cette position mais dont elle était experte en la matière. Pour l’avoir déjà expérimenté, cela avait déjà été très efficace. En effet, ses cobayes avaient mis du temps à se remettre de cette aspiration intensive de leur semence. Ils s’étaient tous appuyés les mains sur un mur pour faire disparaître la vive douleur. Elle souriait toujours amusée de les voir ainsi vautrer sur un mur en grimaçant drôlement pour se contenir. C’était d’autant plus un moment où elle, ayant revêtu son peignoir, les observait sans gêne dans leur nudité. Parfois même elle arrivait sans prévenir pour leur tripoter le postérieur avec une poigne solide et rude. Ils grimaçaient de plus belle lorsqu’elle plantait ses griffes de vampire assoiffé de sexe dans cet amas de chair dodue et rebondie. Et puis, c’en était fini. Elle leur lançait à chaque fois leurs vêtements, les sommant de quitter son sanctuaire. D’abord intrigués, ils obéissaient prestement sans broncher quand elle leur adressait un regard assassin et noir. Ils déguerpissaient, pour ainsi dire.

Toutefois, il lui indiquait de continuer et ça c’était une bonne chose. Ça signifiait qu’il s’y plaisait à se faire torturer cette partie particulièrement sensible de son anatomie. Il craignant qu’elle s’étouffe ? Bon dieu qu’il ne la connaissait pas. Non pas qu’elle avalait, jamais elle faisait une telle. L’exécution était agréable, mais le produit qui en résultait restait repoussant et répugnant. Elle n’était tout de même pas une campagnarde sans manières. Il avait fallu une expérience de jeunesse pour refuser à jamais d’ingurgité une telle substance...

Elle entendait le train arriver au loin. Elle haussa les sourcils : parfait ! il allait être frapper de plein fouet et propulsé dans une extase plénière. Tchou ! Tchou ! Les rails commençaient à trembler; il était tout près. Le sol également se tortiller sous la lourdeur de la locomotive. Tchou ! Tchou ! retenti le train ! Le corps de Meric était secoué de spasmes et de vagues à la vue de ce moyen de transport qui se rapprochait de plus en plus et qui l’aveuglait de sa lumière. Tchou ! Tchou ! Il filait à vive allure sans un levier pour l’arrêter; à vrai dire, il avait été construit sans un tel levier. Pratique, non ? Aucune possibilité de rebrousser chemin. Tchou ! Tchou ! Par ici, par ici ! Ne changez pas de voie, frappez Meric pour le renverser de la puissance de la reine de la Luxure. Tchou ! Tchou ! Tchou !...

Et BANG !

Le train, ce tas de ferraille excessivement lourd toucha le médecin. Le temps se ralentit derechef. Dans une séquence cinématographique, c’était le paroxysme et l’élément qu’on attendait le plus. C’était l’indécence menée avec une main de fer par une espionne assoiffée de chair. C’était le moment d’une oeuvre cinématographique où tous les gens étrécitent leurs globes oculaires et sont menés en haleine par l’extrême lenteur qui devient insoutenable, mais captivante. Au même moment, elle enfonça le plus profondément ses ongles dans sa chair postérieure mêlant cri de douleur et de jouissance. Elle s’en réjouit de son côté. Par le fait, par le naturel de la chose, une expulsion massive de la semence de Meric s’engouffra dans la bouche de la reine. Elle conserva sa position à peine une minute, pour ne pas dire que quelques secondes, avant de se retirer tranquillement et de se diriger vers la salle de bain pour cracher. Elle en profita pour se brosser rapidement les dents pour se départir du goût et de l’odeur qui pourrait éventuellement les gêner s’ils s’embrassaient. De retour dans la chambre, elle constata Meric dans la même position qu’elle avait trouvé ses précédents partenaires. Elle sourit, visiblement amusée par la situation qui se répétait. Elle le voyait respirer bruyamment en prenant de grandes inspirations pour revenir à un rythme pulmonaire et cardiaque plutôt décent. Toutefois, elle n’alla pas s’emparer de son peignoir; elle se dirigea plutôt vers lui et l’étreint par derrière en blottissant sa tête le creux de son dos. Elle eut une poussée d’excitation qu’elle étouffa en se mordant la lèvre inférieure. Fâcheuse manie qui revenait souvent, mais elle avait toujours été ainsi. Elle caressa son torse d’une tendre façon. Ils n’allaient tout de même pas s’arrêter aussi abruptement quand même ! Le sentant plus en contrôle, elle lui prit les mains et l’amena avec elle sur le lit. Après une période riche et chargée en émotions, rien de tel que de profiter du moment en se caresser mutuellement la peau tout en se susurrant des phrases osées et excitantes. Sans négliger bien sûr les baisers ardents non seulement sur les lèvres, mais également sur tout le corps. On était loin d’une fusion sauvage des corps, mais c’était tout de même agréable et la reine de la luxure en aurait des frissons. Elle qui était hypersensible au toucher...

Dès lors, ils s’allongèrent et serrèrent contre l’autre. Ils s’embrassèrent longtemps tout en envoyant promener leurs mains sur le corps de l’autre. Ils s’adressèrent des regards coquins et moqueurs, un jeu de contact visuel quasi enfantin qui fit montre d’une faiblesse chez l’espionne : la rougeur d’un tel rapprochement sincère. Camouflant cette faiblesse bien rapidement, elle ferma les yeux pour savourer pleinement les caresses de son amoureux. Parfois, il pétrissait sa poitrine ou son postérieur, lui faisant faire des contorsions faciales inimaginables. Elle se vengeait en lui rendant la pareille. Toute cette reprise de sa puissance lui fit retrouver sa voix. Elle pouvait sentir ses cordes vocales animées et c’était plus agréable pour l’oreille lorsqu’elle lui souffla des phrases torrides. Elle allait même jusqu’à lui mordiller l’oreille avant de planter sa langue ferme dans sa bouche pour dévorer la sienne.

« Tu vois où je t’ai mené en prenant des risques ? Tu n’as pas à douter désormais : je reste invincible sur mon territoire. J’ai beau être à ta merci, c’est une motivation pour te le faire regretter. Je me venge, tu te venges, on est quitte. Mais t’avoir vu ainsi, je crois avoir cumulé une énorme quantité de points. Je me trompe ? »

Elizabeth, la Tigresse lui adressa un regard avant de reprendre.

« Ne doute plus jamais de mes capacités à l’avenir, Meric. Sinon, tu en paieras le prix. »
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Dim 29 Nov - 5:34

La démonstration avait été on ne peut plus mieux assimilée et enregistrée par l’esprit du médecin corrompu qui se surprit à sourire en constatant un curieux paradoxe : Dans sa débauche et son envie irrépressible de luxure, elle avait quand même certains standards desquels elle ne dérogeait pas. C’était une observation intéressante qu’il se promit d’approfondir plus tard. Après tout, il était curieux de nature et toujours désireux de mieux connaître ceux dans son entourage très proche. C’était à la fois une mesure de précaution et une mesure de politesse… Et connaître davantage la délicieuse créature à ses côtés serait tout sauf ennuyeux et fastidieux. Il la connaitrait par cœur tant de corps que d’esprit… Comme par exemple, dans l’instant, il s’amusait à faire ronronner la tigresse redevenue plus tranquille mais toujours aussi hypersensible et toujours si réceptive au plaisir. Il tripotait ce buste généreux et au fond, il se laissait guider par les sons émit par la féline demoiselle à qui appartenait ces gloires. Elle n’avait nul besoin de parler ou de le diriger par contact physique : il savait décoder jusque dans ses manifestations les plus primitives de son plaisir. Une compétence que peu de personne possédait. La débauchée était une personne bien chanceuse…

En fait, sans même s’en parler, les deux amants jouaient à la déesse à la tête de tigre : un explorateur partit en expédition dans une contrée lointaine tombe par hasard sur un temple en ruine. Pénétrant dans ce dernier, il déjoue les pièges et avance jusqu’au cœur du bâtiment. Arrivé au centre de ce dernier, il y trouve la statue d’une femme d’une grande beauté, au regard de félin sauvage malgré son état de pierre. Il a devant lui l’effigie grandeur nature d’une déesse de la luxure d’une civilisation perdue. Nue, comme la plupart des statues de cette époque, on peut par conséquent admirer chaque détail de sa glorieuse anatomie et il faut bien avouer que le sculpteur était plus que talentueux pour capturer ainsi la beauté de cette entité divine… Il fallait des mains de dieu pour créer un tel chef d’œuvre, une telle œuvre d’art, une telle merveille…

Ivre de la beauté et de la perfection de cette statue, il pose sur les lèvres de pierre un baiser passionné, amoureux. La pierre devient soudain plus chaude et plus douce… Et voilà que la déesse reprend vie après plusieurs siècles de sommeil. Sa première réaction : constater une faim et une soif de plaisirs sexuels. N’ayant plus ni empire ni serviteurs pour l’aider, elle communique ou tente tout du moins d’entrer en contact avec son nouveau champion. Le langage ne constitue pas une barrière pour le fier explorateur qui sait se servir de sa tête et qui décode les grognements, les gémissements et les ronronnements de cette déesse féline. Bien décidé à rendre hommage à cette sulfureuse entité de la luxure, il se met au travail avec une volonté de fer. Il ne connais pas les coutumes de cette civilisation disparue certes… Mais d’un autre côté, étant bon improvisateur, il saura sans mal s’adapter! Qui plus était… Quel mortel serait suffisamment stupide pour s’opposer à la volonté d’une déesse? Pas lui. Explorateur extraordinaire et don juan de son époque, disons plutôt que l’aventurier cherchera davantage à se servir de ses atouts pour mieux servir la belle déesse…

Une chose par contre vient à son esprit : comment un simple mortel peut-il rendre hommage à une déesse? Lui si quelconque, si éphémère dans le temps face à cet être d’une beauté respirant et transpirant sensualité et sexualité... Il se surprit de son audace à penser pouvoir toucher ce corps désormais bien vivant. D’un autre côté… Pour vénérer une divinité, est-ce que la prière, si impersonnelle qu’elle soit dans sa conception, à la base, suffisait vraiment pour satisfaire les dieux? Cela expliquait peut-être le manque de miracles et de réactions des tous puissants, si ces derniers ne considéraient pas la prière comme un véritable hommage… Peut-être que malgré leur statut d’immortels, c’était une preuve physique qu’ils désiraient vraiment. Les mythologies du monde étaient riches d’actes entre dieux, héros et demi-dieux… Pourquoi pas les fidèles, ceux qui donnaient une raison d’exister aux dieux et aux déesse? Il va essayer lui et si châtiment divin il doit y avoir, il le subira car il a toujours assumé ses actes!

Posant sa bouche sur un sein de la déesse, il se délecte de la douceur de sa peau de satin et de cette texture riche de sensations. Couvrant de baisers fiévreux l’intégralité d’un premier globe sous les ronronnements satisfaits de la déesse, il caresse en même temps le ventre finement ciselé de la belle déesse féline, appréciant la pureté du trait qui jadis dû dessiner ce corps. Il fallait le reconnaître, dans le monde dans lequel il vit, les traits sont en général dessinés par le scalpel d’un chirurgien esthétique plutôt que par la nature… Repassant en examen ce sein au galbe enchanteur, il lui offre une attention soutenue jusqu’à ce que la chair soit bien rouge, signe d’une stimulation qui a arraché maints frissons et gémissements de plaisir. Recommençant l’expérience avec l’autre globe de chair, sous les grognements insistants de la belle déesse, elle arbore désormais deux orbes féminins bien rouges qui contrastent avec le reste du corps. Notre vaillant explorateur n’y a pas été de main morte. Loin d’être prêt à s’arrêter de si tôt, il entreprend une audacieuse exploration de ce corps qu’il lui tarde d’explorer. N’est-ce pas sa vocation que de découvrir ce qui est caché, ce qui est secret? Il serait bien médiocre dans sa profession s’l ne se donnait pas ce mal nécessaire à l’acquisition de connaissances additionnelles…

Vient ensuite, après une longue et minutieuse exploration où il a honoré d’un baiser chaque parcelle de peau de la belle déesse le temps de lui rendre un nouvel hommage. Un hommage à sa beauté et à sa féminité et à ce juste titre, c’est le centre de toute cette féminité qui sera le centre de son attention. Il s’attèle donc à la tâche avec l’assurance de celui qui sait ce qu’il fait et à ce juste titre, la réaction obtenue par la déesse à tête de tigre est à la hauteur de ses attentes. La vénération d’un corps… Y a-t-il plus grande preuve de respect envers un être que de lui faire savoir qu’on l’apprécie jusqu’à la fibre même de son être? Si oui, il ne tient pas à le savoir, préférant et de loin son ignorance à changer ses méthodes… À chacun sa conception et sa vision des choses après tout. Il ne faudrait pas en venir à penser en dehors de son moule personnel pour suivre un courant aussi traitre et changeant que le cours d’une rivière… Non, l’explorateur ne veut pas changer ce qu’il a toujours fait soit montrer son plein respect pour les choses et les êtres…

Eut-il été plus gentleman, il lui aurait fait l’amour langoureusement. Mais l’explorateur a toujours vécu dans un monde dur et cruel et il est donc civilisé certes mais sauvage dans la plupart de ses actes. Cette impression donc de douceur dans la description ici faite est donc parfaitement illusoire. Car ce fut pratiquement brutal et assurément de vue quelque chose de choquant pour les petits yeux sensibles. Cependant, à quoi faut-il s’attendre d’un hommage à une déesse du sexe te de la luxure? La douceur ne fait pas partie des attributs de ce genre de divinité, il ne faut pas être un génie pour le savoir… Et encore moins un grand connaisseur en matière de religion, il faut seulement savoir se servir de sa tête!
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 3 Déc - 6:37

Cet explorateur avait été à la hauteur de cette déesse qui autrefois régnait sur une civilisation en constant bordel. Les rues n’étaient pas tapissées du bruit des sabots des chevaux qui parcourent artères de sable, transportant la marchandise à vendre. Non. Dans cette contrée reculée que personne allait déranger, les rues regorgeaient de gémissements et de cris. Les corps étaient empilés un par-dessus l’autre et c’était une vague de plaisir collective qui faisait sonner les cloches à chaque heure. Une mouvance dont se délectait la reine du haut de sa tour où logeait sa chambre royale, un temple d’où elle contemplait son oeuvre et son emprise sur ses sujets loyaux et aussi assoiffés qu’elle. Si elle s’autosuffisait de ce paysage mythique de flots de chair, elle ne tardait pas à faire venir un homme qui, étant le plus haut gradé dans cette cité, avait le privilège de partager sa couche jusqu’à ce qu’elle veuille du sang et de la chair neuve à se mettre sous la dent. La tenue d’Ève et d’Adam étaient de mise. On s’amusait n’importe où et avec n’importe qui. La seule règle : avoir du plaisir. Une chaleur accaparait d’autant plus ces corps en perpétuel mouvement. La nuit, le silence était étrange. Si on ne s’accouplait pas dans les rues et les ruelles, c’était dans les chambres où, n’ayant pas de vitres pour insonoriser, on entendait les cris d’extase que lâchaient les femmes et les grognements des hommes qui y allaient durement avec leur outil masculin. Une civilisation toujours en éveil et à l’oeuvre qui faisait jalouser les soldats qui longeaient le bourg de l’extérieur pour se diriger vers une cité voisine qu’ils devaient piller. Plus d’un avait renoncé à leur devoir auprès de l’armée et avait préféré une vie qui se résumait à du sexe du matin au soir et du soir au matin. Primitifs et précoces au départ, ils apprenaient assidûment les rudiments de la culture sexuelle de cette cité de chair. Ils étaient avides et affamés, mais ils finissaient par transmettre leur brutalité de soldat dans leur exécution. La guerre les avait peinturé d’une férocité et d’une sauvagerie qui avait rapidement attiré la reine de la luxure qui s’était chargée d’instaurer une nouvelle loi : chaque nouveau venu devait subir son examen auprès d’elle.

Et cet explorateur du nom de Meric avait passé le test. Il s’était plié au désir de sa belle de subir une brutalité excitante qui la faisait gémir de plaisir, en plus de se tordre sous cet extase. Sans le savoir, il avait su décoder ce qui plaisait à cette femme et il s’était empressé de mettre en pratique ses découvertes. À chaque fois, elle le félicitait de cette trouvaille par un cri encore plus profond et une nouvelle énergie qui faisait en sorte que son adrénaline ne baissait jamais, de sorte qu’elle pouvait faire cela des heures durant sans s’arrêter définitivement. Cela était des dignes du livre des records Guiness. Quant à ce Meric, il était tenace. Il avait suivi le rythme quasi inhumain de sa déesse dans le but de la satisfaire au plus haut point. Il s’était surpassé et il avait cherché à être digne de cette reine. Il avait passé le test haut la main et récoltait une note au-delà du cent pour cent.

Elle ronronna encore longtemps après que Meric revint poser sa tête tout près de la sienne. Elle semblait atteinte par une entité qui lui faisait éprouver maints plaisir. Toutefois, les méthodes de son amant faisait toujours effet sur elle. D’autant plus qu’il n’avait toujours pas cessé ses caresses sensuelles et ses baisers langoureux qui faisaient frémir le corps de cette reine. Toute cette charge de frissons aurait tôt fait de froisser sa peau de satin et déchirer son ventre ferme et tendue par ses exercices. Mais sa chair retenait le tout. Une couenne endurcie qui savait résister aux tempêtes les plus virulentes. Et quel ouragan de plaisir qui s’était abattu sur elle ! Des torrents d’extase avaient ruisselé son corps en apparence frêle et l’avaient secoué. Des vagues avaient ondulé son physique. Mais quelle sensation néanmoins ! Toute une ! Elle tâcherait de renouveler la dose le plus de fois possible afin d’être comblée... Non, attendez, cette possibilité ne le serait jamais. Jamais Elizabeth, la débauchée aura assouvi ses désirs de chair. Elle pouvait calmer ses envies, mais toujours est-il qu’elle en redemandait même après avoir utilisé toute son énergie. Tout comme manger et respirer, le sexe était un besoin vital pour sa survie, une drogue dont elle ne pourrait jamais se guérir après avoir passé en centre de désintoxication. Son besoin serait toujours présent et heureusement que son roi, Meric, était désormais à ses côtés pour réaliser ses fantasmes les plus fous et s’embarquer dans de solides relations torrides et sauvages. Il était le parfait candidat pour l’emploi et personne ne pourrait réussir à lui retirer son titre.

En posant derechef ses lèvres contre les siennes, elle frémit d’un désir brûlant qui lui chatouillait l’estomac. Une envolée de papillons s’éclipsa comme en un battement d’aile, mais qui provoqua une sensation agréable, tirant vers l’amusement qui faisait rire. Sans être particulièrement violente, elle le fit s’allonger sur le dos de sorte qu’elle put s’allonger sur lui, non pas pour rassembler deux morceaux d’un puzzle. Elle promena plutôt ses paumes sur le torse chaud et humide de son amant, contournant chaque trait physique d’un ongle effilé, mais guère dommageable. Elle croisa le regard de Meric avant de poser ses lèvres sur son torse pour le couvrir de baisers qui lui arrachaient des frissons à constater que ses poils corporels s’hérissaient au fur et à mesure. Elle sourit avec une bonhomie maligne avant de simplement déposer sa tête sur sa poitrine. Sentir qu’il était là, sous elle, mais qui l’entoura de ses bras en se permettant même de lui caresser le dos et autre partie dermatologique, c’était plaisant. Sa poitrine compressée contre son ventre, elle vibra. Elle se mordit la lèvre inférieure et ferma ses yeux : ce qu’elle songeait à faire des trucs avec lui ! Tout et... n’importe quoi ! En autant qu’il la tenait contre lui avec fermeté et qu’il lui dévorait l’âme d’une quelconque façon. Sans en être consciente, elle zébra une partie de la côte gauche du médecin noir. S’il était son explorateur, il était également son roi et par conséquent, malgré sa forte personnalité indépendante et de battante, elle était excitée à l’idée qu’elle pouvait être protéger par l’amour de Meric qui le lui rendait bien. Elle se surprit à cette idée tirant vers le romantisme des amoureux. C’était plutôt inhabituel. Artistiquement, elle descendait du baroque, une époque où c’était dur et très mouvementé. Mais de là à l’inscrire là-dedans, c’était impossible. La Tigresse restait inclassable et indéfinissable. Elle s’appelait la Tigresse et rien d’autre. Elle avait ses caractéristiques propres à elle et elle se donnait comme mission de se respecter sous ses moindres coutures pour éviter d’ouvrir une brèche chez son adversaire. Meric, toutefois, avait réussi à apercevoir la faille de cette femme débauchée et l’avait exploité à son plus grand déploiement. Étant analyste, ces choses-là ne lui échappaient pas.

Si l’on se fiait à la théorie du Chaos concernant le battement d’aile d’un papillon, celui-ci a la capacité de provoquer une tornade à l’autre bout de la terre. Si l’on réduisait l’équation dans ses variables et dans un autre contexte, on y retrouvait Meric et la Tigresse. Cette dernière, à ce battement d’aile précis, s’engageait dans une spirale, non pas infernale, mais ardente de plaisir. En une fraction seconde, c’était une décharge de jouissance brutal qui s’emparait de l’espionne noire. Et l’hypersensibilité devait être pris en compte. À ce point, elle était anormale, mais elle était fière de s’affirmer hypersensible. Après tout, amoureuse de la chair et de ses sensations, ce phénomène qu’elle développa était tout naturel. Et ce qu’il pouvait lui être prolifique ! Comme en ce moment, elle pouvait murmurer des ronronnements, des gémissements et quelques cris qu’elle étouffa en se mordant violemment la lèvre inférieure. Sauvage ou pas, Meric avait tout un impact sur elle.
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 3 Déc - 21:13

Remarquable prodige physique et psychologique d’une civilisation disparue, l’explorateur ne cessait de s’émerveiller de toutes les particularités de cette déesse qui était maintenant sur lui. Elle était tout simplement inépuisable et il lui sembla que chaque cellule de peau était faite pour lui permettre de ressentir les plus vives sensations… Il n’avait jamais rien vu, lu ou observé de tel et pourtant, il en avait des choses, plus que ce que bien des gens verraient dans une vie et plus que bien des gens ne seraient prêts à le croire. C’était probablement un cas unique en son genre et par pure curiosité, tant scientifique de par son travail d’explorateur que personnel, il décida de voir à quel point cette peau était sensible. Commençant par quelque chose de relativement simple soit un massage, il fut en mesure d’observer une réaction qu’il n’avait même pas pensé à estimer de la par de cette curieuse entité : elle recommençait à faire les mêmes sons que lorsqu’il avait exploré ce corps de déesse, comme si le simple toucher, appliqué adéquatement, était suffisant pour la faire grimper aux rideaux. Cette déesse à tête de tigre était pire qu’une chatte en chaleur : le désir de plaisir sexuel ne semblait jamais la quitter. On aurait même dit qu’il avait prit dominance sur les bases comme manger et dormir… C’était plus qu’impressionnant, cela forçait presque le respect…

Il se surprit à se demander comment la civilisation qu’elle avait dû gouverner avait pu survivre, si elle était à l’image de sa dirigeante. Point de commerce ou d’armée, pas d’administration ni de cours de justice, un gouvernement sans membre, une autorité instinctive… Il ne devait y avoir non plus ni art ni culture… Ce qui faisait poser la question quant à ce temple. Il n’aurait en théorie pas dû exister. Aucune civilisation gouvernée uniquement par l’instinct de plaisir le plus pur n’aurait même dû être en mesure d’avoir ne serait-ce qu’une ville. Pour ce qu’il observait de celle qui fit la déesse de ce peuple, il était même possible de se demander s’il y avait vraiment eu une civilisation. Quand le sexe prédomine sur manger boire et dormir, c’est la mort systématique à plus ou moins longue échéance… C’était à la fois une impossibilité logique et un mystère intrigant… Mais bon, ce qu’il ne pouvait confirmer ou infirmer faute de documentation qu’il pouvait comprendre, car le langage parlé par cette civilisation perdue lui échappait complètement, il décida de faire ses tests sur le « matériel disponible », à savoir, cette déesse revenue du fond des âges grâce à son intervention. Il fallait reconnaître que c’était bien plus agréable que regarder des ruines et des objets en plus ou moins mauvais état…

Reprenant donc ses observations et par le fait même ses essais tactiles, il tenta de voir où se situait le seuil de sensibilité maximale de la déesse à tête de titre et donc voir la limite où le simple toucher était suffisant pour faire jouir cette femme qui était plus qu’une femme. C’était à tout le moins une façon d’essayer de comprendre et de décoder cet espèce de langage très lié au corps que possédait celle qui jadis régna sur une civilisation disparue… Et peut-être faire quelques pas vers un embranchement mieux connu du chemin de la connaissance. Qui pouvait savoir… Et d’autre part qui pourrait le lui reprocher? Dans le doute, il fallait obtenir des réponses et à ce juste titre, il faisait son effort de guerre pour les obtenir. Après tout, c’était son travail de découvrir et comprendre des mystères que les hommes de science ne pouvaient faire depuis leurs laboratoires… Jusqu’à une certaine limite, c’était un échange de service entre lui et le monde : il découvrait et on le respectait et l’adulait pour mettre la main sur des trésors perdus. Ceci dit, ce trésor spécifique, il comptait bien le garder pour lui…

Il retint une exclamation de douleur quand la féline déité, lâchant un cri particulièrement primal, planta ses griffes dans la chair de ses épaules avant de s’effondrer sur lui, le corps parcouru de spasmes et de soubresauts, comme si les vagues de l’orgasme refusaient de la quitter. Pour tout dire, il cru pendant un instant avoir à faire à ces gens possédés de films d’horreur, à la voir ainsi secouée et poussant des cris toujours plus forts et perçants… Peut-être était-ce dû au fait de ces longs siècles sans sexe ou alors un effet non anticipé de son toucher inquisiteur sur cette peau hypersensible… De cela il ne pouvait le savoir avec certitude. Ce qu’il savait pour sûr c’était que s’il ne comprenait pas la langue parlée par cette déesse, il en comprenait la faim. Elle ne semblait jamais en avoir eu assez, elle ne semblait jamais rassasiée… Le problème étant qu’il était seul avec elle. Il n’y avait pas un harem tout prêt pour elle si l’un d’eux se trouvait épuisé. Dans le cas actuel, c’était lui et son courage contre la bête de sexe… Un mortel contre une immortelle… Le combat n’était pas gagné d’avance. Il pouvait sentir les envies de cette féline déesse et il savait qu’elle en avait encore pour longtemps, que la partie était loin d’être terminée.

Les spasmes passés, elle se plaqua contre lui, écrasant son opulente poitrine contre lui, réclamant une puissante étreinte, si puissante qu’elle serait douloureuse, une étreinte à lui casser le dos… Il s’employa donc à lui offrir cette étreinte et il s’attendit presque, d’une façon humoristique, à voir le buste de la déesse se reformer dans son dos tant il était comprimé contre son torse viril d’explorateur… Elle aimait ce genre de contact apparemment, semblant de maîtrise et d’emprise sur la bête de sexe. Il fallait une dose de brutalité, de sauvagerie dans l’affaire pour la satisfaire complètement. Pouvait-il vraiment l’en blâmer? Non. Les valeurs avaient simplement évoluées avec les tendances, c’était aussi simple que cela. Toujours était il par contre que bien que n’étant pas masochiste, elle semblait apprécier de temps en temps une petite once de douleur, sans doute pour varier les plaisirs… Ce qui le surprit c’est qu’elle se débattit furieusement pour le forcer à se retrouver sur elle, inversant les positions et il la sentit respirer à pleins poumons son odeur, il l’entendit rire et il sentit ses dents fines se refermer sur un de ses mamelons. Homme comme femme, c’était une partie bien sensible de l’anatomie et il fallait bien dire que son coup de langue alliait sensualité et sauvagerie contrôlée. Manifestement, elle n’avait pas fini de jouer et là, elle comptait bien montrer au mortel ce que la déesse savait faire. Ses armes? Sa féminité uniquement, tant ses gloires que son jardin secret. Pas de bras, pas de jambes, uniquement les armes mentionnées ci haut, ce qui faisait d’Elle une femme fatale. Son objectif, une douce torture par le plaisir de son amant du moment.

Car s’il y avait une chose à ne pas négliger, c’était que la déesse à tête de tigre se délectait certes de son propre plaisir mais également de celui des autres… S’il avait été en mesure de comprendre l’écriture des murs du temple, l’explorateur aurait pu lire que cette déesse pouvait jouir des orgasmes des autres, sa réceptivité au sexe était à se point prononcée… Et manifestement, elle n’était jamais à court d’idées et elle savait être excessivement créative et inventive dans ses méthodes. On ne s’ennuyait pas avec cette déesse là, à moins d’être le dernier des insensibles sur terre… Et encore là, les paris étaient ouverts : cette entité était irrésistible…
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 7 Déc - 22:42

Si l’imaginaire nourrissait l’innocence et la naïveté d’un enfant, chez cette déesse, l’imaginaire était sa source d’inspiration, le bassin d’idées dans lequel elle puisait chaque fois qu’elle voulait surprendre son partenaire. Il l’avait peu exploité par le passé, le peu qu’elle en avait recueilli, ses partenaires s’en étaient satisfaits et étaient tombés endormis dans le lit, éreintés par la charge de plaisir apportée. Vexée, elle leur avait zébré la chair jusqu’au sang, provoquant des amas de peau ramassés en lambeaux. Comble de l’ironie, c’était à ce moment qu’elle s’horrifiait de son châtiment et qu’elle chassait le dit partenaire pour se ressaisir et redevenir « humaine ». Une fois l’individu parti, elle courrait à la salle de bain pour se regarder dans le miroir et contempler avec une stupéfaction terrifiée ses ongles écarlates qu’elle s’empressait de noyer dans l’eau pour les nettoyer jusqu’à l’os. Prise d’une violente migraine, elle avalait de deux à quatre aspirines, avec effet somnolant, et se jetait sur le divan en se couvrant d’une chaude couverture avant de sombrer dans le sommeil. Puis, au réveil, elle défaisait son lit et nettoyait les draps comme si de rien n’était, malgré que l’opération se répétait de quatre à six fois semaines.

Comme un nouveau-né, elle retrouva rapidement la bouche de Meric pour la caresser langoureusement en se centrant sur ses mains baladeuses qu’elle promenait sur le corps de celui qu’elle avait sur lui. Lorsqu’elle lui tripotait le postérieur, elle se permit de le lui pincer au même moment où elle lâcha un gémissement de jubilation. Elle savait, il fallait le lui accorder, comment se faire plaisir. Elle connaissait les rudiments de sa propre jouissance et comment y parvenir. Après tout, après avoir passé des nuits à imposer à son partenaire à comment manipuler son corps et ses orgasmes, elle était capable de le faire elle-même... par une vilaine habitude. Vilaine habitude qui fut rapidement corrigée par le médecin à l’essence visqueuse noire qui engouffra sa langue dans la bouche de la déesse. Elle en déduit que cela l’agaçait. Bien, c’est signe qu’il se sentait en contrôle pour pouvoir dominer la déesse... Mais jamais assez bon dominateur pour y arriver entièrement. Elizabeth, la bête de sexe, se vengea bien rapidement en pinçant les extrémités brunies que constituaient les mamelons masculins. Elle vit son faciès se tortiller de douleur, prenant ainsi un malin plaisir à le torturer de cette façon. On avait qu’à remarquer son sourire amusé qui disparut aussitôt qu’elle l’embrassa ardemment par la suite. Un numéro répété qu’elle tâcha de garder en mémoire pour lui rendre la pareille.

Avec une agilité et une habilité qui dépassa le seuil de compréhension du médecin ténébreux, la Tigresse se laissa glisser sous lui avant d’effectuer une mince roulade sur le côté pour de le surprendre en bondissant sur son dos, non pas de manière à lui arracher un cri de douleur. Le saut fut étonnamment doux et digne d’une plume qui se pose sur le sol herbu. Elle frôla vigoureusement sa poitrine contre son dos, imitant un chat qui s’étire de l’arrière vers l’avant. Puis, elle remonta une derrière fois vers sa tête avant d’employer une main qui s’engagea à faire tourner la tête de Meric de sorte qu’ils puissent s’embrasser. Avec une telle force, elle était en mesure de lui tordre le cou, mais maîtresse dans l’art d’allier brutalité et douceur, elle envisageait de nommer la chose ainsi : une cruelle sensualité. Au bout d’un moment, sa langue s’esquiva et sa main qui logeait sur sa joue se retrouva dans sa chevelure humide. D’une poigne ferme, mais agréablement excitante, elle s’empara de mèches de cheveux pour lui tirer la tête. Le pauvre, il s’adonnait à une pose de yoga : le cobra. Il était à sa merci et sous sa suprématie alors qu’elle lui léchait impitoyablement les lobes d’oreilles puis en lui baisant le cou désormais couvert d’une couche de salive brûlante qui collait à sa peau.

« De ce royaume règne une entité destructrice
Une flamme vagabonde, indomptable, chimère réelle.
Je domine, tu es mien. J’ai faim, tu m’assouvis;
J’embrasse, je caresse, je lèche, je te mords la moelle. »


Elle récita ces vers comme si elles l’habitaient et la rongeaient depuis toujours. Cependant, elle avait défroqué à une seule règle : la rime. Deux vers ne rimaient pas entre eux. Cela faisait montre de son caractère indomptable et têtu qui n’en faisait qu’à sa tête et ne se moulait à aucun modèle. Elle était unique en son genre et personne ne lui allait à la cheville. Si Meric était un privilégié de grande classe, il avait été le seul, même en comptant ses conquêtes de jadis et de cette cité mythique, à atteindre un seuil très élevé de satisfaction constante chez elle. Il avait su livrer la marchandise et être brutal selon ses désirs et en dosant l’amalgame douceur et brutalité. Elle s’assit en califourchon sur ses jambes, qu’elle savait devenir meurtries - mais qu’importe -, avant d’activer ses mains à partir de ses cuisses pour masser sensuellement le corps de cet explorateur qui avait travaillé fort lors de l’exploration de ce temple oublié et négligé par le temps. Elle s’attarda volontairement à son derrière qui se raidit à son contact tactile, ce qui fit sourire la Tigresse. Toutefois, il manquait un élément. Elle fronça les sourcils avant de se lever pour aller fouiller dans le tiroir du bas de sa table de chevet. Elle trouva ce qu’elle chercha et revint s’asseoir sur les jambes de Meric. Qu’elle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle laissa couler comme une pluie l’huile pour massage sensuel qui se réchauffait dangereusement au contact des mains. Elle versa une généreuse portion du produit sans lire la mise en garde de l’étiquette et la quantité nécessaire. On était téméraire ou non ne l’était pas.

Ses mains de déesse s’animèrent donc sur ce corps viril et pourvu d’une musculature qui faisait naître d’impures pensées dans l’esprit de la féline sauvage. Elle s’amusait à enfoncer ses doigts (non pas les ongles comme pour perforer sa peau) dans son dos, songeant presque à ce que sa chair fonde et se durcisse une fois que ses mains auraient pénétré la couche dermique. Elle soutint les légers gémissements de son partenaire adoré lorsqu’elle savait qu’elle y allait plus fermement qu’à l’habitude. Elle savait y trouver du plaisir tout en étant pertinente et agile dans sa manoeuvre. On faisait du bon travail pour en récolter les fruits ou on ne le faisait pas. La bête noire de l’espionne y allait jusqu’au bout et ne négligeait aucun détail ni aucune partie. Au bout d’un moment, le dos de Meric reluisait de l’huile et les plus imaginatifs auraient pu apercevoir l’ombre d’une fumée émaner du dos tant le produit était devenu brûlant. Les mains de la jeune femme quittèrent le corps masculin pour masser sa propre poitrine pour se procurer la même sensation de brûlure qui vous poignarde l’épiderme et vous picote l’intérieur. À nouveau, elle compressa sa poitrine sur le dos du médecin ténébreux, mêlant ses gémissements au sien dans une symphonie de plaisir qui gagnait en intensité. Naturellement, leurs lèvres vinrent à se rencontrer derechef, comblant une carence de baiser présente chez l’espionne. En même temps, elle expédia ses mains sur les épaules de Meric pour les lui masser. Désormais assise sur son derrière, elle pouvait sentir le contact du produit, heureusement non toxique pour les parties intimes, qui engendrait une légère sensation d’inflammation, mais qui, selon l’hypersensibilité de la Tigresse, devenait une sensation très vive qui irradiait une jouissance quasi démesurée, mais étrangement contrôlée tant elle était en train de partager des fluides buccales avec son amant. Malgré qu’elle était secouée de spasmes, son corps subissait pendant que sa tête n’était pas consciente de ces conséquences. En contradiction, leur baiser voluptueux était au ralenti alors que son corps était plutôt rapide. Une image digne des dessins animés les plus ridicules et absurdes qui soient.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mar 8 Déc - 6:19

Ah les sensations tactiles… Chaud froid, doux rugueux, humide, sec… Un petit monde de contrastes et de contraires qui permettait de ressentir énormément. N’était-ce pas justement cette constante opposition au sein des choses qui faisait la beauté du monde? N’était-ce pas là des choses auxquelles on ne parvient jamais vraiment à totalement s’immuniser? On pouvait augmenter sa résistance, tenter de supprimer la sensation de son esprit mais au final, il en demeurait toujours des traces, des fragments éparses qui refusaient de s’effacer. Pour certains, et pas uniquement les masochistes, on cherchait à faire le contraire : se rendre vulnérable à telle ou telle sensation, chose plus facile à faire qu’obtenir une immunité partielle. Ce qui laissait donc une belle porte ouverte à l’improvisation. Vous voulez un exemple? En voilà un.

Qu’arrive t’il quand quelque chose vous donne une impression de douce chaleur mais que vous décidez de… Disons faire monter la température de quelques degrés? Réchauffer une pièce par exemple, sans non plus faire comme on ferait par une froide journée d’hiver, moyen efficace d’arriver à cette fin? Oh ce serait exagérer de parler des flammes de l’enfer… Mais vous aurez bien chaud, assurément! De ce fait, c’est bien connu, la chaleur encourage à l’expression des sentiments et des pulsions, l’inverse du froid donc… Quoi, n’aviez-vous jamais remarqué que les gens semblent toujours plus irrités en été qu’en hiver, surtout, surtout par une journée de canicule? Voilà, il était évident que l’exemple vous frapperait… Donc, devant cet… Inhibiteur naturel, dirons-nous, vous êtes par conséquent plus enclin à vous laisser aller, un peu comme sous les effets de l’alcool qui, si on observe le phénomène, donne également des chaleurs… Dans le cas qui nous intéresse, cette sensation qui titille vos sens, cette espèce de légèreté qui vous monte à la tête se traduit dans le fin fond par une manifestation plus explicite si l’on peut dire, voyante à tout le moins. Comment se défini la chose alors? Comment l’expliquer et aider le lecteur à visualiser l’ensemble? Comme tous et chacun le savent, la vision de l’un et la vision de l’autre sont deux mondes parfois diamétralement opposé. Employons-nous donc ici à définir l’énoncé « manifestation plus explicite de l’amour », pour deux personnes amoureuse et dans ce cas ci, le médecin et l’espionne.

Commençons par le terme le plus difficile à définir et à bien cerner : amour. Il est dit qu’au vingtième siècle, dans un dictionnaire de la poésie, le terme amour comptait à lui seul des dizaines de pages. Imaginez maintenant les ajouts effectués au vingt et unième siècle… À ce juste titre, il serait hasardeux de se lancer dans une longue et complexe définition et nous nous proposons de laisser au lecteur l’interprétation libre du terme. Pour celui qui manque d’imagination, définissons la chose comme un lien d’attraction entre deux personnes, excessivement puissant, comme si l’esprit de l’un, exempt de toute conception théologique, se trouvait à être le miroir de l’autre. De ce fait, on parle d’une relation toute spéciale et techniquement unique bien que la société se soit plu à plus d’une reprise d’en pervertir le sens, allant jusqu’à le plier pour servir un intérêt mercantile…

Revenons en ensuite à manifestation, soit une démonstration d’un sentiment, d’une émotion ou à tout le moins d’un quelque chose. La chose peut varier en intensité et en force si l’on peut dire, de douceur à brutalité et en style bien que le terme soit contestable : suivant les préceptes de la civilisation ou selon l’état de nature qui se caractérise par l’absence des repères imposés par la société et bien souvent de la moralité. Vous ne pensiez pas que ce simple terme soit si complexe et développé et qu’il puisse envelopper tant de choses? Détrompez-vous! C’est là une version bien résumée de toute l’affaire… Mais vous devrez vous en contenter pour éviter de compliquer les choses.

Plus, de et l’ se passant de définition, il ne reste plus qu’explicite à définir adéquatement. On pourrait être tenté de dire « de façon plus marquée » mais ce serait passer à côté d’un détail très important. C’est « plus visible » qui serait le meilleur descripteur puisque dans le cas du médecin et de l’espionne, la première option eut été difficilement applicable. Plus marquée, c’était pour les affaires plus abstraites que les actions humaines… Plus visible, cela s’appliquait considérablement mieux pour l’observateur même inattentif à ce qui se passait dans cette pièce. En fait, il est fort possible que même un aveugle ait pu s’y retrouver, si on considère qu’il suffit d’un peu d’imagination pour se donner une idée des choses, aussi approximative voire imprécise soit elle…

La chose étant plus définie, l’énoncé complet ayant été décortiqué et analysé, vous avez par conséquent davantage de ressources pour voir, comprendre et décoder ce qui était en train de se passer dans la pièce. De liquide huileux chaud et agréable devenu lave en fusion au diapason de la passion qui unissait le petit couple, la fenêtre des possibles se resserrait d’un côté, celui par lequel l’observateur regardait mais allait croissant dans la vision qui s’offrait à ce dernier. Peu de choix d’un côté pour une vision panoramique totale de l’autre, c’était un compromis somme toute honnête! C’était pourtant tout bête et à la portée de tous que de générer les bons effets pour exprimer avec moins de barrières (bien que barrières il n’y avait pas à la base certes mais toutefois avec une absence de barrières dans l’absence de barrières, sans rendre véridique pour autant le bon vieux deux moins forment un plus) les sentiments qui les unissaient et les définissaient. Il était intéressant de voir et de noter que les limites reculaient de fois en fois, au fur et à mesure au fond que les esprits des protagonistes s’harmonisaient l’un avec l’autre. Pour un esprit obtus, cela apparaîtra comme difficilement compréhensible voire déroutant… Mais en fait c’était parfaitement logique voire sans faille : on pense qu’on a une limite précise que l’on finit par atteindre. Ceci fait, on ouvre la porte, prêt à crier « douce liberté »… Pour se retrouver dans un second corridor se terminant par une autre porte. Une autre limite donc. Et avant d’arriver complètement à l’extérieur, il fallait faire des milliers de pas et plusieurs n’avaient pas assez d’une vie pour se rendre à l’extérieur.

Pour cette paire, le trajet allait bon train comme le prouvait cette nouvelle manifestation influencée en partie par une simple réaction due à la chaleur certes mais commandé par des esprits qui ne faisaient que se servir de ce prétexte pour avancer de quelques pas de plus dans le dédale des barrières psychologiques. Une mise en contexte n’était jamais une mauvaise chose, loin de là, cependant, elle n’était pas nécessaire à l’expression des sentiments. Par contre, où serait la saveur épicée de la chose si tout se faisait certes sous impulsion mais pratiquement de façon mécanique à la longue… Les plats les plus fades ne savent satisfaire les vrais gourmets et à défaut d’y aller au plus basique soit en ajoutant un peu de sel, le vrai amateur de cette nourriture que sont les sensations et les émotions préfère la variété des saveurs à un goût aussi classique qui pourtant contente les masses grouillantes peuplant le monde… La conclusion de tout cela? La paire avait su tirer le meilleur de leur mise en pratique d’expertise du moment…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Dim 13 Déc - 21:50

La société moderne stipule que la femme d’aujourd’hui occupe un rôle plus important qu’à une époque où elle était confinée au ménage et résignée à l’autorité de son époux. Elle lui devait obéissance et soumission sans la possibilité de lui donner son point de vue. En gros, sois belle et tais-toi. Or, pour Elizabeth, il était impensable qu’elle puisse se soumettre à l’autorité de son mari. Elle aimait trop son indépendance et sa force de caractère pour s’y conformer. De même que la Tigresse n’aurait pas la capacité de s’entourer les poignets de chaînes et de masquer sa bouche d’un ruban adhésif pour suivre, comme un petit chien, son maître. C’était là tout le contraire de l’idéologie contemporaine dans laquelle elle baigne depuis sa naissance. À son souvenir, sa figure maternelle était à la tête d’une très grande entreprise... Mais bon, loin de la prendre en modèle aujourd’hui, la Tigresse pouvait être fière de mener la vie qu’elle possède aujourd’hui.

Pour le moment, l’espionne incarnait cette femme puissante. Elle avait la capacité d’amener son aimant dans tous les recoins qu’elle souhaitait l’y traîner. D’autant plus que lorsqu’il opposait une résistance, excitée, elle redoublait d’ardeur pour l’amadouer avec ses charmes irrésistibles. Elle l’embrassait langoureusement, le stimulait par des caresses sensuelles et elle se tortillait de plaisir. Bref, une Tigresse dans toute sa splendeur. Qui plus est, une reine de la luxure toujours prête à remuer mer et monde pour obtenir ce qu’elle veut et réaliser ses moindres désirs et caprices. Elle sentait comme cette reine de l’Égype ancienne, Cléopâtre, qui avait jadis mener ce pauvre Jules César dans son monde au parfum de miel et aux effluves de lait tiède hydratant la peau. Un monde paradisiaque dans lequel il s’était couché sur un lit de draps satineux avec sa belle blottit contre lui en lui servant les trésors gastronomiques de cette région désertique, tous deux embrassés par une bain de soleil ardent, mais agréable.

De cette vision, germa une idée dans l’esprit vif de cette débauchée. Après avoir terminé son massage, au point où le produit s’était incrusté dans les pores de la peau de Meric, Elizabeth l’obligea à remonter vers la tête du lit après avoir soigneusement placé les nombreux oreillers qui l’ornaient. Elle le sustenta d’un baiser avant de s’esquiver un moment, descendant au rez-de-chaussé pour aller faire... il ne savait quoi. S’impatientant, elle apparut dans l’embrasure de la porte juste au bon moment. Un plateau argenté dans ses mains contenait une farandole de couleurs vives : rouge, vert, jaune, orange... Un plateau garni et débordant de fruits frais. Une surprise n’attend pas l’autre, il y avait même un petit bol au contenu mystérieux, mais qui fut rapidement résolu lorsqu’elle arriva à sa hauteur et qu’il découvrit un chocolat liquide décadent et encore chaud. Elle lui adressa un clin d’oeil avant de s’installer à ses côtés. Elle posa le plateau comme il était pour s’asseoir de manière à former un angle droit avec ses jambes et son tronc. Elle engagea une résistance sur son torse et dans son dos de manière à le réinstaller, le tronc légèrement et parfaitement élevé pour permettre une bonne ingurgitation de nourriture. Elle l’embrassa de nouveau en lui effleurant le torse et en comprimant sa poitrine sur sa peau, provoquant une série de frissons qui eurent raison de la Tigresse, qui se défit de l’étreinte buccale à contre coeur. Elle l’observa avec le sourire un moment, le temps de nourrir son regard avant de s’empara d’un premier quartier de fruit qu’elle trempa partiellement dans le chocolat. Pour éviter qu’il y ait une pluie de ce liquide brun, elle posa un index sensuel sur la pointe de la fraise et peintura sa langue par la suite non sans oublier le mot d’ordre : séduction. Puis, ce fut au tour de la bouche de Meric de connaître ce délicieux mélange de fraise et de chocolat et de se sentir comme l’empereur aux côtés de sa propre Cléopâtre à la peau soyeuse et au teint légendaire. Après tant d’énergie de dépensée, il fallait bien reprendre des forces !

La Tigresse, jouant le rôle bien au sérieux, étouffait des gémissements de plaisir chaque fois qu’un frisson s’emparait d’elle lorsque sa peau frôlait celle du médecin déchu. Elle se serrait la lèvre inférieure plusieurs fois, mais se retint également d’y enfoncer ses crocs. Provocante, elle tentait même d’établie le moins souvent possible un contact visuel qui la ferait fondre et qui l’écarterait de sa tâche. Mais dès que leurs pupilles se croisaient, elle s’arrêtait et ne pouvait s’empêcher de se pencher pour échanger un baiser d’une fougue extrême. Puis, elle recommençait sa dégustation de fruits. Elle se permettait même d’échouer à sa tâche une fois de temps en temps dans le but de déguster un fruit nappé de chocolat. Elle prenait le temps de découvrir chaque explosion de saveur et de sentir le fruit descendre dans sa gorge pour ressentir amplement le morceau fruité. Elle fermait les yeux durant toute la durée de cette opération. De même que, chez Meric, elle attendait avec une patience inavouée qu’il termine sa bouchée et qu’il l’ait avalé jusqu’à ce qu’elle soit satisfait au point de prendre un autre fruit - un quartier d’orange, une rondelle de banane, un raisin solitaire, une framboise bien juteuse... - et de le poser délicatement sa langue tendue qui attendait avec hâte que l’amas de plaisir gustative soit perché.

Au bout d’un moment, elle laissa de côté les fruits pour se concentrer à lui effleurer la peau. Lorsqu’elle nota qu’il avait fermé les yeux, un doigt plutôt téméraire alla faire trempette dans le chocolat pour noyer son extrémité. Puis, avec lenteur, il vint se placer au-dessus de la bouche de Meric. La Tigresse esquissa un sourire candide, mais malin, puis dessina deux lignes à la courbe travaillée, le tout ressemblant à une moustache d’un torredor espagnol. L’espionne brisa la sérénité de la pièce en riant avec amusement, ce qui arracha le médecin de sa somnolence passagère.

« Oh ! Ce que tu peux être à croquer avec deux lignes de chocolat sous le nez ! Ça te donne un air exotique. Grrr ! s’exclama-t-elle en l’accompagnant d’un geste félin »

Sans s’arrêter, elle poursuivit sa rigolade au grand dam de son étalon qui s’essuyait le dessus de sa bouche avec vigueur pour constater le chocolat qui s’était retrouvé sur ses doigts. Alors qu’il vint pour se venger, elle l’arrêta dans son mouvement en barrant sa paume devant lui. Obtenant le résultat escompté, elle trempa à nouveau un doigt dans le chocolat, étrangement toujours chaud, et s’humecta le doigt avec sensualité tout en l’enfonçant dans sa bouche. Puis, elle s’approcha de Meric et apposa ses lèvres pulpeuses sur les siennes. Il pouvait toujours se venger s’il ne se laissait pas entraîner entièrement dans l’embrassade de sa compagne de coeur ou bien s’abandonner complètement en l’entraînant dans ses bras forts pour la serrer contre lui et sentir qu’elle frémissait de jubilation.
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