Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]

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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 26 Oct - 5:44

En effet, Martin devait bien admettre qu’elle l’avait bien eu sur ce coup là… Mais il ne rendrait pas les armes pour autant, oh non! C’était un homme plein de ressources capables de prévoir et appliquer un plan d’action en moins de deux, habitude hérité de longues années de pratiques. Si Elizabeth cherchait à s’embarquer dans ce petit jeu… Elle aurait une forte opposition. Elle avait encore son manteau de cuir sur le dos, ce qui laissait au médecin une excellente marge de manouvre pour ce qu’il avait en tête. Attendant patiemment l’occasion d’une riposte éclair, il décida d’envoyer la première salve pour décontenancer son adversaire.

« Faim je ne sais pas, soif oui par contre. De vengeance, rien de moins. »

L’espionne le regarda, stupéfaite et il profita pleinement de ces quelques secondes pour s’emparer de son verre vide d’alcool certes mais contenant encore ses cubes de glace, cubes qui se retrouvèrent dans le chandail de l’espionne lui-même dans son manteau. De fait, pour se débarrasser des mini icebergs, Elizabeth devrait enlever son manteau puis son chandail, ce qui laisserait les cubes contre la peau de son dos pendant un moment.

« On dit que cette dernière se mange froide, je suppose qu’elle se boit à la même température… Qu’en penses-tu? Logique, ce me semble… »

Il la regarda s’agiter et gigoter pour retirer les cubes de glace en sachant pertinemment qu’avec un coup pareil il venait de rétablir l’égalité. Mais pourquoi s’arrêter là quand il pouvait poursuivre? Elizabeth l’avait provoqué sur son sens éthique et professionnel en lui parlant de sa stagiaire… Et bien lui il s’attaquerait à la principale arme de l’espionne : son charme. Jeu de vilains, je de malins tiens…

« Ta poitrine? Bien comme elle est? Tu te trouves belle c’est ça? Allons donc, tu te fais des idées ma pauvre Elizabeth… Juste à te regarder tu es le rêve d’un chirurgien plastique, il y a tant à améliorer : des seins plus gros, un visage parfaitement symétrique, des fesses plus charnue, on pourrait aussi te donner un ton plus bronzé, rajouter un peu de muscles, enlever un peu de gras, tenter de te donner quelques centimètres de plus… Tu ferais une Bond Girl de troisième catégorie, sans guère plus je le crains… »

Et toc! Une virulente réplique vaillamment expédiée par le médecin chef de la Schya. Il avait sortit l’artillerie lourde sur celle là, le coup bas d’Elizabeth ne resterait pas impuni! Oser lui rappeler l’enfer que lui faisait vivre sa stagiaire au quotidien, dans son propre domicile qui plus était. C’était la guerre à coup sûr oui! Il su qu’il avait fait mouche avec son coup en voyant l’air d’Elizabeth : on aurait dit un poisson hors de l’eau! Hilarant tien… Mais bon, il ne fallait pas non plus trop faire tarder la chute du gag…

« Oh tiens, sis-je bête… Je pensais que l’on parlait des standards hollywoodiens actuels, suis-je bête… Non effectivement, tu es très bien comme tu es, sans tomber dans le règne tyrannique du plastique, du silicone et de la pseudo perfection des corps… De mon avis tout personnel, mit à part la symétrie parfaite d’un corps, on ne devrait faire aucune retouche chez un être humain… Et encore là, je te parle d’avantage d’un point de vue esthétique que pratique, pour ce que cela change réellement… Et encore là, je doute très fortement que l’on puisse réellement parler d’esthétisme… »

Révéla le médecin en souriant. Deux coups portés de plus… Croiseur touché et coulé… Mais il pouvait encore porter quelques salves au besoin. Regardant sa belle non sans se départir de son sourire en coin, il s’approcha d’elle, esquivant les glaçons qu’elle lui lança en riant et la serra contre lui. Elle défit son étreinte et la regarda dans les yeux avant de tâter le buste de sa belle, de le soupeser et de le masser, la faisant laisser échapper un soupir de franche satisfaction. Non, en effet, pour rien au monde il ne voudrait que l’on aille gonfler artificiellement cette poitrine ferme et fière! Ce serait parfaitement stupide et se ranger dans le moule artificiel et conformiste de la société actuelle, société vis-à-vis de laquelle Carter était opposé voire hostile.

« Tu as parfaitement raison d’être fière de ton corps. Et puis du reste, si tut e faisais refaire les seins, j’aurais l’impression d’avoir deux étrangères dans mon lit. C’est de toi dans ton ensemble dont je suis tombé amoureux, pas de tes gloires féminines uniquement. Faut-il être bête pour baser son choix sur la taille des seins… J’ai eu des patients qui auraient eu une relation avec une femme avec le plus détestable des tempérament pour un peu qu’elle est des grosses boules, pour reprendre leurs dires. C’est d’un mauvais goût : ils auraient bavés devant une femme avec des montgolfières, littéralement en termes de taille, pour sein, les pervers libidineux. C’est d’un non sens! »

Mentionnant la chose, Carter se rappela une réplique d’un vieux film des années 2000. Planète imbécile, disait un des personnages de sexe féminin, il suffit d’une paire de glandes mammaires géantes pour prendre le contrôle… Et Carter ne pouvait que déplorer la véracité de l’énoncé. Le monde était devenu fou, ce n’était plus l’hypersexualité mais la super ultra méga hypersexualité. Pour un peu plus et avoir une relation sexuelle en public et devant témoins serait chose normale… Par le passé, Martin avait déjà eu la très mauvaise surprise de prendre l’ascenseur du gratte-ciel de la Schya et de découvrir dans ce dernier non pas un couple en plein ébat mais trois personnes en plein ébat. Le rapport que le médecin chef avait rempli avait été si volumineux qu’il était passé au travers d’au moins deux cartouches d’encre et d’un paquet complet de feuille 8,5 par 11… Furieux qu’il avait été ce jour là et la légende de Carter l’homme de glace n’en avait été que renforcé. Dur, froid et tranchant comme la glace que l’on disait, et aussi impitoyable dans ses colères… Mais bon, il fallait laisser au passé le passé et aller de l’avant…

« En fait moi tu vois, sans entrer dans les ébats, je ne dirais pas non à glorifier encore une fois ce buste dont tu es si fière. Aussi stupide que cela puisse paraître, de nos jours, toute attention amoureuse est attendue de la société de finir en relation sexuelle. Sais-tu que plus des trois quarts des massages finissent en relation sexuelle ? Moi tu vois, si je le veux, je peux te faire un massage qui pourrait être l’introduction d’un moment intime des plus torride tout en restant maître de moi et ne pas verser dans un excès qui finirait par venir alourdir notre relation plus que la bonifier. »

Effectivement, il fallait bien le donner à Martin Carter : là où les hommes ordinaires étaient les esclaves de leurs hormones, Martin pouvait rester de marbre et en parfait contrôle. Une légende urbaine (fausse évidemment) mais pas loin de la vérité disait que Carter avait un tel contrôle sur lui que les meilleures prostituées d’Ataxia ne saurait lui faire atteindre l’orgasme s’il en décidait ainsi…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mar 27 Oct - 5:20

Haussant un sourcil visiblement curieux, un sourire intéressé exprima tout l’intérêt que l’espionne accorda à ses derniers propos. Elle le considéra avec envie, non sans masquer celle qui la rongeait de s’adonner à nouveau à son doigté plus que magique. Elle se mordit la lèvre inférieure. Manifestement, il l’avait lancé une flèche à un endroit très sensible de la jeune femme qui affectionnait ce moment de pur abandon, mais qui en même temps s’avérait être une véritable bataille pour l’être. Elle l’agrippa par le collet, frôla ses lèvres aux siennes, grimpant le thermomètre du plaisir à un niveau très désirable. Or, il n’était pas question de s’amuser tous les deux sous les draps. L’intention de Carter était ferme : glorifier ce buste dont tous deux en appréciaient l’allure et la fermeté.

« Bang bang, he shot me down, bang bang, I hit the ground... Bang bang, my baby shot me down..., récita d’une voix basse Elizabeth avant d’embrasser son médecin adoré. »

En effet, comme le chantait, il l’avait touché à un point de non retour. Il la traquait dans une ruelle et elle savait pertinemment que peu importe, elle n’allait pas s’en sortir. Après tout, elle pouvait percevoir, autant dans son regard que dans la manière dont il tâta sa poitrine, qu’il n’en ferait qu’une bouchée.

D’abord, elle se recula en prenant soin de ne pas interrompre le contact visuel très intense et empli d’un profond désir mutuel. Elle appuya une main sur une hanche et se mordit à nouveau la lèvre inférieure avant de se passer une main coquine qui descendit du cou jusqu’au bas ventre en passant par son buste, lequel elle s’attarda quelque peu. Oh oui ! Son soupir de franche satisfaction voulait tout dire précédemment. Et le plaisir ne manquait pas d’en lâcher d’autres, comme un bombardement. N’était-ce pas un moyen libérateur tout compte fait ?

« Bien sûr, bien sûr, dit-elle d’une suave et chaude. Mais, je ne pense pas. Tu vois, ça va finir comme tous les autres. Malgré toutes tes bonnes intentions, tu restes un homme d’une époque où vous êtes menés par vos hormones. Aucun contrôle ou, selon la bonne expression, aucun « self control ». Vos grognements sauvages sont dégoûtants ! C’est tout droit sortis d’une porcherie. Oui, les hommes vous êtes des porcs. Et puis, tu voudrais glorifier une poitrine que tu trouvais maigrichonne ? Une poitrine qui appartient à une femme qui serait la candidate idéale pour un chirurgien plastique qui pourrait tout arranger. De A à Z, disais-tu. Bon sang, Martin ! Un vrai homme, à n’en pas douter. Gros seins, grande, mince musclée, fesses rebondies... Ça m’étonne que tu ne mets pas demander de me teindre en blonde pour avoir plus belle à tes yeux. Et moi qui croyais que tu aimais mon teint de porcelaine ! Je crois m’être trompé à ton sujet. Moi qui aie eu du mal à accepter tous ses complexes physiques parmi une armée de barbies, j’te dis que je le tiens l’homme compréhensif ! »

Certes, son attitude connu un changement radical. Elle passa de la femme sensuelle à une femme quasi enragée de la vie, (faussement) insultée par les dires du médecin. Elle affichait une mine déconfite et désemparée. Elle qui l’avait cru parfait ! lui qui n’avait rien dit sur son physique s’amusait à lui dire en toute franchise qu’il ne correspondait pas aux critères de la société actuelle. Elizabeth s’affaissa sur ses jambes, enlaidissant son corps de cette posture plus que décontractée.

« Moi qui croyais que tu n’étais pas comme les autres... »

Puis, elle fila devant lui, l’effleura du bras avant de disparaître vers l’escalier, lequel elle monta avec précipitation pour s’enfermer dans sa chambre et « pleurer » sur son sort. Son dernier regard qu’elle lui adressa était plus que convaincant : intense tout en le fusillant du regard. Après le coup bas qu’il lui avait tenu, c’était à son tour de tenir la perche et de lui rendre la monnaie de sa poche. Bref, deux petits enfants dans une joute oratoire très adulte. Et puis, la réaction de Martin n’avait pas de prix : la bouche à terre et sans voix. Elle venait de retourner les armes contre lui. Allait-il répliquer ou abandonner et faire payer sa belle de s’être foutu de sa gueule comme ça alors qu’elle lui avait baratiner tout le contraire de ce qu’il était en réalité. Elle avait fait du commentaire où il se rachetait en lui disant que ce n’était pas vrai et qu’il était bien content du corps qu’elle avait, même si ce n’était pas de cela dont il était tombé amoureux.

Arrivée dans sa chambre, elle claqua violemment la porte et s’y adossa pour reprendre le contrôle de son fou rire. Certes, pour avoir été provocante, elle l’avait été. Elle étouffa son rire dans sa main et reprit immédiatement son sérieux ; il pouvait monter à tout moment pour s’excuser de ce quiproquo dont ils allaient bien rire encore dans plusieurs années. Elle devait soit jouer la victime allongée sur son lit ou bien le surprendre avec une attitude totalement contraire. Et puis, pourquoi pas le surprendre encore pour qu’il ne comprenne plus sa vie un bref instant ? Oui, l’idée de le déstabiliser davantage plaisait à Elizabeth qui s’empressa d’aller dans son walk-in, car oui elle avait entre autre réalisé l’un de ses rêves d’en avoir un, et s’empara d’un peignoir de satin. Alors qu’elle l’entendait monter les escaliers, elle se dénuda rapidement, enfila le peignoir et le ferma à sa taille avec la ceinture et alla s’adossa à un mur qui était dans la mire de la porte de chambre. De cette façon, dès que Martin allait l’ouvrir en trombe, il tomberait sur sa belle dès le premier coup d’oeil. Son regard prit un air sensuel et désireux d’être manipulée par le doigté mythique de son amoureux. Elle le laisserait d’abord parler, son mutisme à elle servant à le déconcerter encore une fois.

Manifestement, l’espionne la plus sensuelle de la Schya avait une personnalité imprévisible, mais calme, qui savait provoquer et évoquer le désir chez l’autre en adoptant une posture qui dévoilait ses courbes et faisait naître toutes sortes de pensées sexuelles. Mais chez Martin, cette position allait avoir un tout autre effet. Après, il n’était pas comme tous les hommes...

À son arrivée, elle fredonnait déjà, comme pour elle-même :

« Bang bang, I shot you down, bang bang, you hit the ground..., puis levant un regard vers lui, Bang bang, I used to shoot you down... »
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mar 27 Oct - 5:43

Si l’espionne s’attendait à avoir des mots ou une réaction de la part du médecin… Elle allait rester surprise. Martin avait su lire en elle comme dans un livre et à part un hochement de tête appréciateur, il ne manifesta aucune autre réaction. Il a déshabilla, l’allongea sur le lit et… Le maestro se mit à l’œuvre. Mais tout d’abord, un prélude.

Des millions d’années d’évolution avaient contribués à rapprocher l’être humain, sur un plan physique tout du moins, de la perfection et cet état de fait était principalement observable chez la femme. La femme… Fou que l’homme avait été de chercher le plus grand des trésors en regardant le ciel ou les profondeurs insondables des abysses quand ce dernier avait toujours été à portée de main. La femme… L’homme semblait si brut et imparfait face à la grâce de ces êtres, des anges ayant renoncé à leurs ailes et leur immortalité pour apporter du réconfort aux hommes mortels… Tout chez la femme avait de quoi enchanter ne serait-ce que par la finesse ou la pureté des traits qui semblaient les avoir dessinées. Évidemment, dans un monde où la pensée était tournée sur la culture de l’instant, du je me moi et de la consommation sur abusive, rares étaient ceux qui prenaient le temps d’apprécier les choses. Peut-être était-ce à cause de cet handicap qu’était le fait d’être un homme que Martin éprouvait une certaine fascination pour une partie bien précise de l’anatomie de sa belle mais en tant que médecin chef et amateur d’arts et de belles choses (mais n’allons pas penser qu’il prenait Elizabeth pour un vulgaire objet), il aurait voué un culte au buste de sa buste.

Comment aurait-il pu faire autrement? Tel un insecte attiré par les flammes, le regard finissait invariablement par se porter sur les formes divines de l’espionne. Ce poitrail volumineux et ferme semblait irradier de la même aura que sa propriétaire : regardez moi, je suis fière et indépendante, j’ai un corps sublime que je n’hésite pas à afficher. Elizabeth n’avait rien de la femme objet ou de la femme timide et effacée attendant un ordre ou un compliment d’un homme, oh non, elle savait les plier à sa volonté. Mais bon, pour en revenir à ce buste digne des plus grandes louanges, Martin ne pouvait que l’admirer pour ce qu’il était et il le respectait comme la femme qui venait avec.

Avait-on déjà dit que Martin avait un doigté légendaire? Oui? Et bien peut-être était-ce un jeu de lumière mais pendant un instant, on aurait pu jurer que le poitrail d’Elizabeth avait frémit d’anticipation, comme en attente des caresses divine du médecin. Tâtant la chair avec soi, caressant la peau satinée d’Elizabeth, il couvrit chaque centimètre de peau de ses caresses, ne négligeant pas la plus petite parcelle, ses douces mains faisant des miracles sur cette partie si sensible de l’anatomie de sa belle. Touchers légers, plus en profondeur, lents ou rapides, Martin savait quoi faire et quels gestes poser pour offrir le maximum de bien être à sa belle. Là où l’homme ordinaire se serait contenter de vulgairement tripoter et abuser de cette œuvre d’art de la nature, Martin prenait le temps qu’il fallait pour en prendre grand soin et il était aussi soigné que méticuleux dans sa façon de procéder. Là où le barbare aurait de façon odieuse posé sa bouche sur ce buste de rêve pour le couvrir d’une bave visqueuse, Martin savait user de son souffle pour stimuler chaque cellule de peau et usait de sa langue agile pour aller chercher les zones plus sensible de cette zone érogène de la femme. Tel un serpent, sa langue s’enroula autour d’un des mamelons de sa belle pour le titiller et le faire dresser, chaque geste étant mesuré et calculé avec une minutie dont seul Carter était capable. De cela il en était certain : aucun autre homme n’aurait été capable de tant de doigté, de finesse et de respect d’un corps. Es attentions ne laissaient pas Elizabeth indifférente et eut-il été un autre homme, cette ode à cette partie du corps pleine de symbolisme et de signification se serait transformée en un vulgaire acte, voire un acte odieux de simple fornication. Mais non. Pas Martin Carter. Pas l’homme d’Elizabeth Lévy, le premier à avoir vraiment et réellement respecté le corps de l’espionne.

Les dents du médecin s’enfoncèrent légèrement dans la chair de ce mont féminin, envoyant autant de petites décharges électriques en Elizabeth qu’il était possible d’en créer et faire ressentir par ce genre d’attentions et là où il aurait pu simplement laisser une marque dans la chair, il préféra s’en abstenir et continuer à prodiguer ses soins à sa belle. Il resta cependant un rien surprit : après les manipulations de l’odieux William Stryker, il sembla au médecin que le buste de sa belle était un peu plus gros, plus ferme et plus plein. Un effet secondaire des toxines du psychopathe? Peut-être bien mais cela avait augmenté la sensibilité de cette région du corps de l’espionne, la rendant plus réceptive encore au traitement spécial dont elle était l’exclusive récipiendaire du médecin chef de la Schya. Martin n’était pas dupe : il savait qu’Elizabeth devait lutter contre ses propres pulsions et ne pas transformer le moment en ébats amoureux torrides. Qui plus était, même si Elizabeth était en paix avec sa seconde moitié plus « ténébreuse », il savait que cette dernière était encore bien présente : Martin avait eu une relation avec une Elizabeth plus influencée par son double que la Elizabeth plus modérée et cela avait été toute une expérience. Particulièrement intense et riche en émotions fortes mais il avait bien dû reconnaître que ce changement de l’Elizabeth qui gardait une part de retenue lors de leurs ébats avait ouvert la porte à de nombreuses possibilités.

Mais bon, toujours était-il que le toucher magique de Carter mettait Elizabeth devant l’épreuve, encore une fois. À la longue, on aurait pu s’attendre à ce qu’elle s’habitue aux attentions du médecin. Erreur répandue bien que légitime. Au contraire, Elizabeth semblait faiblir un peu plus à chaque fois. Plus les deux amoureux passaient du temps ensemble, plus ils semblaient avoir de l’effet l’un sur l’autre. Là où jadis il fallait un temps respectable pour amener Elizabeth au-delà du septième ciel, Martin avait découvert récemment que déifier une autre partie fort féminine de l’espionne lui prenait un temps considérablement moins long et qu’Elizabeth avait renforcé son pouvoir sur lui également. Le temps semblait être converti en intensité, en désir et en émotions fortes, comme si cette constante elle-même s’inclinait devant les amoureux pour leur permettre de vivre pleinement leur relation amoureuse… En ce moment par exemple, il savait qu’il se donnait à fond et qu’Elizabeth répondait positivement à cet acte pratiquement de foi, de zèle et de dévotion. Ceci dit, il était hors de question de faire moins que ce qu’il faisait actuellement : devait-on cesser de faire acte de respect même si cela pouvait avoir des conséquences inattendues? Le pèlerin devait-il arrêter sa quête pour éviter un quelque chose donné? On, il ne pouvait se résoudre à adopter une façon de procéder plus « prudente » qui ne serait qu’une grotesque parodie de sa façon de faire, un pâle fantôme de ce qu’il pouvait faire. Il ferait ce qu’il avait à faire et ce en rangeant le reste dans un recoin de son esprit. Carter était un homme de principe et s’il devait pour monter son amour, son respect et toute la pureté de ce qu’il y avait en lui pour Elizabeth l’amener au-delà d’où il l’avait par le passé, il le ferait. La seule raison valable pour lui de ne pas le faire serait de nuire physiquement ou psychologiquement à sa belle et il savait qu’elle y « survivrait », bien que le terme soit exagéré pour la situation actuelle. Ceci dit, l’ode qu’il avait réservé, composé et joué pour sa belle et son buste touchait à sa fin : toutes les choses doivent se terminer, les meilleures comme les pires et même si c’était avec regret qu’il le faisait, il savait qu’abuser deviendrait malsain…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 28 Oct - 2:54

La faiblesse du corps est bien que ce dernier frémit à l’idée de se faire manipuler par une main à découvert selon un rythme incroyablement lent qui fait trembler chaque pore. L’espionne en avait de plus en plus les sueurs froides, mais c’était tellement libérateur, si rafraîchissant que de refuser un massage était une véritable torture. C’est dans ces moments-là qu’elle pouvait sentir que Martin la respectait pour ne pas lui sauter dessus dès qu’il l’avait enivré de son doigté mythique. Et cette preuve d’amour sincère était si puissante qu’elle pouvait être émouvante. De son côté, elle aurait tout aussi pu chuter dans son combat et attirer violemment sa tête près de la sienne afin que leurs lèvres se touchent et se marquent au fer. Cependant, elle avait appris à maîtriser ses folles envies de l’entraîner vers elle, se sentir sa chair contre la sienne pour percevoir les hérissements de poil. Manifestement plus modérée, cela se remarquait dans son attitude de tous les jours, et c’en était un plus. Elle pouvait davantage se contrôler et inhiber ses impulsions les plus coquines ou, à l’inverse, meurtrières. Rien de moins.

Pendant tout le processus, certes, Elizabeth réagissait aux caresses du médecin et émettait même un petit gémissement étouffé lorsqu’il s’attaqua à ses mamelons, mais le tout se fit dans un silence qui savourait le moment. Son corps tressaillait à chaque décharge et subissait chaque coup asséné avec appréciation. Un combat mené par une main de fer et le chef d’orchestre Martin Carter qui s’appliquait et se donnait afin que son aimée éprouve un pur orgasme sensoriel. Et comme à chaque fois, elle finit par s’abandonner entièrement, laissant son corps agir et réagir comme il l’entendait. Sa pensée néanmoins intervenait dans la mesure où elle s’interdisait toute interruption de sa part. La chose aurait été d’une part déplacée et nullement justifiée. D’autre part, pourquoi cesser un moment aussi agréable ? L’esprit de l’espionne concevait désormais cette option comme un non respect de la donation du plaisir et du respect que lui vouait son bien-aimé. Une forme irrespectueuse en outre non envisageable. À la fin, le tout se fit avec tant de finesse et de délicatesse qu’elle pouvait aisément sentir que le maigre courant d’air qui circulait dans la pièce. Une sensation d’une douce brise estivale qui éveillait des sourires satisfaits. La jeune femme édifia une apothéose douce, sans exubérance : laissant une dernière inspiration remplir ses poumons, elle ouvra mielleusement ses paupières, découvrant des pupilles reposées et calmes. Lento, elle tourna sa tête en direction du médecin et étira un sourire fier et comblé. Ses muscles, malgré tout détendus de toute cette agitation intérieure qui aurait pu les raidir pour une bonne heure, la soulevèrent pour la faire asseoir. Elle rassembla une couverture autour d’elle pour couvrir sa nudité, non pas par pudeur, mais pour se prévenir d’éventuels courants d’air venimeux et désireux de rentrer dans sa chair comme des poignards tranchants. D’une tendresse renouvelée, elle déposa un baiser débonnaire et franc, après quoi, elle fit choir sa tête sur son épaule. Elle lui prit une main et s’amusa, avec un entrain quasi enfantin, à entortiller ses doigts entre les siens, à les appuyer les uns contre les autres comme pour les comparer. Bref, un moment naïf, mais serein. Débordante de compliments, elle aurait pu lui faire part du merveilleux moment qu’il lui avait fait passé, mais rompre le silence serait considéré comme un sacrilège dont on devrait se repentir. Pas de tout de suite du moins. Les mots ne devaient pas envenimer l’instant placide.

Deux minutes passèrent, puis trois, puis cinq, puis dix puis vingt... Elizabeth dressa la tête pour constater qu’il était près de 15 heures. Sans plus de réaction, elle recentra son attention sur son amoureux et posa des yeux imperturbables sur lui, la présence d’un sourire étant toujours au rendez-vous. Si seulement la vie pouvait durer éternellement de cette façon ! Plus aucun soucis, aucune obligation envers l’extérieur. Il n’y aurait que lui et elle, seuls dans cette spacieuse demeure qui deviendrait leur terrain de jeu où chaque pièce serait une nouvelle activité. Elle rit à la simple pensée qu’ils pouvaient redevenir enfant en riant innocemment alors que la terreur brise toute la pureté de la maison. Heureusement que les remparts servant de murs pouvaient les couper de ce chaos irréversible. C’était leur château et ils y resteraient enfermés, s’ils le pouvaient, hélas !, à jamais. Il fallait peinturer cette maison d’amour, accrocher des rires candides, arroser des regards amoureux, exposer des sourires béats...

L’espionne contourna Martin par-derrière, s’arrêtant derrière lui. Elle entoura son cou de ses bras et blottit sa tête contre lui avant de parsemer cette région de baisers brûlants. Sensuelle à ses heures, elle savait toutefois dosée le tout pour le faire languir, mais en même temps, de le mener pour qu’il repousse toute tentative de bouger le moindre poil. Bref, une bataille, peut-être pas à la hauteur de celle qu’Elizabeth menait lorsqu’il la caressait de long en large, enclenchée par un sens et une tendresse impressionnante. Qui aurait cru que cette femme dévergondée et sauvage pouvait accorder une douceur aussi lente ? Le pire des idiots aurait gagé qu’elle n’en aurait fait une bouchée il y a longtemps déjà. La chose avait toujours été ainsi avant qu’elle vienne sa compagne : vite fait, bien fait (dans la mesure du possible), sans aucun silence pesant pour alourdir la « tâche ». Bref, aucune plaisir personnelle et tendre à en retirer. Après, le dit contrat ne stipulait rien de cela. Grogner son plaisir comme un porc c’était satisfait pour apprécier, si on pouvait qu’ils appréciaient, l’acte auquel ils s’adonnaient. Ici, un simple sourire, ou encore un petit rire, suffisait pour résumer un paragraphe entier sur l’appréciation de l’acte de Carter.

Au bout d’un moment, l’espionne sécha son bombardement de baisers et coucha sa tête à nouveau sur l’épaule du médecin. Elle l’admira de profil, mais croisa rapidement son regard. Elle refila une mèche résolument indomptable au derrière d’une de ses oreilles qu’elle effleura du doigt. Même un détail, comme une oreille, qui pouvait devenir bénin et sans intérêt prenait des allures attirantes. Manifestement, la passion entre les deux amoureux ne faisait qu’amplifier celle qu’ils éprouvaient pour l’autre, jouissant de chaque détail anodin qui complétait une personne. Sans la présence des oreilles, il ne pourrait rien comprendre des discours enflammés de sa belle, ni même savoir le pourquoi de sa joie ou de sa tristesse... Bref, il s’agissait d’un sens particulièrement important qui recevait tous les messages importants que leurs bouches respectives lançaient. Même si un regard et un sourire pouvaient en dire long, les mots ajoutaient des épices fortes intéressantes à la recette qui gagnait en saveur.
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 28 Oct - 3:58

Les mots devenaient si superflus dans une telle relation… Martin en venait même à les détester. Le corps avait toujours été la première forme de langage et on l’avait sauvagement écarté pour faire place à un dialogue souvent produit à la chaine et insipide, comme ces cartes postales avec un texte déjà écrit dans se délectaient les masses imbéciles… Non, pour déifier Elizabeth et son corps, pour glorifier la féminité de sa belle, une féminité qu’elle avait su remettre à son service et au service de valeurs sûre… Oui, Elizabeth n’avait pas le corps que la société moderne exigeait de par les lobbyings des magnats de l’esthétisme et de la chirurgie plastique : pas de lèvres gonflées ni de seins siliconés, pas de bronzage artificiel ni d’épilation laser, d’injection de collagène, de botox et autre substances du genre, un corps pur à 100% dans tous ses artifices offerts si généreusement par la nature elle-même. Qui plus était, c’était un corps irradiant la santé, un corps finement musclé au teint vivant par contraste à ces barbies anorexiques qui hantaient les rues de ce monde… Et c’était justement parce qu’elle avait su rester elle-même et qu’elle s’acceptait comme telle que Martin aimait tant cette femme. L’homme en lui exigeait qu’il la prenne là, maintenant et tout de suite, sauvagement, sans aucune inhibition pour lui faire l’amour de toute la force de ses émotions et de ses sentiments. Cependant, l’autre moitié de Carter, cette autre lui-même si philosophe et réfléchi lui interdisait la chose. Oui, il aurait été tout naturel de faire une telle chose, les deux amoureux étant vrais et sincères entre eux : on était loin de ces relations artificielles où tout se faisait à la va vite pour atteindre l’orgasme dans un concert de cris exagérés et de gémissements hypocritement poussés. Cependant, même si l’acte de chair aurait été plaisant, avec ses cris et ses gémissements, ses halètements et ces mouvements parfois exempt de délicatesse et de douceur (car depuis la réconciliation entre Elizabeth et son double, la retenue n’était plus au menu : où était la honte à laisser sa chair dire et exprimer ce qu’elle pensait? Là où plusieurs trouvaient ridicules et dégradant de faire l’amour bruyamment, Martin voyait cela comme une preuve de respect, lorsque fait honnêtement, pour montrer à l’autre que l’on appréciait ses attentions), cette célébration du culte du corps de l’espionne était loin d’être terminée. Il avait encore fort à faire d’ailleurs et il ne comptait pas chômer, oh ça non!

Se défaisant de leur étreinte amoureuse, Martin se leva pour aller fermer la porte et les fenêtres et il mit en marche le chauffage électrique. Rien de trop chaud, juste de quoi réchauffer légèrement la pièce pour que tout courant d’air pouvant se percevoir soit une brise chaude qui ne dérangerait pas la chair sensible d’un corps. Invitant d’un geste l’espionne à se relever, il refit le lit avec la couverture défaite à l’espionne pour ensuite lui faire signe de s’allonger sur le ventre. L’espionne s’exécutant, il commença à lui faire un relaxant massage, son doigté magique faisant fondre les nœuds et les points de tensions qu’il… Tiens, voilà qui était curieux. Il avait observé que le buste de sa belle était désormais exempt de points de tension tout comme les changements subtils observés sur sa poitrine en terme de prise de volume, de fermeté, de sensibilité et tout le tralala décrit plus tôt et il observait des effets similaires sur le reste du corps de l’espionne : une musculature plus définie, un derrière un peu plus rebondi et une absence totale de points de stress ou de tension. Il revérifia chaque point au cours de son massage sans rien trouver. Se pourrait-il que par le plus grand des hasards, une des théories les plus aisément réfutables de Carter se soit en fait avéré exact? Elizabeth ne pouvait le voir de par sa position mais le médecin fronça quand même les sourcils : si ses observations actuelles étaient exactes, il était alors possible qu’Elizabeth ne soit pas au bout de ses surprises… Et que les efforts de réunification fait par Martin pour réconcilier les deux Elizabeth aient porté des fruits inattendus.

Martin avait toujours soutenu que du mal il pouvait naître une part de bien, trop souvent « indésirée » par celui qui avait perpétré l’acte mauvais en premier lieu. Dans le cas d’Elizabeth, Non seulement les effets avaient contribués a rendre Elizabeth encore plus belle et émancipée mais en plus, les toxines après avoir fait subir un stress particulièrement intense à Elizabeth l’avaient libérer de toute accumulation possible de stress par son corps. La paix intérieure physique n’était plus inaccessible à Elizabeth et son corps fonctionnait désormais au diapason de son esprit. Une harmonie parfaite entre le physique et le psychologique, une chose que Martin Carter aurait cru impossible dans une société comme Ataxia. Le médecin chef de la Schya en resta muet de stupeur bien que cela ne put s’entendre comme il ne parlait déjà pas dans l’instant. Il avait sans le savoir offert à sa belle ce qu’il avait cru impossible : le calme et la sérénité d’un corps éphémère et soumit à la tyrannie du monde et la tranquillité et la paix d’un esprit aux prises avec la dictature du conformisme. Il pouvait entendre ses soupirs de bonheur et de satisfaction et il pouvait pratiquement voir le sourire de bonheur étirer les lèvres de l’espionne… C’était inespéré, à n’en pas douter, une réaction impossible à anticiper à la base du produit dont le psychopathe s’était inspiré pour torturer la belle Elizabeth…

Mais bon, pourquoi ruiner le moment en lui annonçant la chose? Certes la nouvelle était bonne mais elle pouvait attendre. Son massage terminé tant du cou que des bras, du dos, de son postérieur athlétique ou encore de ses jambes fines et musclées, il l’aida à se tourner sur le dos avant de la dévorer du regard, se délectant de chaque courbe, chaque parcelle de peau, de chacune des parties de ce tout qui formait la femme de sa vie. Il recommença à masser dans cette nouvelle position chaque membres et parties d’Elizabeth en évitant volontairement une zone fort sensible de l’anatomie de sa belle. Il aurait l’occasion d’y revenir plus tard. Il n’y avait, après tout, aucune presse.

Il se passa un certain temps que Martin ne prit pas la peine de comptabiliser au terme duquel il cessa le massage classique pour devenir à nouveau plus personnel avec son aimée. Il se ferait le dévoué jardinier de son jardin secret et son doigté légendaire ferai encore des miracles pour transporter Elizabeth loin, très loin de la simple réalité physique. Main et doigts, lèvres et langue, Ces instruments le serviraient fidèlement pour parfaire son œuvre qu’était cette longue ode qu’il dédiait à l’être de sa vie. Et si au cours de ce traitement bien spécifique du médecin l’orgasme ne fut plus que sensoriel pour Elizabeth mais bien réel, cela ne fit pas reculer le médecin qui n’avait que faire des fluides que pouvait produire sa belle qui au fond ne faisait qu’apprécier le moment. Là où ce genre d’efforts tant pour un que pour l’autre était d’ordinaire éprouvant, surtout la libération physique de la jouissance exprimée par l’esprit à laquelle était soumise la demoiselle Lévy, il sembla que ce genre de trivialité ne l’affectait plus et que le médecin savait puiser en lui les forces nécessaires pour continuer son ode sans coup faiblir.

Quand enfin le tout prit fin, Martin porta un regard curieux sur l’horloge : il était presque 17 heures. Pendant près d’une heure et demi il avait rendu un hommage constant et passionné au « centre » de la féminité d’Elizabeth, la faisant frissonner de plaisir et l’amenant bien plus loin qu’auparavant et ce, ironiquement, grâce à des effets secondaires positifs que n’avait su anticiper un vrai monstre et fou furieux…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 28 Oct - 23:46

Telle Blanche-Neige ou encore Aurore, Elizabeth ouvrit nonchalamment les yeux pour poser un premier regard sur son entourage et découvrit un Carter bien embarrassé par le temps qui avait largement été rapide aux cours des dernières heures. D’abord intriguée puis résignée, l’espionne devait se conformer à ce diable de temps qui jouait toujours contre eux, rendant leurs moments toujours plus courts qu’ils ne l’étaient en réalité. Néanmoins, la chose n’était pas en soi plus déplaisante. Au contraire, le fait d’avoir renversé deux-trois fois la vapeur pour qu’il s’y remettre une deuxième et même une troisième fois eut de quoi la satisfaire. Malgré qu’elle n’était jamais totalement rassasiée. Un appétit de loup, jamais comblé. C’était uniquement de quoi faire cesser les hurlements de la bête qu’était le désir. C’était une chasse continuelle qui jamais n’atteindrait un but satisfaisant en bout de ligne. La chose était réciproque des deux côtés : la jeune femme se faisait cajoler la chair et Carter en retirait le plaisir nécessaire par les appréciations vocales de sa belle.

Avoir été aux prises des griffes de ce psychopathe de William Stryker, il fallait se rendre à l’évidence : sa maltraitance avait mené à des bienfaits inespérés qui eurent des effets positifs sur le moral du couple. D’une part, cette épreuve les avait rapproché émotionnellement, mais d’autre part, Elizabeth en ressentait grande gagnante de cette joute contre le mal en personne. En effet, elle se sentait plus libre, comme si cette torture l’avait libéré d’un fardeau inconscient quelconque, un mauvais souvenir oublié dans un coin décoré de toiles d’araignées. Le médecin l’avait sans doute remarqué. Après tout, il pouvait aisément la devancer sur la chose et son intelligence pouvait le mener à ce genre de raisonnement. Dans le cas présent, il semblait superflu pour elle de partager une telle constatation. Peut-être que même de son côté, il venait de rejeter cette pensée pour se transformer en paroles afin de ne pas briser la somptuosité et la tranquillité du moment. Ne rien rompre, vivre et laisser vivre.

Il y régnait une chaleur confortable qui rehaussait des frissons de chaleur. Manifestement sensible aux sens, l’espionne se laissa mener par les sensations de la pièce, sa chair étant encore susceptible après tout ce traitement fort relaxant et libérateur pour les quelques mauvaises toxines qu’ils pouvaient encore t’y avoir. Mais encore, répéter ce qui pouvaient sûrement avoir traversé l’esprit goulûment rongé par un hamster vif comme l’éclair qui pouvait trouver une explication ou un pronostic à toute chose en un temps résolument record.

De sorte que l’esprit féminin se concentra sur son amoureux, bien curieux personnage qui contemplait l’heure drôlement. En le voyant nullement réagir, elle pouffa se rire et porta précipitamment sa main à sa bouche pour couvrir tout son inopportun. Il se retourna bien vite, un point d’interrogation dressé dans ses deux pupilles. Elle se redressa sur le lit et l’embrasser, signifiant qu’il n’y avait rien. De son regard, il y pouvait aisément lire qu’elle le taquinait sans parler. Il pouvait être bien intéressant d’installer un être observateur pour tenter de saisir ce que les amoureux se racontaient avec leur contact visuel. Quand deux âmes connectaient parfaitement ensemble, chacun pouvait déceler les pensées, les commentaires de l’autre. C’était bien connu, mais bien pu remarquer chez la majorité des couples qu’il y avait à Ataxia. Il faut dire que rares étaient ceux, pour ne pas inexistants, qui prenaient le temps de se connaître en profondeur pour en arriver à ce point. À eux seuls, ils prouvaient la théorie que de se comprendre par le regard était possible et pas psychologiquement impossible. Et puis, au terme de leur conversation silencieuse, durant laquelle ils échangèrent je ne sais quoi, ils se transférèrent un sourire bien franc avant de se caresser les lèvres. Rassemblant à nouveau un drap autour d’elle, elle se leva du lit avant d’aller se poster à une fenêtre aux proportions de deux portes françaises - mais décorées d’un rideau qui offrait l’intimité nécessaire à la chambre. Il permettait d’observer l’extérieur sans attirer l’attention d’un voisin de cour arrière. Quoiqu’il était à distance avec seulement l’assistance d’une longue vue. C’était pour dire. Étrangement, le silence régnait toujours, comme si chacun communiquait par télépathie. Un véritable rouage que seul l’amour, le vrai et sincère, pouvait réaliser.

Puis, s’étant sustenter de la vue, allez savoir pourquoi elle y alla faire un tour, elle retourna auprès de Martin, se postant d’abord devant lui. Elle posa une main sur sa joue et l’effleura d’un mouvement lent, mais affectueux tout en tenant de l’autre main ses draps pour ne pas les laisser tomber. Elle étira un nouveau sourire. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’elle ne retourne derrière son dos. Elle fit en sorte que son drap ne tombe ou ne cède pas, point posa ses paumes sur chaque épaule. Elle fit manoeuvrer les deux pouces afin qu’ils effectuent des mouvements circulaires, évoquant le début d’un massage. Ce n’était le même type, mais l’intention restait de lui plaisir et de le faire relaxer amplement avant qu’il replonge dans son travail de médecin à la Schya. Ils avaient bien négocier un congé de deux semaines, ils se devaient d’en profiter pour évacuer tout le stress que le travail de dit criminel exigeait. Ensuite, elle s’attarda à la colonne, s’activant à dénouer tout noeud qu’il y avait. Il lui en restait quelques-uns qu’Elizabeth se chargea d’éliminer bien rapidement. Elle n’était une experte en massothérapie, toutefois, elle pouvait se débrouiller du mieux qu’elle pouvait. Elle avait vaguement feuilleter un livre sur la chose lorsqu’elle eut une violente crampe au mollet et qu’elle jugea de savoir comment gérer la chose pour réduire le temps de la douleur associée.

À 17h40, elle jugea avoir complété sa mission. Derechef, tête déposée sur son épaule, le lorgnant de profil puis de face lorsqu’il tourna machinalement la tête dans sa direction. D’une voix calme qui ne ferait sursauter personne, car le silence avait habité la maison pendant des heures, elle lui demanda :

« Je te repose la question, puisque j’imagine ta vengeance assouvie. Que veux-tu manger ? Il est relativement l’heure du repas et tu dois bien avoir un appétit qui s’est développé depuis tout à l’heure. Tu t’es occupé de moi, à mon tour désormais. On prend ça encore relaxe et sans presse. Il ne faudrait surtout pas emplir de négation et de stress cette demeure encore jeune de nos ébats. »
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 29 Oct - 5:35

« Manger? Euh… Honnêtement je ne sais pas. De la viande, à coup sûr. Tiens… Pourquoi pas… Je ne sais pas moi… Un bon steak! Ça se fait vite et bien, ça se marie avec un tas de trucs et ça se mange comme un charme! Personnellement, je ne suis pas un amoureux des repas interminables… Je préfère prendre le temps après le repas. Plus besoin de se préoccuper de la vaisselle ou de la nourriture qui refroidit… »

Fit savoir le médecin chef, songeur. Car oui, même si sa bien aimée se proposait de faire la cuisine, il n’allait quand même pas exiger un cinq services! Le médecin, en dehors de son travail, savait rester étonnamment simple. Et pourtant, quand on voyait tout l’équipement qu’il avait dans son laboratoire, il y avait de quoi décontenancer même le plus coriace des amants de la technologie et des gadgets divers! En fait, à regarder son garde-robe, il y avait un manque évident de variété, de diversité… Ayant vécu en solitaire pendant plusieurs années, Martin n’avait pas vraiment développé ce goût de la mode qui ne s’acquiert qu’au contact de la société qui elle vous force à remettre votre look en question… Cependant attention! Ses vêtements étaient d’une propreté surprenante, il en prenait grand soin comme tout le reste de ses affaires! Plutôt particulier comme comportement dans une société où la consommation de masse et le « jetable » étaient fortement encouragés… Non, Martin Carter ne serait jamais une « fashion victim »…

Un bon souper, oui… Ce ne serait pas de refus, en effet. Se sustenter serait salutaire pour son organisme et le médecin prenait religieusement ses trois repas par jour. Avant de rencontrer Elizabeth, il mangeait à heure fixe, réglé comme une horloge suisse mais bon, ne dit-on pas qu’une femme vous transforme? Martin avait ajouté de la flexibilité à son train de vie et son irritabilité passée avait été en diminuant depuis. Il restait toujours aussi imprévisible mais bon, il y avait des choses qui ne changeaient jamais et avec lesquelles il fallait s’accommoder… Martin avait remarqué qu’on pouvait réduire en un sens l’être humain à sa plus simple expression et des études plus poussées lui avait permit de déterminer qu’il suffisait de la bonne combinaison de circonstances pour transformer radicalement un être humain… L’esprit finissait par ne plus pouvoir en prendre et il craquait. Étonnamment, trop de bien pouvait faire autant de trop de mal. Il avait vu des cas lors de congrès avec des collègues et cela l’avait toujours franchement étonné. Un revirement de situation si brusque, si brutal… Au fil du temps il avait compulsé bien des sources pour essayer de déterminer les causes fréquentes, les déclencheurs principaux, ce genre de choses : comme tout problème du corps, la médecine devait pouvoir régler ceux de l’esprit… Autrement qu’à coup d’antidépresseurs, évidemment.

Bon sang, il le refaisait encore, se perdre dans ses pensées… Il y avait tant à faire et pas suffisamment de temps dans une journée pour penser à tout à sa juste valeur… Non pas qu’il préférait la solitude à sa vie de couple, loin de là, c’eut été hypocrite de même sous-entendre une telle chose. Toutefois, il devait reconnaître qu’il avait toujours eu ce défaut que de trop penser, de trop réfléchir… Cela l’aidait considérablement dans son travail mais pas dans sa vie privée. À quoi servaient les grandes réflexions sur des questions aussi simples que « que mange-t-on ce soir » ou « quel film ira t’on voir »? À peu de choses, bien peu de choses, de cela il en était parfaitement convaincu. Au fond ce qui… Tiens… Le téléphone cellulaire du médecin sonna, interrompant son fil de pensée, et ce dernier réprima un juron avant d’aller chercher l’appareil posé sur un meuble non loin. Répondant, il porta l’appareil à son oreille… Avant de virer à l’écarlate et de répondre d’un ton glacial à la personne au bout du fil. Elizabeth ne pouvait entendre l’échange mais ave le ton de son aimé qui montait graduellement, il y avait de quoi se poser des questions… Apparemment cela ne faisait pas du tout plaisir au médecin…


« Comment ça Murphy vous a donné mon numéro de téléphone?! Il ne peut avoir succombé à vos avances, succube! Murphy est homosexuel! Vous êtes aussi intéressante pour lui que le dernier sondage tendance pour moi! Comment ça une faiblesse inhérente à tous les hommes? Allez rôtir en enfer, catin! Que?! NON! Non je ne vous dirai pas où je suis jusqu’à la fin de mon congé! VOUS FERIEZ QUOI AU BOSS?! Mai merde, laissez moi tranquille à la fin! J’ai quelqu’un dans ma vie et heureusement ce n’est pas vous! Putain! Laissez Elizabeth en dehors de cela! Je vous interdis de parler d’Elizabeth ainsi! COMMENT ÇA ELLE VOUS ET MOI DANS LE MÊME LIT!? JE préfère encore l’abstinence pour mille ans oui! Ah et puis allez au diable! »

Martin coupa brutalement la communication et c’est tout juste s’il n’écrasa pas contre le meuble son téléphone cellulaire. Finalement… La farce précédemment faite par Elizabeth avait fini par prendre état de fait… La stagiaire de Martin revenait le hanter… Pour son plus grand déplaisir et sa plus grande horreur. Ironiquement, le médecin se surprit à vouloir un congé maladie pour retarder son retour au bureau et rester loin de cette nymphomane. Toujours aussi rouge, la vapeur lui sortant presque par les oreilles, le médecin chef de la Schya mit plusieurs minutes avant de décoléré…. Et décolorer!

« Quatorze fois. QUATORZE FOIS! Que je change de numéro de cellulaire, d’adresse courriel… J’ai même confier mon dossier à Murphy des ressources humaines, me disant que comme son orientation sexuelle était du côté des hommes, il serait immunisé contre cette vampire du sexe… Mais non! Mes efforts, une fois de plus, on été vain. Que va-t-il falloir que je fasse, que je m’exile sur la lune? Sur Mars? Que le diable l’emporte! C’est impossible à vivre. Des plans pour qu’elle arrive et s’oppose à notre mariage. Lui mettre une balle dans le crâne devient une tentation chaque jour plus dure à résister et ce n’est pas une farce, de cela je peux te le garantir… »

Ah oui quand même, il fallait le faire… Et Martin était déterminé à sauvegarder sa vie privée et ce quel qu’en soit le prix. Il préférait changer mille fois de numéro et d’adresse que de laisser sa stagiaire s’incruster dans sa petite vie plus ou moins tranquille. Et il espérait de tout cœur qu’elle ne chercherait pas querelle à Elizabeth… Cela finirait mal à coup sûr, la vilaine ayant dans son arsenal plus d’un tour déloyal pour faire le « ménage » autour de ses proies… Il fallait faire quelque chose mais quoi? Le médecin n’en avait pas la moindre idée et ce malgré tous ses efforts de réflexion. La solution, sil elle était là semblait le narguer et s’éloigner de lui en ricanant… Ah mais il n’abandonnerait pas! Il passerait des nuits blanches durant des semaines au besoin mais il écarterait cet élément nuisible de son cadre de vie personnelle et professionnelle, de cela il en faisait le serment… Personne ne viendrait se mettre entre lui et Elizabeth sans devoir en payer le plein prix… Aussi élevé ce prix puisse t’il être!

« Ajoutons deux comprimés d’aspirine à mon steak, je dirais que ce ne sera pas de trop pour faire passer le mal de tête systématique que cette femme me donne… »


Dernière édition par Martin Carter le Mer 6 Jan - 20:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 30 Oct - 3:17

Elizabeth cacha son envie de rire. Elle aurait très bien pu s’éclater la lèvre inférieure tant elle la mordait avec vigueur. Manifestement, parler trop de cette stagiaire et elle revient au galop pour de bon. Elle l’appelait sur son téléphone portable, tentait vainement d’amadouer Carter comme s’il était comme tous les hommes qui se laissent marcher par les femmes. Erreur, la petite ! Jamais bonhomme Carter se plierait à tes demandes. Ta personne siliconée et gonflée aux artifices ne l’intéresse pas. Une barbie humaine, non, pas pour lui. Pourtant, la pathétique Natasha s’obstinait dur comme fer, ayant toujours l’espoir qu’il se laisserait manipuler.

Lorsqu’il revint près de sa belle, celle-ci entourant à nouveau ses bras autour de lui et lui fit un sourire attendrissant, trahissant bien mal l’expression amusée qu’elle ressentait réellement.

« Voyons ! Une épice bien spéciale et ça ferait l’affaire..., répliqua-t-elle avec un clin d’oeil. C’est bon ! Je nous fais du steak. »

Sur ce, elle l’embrassa avant de se lever pour aller dans walk-in et s’habiller sobrement, mais toujours avec raffinement pour ne pas manquer à son habitude. Contrairement, à Martin, elle possédait une garde-robe énorme et le placard de son appartement à l’organisation commençait vraiment à être petit. C’était un véritable sport que de tout ranger dans ce maigre placard. Heureusement qu’elle envisagea l’achat de plusieurs armoires-penderies pour combler le manque flagrant d’espace. Par conséquent, une grande sélection de cette taille nécessitait des minutes de choix, d’essai, de refus d’agencer telle et telle chose. D’autant plus que le choix étant plus vaste, on s’y perdait facilement pour finalement tirer sur un chandail et un jean très simple. De ce fait, elle s’enfila un jean plus foncé, nullement délavé, et un chemisier gris décontracté, mais tendance. Elle aurait très bien pu être plus nonchalante et relaxe, mais l’espionne restait une femme qui aimait se présenter convenablement, peu importe les occasions. Et puis, rien ne lui interdisait d’être minimalement sophistiquée ou simplement chic décontractée. Mais bon, le sujet n’est pas de déterminer le style des vêtements actuels de la demoiselle en question.

Elle ressortit de sa caverne d’Alibaba, adressa un sourire invitant à Carter, afin qu’il la suive s’il le désirait, puis descendit au rez-de-chaussé pour rejoindre la cuisine et débuter le repas. Elle ouvrit le réfrigérateur et s’empara des deux morceaux de steak achetés dans une épicerie rapide pour couvrir deux ou trois repas tout au plus. Elle nota qu’ils devront aller en faire une plus complète pour éviter de faire un voyage quotidien au magasin. De quoi virer fou avec les fruits, les légumes, les viandes et tout le reste ! Enfin, pour résumer la chose, elle allait faire cuire des légumes et du riz épicé au curcumin pour rehausser une saveur indienne, mais pour ajouter une touche de jaune à l’assiette.

Le médecin descendit quelques minutes plus tard et la jeune femme l’attendait déjà, appuyée sur le comptoir, avec une coupe de vin rouge qu’elle venait d’ouvrir. Ils trinquèrent du regard avant de prendre une première gorgée. Par la suite, Elizabeth invita Carter à s’asseoir le temps qu’elle termine les préparatifs au repas. Ils discutaient de tout et de rien, passant d’un sujet à l’autre sans s’attarder à un en particulier. Bref, une conversation qui suivait un rythme normal et qui n’avait rien d’angoissant. Et puis, comme l’avait dit Martin, le tout fut vite fait. De ce fait, la jeune femme prépara les assiettes qui avaient presque des airs de grands restaurants gastronomiques. Bien colorées, bien disposées, avec de vives couleurs pour rendre le tout très attrayant visuellement. Non, elle n’avait pas de formation en cuisine ni même en arts. Pendant des journées de congé et pour une fille qui aime bien manger selon des proportions santé et non copieuses, le talent s’était tout naturellement développé, apparaissant comme une évidence même. Par conséquent, elle ne s’était jamais clamée comme cuisinière, mais elle se débrouillait. Humble, dit-on. Toujours est-il qu’elle apporta les assiettes sur la table alors que celle-ci fut mise par tous les deux. Ils s’offrirent la fantaisie d’allumer des chandails, pour rendre le moment plus agréable et chaleureux.

« Oh ! J’allais oublier ! »

Elizabeth piqua la curiosité de son amoureux lorsqu’elle quitta la pièce pour aller chercher ce qu’elle avait supposément oublié. Elle revint, le sourire malin dessiné sur son visage rayonnant, les mains derrière son dos. Elle s’arrêta à ses côtés et prit le plaisir de jouer avec sa curiosité pendant quelques secondes. Enfin, elle ramena ses mains à l’avant et déposa... deux aspirines comme l’avait demandé Carter. Elle retourna à sa place, qui était près de lui en fait et s’amusa toujours à le taquiner de la sorte. Son sourire bon enfant avait de quoi déclencher un fou rire dans les prochaines minutes.

« Deux aspirines ! comme demander. Cependant, je crains que l’épice que j’ai saupoudré sur tout le plat hum... Comment, ça s’appelle déjà ? Ah oui ! L’amour. Comme je le disais, je crains que cet épice soit un remède plus efficace que de simples pilules analgésiques. »

Bien entendu, elle avait faussement réfléchi. On jouait ou on ne jouait un moment donné ! Adressant un clin d’oeil, elle fit mine de rien et prit sa fourchette pour amorcer le repas. Elle piqua dans son steak, trancha un morceau et y goûta. Pour elle, il était parfaitement cuit, parfaitement épicé. Elle se délecta de sa cuisine en silence avant de jeter un oeil sur Martin.

« Alors, suis-je une piètre cuisinière ? » plaisanta-t-elle.
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 31 Oct - 4:04

« Oh je dirais que tu t’en es sortie admirablement bien. Cependant, tu as tort de penser que les médicaments sont inefficaces face aux émotions. On peut faire énormément par la volonté mais il y aura toujours des choses qui nécessitent une intervention extérieure plus physique, si on peut dire. Ceci dit, je dois dire que ta cuisine me fait du bien, c’est tout bonnement excellent. Mes compliments au chef! »

Répondit le médecin en levant son verre et de prendre ses aspirines. D’ici quinze minutes le mal serait passé et il pourrait chasser ces petits pics de douleur qui lui parcouraient le crâne… Ce ne serait pas de refus que de mettre un terme à ce mauvais moment qu’il passait… Ce qu’il pouvait détester cette autre femme qui lui pourrissait la vie… Elle était toujours sur son cas, à le harceler nuit et jour… Cela en devenait insupportable et mauvais pour la santé, sa santé, il ne fallait pas être un génie pour le savoir… Ou un spécialiste de la médecine suivant les cas.

« Tu sais quoi? Je pense que tu devrais aller lui parler, lui faire comprendre que je suis ton homme. Peut-être que venant d’une autre femme qui lui fait voir les choses avec un peu moins de diplomatie, elle comprendra le message… C’est d’un ridicule, j’aurais plus de succès de me faire entendre et comprendre de la part d’un mur… »

Fit observer le médecin avant de prendre une nouvelle bouchée. La partie plus expéditive d’Elizabeth saurait faire des merveilles pour remettre à sa place la stagiaire du médecin et lui faire comprendre le message à la dure… Ou tu du moins c’était ce qu’espérait très sincèrement le médecin chef qui ne se connaissait que trop bien : une balle entre les deux yeux risquait fort de devenir la prochaine étape pour lui… Et il n’aimait pas gaspiller des projectiles pour des choses aussi banales. Non pas qu’il en aurait été incapable, loin de là. Tuer n’était pas un problème pour le médecin. Cependant, justifier la chose à son supérieur serait une toute autre affaire, il y aurait des questions de posées et Martin n’avait pas envie de s’embarquer là dedans… Il avait suffisamment de rapports à remplir dans l’exercice de ses fonctions, il était hors de question de se taper de la paperasserie additionnelle, c’était tout bonnement hors de question! Il fallait donc manœuvrer de façon à… Changer la donne tout en s’assurant que les partis impliqués, ceux qui importaient tout du moins, en ressortent sans taches.

Pour se faire, le médecin comptait faire appel à sa belle sans vraiment y faire appel. En fait, il aurait besoin de l’assistance d’une partie d’Elizabeth pour blanchir l’autre et pour ce faire il fallait méticuleusement tout préparer d’avance pour éviter des problèmes éventuels… Ou pire, des imprévus imprévus. Oui, vous avez bien lu : Martin étant un homme de réflexion, il pouvait anticiper certaines complications. Cependant, si l’improvisation venait prendre lieu et place du scénario prévu dans un trop grand pourcentage, les choses avaient de grandes chances de tourner au vinaigre et à ce moment là les emmerdes commenceraient… Et ce serait tout sauf une bonne chose.


« Chérie de mon cœur… J’aurais besoin de parler à la débauchée, histoire de magouiller contre ma stagiaire tout en te laissant blanche comme neige et t’éviter d’éventuelles questions problématiques. Si je veux mettre mon plan à exécution, mieux vaut éviter que tu en saches trop pour te laver de tous soupçons. Qui plus est, je suis sûr que ton autre toi-même saura apprécier l’idée. Ce sera parfaitement dans mon style et comme techniquement tu ne seras pas maîtresse de tes actes et qu’en plus tu pourras affirmer sans mal ne rien avoir fait ni même avoir mit les pieds dans l’infirmerie, ce sera encore plus parfait. Je ne voudrais pas te causer des ennuis en mettant à exécution une petite vengeance personnelle, ce serait… Inconsidéré de ma part. »

C’était logique et sans faille : si la débauchée exécutait alors qu’Elizabeth était dans un recoin de sa propre tête, elle ne pourrait savoir ce qui se passait et donc ne pourrait faire face à un chef d’accusation quelconque. De plus, comme l’incident se passerait dans le bureau du médecin, ce serait la parole de Carter contre celle de la stagiaire au vu de l’absence de caméras reliées au service de sécurité du bâtiment… De plus, la débauchée ne passerait pas par quatre chemins pour faire valoir son point et Carter se serait senti bien égoïste de forcer sa bien aimée à utiliser un langage bien moins poétique et élaboré que celui dont elle faisait d’habitude usage… Et puis il fallait bien qu’elle serve cette partie d’Elizabeth qui avait été en un sens remisé dans un coin de sa tête. Martin avait ressortit sa version froide, clinique et détachée pour se débarrasser d’échardes de passé ancrées dans la mémoire d’Elizabeth et il ne voyait pas pourquoi elle refuserait de lui rendre la pareille. Dans un couple, c’est plus souvent qu’autrement un grand travail d’équipe et non des missions en solitaire… Quand il fut sûr et certain que celle qu’il avait en face de lui était le côté sans inhibition s de sa belle, le médecin esquissa un mince sourire avant de reprendre la parole d’un ton calme et tranquille.

« Bien, voilà ce que nous allons faire : en revenant de vacances, je ferai en sorte de te faire entrer en douce dans l’infirmerie et tu te cacheras dans le garde-robe de mon bureau. Quand ma stagiaire va s’y présenter pour tenter de fouiller dans mes affaires et trouver adresse ou numéro de téléphone comme elle le fait toujours, toi tu sortiras de ta cachette et tu pourras avoir une discussion… Musclée avec elle. Évidemment, toutes les alarmes silencieuses seront désactivées et la porte verrouillée donc vous ne serez pas… Interrompues dans cos échanges. Moi, je me chargerai d’empêcher quiconque d’entrer, tu dois te douter que je suis bon pour ça. Quand vous en aurez terminé, je vais venir débarrer la porte et tu retourneras dans un coin de la tête d’Elizabeth. Concrètement, elle aura l’impression de venir d’arriver et c’est exactement ce que les caméras de surveillance verront alors. Si elle voit ma stagiaire en mauvais état, elle croira sans mal à un accident de laboratoire et donc même sous sérum de vérité ne se retrouvera pas à être dans un beau merdier par ma faute. Tu peux faire ça pour moi? Toi et elle vous partagez la même vision des choses à mon égard : vous me voulez heureux, je le sais. Cela m’attriste de ne pas pouvoir régler ce problème moi-même mais je n’ai pas le choix : ou tu m’aides, ou nous allons tous en sortir perdants… Et pas rien qu’un peu. »

Il ne savait pas ce que l’autre moitié d’Elizabeth dirait ou même si elle accepterait. Elle pouvait être imprévisible, une tigresse toujours sur le qui vive, prête à bondir toutes griffes dehors sur son infortunée proie… Si Martin réussissait à lui faire accepter son plan, tout irait pour le mieux. Dans le cas contraire, l’alternative à prendre serait fort peu avantageuse et elle risquait de jeter un froid entre le médecin et son patron, chose qui pourrait à long terme nuire au couple… Ou pire encore. Martin préférait ne pas trop y penser et pour l’instant, l’éthique et le souci du bien être de sa stagiaire étaient à des kilomètres au dessus de sa tête. Il avait plus important à penser…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 2 Nov - 0:42

Un regard flamboyant de sensualité, l’exubérante demoiselle Levy venait de relâcher sur sa chaise, croisant ses jambes comme ce côté de sa personnalité l’avait toujours fait. Un voile de malice et de désir orna ce visage qui reflétait parfaitement la dualité de l’ange et du diable. Une complexité inimaginable qui rendait l’espionne unique dans son genre. Durant le discours du médecin, elle l’écouta, certes avec attention, mais en se mordant la lèvre inférieure à quelques reprises, en balayant ses yeux pétillants sur son interlocuteur. D’ordinaire, sa réparti était impressionnante et pouvait en désarmer plus d’un tant elle semblait suave, mais dangereuse. Cependant, pour l’une des premières fois, elle apparut hésitante et jaugeait la demande. Une prise de bec entre deux femmes qui ne souhaitent qu’une chose. Pendant un moment, l’éclair d’un refus traversa ses iris gonflées d’une luxure assumée. Elle se tortilla sur sa chaise, rompant le contact visuel, et s’appuya sur la table avec ses coudes. Une main toutefois servait de perche pour soutenir sa tête pendant sa réflexion.

Elle se nimba d’un mystère qui était peu commun chez elle. Imprévisible, disait-on ? Oui, elle prouvait vraisemblablement qu’elle ne jouait jamais sur la carte de la prévisibilité. Après tout, ce n’était pas sa tasse de thé. Elle pouvait sentir l’impatience de Martin à le voir se remuer sur sa chaise également. Mine de rien, elle poursuivait sa réflexion. La situation était anormale en soit : elle avait d’ordinaire un esprit plutôt vif et perspicace, mais là, non pas qu’il la prenait de court, mais la situation pouvait être délicat. Martin Carter appartenait à Elizabeth Levy. L’équation était simple et pleine de sens. En revanche, demander à la tigresse de s’en prendre à cette stagiaire trop envahissante dans l’univers Carter, le danger était imminent. Il fallait prendre ce facteur en considération. Et le médecin savait qu’il prenait un risque énorme en demandant l’aide de la débauchée. Elle n’avait aucune retenue et ne passait pas par quatre chemins pour faire valoir son point de vue et ce qu’elle veut. Elle pouvait être directe en étant vulgaire ou bien charismatique. Une versatilité dont elle maniait aisément l’épée. Et si elle acceptait, comment s’y prendrait-elle ? Elle pouvait toujours agir sur le moment, mais s’ils voulaient éviter le pire (quoique pour Martin, la chose ne l’importunait pas), ils devaient établir un léger scénario de départ. Établir les limites même serait une bonne initiative. Sa tirade réflective la plongea dans une relégation de ses pensées pour prendre la meilleure décision possible. Il fallait regarder la proposition de tous les côtés pour se décider. Du moins, pour Elizabeth. L’idée de faire une erreur l’effrayait. Elle se mit à promener son index nonchalamment sur le rebord du verre de cristal, de sorte qu’un son aigu brisa le silence de la salle à manger. En fait, c’est ce qui tira la jeune femme de son raisonnement. Elle s’arrêta soudainement, se questionna presque sur ce qu’elle faisait, puis tourna doucement la tête vers Carter. Elle étira ses lèvres en coin, de sorte qu’un sourire typique de la débauchée s’esquissa. Peut-être que la poétesse s’était mêlée au débat intérieur, mais la réponse n’était pas encore tout à fait établie. Mais elle croyait bon prendre son temps de cette façon : elle prouvait qu’elle était plus réfléchie que jadis et qu’elle gagnait en maturité malgré qu’elle soit toujours une personnalité de quasi nymphomane. Une sexualité avouée depuis longtemps dont elle chérissait la moindre séduction. D’un mouvement gracieux, elle posa sa main sur celle de Martin et la contempla un moment avant de lever ses paupières pour le fixer droit dans les yeux, poursuivant sa caresse de la main.

« D’emblée, j’ai une petite avance sur elle : oui, je te veux heureux, mais mieux encore, je te veux et je t’ai eu. Ensuite, l’idée d’aborder une joute oratoire contre cette pétasse de stagiaire est alléchante. Crois-moi, me battre pour te libérer de cette peste, le seul mot qui me vient à l’esprit c’est « oui ». Tu me vois sincèrement sans rien faire pour la repousser ? Je ne pense pas. De ce fait, je ferai tout ce que je peux pour qu’elle n’ose plus t’imaginer nu et avec elle. Cette image me revient de droit. Après tout, je suis la seule qui puisse le vivre vraiment, dit-elle avec un malin plaisir et un clin d’oeil. Puis, reprenant plus sérieusement, je crains cependant une chose : que cela tourne mal et que j’en vienne aux poings. Ou que mes arguments ne la convainquent guère suffisamment et que je doive user de plus de charmes pour la dissuader. Là-dessus, j’ai quelques inhibitions. Mais ils ne voudront rien dire. Si elle change d’orientation sexuelle, alors là, je serais allée trop loin. Tu ne la veux plus après toi et, de mon côté, je ne veux pas qu’elle me saute dessus pour autre chose que de la rage. »

Elle s’arrêta et cessa de cajoler la main de Martin. Elle prit une solide gorgée de vin, mais elle le fit avec tant de grâce et de finesse que cette énorme goulée pouvait facilement se pardonner. Surtout après ce regard qu’elle lui jeta. Elle décroisa finalement ses jambes et se leva de table, débutant des cents pas dans une démarche qui faisait balancer son derrière de droite à gauche avec de telles hanches sensuelles. À nouveau, elle réfléchissait. Pourquoi hésitait-elle tant à répondre à la demande, pourtant fort simple, du médecin ? Malgré sa mine, elle restait attirante, pouvant même détourner les pensées de Carter vers autre chose. S’il était près de ce point, elle l’arrêta en reprenant la parole, toujours un regard sur lui pour centrer son attention sur elle. On l’écoutait ou on ne l’écoutait pas.

« Je veux bien te venir en aide. Refuser serait inopportun ! Non envisageable ! Nonobstant, voici comment j’entrevois l’entrevue : tu reviens de vacances, tu as déserté volontairement l’infirmerie et j’étais, comme tu l’as mentionné, caché dans une armoire. Je la surprends en train de fouiller pour ton numéro de téléphone ou pis, ton adresse postale. Mais là où on pimente les choses, c’est qu’il faut chercher à l’amadouer et à la manipuler. Du chantage, quoi ! Et entre filles, nous sommes des as. Toujours est-il que je tends l’hameçon en lui dévoiler que le petit papier que je contiens dans ma main contient tes coordonnées. Évidemment, la truite mord à l’appât, mais là, on s’engage dans une lutte de menaces et de négociations. Personnellement, c’est plus amusant à jouer. La truite n’a de yeux que pour le papier et elle signe, métaphoriquement bien sûr, des closes dont elle ne prête aucune attention. Bien sûr, il faut savoir pourquoi elle te désire autant. Le sexe n’est pas la seule raison. Sinon, et je parle par expérience, on se lasse d’une proie difficilement inatteignable et l’on s’essaie sur une autre. Si elle est aussi écervelée que je le pense, elle sera facile à manipuler. Ne t’inquiète surtout pas pour le papier en question, il contient des coordonnées d’une agence d’escortes masculines, connue sur le marché noire d’Ataxia. Ne porte aucun jugement sur moi, on découvre ce petit monde en étant en contact avec des mafieux du sexe. Pour avoir eu un contrat sur le sujet, mes recherches m’ont apprises bien des choses. Si tu veux mon avis, pour avoir tâté le terrain, ta stagiaire t’oubliera assez vite. Elle m’en voudra quand elle va le découvrir, mais si elle est si prévisible, elle se rendra d’abord à l’agence. D’autant plus que la petite entreprise est située dans un immeuble tout ce qu’il y a de normal et qui contient quelques lofts. »

Son discours la mena derrière le médecin. Elle posa ses mains sur ses épaules, avant de se pencher pour aller quérir sa bouche pour l’embrasser fougueusement. Puis, sans même l’avertir, elle se redressa, laissant Carter sur sa faim. On était provocante et désirée ou on ne l’était pas ! Elle vint pour aller s’asseoir, mais elle se corrigea bien rapidement en prenant Martin par surprise. En effet, elle se laissa plutôt tomber sur lui, entoura son cou de ses bras. Elle lui prit l’une de ses mains et vint la poser sur son sein, en lui indiquant nettement de le masser pour combler un certain appétit sexuel.

« Ses mains n’ont le droit que de tripoter ceux-là ! » l’informa-t-elle pour la énième fois en désignant sa poitrine.

Sans retenue, elle posa premièrement ses lèvres chaudes dans le cou de Martin, le couvrant de baisers envieux de tous les hommes et qui avaient fait, d’une certaine façon, la réputation d’Elizabeth. Loin de la poétesse qui aurait préférablement attendu la fin du repas ou plutôt qu’ils soient soit sur le bord du feu ou bien à quelques minutes de se coucher pour dormir, la débauchée agissait sur le moment et comblait ses envies dans l’immédiat. La patience n’était pas une vertu qu’elle chérissait, surtout dans ces moments-là où la porte était grande ouverte pour de telles démonstrations. Tous les éléments étaient sur la table : ils étaient seuls, l’atmosphère était parfait et elle avait tout simplement envie de l’embrasser jusqu’à se fouler la langue. Encore là, cet handicap ne l’empêcherait pas de continuer. Néanmoins, elle le surprit encore une fois en cessant radicalement le moment où le médecin venait à peine de s’abandonner et de saisir ce qui était en train de se passer. Tranquillement, comme si de rien n’était, avec tout le calme désarçonnant dont elle se dotait, elle retourna s’asseoir sur sa chaise, croisant à nouveau ses jambes effilées. Elle lui jeta un regard digne de la débauchée séductrice qu’elle était. Elle pouvait être dure et extirper un juron de la part de l'homme qu'elle séduisait, mais c'était elle, c'était son but que de faire grimper le désir à son égard.

« Autre chose ? » interrogea Elizabeth, toujours principalement contrôlée par la tigresse imprévisible, en prenant une nouvelle gorgée de vin.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 2 Nov - 4:23

Un sourire froid se dessina sur les lèvres qui pour l’instant appartenaient à la seconde moitié du médecin chef de la Schya, Martin Carter. Cette autre partie d’un même tout, beaucoup plus cynique, froide et détachée, un côté mauvais garçon pour un homme de principe très axé sur le sens de l’éthique avait pourtant la faculté de faire brûler de désir toute femme tombant entre ses griffes. Entendons-nous bien par contre : si Elizabeth la débauchée avait fait don de son corps à d’autre, cette partie plus relâchée de Martin elle avait su faire usage de ses connaissances du domaine médicale sous toutes ses branches, sous branches et domaines annexes ainsi que de son charme pour faire parler les gens. Quoi? Vous pensiez que Martin n’avait aucune autre utilité que de guérir et soigner? Pauvres naïfs! C’était également un tortionnaire de haut niveau et l’ancien boss avait souvent fait appel à lui pour délier les langues de ravissantes créatures… La version professionnelle de Martin Carter avait peut-être un toucher magique mais sa version débauchée avait un toucher… Orgasmique, si on pouvait dire, la résistance de ses proies fondant plus vite qu’un glaçon à la surface du soleil. Oui, il usait de ce toucher et uniquement de ce toucher pour noyer l’esprit sous le plaisir et faire parler ses victimes… Certaines rumeurs, les plus obscures circulant sur le médecin et encore venant de vieux de la vieille de la Schya (et ils se comptaient pratiquement sur les doigts d’une main) disaient que cette partie du médecin pouvait tuer une victime en usant de son toucher pour lui donner un tel orgasme que le cœur lâchait… Toutes rumeurs ayant un fond de vérité, le médecin chef avait toujours démenti de telles allégations, se drapant dans son professionnalisme et son dossier sans taches pour se défendre. Cependant, ce soir, de côté obscur à côté obscur, de débauchée à personnage sans éthique… Peut-être que la partie inhibée d’Elizabeth lèverait le voile sur certaines rumeurs. Après tout, si la poétesse et le professionnel avaient eu leur moment de tendre passion, pourquoi pas leurs extrêmes moins vertueux? Quand la débauchée s’empara de sa main pour qu’il lui masse un sein, il s’attela à la tâche et il la vit se mordre la lèvre plus fortement et retenir un gémissement. Si la poétesse ressentait ce que la débauchée ressentait sur le moment, elle se rendrait compte qu’en apparence il s’agissait du même touché magique mais que celui-ci défendait les mêmes idéaux que la sombre part de l’espionne.

Évidemment, quand cette dernière retourna s’asseoir, ce fut au tour du médecin de se lever et de se diriger vers elle. Son verre à la main, il y prit une gorgée avant de le poser sur la table mais il avait bien gardé le vin en bouche. Pourquoi? Pour faire un petit changement dans les baisers qu’échangeaient en général le médecin chef et l’espionne. Il se porta à sa hauteur, leurs regards se croisèrent et ils avancèrent mutuellement leur tête pour un baiser. Quand il embrassa cette dernière, il lui fit boire sa gorgée de vin du même coup. Apparemment la débauchée ne détestait pas cela, il pu pratiquement voir les petits soufflets s’activer dans son regard pour faire grandir les flammes du désir. Le regard du médecin « bad boy » lui ne trahissait qu’un profond amusement et il commença à se servir de sa langue pour aller chercher les points sensibles de la cavité buccale de la débauchée avant de se livrer à une joute entre leur deux langues, un e de ses mains caressant la chevelure de l’espionne, l’autre se frayant un chemin sur le chemisier de l’espionne jusqu’au sein qu’elle lui avait précédemment tendu, en un sens. Il commencer à le manipuler pour titiller l’espionne qui abandonna le baiser dans un gémissement plutôt bruyant et difficilement contenu. I; pouvait sentir les frissons qui la parcourait… La débauchée était certes douée pour mettre ses proies dans ses filets mais le médecin sans éthique n’était pas mauvais à ce jeu non plus!


« Si cette salope ne comprend pas le message, je la butte, c’est aussi simple que ça… Même moi qui suis plus près de tes convictions que des siennes je préférerais l’abstinence à coucher avec… Je me demande s’il y a plus de plastique que de chair dans cette femme, c’est te dire… Et tu as raison… Ces seins sont peut-être sur ton corps mais ils sont à moi… Mon homologue professionnel a un excellent doigté mais il ne sait pas s’en servir comme un homme un vrai… Saint Martin qui pourrait tellement faire plus de ce corps qu’il n’en offre à sa belle… Ta contrepartie poétesse a également un sens détestable de la retenue… Mais là c’est toi et moi and the sky is the limit… À moins bien sûr que tu préfère te soumettre à la bonne petite et vertueuse Elizabeth et passer par-dessus l’occasion et manquer de découvrir cette face cachée de Martin? »

Évidemment, il avait posé la question dans le but évident de faire parler la débauchée. Cependant, chaque fois que cette dernière tentait de parler, le partie Don Juan du médecin usait de son toucher spécial pour envoyer des petites décharges à al débauchée qui malgré toute sa volonté ne pouvait placer un mot, troquant ce dernier pour un gémissement de plaisir de plus en plus fort et audible à chaque nouvelle tentative pour parler…

« Non ma belle… Si j’avais voulu que tu me répondes, je te l’aurais fais savoir… Quand je pense que tu as gâché ce superbe corps sur des amateurs et des porcs de première catégorie… Tu es une vraie bombe ma jolie, la bombe nucléaire c’est un pétard à côté de toi… Je suis amoureux de tes lèvres, de tes seins, de cet endroit tout spécial chez toi qu’il me tarde de voir de plus prêt… Merde avec un tel corps, une photo de toi nue vaut plus que le PIB d’un petit pays… Cela m’étonne que tu n’aies pas été une victime de l’hyper sexualisation des jeunes… Non mais c’est vrai, avec un corps comme le tien, tu as dû te faire harceler au secondaire… Dit voir, ta première expérience elle était à quel âge pour voir? Allez quoi, pas de secrets entre deux créatures de plaisir quand même. Et puis du reste, je ne suis pas Saint Martin aux oreilles chastes et si aisément décontenancé par des révélations du genre… Si tu refuses de me le dire, je devrai te torturer pour avoir l’information… Et moi je torture au plaisir… »

Pendant qu’il disait cette phrase, la main qui était en train de manipuler un de seins de l’espionne alla chercher plusieurs contacts nerveux suffisants pour amener la débauchée aux portes de la jouissance physique. Autrement dit : il avait les moyens de la faire parler s’il le voulait. Au fond de lui la version sombre de Martin enrageait : Matin avait une créature de rêve pour petite amie, il avait pu en profiter, pour autant que le terme soit utilisable et lui, le Martin sans éthique, était encore puceau. Il avait l’air en plein contrôle mais le désir était dans le rouge de son côté, à veille de faire sauter la marmite… Regarder et toucher, c’était une chose, vivre et expérimenter une toute autre affaire. Qui plus était, il y avait certaines notions d’ordre théorique que « Dark Martin » aurait bien voulu mettre en pratique et la débauchée saurait apprécier davantage que l’espionne ordinaire ce genre d’applications physiques…

« Je peux te le promettre, débauchée de mon cœur, que même le meilleur à avoir partagé ta couche ne m’arrive pas au gros orteil. Et contrairement aux frimeurs, je me fais un point d’honneur à être à la auteur de ce que j’affirme… »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 2 Nov - 6:31

Soudainement excitée, sensiblement la même excitation d’un enfant devant un jouet le jour de Noël, Elizabeth devait jouer. Oui, jouer comme jamais et s’amuser. Ce qu’il pouvait être à mourir de désir. Si franc et nullement ihnibé, prêt à bondir sur elle et lui arracher ses vêtements. Ça, l’expérience de la débauchée avait développé ce sixième sens, celui où elle pouvait détecter le niveau de désir et d’envie chez l’être du sexe opposé. Et chez lui, le thermomètre était vraiment haut. Mais c’est qu’il me veut, lui !. À cette pensée, oh qu’elle lui jeta un regard dangereux pourvu d’une profonde séduction. Elle devait jouer contre ses envies de se le faire là, maintenant, sur la table. Une violence immense, mais qui en bout de ligne en vaudrait la peine. Elle sentait qu’il pouvait la gifler à n’importe moment comme pour la traiter de mauvaise fille. C’était de plus en plus excitant. Cependant, elle se sentait abandonner. NON ! Il ne fallait pas ! Ça n’était pas la débauchée si elle se laissait mener. Après tout, elle fut la chef de tous ces ébats sans lendemain. Tâcher à la réputation qu’elle avait construite, il fallait être idiot pour tout foutre en l’air lorsqu’un défi se présentait. Et pour être un défi, il en était un bon... et de grande taille. De ce fait, c’était là qu’elle devait prendre le dessus, sinon, jamais elle réussirait à renverser la vapeur si le jeu allait déjà trop loin. Alors, Elizabeth s’empara du poignet de la main de Martin qui s’activait dans son chandail. Une prise à faire tordre de douleur un faible, mais qui commandait d’arrêter avec la force nécessaire. Elle le fusilla du regard, lui lançant des poignards. Non sans étirer un sourire en coin, elle se releva, se dressant à la hauteur de sa grandeur de débauchée. Mais elle anticipait le geste. L’autre main du médecin restait libre de charger, mais avant même qu’il eut le temps, l’espionne tenait son poignet dans sa main. Elle dégaina une force suffisante pour le maintenir. S’il voulait jouer, il devait attendre... attendre que le désir n’atteigne un cran de non retour, un cran très élevé avant de se débarrasser de leurs vêtements qui apparaissaient superflus. C’était la façon à la débauchée. Il en avait toujours été ainsi. Il ne fallait tout de même pas contrecarrer sa manière de procéder avec un quasi novice dans le genre. Oh ! ce qu’il ne prendrait pas cette insulte si elle ne lui avait ouvertement déclaré. Des plans pour qu’il la stabilise et prenne à nouveau le dessus.

« Si j’avais voulu que tu me tripotes, je te l’aurais fait savoir ! Même si ceci t’appartient, il y a des étapes à franchir avant, mon beau, » fit savoir Elizabeth d’une voix dangereusement douce.

D’une force impressionnante, elle le fit reculer jusqu’à ce qu’il perde pied et tombe sur sa chaise, la puissance de la séduction trônant sur lui. Elle lui indiqua, en tenant fermement ses poignets contre les barres de la chaise capitaine, de rester sagement assis jusqu’à ordre du contraire. Sinon, gare aux griffes de la belle. Lorsque le contact visuel scella l’accord, elle esquissa un sourire satisfait avant de le lâcher. La chaise, sous l’impact, recula d’au moins un mètre, donnant ainsi du jeu à l’espionne débordante de sexualité. Elle fit quelques pas vers l’arrière en déboutonnant un, deux et trois boutons de son chemisier, de sorte que l’on pouvait apercevoir son soutien-gorge qui soutenait cette poitrine délicieuse.

« Ma première expérience, reprit-elle pour répondre à sa question, je te dirais vers l’âge de 12 ou 13 ans. Pour être honnête, c’était la pire fois. Mais, cela a donné le goût de retâter le terrain à 14 ans. Bon sang que l’alcool nous avait rendu sauvages ! Une bonne baise, vraiment. Bien sûr, je me suis adonnée au jeu de la sucette masculine avant cette nuit-là. Mais, à mon âge, les garçons sont si peu en contrôle que ce fut des expériences désagréables. Enfin, voilà que je t’ai répondu. J’espère que tu es satisfait. Bien entendu, je trouve cela hors sujet maintenant que nous sommes adultes. C’est futile. L’important, c’est maintenant, pas hier, ni demain. »

Et elle avait raison, qu’est-ce que ça importait de savoir sa première fois ? Mais en y songeant, elle esquissa un sourire amusé. Elle avait raison : cette fois à 14 ans avec un mec plus vieux (et donc plus expérimenté) avait été extraordinaire. Ils en avaient eu des chaudières de sueur cette fois-là. Comment il s’appelait déjà ? John ? Nic ? Louis ? Enfin, elle haussa subtilement les épaules avant de revenir à son sujet, soit le Martin noir et plus que glacialement ardent. Elle remarqua qu’il avait fait une tentative de se lever, et d’un simple regard luciférien, elle l’arrêta. Manifestement, elle savourait sa puissance. Il voulait admirer la débauchée dans sa splendeur, eh bien il ne serait pas déçu. Elle collait au personnage du tortionnaire qui contempla indifféremment sa proie. Une dominatrice de première classe.

« Mais, parlons de toi... Pourquoi surgis-tu à ce moment précis ? Je veux dire, si tu trouves mon corps si sublime, pourquoi ne pas en avoir abuser plus tôt ! Oh ! Pardonne-moi l’emploie du terme... Profiter, serait plus juste à mon avis. Oui, pourquoi ne pas avoir profité de ce corps. Tu as eu plusieurs occasions, selon ce que j’ai pu noté... Avant même, oserais-je même affirmer, que la poétesse ne m’efface et me retire dans un coin de son esprit. De mon côté, l’envie ne m’a pas manqué de te sauter dessus, mais Martin le médecin, froid, distant et clinique, franchement, qui aurait cru qu’il y avait un véritable tombeur de ses dames derrière cette carapace ? Bon sang qu’on aurait eu du plaisir, toi et moi, avant ce soir. Du sexe sauvage, sans préliminaires, comme au bon vieux temps. Quand c’était que pour le plaisir de le faire et non le début d’une déclaration d’amour dans le respect de l’autre. Combler une faim de loup, voilà ce qui guidait ma chasse. »

L’espionne se balada devant Martin en sachant pertinemment que sa démarche pouvait en faire fondre plus d’un. D’autant plus qu’en se caressant subtilement le bas-ventre, la poitrine et le cou, pouvait monter d’un cran le désir. Un tripotage personnel qui éveillait des fantasmes. Et elle le savait. Elle jouait habillement avec les nerfs du médecin avec un marionnettiste avec sa marionnette. De la manipulation à l’état pur avec le langage corporel. Mais bon, corporellement, Elizabeth avait de l’avance dans le marathon. Elle avait su le mettre en valeur et jouer avec. Elle lui jeta un sourire avant de se diriger vers la table pour remplir son verre à vin. Elle en prit une gorgée, mais se lécha les lèvres avec sensualité pour essuyer le vin qui s’était logée sur sa peau au lieu de descendre dans sa gorge. Puis, elle reporta son attention sur Carter. Lentement, elle marcha dans sa direction et s’arrêta à quelques centimètres. C’était de la provocation pure; un corps irrésistible se tenait devant lui, mais il émanait un pouvoir qui le sommait de ne tenter aucun geste à son égard, au risque de recevoir une gifle en guise de sa désobéissance. Comme si ce n’était pas assez, elle s’assit sur lui, en étant certaine que sa poitrine bien ferme était dans son champ de vision et qu’il prendrait un malin plaisir à y faufiler ses yeux. Rapidement, elle sentit une main se posa violemment sur son sein. Furieuse, mais calme, elle s’empara à nouveau de son poignet pour reposer sa main à sa place. De son index, elle le secoua de droite à gauche, comme un non de la tête.

« On ne peut pas toucher tant que je ne l’ai pas dit, Martin chéri. Si tu ne veux pas jouer, on peut arrêter tout ce jeu. Je dois avouer que cela serait bien dommage. Toute cette attente pour ne rien recevoir, cela serait frustrant, tu ne crois pas ? elle but une gorgée de vin avant d’entamer. Mais c’est que tu trembles ?! Je te sens prêt à me sauter dessus comme une gazelle. Hmm, excitant ! »

De sa main libre, elle effleura l’une de ses joues, avant de le voir rôtir de désir. La sensation dans les joues devaient être la même que lorsque l’on déguste un bonbon particulièrement sucré. Une sensation déplaisante, mais paradoxalement agréable. Puis, elle simula un éventail avec sa main et balança de l’air pour se refroidir un peu. Mais bon, tout cela n’était qu’une stratégie nouvelle pour avancer dans le jeu.

« Tiens-moi cela, mon chéri, » ordonna-t-elle en lui tendant sa coupe. Elle déboutonna complètement son chemisier avant de s’en départir en le lançant dans un coin de la pièce. Elle n’en avait que faire de ce bout de tissu; elle le récupérerait un autre moment donné. « Merci ! Tu es un amour ! » puis, elle lui donna un baiser sur la joue suivit d’un clin.

Elle but une nouvelle goulée de vin... Oh certes, si elle n’était ivre d’ici la fin de la soirée, alors là c’était son record. Non pas qu’elle buvait toujours dans ses ébats, mais ça empêchait toutes inhibitions possibles. La poétesse n’avait qu’à bien se tenir : elle ne ferait pas surface dans les prochaines minutes. Il fallait la terrer loin, très loin, pour ne pas qu’elle intervienne. Ce serait totalement inappropriée et décevant. Rabat-joie, quoi !

« Alors, pourquoi te montres-tu maintenant ? Et maintenant que tu es là, parlons franchement, tu me sauterais dessus sans gêne ? Je dois bien être la première femme la plus séduisante physiquement à te manipuler de la sorte. Je l’avoue, j’ai un pouvoir attractionnel qui vous mène, vous, les hommes. Sans doute que je suis celle qui te résiste pour la première fois. Cela doit être bien frustrant pour un homme de ton calibre. Mais franchement, le jeu n’en vaut-elle pas la chandelle ? Honnêtement, si j’étais un homme, je trouverais bien séduisante une femme qui me résiste et qui me manipule. Comme présentement, je suis assise sur toi, ma poitrine uniquement couverte d’un soutien-gorge. Cela doit être enrageant que de te contenir de me toucher, de m’embrasser, de me baiser, même. Avoue-le donc que tu es incapable de tenir en place et que le désir est là. Je suis l’horizon : u me vois, mais tu ne peux m’atteindre. Belle image, n’est-ce pas ? »

Elizabeth fixa ses pupilles et pendant un instant, il crut qu’elle allait l’embrasser. Au lieu de cela, elle s’esquiva en se levant, laissant le médecin seul sur sa chaise. Oui, elle le voyait rager. Mais cela n’allait pas l’arrêter pour autant. Elle alla s’appuyer le derrière sur la table, sa coupe de vin d’une main, croisa ses jambes et le considéra. Il frémissait toujours autant. Cela amusa l’espionne qui en retirait un malin plaisir à le torturer de la sorte. Comprenez, une femme de sa trempe, elle courrait pas les rues. Et que si vous tombez sur une, en plus elle vous résiste, alors là, c’est le comble. Pas question d’abandonner, c’était une évidence même. Sa séduction était d’autant provocante et authentique. Elle ne couvrait pas de compliments et de baisers Martin, sa technique était tout autre et plus complexe. Elle jouait carrément avec le brasier, un véritable autodafé de l’être qui vous ronge jusqu’à l’os. Un martyr intérieur qui vous gruge, mais dont la sensation est si étrangement plaisante et revigorante. Un apport d’énergie important à tenir en considération. Elle savait manier l’épée de l’envoûtement et s’en donnait à coeur joie d’user son talent.
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Lun 2 Nov - 7:59

Oui, désir et frustration étaient deux sentiments forts présents chez cette version plus sombre de Martin. Oui, pour le moment il se pliait aux règles du jeu. MAIS… Il y avait plus qu’un homme sur cette chaise, il y avait un adversaire que la débauchée ne suspectait pas encore. Oui, elle avait un certain pouvoir sur lui mais l’inverse était aussi vrai. Il pouvait voir son bluff. Bon sang que ses yeux la trahissait. Oh il fallait le lui donner : face à un homme ordinaire, la supercherie serait passée comme un charme. Mais pas contre Martin Carter dans ses plus noirs retranchements. Il la laissa jouer, s’amuser, faire monter la pression… Il attendit le bon moment pour agir, pour frapper… Et quand elle s’appuya sur la table, il frappa avec plus de rapidité que n’avait dû anticiper l’espionne qui ne put qu’amorcer un mouvement défensif. Dans un fracas qui envoya valdinguer vaisselle couverts et ce qui se trouvait sur la table, ce fut au tour de l’espionne de se retrouvée immobilisée par sa proie, inversant de ce fait les rôles… Elizabeth la poétesse n’ayant pas à la base prévu que le médecin prenne ses aspirines avec son vin lui avait préparé un verre d’eau glacée avec de la glace, comme Martin aimait. Le verre étant du côté de martin donc, il ne fut pas expulsé quand la débauchée se retrouva plaquée sur la table et il s’empara par conséquent d’un morceau de glace qu’il plaça de façon experte juste en plein milieu des deux seins de la créature de sexe qu’était la noire essence d’Elizabeth Lévy. Il reprit la parole d’un ton froid et coupant mais qui avait un je ne sais quoi à donner des frissons de désirs à la débauchée…

« Allons allons, très chère débauchée… Ne viens pas gâcher les choses avec une question aussi bête… Tu es une prédatrice, redoutable et intelligente… La réponse devrait donc te sauter au visage. Si je m’étais manifesté plus tôt, avant que saint Carter n’exorcise les démons de sa belle, il en aurait profité pour me faire partir du même coup, constatant une récidive de ma part. À ce moment là, ni toi ni moi n’aurions pu nous rencontrer… Il fallait donc prendre son mal en patience, planifier, comploter, anticiper ce qui allait se passer… La chose intelligente à faire au fond. »

Quand la Elizabeth sauvage tenta de se défaire de l’étreinte du médecin, ce dernier, plutôt que de lui jeter un regard venimeux, se contenta de lui sourire et de changer légèrement sa prise pour que la douleur soit le fruit de ses efforts. Rien d’insupportable mais suffisamment désagréable pour la faire cesser de se débattre. Ne pouvant opérer sans risque qu’avec une seule main, il parvint à s’emparer d’un second glaçon et à force de changement de poids et de position, tout en maintenant la débauchée aplatie contre la table, il parvint à glisse ce second glaçon dans le pantalon de la tigresse… Suffisamment prêt d’une certaine partie excessivement sensible de l’anatomie féminine.

« Crois moi ma belle, si tu continues à gigoter tu vas trouver l’expérience excessivement déplaisante. Alors tiens-toi tranquille et je te promets qu’on va finir par s’entendre. Pour répondre à ta seconde question, oh que oui que je te sauterais dessus pour te faire l’amour sauvagement. Je serais un imbécile de la pire espèce de me pas le faire. Et puisque tu aimes les analogies, médites là-dessus et tu comprendras peut-être où tu as fais une erreur dans ton jeu : pour leurrer le monde, ressemble au monde; ressemble à l'innocente fleur, mais sois le serpent qu'elle cache. Tu as vu en moi un simple homme, une autre victime… Et tu en as oublié le principal. Évidemment, je pourrais user de ma position de force pour te soumettre mais ce ne serait pas avantageux… »

Parvenant à dégrafer le soutien gorge de la débauchée, il exposa à l’air ambiant la glorieuse poitrine que l’accessoire de lingerie gardait caché. Là où un homme ordinaire aurait perdu le contrôle, la version froide et sombre de Martin gardait un plein contrôle sur lui malgré le désir qui le rongeait. Ce qui dû surprendre la débauchée, ce fut le fait qu’il la relâcha entièrement… Mais le sourire qu’il continuait d’arborer suggérait qu’il avait encore des ressources et plusieurs as dans sa manche.

« Soyons sérieux… Tu as tenté un beau bluff mais tu as raté ton coup. Tu mens. Tu n’As pas l’intention de mettre fin au jeu. Tu ne le peux pas. Tu es consumée autant que moi par le désir et tu agis ainsi pour garder ta prétendue suprématie et ta réputation. Cependant, ici, il n’y a que toi et moi. Nous sommes les pièces d’une même face : tu es la braise ardente des enfers, usant de la provocation pour arriver à tes fins et je suis le vent glacial de l’enfer scandinave qui sait exploiter chaque faille pour parvenir à mes fins. Alors je te propose de faire un beau travail d’équipe et de collaborer car il n’y aura aucun gagnant à une confrontation entre nous. Tu me veux, je te veux, autant en profiter non? Et puis réponds moi honnêtement : tu gâcherais ce qui constitue probablement et sans exagérer la seule chance que toi et moi on soit ensemble sans la moindre contrainte? »

On y était enfin. Au bord du précipice et pour seule issue de sauter dans le vide. La question restait de savoir s’ils plongeraient ensemble ou si l’un serait suffisamment idiot pour rester derrière. La version noire de Carter entreprit de retirer son propre chandail, dévoilant cette fine musculature qu’adorait tant Elizabeth la poétesse… Ce qui indiquait que la débauchée devait en être dingue. Bonne pioche en apparence et en plus ils étaient à armes égales dans l’instant, bien que la débauchée n’ait pas quittée la table. On en était aux choix et aux décisions et dans l’instant, l’heure n’était pas à la réflexion…

« Je n’ai peut-être pas ton expérience mais j’ai d’autres aptitudes. Tu as peut-être entendu des rumeurs à mon sujet et mon toucher… Orgasmique. Je peux te garantir que c’est de la pure foutaise. Je fais encore mieux que cela. Ou pire, suivant tes principes moraux, pour autant que tu en aies. Et pour information, les informations que tu m’as révélées sur ta première fois constituent en soi une superbe arme contre toi. Je connais tes appréhensions lors de ta première fois avec quelqu’un. Toutes tes relations ne furent pas d’un soir, tu as revisité les meilleurs morceaux. Je vois aussi que ton penchant pour avoir le dessus te vient aussi de cette première expérience. Le fait de l’avoir trouvée désagréable, tu l’as associé au fait que tu n’étais pas en plein contrôle. Et il y en a encore long à dire sur le sujet, toutes les pièces du puzzle sont là… »

Sur ce coup il avait été d’une rare compétence en matière de tactique : une proie pouvant devenir prédateur en abusait. Lui, il reconnaissait le statut de la débauchée mais en plus il lui indiquait par son analyse qu’il savait ce que cette dernière voulait, lui permettant de ce fait de cesser de perdre du temps et de passer aux actes. Pauvre débauché quasi nymphomane… Son dernier one night remontait à loin, très loin en arrière. Des ébats entre le médecin chef et la poétesse, elle n’avait eu que des miettes et cela n’avait fait que rendre la faim plus terrible encore. Là, son festin se proposait en plus d’adopter un plan d’attaque conjoint pour maximiser le plaisir qu’ils pourraient tirer de ce one night tout spécial. On pouvait difficilement demander mieux…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mar 3 Nov - 4:17

Il avait vu clair. Évidemment, puisque la passion et le désir étaient à des degrés très élevés, mais qui se rejoignaient. Et puis, le bluff d’Elizabeth n’avait rien de profond. Le minimum d’effort pour le maximum de résultats. C’était ça sa recette. Remarquez, avec un tel de sa trempe, le reste venait de lui-même. Le travail était fait sans qu’elle ait fait ou dit quoi que ce soit. C’était un avantage, un bien gros avantage. Mais l’homme qui se tenait devant elle avait une détermination plus forte et plus avouée que les autres : il ne voulait pas seulement jouir de son expertise, mais la posséder. Ce facteur-clé déstabilisa l’espionne qui avec une facilité innée, masqua cette décontenance. Elle se contenta de le lorgner avec désir, entreprenant une joute visuelle qui augmentait le plaisir de se fusionner l’un à l’autre.

« Tu n’as pas tort. Qui serais-je de refuser ta chair et ta semence ? Une idiote de première classe ! Mon seul désir est de me faire chevaucher par un homme de ton calibre; un vrai, un barbare. Or, là où tu te trompes, c’est la notion de domination que je n’ai pas eu lors de ma première expérience qui est fausse. J’aurais pu avoir toute la domination du monde que le mec n’aurait même pas dressé son arme. Drogue et alcool ne font pas bon ménage. Il a tenté, mais en vain. Voilà la vérité. »

Elle révéla un sourire satisfait. Il pouvait peut-être posé de bons diagnostics, mais dans le cas de la débauchée, il ne fallait pas s’en remettre à la psychologie pour expliquer les choses. Ce fut un problème éreintant, mais parfaitement normale dans la mesure où l’éphèbe était incapable de fournir pour une jeune femme qui se mourait de le faire. Goûter à ce plaisir charnelle et le piège se resserre: vous aimez la chose jusqu’à votre dernier souffle. Néanmoins, ce fut une anecdote qu’elle ne tarda pas à raconter à toute l’école entière le lundi suivant cette fête d’adolescent, dont certains encore étaient pré-puberts. Une essence d’alcool enivrait les cerveaux qui jouissaient du liquide pour la première fois. Première brosse, première fois, première consommation de pot, bref, le baptême de l’adolescent de la moitié du 21e siècle.

Toujours est-il qu’ils se jaugeaient, l’un scrutant les gestes de l’autre. Qui tenterait la première riposte ? La première attaque pour amorcer la bataille des corps ? Oh ce que l’envie rongeait les os d’Elizabeth. Il opposait une résistance qui la fascinait, mais ses yeux trahissaient son désir. Il devenait rouge à force de s’imposer une violence immense. Il ne se contenait plus... et elle non plus. Toutefois, ce n’était pas une raison pour cesser cette résistance pour faire grimper davantage le plaisir de se mêler à l’autre dans quelques instants. Oui, car le moment approchait, mais les secondes s’éternisaient, au plus grand souhait de l’espionne qui savourait sa suprématie malgré que Carter prenne le dessus. Il s’amusa tout autant qu’elle, ça se voyait et ça se sentait. L’amusement dans sa voix et dans son regard relevait d’une évidence. Il fallait être né de la dernière période glacière pour ne pas s’en rendre compte. Par ailleurs, même si elle se retrouvait dans une situation de dominée et qu’elle pouvait en être excitée, qu’il lui résiste avec autant de ferveur fit naître des flammèches de furie. Un regard teinté de rouge sang reluisant s’adressait à un Martin noir qui se divertissait en reprenant mot pour mot ce qu’elle avait dit pour ensuite tout détruire et reconstruire selon ses analyses. Des raisonnements qui, dans le moment, pour elle, n’avait pas sa raison d’être. C’était des mots de trop, des explications futiles et une perte de temps considérablement ennuyante. Elle ne se gênait pas pour lui indiquer son ennui, ce qui surprit le médecin qui s’attendait plutôt à ce qu’elle le rejoigne pour sauter à pieds joints dans la consommation du désir. Elle simula un bâillement, ce qui arracha un grognement furieux chez son « adversaire ». Elle osa même rompre leur contact visuel en inclinant sa tête sur le côté et en détournant ses pupilles sur ses ongles qu’elle contemplait désormais.

« Tu sais, jamais mes conquêtes n’ont enligné autant de termes en quelques minutes. À toi seul tu constitue tout l’assemblage de mots qui a pu se dire pendant mes précédents ébats. Oui, tu marques un record, je te l’accord... Mais un record au trophée ennuyant. Pardonne-moi, mon chéri, mais c’est ça. Que veux-tu ?! » énonça-t-elle alors qu’elle semblait vraiment ennuyée.

Cependant, Elizabeth l’amadoua avec aisance pour le surprendre avec l’idée qui lui avait traversé l’esprit lorsqu’il s’empara du premier glaçon. Certes, il pouvait facilement émettre l’hypothèse que tout ce qu’elle venait de lui dire était de la foutaise de première catégorie. Au contraire, elle était divertie plus que jamais. Il n’avait pas besoin de parler pour la soumettre à une torture de l’être pour repousser l’instant de la fusion. Elle soupira un faible « Mais bon » avant de se retourner pour proposer son derrière. Piège, Martin, attention au piège ! Et dès qu’elle sentit qu’il se précipita vers elle pour lui faire ravaler ses propos, elle s’empara du verre contenant l’eau glacée et se retourna vivement pour l’asperger du liquide. Un sourire fier s’afficha sur ce visage malin. D’abord déboussolé, il ne comprit pas ce qui venait d’arriver.

« Pardonne-moi ! Je n’ai pas m’empêcher. Le feu te prenait au derrière, tu n’as pas senti l’odeur de fumée ? »

Nouveau clin d’oeil, nouvelle provocation. Le résultat eut l’effet escompté chez la jeune femme. Alors qu’il s’apprêta à fondre sur elle pour la « corriger », elle s’esquiva en se penchant pour ensuite faire trois pas vers la gauche pour le laisser retomber de son tronc sur la table. Sa ruse lui arracha un rire cynique. C’était un véritable cartel sous une nouvelle forme. Elle pouvait être prévisible dans son regard, mais imprévisible dans le corps. C’était deux choses qui, chez elle, n’étaient pas sur la même longueur d’ondes. Heureusement, cela déclenchait souvent des situations intéressantes, des dénouements inattendus, mais souvent plus amusants en bout de ligne. Le temps qu’il reprenne ses esprits, Elizabeth le secoua derechef en le relevant d’elle-même et le projetant sur un mur situé tout près. L’impact étonna : comment une femme comme l’espionne pouvait déployer une telle force ? La réponse était pourtant simple : l’adrénaline. Et l’adrénaline était à son comble. Ils étaient tous les deux un en face de l’autre et respirait halètement. La pièce était plongée dans un silence pesant sous la forte tension. Mais ils étaient là, tout près du précipice, près à sauter. Ils avaient chacun offert une résistance importante, un refus catégorique de se laisser finalement mener par leur désir. Après tout, n’était-ce pas plus stimulant de le faire grossir plutôt que de le consommer à faible feu ? Soudainement, l’espionne secoua la tête. Bientôt, un faible « non » s'essouffla. Là, c’en était trop. Il fallait que l’un plonge pour que l’autre tombe aussi, puisqu’ils se tenaient tous les deux la main. Le vase débordait: il fallait agir. Repousser serait cruel. Abandonner, trop simple. Une dure décision dont tous deux savaient comment ça allait terminer. La débauchée haussa les épaules. Elle n’en pouvait plus. Psychologiquement, elle était vidée. Complètement vidée. Il l’avait tenu comme une marionnette. Elle avait réussi à se départir des câblages. Mais là, c’était le choix de s’enfuir ou de rester. [i]Mon oeil, m’enfuir ! [/] Sans plus attendre, elle se détendit et accourut vers le médecin. Toujours contre le mur, elle le plaqua davantage lorsqu’elle colla ardemment sa bouche à la sienne. Un bras se fraya un chemin dans son cou pour l’enrouler comme un serpent, permettant d’avoir sa tête plus à sa hauteur, et l’autre se blottit sur le torse humide de Carter. Elle l’effleura d’un doigté léger qui souleva des sillons de frissons. De haut en bas, de bas en haut, bref un mouvement qui devint rapidement mécanique. Elle écrasait vigoureusement sa poitrine, au bout de lui faire mal, mais elle s’en fichait éperdument à présent. Ils consommaient leur désir mutuel et au diable la douleur ! Cela ne ferait qu’ajouter du piquant. Et leurs langues s’activèrent dans une vive partie de baisers qui ne faisait que commencer...
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mar 3 Nov - 6:44

Ah tiens, les choses prenaient une tournure toute nouvelle mais horriblement prévisible. Le pantin s’était libéré de ses câbles mais il n’était pas allé bien loin… Tant mieux. Le contraire l’aurait cruellement déçu. Cependant, autant ajouter un peu de nouveauté à ce que la débauchée avait déjà dû expérimenter : d’une main, il lui maintint la tête, la forçant à continuer cette séance de baisers furieux et sauvages tandis que sa main fondait dans le jeans de sa belle pour aller provoquer un petit organe très sensibles. C’était un tour très amusant : la débauchée ne voudrait pas rompre le baiser car elle partageait cette dépendance aux lèvres du médecin avec sa contrepartie poétesse. En même temps, comment pourrait-elle résister à l’envie de laisser le monde entier savoir que son corps appréciait les attentions vicelarde de son corrompu de médecin « bad boy »? Et pour respirer, ce serait un calvaire, comment prendre l’air suffisant par le nez quand toutes vos réserves sont divisés entre baisers agressifs et cris de plaisirs? Ce petit jeu désarma complètement la débauchée car elle avait devant elle un homme aussi corrompu qu’elle mais qui savait rester mortel même dans les situations les plus intenses. Si un jour la débauchée avait rêvé d’avoir un catalyseur juste pour elle, son voue venait d’être exaucé. Cet homme là savait sur quels boutons appuyer pour la rendre dingue et lui faire perdre tout contrôle. Sans même l’avoir touché auparavant, il en connaissait plus sur elle que toutes ses conquêtes passées réunies trois fois. Ce nouveau partenaire de baise était un cadeau du ciel pour la débauchée, le genre de type que l’on ne trouve qu’une fois tous les cent ans… Et encore, il fallait être très chanceuse...

Dans un véritable rugissement de plaisir, la débauchée, la tigresse, la prédatrice exprima son plaisir avec un abandon purement primal, venant du fond des trippes. Ce qui surprit le côté sombre du médecin ce fut quand la débauchée l’attrapa par les épaules et le jeta sur la table avant de lui sauter dessus, posant un genou de chaque côté de lui désormais étendu sur la table. Elle en avait de l’adrénaline dans le corps… Et le regard de la débauchée débordait d’une soif de plaisir que « Dark Carter » se surprit un instant à douter de pouvoir assouvir. Il se reprit toutefois. Rien n’était trop difficile ou impossible pour lui. Il saurait faire le nécessaire et répondre à ses besoins. Effectivement, l’abstinence n’était pas faite pour la débauchée… Et il avait une idée particulièrement intéressante qui il le savait les séduirait tous les deux. La débauchée aimait séduire et se faire désirer tout comme elle désirait consommer son plaisir. Le tentateur lui allait faire en sorte pour lui offrir une toute nouvelle expérience en matière d’attentions personnelles… Une leçon qu’elle allait adorer et sans doute chérir longtemps…


« Fort bien. On va voir si tu vas trouver mes prochaines paroles ennuyantes. Je vais t’enseigner un truc qui tu vas adorer… Pour commencer, tu vas devoir te débarrasser de toute attache matérielle: vêtements, objets, tout. Tu dois être toi avec toi même et c'est tout. Ensuite, je veux que tu ferme ton esprit à toute autre chose que ma voix et ton être. Tu dois faire en sorte d'oublier ce que les autres peuvent penser. Laisse parler ton instinct. Cela peut paraître bien simple mais si tu fais tout comme il faut, tu vas en avoir plus que tu ne peux en espérer de ton argent. »

Il vit la curiosité sur le visage de la débauchée et le conflit interne : elle se demandait si vraiment il pouvait lui offrir quelque chose de plus rafraichissant qu’une bonne baise. Cela fit sourire la noire essence du médecin qui regarda sa montre pour lui signifier qu’il n’avait pas tout son temps. Pour toute récompense, elle lui offrit un baiser sauvage avant de quitter la table sensuellement et de se débarrasser du reste de ses vêtements sous le regard dégoulinant de luxure du côté sombre du médecin.

« Tu dois tout désapprendre, revenir à un état où tout ce que tu sais c'est exécuter tes fonctions vitales et les trucs de bases. Même le langage doit être en partie oublier. Il est porteur de termes qui sont limitant pour cet exercice. Communiquer par sons, grognements et autres ne doivent pas être mit de côté: tu dois revenir à l'état que les vôtres appellent sauvage. Ah oui... Très important: tu ne dois exprimer aucune retenue, aucune hésitation. Exprimes toi. Laisse ton corps exprimer ce qu'il ressent. L'empêcher de parler c'est rester derrière des barrières que tu dois faire tomber. Tu es la débauchée oui mais je sais qu’il reste en toi des blocages inconscients que cet exercice va détruire. »

Il piquait son intérêt là. Les relents d’influence de la poétesse ne tarderaient pas à la quitter pour de bon, ses dernières attaches à un semblant de retenue. Une aubaine à ne pas manquer, une offre tellement alléchante qu’elle en semblait irréelle… S’il y avait bien un homme sur terre capable de la débarrasser de l’influence de sa détestée contrepartie, c’était bien lui. Le faiseur de miracles, celui qu’on avait mit sur terre pour son plus grand plaisir, celui qui saurait lui offrir ce que les autres n’avaient su lui donner… C’était à coup sûr et hors de tout doute la noire essence de cet homme devant elle.

« Excellent. Maintenant, tu vas réexplorer ce corps qui est tien. Comme si c’était la première fois. En fait, c’est ta première fois. Tu es la débauchée. Toute ta vie tu as entendu parler des plaisirs de la chair mais on te les a impitoyablement refusés. Tu es désormais seule et hors d’atteinte du monde et pour la première fois de ta vie, tu as enfin la chance de pouvoir goûter à ce que c’est. Tu veux savoir, tu veux connaître, tu en meurs d’envie. On t’en a parlé en long et en large et sans jamais y toucher tu connais les points les plus sensibles de ton corps. C’est le temps pour toi d’en abuser, de te toucher, de découvrir ta sexualité sans la moindre retenue ni la moindre inhibition. Tu le veux plus que tout cela te ronge comme de l’acide… C’est ça, vas-y! »

Cet exercice que certains auraient été tenté d’assimiler à l’hypnotisme était en fait une manifestation de ce pouvoir de suggestion que pouvait avoir ce côté débauché du médecin. Même si elle l’avait voulu, les cris de protestation de la poétesse ne se seraient jamais rendus aux oreilles de la débauchée. Par cet exercice, il ferait une espèce de « reset » chez la débauchée. Et pas n’importe quel « reset ». Il lui offrait ici et maintenant la vraie jouissance de ce que pouvait procurer un peu d’attention solitaire. Ce serait violent, ce serait brutal, ce serait extrême et intense, un combat entre la débauchée, à savoir jusqu’où elle pousserait sa quête de plaisir et combien elle pourrait en supporter… Qui plus est, avec cette commande prioritaire de ne rien retenir, cela promettait d’être quelque chose de pratiquement épique, une page nouvelle dans son histoire dans la sensation du plaisir…Qu’arriverait-il quand les derniers vestiges de toute retenue et d’inhibition de la débauchée ne serait plus? Quel genre de créature assoiffée de luxure libèrerait-il? Il jouait à un jeu dangereux, créer la débauchée prime, la débauchée refoulée dans la débauchée, cet état de nature refoulé au cœur même de ce qu’on pensait avoir de plus « extrême » à offrir et qui prenait plusieurs forme suivant les vices… Chose certaine, quand elle atteindrait l’orgasme, une collision avec un train serai moins brutal que les sensations qu’elle vivrait…
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 4 Nov - 5:25

Une exploration, comme une jeune fille qui se contemple à sa puberté avec tous ces changements hormonaux qui occasionnent bien des questionnements. À la différence qu’Elizabeth avait déjà passé ce stade. En fait, ce qu’il lui demandait, c’était de redécouvrir complètement, de retrouver des cachettes qu’elle n’avait pas trouvé depuis un certain temps... Tout cela, en oubliant toutes les expériences qu’elle avait eu. Un défi de taille qui demanda beaucoup de concentration chez elle. De même qu’une profonde réflexion pour ce retour aux sources. Comment est-on déjà ? Elle n’eut pas à s’interroger plus longtemps. Son corps semblait déjà avoir été programmé pour le faire. Même qu’elle trouvait que tout apparaissait mécanique et faux. Jusqu’à ce jour, elle avait toujours eu un partenaire pour combler son appétit de la chair, mais aujourd’hui, ce soir, la noire essence de Martin lui demandait carrément de recourir qu’à elle-même. Néanmoins, le défi lancé, la détermination de l’espionne déchue de le relever était impressionnante et incalculable. Devant le regard fondant du médecin, la jeune femme s’activait d’un doigté agile et expérimenté à explorer une caverne d’Alibaba que Martin aimait bien chatouiller. Abandon total lorsqu’elle ferma finalement ses yeux, se centrant sur sa tâche avec fougue et acharnement. Ce qu’il devait se régaler cet homme noir qui se tenait devant elle, tel un enfant qui découvre un élément nouveau dans son monde. Des yeux brillants d’une naïveté touchante... Mais la lueur de perversion pathologique qui rayonnait dans son regard était un goudron venimeux et visqueux qui s’agitait. Les idées devaient lui fuser l’esprit. Mais la débauchée était seule dans sa (re)découverte de ce corps longtemps abusés par des hommes qui n’arrivaient pas à la cheville du médecin ténébreux. Un seigneur de la trempe d’un certain Vlad Tepes avec une soif jamais assouvi de gruger les songes et le désespoir des humains pour les sombrer dans une errance éternelle, sous peine d’avoir perdu leur âme de ses crocs. Elizabeth était une parfaite descendance de ce cher Eros, celui qui tenait en son oracle, le désir sexuel absolu. À eux deux, ils créaient un monde noir qui sent la luxure où un roi et une reine voilés de désir s’abreuvaient d’un désir unanime de se partager charnellement. Tous deux, âmes éternelles et corrompues, jamais étranglées par ce monde chaotique qui les nourrit en réalité. Un mal pour un bien. Ils régnaient avec cruauté, mais une cruauté captivante, une exubérante barbarie jouissive qui transformait ce royaume perverti en une énorme orgie où les cris de terreur devenaient des cris de jouissance et où la raison de leur imploration était d’en avoir plus. Oui, plus. S’amuser davantage, bien que le terme « s’amuser » soit plutôt faible dans la présente situation. Et les synonymes illustrent très peu l’analogie désirée.

La démonstration dura plusieurs dizaines de minutes. Brusquement, elle s’arrêta et se releva, étant précédemment allongée pour se cambrer plus aisément et se caresser avec plus de sensualité. Elle jeta un regard à Martin avant de bondir sur lui et l’embrasser comme pour l’envoûter pour préparer son idée et le rendre ivre de ses lèvres et de leur goût. Elle le griffa lorsqu’il passa une main dans son dos pour l’attirer davantage sur lui. Elle le poignarda avec ses yeux de déesse du sexe et disparut de la pièce. Semant la confusion, même les meubles devaient se demander ce qu’il lui prenait de s’esquiver aussi abruptement. Or, quelques minutes plus tard, on entendit, du haut des escaliers, des bruits de talon. Puis, une Elizabeth à couper le souffle dans une lingerie fine très luxueux qui dessinait parfaitement sa silhouette de rêve. Des talons d’une hauteur à donner le vertige noir, mais qui définissait sa musculature de mollet. Vraiment, elle ne pouvait pas être plus bombe sexuelle que ça. Des courbes bien courbées et mises à l’avant, comme si le vêtement en question avait été modeler à son corps. Derrière elle, un lecteur musique de la dernière génération qu’elle alla brancher sur les hauts-parleurs de la salle à manger. Bien sûr, ils avaient prévu le coup pour des soirées romantiques, mais ils n’étaient pas à négliger lorsqu’ils voudraient éventuellement pimenter leur couple. Martin la dégustait du regard, il la déshabillait aussi. Pourquoi, diable ! avait-elle voulu se revêtir alors qu’elle avait pris l’initiative de se départir de tout morceau de tissu qui étouffait sa peau de porcelaine ? Mais en voyant l’expression du médecin, elle n’avait pas fait faux bond : il semblait faire une crise cardiaque sans même réagir à son mal. Elle était plus époustouflante qu’à l’infirmerie. Un autre cadeau qu’elle s’était offert, cette fois-ci, il y a quelques jours à peine, songeant que renouveler un tel accessoire ne ferait pas de mal. La dépense était remboursée largement, même qu’elle voyait quelques profits. Elle choisit une musique aux tonalités érotiques, adressa un clin d’oeil à Martin en même temps qu’une note particulièrement « punchée » de l’intro, puis lui envoya un baiser en l’air. Le prélude était plutôt lent et annonçait néanmoins une musicalité plus ardente à mesure que les mesures étaient jouées l’une après l’autre. De ce fait, cela lui permit de bouger le médecin cloué sur place. Elle l’attira sur une chaise et l’y propulsa de sa force engendrée par son adrénaline. Elizabeth fit quelques pas vers l’arrière, son air toujours aussi coquin suspendu à ce visage sybarite de sexe. C’était plus que le simple plaisir du luxe : c’était le plaisir de la luxure, de la volupté, etc. Elle simula un flingue et tira une balle imaginaire droit au coeur.

« Je t’ai eu, mon bel étalon ! »

Sans même ajouter quoi que ce soit, elle se mit à remuer son coeur comme les danseuses exotiques de baladi. Un mouvement hanche parfaitement maîtrisé qui faisait ressortir ses traits les plus torrides sur ce corps irréel. Elle se mordit l’index avant de renverser sa tête vers l’arrière en coulant son index humidifié le long de son cou, de sa poitrine et de son tronc. Elle se retourna en gardant le rythme au niveau du bassin, présentant son dos sculpté. De nouveau, elle inclina sa tête vers l’arrière en glissant ses mains dans sa chevelure ébène. Elle lui expédia un nouveau clin d’oeil avant de se redresser sa nuque, engageant une jambe pour la faire tourner pour pivoter encore une fois. Dans une démarche gracieusement sensuelle, elle s’avança vers Carter avant de se laisser tomber sur les genoux dans une lenteur anormale, mais qui resta mystérieuse quant à son exécution - à savoir si c’était réellement possible de se laisser sur les rotules à une telle vitesse. Elle marcha à quatre pattes, imitant un félin en s’humidifiant les lèvres avec sa langue désirée, jusqu’à lui, avant de lui toucher les chevilles pour remonter ses paumes jusqu’à ses cuisses. Elle lui fit découvrir des talents de gymnaste en montrant la flexibilité de ses jambes à les avoir dresser bien droites avant de remonter son tronc afin que leurs têtes se trouvent à la même hauteur. Impressionnante, disait-on ? Non, là, elle était plus que ça ! Elle était mirifique et alléchante. Il n’en ferait qu’une bouchée. D’autant plus qu’elle se concordait bien avec les temps de la musique, comme si ce n’était pas la première fois... Mais bon, on ne s’engagera pas dans un tel débat pour ensuite perdre le fil de sa danse torride. Elle le torse du médecin avec des doigts légers, quasi angéliques, mais qui possédaient ce côté démoniaque qui se manifesta lorsqu’ils arrivèrent aux épaules. En effet, ses doigts se refermèrent sur sa peau, provoquant une douleur malgré tout agréable. Elle se hissa de toute sa hauteur, fit volte-face doucement, tendant les bras en l’air comme pour dessiner une fusée de tout son corps. Cependant, ses hanches voyageaient à droite et à gauche, des mouvements circulaires qui formaient des huit fluides et onctueux. Puis, les mouvements circulaires devinrent des ondulations de devant vers l’arrière jusqu’à ce son postérieur se pose sur les cuisses du médecin. Ses mains descendirent de leur piédestal pour caresser le cou de l’ange cornu. Malgré qu’elle se déhanchaient toujours, elle réussit à retrouver la bouche de Carter, amorçant un baiser langoureux et goulu. Une bouche vorace comme une plante carnivore. Après ce partage de salive, elle longea ses bras jusqu’à ses mains, lesquelles elle amena sur les côtés de son vêtement. Complices, leurs mains gauches défirent ce qui tenait le corset en place, lançant à l’aveuglette le vêtement rigide. Leurs doigts joints l’un dans l’autres, les quarante massèrent voluptueusement la poitrine généreuse de la damnée du sexe. La musique continua... En fait, c’était une « playlist » établie de chansons relevant de l’érotisme qui éveillaient les désirs et rehaussaient le plaisir. Ce qu’elle avait prévu son coup ! Très rusée même. Certes, yeux vierges, s’abstenir !

Mais ce massage complice eut raison d’elle lorsque des points sensibles commencèrent à recevoir des décharges de plaisir. Elle stoppait violemment le baiser, extériorisait le trop plein de plaisir, reprenait sa respiration, puis enfonçait encore sa langue dans sa bouche. Mais l’orgasme était à peine atteint. Il pouvait être plus puissant, puis déchirant pour la cavité buccale et la gorge. Il pouvait, à la limite, écorcher jusqu’au sang sa gorge qui n’était alors pas assez vaste pour soutenir une telle détonation sonore. Vampire du sexe, disait-on ? Là, dans ce cas-là, cela prenait tout son sens. C’était le risque à courir au point d’en perdre connaissance. Or, jamais personne n’avait atteint un tel niveau effrayant avec elle. Personne n’avait été à la hauteur de son appétit... jusqu’à ce jour. Jusqu’à ce que la face cachée de Martin Carter se pointe pour extirper les tripes de la débauchée plénière. Toutefois, n’oublions pas la danse, SA danse, dans laquelle elle se donnait entièrement, effaçant les derniers doutes de la présence d’inhibitions en elle. Pour le laisser à nouveau sur sa faim, elle arrêta le baiser, considérant ses pupilles déçues avant de se laisser couler comme en cascade vers le sol. Enchaînant quelques pas à quatre pas, elle se releva derrière lui, lui qui était toujours sur sa chaise, le spectateur et la victime de son « lap-dance ». Elle affala derechef une main sur le torse de Martin et, à son tour, comme pour lui rendre la monnaie de sa poche, elle plongea sa main dans son pantalon après avoir réussi la manoeuvre du défilage de sa ceinture pour ne pas être restreinte. Elle manipula le symbole de la virilité masculine avec vigueur, décochant un sourire amusé à admirer l’air térébrant qui, sans manifester une véritable douleur, manifestait plutôt une torture agréable qui lui provoquer des spasmes de plaisir. Le voir trembler comme une feuille retira un rire satanique d’une profonde satisfaction. Un vrai rictus de diablesse ! Mais il en demandait encore. Elle cessa son geste en serrant quelque peu l’engin pour vraiment extraire un cri de douleur qui alla lui servir de « cue » pour retirer sa main aussi vite qu’elle l’y avait fait disparaître. Seins nues, elle se balada autour de lui avec sensualité avant de se planter devant lui en le considérant avec envie. Là où les « lap-dance » se limitaient dans les endroits réservés à cet effet, Elizabeth alla plus loin. Elle recourut à son aide pour lui retirer la toile de tissu qui couvrait sa caverne de sensibilité, se retrouvant complètement nue pour une deuxième fois. Se dévêtir aussi lentement pouvait faire grimper le désir de goûter cette chair par la suite. Pour l’avoir expérimenter auparavant, elle en savait quelque chose. Elle lui ordonna ensuite, en lui prenant les poignets, de se lever. Avec précipitation et ardeur, elle lui retira son jeans, mais il la distrait un moment en encadra son visage de ses mains de médecin pour l’approcha du sien pour engager un baiser fougueux et languide. Même s’il tenta de lui occuper l’esprit à autre chose, elle réussit à faire tomber le pantalon sur le sol, de même que le sous-vêtement. D’égale à égal, il n’y avait qu’elle toujours chaussée de ses talons hauts. Cependant, elle était tout juste à la bonne hauteur pour s’éviter un éventuel torticolis. La partie excitante s’amorçait. Le plaisir était à son comble et le désir au cran le plus haut. Se défaisant de l’étreinte buccale de l’autre, ils prirent un moment pour se délecter de la fébrilité tremblante de chacun. Le peu de tendresse qu’il eut dans cet instant fut aussitôt rompu par Elizabeth qui tripota le derrière du médecin. Se mordant la lèvre inférieure, ce bref espace de distraction permit de déclencher un autre élément de sortir chez l’espionne débauchée. Elle le poussa pour qu’il tombe et se laisse choir sur la chaise. Elle le dévisagea avec convoitise, le lorgnant de bas vers le haut. Anticipant le pire, l’adrénaline lui permit de lui donner la force nécessaire pour pousser la chaise, sur laquelle Martin se tenait, pour accoter le dossier contre la table. Elle pourrait ainsi de saisir d’une prise supplémentaire pour éviter de tomber à la renverse. Elle garda le contact visuel tout en allant s’asseoir sur lui, face à face, lui exhibant sa gêne sa poitrine pour qu’il la déguste avec appétit. S’empilant comme un casse-tête, tel un engrenage irréprochable, il fallait épicer et relever la manoeuvre du corps dans le corps. Reprenant son mouvement de bassin, l’espionne débauchée débuta mouvement vers l’avant et vers l’arrière, l’arme dressé en elle pouvant ainsi toucher des points sensibles.

Elle se doutait bien que, pour avoir eu le dessus pendant un long moment, Martin Carter, enfin, son essence noire qui partageait présentement les fluides de la dévergondée, allait probablement inverser les rôles. Après tout, tous deux meneurs, chacun aimait avoir le contrôle sur l’autre. Deux forts caractères qui se vouaient une guerre pacifique dans les armes, mais meurtrière sur qui aurait le dernier mot.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mer 4 Nov - 7:37

Ô torture que cela avait été que de voir la débauchée ainsi habillée et se trémousser de la sorte sans qu’il ne soit autorisé à faire grand-chose… Ah le supplice que de retarder encore et encore le moment de leurs ébats et la consommation d’un plaisir nouveau par deux êtres complètement pervertis jusqu’à l’os par le sexe… Une succube et une incube dans un royaume mortel… Un empereur et une impératrice régnant sans partage sur l’empire infini de leur vie commune et des possibilités qui s’offraient à eux… Ni le médecin ni l’espionne ne saurait interrompre ce qui allait suivre et Dieu lui-même et ses armées du paradis n’aurait su empêcher les choses de suivre le cours des choses qu’avaient orchestrée ces deux créatures de plaisir sans retenue. La débauchée était un être d’action, de démonstration, de provocation, ce qui contrastait avec la noire essence du médecin qui oui savait faire montre d’action, de gestuelle agressive et de mouvements sauvages et brutaux mais dont les armes étaient vicelarde encore. Il se servait des forces de l’autre contre lui, comme un spécialiste en art martiaux se sert de la force de son adversaire pour en triompher. Dans le cas de la débauchée, il l’avait tellement observé qu’il allait jouer avec son corps comme un virtuose de son instrument. Les poumons allaient lui éclater, ses cordes vocales ne tiendraient pas le coup et son cœur serait mit à rude épreuve quand le ténébreux médecin commencerait à jouer la symphonie qu’il avait prévu… Il était vrai certes que dans une telle relation, où ils en étaient et à ce stade, l’action se passait davantage dans le bas que dans le haut. Cependant… Si la débauchée l’avait tant fait attendre, il pourrait lui offrir considérablement sans toutefois lui offrir exactement ce qu’elle désirait. Cela n’en serait pas moins plaisant non… De cela il pouvait le lui garantir. En fait… Si la débauchée n’était pas trempée de sa propre sueur après le premier mouvement, si elle n’avait pas la langue à terre, c’est qu’elle serait morte et bonne à enterrée. Chaque petite faille, chaque petite faiblesse, chaque mouvement, chaque mimique chaque expression… Le côté sombre de Martin avait déconstruit la débauchée et l’avait reconstruit sans même y toucher. Cette observation qui n’avait pas été désagréable avait été excessivement dure pour lui. Oh il n’avait pas tenu tout le long, ayant ses faiblesses comme tout homme, son esprit décrochant pour des pensées impures à souhait mais au final, il avait les armes nécessaires pour rendre la monnaie de sa pièce à la débauchée. Toute cette attente, ce jeu de séduction, cette torture… Il allait lui faire endurer ce qu’il avait enduré. Il allait la piéger par ses propres armes : elle en voudrait plus et que cela s’arrête en même temps. Elle voudrait qu’il cesse de travailler en auteur pour s’occuper du sous-sol mais en même temps, vu qu’il travaillait si bien, pourquoi devrait-il s’arrêter? La noire essence de Carter avait une idée en tête… Et si la poétesse venait à reprendre les commandes le lendemain matin, elle aura mal en des endroits qu’elle n’aurait pas pensés possible… Ou tout du moins difficilement concevable après un effort physique standard, cela allait sans dire. Il allait abuser de la résistance de l’espionne et laisser le rouge comme couleur sur sa peau de porcelaine tant il en travaillerait les chairs par ses attentions tout saufs innocentes dont le seul but était de générer des vagues de plaisirs, un courant continu, une électrocution qui remplacerait les courants électriques du cerveau par une unique logique : la quête et la recherche de plaisir… Pratique discutable et intentions peu louables pourrait-on dire mais ces attentions n’était pas pour une femme ordinaire. Après tout, la sombre essence de l’espionne n’était pas n’importe qui et à ce juste titre ne méritait pas n’importe quoi…

Elle lui avait offert un encas, il lui offrirait la mince limite entre plaisir intense et l’autre côté du point de non retour quand le plaisir vous a rendu complètement fou, dans le sens littéral du terme… Au début, il le fit exprès, y allant délibérément lentement, s’attirant le regard haineux de la débauchée. Il attendit, lisant sa frustration, son désir de le voir s’appliquer davantage et dans la demi-seconde où elle se demanda si elle devrait tout faire elle-même, le rythme changea du tout au tout. Le tempo devint endiablé et là où l’encas avait été consommé tout gentiment, ce fut comme si dix bouche le dévorait en même temps. Il s’en doutait, bien des hommes avaient su offrir « buccalement » une forme d’attention plus ou moins marquée au buste de la débauchée. Cependant, aucun n’avait jamais opéré d’une telle façon : une seconde, la langue de la noire essence du médecin s’attardait à la chair d’un sein, à sa base, la seconde suivante, ses dents fines s’enfonçait dans la chair tendre du mamelon et ensuite, c’était comme si un trou noir s’était fixé sur ce même mamelon, l’aspirant avec force. Comment bien décrire la chose? Le flot de sensation dans sa globalité? De cette façon :

Prenez une spirale. Faites la tourner à la vitesse d’une centrifugeuse. Ajoutez-y un feu d’artifice amplifié mille fois côté son et couleurs. Mélangez le tout à des lumières de discothèque, stroboscopes et compagnie. Amplifiez cette combinaison avec un délire hallucinogène puis multipliez-le par cent. Vous y êtes? Oui? Et bien vous n’êtes même pas encore près de saisir le quart de ce que pouvait ressentir en termes de sensation et de plaisir brut la débauchée. Un traitement inhumain et loin de tout ce qu’elle avait pu expérimenter. Oh bien sûr, au début elle avait voulu gémir mais c’était comme si elle s’était étouffée su ses gémissements car ceux -ci voulaient se muer en cris mais en même temps le corps pompait si vite et voilà que le souffle lui manquait… La débauchée aurait pu craindre pour sa vie si les sensations n’avaient pas noyé son esprit… Au moment où tout semblait sur le point de lâcher, où tous les cadrans clignotaient du mot « danger » en lettre rouge, la sombre essence du médecin asséna le coup de grâce avec une finale sauvage à couper le souffle. La pièce tomba dans un silence de mort un moment, tout étant calme, immobile… Comme si le temps s’était arrêté…

Puis la débauchée libéra un tel cri de jouissance qu’il sembla raisonner des minutes durant dans toute la maison. Jamais la gorge de la débauchée n’Avait laissé sortir un cri si fort, si puissant, venant si profondément de ses tripes. On aurait pu dire en fait que ses trippes étaient sorties avec le cri. Elle fut prise de convulsion, rien de désagréable, simple réaction du système en ayant tellement subit en un court laps de temps et à des doses concentrée. Était-il nécessaire de parler de l’orgasme? Il avait dû avoir l’effet d’un dépôt de bombe atomique explosant toutes en même temps. La débauchée verrait des points blancs pendant un bon moment, reprenant contact avec la réalité… Mais il n’y aurait pas de pause malgré les halètements et les petits gémissements. Oh ils étaient toujours l’un dans l’autre, de cela il ne fallait pas penser le contraire mais la relation classique ou tout du moins cette relation sauvage tant anticipée par la débauchée tait pour le moment en suspens pour un moment encore. Ce qu’il lui avait fait ressentir physiquement, c’était ce qu’il avait ressenti psychologiquement durant sa dance lascive et son jeu de séduction… Oh certes, il aurait pu céder à ses suppliques murmurées entre deux respires, des demandes contradictoires en fait, l’une en demandant encore, l’autre une pause et l’autre de simplement la prendre sauvagement… Seule la première option serait considérée et encore, cette fois il ne la toucherait même pas. Il ferait appel au pouvoir de la suggestion pour accomplir son œuvre et dans un tel état de vulnérabilité psychologique, il n’aurait aucun mal à faire voir ce qu’il voulait faire voir à l’esprit de la débauchée.

Commença alors la description d’un récit au ton érotique dont la musique ambiante aidait considérablement. En fait, le récit se fit plus explicite, plus approfondi, les images se précisant dans la tête de la débauchée pour devenir un film, avec un souci du détail, une précision et une minutie que la débauchée aurait pu jurer l’avoir vécu. Le but de l’expérience? Un peu de conditionnement mental et user de la puissance de l’esprit pour lui faire expérimenter des choses impossibles autrement. Après tout, si des gens pouvaient mourir à cause de leur esprit, littéralement, en s’imaginant des choses n’existant pas, comme cet exemple de ce voleur qui dans le noir complet de la boîte d’un camion s’était aperçu on ne sait comment que ce dernier était réfrigéré, mort d’hypothermie alors que le système de refroidissement n’était même pas en marche? Ou l’exemple de cette patiente hypochondriaque convaincue d’avoir une maladie dont les symptômes imaginaires étaient devenus réels… Tout cela pour dire que ce qu’il allait faire demandait une maîtrise et une compréhension peu commune de la suggestion. Au final, ce que le débauché chercha à faire par la suggestion c’était de donner à la débauchée un nouvel orgasme… Mais d’une nature inatteignable sans se « brancher » directement dans le système de l’autre.

En temps normal, un orgasme dure en moyenne dix-sept secondes. Celui qu’allait ressentir la débauchée donnerait l’impression de durée des années. La première vague de l’orgasme frappa donc la débauchée… Suivit d’une autre, puis d’une autre et… En fait, la noire essence de Martin, médecin comme son homologue, connaissait ses chiffres et sa précision avec ces derniers était redoutable. En dix-sept secondes, une vague de plaisir qui techniquement correspond au signal déclenchant l’orgasme et le signal allant avec (le plaisir et tout) frappa la débauchée tout les 0,05 secondes pour un total d’environ trois-cent quarante vagues sur sa durée totale. En théorie, aucun corps sur terre, aucun cœur humain ne pourrait résister à une telle chose. On parlait ici de données précises, calculées méthodiquement et vérifiables qui démontrait que cela reviendrait à tuer quiconque subirait autant de « pics » de plaisir successifs. C’était vrai, en effet, si la chose était faite physiquement. Dans ce cas-ci, le gros du travail se fit par suggestion donc imaginer la chose ce qui venait retirer les effets « indésirables ». D’où le pourquoi de cette manœuvre et de cet usage du pouvoir de la suggestion. Certes, il était plus que probable que la débauchée ait fait un mini black out, qu’elle ait perdue connaissance pendant quelques secondes après une expérimentation purement imaginaire certes mais excessivement puissante. La règle du « on ne meurt dans un rêve que si on se voit mourir », théorie débattu et largement controversée dans le milieu avait servit à garder bien vivante la débauchée. Cependant, comme dans un rêve classique, ce dernier peut avoir une incidence comme les sueurs froide en se réveillant d’un cauchemar, certains symptômes allant jusqu’à des signes de fatigue avancée après un rêve stressant ou demandant… Quand la débauchée rouvrit les yeux, la sombre essence du médecin la regardait avec le sourire… Un sourire bien amusé juste avant qu’il ne prenne la parole.


« Alors… Est-ce que tu as comprit les grandes lignes des tortures que tu m’as infligé ou est-ce que je continue à faire valoir mon point? »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Jeu 5 Nov - 6:50

Elle ne dit mot pour le moment. Le souffle trop haletant, elle était incapable d’aligner deux lettres pour faire une syllabe ou même un son. Il n’y avait que sa respiration densément éreintée par tout cet effort physique et mental. Il l’avait vraiment puisé jusqu’aux tripes, et même plus loin si cela était possible. À sa question, sa seule réaction fut d’éclater de rire. Pour l’avoir torturé, il l’avait fait. Cependant, son cerveau ne répondait plus au reste du corps. Ce dernier tremblait comme une la dernière feuille tenace toujours suspendue à une branche qu’un vent d’automne tente désespérément de l’achever pour de bon et qu’il s’abatte sur le sol gelé. De ce fait, elle fut couverte d’un frisson qui réveilla une profonde froideur qui lui fit claquer des dents. Vraiment, ses fusibles avaient disjonctés. C’était complètement dément. Elle avait l’air incapable de véhiculer parfaitement ses émotions. Elle pouvait même faire peur avec cet air quasi démoniaque. Ses yeux globuleux particulièrement sortis de leur orbite. Son mutisme devenait de plus en plus effrayant. Elizabeth tentait malgré tout de dire quelque chose, mais elle semblait vouloir siffler plutôt que de parler. Aussitôt, elle ricanait avec une insouciance enfantine. Une démence profonde l’avait atteinte, c’était l’évidence même. Et tout ce qu’elle faisait c’était de caresser le visage de Martin et sourire et rire devant son air intrigué, mais tout de même désireux d’obtenir une réponse de sa part. Elle avait une attitude d’enfant qui tâte le visage de son parent pour découvrir, à la différence que l’espionne était moins à tapon, c’est-à-dire qu’elle était plus mature dans sa caresse. Un contraste assez étonnant et, quand on y pense, impossible à regrouper selon notre volonté. Il fallait vraiment avoir perdu la tête pour arriver à créer une dualité impossible entre deux extrêmes. Son corps paraissait ancré dans le mécanisme qu’avait établi le médecin en s’activant en elle alors qu’il la jeta sur le sol pour se fondre à son corps avec vigueur et ardeur. Oh qu’elle des maux intenses le lendemain matin ! C’est elle qui aurait de besoin d’aspirines dans les prochaines heures.

Soudain, elle fut prise de convulsions violentes comme si elle faisait une crise d’épilepsie. Elle était de plus en plus inquiétante dans son comportement. C’était anormale qu’elle réagisse de la sorte... Quoique la forte dose de plaisir aurait pu la tuer, mais elle avait une âme qui demandait ce genre de décharge d’adrénaline puisqu’elle savait gérer la chose. Or, c’était la première fois que ses ébats furent aussi vifs. La première que son corps subissait un tel choc. Il fallait donc qu’il prenne le temps nécessaire pour récupérer et quelques minutes ne suffisaient pas pour corriger la chose. Il fallait immuniser ce corps avec une injection de plaisir insoutenable pour le commun des mortels. Maintenant qu’elle avait reçu son vaccin, elle pouvait le revivre avec des effets plus atténués... malgré que jamais ils deviendraient bénins. Toujours est-il que les virulents spasmes semèrent la panique chez la noire essence. Avait-il brûler cette âme débauchée à jamais ? Ce qu’il serait rempli d’amertume ! Or, brusquement, elle cessa de gigoter sous lui. Elle ferma les yeux à nouveau et paraissait avoir sombré dans une nouvelle inconscience. Étrange, c’était vraiment étrange. Comme si elle n’avait pas fini de le surprendre, elle les ouvrit après une minute, son souffle étant devenu parfaitement normal, comme si rien ne s’était passé. Elle sourit avec mystère, mais de manière déconcertante. Avec une agilité propre à son titre d’espionne, elle se faufila sur le côté pour se défaire de son emprise. Elle lui souriait avec sérénité, lui donna un tendre baiser sur la joue avant de disparaître dans la cuisine. Il l’entendit fouiller pour quelque chose, puis l’eau coula puis enfin, elle réapparut dans l’embrasure séparant la salle à manger et la cuisine. Elle s’appuya contre le cadre de la porte en buvant son eau fraîche, tout en gardant les yeux bien fixés sur lui. À quoi pensait-elle ? Pourquoi réagissait-elle de la sorte ? POURQUOI NE PARLAIT-ELLE TOUT SIMPLEMENT PAS ? Finalement, son verre termina, elle entra complètement dans la salle à manger pour aller déposer le contenant sur la table. Elle fit des des dessins circulaires, distraite, avant de reporter son attention sur Carter, toujours intrigué par l’attitude curieuse de sa belle féline débauchée. Si douce et si calme, ça ne pouvait être celle qui venait de s’adonner au jeu de la chair avec acharnement et détermination. Elle était trop... innocente pour consommer des fluides corporelles du sexe opposé. Trop... vierge dans sa posture contrastante à quelques minutes plus tôt.

Puis, elle revint à lui alors qu’il tentait de s’en approcher d’abord. Elle l’arrêta dans son exécution et entama un examen du sujet masculin se tenant devant lui. Elle détailla chaque muscle avec application, tâtant des endroits plus souples. Elle dessina le contour de chaque trait de son visage, de son torse. Elle fit le tour de lui pour considéra son dos en entier, s’arrêtant à des arrêts bien précis de l’anatomie. Elle revint finalement devant lui, toujours ce même sourire naïf au visage. Intriguée, elle glissa une même dans sa chevelure en bataille. Le toucher conclut une texture douce, mais apparemment en guerre contre la nature du à l’état déplorable que ses cheveux avaient. Il osa l’interrogea, mais elle lui intima le silence alors qu’elle posa doucereusement un doigt sur ses lèvres. Pendant un instant, un soupçon de rougissement apparut sur ses joues, contrastant avec son teint plutôt blafard et diaphane. Elle lui indiqua de poser une main sur sa taille et dès qu’il s’exécuta, sans rien saisir toujours de son attitude, elle frémit de plaisir, hérissant son poil corporel prestement. Elle fut prise d’un frisson qui lui arracha une certaine sensation de froid, mais sans doute pas désagréable. Elle blottit sa tête contre son torse et se concentra sur les battements de coeur du médecin. Interloqué, il ne savait que faire. Même la noire essence n’avait rien à répliquer pour réveiller sa belle trop sage et trop calme. Cela n’augurait rien de bon... Il pouvait avoir été trop loin en l'assagissant de la sorte. Or, alors qu’elle frôlait une main dans le dos de son amoureux, elle le surprit en rentrant ses ongles dans sa chair, décochant un cri de douleur et de stupeur chez Martin. Aussitôt cette réaction enclenchée, l’air malin et coquin d’Elizabeth revint. Pensiez-vous sincèrement qu’elle était redevenue poétesse et même plus sage encore ? Détrompez-vous ! N’avez-vous jamais appris qu’il ne faut pas se fier aux apparences ? Sa folie passagère était passée depuis longtemps. Depuis qu’elle était revenue à elle pour la deuxième fois, elle lui avait joué la comédie pour qu’il ne se doute pas de ce qu’elle allait.

« Je t’ai manqué ? » riposta la débauchée. « Si je les ai comprises, et comment ? Tu es si impitoyablement, sombre Martin, si cruel ! Mais j’adore ! C’est excitant, même ! J’en brûle de plaisir. Ton allure me fait fondre sur place. Ton attitude « bad boy » m’attire et m’exalte sexuellement parlant. J’ai toujours aimé les mauvais garçons. Ça tombe bien, je crois avoir mérité une correction; t’avoir joué ainsi la comédie, que c’est pénible ! J’ai été une si mauvaise fille, si vilaine ! Il faut me corriger ! »

Elle lui adressa un clin d’oeil avant de s’offrir à la punition qu’il allait lui faire. De la même façon que cela pouvait lui servir de réponse : oui, il l’avait torturé, plus que jamais elle l’avait été, mais arrêter pour autant le petit jeu, non. Elle pouvait bien endurer quelques tortures pour son bien-être et libérer toutes les toxines qui envenimaient son corps du au stress du travail et de cacher leur amour à toute la Schya avant de l’avouer à leur patron. Et Martin, si orgueilleux, n’allait pas s’arrêter de sitôt de faire payer sa belle pour les martyrs et la pression sexuelle qu’elle exerçait sur lui depuis que sa démone partie s’était montrée le visage au grand désir du médecin pour élaborer afin d’éloigner cette peste de stagiaire, à savoir, Natasha, la reine de l’armée des siliconées.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 6 Nov - 2:32

La punir, la corriger? Peut-être bien. Peut-être bien… Par exemple, en changeant de méthode. Plutôt que de faire ce qu’il avait prévu faire initialement, s’assurant avec son expertise médicale qu’il ne risquait pas de blesser la débauchée, la noire essence décida de se raviser : s’il manquait de lubrifiant naturel, c’est la débauchée qui en souffrirait lors de cette relation sexuelle et non lui. S’il mettait trop de force et de vigueur, elle en ferait les frais. Si dans ce jeu sauvage qui allait suivre elle finissait blessée, ce serait son problème. Sa punition serait un pseudo désintérêt total pour la débauchée qui ne serait qu’un moyen d’arriver à une fin. Il la jeta donc par terre sans ménagement, se mit en position puis au travail sans retenir grognements de plaisir, halètements ou autre son que ce soit. Elle avait couru après le trouble, elle aurait ce qu’elle voulait : l’antithèse du bon et vertueux Martin Carter, une brute sauvage assoiffée de luxure. La question qui se posait était par contre de savoir si elle, la débauchée, était prête à s’adonner à l’expérience jusqu’au bout… Car dès les premiers mouvements, elle put se rendre compte que ce n’étaient pas un chevalier qui avait pénétré sa tour sacrée mais un barbare brutal causant son lot de douleur. Évidemment, il n’y aurait pas de blessures ni d’hémorragie interne ou externe, non, il ne fallait pas exagérer : il y avait « sans inhibition » et « sans inhibition »! Ceci dit par contre, ce serait bien plus rough qu’avec un partenaire ordinaire… Et beaucoup plus intense. La plupart des hommes avaient tendance à « botcher » le travail, ne pénétrant que partiellement et n’allant pas aux fond des choses dans les mouvements accompagnant ce genre d’ébats. La noire essence de Carter elle y allait de la pointe à la base, coup sur coup, quelle que soit la vigueur ou la vitesse du mouvement. Si bien des pèlerins plus ou moins pieux avaient foulé le sol du temple sacré d’Elizabeth la débauchée, cet hérétique là était en train de redéfini le sens du mot « intense », tant d’exécution que de plaisir ressenti.

Chaque fois que la débauchée cherchait à placer un mot, autre chose que ses cris tout aussi véhéments ou ses gémissements de plaisir tout aussi bruts et sans censure, la main du médecin bad boy devenait une serre et il faisait subir au buste de l’espionne un savant mélange entre plaisir brut et cette douleur présente certes mais pas désagréable au point d’être souffrante, simplement dans le cas de la débauchée profondément excitante. Il étouffait ses mots dans un cri de pur délice poussé par sa belle et il continuait de la « rider » non pas vers le septième ciel, ceci étant l’apanage de la poétesse et du médecin mais vers ce niveau des enfers exclusivement réservé à la luxure. Et il fallait bien l’avouer : il l’amena pile poil en plein cœur de ce domaine de débauche, lui arrachant un cri jouissif et rauque : à force de s’exprimer avec tant de véhémence et de conviction, la voix commençait à manquer à la débauchée. Même si elle avait son orgueil, elle n’aurait pas le choix que de qualifier cette soirée de « meilleure baise » de sa vie… Pour une antithèse de personnalité qui jusque là faisait office de puceau, la noire essence de Martin avait eu le temps de creuser la question pour donner une telle expérience à une débauchée pourtant inexpérimentée. Entre ses mains, il la faisait fondre et la manipulait comme une simple débutante. Chaque fois qu’elle tentait d’opposer une résistance, il savait sur quel bouton presser pour la rendre totalement vulnérable. Il faisait vivre quelque chose de totalement nouveau à la débauchée : elle était à la fois impuissante, un état qu’en tant que dominante elle ne devait pas connaître mais c’était une impuissance qui apportait tant de délices et de plaisir, s’y abandonner était tellement tentant qui d’y résister était frustrant. Il lui faisait vivre un puissant conflit interne, entre ses principes de débauchée et ce qu’elle était en tant qu’être… Il n’y avait décidemment que lui pour faire une telle chose.

Se rappelant de paroles prononcées précédemment par la débauchée, il décida de voir dans quelle mesure cette dernière était encore en mesure d’agir sans restriction aucune. La laissant de nouveau sans le souffle et un air de satisfaction sur le visage, il se retira avant d’aller s’étendre à côté d’elle… Et le sourire qu’il avait sur le visage témoignait d’une idée qu’il avait derrière la tête…


« Tu sais, tu disais plus tôt dans la soirée ou plutôt laissait sous-entendre que tu étais une professionnelle de la sucette masculine… Je serais bien curieux de voir cela. Après tout… Je t’ai considérablement éprouvé non? Discipline un peu ton bad boy en lui montrant ce que tu as dans le ventre… »

Provocation? Assurément. Mais le but n’était pas de créer un désir de compétition. Au contraire, depuis le début, il ne faisait que faire reculer les barrières de la débauchée, ses limites et ce qu’elle avait pu expérimenter et éprouver jusqu’à date. Si le lendemain matin le médecin comme l’espionne étaient capable de vaquer entièrement à leur journée… Ce serait alors que leur côté en marge des lois n’aurait pas travaillé suffisamment fort. Et à date, pour avoir travaillé, ils avaient travaillé! Lui se donnait comme jamais et elle était constamment au pied d’un nouveau mur, inconnu même après plusieurs moi de débauche et de one night. La débauchée saurait-elle un jour se contenter de nouveau du menu fretin qu’elle avait pu jadis pêcher? De cela la noire essence de Martin en doutait. Si le médecin vertueux avait rendu la poétesse dépendant e de ses baisers pleins d’amour et de tendresse, c’est d’autre chose dont le médecin bad boy rendrait dépendante la débauchée… Et il savait que cette dernière martèlerait la pensée de l’espionne pour pouvoir sortir et voir son bel étalon. Ce n’était pas un homme ou une bête, c’était son homme et un cadeau directement offert par Lucifer lui-même pour sa mauvaise conduite. Un incube et une succube de chair et de sang, dont l’essence démoniaque était au diapason de ce que pouvait concevoir et créer l’être humain… C’était une pensée somme toute déconcertante à bien y penser que deux êtres qui n’étaient en fait qu’un ensemble de pensées et de comportement sans corps, des parasites de corps et d’esprit sains, puissent avoir tant de pouvoir et puisse accomplir tant de choses…

Ce genre de pensée un tant soit peut philosophique disparut bien vite de l’esprit de la noire essence de Martin carter quand ce fut au tour de la débauchée de montrer son expertise. La croqueuse d’homme, celle qui avait mit à ses pieds même les plus « tough » et les plus machos d’Ataxia qui avaient partagés sa couche était en train de montrer à la noire essence du médecin ce qu’était réellement une sucette masculine et ce qu’elle savait faire en tant que professionnelle. Les prostituées qui parasitaient Ataxia pouvaient aller se rhabiller, elles n’arriveraient jamais à la cheville de la débauchée. La reine de la luxure c’était elle et son emprise s’étendrait à Ataxia toute entière si tel était son désir…


« Si je m’attendais à ça… »

Ce fut tout ce que la noire essence parvint à dire avant que la débauchée ne se mette à l’œuvre et ne le fasse taire…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Ven 6 Nov - 7:01

Professionnelle ? Elle ? Mais c’est qu’il était avare dans ses mots ! Elizabeth Levy, qu’une professionnelle ? Bon sang, elle était une reine en la matière. Elle connaissait le domaine du sexe comme elle connaissait sa poche. Il n’y avait aucune mystère pour elle. Il ne s’agissait pas d’un labyrinthe dans lequel elle s’aventurait sans savoir l’issue finale. Elle savait pertinemment les rudiments de la luxure. Normal, elle régnait sur le royaume entier. Tous les hommes étaient venus ramper à ses pieds pour goûter et jouir de l’expertise plus que mirifique de cette déesse. Et il osait dire qu’elle n’était qu’une pro en la matière ! Il venait de tirer sur une corde sensible de ses aptitudes. Et elle allait le clouer pour avoir dit un piètre mot de ce qu’elle peut en fait faire subir à ceux qui viennent lui supplier d’avoir de torrides ébats avec elle. Elle faillit le gifler de cette impertinence, mais se rectifia bien rapidement pour abattre le tout sur l’engin masculin qui allait devenir mauve à force de succion. Lorsqu’elle l’inséra dans sa bouche avec vigueur, elle brisa toute volonté de parler au médecin. Il devint se taire et endurer la vengeance de l’espionne face à son commentaire. Il allait regretter. Oh ! ce qu’il allait regretter.

Au début, elle fit montre d’un maigre pourcentage de ses capacités, mais le choc premier fut suffisamment vif pour qu’il se taise. Mais plus les aiguilles de l’horloge bougeaient, plus le rythme et la vigueur augmentait. Avec une telle force, elle pouvait carrément lui arracher le symbole de sa masculinité. Et ses cris de douleur, mais également de plaisir vinrent nourrir la détermination et l’acharnement de la débauchée. Intérieurement, elle riait de sa gueule. Tu as voulu me faire endurer un orgasme qui me fit perdre connaissance, tu vas voir de quoi je suis capable ! Lorsqu’elle exécutait un mouvement de recul, elle sortait quelque peu ses dents pour érafler à peine le membre dressé. Elle jetait alors un oeil sur son faciès et étirait les coins de sa bouche, satisfaite de le voir souffrir et couvert de sueur. Elle savait qu’elle jouait avec le feu et ses nerfs; après tout, il était dans la possibilité de la repousser d’une main garnie d’adrénaline. Mais aussitôt qu’elle redescendait jusqu’à la racine, elle fixait son regard vers le bas pour regarder ce qu’elle faisait. À certains moments, elle lui offrait une variante peu commune que peu de femmes utilisaient. Et pourtant, cela stimulait tout autant. C’est ainsi qu’elle sortait sa langue et léchait avec générosité sa « sucette ». Un tourne-langue plutôt habile et musclé qui illustrait des années d’entraînement à cet art. Oui, car manier la sucette masculine avec autant d’adresse était un art dans le domaine de la luxure. C’était à considérer à part de la sexualité qui, pour elle, avait des notions plus tendres, alors que la luxure respirait la brutalité du geste et la vigueur dans les mouvements. La luxure c’était également le fait d’aller plus loin encore, de sortir des sentiers battus, d’explorer, d’essayer, d’innover. Et puis, étant reine de monde, elle se devait de faire ses preuves; prouver à la population qu’elle méritait un tel titre et qu’il n’était pas donner à tout le monde. En effet, même si elle avait donné des cours, aucun de ses élèves n’auraient réussi l’exploit de dépasser le maître. Cependant, dans le cas contraire, il y avait deux possibilités. La première c’était que, par orgueil, Elizabeth tenterait, jusqu’à la victoire, de redevenir la reine. La deuxième serait qu’elle léguerait son trône, signifiant que la nouvelle venue est plus impitoyable et irrésistible que l’espionne elle-même. Était-ce réellement possible ? Allons, soyons honnêtes : aucune femme n’arrive à la cheville de la débauchée. Vous avez vraiment cru un instant qu’elle pouvait être surpassée ! Jeunes gens, que vous êtes naïfs et optimistes. Nous sommes en 2065 ! La population ne se donne plus la peine de dépasser ses limites. On est plus individualistes que jamais. Sauter dans la réalité ! cesser de respirer le confort de votre imaginaire...

Bref...

Le martyr de Carter dura près de trente minutes. D’ordinaire, un sexe oral durait quelques minutes. Une bouche féminine a toujours bien des limites à rester ouverte comme le sourire indissociable de Barbie. Des plans pour avoir des crampes aux muscles de la région buccale. Mais l’espionne était tout sauf ordinaire. Elle avait appris à gérer la douleur... Et même, on ne pouvait pas parler de douleur puisqu’il n’y en avait tout simplement. Des années d’entraînement eurent l’effet de muscler cet endroit et de l’assouplir par le fait même pour ne pas être tendue et restée bouche béante pendant une heure. Elle donna néanmoins le coup de grâce en plantant ses crocs de vampire du sexe avant de retirer sensuellement le membre de sa bouche. Dès qu’elle fut dos bien droit, elle esquissa un sourire mesquin à Martin qui, dégoulinant de sueur, essayait de reprendre son souffle. Elle rit de sa condition de martyrisé et de souffrant. Impitoyable, cette reine. Mais elle tâcha de l’achever davantage. Elle bondit sur lui, le faisant tomber à la renverse sur le dos. Elle s’empara de sa bouche avec énergie, implantant sa langue dans sa cavité buccale. Elle le priva de sa reprise d’air pour revenir à un rythme de respiration plutôt décent pendant deux minutes, après quoi, elle se releva pour admirer son chef d’oeuvre vidé, mais reposant nu comme un verre. Elle le laissa reprendre son souffle avant de tenter quoi que ce soit. Ce qu’il l’avait cherché ! Malgré tout, pour le détendre, elle effectua, tel un enfant presque, des mouvements circulaires avec son index sur le ventre du médecin. Délicate, elle contrastait aisément avec son air démoniaque de quelques minutes plus tôt. Elle ne chercha cependant pas à croiser son regard, s’appliquant plutôt dans sa tâche comme si c’était sa vocation dans la vie. Constatant que son rythme redevenait normal, elle s’allongea à ses côtés pour appuyer sa tête sur son torse tout en continuant de dessiner abstraitement sur sa peau. Suave dans son geste, son ton ne concordait toutefois pas lorsqu’elle lui parla.

« Alors, monsieur est-il discipliné ? Provoquer une reine de ma trempe, tu joues avec ta vie, Mister « Bad boy ». Et puis, professionnelle, c’est vexant ! Je suis plus que ça, tu ne crois pas ? Et puis, ton engin aurait pu éclater ! Il pompait si vite ! » répliqua-t-elle lascivement avec cette pointe de supériorité qu’elle avait su gagner en le malmenant de cette façon.

Cherchant une réponse, elle posa ses pupilles densément caractérielles de la personnalité de la débauchée, cette tigresse qui ne faisait qu’une bouchée des hommes qui tombaient sous main ou bien qui lui lançaient le défi de le jouir dans les trente premières secondes d’un ébat sexuel. Advenant aucune réponse, du moins, il semblait plutôt être à la recherche de ses mots - ce qui irrite Elizabeth -, une main engloba tout le symbole de la masculinité et serra assez fort pour étirer ses traits de douleur chez Martin. Sous la torture, il n’allait pas hésiter !

« Alors, je repose ma question avec l’espoir qu’elle soit répondue plus rapidement cette fois-ci : discipliné ou pas ? T’ai-je fait éprouvé plus que tu ne l’espérais ? »
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 7 Nov - 17:58

« Discipliné, ça jamais. Éprouver plus qu’espéré, je dis oui sans hésiter. Te considérer comme plus qu’une professionnelle, j’y concède…Mais la finale était décevante. Excessivement décevante. La douleur n’est jamais une bonne fin, une soi disant reine de la luxure comme toi devrait le savoir. En fait, la douleur point est un élément intéressant à dose modérée et ton usage à outrance rend le tout… Moins attractif. Je considère cela comme une insulte. Je ne suis pas le vulgaire mâle moyen que tu t’es amusé jadis à chevaucher. Je t’offre le meilleur de ce que j’ai et toi tu sembles me servir la même sauce qu’à tous les autres avec simplement un peu plus de conviction… Es-tu oui ou non la débauchée dans toute sa splendeur ou la vulgaire débauchée de jadis habituée au menu fretin? Il va falloir que tu te décides… Je vais te montrer moi ce que c’est que de prétendre et défendre son titre tout en honorant son ou sa partenaire… Et puis du reste, la douleur c’est tellement dépassé pour affirmer sa supériorité. La douceur, voilà la meilleur des armes… Enfin… Pas n’importe quelle douceur. Laisse-moi te montrer, tu vas comprendre et tu vas adorer... »

Invitant d’un geste la débauchée à se coucher sur le dos, il su qu’il avait piqué sa curiosité et qu’il avait attiser les flammes de son ego et de sa volonté à défendre son titre.. Comment ce débutant bien que tributaire d’un doigté et d’une expertise hors du commun pouvait-il se permettre de donner des leçon à la belle et terrible Elizabeth Lévy? D’un autre côté, il le savait et la tenait par cette extrémité, sa curiosité d’en connaître plus, d’éprouver plus, d’ajouter à son arsenal de nouvelles armes écrasa sa mal toute colère qu’elle pu ressentir… Le médecin débauché commença alors à dessiner des motifs abstraits sur le ventre athlétiquement sculpté de la débauchée avant de reprendre la parole, d’un ton très professionnel mais dont les accents transperçaient de frissons de plaisir la débauchée, comme si à son toucher divin il ajoutait ce qu’il fallait pour lui faire éprouver les plus exquises sensations par sa simple voix…

« Connaître l’être humain de base est utile mais pas crucial. Ce qu’il faut connaître c’est son ou sa partenaire. Ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas… Celui avec qui tu partages ta couche devient l’ennemi à abattre par le plaisir. Toi, par exemple, je sais que tu recherches le maximum de plaisir, brutal ou non, du moment qu’au final ce plaisir t’intoxique et que tu le sentes au fond de tes trippes, cela te convient. À ce juste titre, tu as conditionné sans le vouloir ton corps à réagir et à savoir tirer parti du plus léger des contacts. Tu as hyper sensibilisé ton corps pour mieux servir tes intérêts. »

Pour illustrer son propos, la noire essence du médecin commença à flatter le ventre de l’espionne, descendant progressivement vers son bas ventre. Plus sa main baissait, plus la respiration de l’espionne allait en s’accélérant. Arrivé au « centre du plaisir » de la débauchée, le médecin bad boy en fit le contour avant de laisser un doigt pénétrer cette cavité naturelle. Il n’était pas dupe et il savait que ce serait insuffisant pour satisfaire l’espionne… Mais à des fins de démonstration, il allait commencer par la base. Il s’en servit quand même pour commencer une exploration étendue de cet intérieur bien connu avant de reprendre la parole sur le même ton qu’employé précédemment.

« Là où bien des femmes se contenteraient de peu, tu te refuses à accepter le minimum. Tu sais ce que tu veux et à ce juste titre ton corps réagit en conséquence. Si par contre je décide d’ajouter à ce premier intrus un partenaire… »

Un second doigt vint rejoindre le premier, faisant certes changer le rythme de la respiration de la débauchée mais si peu… La démonstration continuait.

« Tu es plus satisfaite mais tes standards de reine exigent davantage de la part du vermisseau qui te sert. Ou dans mon cas, de ton roi, ce dont je peux me vanter sans exagération. Un roi donc doit faire plus qu’un pion, n’est-ce pas? »

Un troisième doigt s’ajouta aux deux autres et la débauchée reconnu là une sensation familière, celle fournit par les vulgaires paons prétentieux qui se vantaient de pouvoir la satisfaire. Agréable certes mais sans plus. Cependant, elle devait bien se douter que le débauché avait quelque chose derrière la tête et que ce n’était pas là la fin de l’exposé.

« Tes proies de jadis t’offraient en moyenne ce genre de sensations. Les plus courageux d’entre eux se risquèrent à t’offrir un peu plus… Mais sans plus. Normal, il leur manquait le sens du risque et le réel désir de te plaire… »

On en était à quatre et l’espionne étouffa un petit cri de plaisir, reconnaissant là les sensations que lui avaient offert quelques rares spécimens à avoir partagé sa couche. Un autre cri, pas du tout étouffé celui là fit son appariation quand un cinquième intrus s’ajouta, soit la main du débauché dans son ensemble.

« Par contre, aucun d’entre eux n’a osé faire ce que moi je fais, faute de connaissances anatomiques. Si cette région de l’anatomie féminine peut livrer passage à un nouveau né, ce n’est pas une simple main qi lui causera grand problème, n’est-ce pas? »

Commença alors une démonstration plutôt efficace de ce que l’on pouvait faire avec un minimum d’audace et un soupçon de sens du défi et de l’aventure. Évidemment, pour faire bonne figure le débauché aurait pu agrémenter cette démonstration d’autres exemples mais il préféra retirer sa main pour pouvoir passer à une prochaine étape, se récoltant un regard mécontent de la part de la débauchée.

« Mais pourquoi s’arrêter à ce que n’importe quel imbécile peut faire? Comme on parle beaucoup de toi et de tes prouesses en Ataxia, je me suis renseigné et j’ai été surpris de savoir que si tu avais accordé beaucoup de sucettes masculines, aucun de tes prétendants ne t’avait rendu la pareille avec son équivalent féminin. Ce qui ne m’étonne guère car plusieurs considèrent la chose comme un signe de soumission. Pas moi. À mon sens, c’est un moyen comme un autre de faire passer sa partenaire de sa zone confort de plaisir aux rivages de l’inconnu et de son lot de plaisir bien plus vif et intense… »

Se mettant à la tâche, ce fut au tour de la noire essence du médecin de se mettre au travail et de jouer de la langue et des dents. Cependant, les dents ne servaient qu’à venir mordiller ce bouton du plaisir de la femme pour arracher des cris de plaisir exempt de douleur à la débauchée. Il aurait pu lui faire mal en n’importe quelle étape… Mais il n’en fit rien. La débauchée dans sa sucette avait tenu une demi-heure. Le débauché tint bon du double. Pas par pratique en la matière mais parce qu’à la base il avait la langue bien pendue et que parler autant en une journée avait eu un certain effet sur l’ensemble. En fait, la débauchée se surprit même à implorer pour la première fois de sa vie. Qu’il l’achève ou qu’il arrête cette douce torture. La débauchée versa d’ailleurs son lot de larmes de pur plaisir durant cette démonstration et elle découvrit effectivement un tout nouveau niveau, quelque chose qu’aucun homme ne lui avait offert et dont elle était entièrement vulnérable faute de l’avoir expérimenté au cours de son règne. Les couards lui servant de partenaire aurait arrêté dès la première supplique mais pas le débauché. Hors de question d’arrêter ou d’écourter les choses! Autre différence majeure outre la durée et l’Accent mit sur la douceur et non sur la douleur, le débauché ne se formalisa en rien de se retrouver à consommer certains fluides de sa belle en la menant encore une fois à un puissant orgasme. Entre perdre en intensité en se retirant avant la fin ou rester stoïquement et faire ave, il prenait toujours le seconde option. La démonstration terminée, il laissa une débauchée en sueur dont l’esprit hésitait entre en redemander ou demander une pause… Ce qui serait une première chez la reine Lévy!

« Je crois avoir fais valoir mon point : douceur et plaisir, intensité et rigueur et surtout, surtout, s’impliquer à fond du début à la fin sans jamais se retirer… Alors, madame est-elle disciplinée ? Provoquer un expert de ma trempe, tu joues avec ta vie, Lady « Bad girl ». Et puis, ce manque de considération pour mon calibre réel, c’est vexant ! Je suis plus que ce que tu as pu un jour rêvé d’avoir, tu ne crois pas ? Et puis, ton petit bouton du plaisir aurait pu éclater ! Il a été si sollicité, si stimulé ! »

Eh oui, la noire essence du médecin se servait des paroles de la débauchée contre elle et devant ce même manque de réponse dont il avait fait preuve, il rajouta comme elle à la torture en reprenant le petit organe entre ses dents. Sous la torture, elle n’allait pas hésiter !

« Alors, je repose ma question avec l’espoir qu’elle soit répondue plus rapidement cette fois-ci : disciplinée ou pas ? T’ai-je fait éprouver plus que tu ne l’espérais ? »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Sam 7 Nov - 21:35

Le regard de la belle noire semblait hésiter. Malgré son sourire sur son visage, elle n’arrivait pas à formuler une réponse qui serait aussi satisfaite pour elle que pour lui. Pour la première fois de sa vie, l’option qu’un élève dépasse le maître était envisageable. Oh ! qu’il s’était montré digne de la reine de la luxure... Plus qu’elle ne l’avait pensé. Profondément, elle l’avait sous-estimé : elle n’avait jamais pensé qu’il la surclasse dans cet art ou du moins, qu’il parvienne à la boucher en usant de son expertise. Ne jamais se fier aux apparences, disait-on. Mais l’orgueil de la figure royale refusait de lui concéder une victoire sur son royaume. Il avait peut-être gagné une bataille, mais il était très loin de gagner la guerre. Si c’en était vraiment une, car, en fait, il cherchait plutôt à ce qu’elle se dépasse elle-même. Mais aveugle, elle n’y pigeait rien. Elle se sentait sans cesse provoquer, mais ne comprenait pas vraiment le pourquoi de cette provocation. Du reste, jamais ses partenaires s’étaient rendus aussi loin avec elle. Faut le faire ! Rentrer une main complète dans une cavité secrète et tenue par un « bouton » qui déclenche l’alarme de l’intrus - mais surtout du plaisir. L’expérience, quoique nouvelle, arracha une profonde satisfaction. Sa bouche béante, elle avait laissé échappé des cris dont elle ne soupçonnait pas la tonalité. Et son regard de « tortionnaire » qui faisait la démonstration de son exposé avait nourri l’excitation et l’exaltation de cet être assoiffé de sexe. Oh oui qu’elle l’aurait supplié de continuer la chose pendant longtemps. Encore, encore, encore..! Et dès que sa langue prit le relais, alors là, il lui fit abandonner toute tentative de le repousser. Elle devenait folle de plaisir. Un novice aurait peur de son allure. Elle avait l’air possédé par une entité paranormale. Ses yeux avaient eu un je-ne-sais-quoi d’assez effrayant. Et quand, après lui avoir demandé une première fois si elle était désormais disciplinée, il se remit à stimuler une boule de sensibilité, elle eut à peine le temps de reprendre sa respiration. Mais lorsqu’il lui reposa la question, en reprenant son canevas, elle eut du mal à répliquer. S’avouer disciplinée, c’était s’avouer résignée et soumise à son expertise qui, dans la présente situation, la dépassait considérablement. Elle n’avait jamais tâté le terrain du plaisir aussi loin avec un précédent partenaire. Ils étaient tous peureux de la dominer. Mais Martin, lui, était tout le contraire. Il va jusqu’au bout, tassant les embûches qu’elle pouvait lui coller. Il ne s’arrêtait : il avait un but à atteindre et il y parviendrait. Cette détermination excita l’espionne. Elle ouvrit toutefois la bouche pour parler, mais rien ne sortit. Elle était incapable de lui dire que oui, il l’avait discipliné. Son intérieur hurlait son discours, mais il ne transperçait pas sa peau pour que le médecin en ait connaissance. Peut-être était-ce la position de « soumise » et de résignée qui l’empêchait de réagir verbalement. De ce fait, elle devait donc reprendre le dessus. Selon elle, c’était le seul moyen pour y parvenir.

Donc, au risque de se provoquer un cri de douleur, elle repoussa violemment l’étalon qui lui mordillait un point de son anatomie féminine. Elle lui jeta un regard qui n’avait rien avoir avec de la frustration. Elle avait une idée précise en tête et elle allait l’exécuter. Sa position laissa présager qu’elle allait bondir son lui, mais il n’en fut rien. Elle disparut à nouveau de la pièce en direction du couloir puis, au bout de deux minutes, réapparut par la cuisine, un coussin sous son bras et deux verres de champagne. Elle lui avait servi une coupe et haussa un sourcil, signe qu’elle avait une idée précise en tête. Elle le rejoignit et s’agenouilla derrière lui. Posa le coussin sur ses genoux, elle répondit au point d’interrogation qu’il avait sur son visage. Elle tapota le coussin lui indiquant de venir poser sa tête sur le tissu moelleux. Il s’exécuta et elle put ainsi lui tendre sa coupe de champagne.

« Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis disciplinée. Il est impossible de réussir un tel exploit avec moi et si oui, c’est vouer mon âme de diablesse au paradis. Néanmoins, tu as le don de me faire subir ce que d’autres non pas réussi à faire. Et c’est pour cette raison que je trinque à ton expertise, que je ne t’espérais pas capable de me faire éprouver. Je dois avouer que là-dessus, tu es digne d’être mon roi. Tu envahis peu à peu mon territoire et si on s’associe ensemble, alors les territoires voisins n’auront aucune chance devant son invasion. »

Ils cognèrent leur coupe de champagne et s’envoya une goulée dans l’estomac. Elizabeth posa sa coupe sur le plancher puisqu’elle avait prévu plus qu’une simple trinque. En effet, elle lui devait lui faire le traitement royal, lui donner ses justes lettres de noblesse. Un traitement qui rappelait les empereurs romains avec leurs nombreux serviteurs qui s’activaient à répondre à ses moindres désirs. Elle commença donc à lui masser les épaules, lui imprégnant une détente à la limite de la fébrilité sexuelle.

« Et puisque je vous offre l’hospitalité de mon domaine, je me dois de répondre à vos moindres désirs, mon cher Roi. Une reine de ma trempe se dois de vous satisfaire et je suis la seule qui puisse y parvenir. » énonça-t-elle en jouant un petit jeu.

Mais le massage gagnait en sensualité. Rapprochant sa poitrine de sa tête, le contact de sa chevelure prit l’espionne dans son propre jeu. En effet, elle commença à éprouver des frissons et tâcha de masquer ses gémissements dans sa respiration. Elle chercha plutôt à lui faire savoir toute la détermination et l’application qu’elle y mettait. Puisqu’il ne pouvait pas voir ses yeux, elle les ferma pour mieux garder ses frissons à l’intérieur plutôt que de les extérioriser. Ses mains prirent graduellement le chemin du torse musclé de Martin, entamant une caresse sensuelle avec des doigts qui vinrent exciter ses mamelons masculins, une zone pouvant être sensible autant chez les hommes que chez les femmes. Ses caresses couvraient également le ventre et sa tête se rapprochait davantage de son oreille droite. Au début, elle commença par parsemer le cou de baisers, mais sa langue se mit rapidement de la partie en léchant le pavillon de son oreille. Un coup de langue bien maîtrisé qui faisait valoir la précision que l’espionne mettait dans ses gestes malgré son impulsivité. Elle le sentit frémir, de sorte qu’elle étira les coins de sa bouche, satisfaite. Elle ne négligea pas non plus le recours à des mots susurrés à un volume et un ton de voix qui augmentait le diamètre de la boule du désir. Un souffle chaud qui parcourait le conduit auditif donnait des frissons autant à elle qu’à lui. S’étant hypersensibilisée, un simple touché ou contact devenait une course vers l’orgasme. Et cela, il l’avait bien compris. Elle continua de lui effleurer la peau avec des doigts voltigeurs qui savaient manier l’art également de cajoler minimalement pour donner le maximum de plaisir. Un rapport inversement proportionnel qui s’appliquait facilement à la femme débauchée. Et chez Carter, cela ne semblait pas faire exception. Elle pouvait sentir ses cheveux se raidir sous l’effet qu’Elizabeth lui faisait avec ses doigts. Cela enclencha une réaction en chaîne chez l’espionne qui savourait le plaisir de sentir ses poils hérissés qui touchaient sa chair. Elle fit promener ses deux mains sur ses bras, provoquant d’autres régions érogènes. Elle le sentait abandonné de toute motricité; paralysé de ses caresses torrides. Et sa langue qui s’activait sur son visage maintenant, en longeant sa mâchoire pour se rendre à ses lèvres, lesquelles déclenchèrent une succion qui faisait naître une vive sensation dans l’estomac de la reine. Son ventre gargouillait d’une faim de partager une passion brutale que ressentait ces deux êtres nimbés d’un noir désir de dévorer l’autre, comme des cannibales, mais des cannibales de sexe. Elle sentit qu’une main de Carter effectua une pression sur sa nuque pour éviter qu’elle défasse le noeud de leurs langues si elle tentait de se défaire. Une pression qu’elle oublia rapidement alors qu’il manipulait également sa chevelure. Mais cette distraction ne l’empêcha pas de poursuivre ses caresses sensuelles.

À nouveau, ils étaient soudés par une cavité impossible d’y créer une brèche pour la respiration.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Dim 8 Nov - 4:37

Le débauché avait écouté la débauchée et il avait savouré chaque seconde de leur contact. Pour une première expérience, il était plus que comblé il devait bien l’avouer… Plus il passait de temps avec la débauchée, plus il apprenait à en lire les signes et les demandes et il sentait une insistance nouvelle dans ce baiser, ce désir de croire de l’antithèse de l’espionne Elizabeth Lévy, que la noire essence du médecin pouvait lui faire voir mers et mondes, la transporter au sommet de l’extase et de lui faire vivre les plus intenses orgasmes. Le débauché n’était pas dupe : quand la débauchée était aux commandes, le corps entier de l’espionne devenait un immense conducteur de plaisir au service de sa soif insatiable de sexe, de luxure et de plaisir. À ce juste titre, il en était persuadé, quelques minutes à caresser simplement sa peau et il lui arracherait des cris orgasmiques. Cependant, faire si simple aurait été… Non pas une insulte mais un certain acte de paresse. La poétesse était à blâmer : elle avait tant retenu ses pulsions les plus intenses et secrètes que la débauchée ne pouvait concevoir le monde sans vivre de ces pulsions si intenses et plaisantes… Et à ce juste titre, le médecin bad boy se faisait un point d’honneur à déployer des trésors d’imagination pour repousser les limites du connu de la débauchée. Ce baiser par exemple. Après lui avoir fait comprendre d’arrêter ce jeu de langue, il entreprit de réexplorer la bouche de l’espionne et autrement dit l’ensemble de la zone érogène située dans cette région du corps. Il vit son regard interrogateur et dubitatif malgré le fait qu’il savait que c’était exactement ce qu’elle voulait…

C’était une provocation, un test, une demande secrète bien enfouie sous ses désirs plus immédiats : elle rêvait d’un vrai premier baiser… Mais pas un baiser de conte de fée. En fait, c’eut été un baiser de conte de fée mais dix-huit ans et plus. Elle demandait à son amant et non pas exigeait, pour une fois, un baiser qui serait si intense, si puissant qu’il serait en mesure de lui donner un orgasme. Physiquement impossible ou tout du moins difficilement réalisable, il n’en demeurait pas moins qu’avec le talent inné du débauché et le corps ultra sensible de la débauchée… Ce serait ardu mais pas impossible. Si sa reine se pliait à ses désirs, il veillerait à la conserver heureuse pour une raison bien simple : plus elle serait heureuse, plus facilement elle se plierait à ses demandes, à ses caprices…

Le médecin se mit donc à la tâche. Au tout début, le baiser commença comme un baiser ordinaire et alors qu’elle allait commencer à émettre une protestation, une chaleur bien trop familière chez la débauchée se fit sentir dans son bas ventre, suivit de ce besoin irrépressible de sentir le plaisir la terrasser. Cependant… Là où d’ordinaire le tout venait fluidement, la chose semblait venir en crescendo sans toutefois relâcher cette explosion de pur délice qui accompagnait en général ce processus. Au contraire, on aurait davantage pu comparer la chose à une vilaine démangeaison qui devient de plus en plus présente et qu’il faut gratter pour se soulager… Dans le cas actuel, la débauchée porta une de ses main à son antre du plaisir dans le but évident de se stimuler elle-même et de se libérer de cette accumulation de plaisir qui ne semblait vouloir venir à son terme mais de sa main libre, l’autre toujours en train de maintenir la tête de la débauchée, le médecin bad boy retint sa main, lui intimant de laisser le baiser faire sa propre magie. Évidemment, elle voulu résister, s’opposer : elle perdait tout contrôle quand le plaisir était en cause et le barrage retenait bien trop et ne laissait rien filtrer. Au plaisir accumulé commença à venir s’ajouter une frustration grandissante et quand celle-ci fut telle qu’elle fut sur le point de faire tout ruiner à la débauchée dont les yeux étaient remplis de larmes du désir d’être libérés de ce plaisir refusant d’atteindre son terme légitime … Le barrage céda.

Elle ne put faire entendre au monde son plaisir par un puissant cri, sa bouche étant soudée à celle du médecin bad boy. Sauf qu’il pu voir les yeux de la débauchée rouler dans leurs orbites pendant un moment et il sentit les spasmes de la débauchée sous cette libération à la foi si brutale et intense. On aurait dit qu’elle faisait une crise d’épilepsie tant ses terminaisons nerveuses continuaient à véhiculer le plaisir qui lui donnait des frissons… Après plusieurs secondes les choses revinrent à la normale et la débauchée se sépara de son roi, recommençant une danse séductrice et érotique, pour son plus grand plaisir. Cependant, tous deux ses figèrent quand, prenant l’extrémité de ses deux seins et mettant une pression sur ces dernières, les deux globes féminin laissèrent échapper un mince filet de liquide blanc, la chose arrachant un gémissement douloureux à la débauchée. Leurs regards se croisèrent sans qu’un mot ne soit échangé avant que le médecin ne brise le silence, annonçant ce que tous deux avaient remarqué.


« Tiens tiens… On dirait que notre ennemi commun avait un tour dans son sac que ni moi ni mon homologue réservé n’avions prévu… Il semblerait que son poison se réactive de façon temporaire dès que tu éprouves un certain niveau de plaisir impossible à atteindre par ton opposée… C’est que cette ordure te nargues en te donnant ce fardeau qui incombe aux femmes ayant enfanté… À te voir le visage, c’est excessivement douloureux, surtout sur un corps sensible comme le tien… »

Effectivement, ce n’était plus le plaisir qui se lisait sur le visage de la débauchée mais la douleur et une pointe de peur. Comme toutes les autres parties de son corps, sa poitrine faisait sa fierté, un instrument de séduction excessivement efficace à utiliser avec son partenaire débauché et là… Un contact un peu trop fort lui arrachait un gémissement de douleur. S’approchant de la débauchée, le médecin bad boy observa les deux globes féminins remplis d’un liquide nourricier produit et forcé par les visées d’un dément dont le seul objectif avait été jusqu’ici de nuire au couple Lévy/Carter… Et pour la première fois le médecin débauché se sentit désarmé. La débauchée implorait d’un ton larmoyant son aide pour mettre fin à ce supplice et lui ne savait pas trop quoi faire… Il faudrait transformer la douleur en plaisir ce qui…

Transformer la douleur en plaisir… C’est exactement ce qu’il avait fait jusqu’ici. Redéfinir ce qu’avait expérimenté la débauchée. Les premières secondes lui feraient sans doute souffrir le martyr mais une fois qu’il aurait comprit le mécanisme de l’ensemble… La débauchée refuserait de se passer de ce petit plus si en marge de la société ordinaire et unique à son cas… Posant sa bouche sur le sommet d’un des seins de la débauchée, le médecin commença à produire un effet de succion qui arracha un cri douloureux à la débauchée… Qui se mua quelques instants plus tard en un râle de plaisir. Ce procédé si douloureux, sous les attentions de son partenaire, changeait de ton et de sensation. Le plaisir avait remplacé la douleur et tandis que d’une main il jouait avec le second mamelon de la débauchée, il était en train d’habituer le système de la débauchée à accepter cette charge additionnelle et ses effets pour que cela s’intègre à ce qui pouvait lui arracher des râles de plaisirs purs. Sans être devin, il pouvait affirmer qu’une fois habituée à cette situation peu orthodoxe, à ce nouvel attribut dans son arsenal, la séductrice, la débauchée, la reine de la luxure en redemanderait… La débauchée donnant le sein à son parfait complément… Vision déstabilisante pour plusieurs mais pour ces deux là en marge de tout… Ce n’était qu’une pensée de plus à ajouter à leur boule de désir!
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Dim 8 Nov - 21:22

La sensation nouvelle produite par Carter, le premier réflexe de l’espionne fut de s’appuyer sur la table. Ses terminaisons nerveuses la faisaient trembler qu’elle devait se tenir pour rester sur ses jambes molles qui croulaient à la fois sous la douleur et le plaisir. Les premiers instants furent pénibles, des larmes de sang écorchèrent la peau de son visage. Elle sentait sa poitrine plus lourde que jamais, passant à un fil de s’arracher. Ses supplices se transformèrent progressivement en jubilation. Elle sentit toute sa grandeur et toute sa puissance à un degré jamais également. Bien que l’intention du médecin était de cesser ses cris de douleur, il n’en demeurait pas moins qu’il était en quelque sorte soumis à des fiertés féminines. Bois, bois, BOIS ! Abreuve-toi de l’élixir de ma puissance suprême ! Elle lui hurlait intérieurement les mêmes paroles à répétition, puisque tout ce qui sortait de sa bouche, c’était des râles de plaisir. C’était donc ça la sensation d’une mère qui allaite son enfant ! Les premiers essaies sont douloureux, mais le tout devient un mécanisme naturel agréable. À la différence que Martin avait rapidement su effacer la douleur chez la débauchée. Son expertise, sans doute ! Mais la succion de donner une certaine vigueur de vivre; il vidait son énergie. Carrément. Un transfert de son énergie féline à un médecin noir désormais en proie à une soif de dévorer la reine de la luxure, faible. Mais l’image resta métaphorique, car Elizabeth en retirait un malin plaisir, un plaisir malsain et vulgaire à la limite qui choquerait les yeux voyeurs. Heureusement, ils étaient prisonniers d’une intimité à toute épreuve dans cette demeure. Des voisins malhonnêtes auraient pu les épier avec un instrument qui permet soit de cibler la chaleur humaine, les trouvait ainsi; ou encore l’une de ses lunettes qui vous permettent de voir à travers murs et meubles... Ah ! Et puis, qu’est-ce que ça ferait ?! Ils forment un couple après tout... Et peut-être avec des ébats un peu plus torrides, mais bon. C’était Elizabeth Levy et Martin Carter, chez eux, la normalité n’existait pas.

Au bout d’un moment, elle reprit un peu de la motricité, s’étant adaptée à cette nouvelle pratique. Elle glissa une main dans la chevelure de Martin et lui caressa le crâne. Une succion qui pouvait sortir du rythme qu’avait établi Carter et l’espionne lui tirait involontairement le cuir chevelu en poussant un cri de jouissance. Malgré toute cette agréable sensation, elle ne pouvait s’empêcher de rire sous les chatouillements que cela provoquait. Un rire qui, selon une partition, pouvait atteindre une note haute, ce qui déclenchait en fait une poussée d’air qui se transformait en cri. D’autre part, l’autre sein commençait à être sérieusement jaloux. Il semblait bouder la main et les doigts du médecin qui s’activaient à l’exciter. Or, il ne réagissait plus. Malgré l’hypersensibilité tactile de la débauchée, il ne sentait plus rien. L’excitation était morte. Elizabeth remarqua la chose. Elle jeta un rapide coup d’oeil, coup d’oeil qui la coupa de toute sensation. Effectivement, elle sentait plus la succion, bien qu’elle ait toujours lieu. D’une poignée ferme, elle s’empara de la tête de la noire essence pour l’embrasser avec vigueur. Mais ce baiser indiqua également de s’occuper de l’autre gloire. Après la caresse des lèvres, qui fit frissonner l’espionne, son regard lui ordonna de poser ses lèvres sur l’autre sein, jaloux. Il s’exécuta sans perdre une seconde, recommençant cette longue série de vagues de tremblement sur son corps et les hurlements de plaisir. Vraiment, c’était le comble. Il pouvait les avoir téter auparavant que cela n’était pas comparable à l’impression qu’elle avait. En effet, pensez-y : d’une succion, il extrait une petite quantité de lait et un retour vers cette sécurité que sa mère lui avait procurée et intimée dès les premiers mois de sa naissance. Pour elle, il était tout naturel de lui flatter le crâne. Or, elle ne regardait pas dans sa manoeuvre avec un air attendri. On était très loin du moment émouvant d’une mère et son bébé. Très loin ! Elizabeth éprouvait une vive jouissance sexuelle qui produisait cris, râlements, gémissements, tressaillements, etc. Le but n’était pas de le nourrir pour qu’il grandisse en santé, mais de s’amuser en ressentant une nouvelle sensation de l’exaltation. Et quelle sensation ! Une aspiration ardente, violente même. Manifestement, ils avaient atteint un très haut niveau, un seuil jamais atteint dans l’histoire des ébats torrides, qui pourtant, était orgastique.

Finalement, sa poitrine fut vidée et la succion de Martin qui s'obstinait à continuer en vint à faire mal. À nouveau, elle prit sa tête entre ses paumes pour l’amener à sa hauteur. De son sourire qui tirait vers le rire, elle l’informa qu’elle se sentait desséchée. Il était vain s’il persistait. Et puis, elle était réellement épuisée. Il lui avait extirpé tout liquide, mais également toute énergie. Ce manque de vigueur se refléta dans le baiser qu’elle tentait de lui donner avec fougue. Sentant qu’elle allait s’écrouler, elle s’accrocha à son cou et la retint par la taille, l’empêchant ainsi de tomber comme une flaque d’eau sur le sol. Elle rit, comme ivre de sexe (mais également d’alcool). Mais son corps voulait continuer, mais son esprit ne commandait plus. Une dualité du corps et de l’esprit n’existait plus. Une débauchée binaire pour la première fois, où le côté physique exprimait une volonté contraire que le côté psychologique. Un douloureux combat qu’elle ne savait guère gérer. Elle riait, s’essoufflait. Elle souffrait, tremblait; prise d’un délire des effluves et des vapeurs qui régnaient dans la pièce. Ils finirent pas se laisser choir par terre et la jeune femme eut la force de se traîner sur le torse du médecin. Elle bécota sa chair, marquant au fer chaque bout de peau qu’elle caressait de ses lèvres. Elles étaient si brûlantes, si rouges d’un feu de désir. Elle prenait toutefois une pause entre chaque marque, ayant une respiration très haletante qui lui écorchait la gorge. Une respiration incroyablement profonde en provenance de ses tripes elle-même.

« Je suis une reine, la reine de la luxure et de la chair. Une divinité mythique et légendaire qui a fait rêvé des hommes. Aucun ne fut digne de partager éternellement ma couche; ils étaient apeurés de mes lamentations de plaisir. Ils fuyaient, mais je fis revenir les plus courageux de se soumettre derechef à ma suprématie. Et puis, un jour, un guerrier se dressa aux portes de la Cité du sexe, cette cité même que je possédais et peu habitée par des âmes capables de vivre la même intensité jouissive dont je m’abreuve. Mais il n’a guère reculé devant mes cris ni même mes gémissements. Il continuait toujours d’avancer dans la tempête d’orgasmes qu’il me provoquait en s’approchant toujours. Il vint à ma chambre, me dévêtit et effleura ma peau d’une main étonnement douce. Je me surpris à apprécier cette douceur. Douceur qui, néanmoins, m’arracher des cris excités et orgastiques. Ensuite, nos lèvres se sont soudées. Je l’ai chevauché, ma domination étant une source de plaisir. Or, il a inversé les rôles, et je me suis sentie dominée pour la première fois. Certains tentèrent de le faire, mais j’arrivais toujours à reprendre le dessus. Mais ce guerrier noir, il m’a cloué sur le dos et m’a fait vivre les plus vives sensations. Je fumais sa soif de me posséder et j’en retirait une jubilation extrême. Une fumerolle de sexe, de plaisir, de désir..., parcourait la pièce et la tapissait. Il s’est présenté comme un roi. Deux êtres royaux fusionnés à l’autre, dignes de partager leurs fluides corporels. Il a grogné, j’ai râlé... Nous avons joui de notre suprématie enfin unie. Deux êtres pourvus d’une essence noire qui s’amusèrent une nuit entière : ils ont dépassé les limites de ce que peut subir un corps. Ils sont allés au-delà du possible. Cependant, ils sont des personnages royaux et mythiques; ils sont capables de vivre une intensité qui pourrait assassiner des mortels. Ils sont tout sauf ordinaires. Reine de la luxure et Roi de l’envie... Mais il déteste cette appellation. Il m’a murmuré, de son souffle chaud dans mon oreille, qu’il préférait plutôt être une allégorie de la fierté même ou la malice. Il préfère tirer parti de son plaisir à mes dépens et mes réponses. De cela, j’en ai frémi d’excitation. Il a répliqué en me possédant davantage. J’ai admiré sa confiance reluisante dans son regard. Je lui ai notifié de m’embrasser jusqu’à mourir par manque d’air. Il a donné le coup de grâce quand il a constaté la faiblesse blanchâtre de ma poitrine. Il transforma ma douleur en plaisir, et il a extrait ce liquide, de même que ma vitalité. Et je gis à ses côtés, effleurant sa peau saillante de sueur et nue que je croque et baise. Je le regarde, il me sourit avec malice. Il me veut encore, je le sens. Et la reine aussi le désire... »

Rassemblant toutes les dernières énergies qui restaient à Elizabeth, elle approcha ses lèvres pour incendier les leurs jusqu’au sang. Une main lui caressait toujours le torse et le ventre, et ce simple touché avait autant des répercussions chez le débauché que chez la débauchée elle-même. Hypersensible, disait-on...
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Révélations avec un grand R [PV Martin Carter]   Mar 10 Nov - 6:13

La nuit noire touchait à sa fin. Ce n’était pas une nuit noire au sens classique, non, c’était une nuit noire qui qualifiait les deux êtres qui venaient de la passer. Les deux protagonistes de cette histoire venaient de dépenser leurs dernières forces et après avoir échangé quelques mots doux et d’autres susurrés mais de nature plus osée, le débauché et la débauchée tombèrent endormis pratiquement sur le plancher de la pièce où ils se trouvaient. Une nuit riche en émotions, une nuit riche en expérience… Mais un enfer pour les deux êtres qui tranquillement reprenaient contrôle de leur corps mais dormant tout aussi profondément. Au lendemain de cette nuit inoubliable, ce fut le médecin qui se leva le premier. S’affairant à nettoyer et ramasser ce qui avait été utilisé, consommé et produit la veille, il se mit en devoir de préparer la table pour un bon petit déjeuner au réveil de sa belle. En fait, après un bon bain bien chaud il allait de soit. Récupérant une couverture au passage pour couvrir le corps de sa belle, il la tira de son sommeil réparateur au son du printemps de Vivaldi. Un classique? Peut-être. Mais le médecin adorait cette pièce. À chacun ses goûts, diraient plusieurs mais dans ce cas là, c’était un favoris commun. Qui sa belle quitta les bras de Morphée, il l’invita à le suivre jusqu’à l’étage où l’attendait un bain chaud et bien moussant. À l’odeur, il n’y avait aucun doute : le médecin avait dépensé une vraie fortune pour se procurer un bain moussant à la fragrance si agréable. Le bain en question ressemblait davantage à un bain tourbillon, un grand bain avec plus de places que pour deux, et pour qu’il y ait autant de mousse, il avait fallut plus qu’un contenant… Mais bon, si dans un couple on ne savait s’offrir des petits plaisirs et des surprises… On perdait alors de vu le vrai sens d’une vie de couple…

Une fois dans l’eau, une eau chaude juste à point entre l’eau brûlante qui vous picote et l’eau presque assez chaude qui vous laisse insatisfait, le médecin chef, muni d’un doux gant de toilette, commença à savonner sa belle, prenant le temps de nettoyer chaque centimètre carré de peau de l’espionne tandis que tout ce qu’elle avait à faire était de se relaxer et de profiter du moment. Une vraie reine servit par un consort dévoué et fort habile, il allait sans dire! Il entreprit ensuite de lui laver les cheveux avant de finalement l’attirer à lui pour un relaxant massage. Jusqu’alors, aucun mot n’avait été prononcé, aucune phrase, aucune parole… Le silence régnait dans la pièce, perturbé uniquement par le bruit de l’eau, un modèle de calme et de sérénité. Ce type de moine faisant vœu de parole pourrait prendre des leçons car il s’en disait énormément par leur regard. Cependant, il ne fut mentionné en aucun moment la soirée de la veille. Ce n’était pas le moment d’en parler ou de l’aborder. Il y aurait un meilleur moment pour la chose plus tard dans le concours des événements. Pendant ou après le déjeuner par exemple. Le bain terminé, une bonne demi-heure plus tard voire plus, Martin invita Elizabeth à sortir du bain et après l’avoir expertement essuyée, il lui fit enfiler une grande robe de chambre toute neuve, dune douceur à faire soupirer et soit suffisamment chaude ou juste assez fraiche pour garder le corps confortable en tout temps… Quand le médecin avait fait ces dépenses et pourquoi en faire usage maintenant, il n’y avait apparemment pas d’explication dans l’instant. Cela viendrait sans doute plus tard quand enfin il y aurait un échange de paroles… Mais encore là, presser les choses n’auraient pas été sage et encore moins avisé. Il semblait que des rituels s’établissaient au sein du couple… Et même s’il s’agissait de leur première fois d’existence, les deux amoureux savaient quelles règles respecter pour profiter à fond du moment. Il y avait dans ce couple une magie que l’on ne voyait pratiquement plus en ce bas monde… Et c’est ce qui faisait justement toute la beauté de la relation entre le médecin chef et l’espionne.

Vint ensuite le temps de descendre déjeuner. Fruits frais, saucisses de gibier, bacon mais pas de variété industrielle, œuf brouillés parfaitement assaisonnés sans besoin de sel ou de poivre, pain grillé venant dune bonne baguette de pain français, confitures, gelées, cretons, beurre, beurre d’arachide, chocolat, alouette… Il y en avait par quatre, pour six, pour huit… Mais le médecin prévoyant avait fait en sorte que ce qui ne serait pas mangé ne serait pas perdu non plus. À boire questionnerez-vous? Jus de fruits frais, cafés, thés, tisanes, lait, eau… Il y en avait pour tous les goûts. Quand même manger devenait une féérie, il y avait à se demander si Martin Carter n’était pas un magicien bienveillant caché sur terre… Beaucoup auraient pu s’attendre à ce que le médecin profite de ce moment pour briser la glace et prononcer les premiers mots… Mais non, pas encore. Le repas terminé, il débarrassa la table prestement avant d’inviter sa belle devant le foyer qu’il alluma. En attendant que la chaleur commence à se diffuser, il l’amena vers un clavecin, un vrai, du genre que l’on retrouvait à Versailles, un des trésors du médecin acquis des années auparavant quand il avait un jour sauvé un riche philanthrope qui s’était fait tirer dessus par une voleur de bas étage… Ils avaient parlé de musique et d’instruments et le médecin avait fait par de son intérêt marqué pour cet instrument. Une semaine plus tard, « un généreux mécène » lui faisait parvenir l’instrument en l’encourageant à tenter d’exploiter cet intérêt. Commençant donc à jouer de l’instrument comme l’aurait fait un musicien de la cour, une douce musique d’une autre époque commença à se faire entendre dans la pièce et son récital terminé et la pièce réchauffée, une fois bien installés devant le feu, le médecin brisa enfin le silence…


« Ce fut toute une soirée hier, tu ne trouves pas? »

Une phrase, une seule, mais qui amenait à beaucoup, énormément même. La question était d’importance, à n’en pas douter et il avait préféré laisser l’esprit s’imprégner de nouveau de la culture avant d’en revenir à un sujet plus cru et moins raffiné. Mais d’un autre côté, avait-il vraiment d’autre choix que de rappeler les événements de la veille? Ce n’eut pas été sage et encore moins logique, de cela il en avait la conviction profonde. Oui, ce qui s’était passé hier n’était pas techniquement Martin et Elizabeth. Mais ni lui ni son aimée ne pouvait nier que leur noire essence était une partie d’eux même et qu’à ce juste titre il convenait d’en parler. Ne pas en parler aurait été jouer à l’autruche… Et ce n’était pas le genre de Martin Carter, ça non. Pas lui. Mieux valait en parler « à tête reposée » que de garder cela pour soi trop longtemps. Hors de question de faire comme si de rien n’était. Cela n’aurait pas été bénéfique à long terme!

Il sentit sa compagne se raidir. Elle s’était préparée à recevoir la question… Mais les implications elles étaient une toute autre affaire. Cela revenait à avouer que des démons pensés disparut avaient refait surface… Et c’était également énoncer la possibilité qu’il puisse y avoir des failles dans le système et que le médecin bad boy et la débauchée se libère à loisir pour aller s’amuser à leurs dépends on ne savait où… C’était une perspective tout sauf agréable et s’il fallait prendre des mesures, mieux valait en parler tôt que de le regretter trop tard, bien trop tard…
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