Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Confrontation en retrait de la ville [PV]

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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Sam 2 Mai - 20:27

Quelle sinistre comédie cette ordure de psychopathe avait-il décidé de jouer?! Les cris poussés par sa belle ne firent qu’alerter un carter déjà sur le qui vive et il se demanda bien pourquoi sa belle semblait en proie à une telle agonie. Protecteur, il se porta immédiatement à son chevet, la pauvre Elizabeth se tortillant sur le plancher. Traumatisme psychologique ou physique? Impossible de le dire si hâtivement… Quoi que le fait qu’à force de s’agiter sa belle en avait perdu sa couverture, son vêtement de fortune, la laissant en sous-vêtements et en soutien-gorge, le médecin pu constater l’ampleur d problème. Le diabolique tortionnaire avait laissé sa marque chez l’espionne, son buste reprenant du volume et se rengorgeant de lait. Quelle était donc cette drogue inconnue du médecin chef, pourtant hyper spécialiste dans ce domaine? Impossible à dire et Carter faillit virer à l’écarlate, de rage pure et non de gêne quand il vit jusqu’où le dément avait poussé sa bassesse. Comme pour narguer Elizabeth, deux taches humides se formèrent sur son soutien-gorge, là où se trouvait l’extrémité de ses deux monts féminins comme pour lui rappeler sa décision de la veille : ce n’est pas venu de manière naturelle et symbolique, autant s’en débarrasser. Mais le médecin ne se leurrait pas : cet excédent n’était que la marque de la honte que William Stryker tentait de tatouer sur sa belle… Comment cet être infâme avait-il pu avoir l’outrecuidance d’infliger un tel supplice à sa belle? Il pouvait pratiquement voir le visage arrogant et narquois de l’autre fou en train de se moquer de sa belle. Elle avait cru en avoir terminé avec lui? Non! Il poussait le vice jusqu’a doter ses pièges et poisons de déclencheurs. Dans ce cas ci, il l’aurait bien parié, toute émotion ou sensation de plaisir. Il enrageait, impuissant à contrer la science de ce fantôme du passé… il lui faudrait des semaines voire des mois d’analyse pour trouver la clé derrière cette substance… Bien plus qu’Elizabeth ne pourrait le supporter…

Et sa pauvre Elizabeth qui souffrait tant en son cœur et son âme… Le médecin parvint au moins à la libérer de cette prison de tissus qui lui comprimait le buste et put ensuite constater l’ampleur des dégâts : pas autant qu’elle ait autant souffert, son poitrail ne pouvait pas contenir autant sans qu’elle n’en souffre énormément… Que faire? Il savait pertinemment que prendre la voie « artificielle », mécanique, ne serait que donner une victoire de plus au dément. Il pouvait aisément deviner que le maudit comptait sur le professionnalisme du médecin pour aggraver les choses. Plus il en retirerait à chaque fois, plus la quantité irait croissant la fois suivante… Dans l’instant, sa belle était loin des regards et dans l’infirmerie mais que se passerait-il si cela se produisait en public? Oh non… Il ne laisserait pas William Stryker détruire à ce point sa belle! JAMAIS! Lui vivant, cela ne se passerait pas. Et pour ajouter au tragique de la situation, voilà que derrière les prunelles de sa belle la maudite montrait également des signes de résurrection… Et Martin savait que si elle parvenait à prendre le contrôle, rien ne l’arrêterait, pas même sa belle poétesse et ses principes avant qu’elle n’en ait terminé avec cette proie si alléchante que constituait le médecin. Car Carter risquait bien d’en être tout aussi affecter : avoir une relation de la chair avec votre aimée qui ne l’est pas vraiment dans son état d’esprit actuel… Il devait batailler ferme contre un architecte de la destruction qui avait entre ses mains l’as d’atout contre Martin : sa douce et tendre Elizabeth… Les gémissements se muèrent en grognements exprimant la lutte entre ces deux parties d’une même Elizabeth… Et anxieux, le médecin impuissant en attendait l’issue. Impossible d’intervenir tant qu’Elizabeth serait encore si agitée. Le pire restait à venir avec bien peu de chances pour le meilleur, connaissant sa belle espionne comme il la connaissait… Si le bien triomphait, il serait anéanti. Si le mal triomphait, il anéantirait le chevalier servant de la vertueuse Elizabeth…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 3 Mai - 0:14

Dans un attirail de vaincu, Elizabeth cessa tout agitement. Elle commença à se morfondre sur son sort, hurlant des injures à une vitesse étonnante. Et sans être redondante, elle étalait toute l'étendue de la méchanceté de ce psychopathe fou qui ne désirait que l'anéantir et y mettre son règne à plein nez. Non ! Mais elle s'avouait vaincue. Eh oui, Elizabeth pouvait capituler. Elle restait humaine après tout. Un humain tout ce qu'il y a de plus normal avec ses forces et ses faiblesses. Elle qui, depuis toujours, avait toujours eu le dessus sur tout, la voilà qui se trouvait entre les dents d'un monstre impitoyable qui ne baissait pas les bras devant la moindre rétorque et reprise de contrôle de sa proie. L'espionne fut dans sa mire et elle le resterait pour un temps. Mais tout ça l'épuisait. Constatant les dégâts de ce nouvel égarement, de ce nouveau tiraillement, elle s'enroula à nouveau dans la couverture pour cacher sa honte. Et malgré qu'elle en soit couverte, la jeune femme se précipita dans les bras de son amoureux pour y quérir un réconfort que seul lui pouvait lui rendre. Elle plongea sa tête dans son cou, pleurant à chaudes larmes, se lamentant sans scrupule sur son sort. Couverte d'amertume, elle sentait toutes ces armes pointées sur elle, mais elle refusait de lever le regard pour affronter son bourreau, celui qui ne souhaitait ardemment sa destruction la plus empiétée qui soit. Elle le sentait qu'il piétinait avec moquerie sur sa dignité et son âme chaque fois qu'une nouvelle attaque de ses poisons emportait Elizabeth dans un déchirement psychologique des plus douloureux. Et violent. Il ne fallait que considérer l'être frêle, cette femme impuissante à son malheur pour qui l'âme et le corps vacillaient entre deux mondes diamétralement opposés. Pour nourrir la joie de William, elle se donnait elle-même des coups de poings pour taire sa souffrance. En vain. Rien ne fonctionnait. Ni même les bras l'entourant qui, dans sa conception de jeune fille, devait effacer tout mal qui pouvait la traverser; les bras des hommes sont censés protéger les femmes de toute vicieuse affliction, dénotant d'un virus méphistophélique. Ah ! ce rappel constant de la perversion de l'âme ! C'était sensation pire qu'un deuil qui vous anéanti, qui vous déconstruit, mais dont le temps vous donne les énergies nécessaires pour permettre votre reconstruction avec des solidifications plus solides encore pour répondre au proverbe de « ce qui nous tue pas, nous rend plus fort ». Mais ici, l'issu semblait inexistant. Il s'agissait pour elle d'un éternel combat. Carter n'avait pas su maîtriser et effacer l'affaire. Sa science ne résoudrait pas tel violence de l'être, telle plaie de la personne. Il faudrait plus qu'un simple baume apaisant pour calmer le tout. Cependant, la solution effraya la pauvre fille pressée contre le corps de son amoureux qui, désarmé devant l'anéantissement de sa belle et de son âme entière, ne savait que faire pour répondre et extraire sa douleur.

« Martin, délivre-moi ! DÉLIVRE-MOI ! » implorait-elle en sanglots, mais d'une voix ferme et déterminée.

Néanmoins, malgré tout, Elizabeth consolidait l'idée qu'il restait impuissant. Plus il essayait, plus il échouait. Il devait s'avouer vaincu par sa passion pour une première fois dans sa vie. Et devant Elizabeth Levy, la femme de sa vie, de ses rêves refoulés, de toute la complétion parfaite de son être. Cette pensée, lui traversant l'esprit, lui donnant une détermination qu'elle avait oublié, ou enfoui comme un trésor. Elle se redressa comme une barre et se tint devant Carter. Elle l'obligea à se lever. Elle manqua de faiblir de le voir ainsi affublé. Ce qu'elle s'apprêtait à lui dire allait le mettre dans tous ses états, mais particulièrement la colère et le refus formel de la chose. Or, l'espionne n'avait pas le choix : c'était ça ou rien. Et il le savait. Martin était conscient qu'il s'agissait de la seule possible pour supprimer ce qui faisait tant souffrir son amoureuse. Usant de préliminaires, la jeune femme s'empara de ses mains, les baisant comme pour excuser les prochaines paroles qui allaient sortir de sa bouche. Elle laissa tomber quelques larmes brûlantes avant de relever la tête pour affronter l'air ravageur, mais anéanti de son amant.

« Martin, ne t'emporte surtout pas. Tu sais que je crois en toi et en ta science, mais sur ce point, tu ignores tout. Je ne veux pas t'encombrer pendant des mois, et tu sais que je veux me débarrasser de ce problème épineux le plus rapidement possible. Si ça ne tenait que de moi, je me tuerais, car la honte est devenue mon aura et ta déception, sa nourriture comblant son appétit infeste. Mais je t'ai toi et la mort n'est pas envisageable. Ce qui l'est par contre, et je crois que c'est la seule solution dans mon cas, c'est de... d'avoir recours à... l'expertise de... qui... de celui qui, autrefois fut... ton... associé. Non, non, Martin ! ne t'affoles pas ! Ne sors pas de tes gonds. C'est bien une idée qui ne m'enchante pas aussi. Mais tu seras d'accord sur ce point : William Stryker est le seul à nous fournir l'antidote pour radier cet ennui physique qui fait resurgir des... de noirs souvenirs que je veux oublier. Mais je t'épargne volontairement les détails. S'il te plaît, pour mon amour et pour mon bien-être, fais ce que je te demande : appelle-le pour lui demander audience ou sinon, emmène-moi immédiatement avec toi à son repère dont tu connais le chemin pour être venue me chercher. Il faut faire cela maintenant ou sinon, il peut s'enfuir s'il voit que l'on traîne. Je sais que ce n'est pas facile pour toi de t'avouer vaincu dans ton domaine, mais il conspire à nous détruire et il connaît ton point faible : à savoir moi. Je te demande la lune, j'en suis consciente, mais c'est la seule fois où je vais te faire une requête de cette ampleur, car... tu ne mérites pas d'avoir recours à une bassesse dans son genre. »
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 3 Mai - 5:32

« COMMENT?| JAMAIS! MOI VIVANT, JAMAIS! Tu m’entends Elizabeth! JAMAIS! Je ne te conduirai pas à ce psychopathe et je refuse catégoriquement de te laisser retomber entre ses griffes! Je te guérirai même si c’est la dernière chose que je doive faire en ce monde, même si je dois abandonner titre, prestige et emploi pour ce faire! Je ne tomberai pas dans les rouages infernaux de sa machination diabolique, je refuse d’entrer dans son jeu! Comment peux-tu simplement avoir pu penser ne serait-ce qu’une fraction de seconde que j’accepterais une seule seconde de me ranger stoïquement de ton avis? Tu auras l’air bien intelligente s’il aggrave ton état! Y as tu seulement pensé dis moi? Non! Car sinon tu ne te serais pas exprimée en ces termes! Je trouverai une solution. Je suis médecin chef et un éminent spécialiste, ce n’est pas un fou psychopathe devenu figure d’autorité dans la police de cette ville qui va me battre sur mon propre terrain! Il n’est même pas scientifique! Cette substance, il a payé à coup sûr des gens pour la créer! Et il n’y a pas huit millions de spécialistes pouvant faire ce genre de choses! Laisse-moi au moins appeler mes contacts! L’un d’entre eux est forcément l’auteur de ce produit que je me dois de combattre! Jamais je ne baisserai les bras dans une pareille situation quitte à faire rempart de mon être contre tes démons intérieurs. Je ne laisserai personne et surtout pas cet homme compromettre notre relation de couple! »

Jamais Elizabeth n’aurait pu s’attendre à voir son aimé dans une telle rage, dans une telle colère. Il en était pratiquement effrayant. Non. Il l’était. Martin Carter était un être patient mais poussé dans ses derniers retranchements… C’était s’exposer à plus que de simples ennuis. Elizabeth aurait fort à faire pour le convaincre de changer d’idée car dans cet état il était bien capable de l’empêcher de tenter de retourner à son bourreau pour tenter de changer les choses. Une distraction ofrrit toutefois une opportunité à l’espionne pour préparer sa réplique : un coup de téléphone sur le cellulaire de Carter. Histoire de reprendre un rythme cardiaque plus normal par le biais d’une conversation anodine, le médecin décrocha… Et se répandit en injures et insultes à l’encontre du vilain auquel le couple faisait référence : William Stryker lui-même qui appelait pour narguer le couple. Martin tempêta de plus belle, hurlant, vociférant et injuriant… Avant de devenir livide, tituber et s’effondrer sous le choc sur le siège e plus proche, son cellulaire lui tombant, rompant la communication avec le psychopathe. Levant un regard anéanti vers l’espionne, il balbutia quelque chose avant de la prendre par la main et de pratiquement la traîner jusqu’à son véhicule. Tout le voyage vers le repaire de l’ennemi du médecin se fit dans un silence quasi complet, brisé en quelques instants par les marmonnements incompréhensibles du médecin qui semblait complètement déconnecté de la réalité. Il se gara devant L’endroit où sa belle avait été captive et fut forcé de la quitter de nouveau… Regardant avec amertume le psychopathe reprendre entre ses griffes l’aimée de son cœur.

Dans l’instant il ne pouvait rien faire mais bien que forcé de repartir… Il n’avait pas dit son dernier mot pour autant. Il prit la direction de l’armurier le plus proche pour faire l’acquisition d’une arme à feu, bien décidé à faire sa fête au psychopathe quand il reviendrait chercher sa belle… Il n’aurait pas la conscience tranquille tant que cette ordure vivrait et le pardon ou la rédemption étaient exclus d’office… William Stryker périrait de sa main… Et ce serait une mort lente et particulièrement douloureuse… De cela il en était plus que convaincu. Il en était même sûr et certain. Être médecin avait des avantages que le profane était loin de se douter…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 3 Mai - 6:16

Les mots qu'ils s'étaient échangés restaient un mystère. Martin, bien qu'il est marmonnant et grogner quelques termes incompréhensibles, n'avait rien dit, n'avait même pas adressé une réponse au regard interrogateur de sa belle. Elizabeth abdiqua au bout d'un moment, et ses yeux furent portés sur sa droite tout le trajet. Elle semblait innocente, ne comprenant pas ce qui allait se produire dans les prochaines minutes, voire les prochaines heures peut-être même. Elle semblait désolée de s'être résignée à recourir de l'aide du psychopathe. Certes, cela ne faisait pas son bonheur, mais il était le seul en Ataxia qui pouvait cesser ce problème de buste. La jeune femme, lorsque la voiture s'arrêta dans l'enceinte du repaire, tourna ses pupilles vers Carter. Ses nerfs, ils étaient raides comme une corde de fer. Impossibles à détendre. Devant la crispation de son être, elle n'osa pas s'approcher de lui pour lui donner ne serait-ce qu'un tout petit baiser sur la joue. Si elle l'aurait fait, sans doute aurait-il fait demi-tour devant une démonstration d'amour. Elle se contenta de sortir sans broncher. Avant de fermer sa porte, elle le considéra, mais la honte étant trop grande, elle abaissa la tête et balbutia un « pardonne-moi pour tout ! » assez audible pour les tympans du médecin. Autrefois dévouée, aujourd'hui elle était soumise à une puissance immense, relevant d'un être sans coeur à la logique tordue. Dès qu'elle eut refermée la porte et après s'être dirigée vers le psychopathe qui l'attendait avec une impatience remarquée, elle le sentit partir à une course folle. Le simple fait d'être parti ainsi arracha une partie de son coeur qui se glaçait peu à peu pour pouvoir affronter ce diable. Elle devait se forger une carapace pour pouvoir l'affronter et lui faire face, et éviter de dévoiler un trop grand d'éventail d'émotions. Elle fut accueillie sans trop de convenances, sans extravagance. En réalité, Elizabeth eut l'impression qu'il l'attendait. Ce coup de téléphone ne fut pas un hasard, mais une partie de son plan mijoté depuis un sacré bout ma foi. Tout ce qui arrivait présentement à la jeune femme avait sa raison d'être et décrétait d'une progression dans sa stratégique confuse. Elle ne lui adressa aucun mot jusqu'à ce qu'ils soient dans une pièce semblable, la même en fait, que la veille.

Cependant, malgré tout le bataclan rassemblé, l'espionne eut l'impression que tout cela était futile, sans utilité pour les prochains instants. Il lui sembla que William, ce personnage incongru, n'en avait pas terminé avec elle. Devant cette possibilité, ses épaules s'affaissèrent, s'avouant déjà vaincue. Irait-elle puiser dans cette force intérieure qu'elle garde que pour les moments où elle en a vraiment besoin ? Va savoir... Il fallait attendre les premiers gestes, les premières paroles de cet homme irrationnel et amoral. Mais ils ne venaient pas. Il restait planté là à la regarder avec une neutralité déconcertante, mais on sentait que son être bouillonnait de... on ne sait quoi. Après tout, il s'agit d'un psychopathe. Le mystère est l'un des critères, voire symptôme de sa folie. Grouillant d'impatience, la jeune femme désirait fortement qu'il se pense quelque chose, quand même qu'il ne s'agisse d'une souris qui fait irruption dans la pièce. Il y aurait au moins eu de la vie un instant. Mais non, rien. Un silence. Un silence de mort insoutenable. On y sentait une lourdeur, une pesanteur écrasante. L'inconfort entre le chaud et le froid. Le malaise de deux êtres qui se fixent sans un mot et dont l'un d'eux agit selon une amoralité générale et assumée. Elizabeth étendit plusieurs fois de la salive pour s'humidifier la bouche qui se déshydratait considérablement par la tension et l'angoisse. Elle détournait frénétiquement son regard, mais fixait ses pupilles de temps en temps comme si elle y recherchait une réponse, une indication, un ordre. Mais rien. Il ne bougeait pratiquement pas. La jeune femme devait-elle paniquer devant une telle armoire de glace ? Non, cela ne ferait que nourrir son envie de la détruire. Montrer un tel signe de vulnérabilité aurait pour effet de lui donner le champ libre pour mettre ses cartes et attaquer d'une main de maître. De plus, elle serait plus facilement capitulatrice et manipulable. Elle se soumettrait dans l'immédiat sans qu'il ne lève le petit doigt. Or, déterminée à le vaincre et à se défaire de ce problème de buste, elle n'hésiterait pas à lui tenir tête. Voyant que William ne se décidait pas à dire quoi que ce soit, elle brisa le silence d'une voix assurée et ferme, mais « trimolée » - en référence au trimolo en chant - d'angoisse.

« Qu'avez-vous dit à Martin pour qu'il se résoudre à me conduire à vous ? Connaissant la " sympathique " relation entre vos deux, j'ignore comment vous avez pu le convaincre de me laisser à vous alors qu'il entretient des hostilités avec vous. »
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William Stryker
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 3 Mai - 6:54

« Hum… Est-ce toi Elizabeth? Démon intérieur que j’ai libéré pour mieux détruire cette hôte ingrate qui a cherché à te refouler pendant tout ce temps? Car si non… Nous n’avons rien à nous dire. Je n’ai rien à faire de l’être aimée de Carter. Toi… Tu peux souffrir et mourir… Je m’en moque éperdument… »

Toujours porteur de ses gants pour éviter tout vrai contact physique, le psychopathe fondit sur l’espionne comme le prédateur sur sa proie, emprisonnant le buste de l’espionne entre ses deux mains dans une étreinte vicieuse, comprimant les chairs de sa poitrine, forçant le liquide retenu à grand peine à sortir de leur prison de chair, arrachant d’abord un gémissement plaintif à l’espionne puis un cri de douleur déchirant quand il accentua la pression. Il soumettrait cette espionne à sa volonté… Quitte à l’anéantir complètement pour parvenir à ses fins. Bien malgré elle, elle supplia son bourreau d’arrêter… Chose à laquelle il se refusa obstinément. Elle pourrait supplier, implorer, se vautrer à ses pieds… Rien n’y ferait. Il converserait avec le démon ténébreux et corrupteur qui sommeillait dans l’espionne quoi qu’il doive faire pour le faire. Refusant de relâcher la pression malgré l’agonie qu’il faisait subir à un autre être humain, il attendait la capitulation de cette jeune femme qui avait eu le malheur d’être l’aimé d’une personne qu’il avait décidé de détruire… Pour une raison qui ne faisait aucun sens pour un esprit sain voir pour le psychopathe lui-même…

« Vois-tu Elizabeth… J’aime le vice, le chaos et l’entropie. Cet ordre… Il ne fait pas de sens même pour quelqu’un d’aussi dément que moi… Et c’est une chose que je trouve insupportable… Mais toi et moi, cher démon intérieur… nous sommes au-delà de cette logique étrange que l’on nous a imposée… La preuve… Je suis en train de détruire un être pour te permettre de vivre, libérant la nature chaotique de cette pauvre femme pour détruire une autre personne et… Créer une belle réaction en chaîne. Quel dommage par contre de devoir infliger certains dommages superficiels à ce corps… Mais tant que vous le partagez… Pour détruire cette femme vertueuse, il faut ce qu’il faut n’est-ce pas? »

Regardant intensément l’espionne, il attendait que lui réponde ce démon refoulé qu’il avait commencé à libéré. Détestant le travail inachevé, il comptait poursuivre son œuvre et qui sait… Bâtir quelque chose avec cet autre être démoniaque. Pour mieux détruire, il faut avoir des pions certes mais également des tours, des cavaliers, des fous et une reine. Et pour être l’architecte de la destruction qu’il pourrait causer… il aurait besoin d’une reine, étant le roi, pour mener à bien ses desseins et avancer tranquillement la complétion de son échiquier… Une tâche ardue dont il s’acquitterait toutefois sans trop de mal. Quand enfin le démon intérieur de l’espionne prit le contrôle sur ce corps abandonné par sa vraie détentrice, les cris de douleur se muèrent peu à peu en gémissements de plaisir. Cela fit sourire l’espion. Cet être corrompu qui sommeillait en l’espionne, amante du plaisir tant de la chair que des exaltantes sensations qu’il procurait venait enfin émerger pour dialoguer avec le psychopathe. Les gémissements se muèrent ensuite presque en ronronnements : la dévoreuse d’homme venait de refaire surface dans toute sa splendeur, pour le plus grand plaisir du psychopathe. Et Martin Carter qui se savait esclave des manigances de cet être qui par le passé l’avait utilisé comme un vulgaire pion… Ce devait être à proprement parler intolérable, insupportable même! Mais William s’en moquait : tant que sa logique tordue triomphait, le reste importait peu!
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 3 Mai - 17:15

Le plaisir. Qui a dit qu'il était péché de ressentir une telle passion envers la chair et les sensations ? Un vice comme il s'en faisait rare de vivre... et de voir. Et pourtant, il s'agissait de la plus formidable, de la plus grandiose des sensations. Éprouver à un point un désir nous force à nous démener pour atteindre un extase plus grand que nature. Le dépassement de soi qu'un certain personnage du passé nous poussait à suivre. Et ce dépassement, cette Elizabeth débauchée l'avait fait depuis belle lurette. Elle avait compris le principe, et se trouvait, en quelque sorte, au dessus d'un monde trop habituée à la routine et aux comportements normaux. Allumez bande de fainéants ! Il faut créer et provoquer les frivolités de la vie, provoquer ses désirs et ses pulsions, les nourrir et les manger comme une bête affamée. Et cette bête, carnivore de la chair, qu'était l'espionne en était une redoutable, un spécimen rare à la limite. Elle ne cachait pas son goût insensé pour la luxure. Pourquoi le ferait-elle d'ailleurs ? Une fois que l'on est maître de notre corps, rien ne nous empêche de le user jusqu'à expiration, de le souiller sans gêne, car, après tout, il ne s'agissait que d'une enveloppe charnelle gardant précieusement une âme qui, elle, n'était jamais touché par tout ce côté de velours. Or, Elizabeth était une exception à la règle. Et c'est pourquoi elle était si tiraillée entre une stabilité, une femme aimante d'un homme attachant, ou encore une instabilité, une femme indépendante et possessive de la peau. Celle-ci même possédait une sensualité, et une sexualité, assumée. Elle ne cachait rien. On lui demanderait de faire la couverture d'un magazine porno qu'elle sauterait sur le plateau, et retirerait ses vêtements en deux trois mouvements. Cependant, étant deux dans un même corps, ce côté ne pouvait se montrer dans un état pur... et surtout pas après avoir consumé son amour avec Carter. Il existait aucun détour possible. L'un agissait sur l'autre à des moments opportuns. Une jeune sainte-nitouche qui, une fois démmerdée, devient une bombe sexuelle sans pudeur. Ou encore une rebelle au coeur tendre. Les deux éventualités étaient possibles, mais qui prendrait le dessus ? C'était l'issue à savoir avant sa propre fin physique.

Devant tant de sensations, Elizabeth bascula sa tête vers l'arrière, ses jambes vacillant pour manquer de se briser comme des glaçons à tout moment. De ce fait, elle « prit les commandes », et recula jusqu'à la table opératoire. Elle se cramponna à celle-ci en rentrant ses griffes. Une vraie bête mangée par une autre qui prenait le dessus dans un combat acharné. Et pourtant, malgré que normalement elle se serait défendue, ici, le plaisir était si présent qu'elle refusait de cesser le tout. Cette tension dans sa cage thoracique, cette pression sur son buste, ces caresses douloureuses étonnamment agréables. Fascinant spécimen, il va sans dire. Aucun bronchement, uniquement une soumission et une abdication avouée envers ce créateur de sensations plaisantes et jouissantes. Avec mal, elle réussit à asseoir son derrière sur la table. Elle faillit plusieurs fois de tomber à la renverse, mais elle se cramponnait si fortement que ses bras étaient durcis par sa force. Ils étaient raides comme un fil de fer. Irréprochables dans leur tonus. Dans un ultime, puisqu'une autre partie d'elle rêvait de sensations, l'espionne rapprocha considérablement sa tête de celle du psychopathe. Leur souffle mêlé, on y mesurait une chaleur à faire éclaté le verre d'un thermomètre, et à répandre le mercure. Mais ces deux souffles furent bientôt soudés ensemble comme s'il s'agissait d'un tunnel. En effet, les lèvres brûlantes de l'espionne s'emparèrent avec violence de celles du psychopathe. La force avec laquelle elle s'acharnait sur les siennes auraient pu, dans une extrême violence de sado-masochiste, provoquer des coulis de saignements. Or, la débauchée ne se rendrait pas jusque-là. L'espionne finit par enrouler ses jambes autour de la taille de William, imitant l'étreinte étouffante d'un serpent. Promenant désormais ses mains sur les bras actifs de l'homme, elle longea ses jambes féminines jusqu'à ses chevilles...

Dans un mouvement éclair et calculé depuis plusieurs minutes, elle porta son couteau logeant sur sa cheville droite au cou du psychopathe. Elle cessa de l'embrasser, et fixa plutôt son regard. Il pouvait contempler toute la haine qu'elle contenait, toute la force qui l'animait et la volonté de détruire ce personnage ignoble. Elle le poussa pour qu'il cesse de lui masser douloureusement sa poitrine et alla le plaquer contre le mur. Le choc fut si violent que William trembla un peu, mais Elizabeth lui empêcha de s'esquiver en tombant. Elle tenait son cou entre son pouce et son index dans une poignée ferme et crispée. La lame effleurait sa peau de cette même partie qui reliait la tête et le reste du corps. L'une de ses jambes gardait plaquée contre le mur l'une de William. Quant à l'autre, elle lui servit d'appoint suffisait raide pour éviter tout mouvement. Son regard devint de plus en plus menaçant, et il pouvait lire que les deux Elizabeth agissait ensemble contre lui.

« Ce qui est génial quand on est deux dans un seul corps c'est qu'ils peuvent s'unir pour contrer une menace. Ensemble, ils possèdent une telle force que Hercule peut aller se rhabiller. Elizabeth physique n'est pas qu'une simple belle femme aux courbes généreuses qui se laisse mener par le bout du nez par des hommes désireux de ne planter que leur arme masculine dans la caverne d'Alibaba des femmes. Je ne suis pas qu'une vulgaire créateur, William. Je crois que tu n'as pas considérer ça dans tes plans. Dommage. Devenir ta reine, et de quoi ? Je règne déjà sur un autre territoire, bien plus grand même. Je n'ai pas besoin de m'unir à un personnage aussi... vomitif que le tien. Et étrangement, je sais pertinemment que tu le sais. J'aurais beau te couvrir d'injures et d'insultes, ton aura ne ferait que grandir. Alors, je ne passerai pas par quatre chemins pour t'exposer le sujet de ma venue ici et ma requête. Elle est simple et même un idiot comprendrait », puis elle enchaîna en martelant : « ÔTEZ-MOI CE LAIT OU JE VOUS TUE. Ensuite, vous me laissez tranquille, et Martin aussi. »
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William Stryker
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 3 Mai - 18:00

Le rire. Action qui d’habitude remplit d’allégresse le cœur des êtres humains devant cette manifestation de la légèreté de l’âme. Sauf que CE rire…. C’était un rire de dément. Celui d’un fou furieux aux pulsions autodestructrices. Un rire à glacer le sang dans les veines et le soleil dans le ciel, à éteindre les flammes de l’enfer et faire passer l’enfer glacé des scandinaves pour les tropiques. Un rire qui ne présageait rien de bon. Nullement intimidé, il regardait sans gêne aucune l’espionne et ses courbes puis le couteau et ensuite sa propre personne avant de répondre avec un calme si imperturbable qu’il en était désarmant les mots suivants.

« Tues moi. Tu nous rendras un fier service. Toi tu seras débarrassé de moi, moi de ce monde imparfait, produit d’une logique et d’un ordre vicieux et sans sens. Le triomphe du conformisme imbécile sur la folie créatrice et autodestructrice… Je refuse de vivre à dedans si c’est pour rester passif. Alors? On hésite? »

Il put voir le doute dans le regard de l’espionne. Dans le regard jumeau de ces deux Elizabeth dans un corps. Et cela ne fit que le faire rire davantage. De son plein gré, le fou approcha son cou de la lame du couteau sans quitter de son regard celui dans la femme en face de lui. Une lueur malsaine luisait au fond du regard de l’homme quand il reprit la parole. Et tel le couperet de la guillotine qui tombe… Elles risquaient fort d’anéantir l’espionne qui croyait enfin avoir le dessus sur son bourreau.

« Martin ne t’a pas dit pourquoi il a changé d’avis, je me trompe? Non. Sinon tu n’aurais pas agit aussi stupidement. Courageux certes mais stupide. Je vais te révéler ce que je lui ai dit, pour que tu puisses voir tes maigres espoirs s’effondrer. Et cette fois-ci… Comme tu commences à reprendre du poil de la bête… Je n’aurai d’autre choix que de te briser encore plus que la dernière fois. Même ton cher Martin ne saura recoller les morceaux de ton cœur brisé. J’ai dit à ton cher Martin que la drogue qui te donnes ce… Comment dirait-il cela? Problème de buste… Non… Dit ainsi… Cela manque de punch… »

Le psychopathe se racla la gorge et quand il reprit la parole… C’était la copie conforme de la voix de Martin Carter. Il put lire la stupeur, le trouble et le dégoût chez l’espionne… Mais il ne changea pas de « ton » pour autant.

« Ma chère Elizabeth, c’est une catastrophe de taille… Ce… Cet être immonde… Il m’a révélé qui est à la base de ce produit qui te fait tant souffrir. Comme je le suspectais, il s’agit de mes collègues, des experts aussi compétents que moi… Et ces derniers sont mors dans un accident de la route pas plus tard que l’an dernier. Ils étaient une petite équipe ce qui veut dire que chaque membre a travaillé sur une phase spécifique du développement de cette substance… Et que ce ne sont pas des mois qui me seront nécessaires à tout défaire mais au moins un an… Mais ne t’en fais pas, quitte à y laisser ma vie, je travaillerai sans relâche pour te guérir de cette affliction… »

Les paroles et l’imitation firent leur petit effet car toute couleur déserta le visage de l’espionne et le couteau tomba sur le sol dans un bruit métallique. En bonne vipère qu’il était, le psychopathe ne perdit pas de temps et dans une rapidité déconcertante, il planta un dard dans le bras de l’espionne… Ce même type de dard qui avait déversé quelques jours plus tôt cette drogue insidieuse que Martin avait été forcé de neutraliser. Et cette fois, les effets seraient encore plus marqués : le corps avait goûté à cette espèce de fruit défendu empoisonné… Et la seconde bouchée serait encore meilleure que la première. Souriant de cette façon suave qui lui donnait un air d’ange malgré sa nature de démon, il repoussa l’espionne jusqu’à la table sans qu’elle n’oppose de résistance, son corps étant prit d’assaut par le poison du tortionnaire. Il se délecta de la situation avant d’hocher la tête avec amusement et de reprendre la parole.

« Encore une fois tu fais erreur Elizabeth. Ce n’est pas ton corps qui m’intéresse mais ton démon intérieur. J’aurais pu abuser de ton être en une douzaine d’occasions lors de notre dernière rencontre et souviens toi : que des contacts froids et désintéressé avec gants chirurgicaux. Sauf que toi… Tu m’as embrassé. Subterfuge ou non, c’est une réalité. Et je me ferai une joie de le mentionner à ton cher médecin. Tu n’es pas en position de négocier quoi que ce soit. Mais qu’est-ce que je raconte? Je ne veux pas te parler à toi. Seulement à ton démon. Toi tu es indigne de mon attention. Faible… Manipulable… »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 3 Mai - 19:29

Elizabeth poussa un cri de rage. Un cri profond relevant des tripes d'où un écho strident accompagnait cette balise de vives émotions. Rien n'avait fonctionné. RIEN ! Quel être insensible restait-i. Même son arme la plus efficace devenait la plus faible. Autrement, un homme plus homme se serait laissé tenter par cette créature de rêves sculptée des Dieux de l'Olympe eux-même dont Dionysos avait inculqué bien distinctement, et à profusion, une ivresse constante qui masquait ses sens les plus aiguisés en cas d'extrême défense. Et elle l'entendait rire, lui, ce dieu du vin et du théâtre, artiste ivre par sa colère, sa haine et son ultime vengeance. Une aveugle de la rationalité. Mais bordel : rien n'était rationnel en sa présence. Tout devenait futile et tournait dans un tourbillon infernal de confusion. Et il plongeait main dans la main avec cet être diabolique dont il voulait voir surgir sa captive. Et pourtant, il avait entraîné malgré lui cette autre Elizabeth aimante. L'un ne venait pas sans l'autre. Malgré que ces vilaines pulsions soient de retour, la jeune femme se retint de tout bord pour éviter d'éprouver du plaisir... En réalité, cette relation de domination qu'entretenait le psychopathe réveilla un fantasme refoulé dans l'inconscient. Elle s'injuria un « non » autoritaire pour calmer cette bête répugnante dont elle redoutait la manifestation.

« Vous... n'avez... pas le droit... de prendre... l'identité... vocale... de Martin ! » dit-elle en se tortillant de douleur contre ce monstre qui voulait lui retirer cette peau de bonne femme. « Et malgré la véracité des... faits... cela ne... vous donne... aucun... DROIT ! »

L'espionne se retourna, faisant maintenant dos au psychopathe. Elle s'accrocha tant mieux que mal à cette table, se grattant contre cette violente envie de la chair. Une carnivore... Une quasi cannibale. Mission kamikaze ? Certes, cela allait de soi. Tôt ou tard, l'une de ses facettes prendrait le dessus et l'autre capitulerait sans même chercher à instaurer sa loi. Les mutations de sa voix devinrent étranges. Tantôt elle riait, tantôt elle pleurait. Tout ça, parsemés de cris rageurs et jouissifs. Quel malin plaisir prenait-il ! Quel être méprisable ! Les faits étaient là aussi, il la forçait à agir ainsi. Certes, elle pouvait refouler, mais parfois la tension devenait trop grande pour repousser cette envie. Oui, qu'il le dise qu'elle l'avait embrassé. Et puis ? Elle en avait rien à foutre. Au point où elle était rendue, elle devait tout affronter ce qu'elle avait fait. Affronter ses démons une fois pour toute. Elle ne devait pas attendre l'enfer pour ce faire. L'enfer, elle le vivait en ce moment. À l'instant même. La mort ne serait qu'une libération dans ce cas.

Au bout d'un moment, la drogue eut raison d'elle. Elizabeth se propulsa vers le sol. Elle avait l'air si pathétique à ses yeux alors qu'elle réclamait de la sympathie de d'autres. Dès qu'elle ouvrit les yeux, elle tomba nez à nez avec son couteau. Dès la vue de cette arme au reflet miroiteux, elle se regarda. Elle vit dans son regard cette envie refoulée, ce désir de vivre pleinement de cette espionne débauchée qu'elle fut, ce retour aux sources où elle vivait dans le moment présent qu'elle animait avec son impulsivité. Elle n'avait pas à penser aux conséquences de ses actes, car il n'y avait personne derrière elle pour le lui reprocher. Elle avait toujours eu cette liberté d'agir. Et cette liberté lui manquait pour tout dire. Dès lors, son rire se mêla à celui du psychopathe. Cette drogue, désormais, était futile tant qu'elle vivait pleinement ses pulsions. Elle avait retirer cette couche devenue trop petite pour cette jeune femme vicieuse. Dans une grâce sensuelle et suave, elle se releva en agrippant l'arme pour le garder dans ses mains. Il s'agissait de son bâton « royal », celui qui signifiait sa magnificence et sa grandeur de femme totalement assumée. Une prostituée maîtresse, mais non abusive de son titre de débauchée. Dans une démarche qui faisait balader son derrière comme une danseuse de baladi, elle vint se poster à la hauteur de William. Elle lui jeta un regard des plus intéressés en ses plans et alla s'asseoir sur son « trône », à savoir la table opératoire. Elle croisa ses jambes en regrettant de ne pas s'être vêtue d'une jupe pour marquer sa féminité à la puissance 10. Elle considéra le psychopathe un moment avant de détourner son regard en esquissant un sourire satisfait et fier de sa personne. Elle piqua, sans percer sa peau, le bout de la lame sur son index, tournant l'objet de son autre main avec un amusement non dissimulé.

« Le chaos et l'anarchisme de notre union ne se réduit pas à la terreur, cher William, » prononça cette femme comme première paroles. Sa voix trahissait toute la sensualité qui l'habitait, tout le pouvoir qu'elle pouvait obtenir. Une voix d'une rareté impressionnante, d'un rarissisme inégalé. « La peur ne terrorise plus l'autrui en ces jours. Une arme est si commune. L'individualité est une maxime plus que présente : elle gouverne ses pions avec plaisir. L'unité devient une menace. Le paraître obtient des résultats si peu distrayants. Non, valeureux William, il faut jouer avec l'être, stimuler une population plénière comme s'il s'agissait de vulgaires pantins. Nous devons leur implanter des fils, et s'amuser candidement. Nous ne devons en aucun cas les manipuler comme des pions. Au contraire, il nous faut tisser une toile dans leur esprit et le ravager. Nous devons détruire leurs âmes, les contenir dans un bassin pour qu'ils viennent nous implorer de la leur rendre. Car il est pis de vivre sans âme que de mourir avec une âme. Par ailleurs, ce poison qui amplifie mes sensations... Il ne t'est d'aucune commodité. Il est neutralisé et catalysé dès que j'entre pleinement dans mes fonctions. Comme ce corps de l'extérieur me manquait. Sans me couvrir de vantardise, il est irréprochable et parfait pour moi. Or, tu en conviendras que régner avec ce liquide blanc nourricier qui loge en mes seins est futile et représente un poids. Quel image abominable ! " Une reine-mère ! " Non, je ne veux pas d'un tel qualificatif si peu flatteur. Et certes, j'ose affirmer que tu ne voudrais pas que ta " reine " porte un tel pseudonyme. Rappelle-toi, cher William : l'unité psychologique de deux êtres déments et illogiques peut semer une menace écrasante et un terrorisme mental sur cette populace ingrate. Il n'en tient qu'à toi si tu désires toujours m'avoir comme figure royale à tes côtés. La fortitude de tes gestes sont doubler en ma présence. »

L'ultimatum lancé, il en revenait à William de prendre en compte sa requête ou non.
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William Stryker
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Lun 4 Mai - 1:58

Peut-on torturer un esprit qui l’est déjà? Oui et non. Pourquoi? Parce que. Tout simplement. Pas de raison rationnelle chez les fous. William conversait avec le démon d’Elizabeth… Mais ce démon tentait d’endormir sa méfiance en tentant de répondre à la requête de l’autre Elizabeth. Elle avait utilisé le terme « reine-mère »… Et cela alarma tout de suite l’instinct malsain du psychopathe. Ainsi… Son alliée potentielle cherchait à le priver d’un argument de manipulation sur la poétesse et le médecin? Oh que non! Car le psychopathe avait sa propre symbolique en tête. Aussi tordue que lui mais bien réelle et concrète dans sa tête de dément fou furieux…

« Allons allons… Pour les gens bien pensant on peut effectivement accorder cette symbolique. Pour un esprit comme le mien… Posséder le liquide de la vie et s’en servir pour son plaisir et ses fantaisies de la chair… Représente une image plus exacte… Un poids… Tu dramatises. Et tu essaies de brouiller mes sens. Mais à ce jeu… Tu ne gagneras pas. Oui démone, tu pourrais bien être ma reine. Mais tu ne peux être ma reine si tu ne réponds pas à l’image que je m’en fais, n’est-ce pas? Tu espères un règne en toute équité? Commence par répondre aux critères que j’attends de cet être parfait, esprit torturé que tu es et ensuite nous verrons. Et de plus… Comble de l’ironie et de la cruauté démente… Ma co-régente sur le monde idyllique que je voudrais bien créer pouvant très bien un jour être animée de pulsions meurtrière et user de l’empoisonnement, la méthode de prédilection des femmes pour tuer, le breuvage étant la chose la plus accessible… Comment le pourrais-tu si ce liquide nourricier qui est tien me sert de garantie pour étancher ma soif et éviter que tu ne joue contre moi? Tu t’empoisonnerais pour prendre ma place? De cela j’en doute fort. Très, très, très fort… Alors ton buste restera comme moi je l’ai voulu et avec les… Particularités que je lui ai données. »

Comment un tel être pouvait rester de marbre devant cette femme qui pouvait damner le commun des mortels? Facile : tout comme l’idiotie, la folie est une défense redoutable. Il fit signe à la future reine de son univers d’illogisme et de non conformisme de le suivre et il la mena dans une pièce adjacente dans laquelle se trouvait divers vêtements, allant des classiques aux extravagants et onéreux aux plus aguicheurs voire indécents qui soient. Le monstre avait depuis longtemps planifié son affaire… Et il imposait sans vraiment imposer une épreuve à l’espionne. Son esprit démoniaque règnerait-il sans partage au point de la faire s’habiller, penser et agir pour être la complice de William Stryker? Était-elle en train de devenir de son plein gré une sorte de jouet entre ses mains, une déesse sous sa forme de débauche et un pion sous sa forme de poétesse? La succube couchant avec le monstre et la lyrique Elizabeth avec Martin Carter? L’esprit d’Elizabeth pouvait-il être si divisé? Au point de la faire s’adonner à un tel acte de trahison envers l’home de sa vie? Mais d’un autre côté… Ce n’était pas la Elizabeth de Carter, ce qui venait brouiller la donne de la rationnelle Elizabeth, ajoutant à sa confusion. William était quand même bel homme, il ne laissait pas indifférent non plus… Et ces fantasmes refoulés de l’Elizabeth démoniaque…. Ceux que la vertueuse n’aurait jamais oser formuler car trop décente et faible de volonté… La débauchée tenterait-elle le tout pour le tout avec le corrupteur qui l’avait tiré de sa terrible prison où son existence était refoulée, niée et écrasée par cette autre Elizabeth? Allez savoir. Chose certaine, la façon dont elle apparaîtrait devant William, et il savait autant qu’elle qu’aucun subterfuge n’était possible face à cet homme, scellerait son destin, celui de Martin… Mais pas forcément celui du psychopathe. Jusqu’où l’espionne devrait-elle aller pour influencer les cartes ne serait-ce qu’un minimum? Est-ce que cette espèce d’infirmerie deviendrait comme pour la « vraie » Elizabeth et Martin le lieu de leur première union de la chair? Si Dieu existait vraiment… Il devait être en train de se cacher les yeux sous le rire moqueur et tonitruant du diable. Car le bien ne peut jamais triompher du mal : il ne peut tuer sans devenir une part de ce qu’il a vaincu ni blesser sans sacrifier une part de son âme. Il ne peut mentir sans réduire sa foi en la vérité ou user de subterfuges sans porter atteinte à son essence…

Avant de laisser la jeune femme à son habillage et pour provoquer comme il savait si bien le faire, le psychopathe s’empara du sein gauche de l’espionne, appuyant dessus jusqu’à ce que la débauchée se tortille de plaisir et qu’une tache humide et toujours grandissante vienne apparaître sur le vêtement de sa belle. La douleur et le plaisir de ce liquide quittant son buste, ce plaisir pratiquement pervers et assurément vicieux et malsain… Seule la face débauchée de l’espionne pouvait bien apprécier cela au point d’user de ses propres mains pour effectuer une opération similaire sur le sein dont le psychopathe n’exerçait ni contact ni pression, créant une tache jumelle et des frissons de plaisir chez l’espionne… Souriant, le monstre s’en fut, refermant la porte derrière lui, laissant la débauchée et la poétesse, affaiblie, vaincue et sans grande volonté, devant un choix lourd de conséquences : se soumettre à William et obtenir une liberté contrôlée ou résister et succomber sous les trop nombreux as dont William disposait encore? Point de bluff possible avec ce génie du mal à l’apparence humaine mais complètement démoniaque… Des gens plus professionnels que l’espionne, de meilleurs bluffeurs et des meilleurs menteurs avaient essayés bien avant elle… Et même les plus fort et les meilleurs succombaient devant le fou. Étai-il invincible? Pas du tout. Il ne fallait pas être un fin psychologue pour le voir et savoir autodestructeur. Sa folie était un signe bien trop évident que seul l’imbécile ne pourrait voir. Et c’était la seule porte de sortie visible pour quiconque tombait entre ses griffes : attendre et subir, se soumettre et collaborer jusqu’à ce que le tyran ne cause sa propre chute. Pire que la mort pour plusieurs de ses victimes… Aucune n’avait encore décidé de laisser son démon intérieur l’emporter, le laisser collaborer avec le fou… Et causer deux chutes d’un coup. Elizabeth serait-elle la première à tout miser sur cette opportunité sachant tout le mal que cela causerait? D’un autre côté… C’était une excellente option de récolter des informations sur la bête que la poétesse pourrait offrir à son amoureux. Car point de captivité forcé chez le psychopathe au regard de ses alliés. Ce qui donnait à la vraie et bonne Elizabeth l’opportunité de redevenir elle-même chaque fois qu’elle quitterait ce temple du vice, de profiter de sa pureté et de son intégrité avec son vrai amour avant de retourner se jeter dans la gueule du loup pendant que le vrai gardien de son cœur se ferait architecte de la chute de l’ennemi commun… Union curieuse des deux Elizabeth à laquelle l’espionne avait fait référence quand elle avait tenu pendant un bref instant la misérable existence du monstre entre ses mains… Se pervertir pour en sortir plus pur, cela était-il possible? Allez savoir car il s’agirait sans doute d’une première.

Le psychopathe, de retour donc dans ce simulacre d’infirmerie, ruminait ses plans pendant que sa captive devenue reine potentielle se changeait ou semblait se changer. En entendant la porte, il se retourna… Pour découvrir une vision qui le laissa sans voix pour la première fois depuis qu’il avait attiré Elizabeth dans sa toile infâme…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Lun 4 Mai - 23:47

Dans un dédale quasi furieux, Elizabeth attrapa chaque vêtement de leur cintre pour les disperser partout dans la pièce. Elle souffla en silence sa colère, sa haine et sa honte. De même que sa déception d'elle-même vint freiner son geste. Que croyait-il ? qu'elle allait se vêtir d'un vêtement d'époque, d'un corset ou d'une étoffe ? Quelle extravagance pour un simple rêve de destruction. Si peu représentatif de leurs idées d'aliénation d'une population entière. C'en était pratiquement incommensurable, impensable de se résoudre à une telle représentation de la royauté. Non. L'espionne avait d'autres idées en tête. Il fallait réinventer ce concept, détruire l'ancien et construire une nouvelle image d'une reine nouvelle. Une reine indépendante, en pleine possession de ses moyens, une maîtrise irréprochable de son pouvoir et de sa puissance. Étaler sa magnificence dans une sensualité jamais vue. Illustrer sa personnalité dans ses vêtements. Après tout, la mode servait de moyen d'expression de notre moi intérieur. Pourquoi refouler cette idée et s'en remettre à des conventions déjà établies ? De cette raison, elle fut déçue du peu de modernisme dont voulait faire preuve ce William. Elle secoua sa tête en soupirant. Puis, elle découvrit une boîte dont les motifs et la forme lui étaient familiers. Elle s'approcha de celle-ci, et s'agenouilla devant elle. La jeune femme effleura la boîte d'un doigté fin, imitant la légèreté des anges. Elle souleva le couvercle et découvrit le contenu. Celui-ci fendit un sourire satisfait et fier de sa trouvaille. William Stryker, psychopathe de métier, allait en être bouché en la voyant...

Et c'est ce qui se produit. Aussitôt elle ouvrit la porte, le visage de William tomba par terre. Jamais elle ne l'avait trouvé sans voix. Une première ! Certes, Elizabeth était la cause de bien des premières fois aujourd'hui. Imaginez le tableau : une femme aux courbes généreux, mais dont le corps est entretenu par un exercice régulier. Aucun défaut physique, il est clair. Admirée dans toute sa splendeur, elle dégage et montre sa sensualité qui ferait fondre n'importe quel coeur de glace. Homme ou femme. Une beauté à faire envier, à rendre jaloux les plus « chirurgicés ». Ensuite, des vêtements de lingerie fine. Un corset-bustier et une petite culotte assortie aux couleurs bleu, vert et mauve dans une fondue détaillée à s'incliner devant l'artisan de ce tissu en satin, puis recouvert d'une dentelle noir aux motifs grossiers et baroques, mais dont l'harmonie est créée. Des talons hauts donnant le vertige, mais qui affinent parfaitement ses jambes déjà effilées. Ajoutez à tout cet ensemble des gants de satin noir. Une femme dans toute sa sensualité... Et il ne fallait pas oublier que les couleurs faisaient ressortir doublement ses yeux d'un bleu perçant et une chevelure ébène lousse avec des mouvements de vagues pour imiter la fluidité de l'eau. Des reflets quasi bleus, trouvait-on parfois, selon l'angle et l'intensité de la lumière.

Se lassant d'être considérée de cette manière, Elizabeth lâcha un bruyant soupir avant de refermer un « trench coat » qu'elle avait attrapé avant de sortir de la pièce. Elle s'avança dans une démarche de mannequin, augmentant encore plus ses charmes et sa sexualité. Elle se positionna à la hauteur du dément personnage, ancrant son regard dans le sien pour éviter qu'il ne soit encore distrait. Son air était loin d'être grave, au contraire, elle semblait toute aussi sereine que précédemment, déconcertante et mystérieuse.

« Tu dois savoir, cher William, que mon personnage ne désire guère subsister dans ton ombre. Comment attirerais-tu tes proies, sinon ? Enfin bref, pour tout dire, tu ne me mèneras pas par la baguette, je ne souhaite pas être à ta merci. J'ai un pouvoir à étendre et à exercer. Une puissance que je qualifierais de destructrice. Je n'aspire pas à devenir figurante de ton pouvoir. Sache également que, malgré que je sois reine, il n'en demeure pas moins que je ne t'appartiens pas, je ne te suis pas une dévotion exemplaire. N'oublie pas mon indépendance de débauchée. Par ailleurs, nul besoin de draperies extravagantes pour vêtir mon pouvoir pour camoufler ces atouts dévastateurs. J'en conviens que ce lait agit à titre de poison de la vie. Mais, il a paradoxe dans ton raisonnement. Tu signifies que ce lait donne la vie, alors que tu ne souhaites que la détruire. Oseras-tu me nuancer ? Certes, tu t'y mettras, mais c'est vainement que tu me convaincras de l'inverse. La vie est déjà une belle empoisonneuse, pourquoi disposer d'une raison supplémentaire ? La simplicité a toujours été gagnante, pourquoi compliquer les choses ? pourquoi les rendre plus complexes ?

L'espionne parada autour de William, crachant doucement son discours et ses idées. Tous deux étaient des contraires dans leur intervention. Alors que William était plutôt brute, brusque et violent, Elizabeth, quant à elle, usait de charmes, dupait son prochain et rendait ivre n'importe qui par sa beauté. Elle avait toujours fonctionné ainsi en tant que débauchée. Ainsi, elle pouvait endormir toute méfiance et surprendre à n'importe quel moment. Une méthode pour le moins efficace pour compter sur un tableau d'assassinats à la somme impressionnante. Qui soupçonnerait tel comportement de sa part ? Mais maintenant qu'elle agirait en tant que figure « public », elle bernerait une plus grande partie de la population, et ce, en un temps record. Elle souhaitait jouer avec l'esprit les gens, les rendre « débiles » pour prendre conscience de leur médiocrité. Comme elle le lui avait spécifié : « il est pis de vivre sans âme que de mourir avec une âme. » De cette façon, elle désirait créer cette rupture déchirante entre le corps et l'esprit, une fissure irrémédiable, en agissant dans la plus cruelle des tortures : celle la plus douloureuse pour l'esprit... et non le corps.

« La communion de tes actes engendre une violence de l'âme qui se retrouve dès lors en orbite autour de leur corps à la suite d'un solstice douloureux », déclara la jeune femme en posant ses mains sur les épaules du psychopathe. « Mais d'abord, quels sont tes critères ? Je crois qu'à juste titre, dans ton monde idyllique, je te suis égale. Ne retournons point à une époque où l'on vivait dans une société patriarcale. Sinon, tu provoqueras une tempête plus immense encore que les tornades, les ouragans, les tsunamis même. Il ne faut jamais se laisser attendrir par la beauté d'une femme. Fais-moi confiance en un point : crois-moi, tu ne pourras pas être déçu. »
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William Stryker
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Mar 5 Mai - 5:04

« Écoute moi bien car je ne me répéterai pas. Il y a bien peu de choses pour ne pas dire aucune que tu puisses faire, Elizaeth, pour me faire changer d’avis. Ton buste gardera ses propriétés actuelles jusqu’à ce que j’en décide autrement. Tu veux être mon égal? AH! Tu vas devoir le mériter. Tu n’es pas ma reine. Pas encore. Tu pourrais très bien n’être qu’une victime de plus à ajouter à une longue liste de morts que j’ai causés. Tu te penses si bonne que cela? Prouve-le. Prouve le moi car tu ne m’impressionne pas. Il faudra plus que tes talents de couturière pour m’impressionner car la surprise seule ne signifie rien! Tu te dis être de puissance? Je le croirai quand je le verrai. Montre-moi. Et si tu réussis… Peut-être que je consentirai à me ranger de ton avis et que je règlerai ton problème de liquide. Et ma vision du monde est bien plus complexe que ce que je t’ai révélé. En fait… Cette vision est une vulgaire esquisse, une simple idée, une possibilité. Mon monde parfait est dans cet esprit tordu… Et il change constamment. »

Il y avait toutefois quelque chose de changé chez le psychopathe. Un… Malaise. Une hésitation. Comme si Elizabeth la débauchée avait sans trop le savoir enclenché un processus imprévu chez le psychopathe. L’aura d’invincibilité du personnage semblait se fendiller se ternir et agir contre le psychopathe. Pour la première fois, l’homme derrière le monstre semblait se manifester et les hormones venant avec. La débauchée dû s’en rendre compte car elle commença à jouer les effeuilleuses devant William qui avait de plus en plus de mal à rester stoïque et froid. Un à un, les vêtements de la démone touchaient le sol et la respiration du psychopathe suivait le rythme, allant en accélérant. Quel étrange symbolisme avait-elle pu déclencher chez cet être infâme? Quelle réaction en chaîne générait-elle sans vraiment le savoir? Difficile à dire. Chose certaine, quand la démone fut en tenue d’Ève dans toute sa glorieuse nudité, dans la tenue la plus mortelle pour attirer ses proies, le psychopathe en tomba presque à genoux, comme vaincu. Peut-être qu’il voyait des choses que la démone ne voyait pas ou qu’il ressentait différemment. Quoi qu’il en soit… La raison et le pourquoi attendraient. À peine dévêtue qu’elle état, la partie débauchée d’Elizabeth Lévy se retrouva à être couchée sur son « trône », le psychopathe la maintenant fermement sur cette dernière, lui donnant un baiser fiévreux, enflammé et assurément à son image : brutal voire violent, offrant toutes les sensations brutes et sauvages qu’adoraient tant la démone de l’espionne. Était-ce une inversion des rôles soudains où par l’union de deux âmes damnées pour l’éternité aux enfers la démone Lévy prendrait sa place légitime dans le rôle de reine du petit monde du psychopathe? Franchirait-elle vraiment la dernière des barrières pouvant encore lui offrir la salvation? Ou alors le traumatisme d’Elizabeth avait été si grand que l’on lui avait créé un trouble de la personnalité multiple où les deux entités étaient désormais complètement séparées et indépendantes? Allez savoir. Chose certaine, si union charnelle il y avait, on serait loin de l’amour franc et respectueux de la poétesse et du médecin. Ce serait intense, passionné et sauvage, fait sans retenue et dans une optique de plaisir pur. De cela on pouvait en être bien certain. La douceur… Ce mot était absent du vocabulaire standard du monstre…

Le regard des deux corrompus ne firent qu’un. Folie pure et désir ardent dans le regard de l’un, soif de pouvoir et de plaisirs charnels dans l’autre… Qui des deux ferait le premier pas et surtout dans quelle optique? Dans quel but et sous quel motif? La tension était palpable, pouvant même presque être taillée au couteau de par sa consistance presque solide. Elizabeth la démone était au bord du précipice : à elle de sauter ou non vers son nouveau destin aux côtés du plus grand psychopathe d’Ataxia…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Mer 6 Mai - 6:22

Elizabeth ferma les yeux, se laissant bercer par la mélodie du moment. Comme ces sensations lui avaient manqué ! comme cette sensation d'être désirée et d'être contemplée dans une nudité lascive était comme de l'oxygène. Une drogue voire. Un sentiment si vivifiant. Vous vous sentez vivre comme jamais, vous incarnez le fantasme d'une personne, ou dans son cas, de plusieurs. Une admiration de loin... ou de près. Rêve ou réalité ? Seul le toucher pouvait confirmer. Mais était-il trompeur sur ce corps de déesse ? Une telle représentation divine existait-elle en ce monde corrompu ? Fallait y croire pour que l'espionne possède un coeur qui battait dans une fusillade bruyante. Dans un abandon quasi total, elle se laissa tâter en le regardant faire. Il avait l'air... légèrement novice ou... peu habitué à toucher une femme de cette façon. Encore fallait-il que la chose soit rare dans son cas. C'était peut-être ça, la rareté d'un tel contact sensuel avec une femme aussi fatale physiquement que la jeune femme étendue sur la table, en l'occurrence, son « trône ».

Cependant, dès que William lui indiqua avec subtilité - mais qu'est-ce qui était subtile pour Elizabeth ? - qu'elle pouvait entreprendre la chose pour aller plus loin, car elle le sentait qu'il voulait, pour voir la débauchée à l'oeuvre, celle-ci sépara leurs lèvres à l'aide de son index. Avec douceur, elle le repoussa pour lui permettre de s'asseoir pour éventuellement sauter à terre. Elle ne voulait pas le brusquer, car elle le sentait sou son emprise. Le poisson avait-il enfin mordu à l'hameçon ? Cette pensée enfantine étira un sourire satisfait et fier dans le visage de cette femme ravageuse. Lui faisant dos, elle alla quérir ses vêtements pour se rhabiller. Net, elle avait tout cessé d'un seul coup. Sans même lui adressé la parole, elle termina d'enfiler ses vêtements par le fameux « trench coat » qui cachait la lingerie qui lui servait de « costume » pour désigner son titre de noblesse. Pas question de fondre le raisonnement tordu de William. Ses méninges réduites en cendres, elles ne serviraient à rien, et son plan de destruction de l'humanité tomberait à l'eau.

« L'inégalité ne permet pas un partage de quoi que ce soit de plus intime entre nous. Tant qu'il en sera ainsi, les choses n'iront pas plus loin. Tant que je le souhaiterai également. Tu devras finir par me mériter, cher William, riposta-t-elle en se retourna pour lui faire face. J'ai beau être débauchée, ceux qui goûtent à ma saveur, à mon essence, doivent mériter le comblement de leur appétit, leur soif de croquer ma chair lascive. Il n'y a là aucune prétention. Il ne s'agit que de la vérité Pure... et simple. Je ne fais que paraphraser ce qui m'a été dit sur... mes performances (l'espionne fit un clin d'oeil). Toutefois, si tu me dis qu'il me reste une chose à accomplir pour remplir tes critères, pour éventuellement devenir une sorte de reine, étale-moi le fruit de ceci. Un rôle si noble en un monde laid et corrompu... Il va sans dire que je vais ressortir du lot. Meilleure piège, tu ne le penses pas ? Enfin bref, considérer ton point pour le moment serait me soumettre à ta volonté trop rapidement. Une obéissance trop... candide ! trop simple d'obtention. Penses-tu que je me soumettrais à ton autorité aussi facilement ? Tu vois bien mon indépendance en tant que femme. Tu le constates, le vois, le sens. Je possède une trop grande puissance pour ce faire. »

Elizabeth esquissa un sourire espiègle avant de tomber sur une chaise sur laquelle on s'avachit avec nonchalance et un esprit zen. Elle s'y installa en posant ses bras sur les celles du dit fauteuil tout en croisant ses jambes. Une véritable reine dans son attitude, ça, il n'y avait aucun doute là-dessus. Son aura dégageait cette essence de domination et d'autorité avec comme canal un charisme persuasif par sa sensualité et la grâce dans ses dires. Une voix si rare d'une intensité provocante et impressionnante à la fois.

« Allez, dis-moi tes critères que j'ai remplis... et ceux qu'il me manque afin que tu me considérer, en toute humilité, que je suis reine à tes cotés et que tu me lorgnes avec équité. Ne retourne pas à un âge moyenâgeux; l'apparence de mes vêtements ne s'y prêterait pas. Quel offense ! Quel blasphème suis-je ! Un péché ambulant ! Il n'en demeure pas moi que je suis comme le fruit maudit du pommier dans le jardin d'Éden. Une fois qu'on me goûte, on pêche... Enfin, je m'écarte du sujet. Cher William, tes critères s'il te plaît, se faisait de plus en plus insistante l'espionne. »
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William Stryker
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Mer 6 Mai - 22:40

Le psychopathe réfléchit longuement avant de répondre, prenant le temps de choisir ses mots. Toutes ses idées, ses plans… Toute la logique erratique qui semblait avoir à tout le moins été présente dans son esprit semblait fortement ébranlée, forçant la démone à se demander s’il avait vraiment un fil conducteur dans la tête de l’autre ou si les idées apparaissaient simplement sans trop de but et qu’elles étaient aussi changeantes et facilement oubliées que celui qui les pensaient pouvait en créer sur une période donnée. C’était le vide et la confusion dans la tête du monstre qui ne savait plus trop quoi penser ou répondre. Tellement habitué comme il était à ce qu’on lui tienne tête et qu’on lui résiste, il se retrouva sans savoir comment réagir devant quelqu’un désirant réellement entre dans son jeu. Réfléchir… Ce qu’il savait à la fois faire et ne pas faire… Son cerveau fou et dément était mit à rude épreuve… Plusieurs secondes s’écoulèrent sans qu’il ne réponde quoi que ce soit, absorbé comme il était par cette décision difficile.

Quand enfin il fut prêt à reprendre la parole… Un sourire plein de malice et de mystère s’étirait sur son visage. Évidemment. Il aurait dû y penser. Il y avait bien une chose qu’il restait à accomplir à cette face diabolique d’une personne au demeurant si pur qui lui faisait face. Elle voulait entrer dans son jeu et ses projets? Prouver sa valeur était le test d’entrée et elle l’avait presque réussit. Elle avait adopté son style, son attitude, sa place dans ce monde que le psychopathe voulait créer… Tout était fait sauf une unique chose. Et refuser reviendrait à renier sa place sur l’échiquier de William sans possibilité de seconde chance. Cela pouvait aisément se résumer ainsi : allez directement en enfer, ne passez pas par le confessionnal et ne recevez aucun pardon…


« Tu sais ce que tu as accomplis et ce qu’il te reste à faire pour avoir ta place si on peut dire. Montre moi que tu es bien la débauchée, la succube dont les rumeurs parlent. Montre moi que tu n’es pas cette poétesse pathétique et fais ce qu’elle n’aurait jamais fait soit… Coucher avec celui qui représente son ennemi. Nous sommes alliés, tu demandes l’égalité… Et cela commence par l’intimité qui nous unira tous les deux. Je trouve cela si… Délicieusement ironique pour commencer ton règne : offrir ton corps à celui qui t’a libéré, qui te prend dans son monde sr un même pied d’égalité et ce sans que la raison n’aie son mot à dire. Mieux encore : tu cloues le bec à ta rivale, tu te débarrasse du coup de ce médecin qui a tenté de te faire disparaître et tu vis ta vie sans contraintes ni limites ni inhibitions d’aucune sorte. Un pacte classique se signe dans le sang. Le notre se signera dans le sexe. Et je suis d’accord avec toi : laissons les convenances et coutumes du passé au passé… Car elles n’auront aucune place dans notre futur. »

Alea Jecta Es. Le sort en est jeté. Citation latine qui donnait un sens à la fois beau et terrible à cette union sur le point de se faire. Le triomphe du vice qu’était Ataxia sur les êtres d’une part et la libération de deux de ses créations qui allaient vivre en dehors de ses lois pour imposer la leur… Le triomphe des anti-héros et des méchants sur le bien, la morale et la bonne conduite : une fin de conte de fée des rues et des gratte-ciels, où la magie est supplantée par la technologie elle-même au service de l’argent et du profit. Le prince charmant de la belle au bois dormant aurait profité de son sommeil pour en abuser. Blanche Neige se serait dévergondée pour les sept nains. Cendrillon aurait eu autre chose qu’une pantoufle de verre. Et ce n’est pas sa voix que la sorcière des mers aurait prit à la petite sirène. C’était ça l’univers de William Stryker : le vice et le pouvoir jusqu’à l’overdose… Et ensuite jusqu’à l’éternité…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Mer 6 Mai - 23:53

Derrière son masque se tenait une Elizabeth pétrifiée. Cependant, la débauchée avait une telle emprise que l'inquiétude était le dernier des soupçons à trouver. William ne pouvait lire ni apercevoir ce petit être en position foetus. Cet être poétique refusant de briser l'union qu'elle avait scellé avec Martin. Il n'y qu'un seul pavillon qui pourrait trouver prise dans la caverne de la jeune femme. Derrière ce sourire espiègle se cachant une Elizabeth refusant toute union charnelle. Cette petite voix eut tôt fait de ralentir ses ardeurs. Elle devait se contenir, ne pas sauter dans la gueule du loup, réfléchir, user de ruse, de persuasion. De rhétorique, à la limite, mais l'Esprit dément trouverait rapidement une riposte dévastatrice. En viendrait-il jusqu'au viol diabolique si elle refusait de se soumettre à ce dernier test pour lui accorder son égalité ? Son air songeur et sa démarche lente, mais assurée au tour de William masqua ses véritables intentions. Elle fit mine de l'observer sous toutes ses coutures, de tâter le terrain, d'explorer des vallées, et cetera. Comme pour le... berner, elle retira son « trench coat » en le lançant à l'aveuglette dans la salle. Elle se posta devant lui, posant ses mains sur ses hanches, adoptant une position aguichante. Bref, tout pour se faire désirée. Elle se mordilla la lèvre inférieure en promenant son regard un peu partout sur le corps du psychopathe. Enchaînant le pas lascivement, elle effleura son bras d'une main, s'intéressant au chandail. S'arrêtant derrière son dos, l'espionne passa ses mains sous les bras de William les portant sur son torse qu'elle caressa avec sensualité. Elle notait et analysait les moindres coutures de cet homme fou.

« L'être humain est angoissé par une liberté qu'il veut fuir parce qu'elle implique une responsabilité entière, dit Jean-Paul Sartre, philosphe du 20e siècle. L'être humain est en soi un lâche qui refuse de vivre pleinement. Toi et moi, nous avons compris l'essence de l'homme : c'est de vivre, vivre sans se soucier des conséquences. Agir sans penser, souiller notre corps d'expériences, notre mort agissant à titre de véritable repos. Il ne peut que suivre nos désirs et subir nos pulsions, énonça-t-elle en exerçant une pression pour presser ses seins contre lui en plus de rapprocher considérablement son bassin de son derrière. L'égalité se mesure par l'équivalence d'un geste commun, puis elle se mit sur la pointe des pieds pour rejoindre son oreille et lui susurrer, dans un souffle où chaleur et désir inspiraient de grandes pulsions refoulées depuis trop longtemps. Tu goûteras, dans quelques instants, à la succube que je suis, à la femme à la réputation ancrée dans le temple du sexe. La pudeur est pour les craintifs, les non désireux de vivre des expériences, de prendre des risques. Car, comme disait Nietzsche, il faut se dépasser, et pour reprendre un autre philosophe, grec cette fois-ci : " Deviens ce que tu es ". »

Elizabeth sortit sa langue et laissa une marque de salive dans le cou du psychopathe. Sa marque imprimée sur sa peau, l'effet s'amorçait déjà. Elle le sentait languir, trembler d'impatience, brûler d'envie. Cela lui échappa un petit rictus à la fois fier et malin. D'un seul coup, elle lâcha son emprise et recula jusqu'à la table d'opération. S'y accoudant sans s'y asseoir, elle lui fit signe de s'approcher. À sa hauteur, le sachant prêt à bondir sur elle, elle l'arrêta pour lui retirer langoureusement son chandail. Tissu superflu, à terre ! Elle balada deux index chauds et sensuels sur sa torse jusqu'à son bas ventre alors d'attirer ses ses lèvres sur les siennes. Dès lors, l'échange était commencée. L'épreuve pour l'égalité en prime était amorcée. Il y avait là dans cet échange aucun amour, uniquement un désir de coucher avec l'être, un désir d'avoir du plaisir en frivolités. Certes, l'espionne menait d'ordinaire la barque, mais cet être semblait tout aussi dominateur. Elle le laisserait faire ses preuves avant d'entreprendre de mener la danse à sa guise. S'il ne pouvait la satisfaire, elle s'organiserait pour qu'il en soit ainsi. Par conséquent, les hommes, connaissant la renommée d'Elizabeth souhaitait toujours changer les rôles pour être le dominateur et elle, la dominée, mais la situation était rapidement renversée. Les choses seraient-elles différentes aujourd'hui ?

La poétesse se ferma les yeux et boucha ses oreilles. Elle ne souhaitait ne pas être témoin oculaire ou de l'ouïe. Certes, elle ne serait pas celle qui rapporterait les faits à Martin. D'ailleurs, cette débauchée l'oubliait-elle ? Elle avait un petit copain fort amoureux qui ne souhaitait pas qu'un tel péché vienne briser leur couple. Si la poétesse reprenait le dessus, elle ne voudra plus jamais partager ce corps avec la débauchée.
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William Stryker
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Jeu 7 Mai - 2:09

Pourquoi précipiter les choses quand l’autre cherche à vous provoquer? Non, non et non… La pire erreur serait d’y succomber… Mieux valait jouer dans les mêmes lignes et faire une offensive similaire. Après tout… Retarder encore un peu les choses ne ferait que rendre l’ensemble plus intense… Et donc le psychopathe se saisit d’un couteau similaire à celui de l’espionne qu’il avait dans sa propre botte pour faire sa part des choses dans ce jeu de tentation. Quand la parole en suffisait plus, il était toujours bon, après tout, d’avoir une alternative efficace pour couper court à des négociations plus agressives… Mais dans le moment, cette lame ne servirait pas à tuer ou à blesser mais bien à découper le vêtement de la débauchée, exposant bien vite sa généreuse poitrine à l’air frais de la pièce. Faisant naître des frissons sur le buste de la démone de par son souffle chaud, il commença lui aussi sa lente provocation de sa future reine, emprisonnant le bout d’un sein entre ses dents et en mordillant ce dernier jusqu’à la mince limite où le plaisir devient douleur dans une lenteur et une expertise qui ne laissèrent guère longtemps l’être de pulsion de marbre. Raclant ses dents contre la chair, faisant naître des gémissements dans la gorge de l’espionne et plus de chaleur dans son bas ventre, il emprisonna le sommet de l’autre sein entre ses doigts, pinçant et tordant cette extrémité et faisant couler le liquide blanchâtre que contenait le buste de la succube. Esquissant un sourire amusé, il se glissa derrière l’espionne et ses deux mains vinrent prendre prise chacune sur un sein et commencèrent à pétrir, forçant ce poids liquide et superflu à quitter les glandes mammaires de la sombre essence de l’espionne. Tortionnaire confirmé et expérimenté, il se servait des points faibles de la démone contre elle qui ne se retenait pas pour exprimer son plaisir. Il n’y avait personne pour leur dire quoi faire ni convenance pour les empêcher d’agir à leur guise après tout… Et puis il fallait bien l’admettre, ce côté brutal chez le psychopathe ne laissait pas de marbre la créature de pulsion qu’il avait ramené en ce monde… Si la débauchée usait de son charme et de son corps pour piéger ses victimes, le monstre lui usait de son talent inné pour la torture et de son esprit fou pour compenser son manque de connaissance dans les arts de sa future reine. Lui offrant plusieurs baisers brûlant sur la nuque, il s’amusa toutefois à la faire languir, mordillant ou suçotant le lobe d’oreille de sa partenaire de plaisirs charnels du moment, lui chuchotant des choses osées, explicites et choquantes qui ne firent que contribuer à faire monter d’un cran la pression chez la démone… Et comme elle se devait d’agir, sa petite substance recommença son insidieux travail, redonnant à l’espionne ce problème de buste qu’elle était venu traiter, ajoutant encore un peu plus de contenance liquide et de volume au buste déjà plus que respectable de la séductrice. Sans cesse son petit manège, il laissa toutefois ses mains descendre le long du corps de l’espionne, tâtant ses fesses fermes et musclées par l’entraînement quotidien qu’elle s’imposait, caressant ces dernières et commençant à faire le tour de sa taille pour ensuite dessiner les contour de son jardin secret. En bon corrupteur qu’il était… William avait décidé d’échanger les rôles : il la pousserait à prendre les commandes et ensuite, seulement ensuite il changerait la danse si elle ne lui convenait pas. Après tout… À quoi bon affirmer d’office sa suprématie? Cela tuait le plaisir, il fallait savoir attendre…

« Es-tu prête à tuer la poétesse et la coincée que tu as enfermée au fond de ton être, ma succube adorée? Es-tu prête à faire l’ultime pas vers ta corruption totale sans possibilité de rédemption? Ne me le dis pas avec des mots. Montre le moi, ce sera plus évocateur… Et plus approprié entre gens comme nous… »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Jeu 7 Mai - 4:40

La chose était comparable à un volcan sur le point d'entrer en éruption. La chaleur y était, la tension était également là. Le désir montait, montait, gagnait en altitude sur l'échelle de Elizabeth. Il connaissait ses faiblesses comme s'il l'avait lui-même fabriqué. Les caresses tripoteuses de ses seins l'obligeait à se contenir... De quoi ? Pourquoi se contenait-elle ? La petite voix intérieure ? Encore ?! Diable ! qu'elle se tait ! Tout était si bon ! Pourquoi stopper le désir alors que son paroxysme est à peine entamé ? Il était absurde et même impensable de cesser toute activité. Certes, il venait de la même école que Martin. Là-dessus, il n'y avait aucun doute. Or, niveau fantaisie, il y allait d'une main de maître. Carter ne possédait pas cet aspect, c'était au contraire la jeune femme qui lui montrait certaines choses. Vous savez, elle a tant d'expériences... Pour le moins que l'on puisse dire, contrairement à d'autres femmes, elle encaissait le coup sans se plaindre, sans broncher. En revanche, des « oui » jaillissaient de sa bouche enflammée. Plus aucun liquide ne pourrait venir éteindre cette bouillonnante chaleur résidant dans sa cavité buccale. Elle risquerait de la portée à ébullition. Ces mots osés, provocateurs qu'il lui susurrait à l'oreille arrachait de petits rires espiègles. Bon sang ! que c'était bon d'être débauchée ! Tant de sensations physiques sans qu'il y est quoi que ce soit dans leur coeur qui soit réciproque. Uniquement un plaisir charnel désiré depuis un certain temps. Après un homme restait un homme, et ne pouvait rester de marbre devant une beauté fatale comme Elizabeth. Ce serait passer à côté de plaque ! Une vraie perle rare ! Un trésor caché dans cet Ataxia corrompu. Le secret de la Schya dévoilé à ce cher William. À ses paroles provocatrices, elle s'arma d'une détermination hors du commun. Vivement, elle se retourna, obligeant le psychopathe à cesser. Désireuse d'avancer les choses promptement, elle s'empara de son pantalon qu'elle s'activait à défaire et à lui retirer en un temps record. D'une poignée ferme, elle engloba le membre masculin dans sa main, le stimulant à son tour. Elle le pressa, le massait, bref, augmentait le plaisir tout aussi florissant de William. Satisfaite, elle le lâcha au bout d'un certain temps. S'armant de protection, elle le propulsa ensuite sur la table d'opératoire d'une force qu'on lui croyait insoupçonnée. Certes, cette femme avait plus d'un tour d'un sac et était pourvue d'un grand mystère malgré tout. D'un seul bond, l'espionne se retrouva sur le dément, enclenchant le plus et le moins pour provoquer une attraction de leur sexe respectif comme pour rattacher deux batteries chargées. Sans lui donner une seconde de répit, elle amorça un mouvement de bassin à la fois long, mais profond, de devant vers l'arrière et vice versa. Elle était légèrement penchée sur son torse, marquant sa concentration la plus extrême dans cette activité. Elle planta ses griffes de vipère sur le corps du psychopathe pour éviter de tomber sur les côtés. On voyait la force et l'ardeur qu'elle mettait dans son travail. Son faciès trahissait sa détermination de vouloir dominer.

« Je suis prête, JE SUIS PRÊTE ! »

Laissant tomber tout lyrisme, la violence de son exécution ne pouvait guère présager qu'elle fut autrefois une femme poétique et lyrique qui misait sur les préliminaires. Elle hurlait à la fois de rage, de plaisir, de douleur... Elle voulait tuer cette Elizabeth en déchirant son enveloppe de pureté. Sentir cette rupture saignante, lacérer cet esprit trop soumis à la loi, ne s'appropriant pas la liberté tant désirée. Cette liberté qui la mènera à se surpasser tout en restant authentique à ses convictions et à ses valeurs. La liberté de préférer une vie de débauchée à une vie de poésie. Adieu, Martin, ta Elizabeth de jadis n'est plus.

« Corrupte-moi ! Je suis ta reine à présent. TA REINE ! Nous sommes égaux ! ÉGAUX ! Tu m'as tenté, je t'ai tenté, nous sommes quittes. Nous vivons présentement cette tentation lascive. Nous la détruisons puisque nous la vivons. Nous ne repoussons pas nos désirs et nos pulsions : nous les vivons. Ahh ! Nous les VIVONS ! »

Son rythme cardiaque et celui de son activité augmenta, augmentant par le fait même le plaisir partagé entre les deux. Entre les gémissements, les cris et les « oui », ils échangeaient leur chair par ce fameux pacte de sexe. Leur « relation » n'en serait pas une d'amour, mais une de ces plaisirs de la peau.
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William Stryker
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Jeu 7 Mai - 5:35

Ah! Il comptait bien lui rendre tout un hommage à sa reine notre psychopathe… Mais pourquoi lui laisser faire tout le travail, lui qui se retrouvait sur le dos sur la table et prisonnière d’une débauchée rendue démente par ses envies de chair… Il partageait ces envies, ces pulsions… Et il comptait bien se joindre à elle dans ce concert vocal qui traduisait le plaisir qu’ils ressentaient tous les deux. Avec force et violence car tous deux étaient opposés à la douceur, il inversa les positions et il se retrouva à faire le gros du travail, permettant à la démone de garder ses forces voire mieux, se nourrir de son plaisir pour se donner davantage de forces. Et il y allait bon train dans son exécution sans jamais faiblir, adaptant son rythme par les cris et les exclamations de la succube qui se trouvait sous lui. Mais bon sang, n’avaient-elle que ces mots à la bouche? Plus fort, plus intense, plus primitif… Ne pouvait satisfaire qui voulait la vilaine corruptrice : il fallait être en forme pour pouvoir tenir le rythme et le coup, pour lui en donner pour son argent. Entre les cris, les grognements, les gémissements et les râles de plaisir, ils échangeaient des baisers sauvages, se dévorant pratiquement la bouche l’un et l’autre, leur cavité buccale luisant de salive car ils se moquaient bien de ce que la puissance de leur passion pourrait bien créer. La seule limite ici était l’illimité et ils comptaient bien en profiter jusqu’à ce qu’ils se lassent de cette partie de plaisir de la chair. Car ce ne serait pas une relation sexuelle artistique et bien pensante comme Elizabeth l’aurait fait avec Marti, non. Ce serait à l’image d’Ataxia : brute, intense et à la chaîne, comme dans une usine, un orgasme succédant à l’autre jusqu’à ce qu’ils tombent tous deux dans l’inconscience à cause de l’épuisement, seul moyen d’arrêter ces figures royales chaotiques et entropiques. Point de déviance toutefois comme certains auraient pu s’y attendre non. La fantaisie était certes chose à considérer mais rien qui puisse déplaire à l’un ou à l’autre. S’il existait un marathon en équipe du sexe… Ces deux là emporteraient l’ord coup sur coup… Et ils célèbreraient alors leur victoire par plus de sexe encore. Le refus total et complet de se soumettre aux convenances…

« C’est tout ce que vous pouvez faire pour manifester votre plaisir, votre majesté? Je vais finir par le prendre personnellement… Est-ce que je me retiens moi? Non. Je veux qu’au réveil tu te tapes la plus grande extinction de voix de ta vie tant tu auras hurlé ton plaisir. Arrête de te retenir, tue la poétesse et laisse toi aller complètement. Ne retient rien ni cris ni coup ni orgasme, il n’y a que nous en égaux sans fierté ni jalousie, que de la passion pure et dure… Crois moi succube, tu as trouvé ton égal : rien de ce que tu as pu expérimenter par le passé ne t’a préparé à ce moment… »

Ah ça… Elle était mieux d’avoir les tympans solides la demoiselle de débauche car son corrupteur aurait pu donner des cours de rugissement aux lions et faisait passer les vociférations des instructeurs militaires pour des murmures inaudibles. Sentant que le volcan qu’il était approchait de l’éruption, il serra entre ses mains de toutes ses forces le buste de la débauchée, y laissant sa marque et ses empreintes et faisant pleuvoir sur leurs corps enflammés une pluie fine et blanche qui ne put même pas les rafraichir ne serait-ce que l’espace d’un instant. Serait-ce faire acte de faiblesse que de se laisser consumer par le plaisir en premier? Allez savoir. Est-ce que le volcan se pose cette question lui? Le geyser? Est-ce que la foudre se sent faible de tomber des cieux quand elle n’en peut plus de rester dans les nuages? Non… Dans un hurlement de plaisir qui se répercuta longuement dans la pièce et qu’Ataxia tout enter aurait entendu s’ils avaient été en plein air, le bourreau marqua de ce fait le premier d’une longue série de pic de plaisir sur le graphique que l’on aurait pu faire de leur soirée… À quand celui de la succube qui se trouvait sous lui?
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Sam 9 Mai - 20:12

L'accès aux paradis artificiels... L'ivresse corruptible de Dionysos... Les activités de Dandy, de bohème... Un refus de se mêler à la masse, un désir de se détacher, de se démarquer, de parler plus fort, d'imposer son être, d'instaurer sa loi, d'inculquer ses valeurs... Un souhait de voler tel un albatros et de ne jamais poser pieds à terre... Hisser son pavillon pour annoncer son arrivée destructeur. Se munir d'une armée comme les grecs, les perses, les égyptiens, etc., savaient le faire. Fouler un tapis d'un rouge écarlate, ou encore d'un bleu, pour signifier sa magnificence grandiose et démesuré comme les rois de la Renaissance savait le faire. Construire des contrées mystérieuses, ouvrir des portes sur un monde surréel, à la limite fantastique pour le commun des mortels. Régner sur un royaume où tout serait mené à l'inverse; on préconiserait le vice, la luxure, les plaisirs de la chair, les sensations tactiles, la corruption de l'autre monde... S'imprégner de ses lois pour vivre normalement, comme si tout ce qui se passait dans la rue était chose courante et même... sans marginalité. L'extravagance menée à son apogée pour un règne infini. « L'enfer, c'est les Autres » disait-il. Il fallait refouler cette idée, marcher à contre-courant, se foutre complètement des convenances et du plus important : le regard des autres, peu importe sa nature.

Philosophiquement parlant, cet acte à lequel tous s'adonnaient signifiait beaucoup. Je dirais même que pour Elizabeth, cela en venait à tuer ce qu'elle fut réellement en la présence de Martin... Martin... Comme ce nom gardait peu d'importance dans son esprit. Elle en vint à oublier son odeur, sa voix, son aura, ce qu'il était. Tout ce qui restait un souvenir de lui était Martin Carter, médecin en chef à la Schya. Le reste était flou, importait peu et semblait tournoyer comme un tourbillon confus et hésitant. Un tourbillon de souvenirs dont elle était incapable de soustraire un seul d'entre eux pour se remémorer les bons moments qu'ils avaient passé ensemble. Souhaitant extraire ces sottes pensées, elle lâcha un grognement qui se transforma en un cri ravageur. Ses pupilles devenues comme une panthère, elle poussa un hurlement semblable, même plus puissant, ses forces propulsant le psychopathe à terre. Elle bondit sur lui, enfilant le fil dans l'aiguille. Elle cousait avec rapidité, pesant sur la pédale à fond la caisse pour user ses membres et sa batterie. Malgré tout, son rythme prenait en cadence. Elle avait pour idées d'effacer tous les souvenirs entourant ce curieux Martin Carter qui, têtu, semblait rester tout de bon dans sa tête. Comme s'il y était imprimé comme de l'encre sur du papier. Noir sur blanc, aucun détachant pour effacer. Rien. Pas même ces liquides qui lui sortaient par les pores. Cette sécrétion du derme collante qui réchauffait encore plus son corps déjà brûlant. Avec détermination, elle s'acharna sur William en lui donnant de violents coups comme s'il s'agissait de ce médecin. Elle lui hurla de laisser tranquille, de quitter définitivement ses pensées, et de ne plus jamais venir errer pour la hanter. Elle puisa ses réserves, défricha encore plus cette terre qu'elle voulait retourner pour marcher sur un sol nouveau et frais. Son rythme ralentit, mais les coups devinrent douloureux, autant pour elle que pour l'homme, son égal. Dans un ultime effort, elle cracha ce cri le plus épouvantable, un cri à la nature meurtrière, aux intentions déchirantes. D'une stridence à effrayer le diable lui-même. Les tripes auraient pu lui sortir si elles avaient été plus près de sa bouche. Ce cri déplacerait monts et montagnes, déclencherait une avalanche destructrice... La force de ce déplacement d'air trop violent eut raison de sa violence. En effet, ayant une allure de vampire, des coulis de sang se déversèrent de chaque côté de sa bouche. Ce hurlement, à la fois en pleine jouissance et en plein combat, lui avait lacéré quelque peu les parois de sa gorge. Cet acharnement, cette irascibilité, cette animosité dura une éternité pour le dominé. Pour Elizabeth, que quelques secondes... Mais d'intenses secondes qui s'avérèrent être une heure, où une répétition de ce cri dans son calcul fut arrêté à 40... Mais Dieu sait qu'il en avait plus à compter. Pour conclure, à bout de force, elle donna le coup de grâce, le coup le plus solide, le plus brusque, le plus violent qui arracha un cri de douleur de la part du psychopathe. Vidée, l'espionne tomba sur le côté, et sombra dans une inconscience. La blancheur de sa peau ressortait considérablement le sang se trouvant toujours de chaque côté de sa bouche.

Mais son visage et son nom persistaient dans son esprit...

Martin Carter ne semblait pas vouloir se retirer. Il gardait espoir de la revoir, de la reconnaître comme elle était en sa présence. La débauchée souhaitait rompre tout lien avec lui, alors que la poétesse gardait espoir. Mais pourquoi, Ciel !, restait-elle toujours là ? Elle ne l'avait pas tué en déchirant son hymen de jeune femme posée et lyrique ? Soudain, comme un battement d'un papillon, tout sembla lui revenir en mémoire. Elle avait tué la débauchée, puis la poétesse. Or, en tuant ses deux parties, elle avait annulé les effets de l'un et l'autre. Son esprit prenant conscience de tout cela, les possibilités pour y remédier, il y en avait pas. Le sort avait été jeté des deux côtés, et elle ne pouvait revenir en arrière ou encore tuer encore une fois une autre partie. Cette option lui était impossible de réalisation. À la fois triste et joyeuse, des larmes s'échappèrent de ses paupières clos. William ne pouvait savoir s'il s'agissait de larmes de joie ou de tristesse.

« Ce cauchemar n'est-il pas fini ? se questionna sa petite voix. »

Encore une fois, on ne sut guère s'il s'agissait de l'aimante de Martin ou de la reine de William.
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William Stryker
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Sam 9 Mai - 23:59

Ah… la vivacité des sentiments, sans retenue ni censure… Qu’étaient les coups face à la libération de l’être, la douleur qui devenait prémisse du plaisir et tout le reste que la société bien pensante condamnait injustement? Rien évidemment. C’est-ce qui venait après qui était important et qui faisait qu’un être se démarquait du lot. Et là… La débauchée et le psychopathe ressortaient très clairement de la masse. Et ce n’était encore que le début car celui qui avait subit la rage de l’autre, cette rage dirigée vers un souvenir d’un passé révolu… Avait décidé de rendre la monnaie de sa pièce à la succube. À peine cette dernière reprenait-elle contact avec le monde du conscient qu’elle se faisait prendre de nouveau dans le jeu des passions et des plaisir de la chair lui donnant un sérieux désavantage car prise au dépourvu. Et le psychopathe ne se gêna pas pour rendre l’expérience sauvage et brutale, présentant encore moins de retenue que précédemment. Cependant, d’aucun ne pourrait comparer cela à un viol d’une part parce que la débauchée était consentante et d’autre part car on était à des kilomètres de cette réalité. Non… Ce n’était qu’un épisode particulièrement intense de la passion que pouvait offrir et vivre le monstre, ce corrupteur qui avait mit à genoux la poétesse pour mieux l’exécuter et ramener à la surface ses démons… Chose certaine, c’était d’une rare intensité et la ligne entre plaisir extrême et blessures physiques était plus que mince dans ce retour en force aux fonctions animales de l’être humain. Cette fois-ci… Ce serait-elle qui abandonnerait la lutte avant lui… Et il ferait en sorte que ce ne soit pas les trippes qui lui sortent par la bouche mais les cordes vocales tant elle hurlerait son plaisir. Ce serait sa revanche, la marque de son triomphe, un autre pas vers la création de son monde parfait.

Ce n’était pas un volcan qu’il avait sous lui mais une bombe atomique dont le compte à rebours approchait de plus en plus du zéro. L’orgasme, violent, explosif et brutal qui allait bientôt habiter la débauchée, serait toute la manifestation de ses plaisirs et fantasmes refoulés. Il y avait même de très fortes chances pour que son pauvre cœur n’y survive pas. Qu’importe. Il était hors de question de ne pas lui offrir cette libération pleine et totale pour de si petite considération. La belle en redemandait, lui hurlant de continuer, lui promettant mille et un tourment s’il osait faiblir et la priver de cette jouissance et lui, la bête, tenait le coup tout en lui en donnant plus, toujours plus, au point tel où le seul langage de l’espionne fut réduit aux cris et aux hurlements pour s’éteindre graduellement tant la voix lui manquait… Et toujours ce compte à rebours qui diminuait, diminuait… Ajoutant à cette rythmique endiablée des caresses destinées à la rendre dingue de plaisir, folle à lier de sensations de pur plaisir, il faisait montre d’une maîtrise inégalable qui ne pouvait qu’attirer les congratulations et les regards courroucés des gens bien pensants. De plus en plus vite, les secondes s’égrenaient vers la fin de son œuvre corruptrice et libératrice, de plus en plus vite approchait la fin définitive de la poétesse et de ses souvenirs de sa vie chaste et pure… La marche arrière était en train de disparaître à jamais et pour l’éternité et la débauchée ne semblait plus s’en soucier…

Trois, deux, un… Zéro. L’orgasme frappa la succube comme un train de marchandise. La bombe explosa. Fantasme et réalité se chevauchèrent, brouillant les cartes de la réalité. Des sensations indescriptibles assaillirent de toute part la démone, la corrompue que le psychopathe avait créé. Puis ce fut l’obscurité complète et tranquillement, le retour au monde réel dans une infirmerie bien connue de l’espionne : celle de la Schya. Le rêve cédait sa place à la réalité… Car tout ceci n’avait été qu’invention de son esprit pour lui permettre de mieux renaître. Que l’on n’aille pas toutefois penser que ceci n’était que le récit d’un rêve non car l’espionne avait bel et bien été enlevée par le psychopathe. Sauf que la vraie version des faits restait encore à venir… Et les premières lignes de ce récit seraient écrites par l’espionne, pas par la bête qui n’était plus là ni par le preux chevalier qui arriverait après avec une mixture pour régler un certain problème de buste…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 10 Mai - 4:21

La poétesse avait, en quelque sorte, triomphé. De ce fait, Elizabeth ouvrit brusquement les yeux, et se redressa si rapidement qu'on eut dit qu'elle avait reçu un choc dans le bas de son dos. Elle faillit cogner Martin qui se précipitait à son chevet avec un autre produit de son invention. Un rêve. Tout cela ne fut qu'un vilain cauchemar qui ne touchait en rien à la réalité. Malgré qu'elle était revenue à la réalité, elle semblait confuse et décalée. Elle eut du mal à discerner le faux du vrai et vice versa. Depuis quand dormait-elle ? Comment cela s'était-il passer pour qu'elle se retrouve dans cet état ? Des questions affluèrent dans son esprit à une vitesse impressionnante. Il y a de ces rêves qui s'évanouissent dans un clignement de paupières, vous les oubliez, mais la seule chose dont vous vous souvenez c'est de son étrangeté. Autrement, rien. C'est le vide, le néant. Puis, il y a ceux qui vous restent, qui vous hantent, les plus marquants dans leur message. Celui-là que venait de faire l'espionne relevait certes d'un désir de l'inconscient. Or, dans la conception de cette poétesse très près de ses émotions, il était d'une laideur. Il était quasi impensable que de tels êtres humains s'intéressent autant à la luxure et au vice. Cela en donnait la nausée. D'autant plus que les images défilaient très nettement dans son esprit. Horrifiée, elle ferma les yeux, mais ce fut encore pire. Sans bouger le moindre poil, son air devint calme. Mais, on pouvait constater la honte qui tatouait son visage. Même les larmes n'arrivèrent en rien à effacer cela. De ce fait, elle rouvrit ses yeux, son regard brouillé par ce liquide. Néanmoins, elle discerna l'aura de son amoureux.

« Martin..., souffla-t-elle. »

Sans tarder, elle enroula ses bras autour de son cou. Elle fut prise d'une peine qui l'obligeait à le serrer tout contre elle. Pour le sentir bien là, bien présent, bien à l'écoute des besoins de sa belle. Sa chaleur, son odeur, même la texture de sa peau lui firent un bien énorme, dément. Sentir ses bras qui se refermèrent sur elle lui firent sentir qu'elle était en sécurité, qu'il s'agissait d'un bouclier indestructible. Ils restèrent enlacés pendant plusieurs minutes. Des minutes de profond répit, de profond soulagement. Un échange d'énergie qui lui permit de regagner son énergie perdue. Elle sentait son coeur battre. Ces pulsations cardiaques ralentirent sa respiration, un rythme lent et calmant. Elle venait de recevoir un véritable baume sur toute sa personne. Au bout d'un moment, elle desserra son étreinte pour le regarder. Elle prit sa tête dans mains, ancrant son regard dans le sien, lui indiquant qu'elle s'excusait de lui avoir demandé de la conduire au psychopathe... Mais, était-ce un élément onirique ou réel ? Elle l'ignorait elle-même. Qu'importe... Elle caressa ses joues, dessina les traits de son visage avec ses doigts, tâta sa peau pour le sentir bien là, bien en chair, bien vivant, bien réel. Elle effleura sa bouche d'un doigt pour être certaine qu'il ne s'envole pas en fumée si cela avait été le talon d'Achille de cette possible illusion. Mais non, tout était réel. Tendrement et lentement, elle approcha ses lèvres des siennes sans toutefois fermer ses yeux. Un baiser bénin, légèrement maladroit, comme s'il s'agissait du premier, et qu'elle était timide d'échanger une telle preuve d'amour. En fait, elle voulait éviter, lorsqu'elle était pour rouvrir ses yeux, de le voir se dématérialiser en millier de papillons. Non. Il resta là, sans bouger le petit doigt, sans broncher. Le médecin ne disparut point. Elle soutint toujours sa tête entre ses paumes.

« Martin, que s'est-il passé ? demanda-t-elle, mais elle secoua vivement la tête presqu'aussitôt. Comme je suis heureuse que tu sois là. Je crois n'avoir jamais été aussi ravie de te voir à l'ouverture de mes paupières. Promets-moi de toujours me garder auprès de toi, de ne jamais perde un oeil sur moi... Je ne veux pas que la même histoire se répète. J'ai eu si peur ! Si peur de te perdre à jamais. Pardonne ma démente idée du cimetière. J'ignore où j'avais la tête, mais chose certaine, j'étais ivre d'un désir de vengeance et de tuer cette autre moi. C'est un monstre ! Il est impossible de concevoir que je fus, jadis, une femme abusive d'elle-même. J'ai outre passé mes limites. Aujourd'hui, je ne veux que toi... et PERSONNE d'autre. Je veux me dédier entièrement à toi, m'abandonner complètement à ta personne, me dévouer à ton amour. Je ne suis peut-être pas la plus pure, mais avec toi, je me sens revivre... Et je sens que je peux renouer avec cette pureté, cette candeur, cette naïveté que j'eus autrefois. Promets-moi une ultime chose : tu me feras femme de Martin Carter. »

Elizabeth le regardait en lui implorant cette demande. Une fois pour toute, cette solution lui permettrait de tuer définitivement cette débauchée qu'elle fut, et d'amorcer une vie plus sereine et plus belle aux côtés d'un homme merveilleux. Elle serait la femme la plus comblée en ce bas monde. La femme la plus épanouie, qui a reçu le plus beau des cadeaux qu'un humain peut recevoir : l'amour et la franchise sincère d'un être exceptionnel et loyal. Ils respireraient le même air, celui qui goûtait l'honnêteté. Ils partageaient un passé noir qu'ils voulaient à jamais oublier et ne jamais revivre. Un passé effroyable qu'une seule personne était dans la capacité de leur faire revivre. Cette personne se composait de deux mots : William Stryker, cet être despotique et manipulateur à la logique indéchiffrable et démente, sans fils pour relier ses idées. Ses idées de fous nourrissaient sa personne. Une personne laide à l'intérieur, pour tout dire.
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 10 Mai - 6:11

« Hein?! Cimetière? Quel cimetière?! De quoi parles-tu donc? Décidément le choc nerveux est plus grand que je ne le pensais… Tu es sûr que tu te sens bien? Parce que… Disons que quelque chose cloche là… Enfin je veux dire… Tu as dû rater un ou deux épisodes ma pauvre Elizabeth! Reprenons depuis le début si tu le veux bien. Cela te donnera sans doute un meilleur repère… »

Fit savoir le médecin, inquiets par le curieux comportement de sa belle. S’emparant d’un carnet de note remplit de son écriture soignée, il commença par la toute première page, décidé à lui faire le résumé de ce qui était arrivé. Peut-être que cela l’aiderait à reprendre contact avec la réalité après tout… Car elle semblait flotter entre les deux, sa belle Elizabeth… Et c’était ce qui était fort curieux.

« Il y a de cela cinquante deux heures, six minutes et quarante-trois secondes, tu as été enlevée par William Stryker, une personne que je croyais hors de ma vie à tout jamais. Je te ferai part des détails plus spécifiques sur cette affaire entre lui et moi quand tu iras mieux car maintenant n’est pas le bon moment. Ce que tu dois savoir par contre c’est qu’il t’a drogué deux fois et torturé psychologiquement. C’est sa marque de commerce et son activité de prédilection. Il n’a pas changé. Enfin bon, je ne connais pas tous les détails, j’ai retranscris ce que tu as été capable de me dire avant de sombrer dans l’inconscience pour les quarante-huit heures qui ont suivit. Pendant cette période, j’ai pu purger le gros de la drogue qui affectait et ravageait de l’intérieur ton corps, ne laissant que la seconde drogue à neutraliser, celle te donnant ce curieux problème de buste. Quelques coups de fils plus tard, je tombais sur un de mes bons collègues qui m’Expliqua avoir traité un cas similaire. Évidemment, j’ai protégé ton identité. Toujours est-il que me fiant à ses conseils avisés, j’ai fais l’antidote de mon cru à cette drogue que je ne connaissais pas et je comptais te l’injecter quand tu as émergé. J’ajouterais que euh… »

Mal à l’aise, le médecin se racla la gorge avant de se mettre à tourner frénétiquement les pages de son carnet, comme s’il cherchait une façon d’en résumer une grande partie en restant dans le politiquement correct de la convalescence d’un patient…

« Comment dire… C’était la phase d’inconscience la plus étrange que j’ai vu. J’ai pu capter quelques mots, des bribes de phrases et n’eut été du fiait que j’étais trop occupé à tenté de te guérir sans avoir à faire usage de moyens coercitifs, je t’aurais attachée à ton lit d’hôpital! Bon sang… Tu t’es griffée, frappée, caressée, auto-stimulée, tu as essayé de te jeter en bas de ton lit, tu as crié, tempêté, pleuré… Et tu as même essayé de m’étrangler! Probablement en me confondant avec un quelconque monstre dans cette espèce de cauchemar que tu faisais. C’en était presque traumatisant. Je ne sais pas ce qui s’est passé dans ta tête mais j’ai cru te perdre pas moins de quatorze fois. Tes signes vitaux sont allés de l’extrême au presque nul, tu t’es mise à saigner sans raison à un certain moment… Sans parler de certains fluides que tu as sécrétés dans cette même période de temps… La drogue y est pour quelque chose, c’est une certitude absolue. Tu représentes un cas unique par contre en termes de symptômes. Comme si tu avais fais une réaction psychique ou psychologique au produit en question, comme si cela avait ouvert des protes dans ton subconscient… Je ne sais pas comment l’expliquer… Cela défie la logique. C’était comme si tu avais pu contrôler chaque cellule de ton corps pendant cette espèce de coma… Comme si tu avais transcendé ta propre personne! »
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 10 Mai - 7:02

Le faciès de la jeune femme se couvrit d'un nuage de confusion. Que chantait-il ? Cinquante-deux heures, presque cinquante trois que les choses s'étaient passées, que William l'avait enlevée. Et quarante-huit d'inconscience ! De prime abord, elle le pensa fou, presque aussi dingue que ce psychopathe. Pour la première fois de sa vie, elle refusait de le croire. Elle secoua négativement la tête en soufflant un millier de « non ». Elle sauta à pieds joints sur le sol et fit les cent pas dans l'infirmerie en poussant sa réflexion de vive voix.

« Donc, nous ne sommes pas allés au cimetière où j'aurais dû, selon ce que j'ai vu, tué la débauchée Elizabeth en me transperçant la paume d'une lame de couteau. Je ne t'ai pas imploré non plus d'aller voir William pour régler ce problème de buste qui était hors de ta portée... Tu n'as pas reçu ce coup de téléphone qui a assombri ton regard... Je n'ai pas fait, je n'ai pas fait cela... Aaaahhh ! DIEU SOIT LOUÉ ! »

Sur ce, Elizabeth se laissa tomber à genoux, remerciant ciel et mer que tout ce qu'elle avait rêvé fut... un rêve. Heureuse, elle pleura de joie, plongeant sa tête dans ses paumes qui devinrent rapidement des lacs. Or, tout cet extase fut brusquement interrompu par... le doute. Et s'il la dupait pour qu'elle oubliait les malheureux événements ? Qu'est-ce qui lui faisait croire qu'il y avait plus dans son carnet de notes que s'il avait dit ? De ce fait, elle se releva bien rapidement pour aller quérir ce fameux carnet dans les mains de son médecin. Elle enchaîna une lecture attentive, mais rapide, défilant mots et pages à une vitesse record. Ses yeux s'affaissèrent de plus en plus. Non, rien après sa sortie s'était produit. Cette mort simulée n'avait pas eu lieu. Et pourtant, la scène lui parut si réelle qu'il était impossible qu'il en fut autrement. La jeune femme eut le réflexe de regarder la paume concernée : il n'y avait rien. Aucune trace de plaie, de cicatrice... Rien ! Curieux que le réalisme de la chose lui fit ressentir la douleur qu'elle aurait probablement vécu si tel avait été le cas. Elle relâcha le carnet qui, au contact du sol, sembla produire un écho strident, déchirant pour les tympans. Mais elle restait de marbre, stupéfaite, désinvolte. Cependant, elle observa le reste de son corps qui, quant à lui, disposait de plusieurs marques dont la source avait été décrite par Martin précédemment. Elle se laissa une fois de plus tomber par terre, cette fois-ci au pieds de Carter. Le regard quasi absent, vide de sens, elle fixa un point indéterminé. Dans sa vision panoramique, elle le vit qui s'agenouilla à sa hauteur.

« Je me sens... étrange... mais... bien, rétorqua-t-elle dans un calme désarmant. Oui, je me sens bien. J'ignore pourquoi. Je me sens... libérée d'un fardeau, enfin, pas complètement, mais je me sens plus que légère que d'ordinaire. C'est le rêve le plus réaliste et curieux que j'ai fait de toute ma vie. C'est la première fois que je ressentais intensément ce que je vivais oniriquement. J'étais somniloque ? Va savoir... Sans doute dirais-je plutôt. Chose certaine, je ne veux plus jamais, mais JAMAIS me retrouver en sa présence. Des plans pour qu'il me corrompt pour faire affaire à cette débauchée, laide et fade en personnalité. Qu'il me fasse reine de son monde idyllique. Divine idylle ? Mon oeil ! »

Obsédée par le carnet, elle s'en empara de nouveau pour relire les notes sous le regard ahuri du médecin qui ne réussissait pas à comprendre l'état déconcertant de sa belle.

« " La patiente sombra dans l'inconscience après avoir légèrement expliqué ce qui lui était arrivé. À peine la voiture qui la ramenait démarra, elle devint inconsciente... "cita-t-elle de l'une des pages du carnet. »

Dévastée, Elizabeth s'affaissa encore plus. Donc, cette mort simulée de cette débauchée pour se libérer définitivement de ce côté d'elle dont elle avait honte, n'avait jamais eu lieu. Net. Si le contraire s'était produit, elle savait que Martin l'aurait écrit dans ses notes. Comme si une méfiance s'était installée, elle relut pour xième fois son carnet, mais ne trouva pas LA phrase qui résumerait ce qui s'était produit au cimetière.

« Ces morts sont donc à refaire ?! dit-elle tout haut en levant un regard interrogateur au médecin en sachant très bien qu'elle connaissait la réponse. La débauchée vit toujours en moi ? NON ! Qu'elle s'en aille ! J'en ai assez d'elle ! »

Se donnant des coups, l'espionne fut rapidement ramenée dans les bras du médecin qui tenta de la consoler, de lui insuffler des paroles aux effets réconfortants. Elle lâcha prise, et pleura. Or, un curieux événement se produisit. Elle se mit à rire, démentiellement.

« Tu me fais marcher ! Allez, donne-moi le vrai carnet, et dis-moi quel produit de ton invention as-tu utilisé pour effacer cette plaie sur ma paume ? Je ne suis pas folle, ressentir aussi vivement ne peut pas être le produit d'un rêve à l'apparence anodine, énonça-t-elle, mais constatant le sérieux irréprochable de son amoureux, elle réalisa qu'il ne la faisait pas marcher que rien de tout ce qu'elle avait rêvé était arrivé. Ébaubie, je suis... Je... euh... pffff ! »

Prise de court, Elizabeth ne savait que dire. Néanmoins, cette ambition de tuer symboliquement la débauchée resterait coller dans son esprit. Elle ne décollerait qu'une fois la chose réalisée. Or, comment prendrait-il la chose ? l'idée saugrenue de sa belle ? Certes, il serait en désaccord sur toute la ligne... pour se souvenir de sa réaction dans son rêve.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 10 Mai - 21:37

« Je vois… Repos complet pour une semaine avec convalescence et interdiction formelle de quitter l’infirmerie. Il me faut faire plus de tests pour déterminer ce qui est arrivé à ton esprit pendant ce mini coma. Désolé Elizabeth mais je vais devoir mettre de côté notre idylle pour le professionnalisme car manifestement tu présentes des signes inquiétants de confusion mentale et par conséquent, je me dois d’intervenir avant que les dommages ne deviennent permanent. Je ne sais pas ce qui s’est passé ni quelle folie fut tienne pendant ton sommeil mais il serait hasardeux de te laisser sortir. Et ne m’oblige force pas à faire usage de force parce que tu veux sortir! Cela me peinerait de devoir compliquer tes conditions de repos. Je dois te guérir et je compte le faire vite! »

Fit savoir le médecin d’un ton catégorique. C’était un cas de figure probablement exceptionnel qu’il avait devant les yeux et il était hors de question de risquer la santé mentale de sa belle en la laissant partir et reprendre directement sa vie normale. Le fait qu’elle fasse du déni sur la réalité, qu’elle cherche des preuves qui n’existaient pas étaient des éléments suffisamment préoccupant pour ordonner de telles mesures. Carter devait se montrer professionnel et ne pas céder. Cependant… Rien ne l’empêchait de rendre les conditions de repos de sa belle plus agréables. C’était même recommandé. Gentiment, il lui fit reprendre place dans son lit d’hôpital et il vint s’installer à son chevet.

« Tu es vraiment une curieuse femme, le sais-tu? Tu es sans doute passée très près du viol et des abus physiques graves et tout ce qui te préoccupe c’est-ce curieux rêve que tu me dis avoir faire… Malheureusement, je pense que le gros des réponses se trouve en toi. Moi… Je ne peux que soigner, pas fournir ce qui est hors de mon champ de connaissances. Mais tu n’as pas à t’en faire, je serai à tes côtés pendant ton rétablissement. Ce n’est pas comme si, après tout, j’avais beaucoup de résidents dans l’instant… Tu auras donc des soins privés si on peut dire. »

Il déboutonna ensuite la chemise d’hôpital de l’espionne pour s’occuper de son problème de buste, tâtant et palpant l’ensemble avec un doigté expert, faisant rouler l’extrémité d’un des monts entre ses doigts, faisant s’écouler un mince filet de liquide blanc. Ce que Martin ignorait mais qu’Elizabeth savait c’est que si dans son rêve cette même expérience avait été douloureuse… Ce n’était pas le cas dans la réalité. La douleur semblait disparaître quand Carter était auprès de sa belle. Et si la nature de ce poids était diabolique, on aurait dit que le médecin sanctifiait et purifiait le tout de son toucher, enlevant le malaise qui rongeait l’esprit de l’espionne. Lui adressant un clin d’œil, il prit la parole de ce on qu’il utilisait avant de partager un moment intime avec elle.

« Tu sais… Je suis déjà jaloux de notre potentiel enfant futur. Lui il aura droit à toutes sortes de manipulations avec ton buste et même en public ce ne saurait être mal vu tandis que moi je dois toujours attendre que nous soyons seuls. Si tout petit j’avais pu un jour me douter qu’un jour cette ironie me viendrait à l’esprit… J’aurais exigé le biberon je crois bien, avec un sourire en coin pour mon père. Quand je pense que l’innocence de l’enfance nous voile tant de réalités et que la réalités des adultes nous poussent à espérer toujours plus… Mais bon, je ne vais pas t’embêter avec mes réflexions. Cependant… Il fait froid ici tu ne trouves pas? Je devrais peut-être me glisser sous les couvertures avec toi et te faire don de ma chaleur corporelle. Mais dans le même temps la soif me tenaille ce qui me forcerait à te quitter… Que faire, ma tendre Elizabeth, que faire… »
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Dim 10 Mai - 22:15

Ordinairement, Elizabeth lui aurait adressé un sourire devant ses réflexions parfois maladroites. Peut-être aurait-elle émis un petit rire. Elle l'aurait rassurée avec de douces paroles d'une sagesse incroyablement reposée. Cependant, le contraire arriva. Elle l'observa avec un air quasi absent, et ne réagit même pas au clin d'oeil de son amoureux. Son regard à la fois neutre et déconcertant était vitré d'une profonde réflexion, d'un profond désir de comprendre ce qui s'était passé, et pourquoi elle avait rêvé à toutes ces sensations physiques. Certes, la jeune femme esquissa un mince sourire quand il lui dit qu'il serait présent et disponible pour elle, l'infirmerie n'étant pas si occupée.

« Non, vas-y, vas assouvir ta soif. Je ne te retiendrai pas, cela si cruel de ma part. Certes, tu me quitteras, mais pour une si courte période. Je suis dans la possibilité de me priver de toi pendant quelques secondes. Je sais que tu me reviendras assez rapidement... Tu es si dévoué, Martin Carter. Tu rendrais n'importe quel homme jaloux de me voir à tes côtés tout comme les femmes seraient jalouses de l'attention et de la dévotion loyale dont tu me portes. Toi, tu es un bien unique homme; personne ne t'arrive à la cheville. Et je t'ai pour moi seule..., énonça-t-elle sans mettre un brin de tonalité dans sa voix, comme si cela lui demandait un effort surhumain. »

Comme elle l'avait anticipé, Carter se précipita pour aller quérir un liquide à boire pour revenir promptement aux côtés de sa belle. Elle l'observa sans être réellement intéressée. Elle ne faisait que... l'analyser. Elle captait ses mouvements comme pour tenter de les reproduire comme si elle était d'une autre planète, et que le comportement des humains lui était inconnu de toutes pièces. Or, un frisson parsema son corps de légers tremblements. En silence, elle se plaignait du froid. Son regard restait tout aussi neutre et inexpressif. Au bout d'un moment, elle tourna légèrement la tête vers le côté.

« La complétion de nos êtres obscurs est-elle qu'elle nous dote d'une force dévastatrice une fois unie. Nous ne relevons pas du hasard et au diable ce Freud qui ne croyait pas en la coïncidence des choses. Tu as été mis sur mon chemin pour vaincre cette débauchée et vice versa. Je nous crois capable de nous vaincre. Mais sache qu'une guerre comporte maintes batailles. C'est la deuxième que je vis. L'issue peut être fatale. Cependant, je refuse de baisser les bras... Je désirerais condamner cette âme à errer pour l'éternité dans limbes en ayant pour musique un mélancolique écho d'un mal bourdonnant tes oreilles. Qu'elle souffre autant que j'ai souffert. Qu'elle vive ma loi du talion... Je t'aime, je t'aime plus que tout au monde. Il n'y a que toi pour m'offrir ce que mon inconscient désire vraiment. Tu lis en moi comme un livre ouvert, comme si j'étais couverte d'une transparence qui ne te laisse pas de marbre. Je te suis reconnaissante pour toutes les belles choses que tu m'apportes, tous les petits bonheurs qui réveillent un sourire, toutes les étoiles que tu m'as faites voir, tous ces baisers qui goûtaient la sincérité et la véracité de tes sentiments... Je me arme d'une foi en ta personne, d'un plaisir à te contempler d'émerveiller. Je rougis chaque fois que tu me déclares un compliment que je ne me soupçonnais même pas. Tu as cru en moi, tu es tombé amoureux d'une personne qui rêvait de naître et de prendre le dessus sur cette âme damnée et condamnée des cieux... L'unité devient une menace..., répéta Elizabeth. »

En effet, l'espionne se souvenait étrangement de toute la conversation, de tous les éléments, des moindres faits et gestes. Elle rapportait ce qu'elle avait dite dans son rêve avec une telle maîtrise que c'en était déroutant. Cependant, sa voix fut dépourvue de toute émotion. Cependant, la dernière phrase qu'elle rapporta suscita une réflexion rapide, mais profonde en sagesse.

« Crois-tu qu'il est possible d'unir deux Elizabeth diamétralement opposées pour qu'elles ne forment qu'une seule ? Ou devrais-je plutôt anéantir, retirer et éteindre la flamme de la débauchée, cette reine de mes pulsions de chair, de cette faim inassouvi par une bouchée de la peau brûlante et tremblante de désirs ? dit-elle à voix haute. »

Or, pour le médecin, il était impossible de savoir si elle se parlait à elle-même ou si elle lui demandait vraisemblablement la question. Après un instant, elle retourna sa tête pour lui face, plissant légèrement les yeux par interrogation.

« Que fais-tu planter là ? Viens te joindre à moi... MAIS, dans l'état où je suis, n'en profite pas pour combler tes désirs. Je suis encore trop fragile, trop frêle pour m'y prêter, je suis vidée de toutes énergies. »

Dès qu'il se glissa dans ses couvertures et qu'elle le sentit blotti contre elle, elle expira profondément, étirant un sourire heureux sur son visage jusque-là, morne. Elizabeth plongea son regard dans le sien et se remémora, à une vitesse folle, ce qu'il venait de lui dire. Comme si elle venait d'assimiler l'information pour la première fois, elle fut stupéfaite de l'idée de leur futur enfant potentiel.

« Tu y songes donc ? Au théâtre, il t'était impensable d'en concevoir un. De la manière dont tu m'en parlais, c'est comme si tu ne voulais pas en avoir du tout, ou alors que dans une décennie, quand tout ce sera calmé. Mais... insinues-tu que tu as diminué ton délais, et que tu conçois l'idée dans avoir un dans les prochaines années ? Remarque, l'idée est bien saugrenue, frivole et sans réflexion pour le moment. Ni toi, ni surtout moi sommes prêts à en élever un. Mais bon, laissons ces décisions à plus tard, je ne veux pas m'embarquer dans d'épuisantes conversations sur le sujet. Je ne me sens pas d'attaque... »


L'espionne contempla le visage de son amoureux et effleura sa joie qui n'était pas appuyée sur l'oreille d'une main.

« Je te sens, mais qui me dit que je ne rêve pas ? Dans cet autre rêve, j'avais des sensations physiques. Je peux me tromper encore, et me rendre compte que tu n'es qu'une matérialisation onirique. Qui me..., mais elle fut rapidement interrompue par un doigt de Carter qui vint se poser sur sa bouche pour l'arrêter dans son bavardage qui passait du coq à l'âne. »
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV]   Lun 11 Mai - 0:00

Encore cette absence d’émotion et cette horripilante attitude froide, détachée et si égoïste. Le médecin chef vit sa bonne humeur douchée et il se renfrogna. Ne se rendait-elle pas compte qu’elle se comportait comme une vulgaire gamine capricieuse et non en femme mature et responsable? Décidément les gens ordinaires ne comprenaient rien à rien… Et c’en était davantage désespérant quand il s’agissait d’êtres chers…

« Soit. Je te laisse à ton décodage de rêves et à tes réflexions personnelles puisque manifestement tu n’as pas besoin de moi. J’ai un rapport médical à remplir et du sommeil à rattraper. Depuis que je t’ai ramenée ici je n’ai pas quitté ton chevet si ce n’est un quinze minutes pour la salle de bain et me nourrir un peu alors tu comprendras que je puisse avoir besoin de me reposer. Si tu as besoin d’assistance médicale, tu n’as qu’à utiliser le bouton d’appel. Je reviendrai voir ton état dans quelques heures en espérant que ton esprit soit moins fermé et toi moins refermée sur toi-même. »

Oui, le ton avait été assassin. Oui l’expression du médecin avait été furieuse. Et avec raison. Tout. Il lui donnait tout, de son temps à son être en passant par son âme et sa santé. Oui, ils avaient passé de bons moment… Mais dans une relation donnant donnant, le médecin fournissait deux, trois, quatre, cinq, dix fois plus que l’espionne encore tournée vers le passé et ses réflexions personnelles froides et détachées. Et le médecin en avait marre. Plus que marre même, il était écœuré. Déformation professionnelle en partie oui car en tant que médecin il ne faisait que donner sans demander quoi que ce soit… Lui qui avait tant espéré plus d’une relation hors travail…

La porte de son bureau claqua, bruit sec qui se répercuta dans l’infirmerie déserte. La température de la pièce augmenta de quelques degrés, redevenant agréable, le médecin ayant à distance corrigé le problème de thermostat, désormais enfermé dans son monde de médecin avec son ordinateur, ses rapports, ses produits en tout genre et tout le bataclan. Profitant du fait que la pièce était insonorisée, il décida de se mettre un peu de musique, le volume à fond. « Wish I had an angel » du groupe Nightwish… Suivit de « The gathering » du groupe Delain puis de « Our solemn hour » du groupe Within Temptation… La discographie complète de ces trois groupes venait occuper ses moments de travail quand ce n’était pas sa « playlist » toute personnelle… Et un thé, toujours. Froid ou bouillant, un thé chaï épicé adoucit au sucre de canne… Mais malgré tout… La colère et la déception refusait de partir, de s’en aller. Il e voulait terriblement à Elizabeth qui ne semblait penser qu’à elle. Il éclata d’un rire sinistre et sans joie. Même dans l’acte intime, elle cherchait à dominer, à s’élever ou faisait preuve d’orgueil, se retenant, ne manifestant pas grand émotion non plus… Et si elle le faisait simplement marcher? Qu’elle avait voulu le prendre dans ses griffes pour un temps, se moquer de lui et le briser? Toutes ces paroles qu’elle lui disait… Elle sonnait vrai, certes mais… Toujours après qu’il ait fait quelque chose pour elle… Ou sa mémoire lui jouait des tours, aveuglée par sa colère? Allez savoir, il ne voulait même pas y penser…

Il était tellement absorbé dans sa réflexion qu’il n’entendit pas la porte de son bureau s’ouvrir. Et puis du reste… Avec le volume de la musique… Quiconque entrait dans la pièce se faisait agresser les oreilles par le volume excessif qui sortait des hauts-parleurs alors que dire de celui qui écoutait le tout?
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