Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Another John Doe [PV]

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Lily Roverandom
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MessageSujet: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 3:02

Heureusement que les frais d'interventions sont inclus dans le contrat, songea Lily alors qu'elle pénétrait dans la suite sublime qu'elle venait de louer à l'Hôtel Olympia. Ce n'était pas tant qu'elle n'avait pas assez d'argent pour se permettre une telle chose, loin de là, elle aurait pu louer le tiers des suites pour au moins un an. Mais cela l'aurait froissée de devoir payer pour accomplir son travail. En l'occurrence : descendre un businessman, un énième businessman. Rien d'exaltant. Ces gens là étaient des proies trop faciles. Ils étaient certes gardés, mais de façon rapprochée. A distance, rien. En l'occurrence, Lily était à distance. L'hôtel se trouvait juste en face d'un gratte-ciel où, selon ses indics, devait se tenir une réunion à laquelle serait présente sa cible.

Elle avait encore une demie-heure devant elle. C'était largement suffisant pour la professionnelle qu'elle était. Elle ferma la porte à clé et posa sa petite valise près du canapé central. Puis elle fit le tour de la suite, vérifiant chaque recoin, chaque placard, même les plus petits. Enfin, n'ayant rien trouvé de suspect, elle se dirigea vers la large chambre dont elle tira les rideau. Puis, elle s'approcha du lit King Size sur lequel elle déposa sa petite valise à roulette. Elle l'ouvrit. N'importe qui connaissant Lily n'aurait pas été surpris de la voir en tirer les éléments d'un sniper qu'elle entreprit de monter d'une main experte. Elle posa ensuite l'arme sur le lit et se dirigea vers la salle de bain. Comme elle s'en était assurée, la fenêtre de la salle de bain était faite de vitrail opaque. Elle la brosse de lavage à disposition des clients, enroula un serviette autour du manche et brisa une partie du vitrail. Le bruit fut étouffé par la serviette, et même si quelques morceaux de verre allaient atterrir sur le trottoir, la surface brisée était si petite que cela passerait inaperçu. Puis elle retourna dans la chambre, prit le sniper, et se posta à la fenêtre de la salle de bain, visant le bâtiment d'en face. Elle repéra rapidement, à travers le viseur, la cible qu'elle devait abattre. Mais ce n'était pas encore l'heure. Il lui restait exactement dix-sept minutes avant de faire feu. Certains clients étaient très exigeants. Elle aurait pu le descendre tout de suite, mais elle devait attendre qu'il soit exactement 22h30. En attendant, elle ne relâchait pas sa concentration, et suivait chaque mouvement de sa cible. L'homme se trouvait dans une salle de réunion pourvue d'une baie vitrée. Facile. Très facile... Trop facile ?


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William Stryker
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 3:14

L’avantage d’être un personnage ayant un poids très pesant dans la balance ce sont toutes les possibilités que cela offre. En l’occurrence, les autorisations que l’on pouvait obtenir soit d’un officiel gouvernemental, soit de ses propres supérieurs. On ne refusait rien à l’inspecteur Stryker et quand celui-ci avait réquisitionné une unité d’intervention, personne n’avait posé de question. On lui avait dit oui et c’était tout. Car William Stryker avait le bras long et son père encore plus. Si le fils voulait, le père donnait sans hésiter. Et si le père refusait, le fils se faisait… Persuasif. Et le père changeait d’idée. La cible du jour : Lily Roverandom, de la Schya. Et comme il s’y attendait, le faux contrat avait fait mordre le poisson et à l’étage de dessus, dans le couloir, dans les deux pièces adjacente et dans la rue en contrebas, une trentaine d’agent attendait un signal pour intervenir. Signal qui peut-être ne serait pas nécessaire. Depuis le centre de surveillance de l’hôtel, William surveillait les caméras dont la caméra espion astucieusement cachée dans la suite, un prodige de micro technologie qui lui avait couté les yeux de la tête. En fait non. Il s’était servit et le fournisseur n’avait été que trop heureux de lui en faire cadeau. Il appuya sur un bouton et dans un chuintement, un puissant gaz soporifique se libéra dans le système de ventilation individuel de la suite de lady Roverandom. Il y avait suffisamment de gaz dans le système de ventilation pour noyer la chambre en deux minutes chrono et briser la fenêtre n’y changerait rien. Cela ne constituerait que le signal que tous les agents attendaient pour la capturer. Lentement et silencieusement, le gaz commença à se répandre dans la pièce, invisible, pratiquement inodore mais ô combien efficace… aucun organisme, même le plus entraîné ne tiendrait plus que quelques secondes devant un tel produit qui s’il n’était pas utilisé adéquatement pouvait entraîner le coma puis la mort… Mais William ne laisserait pas sa proie profiter d’un tel échappatoire…
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Lily Roverandom
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 3:40

Quinze minutes. Les secondes s'égrenaient. Lentement. Lily était une femme d'action, et était plutôt du genre impatiente. Même avec son éducation, son entraînement et son professionnalisme. Elle restait quelqu'un de très impatient, comme une petite fille, qui veut ce qu'elle veut quand elle veut. Elle détestait l'attente, elle détestait le silence, elle détestait les pauses. Tout ceci était trop sujet à laisser entre le loup dans la bergerie. Il est plus facile de se laisser distraire par le silence que par la cohue.

Douze minutes. Lily bougea un peu ses pieds, comme pour détendre ses muscles. Elle gigota un peu ses doigts en positions sur l'arme et cligna des yeux deux fois de suite.

Dix minutes. Elle se sentait étrangement lasse. Elle se savait impatiente, mais jamais elle ne laissait sa concentration retomber. Lorsqu'elle était en plein contrat, rien d'autre n'existait pour elle que la réalisation de ce dernier ainsi que, bien sûr, préserver sa propre vie. Même si elle n'avait pas dormi depuis trois jours, jamais elle ne se laissait distraire de son objectif. Cela l'accaparait.

Huit minutes. Ses paupières se faisaient lourdes. Elle repassa rapidement les évènements des derniers jours dans sa tête. Ce n'était que le deuxième contrat en deux jours. Elle avait bien dormi, n'avait pas été malade, n'avait pas eu de dérèglement dans son alimentation équilibrée, avait fait ses séances d'entraînement quotidien, n'avait eu aucune contrariété...

Six minutes. Elle ne put retenir un baillement, alors que son arme se faisait plus lourde dans ses main et ses paupières sur ses yeux. Il n'y avait aucune raison qu'elle soit autant fatiguée... Que lui arrivait-il ?

Six minutes et dix secondes. Lily déboula dans la chambre et visa la baie vitrée protégée par les rideaux avec son arme. Elle tira et un grand fracas de verre brisé retentit dans tout l'étage et résonna jusque dans la rue au pied de l'imposant hôtel. Lily se traîna jusqu'à la baie dévastée et s'accrocha aux rideaux alors que ses jambes pouvaient maintenant à peine la porter. Elle essayait de respirer l'air pur, mais le narcotique dont elle avait trop tard deviné la présence était bien trop puissant pour qu'elle puisse lutter.

Quatre minutes. Elle s'affala sur le sol, la respiration courte, luttant pour garder les yeux ouverts. Le temps semblait avoir ralenti... ou accéléré ? Elle ne savait plus.

Deux minutes. Des pas. On s'approchait d'elle. Elle leva les yeux, le temps de discerner la haute silhouette d'un homme à travers ses yeux voilés par la fatigue.

22h30. Elle ferma les yeux et sombra dans l'inconscience.


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William Stryker
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 3:42

La prisonnière avait été récupérée par les hommes de main de William et la petite troupe partit en direction d’un entrepôt désaffecté où elle fut récupérée par d’autres hommes qui n’était pas de la police. D’ailleurs, l’escouade responsable du kidnapping de la tueuse repartit avec dans leur poche un chèque contenant au moins cinq zéros : ce qui se passerait par après ne relevait plus de la justice. Plus précisément, une ancienne boucherie industrielle avec ses chambres froides, ses salles de fours et tout le bataclan. Mais évidemment, quand William avait racheté l’endroit, il avait fait apporter plus d’une modification : une milice privée surveillait le bâtiment soit disant à l’abandon, un mur de sécurité dont le sommet était hérissé de barbelé ceinturait l’enceinte pour « des raisons de sécurité et pour éviter le squattage et le vandalisme» et évidemment, un équipement de surveillance dernier cri servait à surveiller le tout, avec une équipe présente à chaque seconde de chaque jour. Car en plus de servir de lieu d’interrogatoire, de résidence personnelle et d’entrepôt, c’était en ce lieu que William et certains de ses acolytes faisaient leurs sombres affaires, allant de la contrebande d’armes au blanchiment d’argent en passant par toutes les activités illicites les plus classiques. Ceux qui pensait que la drogue saisie par la police était détruite se trompait, elle finissait à cet endroit pour être revendue… Avec le restant des divers stocks saisis par les forces de l’ordre.

La demoiselle Roverandom, toujours dans les bras artificiels d’une Morphée de synthèse, fut donc amenée en ce lieu, plus précisément dans une chambre froide présentement à température pièce. Sous les ordres de leur chef, elle fut dépouillée de tout vêtement et de tout équipement, bijoux inclus et fut soumise à un puissant scanner pour s’assurer que l’on n’oubliait rien. On aurait pu s’attendre à ce qu’elle soit rhabillée mais non. William Stryker, en sadique et en bon salaud qu’il était, avait autre chose en tête. Il ordonna à ses hommes de le laisser seul avec la prisonnière (prisonnière qui fut attachée par des chaînes dans un pur style de salle de torture classique, aux poignets et aux genoux en X donc dans une stature verticale des plus inconfortable et qui dans ce cas ci donnait toute une vue à notre psychopathe aux nombreux vices) mais de monter la garde à la porte et on exécuta ses ordres sans broncher. Une fois seul avec la tueuse de la Schya, il lui administra par un sympathique vaccin un composé chimique qui lui rendrait de un ses sens mais qui en plus les aiguiserait. Mais pas dans le bon sens de la chose, évidemment. Cela voulait dire que chaque sens serait plus sensible aux divers stimuli et cela s’arrêtait là. Rien à voir avec les drogues militaires qui transformaient pratiquement en surhomme ceux qui en consommait non, quelque chose d’adapté à la torture. Le genre de truc faisant qu’un -5 Celsius était perçu comme un -20, où le plus petit contact était multiplié par dix… Ce genre de chose déloyale, sale et inhumaine, ce qui tombait dans les cordes du névropathe qui adorait torturer, humilier et briser ses prisonniers… Télécommande en mains, il regarda la captive qui reprenait ses sens (améliorés) et esquissa un sourire devant sa réaction à peine perceptible quant à sa condition actuelle.


« Lily Roverandom, tueuse à gage de la Schya. Une vraie épine dans le pied de la justice, responsable de la mort d’au moins un commandant de police. Entre mes griffes, à ma merci. Je suis l’inspecteur William Stryker mais de facto ton bourreau pour ce soir. Et tu peux me croire, tout ceux qui ont connu ce sort désagréable ont soit parlé, soit trépassé. Celui qui m’a conduit à toi, un de tes clients, Dimitri Tropovitch, s’est montré très peu coopératif… Jusqu’à ce que je ne me lasse et que je ne lui fasse absorber une drogue de la composition d’un de mes chimistes clandestins. Elle force le sujet à révéler tout ce que je veux savoir… Et quand la drogue finit de faire son effet, le patient est devenu un légume. Non. Le légume lui acquiert ses nutriments seuls. Enfin bref. Il ne pourra plus passer de contrat j’en ai peur. Sauf si bien sûr les morts peuvent passer commande. Et c’était tout un fanfaron tu sais… Il disait qu’il avait été ton amant et tout et tout… Moi personnellement je n’en crois rien et je m’en fous. Il m’a donné les informations que je voulais savoir, le reste était donc de peu d’intérêt. »

Une petite pression sur un bouton et la température chuta de quelques degrés. Pour l’inspecteur, ce n’était pas grand-chose. Pour les sens améliorés de la prisonnière… Et bien ce fut comme si un vent glacial s’était mit à souffler… Avant de se stabiliser sur une température des plus désagréablement froide pour un corps nu.

« Ceci est un avant goût de ce que je te réserve. Tu as le choix : parler et t’en sortir sans séquelles ou résister et faire les frais de mes soins tout spéciaux. »


Dernière édition par William Stryker le Sam 8 Nov - 4:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 4:05

Aucun rêve pour Lily Roverandom, plongée dans ce sommeil artificiel. Avant qu'elle ne s'endorme, le temps avait ralentit, ralentit, ralentit, pour finalement se figer dans le néant. Et lorsqu'elle revint à elle, il lui sembla qu'elle venait tout juste de fermer les yeux, et le flot de ses pensées reprit immédiatement son cours là où il s'était arrêté : elle s'était faite piégée comme une bleue ! Rage. Dégoût. Honte... Froid ? Ses yeux encore gonflés rendaient sa vision floue. Elle voulu se les frotter, mais rencontra une résistance. Ce fut alors qu'une voix s'éleva. Maintenant tout à fait alerte, Lily releva la tête et reconnu la silhouette de l'homme qu'elle avait aperçue avant de sombrer. Elle voulu se mettre en position de combat mais encore une fois rencontra une résistance alors qu'un bruit de chaînes s'entrechoquant résonnait puissamment à ses oreilles, comme s'il avait été amplifié par des baffles. Elle grimaça.

Un rapide coup d'oeil tout autour d'elle, et à elle-même, lui fit prendre conscience de sa situation. Prisonnière, enchaînée, nue, comme une vulgaire pièce de viande. Et cet homme continuait de parler, lui expliquant comment elle avait été piégée, comment elle se retrouvait ici, à sa merci. Elle était si emplie de rage qu'elle ne ressentait même pas la honte de se retrouver ainsi nue et soumise en face de son ravisseur. Rage, non pas envers lui, pas uniquement. Non. Surtout envers elle. Pour s'être faite ainsi avoir. Comment était-ce possible ? Comment ce type avait-il pu réussir à berner une Roverandom ? Surtout un simple inspecteur, comme il s'était présenté... Attendez, un simple inspecteur ?

Oh, damnation ! Elle était la proie de William Stryker. Sa réputation de bourreau n'était plus à faire en Ataxia. Si les criminels ne craignaient plus les forces de la justices, William Stryker était pourtant le seul à représenter une réelle menace, et cela parce qu'il ne valait pas mieux que les criminels. Ce type n'était pas humain, disait-on, mais un vrai démon.

Malgré elle, Lily ne put s'empêcher de se sentir impressionnée, et également moins accablée de s'être faite ainsi avoir... Ce n'était pas non plus le premier venu. Et elle devait s'avouer qu'elle avait toujours souhaité rencontrer cet homme. Sa grande faiblesse était de se laisser fasciner par le pouvoir sous toutes ses formes, qu'on soit son allié ou son ennemi. Et encore une fois, cela se démontrait.

Néanmoins, cela ne l'empêchait pas de ressentir toujours autant de rage. Surtout lorsque, soudainement, il lui sembla qu'une bise polaire attaquait chaque centimètre carré de sa peau entièrement exposée à la morsure du froid. Ses lèvres bleuirent à vue d'oeil et elle se mit à grelotter et à claquer des dents. La voix de son bourreau résonnait bien plus fort que de normal à ses oreilles. Lui ne semblait aucunement accablé par le froid. Que lui avait-il fait ? Et surtout...

- Mais que diable me voulez-vous ? articula-t-elle avec difficulté en claquant des dents.


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William Stryker
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 4:23

« Des informations. Les codes d’accès des systèmes de la Schya. Comment se rendre à ton patron pour le tuer sans mal. La liste de vos membres, de vos repaires, de vos planques. La liste de vos contrats. La liste des comptes bancaires des gens de votre organisation. Autrement dit… Tout ce que tu sais et plus encore pour mettre à genou la Schya. Il y a des gens qui paieraient une fortune pour ces secrets. Eloane Helies. Le chef de la police. Les restants du gouvernement. Même monsieur fair play, monsieur je ne cherche pas la confrontation, ce crétin de principe de Maxter tuerait pour avoir ces infos… Je serai si riche après ça que je pourrai soumettre cette ville de merde à ma volonté, renverser le règne de mon père et régner sur toute personne vivant sur ce territoire. L’argent c’est le pouvoir et j’adore le pouvoir… »

Voyant que la prisonnière ne manifestait pas d’hostilité, la température redevint plus que supportable, l’enfer glacial cédant sa place à une agréable tiédeur. Passant une main gantée de soie sur le corps vulnérable de la tueuse à gage, William entreprit un lent et insupportable mouvement avec sa main qui allait chercher chaque petit nerf chaque zone sensible de la partie de peau qu’il touchait qui déclencherait chez une personne ordinaire de petites décharge de plaisir. Sur une personne au sens amplifiés… Ce serait sans doute un raz de marée titanesque. Un sourire vint étirer ses lèvres et c’est d’un ton doux et suave qu’il susurra à l’oreille de sa captive le constat suivant.

« Tu sais Lily… La torture c’est démodé. Je ne la garde que pour les cas que je juge indigne de mes soins. La douceur par contre, c’est la plus redoutable des armes. Et si tu coopères… Je consentirai à t’accorder une inconscience naturelle cette fois dont les sensations seront seules responsables. Ce serait préférable que de perdre conscience à cause du froid mordant n’est-ce pas? Allons, n’essaie même pas de te convaincre que ton conditionnement te protégera des effets de cette substance… Parce que si je vois que tu résistes, je te ferai une autre piqure… Et je ne peux pas garantir qu’elle ne te tuera pas. »

Ponctuant cette promesse de douceur par un geste, le névropathe posa sa main gantée sur un des seins de la jeune femme, zone érogène et sensible d’un corps qu’il commença à masser avec une lenteur à rendre dingue une moine bouddhiste zen. Non, William n’irait pas abimer un si beau corps, ce serait du gâchis. Mais par contre, il utiliserait contre la tueuse son propre plaisir et il avait à sa disposition plus d’un moyen.

« Combien de temps crois-tu pouvoir me résister Lily? Combien de temps tes défenses te protégeront-elles de moi? Abandonne. Livre moi les informations que je désire. Je ne te demande même pas de te soumettre et de t’abaisser à me donner ton être en plus des informations que je désire… Je veux juste ce que je t’ai demandé. Tu peux bien faire cela pour moi… Tu ne crois pas? Ou dois-je me montrer plus persuasif et commencer à perdre patience? On ne contredit pas un fou et je suis névropathe en position de force. Qui sait ce que la folie pourrait me pousser à te faire? »
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Lily Roverandom
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 4:51

Lily étouffa un soupir de soulagement lorsque la température redevint normale. Pour elle, il faisait peut-être un peu chaud, mais après ce froid glacial, ce changement était le bienvenue. Elle sentit ses muscles se décontracter un peu et un frisson la parcouru alors qu'elle savourait la sensation de son corps se réchauffant. Etrangement, elle était énormément focalisée sur ses sensations. Celles-ci lui semblaient décuplées. Elle pouvait presque percevoir le souffle de son ravisseur, alors qu'il se trouvait à une certaine distance d'elle, pendant qu'il parlait, lui expliquant ce qu'il attendait d'elle. Elle resta bouche bée devant autant de culot. Qu'espérait-il ? S'il savait autant de choses sur elle qu'il en laissait paraître, il devait savoir qu'elle avait déjà été atrocement torturée mais que jamais, au grand jamais, elle n'avait laissé échapper le moindre mot. Lily avait beau être une épicurienne, elle était extrêmement fidèle et entièrement dévouée à la Schya, sa seule famille. Jamais elle ne trahirait les siens, même si elle devait en mourir, ou pire, même si elle devait subir des tortures qui devaient la réduire à l'état de légume.

Mais jamais encore elle n'avait eu à subir ce que William Stryker s'apprêtait à lui infliger. Lorsqu'il s'approcha d'elle, elle eut un mouvement de recul, mais son dos rencontra le mur frais de la chambre froide. Elle frissonna à ce contact, mais le frisson avait également pour origine le regard qu'elle croisa alors que son ravisseur posait doucement une main sur son corps dévoilé. Elle eut un gémissement étouffé. Cette simple caresse avait eut pour effet de déclencher une vague inattendue de plaisir qui fit se dresser chacun de ses poils, des pieds à la tête, alors que ses yeux s'écarquillait et s'humidifiaient, ses joues rosissaient et ses muscles se crispaient. Lui continuait à lui parler, à lui expliquer ce qu'il allait faire d'elle, et la menaçait de lui administrer une autre piqûre. Une piqûre ? C'était donc cela. Lily était assez intelligente pour deviner maintenant l'origine de l'exaltation de ses sensations. Quel tordu ! Quel pervers ! Mais oh ! quel pouvoir il avait !

Lily avait toujours été quelqu'un d'assez porté sur les plaisirs de la chair. Elle connaissait ses limites, ses faiblesses et ses forces en ce domaine. Elle savait dominer ses partenaires pour en tirer ce qu'elle voulait. Mais en l'occurrence... Elle était à la totale merci de son bourreau. Et quel bourreau ! Il avait pleinement conscience de son pouvoir sur elle. Saurait-elle lui résister ? Pour la première fois, Lily avait des doutes quant à la force de sa volonté. Et à chaque redoublement de caresse, elle sentait ses forces s'amenuiser. Et il ne s'agissait que de caresses... Oh, dieux ! Que se passerait-il quand, comme il le laissait entendre, il perdrait patience ?

Le flot de ses pensées fut interrompu alors qu'il s'attaquait à son sein. Elle laissa échapper, à sa grande honte, un gémissement aigu, et elle se mordit la lèvre inférieur en fermant les yeux, essayant de rassembler toutes ses forces pour résister à cette torture inhabituelle mais qui s'annonçait bien plus terrible que ce qu'elle avait déjà pu vivre par le passé. On ne l'avait pas préparée à cela...

Il lui conseillait d'abdiquer de suite, d'accéder à sa requête... Et en plus, c'était un malade. Elle rouvrit les yeux et rencontra les siens, d'un bleu perçant où elle semblait être attirée pour s'y noyer. Elle sentit ses joues s'empourprer de plus belle alors qu'une vague de désir la submergeait. Quel salopard ! Il savait vraiment ce qu'il faisait. Mais quel salopard ! Mais comme elle le voulait !

Et pourtant...

Un bruit caractéristique retentit dans la pièce close. Lily venait de cracher à la figure de son tortionnaire, et le fixait droit dans les yeux d'un regard voilé par à la fois la rage et le désir.


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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 4:56

Un home normal aurait frappé Lily. Un fou serait entré dans une rage folle. William lui plongea un regard presque hypnotique dans celui de sa captive, leva la main et… S’essuya simplement le visage avant de se pencher et d’embrasser la tueuse. Et quel baiser! De quoi la désorienter pendant un moment…

« Tu résistes? Je n’en attendais pas moins de toi… Tu es vraiment exceptionnelle tu sais. En fait tu vois… Je vais te dire un secret. Je me fous des infos que je t’ai demandé sur la Schya. C’est ce que tu as dans les veines que je veux tester. Et si tu veux savoir pourquoi tu étais la plus indiqué, c’est parce que de toutes les organisations, mes informateurs m’ont révélé que tu étais celle qui avait été le plus conditionné, la plus professionnelle du lot. Et pour voir l’armure de glace fondre et se fendre, je me disais bien qu’il me faudrait un truc comme ça. Avec ce que tu as dans les veines… Je peux soumettre qui je veux à ma volonté. Tu es un merveilleux cobaye et je n’aurais de cesse que lorsque tu me supplieras d’arrêter. Ce sera un excellent indicateur de la puissance et du pouvoir de cette substance de mon cru… Si tu veux savoir, ton client est une des soixante personnes que j’ai dû liquider pour me rendre à toi. Des témoins d’abord, des proches de tes victimes puis j’ai resserré je cercle pour enfin pouvoir t’atteindre… Mais tu en valais largement la peine. Juste te voir ainsi me prouve que le jeu en valait la chandelle… »

Nouveau sourire de la part du bourreau qui décide cette fois de faire l’opération inverse avec la température. Il la fait monter de quelque degrés, juste assez pour que la jeune femme profite d’une douce chaleur qui vient impitoyablement s’ajouter au flot de sensations qui devait parcourir son être de façon aussi impitoyable que la personne qui s’en servait comme d’un cobaye.

« Oh mais il va de soi que si tu consentais à me révéler quelques informations intéressantes, pas nécessairement sur la Schya, je saurais sans doute me montrer clément envers toi. Tout dépend de la valeur de l’information. Dans l’intervalle, je dois toujours tester ta résistance par contre. Plus vite tu parleras, moins tu feras les frais de ce traitement aussi spécial que… Comment dirais-je… Délicieusement inhumain. »

La main gantée se concentra sur le sommet du sein dont elle s’occupait, jouant avec le mamelon, le faisant rouler entre deux doigts avant de reprendre avec plus d’application encore le massage précédemment entamé. La seconde main lâcha la télécommande retenue par un cordon électrique et alla quérir une plume qui se trouvait dans la poche du vêtement de l’homme. Cette main tenant cette plume au lieu d’aller vers le haut se rendit plutôt vers le bas pour aller caresser de l’extrémité du doux objet une zone située entre les jambes de la jeune femme qui n’avait même pas le luxe de pouvoir les refermer pour empêcher la plume de se poser sur une autre partie de la féminité de Lily pour déclencher un nouveau flot de sensations. Les gémissements étouffés de la résistante tueuse à gage était une véritable symphonie aux oreilles du tortionnaire…

« Alors Lily… Si nous parlions de toi pour commencer? Quel est ton numéro de compte bancaire? Un refus me forcera à être plus persuasif. Un mensonge à être impitoyable. La vérité te garantit un répit de 120 secondes. Et pour ton information, ce que je t’ai injecté à besoin d’un contre-agent pour être neutralisé alors ne pense pas que le temps te sauvera… »
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 5:51

Lily attendait la claque. Elle serait vengeresse pour William Stryker, salvatrice pour elle. Car si elle pouvait souffrir, elle savait qu’elle serait distraite de sa torture l’espace de quelques secondes. Même si cela paraissait paradoxal, cela faisait pleinement sens pour elle. Mais au lieu de cela, il l’embrassa, et il lui sembla que jamais auparavant elle n’avait été embrassée de la sorte. Etait-ce à cause des effets de cet innommable produit, ou bien cet homme avait-il un réel don ? Elle n’en savait rien, et en réalité peu lui importait : le résultat était bien là, et la poussait encore plus loin dans les limites de sa résistance. Lorsqu’il rompit le baiser, auquel Lily avait honteusement répondu de façon passionnée, elle se retrouva pantelante, à se tirer en avant en espérant attraper à nouveau les lèvres de son ravisseur. Mais il était déjà loin, inatteignable, conscient du pouvoir de frustration qu’il avait sur elle.

Il lui donna un instant de répit en lui expliquant qu’en réalité il n’attendait pas réellement d’informations sur la Schya mais voulait simplement tester l’étendue des pouvoirs de sa satanée substance. Lily faillit s’étouffer de surprise. Ce type était un vrai malade ! Et ces ersatz de compliments qu’il lui débitait lui glissaient dessus comme sur les ailes d’un canard. En temps normal, elle aurait été hautement flattée de se voir ainsi qualifiée par un tel personnage, aussi fou soit-il. Car comme nous l’avons précédemment précisé, elle était fascinée par la puissance et le pouvoir, et bien sûr aspirait elle-même à être aussi puissante que ceux qu’elle admirait. Mais en l’occurrence, son esprit était bien trop embué par les intenses vagues de désir et de sensations qui la submergeaient. Et elle savait que ce n’était que le début, que le pire – le meilleur ? – restait à venir… Les préliminaires avant le grand jeu.

Malgré tout, elle faisait de son mieux pour rester concentrée. Elle ne devait pas craquer. D’abord par orgueil. Mais également parce qu’il lui avait laissé clairement entendre qu’il ne dirait pas non tout de même à quelques informations sur la Schya. Il pouvait toujours courir. Elle préférait mourir plutôt que de trahir les siens. Malheureusement pour elle, il ne comptait pas la tuer. Elle haletait et gémissait à sa grande honte sous les caresses de son tortionnaire. Elle se savait complètement offerte, et pourtant, il ne lui faisait pratiquement rien.

Délicieusement inhumain… Lorsqu’il s’arma de la plume, Lily dû s’avouer qu’il avait su trouver les mots parfait pour décrire ce qu’il lui faisait subir. Cette fois-ci, ce ne fut pas un gémissement mais bien un cri qui s’échappa de ses lèvres. Elle se les mordit, pour étouffer la démonstration honteuse de son plaisir. Une goutte de sang perla de sa bouche : elle s’était mordue trop violemment.

Il lui proposait un répit en échange du numéro de son compte en banque. Pour un peu, Lily en aurait éclaté de rire. L’argent ? Elle n’en avait cure. Elle en avait à profusion, aux quatre coins du monde, et même ruinée, il ne lui faudrait pas bien longtemps pour se reconstituer une fortune. Elle pouvait bien lui donner son numéro, s’il mettait fin à ceci… Mais il ne lui proposait qu’un répit. C’était peut-être même pire que de continuer ces indécentes caresses.

Pouvait-on mourir de plaisir ? Elle en doutait, mais venait à l’espérer. Il n’y avait que deux façons de mettre fin à cette torture. S’agitant comme une tigresse enchaînée, les cheveux hirsute, collés à son visage maculé de sueur tout comme chaque parcelle de son corps rougi, elle rugit :

- Rien à foutre !!! 247U42 3922 492DS ! Et mainetant PREND-MOI ESPÈCE DE TARÉ !!!


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William Stryker
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 5:57

« Hum… Pourquoi céder si vite? Pourquoi me révéler cette information sans plus de lutte? Serait-ce parce que la redoutable tueuse est incapable de se dominer elle-même? 120 secondes de répit pour un compte en banque bientôt vide, le jeu en valait-il vraiment la chandelle? C’est là toute la beauté de ma folie, je te demande des choses, je te fais faire des choses qui au final… Ne serviront peut-être jamais. Et toi, en personne intelligence, lucide et saine d’esprit… tu dois te plier à la volonté de mon esprit fou… Je ne me leurre plus. Je suis fou. Et je pourrais payer une fortune pour que l’on me guérisse. Mais je ne veux pas. Cette faiblesse me rend plus fort… Me permet de faire des choses que tu ne peux même pas imaginer… Des qu’aucun humain sensé ne pourrait faire… »

Mais quelle genre de folie pouvait ravager un homme et l’affecter à un point tel qu’il en avait l’air parfaitement… Normal et sain d’esprit? À cette question point de réponse car jamais l’inspecteur ne permettrait que l’on se penche sur son cas. Il était ce qu’il était et profitait de chaque parcelle de folie qui l’habitait. Et contre son habitude… Il tint parole. Il allait donner son répit à Lily Roverandom. Peut-être était-ce parce qu’une part de son esprit fou désirait cette femme, plus que comme un vulgaire sujet d’expérience dont il pouvait abuser à sa guise… Mais cette pensée eut été rationnelle, ce qui était bien étrange en considérant le personnage… Était-ce alors une nouvelle facette de sa névropathie? Difficile à dire… Apparemment, comme toute chose, cela suivait son cours sans raison ou but précis. Cela existait et c’était tout.

« Plus que soixante-dix secondes de répit et on recommence. Je ne vois pas pourquoi moi, en position de force, je me plierais à TES exigences... »

Le tyran se perdit ensuite dans la contemplation du corps de sa captive. Il était fou, sadique et monstrueux mais il n’en était pas moins homme pour autant, avec les faiblesses qui venait avec. Quoique dans le cas de William Stryker… Sa paranoïa aigue au regard des faiblesses qu’il ne pouvait maîtriser ou utiliser suffisait généralement à réprimer quelque pulsions soit-elle ou réaction physiologique de son corps. Pour ce qui était des symptômes de son anémie, c’était plus difficile mais il y parvenait parfois, plus spécifiquement au regard de ses migraines. Enfin… quoi qu’il en soit, perdu dans sa contemplation, il dû abaisser sa garde car une certaine manifestation typiquement masculine du désir se mit en branle et c’est ce qui le tira de sa muette contemplation. Réprimant un juron devant sa propre faiblesse, on eu pu croire qu’il rejetterait la faute sur sa pauvre captive et qu’il reprendrait la torture mais non. D’une main légèrement tremblante, il répéta un geste devenu mécanique et prit un des comprimés du tube qu’il transportait (en fait il en avait plus d’un) en permanence sur lui. Évidemment, il s’était éloigné de Lily en oubliant que sa vue artificiellement améliorée pourrait le voir sans mal, lire le texte du tube et comprendre une partie de son trouble. Tous ses maux, ils les associaient à son anémie et pour une raison aussi obscure qu’inexplicable, les comprimés étaient devenu une sorte de panacée ou de placebo qui suffisait à calmer son être et probablement tout le reste. C’était tout un cas à part que ce William Stryker…

« Peut-être. Peut-être que je vais accéder à ta demande en fin de compte. Ou pas. Tu es une tueuse. Et moi je ne veux ni mourir ni souffrir. Qui me dit que ce n’est pas un piège? Tu le dis si bien: je suis un taré. Un fou. Mais certes pas un imprudent. Prouve moi que je peux répondre favorablement à ta requête sans risque... »
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 6:38

La tension était partiellement retombée. Partiellement seulement… Bien sûr, Lily savait qu’il ne se serait pas plié à son ordre. C’était lui qui les donnait, pas elle. N’importe quel idiot spectateur de cette scène aurait pu le dire. Mais Lily était tout simplement en train de perdre toute logique. Elle faisait à peine attention aux reproches déguisées qu’il lui adressait. Il semblait déçu, mais cela était bien loin de l’atteindre. Quelque chose en elle continuait à lui dire de résister, mais elle devait se rendre à l’évidence : sa volonté était en train de s’éteindre. Ou de s’attiser, tout dépendait du point de vue adopté. Elle voulait désormais plus se faire posséder par cet homme plutôt que de défendre ses principes. S’il était fou, elle était tout aussi folle. Folle de désir. Sa raison était embuée, elle était à deux doigts de ne plus être contrôlée que par ses pulsions, à deux doigts de ne plus être qu’un animal enragé de désir.

Il avait tenu parole : il lui accordait son répit. Mais en voulait-elle ? Non. Ce répit était tout aussi atroce que les sensuelles tortures qu’il lui avait prodiguées. Encore et toujours il retardait le moment fatidique pour lequel brûlait Lily. Et en même temps, elle avait conscience qu’il y avait de grandes chances que jamais il ne le lui accorde. Il était bien assez tordu pour cela. Et en effet, il lui dit clairement qu’il n’avait pas à ses plier à ses exigences, puisqu’il était en position de force, et pas elle. Mais n’avait-elle pas elle-même un certain pouvoir sur lui ? Après tout, elle était une femme, il était un homme, et, avantage non négligeable, elle était nue. Elle voulait bien croire qu’il soit fou, mais si ses penchants sexuels ne penchaient pas du même côté de la balance où il se trouvait, elle ne pouvait concevoir le fait qu’il restât insensible en cette situation. Et pourtant, il semblait si calme que cela ne faisait qu’attiser sa frustration.

- Pauvre type… susurra-t-elle.

Et pourtant… il sembla à Lily que, l’espace d’un instant, quelque chose avait changé dans l’attitude de son bourreau. Il s’éloigna, mais cela ne faisait pas grande différence pour les yeux à la vue de compétition, déjà en temps normal, mais maintenant encore plus, de la tueuse. Elle le vit lever une main tremblante tenant un tube de comprimés vers sa bouche dans laquelle il en vida une bonne partie du contenu. Ainsi, il avait ses faiblesses comme tout homme. Simple anémie ou addiction plus vicieuse ? Elle n’en savait trop rien mais se délectait de sa découverte. Elle émettait maintenant un son proche d’un ronronnement et ses lèvres s’étiraient dans un sourire lascif. Car quoi qu’il en soit, quelque chose avait changé en lui. Elle pouvait presque palper la tension installée entre eux depuis le début et qui était passée de sens unique à double sens. Ce qu’il lui déclara ensuite ne fit qu’attiser encore plus son désir. Ce n’était pas une promesse, mais déjà un peut-être, c’était plus que suffisant. Les membres de la jeune femme étaient maintenant agités de tremblements, et, si elle n’avait été retenue par des chaînes, elle se serait sûrement trouvée incapable de se tenir droite.

- Qu… quoi ? marmonna-t-elle, interdite.

Il voulait une preuve qu’il pourrait s’en sortir sans risques… Encore une fois, Lily fut prise d’une envie de rire. Que pouvait-elle faire ? Elle était impuissante. Et s’il entendait par là qu’elle lui donne en échange des informations sur la Schya, il pouvait toujours se brosser. Elle avait encore une once de raison à sa disposition. Oui, malgré tout, elle se disait encore qu’elle préférait crever ou souffrir le martyr plutôt que de trahir les siens. Parce que peut-être qu’au fond, elle se doutait que la Schya saurait trouver quelque chose à la hauteur de sa trahison si jamais elle craquait… Peut-être même, s’ils se trouvaient au courant de ce que William Stryker lui avait fait subir, lui feraient-ils subir la même chose. Alors, non. Jamais.

Elle serra les dents. Que pouvait-elle faire ? Rien. A nouveau, la rage mêlée au désir monta en elle comme une éruption au cœur d’un volcan. Elle se tendait de toutes ses forces vers William dans l’espoir de l’atteindre, de le toucher, mais il était trop loin encore. Mais, finalement, se débattant de toutes ses forces de tigresse enragée, il se trouva que Lily réussit à disloquer une de ses chaînes du mur, libérant son bras gauche. Elle resta quelques secondes interdites, à regarder son bras pendre le long de son corps, puis releva les yeux pour croiser le regard de son ravisseur dans lequel elle se perdit à nouveau, en poussant un soupire impatient et lascif. Ce faisant, elle donna un violent coup de pied et arracha la chaîne qui retenait sa jambe droite. Un sourire étira ses lèvres. Etait-ce un effet indésirable de la substance démoniaque, ou bien de l’ampleur de son désir ? Quoiqu’il en soit, il semblait que sa force physique se trouvait décuplée comme ses sens. Elle se découvrait en mesure de renverser la situation.

Elle fit légèrement ondoyer la chaîne qui pendant à son poignet gauche, faisant cliqueter le métal sur le sol.

- J’ai rien à prouver… On dirait que tu sais déjà tout de moi… ou pas ?

Elle libéra sa jambe gauche. Elle n’était plus retenue au mur que par son bras droit qui lui, semblait résister. Peut-être parce que la chaîne était plus épaisse ou mieux ancrée au mur… ou peut-être parce que Lily ne voulait pas se libérer totalement. Peut-être était-ce là la preuve que William attendait.

- Sale fou ! Tu m’as rendu folle comme toi, alors maintenant, assume, ou je te crèverais,
susurra-t-elle d’une voix rauque où se laissait clairement transparaître ce mélange de rage et de désir qui l’habitait depuis le début de sa torture.


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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 6:58

Et William se contenta de rire. D’un rire qui en disait long sur ce qu’il pensait des paroles de Lily. Et pas besoin d’un dessin pour comprendre que sa menace, il ne la prenait pas mais alors là pas du tout au sérieux. Oui, elle pourrait le tuer facilement mais il savait très bien qu’elle ne le ferait pas. Lui mort, point de cure pour la tueuse. Ou alors les scientifiques de la Schya devraient trouver des trésors d’ingéniosité pour venir à bout de son travail. Des mois de travail pour être plus exact.

« Lily, tigresse de la Schya… Derrière cette porte que se trouve derrière moi il y a au bas mot une demi-douzaine de gardes. Oh certes, cette pièce est isolée et insonorisée Mais reste et demeure que je ne suis pas dépourvu de moyens d’appeler des renforts. Et si je les appelle, eux te tueront sans hésiter. Parce que c’est là les ordres que moi je leur donne en cas de pépin. Mais… Toutefois… Peut-être que je n’aurai pas besoin de faire appel à eux tu ne crois pas? On dit que dans la mort toutes les questions trouvent une réponse, ce serait un service à me rendre non? »

Il combla la distance qui le séparait de la tueuse et il l’embrassa de nouveau. Un long baiser langoureux, sensuel, qui laisserait la tueuse pantelante et en redemandant. Tant pis si le tout se terminait par son trépas. Dans sa vie, William avait toujours flirté avec ce qui était hors norme et ce n’était pas demain la veille qu’il changerait de modus operandi. Le pouvoir était à la base de toutes ses relations et quelque chose lui disait que la demoiselle Roverandom désirait exactement la même chose. Le baiser terminé, il se recula de trois pas. Si la tueuse voulait vraiment passer aux actes, elle devrait finir de se détacher seule. Ensuite, seulement ensuite il lui donnerait ce qu’elle désirait, s’il jugeait qu’elle s’en montrait… Digne. Le bourreau qui tombait en amour avec sa captive, d’une certaine manière… Voilà de quoi pimenter l’existence déjà peu orthodoxe d’un des pires représentants de l’espèce humaine…

« Tu me veux Lily? Viens me chercher. Tarde trop et tu sais que c’est la mort qui t’attendras. Je sors gagnant et en force sur tous les tableaux… Parce que c’est ainsi que vont les choses. Je gagne, les autres perdent. Rarement, les deux partis sont gagnants. Et toi, dans quelle catégorie te situeras-tu dis moi? »

Et faisant le contraire de ce qu’il disait, au lieu de s’éloigner davantage, il se rapprocha de nouveau de la tueuse à gage posant ses lèvres non pas sur les lèvres de la jeune femme mais sur son sein, recommençant son lent jeu de torture, suçant et mordillant le mamelon, passant sa langue sur le globe de chair, faisant grimper encore d’un cran le désir qui Lily consumait mais pas suffisamment pour être pleinement satisfaisant avant de laisser sa main errer au niveau du bas ventre de sa captive, un geste plein de promesses et de se détacher d’elle à nouveau et d’aller s’accoter contre le mur près de la porte, un sourire sur les lèvres.

"Ce qu'il y a de merveilleux avec cette substance Lily... C'est que nous en sortirons tous deux gagnants. Toi pour ce qu'elle te procures, moi avec les résultats de son pontentiel... Car il y a tout un rayon que tu ne connais pas sur ce produit merveilleux. Et que je suis prêt à te faire découvrir..."
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 22:40

Il ne semblait aucunement impressionné des menaces de Lily et cela la frustrait d’autant plus. Elle n’était pas folle, elle se doutait bien qu’elle courait à sa perte si jamais elle tentait quoi que ce soit contre lui mais… elle ne supportait pas d’être ainsi soumise à cet homme. Maintenant qu’il semblait lui promettre des contrées plus favorables, elle aspirait à sa propre part de pouvoir sur la situation, et lui semblait même l’inviter à se libérer pour obtenir ce qu’elle voulait. Bien sûr, elle ne le tuerait pas, mais elle voulait lui faire comprendre qu’elle n’était pas la première venue, et que ce n’était pas parce qu’elle mourrait de désir pour lui qu’elle n’en gardait pas moins sa fierté. Elle était une tueuse, une tigresse, pas un agneau, et elle allait lui montrer.

Mais il ne lui facilitait pas la tâche, continuant d’attiser sa flamme de façon de plus en plus poussée. Lily ne savait trop quoi en penser, mais il lui semblait que William lui-même commençait à avoir du mal à résister et n’attendait plus qu’elle se décide à briser la dernière chaîne qui la retenait. Cette pensée lui arracha un sourire, qui se fondit en un rictus alors que les lèvres de l’objet de ses désirs s’attaquaient à son sein. Sa main libre vint se crisper dans le dos de William. S’il n’eut été protégé par ses vêtements, il en aurait été quitte pour une profonde griffure dans le dos. Il la narguait, l’attisait. Et il laissait entendre qu’elle était seule à désirer, et que c’était à elle seule de venir à lui. Que c’était lui qui était gagnant dans tous les cas. Cela sonnait faux. Et d’ailleurs, il ne cessait de se contredire, d’une certaine façon : s’éloignant, puis revenant vers elle, l’invitant à se soumettre, mais à se libérer…

- Sale fou ! répéta-t-elle, susurrant ces mots dans un souffle à peine audible.

Puis elle brisa la dernière chaîne qui la retenait prisonnière, dans un geste si violent qu’elle faillit venir heurter William alors qu’elle ramenait sa main désormais libre sur l’épaule de l’homme. Elle avait maintenant quartier libre pour se coller contre lui. Le contact de ses vêtements sur sa peau nue était une délicieuse mais frustrante caresse, toujours amplifiée par la diabolique substance qui circulait dans ses veines. Ses doigts se crispaient sur chaque parcelle de vêtements qu’ils rencontraient, comme s’ils voulaient les arracher ou les déchirer. Mais elle ne s’abaisserait pas à une telle chose. Même si elle était désormais contrôlée à quatre-vingt dix pour cent par ses sens, il restait bien dix pour cent qui lui disaient de garder sa dignité et de ne pas se transformer en un animal en chaleur.

Bien sûr, elle le voulait. Elle crevait de désir pour lui. Mais quelque chose en elle lui disait de ne pas céder. Ce n’était pas sain. C’était tout simplement répugnant. Ce qu’elle ressentait, elle le ressentait à cause de cette drogue. Elle le savait. Et cela la dégoûtait. Mais même sans ce produit, elle l’aurait voulu. A cause du pouvoir qu’il dégageait. C’était un homme puissant et ingénieux. Un génie du crime, du côté de la loi. Comment aurait-elle pu ne pas le vouloir ? Mais elle le voulait en toute lucidité. Et pourtant, elle se sentait sur le point de craquer et, après tout, que pouvait-elle faire ? Elle était en son pouvoir…

Elle enfouit sa tête dans son cou et entreprit de l’embrasser et de le mordiller, menaçant d’y laisser des marques, pendant que ses mains s’aventuraient plus en aval. Ses doigts rencontrèrent la ceinture de William et s’y attardèrent quelques secondes avant de continuer leur course vers le bas. Ce faisant, ils rencontrèrent une bosse. Ce qui n’aurait rien eu d’étonnant si elle n’avait été placée… à l’arrière. Les réflexes de tueuse de Lily se mirent à cogiter à toute allure. C’était maintenant qu’elle devait choisir : laisser libre cours à ses pulsions et mettre fin à sa torture, ou bien continuer à souffrir mais tenter de retrouver un peu de dignité… quitte à risquer sa vie.

Solution numéro deux : elle s’empara du couteau qui se trouvait dans la poche arrière de William et le porta à la gorge de l’homme alors qu’elle plongeait un regard noir dans ses yeux.

Le temps semblait s’être mis en suspend. Lily brûlait toujours, mais l’exaltation de se retrouver soudain en possession d’une arme l’animait d’un profond sentiment de violence et de préservation qui se mettait presque au même niveau que son désir qui la consumait. Elle le voulait toujours… mais pas ainsi. Elle voulait imposer ses conditions. Ou tout du moins le tenter.

- Tu vas m’enlever ces chaînes, susurra-t-elle avec autorité mais également avec sensualité, d'une voix tremblante et de désir et de rage. Et tu vas me rendre mes vêtements. Et bien sûr, tu vas neutraliser ta saloperie. Je m’en contre fous que ton produit puisse me faire voir monts et merveilles. Tu ne m’auras pas comme ça. Tu peux m’avoir, mais dans les règles de l’art. Je préfère encore crever que d’être cette espèce de sale chienne en chaleur que tu m’as fais devenir.Je suis peut-être folle de désir... mais pas folle tout court. Tu voulais tester ma résistance ? Alors, qu'en penses-tu ?

Jamais elle n'aurait été capable d'une telle tirade, ainsi tiraillée par le désir qui la rongeait, si elle n'avait été en possession de ce couteau salvateur... Elle bénissait cette opportunité, qui la faisait se sentir à nouveau plus humaine et plus digne, et elle tremblait à l'idée qu'il puisse à nouveau prendre le dessus et faire d'elle une esclave de ses pulsions.


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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Sam 8 Nov - 23:07

« Bien, très bien même, j’attendais qu’on en arrive là. Le meilleur morceau de l’affaire, quand le bourreau se retrouve sur la mince ligne qui sépare vie de trépas… Que c’est exaltant… Tu as mis plus de temps que prévu mais moins que je le supposais initialement… Mais tu le sais… Je suis fou. Je pourrais donc choisir la mort tu ne crois pas? Et te laisser à ton triste sort sans aucun échappatoire, au cœur de mon repaire donc territoire hostile pour toi… »

Pour montrer jusqu’à quels retranchement cette folie pouvait l’amener, il avança volontairement son cou, s’entaillant légèrement de ce fait, le sang perlant tranquillement de la coupure ainsi occasionnée. Devant la réaction de stupeur de la tueuse, il en profita pour poser une main étonnamment douce, ayant retiré ses gants, sur son bras armé, la forçant à libérer sa gorge, écartant l’arme de son cou dans un geste qui n’avait rien d’hostile ou de menaçant. Oh oui, il allait se prêter au jeu et accéder à ses demandes. Cette femme était un monument de ténacité et cela venait le chercher profondément en lui, d’une façon qu’aucune torture ou souffrance qu’il pouvait infliger ne pouvait lui procurer… Ses lèvres allèrent retrouver celle de la tueuse tandis que de la main qui ne retenait pas le bras de la tueuse il alla chercher la clé des chaînes dans la poche de son vêtement. Le reste se passa d’une façon à laquelle la tueuse ne devait pas s’attendre car non seulement il la détacha mais en plus il resta ainsi collé à elle la couvrant de baisers sur toute la surface du devant de son corps pendant qu’il s’affairait à la libérer. Était-ce le bruit du couteau percutant le sol qu’il entendit? Manifestement oui car l’arme se retrouva à portée de main. Au lieu de sen servir pour ramener la situation à son avantage, il s’en servit pour poignarder un petit radio émetteur, son seul lien avec ses gardes et il jeta le tout à l’autre bout de la pièce, reprenant les baisers et les caresses intimes dans un style que jamais on aurait pu attendre d’un tel monstre. Il la poussa jusqu’à une table où les vêtements de la tueuse et un verre remplit d’un liquide transparent l’attendait. Sa salvation se trouvait là et dès que Lily fut devant, William se détacha d’elle. Et bien sûr il reprit la parole.

« Je vais te confier quelque chose. Ce que tu avais dans le sang… Ne faisait qu’augmenter tes sens. Tes perceptions. Le désir, la passion, les sentiments… Rien de tout cela n’est dû au vaccin. Ou alors tu serais l’exception à la règle. On dirait qu’il y a plus à ma personne que ce que tu daignes bien me dire, me tromperais-je? Et petite constatation à part, moi j'aurais dit chatte et non chienne en chaleur... »

Il la regarda ensuite longuement, elle, dans toute la gloire de sa nudité, lui encore habillé, blessé et le regard contenant sa flamme bien visible de désir. Oh oui il la désirait et quand elle lui avait hurlé de la prendre quelques minutes plus tôt, il avait bataillé ferme pour ne pas céder au plaisir, au désir… Il entreprit de se dévêtir, lentement, se mettant à égalité avec la tueuse. Désormais libre de l’emprise du poison, ils étaient tout deux à armes égales et ce que tout deux désirait était maintenant chose plus que possible.

« Maintenant que vas-tu faire? Te revoilà en pleine possession de tes moyens, avec pour seule arme ton corps. Vas-tu chercher à te venger ou vas-tu faire ce que tu laisse miroiter depuis tout à l’heure? Je pense avoir fait ma part des choses, à toi de faire la tienne. »
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Mer 17 Déc - 23:30

Cet homme avait vraiment le don de mettre Lily dans un état auquel elle n’était pas du tout habituée : non seulement consumée de désir, elle qui était normalement plutôt posée, mais également désorientée, alors qu’elle était quelqu’un qui avait toujours un contrôle exemplaire sur sa personne. Cela la mettait hors d’elle, de ne pouvoir ainsi se contrôler… Mais elle reconnaissait que cela aurait pu être pire. Elle aurait pu abandonner dès le début, et, au contraire, elle était maintenant en train de reprendre le dessus. Mais voilà qu’il lui annonçait que, en quelques sortes, il avait prévu, attendu ceci… Encore manipulée ? Non, elle ne pouvait s’y résoudre.

Mais il avait un pouvoir considérable sur elle. Il la rendait complètement folle, même lorsqu’il ne la touchait pas. Elle mettait cela sur le compte de ses sens surnaturellement exaltés, elle ne voulait pas croire que cela puisse être dû à quoi que ce soit d’autre, quoi que cet homme digne de sa Némésis puisse lui en dire. Et pourtant, cette attirance qu’elle avait pour le pouvoir, elle la connaissait bien… C’était pour cela qu’elle était tombée pour Syl, et qu’elle se sentait tomber pour le nouveau boss de la Schya, et qu’elle tombait désormais pour cet être abject… Lily était une femme de pouvoir, une dominatrice, mais, attirée par le pouvoir comme un papillon par la lumière et qui vient s’y brûler les ailes, elle en devenait presque masochiste.

Perdue dans ses pensées, essayant de reprendre possession de sa raison, elle se retrouva presque sans s’en rendre compte désarmée, mais libérée par un geste inattendu de son bourreau. Bourreau qui maintenant se retrouvait au même niveau que Lily. Il avait neutralisé son émetteur et s’était mis à nu. Il lui tenait maintenant un discours qui la remplissait toujours plus de rage. Le désir n’était pas provoquer par le sérum ? Mais les effets sur son corps l’étaient, et c’étaient ces mêmes effets qui déclenchaient en elle le désir… Mais elle devait bien s’avouer que c’était plus compliqué que cela.

Quoiqu’il en soit, quelque chose en son désir s’était brisé. Ce qu’avait fait William était bien en-dessous de ce qu’elle attendait de la part d’un homme de pouvoir. C’était pour elle une marque de faiblesse, et ainsi, elle pouvait sentir la rage et la raison reprendre le dessus sur son désir. Pourtant, elle ne pouvait effacer tout son désir, et elle mourrait toujours d’envie de laisser libre cours à ses pulsions. Mais cette démonstration de faiblesse avait refroidi ses ardeurs, et elle se sentait reprendre possession de sa volonté qui saurait aller au-delà des simples pulsions animales.

D’un geste qui se voulait décidé mais qui laissait paraître des signes d’hésitations – elle était toujours extrêmement troublée – elle s’empara de ses vêtements et s’y glissa rapidement. Le contact des étoffes la fit frissonner, étant toujours sous l’emprise des effets du sérum. Elle s’imposait cela comme épreuve. Elle aurait pu boire l’antidote avant, mais elle voulait garder sa dignité : elle s’habillait d’abord et se décontaminerait ensuite. Question d’honneur. Une fois qu’elle fut rhabillée, donc, elle se saisit de la fiole contenant l’antidote et l’avala résolument. Durant toute la procédure, elle n’avait pas posé son regard sur son bourreau, lui faisant par là comprendre à quel point elle le méprisait. Lorsqu’elle sentit son corps redevenir normal, elle poussa un soupire de soulagement. Elle était à nouveau maître d’elle-même.

Et pourtant, il restait le maître en ces lieux. Elle était désarmée. Il avait ses gardes à l’extérieur. Même sans émetteur, il lui suffisait de sortir pour leur faire appel. Elle pourrait lui régler son compte à l’intérieur même de cette pièce, mais même après, elle aurait bien du mal à se sortir de cette répugnante forteresse. Peu lui importait. Elle ne se donnerait pas à cet homme. Pas si facilement. Pas après l’humiliation qu’il lui avait faite subir. Pas si tôt…

Oui, peu lui importait.

- Tuez-moi si vous le voulez. Mais vous ne m’aurez jamais. Qu’est-ce que vous croyiez ? Qu’une vermine comme vous pouvait si facilement avoir quelqu’un comme moi ? Plutôt mourir… déclama-t-elle posément.


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William Stryker
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MessageSujet: Re: Another John Doe [PV]   Jeu 18 Déc - 1:06

« Quelqu’un comme toi? HAHAHAHAHA! Tu n’Es qu’une femme qui aime le pouvoir au service d’autres gens plus haut placés qu’elle. Un pion sur un échiquier que tu ne contrôles pas. C’est quand même une simple vermine qui t’as fais tombé entre ses griffes et si je l’avais vraiment désiré, je t’aurais brisé à coup de drogues, faisant de toi un vulgaire jouet. Mais je n’ai pas besoin de drogues pour te plier à ma volonté. Regarde toi. Les sentiments sont réels je te l’ai dit. Cela n’a rien à voir avec mes artifices de chimie. La belle qui s’éprend de la bête? On croirait vor un vieux film du vingtième siècle! »

Le policier fou la regarda avec un amusement non dissimulé. Il ouvrit ensuite la porte de la salle avant de s’adresser à des gens au dehors et de repasser la tête à l’intérieur, en regardant la tueuse droit dans les yeux. Une lueur malsaine brillait dans son regard.

« Alors madame je suis au dessus de tout le monde… Voyons de quoi tu es capable. Tu as cinq minutes pour foutre le camp de cet endroit. Après quoi… Chaque garde de cet endroit va te courir après. Mieux encore, chaque flic du commissariat le plus proche va se déplacer pour t’épingler. On va voir ce que la grande Lily Roverandom et sa grande gueule valent en situation réelle. Tu peux bien de traiter de vermine. Ce que tu dis pour moi, c’st du vent. La faiblesse ici, ce n’est pas moi qi l’ai eu. Je vis, je suis en bonne santé et moi je n’ai pas été humilié. Toi, tu as baissé ta garde, tu t’es fais prendre par plus malin que toi et ta fierté mal placée en a prit un bon coup. Soit sans craintes… Ta revanche, tu l’auras. Tu ne voudrais pas laisser les choses dans cet état non? Mais ce ne seras pas pour ce soir. Au fait… Il te reste quatre minutes dix maintenant. »

Souriant, le policier corrompu la regarda droit dans les yeux et il la regarda longuement, se délectant de sa haine et des autres sentiments qui habitaient le regard de l’espionne. Il la regarda quitter la pièce et se tourna vers un de ses gardes, dès qu’il fut sûr que la demoiselle était hors de portée d’écoute.

« Laissez la filer, ce n’est pas une grande chose que de rattraper un gibier condamné. Je veux qu’elle médite sur son échec, sur sa faute et qu’elle me le rende au centuple. Je veux me délecter de sa haine encore un peu. Je veux savourer ce que je viens d’accomplir. Je retourne à mon bureau : ne me dérangez sous aucun prétexte. »

William Stryker s’en retourna donc dans son bureau, escorté par ses gardes, un large sourire aux lèvres. Cruelle Lily, elle lui avait fait des avances, il avait pu voir toute son anatomie mais n’en avait pas profité… Bah qu’importe. Il ferait kidnapper une femme et il passerait la nuit avec, ce n’était pas comme si cette femme était unique. LE sexe, ce n’était pas ce qu’il manquait à Ataxia.

Au fond de lui-même, William savait qu’il avait tort. Il se cherchait une excuse, un prétexte. Des femmes comme Roverandom, il n’y en avait pas deux. Et la prochaine fois… Il aurait la chance de profiter pleinement de son corps athlétique, de cette femme ambitieuse et assoiffée de pouvoir.


« La partie ne fait que commencer, Roveranndom. Oh oui… Que commencer, rien n’est encore terminé, et ce n’Est pas prêt de l’être… »
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