Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"

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Elias Andersen
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MessageSujet: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Lun 21 Juil - 8:28

Quelques temps après son escapade désastreuse au vernissage d’Austricelli, et après avoir vidé une bonne demi-bouteille Whisky, il avait été porter une lettre, dans un casier postal anonyme du quartier des docks. C’était là son point de chute, là où il pouvait entrer en communication avec Diacryon. Sur le petit bout de papier déchiré, on pouvait lire.
Citation :

« Salut bébé,

J’ai salement besoin de réconfort. Rejoins-moi à la chambre 327, de l’hôtel Lafrance, à 1 heure du matin. N’oublie pas le truc trop sexy que t’as ramené de Tahiti.

E.A. »

Pour la crédibilité de son personnage, il se devait d’écrire de manière relativement codée. Il ne connaissait pas la psychologue de la Diacryon, et espérait qu’elle saurait comprendre qu’il souhaitait vraiment une consultation. Cependant, si jamais quelqu’un interceptait la note, il n’y verrait qu’une simple invitation douteuse à la luxure; ce qui cadrait bien avec le statut et l’image qu’Elias souhaitait projeter.

Il souhaitait éviter autant que possible de visiter le QG de son organisation, non seulement pour se protéger, lui, mais pour protéger Diacryon elle-même. Il frayait suffisamment avec les différentes factions criminelles pour prendre autant de précaution que possible. En temps normal, il aurait tout de même pris ses dispositions pour s’y rendre sans éveiller de soupçon : toutefois, avec sa récente rencontre avec une tueuse qui connaissait maintenant son nom d’emprunt, il ne pouvait être certain qu’il n’était pas sou filature. D’où le choix de l’Hôtel de la mère Lafrance, qu’il fréquentait avec une certaine assiduité.

Malgré son nom complètement atroce, il s’agissait de l’établissement de choix pour s’adonner aux plaisirs illicites de la chair. Du moins, dans le quartier un peu miteux des docks. Il connaissait d’ailleurs assez bien la propriétaire des lieux, la « mère Lafrance », avec laquelle il avait justement partagé cette bouteille de Whisky, et il l’avait gagnée à son camp. Si jamais un étranger se pointait, ou si quelqu’un posait des questions à son sujet et qu’il ne payait pas très bien, elle l’avertirait. C’était donc l’endroit dans lequel il avait le plus confiance pour le moment.

La clientèle y était cependant…particulière… Racaille de passage cherchant un bonheur d’une nuit, femmes aussi vêtue que vertueuse disposées à leur procurer ce bonheur, quelques hommes d’affaires en habits anonymes, et quelques plus gros poissons. S’étirant sur cinq étages, il était également le seul établissement du coin à offrir plus de 8 décorum différents, et de garantir des draps complètement immaculé enter chaque clients…En plus de proposer des tarifs à la demi-heure, et une carte privilège pour les membres réguliers. La classe de l’indécent, en bref.

Il arriva une bonne demi-heure à l’avance, vêtue d’une chemise blanche ouverte sur son torse découpé au couteau et la petite croix dorée qui ceignait son cou, au bout d’une chaîne invisible. Il discuta de tout et de rien avec la tenancière, avant de lui mentionner qu’il attendait une nouvelle ce soir. La jolie brunette au physique aussi artificiel qu’avantageux lui promit de bien s’en occuper, l’embrassa goulûment sur la bouche (la prime de la carte privilège mentionnée plus haut) et lui remit les clés de sa chambre.

Saluant au passage quelques amis, et amies, il monta au troisième étage, et pénétra dans sa chambre. Il avait choisi de ne pas y aller trop hard sur sa pauvre psychologue, qui sera déjà amplement marqué par cette première rencontre de toute façon, et avait choisi la chambre « Plage passionnelle ». En plein centre de la pièce se trouvait un lit à la couette et aux draps mimant uniquement l’apparence du sable blanc, encadré à chaque coin d’un lampion double diffusant encens et lumière. Le tout était ceinturé d’une piscine circulaire creuse d’un mètre emplit d’une eau turquoise, au-dessus de laquelle une passerelle en osier permettait de se rendre à l’îlot nuptial sans se mouiller. Vraiment la classe de l’indécent…

Il laissa la porte de la chambre non fermée, vérifia le Desert Eagle dans son dos, puis sortit un mini-disque de sa poche et l’inséra de le lecteur, dans un des coins de la pièce. Il coupa la lumière, ferma le rideau, alluma les lampions, et alla se poster contre le mur opposé à la porte d’entrée, presque dissimulé par la pénombre.

Ne restait plus qu’à attendre sa psychologue…
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Jayanti Keo
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Lun 21 Juil - 13:47

Un peu plus tôt dans la soirée, Jayanti avait reçu un message pour le moins étrange. Elle s'apprétait à jeter le bout de papier, quand en le touchant, une vision l'avait assaillie. Ce n'était pas une vision très révélatrice, elle n'avait vu que l'intérieur de la chambre en question. Cela dit, son intuition lui dit que ce pouvait être quelque chose d'important, et demanda conseil à son supérieur direct. N'ayant pas l'habitude de ce genre de pratique, il lui apprit que c'était un code, et qu'elle devait donc ce rendre à cet endroit à l'heure prévue.

De retour dans son appartement pour se changer en vitesse, elle poussa un long soupir, si sans compter ses nombreuses consultations dans la journée, elle devait encore en donner en pleine nuit, et en dehors de la Diacryon qui plus est, elle allait demander une compensation, et certainement pas une petite.
Elle enfila une veste, histoire de ne pas prendre froid dans la fraîcheur de la nuit, par dessus sa longue tunique colorée, qui soit dit en passant ne lui donnait pas du tout l'air d'une psychologue, mais ça c'était à son habitude, et sortit de la Diacryon direction les docks.

Se retrouvant devant l'hotel ou avait lieu sa consultation, elle ne pût s'empêcher de se demander ce qu'elle faisait là. Elle pénétra dans l'établissement et comme le ne savait pas très bien ce qu'elle devait faire exactement, elle se dirigea vers l'accueil, et s'annonça plus ou moins, en faisant bien attention à ne pas toucher quoi que ce soit, Jayanti n'avait pas la moindre envie d'avoir des visions provenant des personnes qui traînaient dans cet endroit.
La personne qui s'occupait de l'acceuil lui indiqua très sommairement le chemin.

Jayanti se glissa dans les couloirs tout en faisant toujours bien attention de rien toucher, ni même personne, étant donné le monde qui s'y trouvait. Quelques commentaires à son intention fusèrent, mais elle n'y fit pas attention.
Une fois arrivée à la porte du numéro 327, elle frappa, et attendit. Pas réponse, elle entreprit donc d'ouvrir la porte, celle-ci n'étant pas verrouillée, pas de difficultés.

L'intérieur de la chambre ressemblait exactement à ce qu'elle avait vu dans sa vision, la piscine, le lit...
Une odeur familière lui piqua les narines, de l'encens, quelle drôle d'idée, enfin il est vrai que les gens qui n'y connaissaient rien trouvaient ça relaxant.
Un peu réticente, elle se décida finalement à entrer et referma la porte derrère elle. Dans l'obscurité qui reignait dans la pièce, elle ne remarqua pas tout de suite qu'il y avait quelqu'un même si elle ressentait bien une présence, et elle sursauta légèrement, quand elle la remarqua, mais fit comme si de rien n'était.

Elle resta plantée près de la porte, mais se présenta tout de même :


- Je suis le docteur Keo, vous aviez besoin de mes services si je ne me trompe pas.

Jayanti fut surprise, malgré l'inquiètude qu'elle avait pût ressentir en se rendant ici, rien dans sa voix ne l'indiquait, elle était comme à son habitude, ferme mais mélodieuse.
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Elias Andersen
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Mar 22 Juil - 8:19

Toujours dissimulé dans les ténèbres, Elias regardait, ou plutôt, contemplait, le curieux spécimen qui devait lui servir de psychologue. Une superbe jeune femme, probablement originaire de quelque part en Asie du sud-est, dont le teint de la peau exsudait la sensualité par cet éclairage tamisé. Sa voix était tout aussi suave que le parfum qu’elle dégageait, en plus d’être franchement apaisante. La Diacryon avait bien choisi la psychologue qui allait devoir s’occuper de son cas! Surtout pour l’envoyer en cet endroit. N’eut été de sa veste et de sa tunique un tantinet pas suffisamment révélatrice, il était convaincu que la mère Lafrance l’aurait recruté sans aucune hésitation.

Il s’apprêtait à initier la conversation, pour s’assurer qu’elle était bien celle qu’il attendait. Il la trouvait un peu trop mignonne pour que ce soit crédible… Mais elle le devança et se présenta comme la Dr Keo. Aucun doute, c’était celle qu’il attendait, même si elle avait été un peu naïve de s’identifier aussi rapidement. Après tout, comment savait-elle qu’il était bel et bien l’agent Andersen, de la Diacryon ? Il allait devoir lui en glisser un mot…pour leur sécurité à tout deux.

Il s’avança dans la lumière, un doigt sur les lèvres pour lui intimer le silence. Avec un sourire, il lui désigna le lit d’une main, avant de se diriger vers le lecteur de mini-disque et de le mettre en fonction. Aucun son n’en jaillit, tandis qu’il s’approchait de la docteure, qui semblait quelque peu tendue. Forcément, traîner à 1h du matin dans un endroit comme celui-ci ne devait pas faire partie de ses habitudes de vie. Dans un murmure, il lui souffla


« Très joli choix vestimentaire. Il vous met en valeur. Puis-je vous débarrasser de votre veste ? Vous serez plus à l’aise»

Il finit par venir s’asseoir à côté de la docteure Keo, sans toutefois pénétrer sa bulle. Au même moment, un léger gémissement féminin se fit entendre par les différents haut-parleurs, et encore, suivant un rythme lent et sensuel. Bien que quelque peu…déconcertant, c’était le meilleur moyen qu’il avait trouvé de brouiller toute tentative d’espionnage auditif. Toujours d’une voix extrêmement basse, afin d’êter couvert par les bruits explicites, il poursuivit

« Désolé de ce petit manège, docteure Keo. Rassurez-vous, malgré les apparences, je n’ai nullement l’intention de vous violer… Je suis bien Elias, l’homme que vous deviez rencontrer. Je vous suis très reconnaissant que vous ayez accepté de vous déplacer à cette heure et en cet endroit. Je ne suis pas sûr d’être « clean », alors je ne pouvais pas me permettre de compromettre la maison. »

Les gémissements se faisaient maintenant de plus en plus sonores et soutenus, et Elias pouvait maintenant hausser un peu plus la voix

« Ceci dit, vous devriez être plus prudente lorsque vous sortez de l’enceinte. Cela aurait très bien pu être un piège. »

Il la fixa dans les yeux quelques moments, avant de poursuivre. Dans son métier, il était primordial de savoir à qui l’on faisait affaire, et Elias excellait particulièrement dans l’observation de la physionomie des gens avec qui il interagissait. C’était pour une lui une façon plus sûre que les mots de faire connaissance. Et bon, considérant l’ambiance, son esprit se mettait rapidement à divaguer…

« La prochaine fois, pensez à emporter un brouilleur de micro. Je suppose que vous trouverez ça un peu moins déstabilisant…

Alors, comment on fonctionne ? Qu’elle est votre procédure ? »


Bien qu’il avait rencontré de nombreux spécialistes chargé de contrôler son état mental au cours de la progression de ses différentes missions d’infiltration, pour s’assurer qu’il n’était pas en train de craquer, chacun semblait avoir ses propres méthodes, et il préférait s’informer avant de déballer son sac.
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Jayanti Keo
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Mer 23 Juil - 0:46

Si elle avait sût que cette personne était en train de la comparer aux prostituées de cet établissement, même si à la base c'était un compliment par rapport à son physique, Jayanti l'aurait très mal pris. Mais heureusement pour elle, elle ne lisait pas les pensées des autres, et était donc à des kilomètres de se douter de quoi que ce soit.

Il s'avança, un doigt sur les lèvres, lui signalant ainsi une première gaffe, décidément, c'était mal partit. Elle le dévisagea un instant, mais elle ne nota rien qui aurait pût lui indiquer quelque chose sur sa personnalité, excepté son air bienveillant, mais comme tout le monde le sait, l'air ne fait pas la chanson.

Petit compliment sur sa tenue vestimentaire, elle chuchota un bref
"merci", et retira sa veste, comme il le lui avait proposé, mais hésita longuement à aller s'asseoir sur le lit, l'ambiance règnant dans la pièce la mettant légèrement mal à l'aise. Cela dit, après quelques minutes, elle se décida enfin à s'asseoir, elle n'allait quand même pas rester debout si la consultation s'éternisait.

Le jeune homme prit place à ses côtés tout en gardant une distance respectueuse, ce qui la rassurait déjà un peu. Mais juste à ce moment là, un gémissement plus qu'évocateur retentit, ce qui la rendit encore plus mal à l'aise qu'au départ. Cependant, elle essaya de faire abstraction de tout ça, elle se devait d'être disponible en tant que bonne psychologue, elle ne s'était quand même pas déplacée pour rien.

Il s'excusa alors de cette mise en scène pour le moins grotesque, mais probablement efficace, et la rassura sur le fait qu'il n'allait pas la violer, ce qui la fit sourire malgré elle, et qu'il était Elias, la personne qu'elle devait rencontrer. Il la remercia aussi de s'être déplacée, ce à quoi elle répondit par un hochement de tête, et lui en expliqua plus ou moins la raison, ce à quoi elle répondit par simple politesse :

- Bien sûr, je comprends bien.

Après quoi il la réprimenda gentiment de s'être présentée directement, qu'elle aurait pût courir un risque. Elle aurait très bien pût lui répondre que si il y avait eu une présence hostile dans cette chambre, elle l'aurait ressentie au moment même ou elle avait posé la main sur la poignée de porte, et aurait donc trouvé une tactique quelconque, mais elle n'avait pas envie d'évoquer cela, c'est pourquoi elle se contenta de répondre :

- Vous avez raison, c'est que je n'ai pas l'habitude de travailler en dehors de l'enceinte, je ferais plus attention la prochaine fois.

Il la fixa un moment, ce qui, contre toute attente, ne la dérangeait pas spécialement, elle en avait prit l'habitude, à la longue de se sentir sans cesse observée, et comme elle avait totalement fait abstraction des gémissements qu'émettaient le disque, elle se sentait mieux avec l'environnement qui l'entourait.

Elias lui demanda comment elle souhaitait commencer. Elle n'avait pas de technique spéciale, cela variait en fonction du patient. N'ayant aucune connaissance de son patient actuel, elle décida d'opter pour la façon la plus simple.


- Je vous écoute, racontez-moi ce que vous avez à me raconter, et on en discute après.
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Elias Andersen
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Mer 23 Juil - 2:23

Sa psychologue avait vraiment les nerfs solides. Il avait bien constaté son trouble initial, et son hésitation à aller s’asseoir. L’inverse aurait cependant été inquiétant quant à ses mœurs… Mais dès leurs premiers échanges, elle semblait avoir repris un contrôle parfait d’elle-même, le regardant avec une expression avenante et attentionnée, sans broncher, répondant des phrases courtes et dociles de sa voix suave et apaisante. Elle ne laissait strictement rien transparaître de ce qui lui traversait l’esprit, et semblait même plus affectée par les cris de jouissances qui continuaient de s’élever. Elle était vraiment dans une classe à part…mais elle faisait partie de la Diacryon, après tout. Et il comprenait déjà mieux pourquoi.

Pour un peu, il aurait été tenté de la tester, de voir jusqu’où se rendait les limites de son « self-control ». Elias possédait un certain don pour déstabiliser les gens. Cependant, en ce moment et malgré la mine joyeuse qu’il affichait, c’était vrai qu’il avait besoin d’assistance, de pouvoir se vider l’âme à l’oreille d’une personne sûre en qui il pouvait avoir confiance. Cela pouvait paraître bénin, mais dans sa situation, c’était un luxe qu’il ne pouvait se payer qu’en de très rares occasions.

Il hocha la tête suite à l’invitation du Dr. Kéo de déballer son sac, et délaissa le lit pour venir s’asseoir sur la passerelle, face à elle. Être assis sur un lit en face d’une femme lui inspira des conversations toutes autres que celle qu’il désirait avoir ce soir.

La regardant dans les yeux, il commença à se vider l’âme, son visage s’animant en même temps que son sourire s’évanouissait.


« C’est une putain de ville de fous dangereux!! Ça fait quelque chose comme 4 ou 5 jours que je suis débarqué ici, et j’ai déjà assisté à 17 meurtres, dont une putain de grand-mère qui avait mis trop de temps à payer son épicerie à la caisse!! C’est franchement du n’importe quoi ! Tout le monde se promène soit avec une arme ou des gardes du corps. Je n’aurais jamais crû que ça aurait été si pire que ça. Je savais que le siège social des trois grandes sociétés du crime se trouvait ici, mais quand même, ça dépasse les bornes. »

Il marqua une courte pause, avant de poursuivre

« Le plus atroce dans l’histoire, c’est que sur les 17, il y en avait au moins une dizaine qui n’avait rien à voir avec la criminalité…et que j’aurais pratiquement pu tous les empêcher…Comment je suis sensé faire pour dormir avec ça ? Comment je peux parvenir à me mentir suffisamment pour me dire que je n’ai rien à voir avec leur mort ? Je comprends le concept de l’infiltration, de dégoter le gros poissons et de vraiment faire changer les choses avec un grand coup de filet… mais merde, le père de famille qui rentre de son deuxième emploi pour avoir de quoi payer les études de ses enfants qui se fait tabasser à mort par deux ados défoncés dans une espèce de parodie de rites initiatiques pour rentrer chez les Synnefo… La seule chose que je vois, ce sont les types comme lui qui crèvent, pas ceux que je vais éventuellement sauver parce que, aller, je vais être généreux, j’ai réussi à faire coffrer le second de la Mavros…pour la simple et bonne raison que ça sauvera personne !! Ça va juste redorer le blason des chefs de la police, les gens vont se sentir un tout petit plus en sécurité, mais ça va être la même histoire… »

Nouvelle pause, où il plongea dans le regard du docteure pour tenter d’y trouver une réponse. Il regratta légèrement de s’être aventuré sur cette voie, craignait que, le croyant instable, la Diacryon tente de se débarrasser de lui avant qu’il ne fasse une gaffe.

« Pardon…Ne leur dites pas que je vous ai dit ça, d’accord ? Je ne le pense pas réellement, au fond, et je sais que je fais ce que je dois faire. Mais c’est difficile. J’arrive à m’infiltrer, ce n’est pas un problème. J’ai déjà quelques contacts, et je commence à être connu… »

Il préféra taire le fait qu’il s’était surtout fait connaître pour avoir flinguer un vieux proxénète sénile qui torturait littéralement deux pauvres refugiées étrangères, et pour les avoir recueillies…sous sa protection, et qu’il exploitait maintenant le quartier que ce vieux malade détenait sans trop de difficulté. C’était le genre de chose qu’il ne pouvait tout simplement pas dire devant une femme…

« Par contre, ce qui me tue, c’est la vraie criminalité… C’est tellement chaud ici, avec la quantité de tueurs à gage armés et complètement sautés qui traînent à chaque coin de rue, et la tonne de mouchards, d’espions et d’agents doubles qui vendent tout le monde à n’importe qui…c’est plus qu’une jungle : c’est l’Enfer… J’ai même déjà été pris en otage en plein jour, où j’ai dû laisser couler et ne pas me défendre pour ne pas faire sauter ma couverture. Je dois tellement me méfier de tout le monde que je n’existe pratiquement plus, et je dois couper les ponts avec tout ce qui m’est véritablement cher pour ne pas que ça se fasse exploser… Comment je vais faire, docteure ? Comment je vais faire, pour demeurer vivant ? Pas de chair, mais d’âme ? »

Plongé dans ses grands yeux noisette, il attendait une réponse salvatrice…avant de se mettre à pester intérieurement contre lui-même… Par sa simple prestance, elle l’avait conduit beaucoup plus loin que là où il souhaitait allé, et que où il n’aurait pas dû aller… Pour un peu, la Diacryon l’avait peut-être choisie exactement pour ça : débusquer ceux qui oscillaient, et non les aider. Non, il se refusait à y croire… sinon, tout était perdu d’avance de toute façon.
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Jayanti Keo
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Mer 23 Juil - 3:32

Son patient, le dénommé Elias s'assit face à elle, et se mit donc à lui raconter tout ce qui le perturbait. Jayanti restait impassible, comme à son habitude, et hochait la tête de temps à autre, ce qui généralement faisait savoir à ses patients que quoi qu'ils puissent lui dire, elle restait à leur écoute.

La vie d'un agent sous couverture dans une ville comme celle-ci, était apparemment quelque chose qu'elle qualifia d'abominable, côtoyer ces damnés de criminels, assister à l'exécution d'innocents sans pouvoir faire le moindre geste pour les sauver...cela revenait également à damner son âme, bien sûr elle n'allait pas en venir à cette conclusion à voix haute, cela détruirait son patient sur place, mais c'était actuellement le cas, le poids de tout ça était en train de l'écraser.
Elle doutait pour son salut, et compatissait, mais elle ne pourrait rien, c'était son destin.

Il exprima une crainte, et demanda qu'elle ne fasse pas part de son point de vue aux boss, ce qu'elle ne ferait bien sûr pas vu que le secret médical ne le permettait pas et que de toutes façons, être médisante nuirait à son kharma, et ça il en était hors de question.
Elle le rassura donc.


- Ce que vous me dîtes, ne sortira pas d'ici, n'ayez aucunes craintes.

Un sourire énigmatique s'afficha sur son visage, elle ne savait pas comment ses patients pouvaient le prendre, parce qu'elle souriait rarement et qu'elle faisait de son mieux, mais il était destiné à rassurer.

La suite du récit n'était pas vraiment plus glorieux, mais ça n'avait rien d'étonnant, puis vint le tour de la question fatidique du comment son âme. Jayanti était bien incapable d'y répondre, elle était quasiment sûre qu'il n'y avait aucun moyen, mais c'est tout naturellement qu'elle dit :


- C'est en effet un problème épineux, mais vous faites partie des personnes qui veulent rétablir l'ordre, et si à force de vos efforts, ils y parviennent, alors ce sera en grande partie grâce à vous. Peut-être que ça prendra du temps ou pas, la situation peut peut-être s'inverser, on ne sait pas ce que nous réserve l'avenir, de plus, vous devez garder en mémoire que vous oeuvrez pour le bien, et c'est tout à votre honneur.

Sa vision des choses était tout à fait différente, et on pourrait croire que le fait de mentir ainsi aggraverait les choses pour elle, mais elle redonnait confiance aux gens, enfin du moins elle essayait, et ce n'était pas une tâche facile, et ça aussi, d'une certaine façon, c'était tout à fait honorable.
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Jeu 24 Juil - 6:36

Dès sa première pause, son intuition lui souffla que quelque chose n’allait pas, même s’il ne put identifier la source de cette impression. Plus tard, lorsqu’elle le rassura sur le caractère privé de leur entretien, il eut un second indice : le curieux sourire qu’elle lui décerna. Certes, il illuminait son délicat visage, et faisait naître une irrépressible envie de lui répondre. Cependant, en regardant un tant soit peu au-delà, il avait un quelque chose d’artificiel, comme s’il ne venait pas par suite d’une émotion ou pour communiquer quelque chose, mais plutôt comme…un outil de travail ? Ou bien un certain malaise ? Peut-être commençait-il tout simplement à fatiguer…

Il craqua lorsque, de sa voix douce et rassurante, elle lui énonça sa réponse face à ses tourments les plus profonds, à ses démons les plus tenaces, à sa mise à nue. Mais qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Il la fixa un long moment d’un air interdit, se demandant s’il avait bien entendu, et comment il devait réagir…Mal assurément…Il parvint cependant à se contenir de justesse, considérant que son propre était devait affecter sa patience, et misant sur le fait que la docteure était probablement un peu fatiguée de ce rendez-vous tardif et qui devait avoir l’air de n’importe quoi. Sa résolution prise, il choisit tout de même de faire part de son mécontentement.


« J’hallucine ou quoi ?! Tu t’es fait chier à te pointer ici au beau milieu de la nuit, dans une place de prostituée, à m’écouter débiter des trucs qui peuvent non seulement conduire à ma mort, mais me détruire complètement, et tout ce que tu trouves à me répondre, c’est le peut-être de résumé du livre de psycho qu’on m’a fait lire en rentrant des l’unité d’infiltration! Même mon livreur de journal aurait pu me la sortir celle-là! C’est du n’importe quoi…on arrivera à rien comme ça. »

Il se releva et, sans se brusquer ou montrer des signes de colère, il alla vers le lecteur de mini disque et stoppa l’enregistrement, avant de récupérer son disque. Malgré ses parles, il n’était pas fâché. Étonné de la tournure que prenaient les événements, tout simplement. Et de l’attitude de sa psychologue, beaucoup trop près de ses livres à son goût. Elle lui semblait quasiment inhumaine, en un sens : rien de ce qu’elle pourrait lui dire de cette façon ne pourrait être reçu positivement. Ceci dit, il n’en était pas à sa première coincé, et il avait confiance.

Prenant la veste de la jeune femme qu’il avait posée contre le montant du lit et la posant sur son avant-bras, il s’approcha de la porte. Il l’ouvrit et se retourna vers le lit, avant de demander, en tendant la main, paume vers le haut et avec un sourire sincère.


« Vous m’accompagnez ? La soirée est encore jeune. »

Il ne lui faisait pas facile, à la pauvre docteure : d’abord, l’inviter ici, et maintenant, ça. Un tourbillon de changements émotifs et comportementaux. Mais bon, c’était une psychologue, elle en avait vu d’autres!
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Ven 25 Juil - 1:10

Manifestement, elle s'était trompée de technique, car ce qu'elle venait de dire n'avait visiblement pas plut à son patient, qui s'emballa contre elle. Comme à son habitude, Jayanti resta stoïque, comme si rien ne l'atteignait, ce qui était aussi le cas d'ailleurs, là ou la plupart des êtres humains auraient peur ou bien s'énerveraient, elle restait impassible, presque comme si elle n'écoutait même pas ce qu'on lui disait, alors qu'elle écoutait bien, mais la colère des autres glissait sur elle.

Ainsi il ne voulait pas une analyse pûrement médicale, mais alors qu'est-ce qu'il voulait exactement? Une analyse plus humaine? Peut-être aurait-il aimé entendre ce qu'elle en pensait vraiment, or ça il n'en était pas question, pour la simple et bonne raison qu'elle ne partageait jamais ses réflexions avec qui que ce soit, cela venait du fait qu'elle ne voulait pas établir de relation proche avec les autres.
Bon elle inventerait bien quelque chose si elle le devait.

Quand Elias retira le disque du lecteur, le son cessa aussitôt, ce qui soulagea Jayanti, même si elle l'avait presque complètement oublié. Elle le vit ensuite prendre sa veste, et se diriger vers la porte. Elle ne bougea pas, mais se demandait quand même ce qu'il allait bien pouvoir fabriquer avec sa veste. Après quoi il se retourna vers elle, et lui demanda si elle l'accompagnait le plus naturellement du monde, passant du tutoiement agressif au vouvoiement polis, et y ajouta un franc sourire.

La première chose à laquelle elle pense fût :
"Je rêve, ils m'ont collé un cas borderline ou quoi?", mais était intriguée par l'aboutissement de cette rencontre surréaliste.
Tiraillée entre l'envie de répondre par l'affirmative, et celle de répondre par la négative et de retrouver son lit moelleux, elle hésita un long moment, pesant le pour et le contre.
N'étant pas encore certaine de sa réponse, elle se leva, et se dirigea également vers la porte d'une manière très fluide, presque que comme ci elle flottait. Détrompez-vous, ce n'était pas une façon d'attirer l'attention sur elle, mais plutôt de dissimuler sa fatigue.

Arrivée à son niveau, elle lui lança un regard déterminé ou l'on pouvait déceler une pointe de curiosité, et dit :


- Ou ça?

Elle n'avait dit ni oui, ni non, ce qui lui laissait encore le choix de rentrer directement chez elle, si elle en avait envie.
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Elias Andersen
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Ven 25 Juil - 7:33

Tout au long de sa récrimination, et même après, lorsqu’il l’invita à l’accompagner, il put constater qu’elle demeurait en parfait contrôle de sa physionomie : aucun haussement de sourcil, ni de soupir désapprobateur, ni même d’attitude de renfermement ou de retrait. Elle écoutait, tout simplement, tentant vraisemblablement de trouver un sens à sa réaction, à son opinion et à son comportement. Il l’admira pour ça, et manque même lui faire remarquer. Mais il se dit qu’il aurait eu l’air de jouer avec elle, et que cela précipiterait la fin de la rencontre. Ce qu’il ne souhaitait nullement! Pour une fois qu’il avait quelqu’un avec qui il partageait au moins une valeur fondamentale, il n’allait pas faire en sorte de l’effrayer après 8 minutes…

Elle hésita cependant un instant avant d’esquisser le moindre geste suite à sa demande, vraisemblablement déboussolée par la vitesse avec laquelle il avait explosé et s’était dirigé dans toute autre voie que celle qui était amorcée. D’un autre côté, Elias devait son existence à son propre contrôle des émotions qu’il projetait. À la longue, il avait même développé un certain contrôle de ses émotions elles-mêmes. Combiné à une capacité d’adaptation phénoménale et celle de rétablir un plan d’action logique en quelques secondes, cela devait donner un étrange résultat et déstabilisant au final.

Il la regarda finalement se lever et se diriger vers lui, d’une étrange démarche excessivement naturelle qui semblait pratiquement provenir d’un autre monde, tellement son corps ne semblait pas se déplacer par rapport à son axe.

À sa grande surprise, il dinstingua un aperçu de quelque chose ressemblant à une certaine curiosité mêlée de fatigue sur son visage préalablement inexpressif. Ainsi donc, elle avait une certaine humanité, sous son professionnalisme. Cette simple observation le rassurait déjà.

Avant de répondre, il ouvrit la veste du Dr. Kéo, afin de l’aider poliment à l’enfiler. Dans un cas comme dans l’autre, elle allait devoir la remettre, alors…

Après quoi, il répondit en toute honnêteté à sa question, sur un ton très léger.


« J’ai dit ce que j’avais à dire de crucial à une espèce de robot de chair qui l’a analysé et a ressorti la réponse la plus appropriée. Maintenant, j’aimerais bien être réconforté par une humaine en qui je peux avoir confiance tout en prenant un peu de bon de temps. Ça peut te paraître con, mais ça ne m’arrive à peu près plus… Alors, je t’emmène dans un endroit, beaucoup plus réglo d’ailleurs, où nous pourrons jouer quelques parties de billard autour d’un verre. Mais si tu préfères retourner sous la couette, je t’en prie! Tu as accompli ton devoir professionnel en m’écoutant, en me permettant de mieux structurer mes idées et de mettre le doigt sur le problème, et en me répondant avec tout le patriotisme héroïque nécessaire, voir même un peu plus. »

Maintenant qu’elle avait remis sa veste, il ouvrit la porte, n’attendant même pas sa réponse. Il passa ensuite un bras autour de sa taille, en poursuivant

« Quoique tu décides, je crois cependant qu’il vaut mieux pour toi que tu sortes d’ici à mon bras…mais ça aussi, ça te regarde! »

Ce qu’il venait de dire était complètement vrai. Il était connu, en ces lieux, et s’il sortait avec la nouvelle demoiselle au bras, cela signifierait qu’elle était à lui…donc que les autres devait passer par Elias pour l’approcher, elle. Sinon, il y aurait un doute, et certains tenteraient d’en profiter…

Bien qu’il en fut lui-même le premier étonné, Elias n’avait aucunement l’objectif de tenter de se rapprocher d’elle. Il ne se le cachait pas, il aimait charmer à la base, et pour jouer son rôle, il devait amplifier encore plus cet aspect de lui-même. Cependant, sa démarche était sincère, et il ne voulait de cette femme qu’un appui psychologique. Il était réellement affecté par tous les points qu’il avait soulevés, et en plus, il n’avait pas encore effleuré ce qui avait multiplié ces angoisses latentee qu’il parvenait habituellement à gérer. Il ne savait d’ailleurs pas s’il trouverait la force de le faire… Mais au moins, peut-être parviendrait-il à trouver, auprès de cette femme, cette collègue, assez de force pour porter ce fardeau sur ses épaules…

Un sourire aux lèvres, il l’invita à passer devant lui.
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Jayanti Keo
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Ven 25 Juil - 13:42

Jayanti aurait aimé qu'il réponde autre chose, mais veiller à la santé mentale des membres de la Diacryon faisait partie de son travail, elle ne pouvait donc pas décliner l'invitation. Cependant, elle comptait bien mettre les choses aux clair, elle n'allait pas continuer à le laisser lui parler n'importe comment, elle ne l'avait jamais accepté de la part de personne, ce n'était pas aujourd'hui qu'elle allait commencer.

Il l'aida à remettre sa veste et ne lui laissant même pas le temps de répondre et passa son bras autour de sa taille et lui en expliquant la raison. N'aimant pas ça du tout, elle le retira aussitôt, et passa son bras sous le siens.


- Dans ce cas, ça ira très bien comme ça.

Elle avait assez de classe pour que ça suffise, et elle serait assez gênée de ce que ceux qui le verraient ressortir de la chambre pourraient penser pour en rajouter.
Après ça, elle pensa que c'était le bon moment pour dire :


- Et comme vous avez abordé le sujet, j'aimerais à l'avenir que vous ne me parliez plus come vous l'avez fais un peu plus tôt, j'ai bien compris que ce que j'ai dis ne vous a pas plu, et j'en suis désolée, mais ce n'est pas une raison.

Elle avait dis ça de sa voix habituelle, mais c'était juste assez ferme pour qu'on la prenne au sérieux. Ce n'était pas une menace, ni une mise en garde, juste un simple conseil, cela dit, si il continuait malgré ça à lui parler de cette façon, il pourrait bien aller voir un autre psychologue, ce qui ne serait pas simple, étant donné qu'elle était la seule au sein de la Diacryon pour le moment.

Puis ils sortirent de la chambre, descendirent au rez-de chaussée pour finalement sortir de là. Le vent vint jouer dans les cheveux de Jayanti, qui était bien contente d'avoir un peu d'air, l'encens flottant dans la chambre lui ayant donné d'horribles maux de tête.


- Bien, alors ou allons-nous?

Ne supportant plus la situation, elle se sépara aussi de lui, de toutes façons, elle n'avait pas besoin d'être collée à lui en dehors de l'hotel, même pour donner de la crédibilité à sa mise en scène.

Elle décida d'attendre d'être arrivée à destination pour avaler l'un des comprimés d'aspirine qui traînaient dans la poche de sa veste, de toutes façons, elle aurait besoin même après, ses maux de tête ne partiraient pas tout seul.
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Elias Andersen
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Dim 8 Fév - 2:26

[mes plus sincères excuses de m’être retiré sans prévenir! Mais après cette pause fort ressourçante, je me sens d’attaque à reprendre, et me permet de répondre, en espérant que tu seras toi aussi prête et inspirée à poursuivre :) ]

Encore une fois, la Docteure Keo faisait montre de sa force de caractère. Elle ne se fit pas prier pour le remettre à sa place, autant pour ses libertés physiques que verbales. Et il devait se l’avouer, elle avait raison sur les deux points. Ce dont il prit la peine de lui faire part, à voix basse

« Je suis vraiment désolé de la promptitude et l’agressivité de ma réponse, Doc. Comme vous l’avez sûrement entendu, je ne l’ai pas spécialement facile pour le moment, mais ce n’est pas une excuse, vous avez raison. Je crois que j’espérais qu’en vous voyant, il vous suffirait d’un claquement de doigts pour que je sois aussi serein qu’au jour de mon sixième anniversaire… Cependant, dès que nous aurons passé cette porte, je ne pourrai plus vous vouvoyer, et si vous le permettez, je vous appellerai Kiera. »

Une expression de regret sincère s’afficha un instant sur son visage, après quoi il reprit un air assuré et la mena vers la sortie de cet hôtel un peu glauque. Il remarqua quelques regards qui les lorgnaient, lui confirmant que sa psychologue n’était pas passée inaperçue. Il décerna un clin d’œil complice à la mère Lafrance lorsqu’il passa à sa hauteur et franchit finalement la porte extérieure. Ils furent accueillis par une brise bien fraîche qui vint faire voltiger les cheveux bouclés de la jeune femme, tout en chassant les effluves plus ou moins agréables de l’hôtel. Sans perdre une seconde, mademoiselle, ou madame, Keo se détacha de lui, reprenant une distance plus confortable et plus saine avec lui.

« Je t’emmène au Serpent noir, un petit bar sympathique juste derrière l’enceinte lumineuse, là-bas. C’est à 5 minutes, tout au plus. Le temps d’un ou deux verres, quelques partie et des discussions légères, et je te ramène à ton véhicule. Deal ? »

Ce n’était qu’une question rhétorique, et il ne s’attendait pas réellement à ce que sa psychologue refuse. Après tout, rien ne pouvait être pire que leur lieu de rencontre initial. Il entreprit donc le périple, s’assurant tout de même qu’elle suivait derrière. Après quelques minutes, il brisa le silence, sans la regarder.

« Alors, Kiera, parles-moi donc un peu de toi. Il y a longtemps que tu habites Ataxia ? Comment trouves-tu la ville ? T’as réussi à trouver un bon resto brésilien ? »

Questions innocentes, autant en apparence que sur le fond. Mais même s’ils devaient échanger à mots couverts, considérant le fait qu’ils déambulaient dans une rue du quartier des docks à 1h30 du mat, il croyait pouvoir communiquer plus efficacement ses états d’âme s’il avait l’impression de parler avec une connaissance, plutôt qu’avec une professionnelle.
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Jayanti Keo
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   Mer 11 Mar - 1:10

Elias s'excusa pour son manque de civisme, et bien sur, Jayanti ne pût que lui pardonner, même si elle ne le fit pas à voix haute.
La jeun femme apprit qu'elle était affublée d'un nouveau nom, et qu'on laissait tomber le vouvoiement. Soit, elle ferait avec, elle n'avait pas vraiment d'autre choix.

Elias lui apprit également qu'il l'emmenait dans un bar, probablement dans le même genre que cet hôtel, du moins tout aussi sordide, elle en était sûre. Elle se composa néanmoins un rôle très rapidement, et répondit d'un ton enjoué :


- Okay ça marche !

Il était très rare qu'elle parle de cette façon à quelqu'un d'autre, et cela lui fit bizarre de s'entendre parler comme ça. Encore heureux qu'elle avait de l'expérience en tant qu'actrice, ça lui facilitait un peu la tâche.

Il continua à lui parler, lui posant des questions, enfin pas à elle directement, mais à son rôle, et pas du tout habituée à tout ça, elle ne pût s'empêcher de s'étonner. Tout qui les avait vu sortir de cet hôtel, se doutait de ce qu'ils auraient dû y faire, mais personne ne s'étonnerait de l'entendre lui poser ce genre de question, que l'on pose généralement à la première rencontre, et bien avant un premier contact physique? Peut-être que non, après tout, ces gens étaient bien différents d'elle.
Elle le suivit donc et répondit :


- Non, je viens d'arriver, c'est...sympa comme ville...ah oui le resto brésilien, oui j'en ai trouvé très bien, pas très loin d'ici, obrigado.

Après quoi elle se mit à rire, adoptant une voix aigue comme l'ont souvent ces midinettes qu'on voit à la télé, se doutant pourtant que tout cela faux.
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MessageSujet: Re: Consultation à "L'Hôtel de la mère Lafrance"   

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