Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Balade Urbaine [libre]

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Elias Andersen
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MessageSujet: Balade Urbaine [libre]   Mer 16 Juil - 19:56

Cela faisait maintenant deux jours qu’il avait emménagé dans un studio miteux des bas-quartiers qui, à défaut d’offrir un quelconque luxe, avait l’avantage d’être terriblement tranquille. Il avait fait la rencontre de la plupart de ses voisins, de charmants individus, pour la plupart étrangers, comme lui, menant leur petite vie sans remous. Son épicier était un chic type, trois fois divorcé, père de 5 enfants qu’il ne voyait jamais, à son plus grand désarroi. Elias lui avait donné un coup de main à recevoir les livraisons, le lendemain de son arrivée, et l’homme l’avait aussitôt adopté. Il connaissait tout le monde du quartier, et quelques petits truands locaux. Il constituait un allié de choix dans ce nouvel environnement.

Il était maintenant temps pour lui de se mettre en contact avec le cœur et l’âme même de la ville, avoir un aperçu de la faune locale dans laquelle il allait devoir se mettre à évoluer. À 18h, il enfila une chemise bleu sombre au collet échancré et repassé à la perfection, mit son appareil photo sur l’épaule et entreprit la petite heure de marche qui le séparait des grandes avenues du centre-ville.

Il déambula légèrement, attentif à tout ce qui l’entourait, avec un regard d’enfant : les gratte-ciel, les passant, les voitures qui klaxonnaient bruyamment, les façades de boutiques et de restaurants. Il avait oublié à quel point la ville exsudait la vie depuis son dernier séjour, qui remontait déjà à très longtemps.

À cette heure, les malfrats côtoyaient les hommes d’affaires dans une étrange harmonie, brève accalmie avant que les hostilités ne se déclarent entre ceux deux groupes opposés, mais toutefois si semblable sur bien des points.

Vibrant en unisson avec toute la vie qui l’entourait, il se saisit de son appareil photo et grimpa sur le capot d’une luxueuse voiture noire prise dans la congestion. De son perchoir, il prit une photo de l’avenue qui s’étendait à perte de vue devant lui, avec la longue filée de voiture immobile, les piétons circulant sur les trottoirs et, tout au bout, l’imposant Sénat.

Il redescendit sur le plancher des vaches, décernant un grand sourire et un signe de remerciement au chauffeur, qui ne savait pas trop comment réagir. Il reprit sa marche, sous quelques regards en coin curieux de passants. Décidément, cette ville lui plaisait…et il n’avait encore rien vu.

Devant lui, un corridor s’ouvrit dans la foule, lui permettant d’apercevoir une délicate jeune femme à la démarche élégante qui s’avançait dans sa direction générale, à son aise le plus complet dans l’anonymat de l’avenue. Lors qu’elle arrêta son regard sur lui, il la pointait déjà de son appareil, et eut le temps de la prendre en photo avant même que les traits de son visage ne puisse exprimer une quelconque émotion face à cet étranger qui l’immortalisait ostensiblement en pixels.

Il lui sourit et lui fit un clin d’oeil, avant de remettre son appareil en bandoulière et de reprendre sa route. Décidément, cette ville lui plaisait vraiment…
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Lily Roverandom
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Jeu 17 Juil - 0:32

Fin de journée pour certains, mais début pour Lily Roverandom, comme très souvent. Car lorsqu'on est criminel de métier, agir sous couvert de la nuit est souvent préférable à agir en plein jour. La nuit n'était pas encore tombée, mais il n'était jamais trop tôt pour faire des repérages, et Lily avait beau connaître Ataxia presque de fond en comble depuis le temps qu'elle y travaillait, elle prenait toujours le temps de repérer les lieux où devaient se dérouler ses contrats. En l'occurrence, il s'agissait d'une petite galerie d'art, où avait lieu un vernissage, et qui se situait sur une grande artère du centre-ville. L'agent de l'artiste l'avait salement escroqué, et ce dernier, quelque peu enflammé comme beaucoup d'artistes, avait exprimé le désir de voir le nom de son ex-collaborateur apparaître dans la rubrique nécrologique. Rien de bien méchant, ce serait expédié rapidement. Ce n'était pas pour autant que Lily allait faire du travail bâclé, ce n'était pas son genre !

Lily avait fait le tour du pâté d'immeubles, et avait plusieurs plans d'évasion si les choses devaient tourner au vinaigre. Même si Lily en doutait. On n'est jamais trop prudent. Elle se dirigeait à nouveau vers la galerie, prête à prendre son poste et à attendre la venue de l'agent. Habituée à évoluer dans la foule, elle glissait à travers plus qu'elle ne s'y frayait un passage, avançant d'un pas rapide, mais sans non plus donner l'impression d'être pressée. Elle savait adopter une attitude bien particulière qui faisait qu'elle se fondait dans la masse, sans se faire remarquer du commun des mortels... Tout du moins d'habitude. Car son regard croisa soudain celui d'un objectif et avant qu'elle n'ait eu le temps de cogiter sur cet évènement auquel à sa grande honte elle ne s'était absolument pas attendu, le photographe importun avait déjà passé son chemin, non sans lui avoir jeté un clin d'oeil.

Non mais, quel était donc cet énergumène ? Et que lui voulait-il ? Cela ne sentait pas bon, vraiment pas. Pour peu qu'il s'agisse d'un espion d'une société rivale cherchant à obtenir des renseignements sur la Schya, ou même sur Lily... Cette dernière, n'obéissant qu'à son instinct, fit volte-face et se lança à la poursuite de l'inconnu. Ce faisant, elle avait sorti son fouet de la doublure de sa veste, et, lorsqu'elle fut à bonne distance, elle décocha un coup dans sa direction. Le fouet claqua et attrapa l'appareil photo qui tomba sur le sol. Mais en ces jours, alors que la technologie connaissait encore et toujours une croissance exponentielle, les appareils étaient solide, et il eut à peine une égratignure. Qu'à cela ne tienne. En quelques enjambées, Lily se retrouva à la hauteur de l'inconnu. Elle décocha un coup de pied dans l'appareil, qui alla valser au milieu de la route. Désormais, son espérance de vie n'était plus que de quelques secondes, avant qu'il ne se fasse écraser par un des véhicules dont grouillaient les artères de la capitale.


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Elias Andersen
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Jeu 17 Juil - 1:52

Lorsqu’il avait passé à son niveau, Elias avait noté le regard en coin que lui avait décoché la belle inconnue prise sur le vif. Il eut la vague impression que ce regard ne dissimulait aucune convoitise ou désir, optant plutôt pour le fait qu’il ne s’agissait que des derniers relents de surprise qui se dissipaient. Une autre de ces femmes d’affaires qui ne dépensaient pas ses forces en vains sourires…

Cependant, son évaluation de la situation était à des milles de la réalité, comme les secondes qui suivirent allaient amèrement lui démontrer. Un sifflement discret s’éleva derrière lui, suivi d’un claquement sec et du bruit de chute de son appareil. Mais qu’est-ce que c’était que cette…

Son instinct se mit en marche et son cerveau révolutionna à cent à l’heure pour évaluer la situation…Il choisit de pivoter sur lui-même, sans se pencher, juste à temps pour la voir décocher un splendide coup de pied sur son appareil, qui voltigea jusqu’à atterrir au beau milieu de la circulation. Mauvais karma : de tous les passants, il avait fallu qu’il arrête sa visée sur celle-ci… Il allait devoir se la jouer fine, pour ne pas connaître le même sort que son outil de travail...

Alors qu’il contemplait le délicat visage empreint d’une contrariété marquée qui lui faisait face, il se demanda plutôt s’il ne venait pas plutôt de profiter d’un sacré coup de main du destin. Avec un sourire amusé, il dit, sur un ton léger


« Je comprends que vous étiez pressée de voir de quoi vous aviez l’air : moi aussi d’ailleurs, j’avais plutôt hâte de voir le résultat. Mais ce n’était peut-être pas le meilleur moyen d’y parvenir, vous ne croyez-pas?. »

Il tourna la tête du côté de la route, juste à temps pour voir une limousine faire éclater en mille morceaux la source du litige. Il reporta son attention sur la femme qui le fixait toujours avec intensité, bien droite. Malgré son calme apparent, elle diffusait de minimes signes de tension : très mauvais pour lui… Il avait affaire à une véritable professionnelle, et elle devait être en train d’essayer de figurer quoi faire de lui.

Affichant toujours son même sourire entraînait, il poursuivit avec candeur


« Il semblerait que vous me deviez un nouvel appareil photo, mademoiselle. Ainsi que deux superbes photos. »

Alors qu’il finissait sa phrase, il prit conscience qu’elle semblait préoccupée, distraite. Elle n’était donc pas ici par pur hasard… Ne restait plus qu’à prier qu’elle ne le prendrait pas pour un espion quelconque. Heureusement, ou malheureusement, il n’avait pas pris son arme. Cela ajouterait du crédit à son innocence…ou l’empêcherait de se défendre, le cas échéant. De toute façon, s’il ouvrait le feu aujourd’hui, il était grillé…

Plaçant son destin sur un coup de dé, il haussa un sourcil en signe d’interrogation, pour tenter de mettre fin au mutisme de la belle
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Jeu 17 Juil - 11:06

Un silence s'installa entre les deux jeunes gens alors qu'ils se jaugeaient chacun du regard. Lily fixait son vis-à-vis droit dans les yeux, mais restait tout de même attentive à ce qu'il se déroulait autour d'elle. Si elle laissait passer se cible, les choses se compliqueraient. Elle ne doutait pas pouvoir la rattraper plus tard si effectivement elle lui échappait, mais en revanche elle se couvrirait de honte pour avoir laissé filer entre ses doigts une proie aussi facile. Mais elle devait d'abord être sûre que des clichés d'elle ne circuleraient pa en toute impunité.

Un rapide regard en coin en direction de la route confirma que le petit "crash" qu'elle venait d'entendre n'était autre que le cri d'agonie de l'appareil, sauvagement écorché vif par les impitoyables pneus d'une limousine. Un petit sourire satisfait vint étirer ses lèvres crispées par le mécontentement, mais l'affaire n'était pas terminée. Elle ne savait rien de ce type, et si c'était après la Schya ou elle qu'il en avait, elle devait terminer le travail. Alors que, d'un mouvement rapide, elle glissa la main dans la veste de son tailleur pour échanger son fouet contre son Sig-Sauer équipé de son silencieux, son vis-à-vis prit la parole, adoptant une attitude décontractée à laquelle Lily ne s'était pas attendue. Elle garda la main sous sa veste, ne sortant pas encore son arme. Soit cet énergumène était un pro sûr de lui, et dans ce cas, la méfiance de Lily se devait d'augmenter de quelques crans, soit il était totalement inconscient et ne réalisait pas la portée de la situation dans laquelle il se trouvait.

Elle fronça les sourcils. Du coin de l'oeil, elle vit une voiture se garer non loin de la galerie. Un coup d'oeil aux ombres sur le trottoir lui indiqua qu'il était selon ses indics l'heure à laquelle l'agent devait arriver. Elle ne prit même pas la peine de répondre au photographe importun. Elle sortit son arme et esquissa un mouvement pour le saisir d'une poigne de fer à la gorge, voulant pivoter avec lui devant elle, afin d'avoir vue sur l'entrée de la galerie sans pour autant le laisser s'échapper afin d'accomplir ce qu'elle avait à faire pour ensuite enchaîner sur un petit questionnement. Pour la discrétion, elle repasserait. Les scènes de ce genre étaient monaie courrante à Ataxia, et tant pis si elle devait se faire voir, elle saurait s'en tirer, comme d'habitude, pensait-elle.


[note : le mouvement que j'ai décris n'a pas encore eu lieu, en réalité l'action s'arrête au moment où elle commence à tendre la main vers Elias pour le saisir à la gorge, la description qui suit est juste là pour donner des précisions sur la dynamique du mouvement et les enchaînements qu'il pourrait entraîner. Comme ça, si tu veux le stopper, tu es libre de le faire. Sinon, tu peux décrire dans quelle position Elias se retrouve une fois qu'il a été choppé. Et désolée, c'est un peu petit comme texte ^^"]


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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Jeu 17 Juil - 16:38

[Aucun souci pour la longueur : nous échangeons assez souvent pour que ça ne cause pas problème, et pour que ça mette une agréable dynamique. Beau travail pour me laisser une ouverture…même si je vais la décliner ;). Et désolé de ne pas prendre plus d’initiatives : je te laisse mener la danse, pour le moment ]

Elle était de toute évidence non-réceptive à toute forme de communication, même si, à priori, ses paroles légères venaient de sauver la vie à Elias. Il la vit en effet cesser son geste de se saisir de quelque chose derrière sa veste, et son petit doigt lui soufflait qu’il ne s’agissait pas d’une carte d’affaire…

Une fois de plus, elle semblait décontenancée, ne sachant pas quelle attitude elle devait adopter. Elle ne lui faisait visiblement pas assez confiance pour jouer dans son jeu et entamer une conversation : toutefois, elle ne le soupçonnait pas suffisamment pour le flinguer séance tenante. Considérant à quel point elle semblait savoir ce qu’elle faisait, Elias jugea ceci comme une demi-victoire, de parvenir à tromper une professionnelle visiblement chevronnée sur la menace qu’il représentait vraiment.

Il continua de jouer le jeu, en prenant un air inquiet face à cette jeune femme qui ne répondait strictement rien.


«Est-ce que tout va bien, mademoiselle ? »

Il douta qu’elle ne l’eut non seulement entendu, puisque toute son attention venait de se fixer sur un point derrière lui, correspondant avec l’arrêt d’une voiture à peu près devant la galerie d’art, qui se trouvait quelques mètres plus loin…Il sentait que la dynamique de leur rencontre allait prendre une toute autre dimension lorsqu’il prit conscience du merdier dans lequel il se trouvait enfoncé jusqu’au cou : elle en était en mission, en ce moment même, et lui se trouvait dans le chemin de sa cible!

*Putain de saleté de…*

Et effectivement, les choses se précipitèrent. Probablement pour ne pas alerter sa cible, elle choisit de ne pas le troué de balle immédiatement, préférant tenter de s’en servir comme bouclier humain. En une fraction de seconde, son esprit eut à choisir entre deux options aussi inintéressantes l’une que l’autre : soit il échappait à la main qui s’apprêtait à le saisir et tentait d’abattre la tueuse sur le champ, et sauvait par la même occasion la vie de la cible, soit il se laissait mener comme le simple photographe qu’il prétendait être, en espérant qu’elle décide de ne pas lui écrire une épithète une fois sa cible éliminée. Une fois de plus, il dut choisir contre sa nature profonde…

Il esquissa, trop tard, une faible tentative d’évitement, fut saisi à la gorge d’une poigne d’acier qui manqua l’étouffer. Alors qu’elle l’attirait à elle, il pivota à demi sur lui-même et manoeuvra de telle sorte qu’il se retrouve dos à elle, et face à l’action, maintenu en place par l’avant bras de la tueuse. Pressé contre elle, il était assaillit de son parfum, sentait la féminité de son corps, le tout contrastant avec la lueur meurtrière de son regard et l’instinct combattant qui habitait maintenant son âme.


«Hey! Nous nous connaissons à peine, et… »

La pression du canon d’un revolver contre ses côtes mis fin à sa tirade, et c’est sur un ton très sérieux, qu’il murmura en réponse, afin de ne pas trop éveiller le regards des curieux, qui pourtant commençaient à s’éloigner le plus rapidement possible du « couple » depuis le claquement de fouet

« D’accord, je comprends… Qu’est-ce que tu me veux? Tu as détruit la seule possession que j’avais qui possédait de la valeur», demanda-t-il alors qu’elle commençait à se rapprocher de sa cible, et qu’il tentait d’estimer les probabilités qu’il ne se prenne pas une balle lors de la fusillade, ni lorsque celle-ci serait terminée…
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Jeu 17 Juil - 22:13

Lily avait prévu l'éventualité que l'importun tente d'éviter son coup. Il n'avait pas l'air agressif, mais comme le dit le dicton : l'habit ne fait pas le moine. Il pouvait très bien être un pro et cacher son jeu pour diverses raisons. On n'était jamais trop prudent. Bien sûr, elle était à cent lieues de savoir qu'il avait deviné à qui il avait à faire. Pourtant, elle ne rencontra aucune résistance, à son grand soulagement. Elle pouvait donc tout à fait faire tourner la situation à son avantage, et même éviter de trop attirer l'attention sur eux. Car désormais, ce n'était plus d'elle seule qu'il s'agissait, mais bien d'eux : elle, la tueuse à gages, et celui qu'elle appelait en elle-même le photographe importun, embarqué dans la même galère pour quelques temps, exposés au reste de la populace ataxienne grouillante dans les rues de la capitale.

Tout s'enchaîna très rapidement : sa main se referma fortement sur le col du jeune homme, tirant presque au point de l'étrangler et elle l'attira vers elle tout en le faisant pivoter de façon à ce qu'elle se trouve dans son dos tout en ayant toujours vue vers la voiture qui venait de se garer non loin de la galerie. Toujours aucune résistance de la part de son désormais otage, en revanche, il tenta à nouveau de faire de l'esprit. Lily grinça des dents et appuya le canon de son arme dans les côtes du jeune homme, qui stoppa net dans sa lancée pour adopter un ton plus neutre alors qu'il lui demandait ce qu'elle lui voulait et précisant qu'il n'avait pas d'autre objet de valeur que feu son appareil photo.

*Tss... Comme si je n'étais qu'une vulgaire pickpocket de marché...* songea Lily avait une pointe d'agacement.

Encore une fois, elle ne répondit rien, et se contenta d'augmenter un peu plus la pression de son arme. Quelques secondes de silence passèrent, durant lesquelles Lily scruta le trottoir, à la recherche de sa cible. Elle n'était même pas sûre qu'il s'agît bien de sa voiture qui venait d'être garée, mais elle restait attentive au cas où sa manoeuvre lui aurait fait manquer l'agent. Le trottoir était bondé, mais Lily avait étudié de nombreuses photos et aurait été capable de reconnaître son homme au premier coup d'oeil. Personne. Soit elle l'avait raté, soit il n'était pas encore arrivé. Ses traits déjà durcis se crispèrent un peu plus. Sa main déserra légèrement le col du jeune homme et elle se colla un peu plus à lui. Son révolver dissimulé entre leurs corps et sa tête posée presque lascivement sur son épaule, on aurait pu les prendre pour un couple qui se serait réconcilié après une dispute quelque peu musclée.

Lily susurra à l'oreille de son captif :

- Maintenant, suivez mon jeu. Sinon...

Elle augmenta encore la pression du canon dans les côtes de son otage. Parlons peu, parlons bien. Il n'était pas besoin d'apporter plus de précision sur les intentions de Lily. Cette dernière finit par déserrer tout à fait sa main de son col et avec cette main désormais libre, elle se mit à parcourir son corps de telle façon à ce qu'un spectateur extérieur, ignorant la situation réelle, pense qu'elle était en train de se livrer à quelques tendres caresses. En réalité, elle était tout simplement en train de le fouiller, vérifiant s'il était armé ou non. Bon. Non. Tant mieux.

Elle se mit en marche, entraînant son captif avec elle, en direction de la galerie. Elle était toujours collée à lui, de façon à dissimuler son arme, mais adoptait une attitude en apparence décontractée. De loin, elle avait juste l'air d'une petite amie particulièrement collante.

- Chéri, dit-elle en prenant une voix tout ce qu'il y a de plus normal, j'irais bien voir cette exposition.

Elle désigna de sa main libre la galerie d'art, et sans attendre de réponse, l'entraîna à l'intérieur. Il n'y avait plus trente-six solutions. Comme elle ne savait pas si l'agent était arrivé ou non, elle allait l'attendre à l'intérieur.


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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Ven 18 Juil - 1:16

Encore une fois, elle demeurerait totalement stoïque face à ses interventions. Peut-être ne comprenait-elle pas le français ? La pression croissante de l’arme à feu contre son flanc lui fit cependant douter de la chose. Non, elle était tout simplement trop absorbée par son objectif pour se donner la peine de répondre à la peccadille qu’il représentait. Il attendit donc patiemment qu’elle décide de la marche à suivre, et regardait tout autant qu’elle les environs, dévisageant les autres passants à la recherche d’une menace potentielle.

Après quelques secondes de cet immobilisme, elle resserra son étreinte, le plaquant encore plus contre elle, avant de venir nicher sa tête contre son épaule gauche. Il avait jugé que sa soudaine crispation provenait du fait que quelque chose ne se déroulait pas comme elle l’avait prévu (outre sa propre présence importune, bien entendu), mais fut complètement pris par surprise lorsqu’elle vint quasiment sensuellement coller sa joue contre son cou. Soit c’était une maniaque, soit…


- Maintenant, suivez mon jeu. Sinon...

Pour des raisons obscures, elle sentit l’obligation de concrétiser sa menace par une pression encore plus intense de son arme, qui devait quasiment frôler son rein. Ainsi donc, elle venait de l’intégrer dans ses plans, quels qu’ils fussent. Mauvais…plus il en voyait, plus il constituerait une nuisance pour elle, et plus elle serait tenter de lui vider son chargeur dans le crâne à la fin de l’histoire…

Elle relâcha sa prise contre son collet, afin de pouvoir le fouiller en toute discrétion. Il réprima les nombreux commentaires machos qui lui passèrent par l’esprit, ne voulant pas se trahir en paraissant beaucoup trop sûr de lui-même, compte-tenu de la précarité apparente de sa situation. Il demeura donc raide et silencieux tout le long que dura l’examen, si ce n’est qu’il ferma les yeux et bougea légèrement la joue vers le haut, comme s’il répondait à l’ « affection » que lui témoignait sa « compagne ». Un rapide coup d’œil aux passants lui apprit que la ruse fonctionnait, et qu’ils redevenaient quasiment anonymes parmi la foule… du moins, autant qu’un couple qui témoigne de leur affection en grand public.

D’un mouvement de son poignet armé, elle lui indiqua de se mettre en marche, adoptant une démarche décontractée en demeurant littéralement collée à lui. Il se relâcha progressivement pour adopter la désinvolture de la jeune femme, comme s’il parvenait à reprendre peu à peu le contrôle de ses nerfs et contrôler la peur qui aurait dû s’insinuer en lui.

Elle lui indiqua la galerie d’art, où se déroulait le vernissage d’un peintre aux vues avant-gardiste et dont la popularité explosait littéralement ces derniers mois. Combe d’ironie, Elias aimait bien ses œuvres, surtout pour les magnifiques clairs-obscurs qu’il parvenait à insérer dans chacune des toiles. Il espérait que l’artiste n’était pas la cible…avant de réaliser qu’au fond, il n’en avait rien à foutre…

Enhardi par la confiance de la tueuse, il lui passa son bras gauche derrière le dos, et vint le poser au-dessus de sa hanche, dans un geste qui n’avait rien de déplacé, mais qui témoignait de sa propre collaboration à la cause commune. D’ailleurs, au fond de lui-même, il espérait un tant soit peu que la liberté qu’il venait de prendre l’irriterait…

D’une voix quelque peu tremblante, et avec un sourire exagéré, il lui répondit


« Quelle bonne idée, mon cœur! J’adore Austricelli! Tu as vu son « Pacte de Cisyphe » ? Je pourrais passer des heures devant cette toile!…pour autant que tu restes collée tout contre moi, avec ta main si gentiment posée sur mon flanc…., compléta-t-il sur un ton légèrement plus bas. Il n’y avait rien de compromettant dans ce commentaire, et malgré le sous-entendu, il lui signifiait ainsi qu’il attendrait aussi longtemps qu’elle le jugerait nécessaire…

Alors qu’ils finissaient de gravir la troisième marche qui conduisait à l’entrée de la galerie d’art, un homme aux cheveux grisonnant, dbut soixantaine, situé à quelques mètres sur leur droite et tenant un verre de martini à la main, s’exclama


« Elias!! Quelle bonne surprise! Je croyais que tu m’avais dit que tu ne viendrais pas ? Et tu ne m’avais certainement pas dit que tu viendrais aussi bien accompagné!»

Elias figea littéralement sur place, alors que l’autre délaissait son groupe et s’approchait tout sourire en lui tendant la main. Dans le genre de rencontre fortuite, cette journée battait décidément des records… Il lui serra la main avec hésitation, avant de répondre

« Euh…oui, John, eh… c’est que…j’ai un contrat qui a été annulé…alors, heum…je me suis retrouvé avec du temps et… Ophélia, que..voici, à ma gauche…m’a…sympathiquement rappelé qu’il y avait ce vernissage, et…

Il eut une légère grimace, à peine visible, accompagné d’un petit hoquet, avant de poursuivre

« Mais…he, vous m’excuserez…je dois absolument me rendre…eh…payer mes respects à l’artiste! Ophélia et moi sommes de grand fans…vous comprenez…alors…ehh…aurevoir! »

« Vous êtes bizarre Elias… mais bon, je vous laisse à votre charmante compagne. Enchantée d'avoir fait voter connaissance, mademoiselle. Vous avez vraiment dégoté un spécimen mâle des plus extraordinaires, je vous en félicite. Elias, nous nous reverrons donc après-demain. Dame Ophélia sera-t-elle présente? »

« Eh…bien…c'est-à-dire que… »

Pris au dépourvu, il jeta un regard à l’assassin en puissance, attendant qu’elle complète , et masquant la joie sincère qu’il ressentait : lui aussi, il la faisait passer dans un sale merdier, au bout du compte!
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Ven 18 Juil - 12:25

La docilité et le naturel avec lequel son otage se prêta à son jeu étonna Lily. Elle avait plus l'habitude de sentir ses proies trembler sous ses doigts que se relaxer en prenant un malin plaisir à profiter de la situation. Tout du moins, c'était l'impression qu'il lui donnait, et les propos un peu dragueurs qu'il avait eu plus tôt ne faisaient que la conforter dans l'idée qu'il devait s'agir d'un petit macho un peu trop sûr de lui. Mais peu importe, du moment qu'il ne cherchait pas à lui mettre de bâtons dans les roues, elle saurait s'accommoder. Elle retint tout de même un grognement lorsque, s'étant mis en route, il passa impunément un bras autour de sa taille, sa main venant reposer sur sa hanche. Non mais ! Quel énergumène ! Et puis quoi, encore ? Depuis quand les otages se permettaient de telles familiarités avec leurs ravisseurs ? Enfin, au moins, cela rendait la situation d'autant plus crédible pour tout spectateur extérieur, aussi, Lily ravala son irritation. Et puis, pensa-t-elle, elle aurait quand même pu tomber plus mal en matière de compagnon d'improvisation. Non seulement il était bon acteur, mais en plus, plutôt beau gosse, et elle devait dire qu'elle admirait un brin l'assurance dont il faisait preuve face à la menace. Néanmoins, elle ressentait tout de même une pointe de mépris, car lorsqu'il prit à nouveau la parole, un tremblement dans sa voix trahissait son embarras, et pour Lily, c'était une preuve de faiblesse, et elle avait un profond dédain pour la faiblesse, et en parallèle, entretenait une grande fascination pour toute forme de pouvoir. Aussi, ses sentiments envers son photographe importun étaient quelque peu mitigés.

Il y avait une étrange aura autour de lui, comme s'il cachait quelque chose. Elle sentait qu'elle ne devait pas baisser sa garde. Un simple civil, à moins d'être inconscient, serait déjà en train de se liquéfier de peur sur place. Mais pas cet homme. L'expérience et le professionnalisme de Lily lui soufflaient de rester méfiante. Ce pouvait bien être un espion, peut-être un Synnefo. Lily n'était pas du genre à sous-estimer qui que ce soit, elle savait que c'était la dernière chose à faire, surtout dans son cas, et dans cette ville encore plus que n'importe où.

Elle ne fit aucun commentaire sur la tirade que lui débita le jeune homme. Pourtant, ce n'étaient pas les répliques mordantes qu'elle aurait pu lui sortir qui manquaient dans sa tête, mais ce n'était ni l'endroit, ni le moment. Elle avait une mission à accomplir, elle n'était pas là pour s'amuser.

Ils gravirent ensemble les marches qui menaient à l'entée de la galerie. Aussitôt le seuil franchi, Lily passa en mode scanner : son regard entraîné parcouru rapidement la vaste et lumineuse pièce, occupant tout le rez-de-chaussée à elle seule, avec juste un bureau en biais non loin de l'entrée faisant office d'accueil. Il y avait pas mal de monde. Cet Austricelli était populaire. Rien d'étonnant alors à ce qu'il eût assez d'argent pour s'offrir les services de la Schya.

L'étude des lieux de Lily, qui n'avait pas aperçu sa cible dans la marée de personnes, fut interrompue, alors qu'un homme se détachait d'un groupe pour venir à leur rencontre. Il connaissait manifestement son captif, puisqu'il s'adressa directement à lui. Et une autre personne mêlée à son affaire, une ! Ce n'était vraiment pas pour plaire à Lily, mais elle en avait vu d'autres. Cette mission restait relativement simple, même si des imprévus ne cessaient de venir se rajouter à la base. Il y avait au moins une chose positive à cela : elle venait d'apprendre le prénom de son photographe importun. Elle eut un petit sourire satisfait, que leur interlocuteur remarqua certainement puisqu'il la gratifia plus ou moins directement d'un compliment. Lily garda son sourire, si elle était censée être ici de son plein gré, elle devait éviter de tirer une tronche de trois mètres de long. Ce faisant, elle augmenta une énième fois la pression de son arme dans le dos d'Elias, pendant que ce dernier serrait la main de leur interlocuteur. Elle aurait voulu lui imprimer définitivement l'emprunte du canon sur la peau qu'elle ne s'y serait pas prise autrement.

Lorsque Elias répondit à sa connaissance, ce fut sur un ton peu assuré, ce qui ne manqua pas de faire tiquer intérieurement Lily. Dire que jusqu'ici il avait joué le jeu presque à la perfection, et que maintenant qu'ils se retrouvaient face à un importun numéro deux, il ne faisait qu'attirer l'attention sur eux par ses hésitations et ses mimiques embarrassées à la limite de la grimace. Mais peut-être était-ce volontaire, songea-t-elle. Elle aurait voulu faire cliqueter le cran de son arme, mais elle ne pouvait prendre le risque qu'il soit entendu par quelqu'un d'autre, et elle prit donc son mal en patience, ne laissant transparaître aucune contrariété sur son visage. Elle souriait toujours, mais son regard était glacial, comme à son habitude. Elle ne broncha pas non plus lorsque le dénommé John décréta qu'Elias était "bizarre", mais cela confirma le fait que l'attitude qu'il adoptait n'était pas des plus appropriées, et Lily lui aurait bien fait comprendre sa façon de penser s'il n'était absolument besoin qu'elle se montre discrète.

Elle n'aimait pas trop la façon dont John avait de s'adresser à eux : il ne lui adressait presque jamais directement la parole, mais parlait d'elle à la troisième personne, comme si elle eût été absente. Voyant qu'Elias ne prenait pas l'initiative - et bien lui en faisait - de répondre pour elle, elle dit d'une voix claire et enjouée :

- Non, je ne pourrais me joindre à vous demain. Je ne suis que de passage à Ataxia, et mon avion part dans quelques heures, et je souhaiterais m'entretenir avec Monsieur Austricelli avant de devoir prendre congé, aussi, ne nous en voulez pas si nous vous faussons compagnie aussi rapidement, expliqua-t-elle avec un petit rire de circonstance. Mais c'était un réel plaisir de vous rencontrer, monsieur.

Ce fut à cet instant que, du coin de l'oeil, elle repéra sa cible qui venait enfin de pénétrer à l'intérieur de la galerie. Elle adressa un dernier sourire à John, avant d'entraîner Elias plus loin, avant que leur interlocuteur ait pu tendre une main vers elle pour la saluer. Etant donné que sa main droite était occupée à mettre la pression à son compagnon improvisé, elle se serait trouvée dans l'embarras si elle avait dû lui serrer la main.

Lily, tout en marchant, ne quittait pas des yeux l'agent d'Austricelli, et ce dernier rejoignit l'artiste, qui se trouvait non loin d'eux. Elle se pencha vers l'oreille d'Elias pour lui murmurer :

- Ton ami John m'a l'air très sympathique, Elias.

Elle avait appuyé sur les deux prénoms. Elle lui signifiait ainsi que non seulement elle connaissait une partie de son identité, mais également celle de quelqu'un de son entourage. En d'autres termes : si tu me plantes, je saurais te retrouver.

- Je meurs d'envie de rencontrer ce grand artiste, et comme tu as l'air introduit dans le milieu, chéri, je compte sur toi pour me présenter à lui.

Ici le message était : la partie n'est pas finie. Elle désigna de sa main libre Austricelli et son agent qui discutaient.

- Leurs verres sont vides. Si tu allais nous chercher quatre coupes de champagne ?

C'est alors qu'elle relâcha la pression de son revolver et, avant de se décoller un peu d'Elias et de venir face à lui, elle rangea son arme d'un geste rapide dans sa veste.

- Je vais les saluer en t'attendant. Merci, t'es un amour, lui dit-elle d'un ton doucereux, mais en lui décochant un regard glacial, lui faisant comprendre qu'elle gardait un oeil sur lui.

Avant de se décoller tout à fait de lui, elle l'attira vers elle, sa main effleurant le bas de ses reins, là où quelques secondes auparavant le canon de son arme était encore fortement appuyé, et posa ses lèvres tout contre son oreille pour lui susurrer d'une voix glaciale et audible seulement par lui :

- Si vous tentez quoi que ce soit, vous ferez office de matière première pour la période rouge d'Austricelli, et tant pis pour la discrétion.

Elle déposa un rapide baiser sur sa tempe et lorsqu'elle recula, le sourire qu'elle arborait ne laissait en rien entendre qu'elle venait de lui proférer des menaces à l'oreille.

Un dernier regard froid et appuyé, et elle se dirigea vers le peintre et son agent et les salua, se présentant comme Ophélia, une adoratrice de l'oeuvre d'Austricelli. Ce dernier, qui l'avait rencontrée au préalable, la reconnut, mais n'en laissa rien transparaître, et la jeune femme engagea la conversation avec les deux hommes, en attendant qu'Elias revienne avec les coupes de champagne.


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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Sam 19 Juil - 1:54

Elle l’entraîna à sa suite, avec la vigueur d’une femme qui se dirigeait vers un endroit bien précis, et non pas qui ne cherchait qu’à s’éloigner de la compagnie de John : elle avait repéré ce qu’elle cherchait, et s’il pouvait en croire leur trajectoire actuelle, il s’agissait bel et bien de l’artiste. Pauvre Austricelli…La volonté d’intervenir pour éviter tout incident fâcheux alors qu’il en était encore temps le prit, mais il chassa rapidement cette idée… Pour autant que cela le révoltait, il y avait beaucoup plus à gagner en souffrant ce meurtre et en demeurant en compagnie de la future meurtrière un peu plus longtemps…

Il demeura stoïque face aux menaces implicites de la tueuse, évitant cependant soigneusement son regard. Il voulait rester de glace, et en mit suffisamment pour qu’elle ait l’impression qu’il s’efforçait ne pas laisser paraître son trouble. Il n’en avait honnêtement rien à faire qu’elle connaisse son nom : de toute façon, si elle avait voulu le retracer par la suite, elle se serait bien débrouillée sans celui-ci. Il trouvait cependant dommage que John se retrouve mêlé à cette histoire. Ancien policier à la retraite, il s’était empressé d’appuyer Elias, qu’il croyait être un ancien détenu en réhabilitation, et lui avait trouvé ses premiers contrats. Il devait donc faire relativement attention à ce qu’il faisait, s’il ne voulait pas qu’il arrive malheur à ce chic type…

Elle confirma ses soupçons quant à sa cible, lorsqu’elle lui fit part de son intention de se présenter à l’artiste : du vrai travail de pro, de prendre la peine de s’approche à quelques mètres de sa proie pour l’abattre les yeux dans les yeux. Il conservait cependant l’esprit ouvert; la jeune femme s’était révélée suffisamment imprévisible pour ne pas qu’il soit assuré de ses prédictions à 100%. Il pouvait encore s’agir de n’importe quoi.

Brusquement, elle rangea son arme, ce qui lui provoqua un soulagement tellement incroyable qu’il faillit pousser un soupir. Mine de rien, cela faisait un bon moment qu’elle accroissait de plus ne plus la pression. À chaque imprévu contrariant en fait, et Dieu sait que ce n’était pas ce qui manquait depuis les 15 dernières minutes! Il fut impressionné par son regard de glace, où ne transparaissait pas la moindre étincelle de considération. Un regard froid et calculateur, comme il en avait trop vu…comme il y en avait trop, tout simplement.

Avant de lui rendre sa liberté apparente elle le plaqua à nouveau contre elle. Elias ne put s’empêcher de constater qu’il s’agissait une curieuse façon de tenter de l’intimider, jusqu’à ce qu’il entende les paroles susurrées à son oreille. Nullement ébranlé, bien qu’il devait en donner l’impressionner, il retint un sourire provoqué par l’évocation de la période rouge du peintre. Elle avait de la répartie! Avant de le dégager, elle prit la peine de lui donner un léger baiser sur la tempe, qui le laissa quelque peu songeur.

Il supporta une fois de plus son regard d’acier, lui renvoyant un timide sourire et un léger clin d’œil, avant de rebrousser chemin et de se diriger en sens opposé. Il l’entendit se présenter sur un ton jovial et, pour un peu qu’il n’eut pas passé le dernier quart-heure avec son arme braquée sur lui, l’aurait aisément pris pour une honnête citoyenne d’excellente culture. Elle était douée.

Il savait disposer de quelques secondes avant qu’elle ne puisse lui jeter un regard discret sans manquer de respect à ses interlocuteurs. Il en profita pour marcher d’un bon pas vers la sortie, puis, lorsqu’il estima qu’elle devait être en train de s’apercevoir qu’il s’apprêtait à prendre la poudre d’escampette, il figea. Il demeura ainsi quelques secondes, avant de pousser un soupir, de laisser ses épaules s’affaisser et de tourner sur la gauche, s’éloignant de la sortie pour se rapprocher d’un serveur. Le but de la manœuvre étant de lui fait croire qu’il avait songé à se tirer, avant de se raviser. Subtil, mais considérant le niveau de la femme qui l’accompagnait, et l’opinion qu’elle semblait avoir de lui, c’était probablement l’interprétation qu’elle en ferait…

Alors qu’il demandait quatre verres au serveur, son regard passa sur le visage perplexe de John. Tournant la tête pour voir ce qui intriguait ainsi l’ancien policier, il vit un homme en chemise pourpre pénétrer dans la galerie d’un pas rapide et assuré, qui ne s’arrêta qu’un bref instant au milieu de la foule non pas pour regarder les toiles, mais bien pour scruter les visiteurs eux-mêmes… Et derrière son dos se profilait sous sa chemise une silhouette qu’Elias ne reconnut que trop bien… Incroyable!! Un deuxième tueur débarquait sans pré-avis ! Mais qu’est-ce qu’ils avaient, dans cette ville ?

Encore une fois, il ne disposait que de quelques secondes pour établir un plan d’action, alors que le nouveau venu venait d’identifier sa cible : le groupe où se trouvait Austricelli, son agent, et la tueuse. Cette dernière, faisant dos à l’homme, ne l’avait pas encore remarquée. La situation était beaucoup trop compliquée pour savoir qui avait été engagé par qui pour tuer qui. Cependant, il écarta rapidement une hypothèse : le truand au visage sévère qui repartait d’un pas décidé n’avait strictement rien à voir avec le style élégant de sa tueuse. Ils n’agissaient pas de concert, ce qui laissait présager un bain de sang éminent… Soit il laissait la situation exploser et s’en lavait les mains, soit il pariait… Et Élias était un grand joueur…

S’adressant au serveur


« Pourriez-vous allez également offrir un verre à mon ami à la chemise pourpre qui vient d’arriver, je vous prie ? Oh, et insistez deux ou trois fois : il est plutôt timide face à la générosité, et refusera par principe vos premières offres, même s’il meure d’envie d’un verre. Bien aimable »

Alors que le serveur allait bien involontairement servir à ralentir l’autre assassin, Elias regagna d’un bon pas son groupe, avec ses quatre coupes

« Mr. Austricelli ? Vous rencontrer est un véritable honneur! Je suis le fiancé d’Ophélia. Je tenais à vous dire, votre « Paradis Limbique » m’a véritablement foudroyé. Chaque fois que je pose les yeux dessus, j’ai l’impression que mon âme est aspirée dans la toute cruauté du paradis, et j’en ai des frissons. », dit-il avec jovialité en tendant un verre à l’artiste et en évitant soigneusement le regard, qui présumait encore plus froid que d’ordinaire, de sa « fiancé ».

« Ce qui est dommage d’une soirée comme celle-ci, c’est que je ne peux prendre au sérieux aucunes des flatteries qui me sont adressées! Mais bon, je peux au moins vous dire que la vôtre était formulée avec un certain style, Mr… ? »

« Andersen…Elias Andersen », compléta-t-il, avec un regard en coin à son accompagnatrice. Ainsi, elle soupçonnerait vraisemblablement qu’il ait donné un nom fictif.
Il tendit le second à l’homme qu’il ne connaissait pas, et qui semblait regarder quelque chose derrière eux, en inclinant la tête. Sans prendre le temps de pousser à bout l’idée qui venait de naître dans son cerveau, il se tourna finalement vers la jeune femme et lui tendit son verre.


« Voici pour toi, mon ange », lui dit-il avec un sourire, avant de venir déposer un délicat baiser sur sa joue droite, à quelques millimètres de la commissure de ses lèvres. Alors qu’il amorçait sa retraite, il lui souffla

« Derrière-toi…maintenant! », en regardant par-dessus l’épaule droite de la tueuse, lui indiquant de cette manière d’où venait le danger… En l’occurrence, l’homme à la chemise pourpre qui, enfin débarrassé du serveur zélé, venait de mettre ses deux mains derrière son dos et s’apprêtait à dégainer ses deux pistolets-mitrailleurs.

Elias se jeta au sol sans plus attendre et, d’un jeu de pied, fit trébucher Austricelli, avec le maigre espoir de lui faire éviter une balle perdue, même si ce dernier se serait pas encore tout à fait au sol lorsque l’enfer se déchaînerait.

*C’est la dernière fois que je sors sans arme…*
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Sam 19 Juil - 20:58

Lily papotait allègrement avec l'artiste et son agent. Mais il lui fallait tout de même garder un œil sur Elias. Aussi, elle se retourna vers lui pour le désigner, expliquant aux deux hommes qu'il était parti leur chercher quatre coupes de champagne. Ce fut juste au moment où il se dirigeait vers le bar, après avoir fait mine de vouloir tenter une fuite. Lily n'avait pas pu voir toute la manœuvre, mais le peu qu'elle avait pu en voir avait suffit à faire naître des interrogations en elle. Pourquoi ne s'était-il pas dirigé tout de suite vers le bar ? Pourquoi avoir fait ce détour ? Elle ne l'avait pas vu se diriger vers la porte, mais, rien qu'en réfléchissant, elle devina qu'il avait voulu s'en aller, pour finalement se résigner. Bien. Au moins il avait compris que la fuite ne le sauverait pas, et qu'il valait mieux travailler de concert avec elle. Bien sûr, elle ne s'imaginait pas le stratagème qui se cachait en réalité derrière tout cela. La couverture d'Elias était vraiment bonne, et bien que Lily restât méfiante, elle penchait difficilement vers le fait qu'Elias soit un professionnel du même acabit qu'elle, bien qu'ils fussent de deux domaines à l'opposé l'un de l'autre. L'un dans la lumière, l'autre dans l'obscurité.

Par politesse, elle ne pouvait se permettre de garder trop longtemps son attention sur Elias, mais elle pestait intérieurement, car, nom de Dieu, il prenait son temps, l'énergumène ! Ces coupes de champagne étaient partie intégrante de son plan d'action. Discrétion oblige. Elle comptait glisser du poison dans la coupe de l'agent. Classique, mais efficace. C'était Elias qui était allé chercher les coupes, et elle s'arrangerait pour faire ça le plus innocemment possible. De plus, les effets du poison ne se déclencheraient que quarante-huit heures après l'ingestion. Elle bénit mentalement le docteur Carter, collègue de la Schya et ami de Lily, créateur de poisons et fournisseur officielle de la tueuse.

Mais pour ce faire, elle avait besoin que ces foutues coupe ramènent leurs fesses. Elle ne pouvait pas monopoliser la conversation trop longtemps. Heureusement, Elias revint bientôt et entreprit d'engager à son tour avec Austricelli, avec un enthousiasme appuyé qui aurait fait presque rire Lily si elle n'eût été en mission. Pendant ce temps, Lily observait sa cible du coin de l'œil, attendant le moment le plus opportun pour verser le poison d'un geste anodin dans son verre. C'est ainsi qu'elle remarqua que l'agent avait une attitude assez étrange. Il n'avait pas l'air d'être avec eux, et semblait attendre quelque chose. Il y a des signes qui ne trompent pas, et surtout pas une professionnelle entraînée comme Lily.

Elle fut tirée de sa rêverie par la voix d'Elias, qui venait de présenter son identité complète au peintre. Mais un coup d'œil échangé entre les deux "collaborateurs" fit penser à Lily qu'il s'agissait éventuellement d'un nom d'emprunt. Peu importait, si besoin était, elle saurait tout de même le retrouver. Il tendit enfin sa coupe à l'agent, et Lily se préparait à esquisser un geste pour désigner une toile derrière lui afin de placer sa main, l'air de rien, au-dessus de son verre et d'y lâcher du poison. Mais Elias se pencha vers elle et lui tendit sa coupe. Effectivement, cela serait suspect si elle ne prenait pas son propre verre. Mais quel besoin était-il pour lui de l'embrasser ce-faisant ? Et de plus, de cette façon bien trop intime à son goût. En voilà un qui n'avait pas froid aux yeux, décidément. Cela ne lui plaisait pas trop, et elle s'efforça de ne rien laisser paraître de sa contrariété. Elle s'apprêtait simplement à lui décocher un de ses regards glacials dont elle avait le secret une fois qu'il se décollerait d'elle, mais elle n'en eut pas l'occasion, et le geste d'Elias prit tout son sens lorsque, obéissant à son photographe importun qui venait de lui faire comprendre que ses arrières étaient en danger, elle aperçut un homme qui venait de passer les mains dans son dos. Il ne fallut pas trois plombs à la tueuse pour comprendre de quoi il s'agissait, et qu'elle n'avait qu'une fraction de seconde pour réagir.

Alors qu'Elias plongeait, Lily fit de même et avant qu'elle n'ait atteint le sol, elle avait déjà dégainé son arme et visait l'agresseur, qui lui faisait de même dans sa direction. Les coups partirent quasiment en même temps, au milieu de la panique qui s'était installé au moment où les deux tueurs avaient dégainé. Celui de l'homme rata, Lily s'étant baissée à temps. Cette dernière pu atteindre son agresseur, mais la blessure ne fut que superficielle. Ayant dû viser en plein mouvement, et étant gênée par la foule, elle n'avait pu atteindre que l'épaule du type, qui ne se laissa pas démonter par cette simple égratignure, mais fut tout de même ralenti sur le coup de la surprise. Lily en profita pour se rapprocher d'Austricelli, qui s'était retrouvé emporté sur le sol par Elias, pour le protéger de son propre corps. En effet, puisque c'était lui qui avait engagé Lily, il était son principal jusqu'à ce que la mission soit terminée, et Lily se devait de protéger la vie de son principal s'il se trouvait menacé en sa présence – ce n'était pas une question de dévotion, mais cela ne sert pas à grand-chose d'exécuter un contrat pour un mort, admettons-le.
L'homme à la chemise pourpre avait reprit son allure et tentait tant bien que mal de viser Lily à travers la foule paniquée. Il semblait vouloir éviter de blesser des civils et ne se décidait pas à tirer. Grossière erreur, songea Lily en levant son arme dans sa direction. Elle tira une fois. Le dénommé John, qui se trouvait là au mauvais endroit au mauvais moment s'effondra aux pieds du tueur. La voie était libre pour lui. Il tira. Lily roula sur le côté pour éviter le coup, entraînant Austricelli avec elle.

Pendant ce temps, l'agent s'était éloigné, calme parmi la foule paniquée.

*Ah connerie !* pesta Lily intérieurement.

Mais avant de pouvoir passer à exécution, elle devait se débarrasser de la menace que représentait l'homme à la chemise pourpre. Ce dernier ne semblait pas être extrêmement professionnel. Il avait eut de nombreuses occasions de faire feu, mais ses hésitations répétées témoignaient de sa faiblesse. Tant pis pour lui.

Sans prendre la peine de se redresser, et protégeant toujours son principal, Lily tira une deuxième fois en direction de son agresseur, alors que ce dernier faisant de même en visant Lily. Les balles se croisèrent dans l'air. L'une vint se loger dans une boîte crânienne, l'autre dans une épaule. Du sang gicla sur une toile immaculée intitulée "Plénitude amnésique". La panique redoubla de plus belle.

Lily porta une main à son épaule droite, affichant une grimace de douleur contenue. Tout s'était déroulé en quelques secondes, et elle espérait que l'agent n'avait pas eu le temps de se sauver. Elle regarda autour d'elle. Il se dirigeait vers une porte au fond de la salle. Lily ne fit ni une ni deux. Elle leva son arme, les traits tirés par la douleur, mais sans laisser cela affecter en quoi que ce soit la fluidité de son geste, elle en avait vu d'autres. Elle tira, et l'agent s'effondra, laissant une étoile de sang sur la porte entr'ouverte.

Mission accomplie.

*Et maintenant…*

Elle décocha un coup de talon aiguille en plein visage d'Elias avant de se redresser et de le saisir. Elle passa son bras gauche autour de sa gorge, le plaquant fortement contre elle, l'étranglant à moitié. Puis, elle tendit une main à Austricelli en affichant un air entendu.

- Sept-mille-cinq-cents dollars, dit-elle.

Austricelli afficha un air étonné et répondit, quelque peu hésitant :

- On avait dit cinq-mille. Trois-mille d'avance et…

Lily fronça les sourcils, et allongea un peu plus la paume. L'artiste baissa les yeux et n'osa rien ajouter alors qu'il plongeait la main dans sa veste pour en tirer son portefeuille. Il déposa une liasse de billets dans la main de Lily. Cette dernière ne prit même pas la peine de compter. S'il manquait le moindre dollar, il devait savoir que la Schya disposait d'une équipe spéciale qui s'occupait de régler leurs comptes aux fraudeurs. Elle accorda un sourire froid ainsi qu'un hochement de tête à l'intention d'Austricelli, qui se redressa sans mot dire.

Lily dressa une oreille attentive, à l'écoute d'éventuelles sirènes de police. Mais comme elle s'y attendait, ces larves ne s'étaient pas déplacées pour quatre malheureux coups de feu se battant en duel. Elle avait encore du temps devant elle.

Elle n'avait toujours pas desserré son étreinte autour du cou d'Elias. Elle plaqua le canon de son arme sur sa tempe et lui glissa à l'oreille d'une voix plus glaciale et grinçante que jamais :

- Qui êtes-vous, au juste ? Et qu'est-ce que vous me voulez ?

Terminés les tours et les détours. Sa mission était accomplie, elle pouvait maintenant se consacrer au cas de son photographe importun.

- Pourquoi ces photos ? Et ce manège ? Pourquoi m'avoir aidée ? Avertie ? Vous avez des complices ? Vous étiez de mèche avec l'agent ?

Tout en le fusillant de questions, elle restait attentive au moindre mouvement. Presque tout le monde était sorti, il ne restait qu'une poignée de personnes, hagards, la plupart recroquevillés dans un coin, se protégeant de leurs bras. Austricelli, quant à lui, se lamentait sur sa toile ruinée. John, qui avait été blessé mais non tué par Lily, était allongé sur le sol, la respiration rauque.


[Si le fait d'avoir fait de John mon bouc émissaire ne te convient pas, je m'engage à modifier cela ^^ Je ne l'ai pas tué, juste blessé, histoire qu'il puisse éventuellement encore servir à quelque chose]


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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Dim 20 Juil - 7:19

[Ne t’inquiète pas, je suis très ouvert et je m’adapte ;) Et si jamais il y a quoi que ce soit qui m’embête profondément, je trouverai bien une façon de rétablir la chose par mes propres messages. Alors tu peux tuer qui tu veux, je t’en prie! Moi excepté, hein ? ;) D’ailleurs, je crois que le coup de talon en pleine gueule m’énerve plus que la mort de John… :P]

Plaqué au sol, les mains sur la tête Elias avait roulé une ou deux fois sur lui-même, pour s’éloigner, question de mettre un tant soit peu de distance en lui et les cibles présumées en plus d’avoir une meilleure vue d’ensemble du chaos qui venait d’éclore. Il remarqua avec curiosité que la tueuse s’étant projetée au sol de telle sorte qu’elle protégeait l’artiste de son corps. Geste qui ne faisait strictement aucun sens…à moins que ce dernier ne soit le contractant? Étonnant! Mais pourquoi pas, au final…

Une fois de plus, il fut tenté de fausser compagnie à toute cette joyeuse bande de truands en se camouflant dans la foule. La chose aurait d’ailleurs été des plus aisés, puisque les deux tueurs semblaient faire état d’un civisme exemplaire et attendaient un angle de tir dégagé avant de faire feu. Encore une fois, quelque chose qui ne faisait aucun sens…du moins, du point de vue que lui-même aurait, s’il était un tueur chevronné! Toutefois, se sauver maintenant équivaudrait à avoir endossé cette fusillade, et les morts qui n’allaient pas tarder à s’accumuler, sans en tirer aucune bénéfice. Et ça, sa pauvre conscience ne pourrait le supporter. Il fallait qu’il reste…et que sa tueuse gagne. Il trouverait une façon de s’en sortir par la suite.

Il reprit donc une activité intellectuelle plus pragmatique : qui était ce deuxième assassin, et que venait il ficher ici ?? Il aurait parié à 90 contre un sur sa propre tueuse, en toute objectivité : personne ne pourrait être assez bête pour envoyer cette brute armée tenter de tuer une femme comme elle!

L’artiste ? Plausible, considérant la réaction de l’agent. En plein vernissage ? Coup de publicité, très certainement. Mais c’était incroyablement dégoûtant! Il devait forcément y avoir un second enfer, encore plus horrible, spécifiquement réservé aux habitants d’Ataxia…

Nouvelle salve de coup de feu de la part de l’homme, qui commençait à réaliser qu’une fois touché, les visiteurs se retrouvait au sol et ne le gênait plus. La seconde balle manqua son but suite à une élégante roulade de sa tueuse, qui, une fois sa trajectoire terminée, riposta. Deux détonations, deux impacts de chair, et une âme en moins sur terre.

Elias avait parié sur la bonne, et il la regarda abattre froidement l’agent qui tentait discrètement de s’éclipser. Cette curieuse histoire de meurtre croisé était donc dénouée.

Alors qu’il tentait d’oublier l’horreur de la chose en songeant à toute l’ironie de l’événement, il se ramassa un magistral coup de talon au niveau de l’arcade sourcilière qui manqua le faire hurler. Il perdit l’usage de la vue durant quelques temps, la douleur obnubilant son esprit, et ne tenta strictement rien lorsque la meurtrière le releva d’un seul bras pour l’immobiliser à nouveau contre elle, dans un demi-étranglement caractéristique dans lequel elle semblait être passée maître. Il commençait à en avoir un peu marre et, la main gauche plaquée contre son front, il trouva un certain réconfort à s’imaginer lui broyer la trachée d’un coup de coude. Ça, et de constater qu’elle avait à moitié remplie sa promesse : elle venait effectivement d’initier la période rouge d’Asutricelli, même si ce n’était pas avec son sang.

Il sursauta à l’annonce du prix qu’elle demandait pour son action : ce n’était même pas le prix d’une voiture! Le cour de la vie humaine était rendu vachement bas!

Quelque chose de plus concret recentra cependant rapidement ses inquiétudes : John, atteint d’un projectile en pleine poitrine, qui suffoquait sur le sol. C’était trop bête! Il avait dû vouloir tenter de maîtriser l’homme à la chemise pourpre… Putain, pourquoi les braves types devaient-ils toujours se ramasser les balles perdues ?! Sous l’effet de la rage, il passa à deux doigts de mettre son fantasme à exécution et envoyer sa tueuse dans l’autre monde…mais parvint à se contenir, notamment lorsqu’il constata qu’elle saignait d’une blessure à l’épaule.

Il assista donc passivement au paiement, jusqu’à ce que, par l’entremise d’un canon judicieusement placé, sa tueuse lui fit comprendre qu’il était le prochain sur la liste. Il allait avoir du mal à gagner des points sur ce coup-là… voir même à tout simplement ressortir d’ici sur ses pieds. D’autant plus que la blessure n’était pas assez sérieuse pour qu’elle en perde connaissance. Lui-même n’avait pas beaucoup de temps, s’il voulait tenter quelque chose pour sauver John, qui se trouvait atrocement seul, aux côtés du corps qui refroidissait déjà. Il monta son petit scénario en une demi seconde et, la voix enrouée par une sorte de colère désespérée et de tristesse, il entama sa réponse


« Je suis Elias Andersen, un putain d’amoureux de la vie qui adore la photographie et qui a eut le malheur de te trouver sublime et mystérieuse, en plein milieu de cette foule blasée qui est aussi terne que le bitume sur laquelle elle marche!! »

Il se secoua de manière anarchique et absolument pas efficace afin de se défaire de l’étreinte de la tueuse. Elle finit par le relâcher plus qu’il ne parvint à le délivrer, et il fit demi-tour pour lui faire face, opposant au canon de son Sig-Sauer un regard rendu étincelant par les débuts de larme qui y montaient. Il poursuivit, d’une voix emplie d’émotion.

« Sort de ta bulle de violence! Heureusement, ce n’est pas tout le monde qui est comme toi et l’autre barge! Sinon, je te demanderais volontiers de me tirer dès maintenant! Il n’y a pas de complot, pas de complices! Juste un homme franchement idiot qui a crût, va savoir pourquoi, que tu valais mieux que l’autre timbré!! Tu dois pas pouvoir comprendre ça toi, hein, derrière tes beaux grands yeux éteints, que quelqu’un puisse être idiot au point de croire que quelqu’un qui le menace d’une arme ne mérite peut-être pas forcément de mourir d’une rafale de mitraillette dans le dos ?! Connerie! Vas-y, flingue-moi!! C’est tout ce que je mérite, pour avoir causé la mort de John!!! Viens me susurrer commet tu vas faire entrer une balle par mon globe oculaire pour la faire ressortir par mon cœur!!!

Il fit un pas violent dans sa direction, les bras écartés, la fixant droit dans les yeux durant quelques bonnes secondes. Une larme finit pas se former, et lorsqu’elle eut parcouru la moitié de sa joue, il baissa la tête, et continua, d’une voix abattue…

« Pourtant, j’en ai connu, des gens de ton espèce, et à chaque fois, ça s’est toujours terminé comme ça… »

Avec sa blessure, il savait que la tueuse allait mettre les voiles très bientôt. Avec cette petite phrase, qui semblait anodine et dite sous le fruit de l’émotion, il espérait en fait l’appâter, la forcer à creuser un peu plus son cas plus tard, la faire mener des recherches sur lui-même, sur Elias Andersen, pour qu’elle découvre une partie de ses antécédents judiciaires –son dossier ayant soigneusement été conçu ainsi par Diacryon. Par ailleurs, il savait qu’elle ne goberait pas le fait qu’il n’était qu’un parfait petit citoyen, et il lui en fournissait ainsi la preuve, sans toutefois entrer dans les détails.

Après une petite pause, il releva la tête, et acheva, sur un ton plus posé


« Alors, qu’est-ce que tu vas faire, maintenant ? Attendre que la police arrive, pour pouvoir t’amuser à leur tirer dessus ? M’emmener avec toi ? Dans ton état, tu ne pourras pas t’encombrer de bois mort… Me flinguer ? Comme ça, je ne pourrai pas révéler la même chose que la vingtaine d’autres témoins ? Dis-moi qu’est-ce que tu vas faire ? »

Il la fixait toujours, de ses yeux maintenant sec et un peu bouffis, la trace de larme asséchée sur sa joue encore visible, le corps en alerte au cas où, contre toute attente, elle montrerait un signe qu’elle s’apprêtait vraiment à lui tirer dessus
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Lun 21 Juil - 0:11

Lily ne pouvait profiter de l'habituel moment qui venait juste après la fin de l'exécution d'un contrat : le moment où la tension baisse, ou l'on peut se relaxer. Elle ne le pouvait pas, non seulement à cause d'Elias, qu'elle retenait, et de sa blessure, qui restait peu importante mais l'incommodait tout de même un tantinet. Ce fut d'une voix emplie d'émotion que son photographe importun lui répondit, dans une tirade quelque peu lyrique qui lui fit lever les yeux au ciel. Ces artistes… Beaucoup trop sensibles, trop exubérants, trop… faibles. Répugnant. Lily lui aurait volontiers fait exploser la cervelle si, malgré tout, elle n'était pas aussi intriguée par cet étrange personnage. Un vrai phénomène. Même si elle ne comprenait pas exactement ce qui l'intriguait autant chez lui.

Voilà qu'il se mettait à gigoter sous son emprise, rendant sa blessure plus douloureuse. Lily eut un sursaut nerveux et incontrôlable sous le coup de la douleur exacerbée par les mouvements d'Elias, et relâcha par conséquent son étreinte. Il en profita pour se dégager, et d'une certaine manière, cela arrangeait Lily, qui pensait que, de toute façon, elle n'aurait pas été capable de le retenir plus longtemps. Elle continua tout de même à le tenir en joue, pour bien lui faire comprendre qu'elle n'en avait pas fini avec lui, et bien que ce soit difficile de tenir ainsi son bras levé. Elle tenait son arme à deux mains afin que son bras droit ait moins d'efforts à faire.

Elias continua sa déclamation transportée, sous l'œil et l'oreille interloqués de la jeune femme, prise de court par un tel discours. Décidément, cet Elias était un sacré olibrius. Etrangement, une partie d'elle ne prêtait aucune attention si ce n'était un certain mépris aux paroles de son photographe importun. Mais une autre partie était étrangement touchée par ces dires, bien qu'elle n'eût su exactement définir comment. En temps normal, un tel discours lui aurait au mieux glissé dessus comme de l'eau sur les plumes d'un canard, ou l'aurait au pire énervée. Dans les deux cas, elle n'aurait pas perdu une seconde pour faire cesser ce soliloque lantiponnant. Mais ce phénomène l'intriguait, c'était ainsi, et elle ne pouvait se résoudre à le condamner à apparaître dans la rubrique nécrologique du lendemain. Même la larme qu'Elias versa ne réussit pas à provoquer chez elle suffisamment de mépris pour lui faire presser la gâchette. Pourtant, elle poussa un petit soupire d'impatience devant cette démonstration de faiblesse qui la remplissait de dégoût.

Et voilà qu'il lui faisait le coup du pauvre petit résigné devant son sort et la défiait de lui tirer dessus right now. C'en était trop. Il allait la pousser à bout. Pourtant, elle ne voulait toujours pas lui régler son compte… Elle poussa un autre soupire, un long et profond soupire, tout en levant les yeux au ciel, et baissa finalement son arme. Elle secoua la tête, comme quelqu'un qui abandonne, et passa sa main à l'intérieur de sa veste pour en sortir son portefeuille. Elle en sortit une liasse de billets, trois-mille dollars, et les jeta avec mépris à la tête d'Elias.

- Pour l'appareil photo, marmonna-t-elle avant de tourner résolument le dos à son photographe importun.

Elle avait fait à peine trois pas en direction de la sortie, qu'elle s'arrêta et lui lança par-dessus son épaule.

- Mais je n'en ai pas fini avec toi, phénomène. Donne-moi quelques jours pour me calmer, et crois-moi, nos chemins se recroiseront suffisamment tôt. Et cette fois-ci, j'espère que tu éviteras de me débiter une telle cantilène, parce que je ne sais pas si je saurais me montrer patiente encore une fois.

Elle se remit en marche vers la sortie, à travers la salle désormais déserte mis à part le corps du tueur, celui de John toujours agonisant ainsi qu'Elias, mais elle n'eut pas le temps de parcourir plus de distance qu'elle se figea à nouveau. Son regard de félin venait de repérer un de ses confrères de la Schya sur le trottoir voisin, se dirigeant clairement vers la galerie.

Sans trop comprendre pourquoi elle faisait cela, Lily fit volte-face, choppa fermement Elias par le bras et l'entraîna vers le fond de la salle, non loin de la porte ornée de l'étoile de sang de l'agent. Juste à côté se trouvait une autre porte. Lily l'ouvrit. C'était les toilettes. Deux lavabos, deux cabines, un urinoir, et une fenêtre. Lily poussa Elias à l'intérieur avant de pénétrer à son tour dans la pièce. Elle referma la porte derrière elle, mais ne poussa pas le verrou. Elle prit quelques secondes pour reprendre son souffle, s'adossant contre un mur, les yeux fermés, une main plaquée sur sa blessure, l'autre essuyant une goutte de sueur qui avait perlé sur sa tempe.

Elle rouvrit les yeux et dirigea un regard étonnamment brillant vers Elias, contrastant avec tous les regards glacials qu'elle avait put lui lancer jusqu'alors.

- Je ne pensais pas que nos chemins se recroiseraient aussi tôt… marmonna-t-elle non sans ironie, affichant un sourire en coin à peine visible.

Elle poussa un petit soupire, se tapa le front. Pourquoi insistait-elle ainsi à le garder en vie ? Pourquoi était-elle si obstinée à savoir ce qui se cachait derrière cet homme ? Elle secoua la tête et se dirigea vers la fenêtre. Elle était plutôt étroite, mais pas assez pour empêcher le passage. Elle donnait sur la rue, dont le niveau était plus haut que le sol de la pièce où ils se trouvaient. En revanche, elle était très en hauteur, ils devraient se hisser sur quelque chose pour pouvoir sortir par-là. Ils allaient devoir faire équipe, et se faire confiance. Le premier sorti pourrait très bien laisser l'autre en plan. Et Elias allait devoir sortir le premier, car Lily ne serait pas capable de le hisser avec son épaule blessée, et elle n'était pas enthousiaste à l'idée qu'il lui file sous le nez. Comme elle le disait, elle n'en avait pas fini avec lui, et puisqu'elle avait décidé de ne finalement pas mettre les voiles, elle comptait bien se le garder sous la patte.

- Tu peux m'expliquer pourquoi je m'embarque dans cette galère, phénomène ? Et ne va pas me faire croire que c'est uniquement pour tes beaux yeux, dit-elle, narquoise.


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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Lun 21 Juil - 7:46

Contre toute attente, et non sans l’aide du tueur à chemise pourpre, il y était parvenu, et sa tueuse abaissa lentement le bras blessé qui tenait son pistolet, en poussant un soupir de désespoir. Malgré le fait qu’elle semblait profondément ennuyée de son attitude, elle n’avait pas abrégé son monologue d’une pression de détente : pitié, ou quelque chose d’autre ? Probablement un intermédiaire… Quoiqu’il ait pu lui dire à l’instant, il croyait effectivement qu’elle était dotée d’une nature un tant soit peu différente de celle d’un tueur psychotique.

Cependant, au grand jamais il ne se serait attendu à ce qui allait suivre : à la limite, il aurait crût qu’elle lui demande, avec sa gentillesse habituelle, de débarrasser le plancher, ou même lui tirer une balle dans un genou, à la rigueur. Au lieu de quoi, elle sortit une pile de billet et les lui balança, pour remplacer son appareil photo! Aussi étrange que cela puisse paraître, sa tueuse avait été affectée par au moins une partie de son discours, et tentait de faire taire sa conscience d’une bonne action. Il en eut la confirmation quelques secondes plus tard, lorsqu’elle lui lança une dernière menace avant de quitter la scène du crime : comme si elle tentait de faire taire ses remords d’avoir eu un moment de faiblesse qui justifiait ce bon geste.

Cette fois-ci, c’est lui qui conserva le silence, et qui contint son sourire. Finalement, il s’en sortait même avec brio. Elle lui laissait clairement comprendre qu’elle allait le retrouver : exactement ce qu’il recherchait. Certes, il s’engageait sur un sentier extrêmement glissant… Ne restait plus qu’à espérer que le service de contre-espionnage de la Diacryon allait livrer la marchandise. Sinon, il était dans de beaux draps, et condamner à ne dormir que d’un œil pendant au moins les trois prochains mois…

Alors qu’il était certain que leur rencontre fortuite venait de prendre fin et qu’il entamait quelques pas pour aller porter secours à John, il la vit se figer complètement. Puis, brusquement, elle vit volte-face et, d’un pas des plus pressé, l’entraîna à sa suite d’une poigne de fer vers l’autre extrémité de la pièce. De deux choses l’une : ou bien les policiers venaient de faire une arrivée presque discrète, ou bien le tueur n’était pas venu seul…ce qui aurait bien été sa première action digne de respect.

Il la suivit, sans ouvrir la bouche et en conservant un visage neutre, voir insatisfait, traînant juste assez derrière elle pour qu’elle doive maintenir une certaine force pour le faire avancer. Ils débouchèrent sur les toilettes de la galerie d’art, et elle s’empressa de refermer la porte avant de reprendre son souffle. Cette marche rapide semblait l’avoir mise dans un sale état…

Fixant ses paupières closes, il eut la surprise de constater une étrange lueur au fond de ses prunelles lorsqu’elle les rouvrit… De l’amusement ? Pas exactement, bien que la réplique qu’elle laissa échapper allait dans ce sens. Non, durant cet instant où leurs regards demeurèrent enlacés, il crût plutôt y voir le véritable éclat de celui-ci, celui qui devait exister avant que le meurtre ne souille son âme. Bien que cela confirmait ses impressions initiales quant à sa tueuse, cette vision brisa quelque chose en lui : cette jeune femme, qui représentait ce qu’il combattait de toute la force de son être, se cachait sous un masque de tueuse, alors que lui dissimulait sa nature meurtrière derrière un visage d’homme du quotidien. Qui était le pire dans l’histoire ?

L’évidence de la réponse lui fit perdre momentanément contenance, pour l’une des rares fois, et son visage hostile céda le pas à une intense expression de désespoir…qu’il chassa de son mieux en y allant lui-même d’une réplique caustique


« Tu t’ennuyais déjà du bruit que je fais en suffoquant ? Merde, il faut aller aider John!»

Ce dernier lui était temporairement sorti de l’esprit, et si jamais c’était l’option deux qui avait fait rebrousser chemin à sa tueuse, il n’y avait plus aucun espoir… La jeune femme lui fit comprendre d’un regard qu’il était toutefois hors de question d’y retourner. Elle entreprit d’arpenter la pièce, à la recherche d’une issue, révélant ainsi à Elias une importante tache de sang qui marquait l’endroit où elle s’appuyait un moment auparavant. La balle avait donc traversé l’épaule…Pas étonnant qu’elle semblait à bout de force. Ils allaient devoir se tirer de là en vitesse, parce que même si elle demeurait une adversaire redoutable, elle ne ferait peut-être pas le poids face à quelques bandits disciplinés. Et il n’aurait pas le choix d’intervenir. Surtout que le camp adverse ne ferait certainement pas dans la dentelle, maintenant qu’un des leurs achevait de se vider de son sang.

En face d’une étroite fenêtre surélevée, la seule autre issue à la pièce, elle poussa un nouveau soupir, avant de lui demander pourquoi elle agissait comme elle le faisait. Il nota pour une seconde fois sur un intervalle de temps très restreint l’utilisation d’une certaine forme d’humour. Rassurant. Il conserva cependant un air d’écoeurement profond en répondant


« Probablement parce qu’à cause des meurtres sauvages que tu as commis, tu ne peux pas sortir comme toute honnête citoyenne par la porte principale, en sifflotant la nouvelle chanson foireuse à la mode et en pensant aux télé-séries qui vont passer ce soir. Alors au lieu de quoi, tu te farcis la fenêtre minuscule d’une toilette mal entretenue avec une balle dans l’épaule. »

Il décida cependant d’encourager sa pointe humoristique d’une de son crût, pour montrer sa bonne foi

« C’est soit ça, soit tu viens de réaliser que tu peux me braquer une liasse complète de billets, en profitant de la circonstance pour me refoutre ton pistolet dans les côtes… »

Il esquissa un maigre sourire, sans y mettre de cœur, tout en reculant pour ne pas l’encourager à mettre ce plan à exécution.

Elle lui désigna la fenêtre d’un mouvement du menton, avant de mettre un genou au sol et de rejoindre ses mains en coupe, pour pouvoir l’aider à monter. Il ne masqua pas son expression de surprise. Elle allait l’aider à sortir d’ici, en espérant qu’il lui retourne le coup de main! Décidément, ils avaient fait un sacré bout de chemin, depuis l’époque pas si lointaine où elle envoyait son appareil photo vers une mort certaine.

Il s’exécuta sans dire un mot, prenant appui sur la cuisse de la tueuse. Avec un bruissement d’effort, et très probablement de douleur, elle parvint à le lever suffisamment haut pour qu’il puisse s’agripper au cadre de la fenêtre ouverte. D’une traction fluide, et apparemment sans effort, il s’engouffra par l’ouverture et déboucha dans la rue, ou plutôt la ruelle qui jouxtait une avenue plus passante. Personne en vue. Il repassa la tête par l’ouverture et regarda sa tueuse, tout en bas. Il la fixa ainsi quelques secondes, avant de se retirer et de se diriger vers la ruelle au pas de course. S’il devait la hisser sur toute cette hauteur, il allait la tuer de douleur… Il avait cependant prit un certain plaisir à lui faire croire qu’il venait tout simplement de se barrer, sans demander son reste.

Il avisa un petit restaurant avec terrasse tout près, et se saisit de deux chaises. Il fit taire les protestations du serveur en sortant quelques billets de la liasse et en les lançant derrière lui. Il remonta à demi vitesse jusqu’à la fenêtre, y jeta un rapide coup d’œil pour s’assurer qu’elle ne se trouvait pas en dessous, et y balança les deux chaises.


« Allez, grimpe! » , dit-il en tendant la main. Il l’aida à se faufiler aussi délicatement que possible et la releva devant lui, posant un regard empli de compassion sur la grimace de douleur qu’elle était en train de chasser. Des bruits de course se firent entendre, en provenance d’une ruelle perpendiculaire à celle où ils se trouvaient. Deux hommes, peut-être trois…Ils étaient venus toute la bande pour flinguer Austricelli, ou quoi ?

Sans perdre une seconde, il se précipita pour fermer la fenêtre, avant d’aller plaquer la tueuse contre le mur. Il fit taire le hoquet de douleur ou de rage que cela fit naître chez sa partenaire d’infortune en venant plaquer ses lèvres contre les siennes, sans pousser l’audace jusqu’à l’embrasser. Il prit bien soin de dissimuler de son corps la blessure de sa tueuse, avant de poser sa main droite sur sa taille et sa gauche contre son cou, priant pour que ceux qu’ils estimaient être des complices du tueur à la chemise pourpre, ou des policiers, les ignorent. Et pour ne pas se faire arracher une lèvre à grand coup de morsure!
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Lun 21 Juil - 23:46

Lorsqu'Elias émit une tentative de réponse, Lily l'écouta avec affiché sur son visage à peu près le même air que lorsqu'il lui avait débité sa tirade lyrique quelques minutes auparavant : elle leva les yeux au ciel, l'air blasé, et poussa un énième soupire, un peu agacé cette fois-ci. Qu'allait-il s'imaginer ? Bien sûr qu'elle aurait pu sortir de la galerie, la tête haute, et sans craindre quoi que ce soit. Sa voiture était garée non loin, elle n'était pas encore handicapée par sa blessure, et elle n'en avait cure qu'on la dévisage parce qu'elle venait de repeindre une toile couleur cervelle ou qu'elle ait fait exploser un élevage de ver à soie. Elle s'en fichait. Elle avait peu de considération pour les êtres humains. Très peu de personnes trouvaient grâce à ses yeux. Et, pour une raison qu'elle ne savait s'expliquer, cet énergumène avait su s'attirer sa grâce… Tout du moins provisoirement. Il l'intriguait, avec ses grands discours – même s'il était la plupart du temps à côté de la plaque lorsqu'il s'agissait d'analyser son comportement, et son attitude à moitié soumise, à moitié provocatrice et sûre de lui. Ce n'était pas le premier venu, ça, c'était clair, et elle s'en serait voulu de laisser disparaître un tel phénomène sans avoir réussi à savoir ce qu'il cachait. Surtout qu'elle n'avalait pas son histoire de photographe de rue. Elle était persuadée qu'il lui voulait quelque chose et qu'il en dissimulait encore plus qu'elle pouvait imaginer. Une sorte de sixième sens… Ou bien, tout simplement, le résultat de son éducation de garde du corps, parmi les plus strictes au monde. C'était donc pour cela qu'elle l'avait entraîné dans ce réduit peu accueillant, parce qu'elle savait que son collègue qu'elle avait vu arriver ne ferait pas de cas de conscience, de savoir si cet homme avait des choses intéressantes à cacher ou non. Il se contenterait de lui loger une balle dans la tête, pour la seule et unique bonne raison qu'il se trouvait sur les lieux du crime. Lily, elle, n'avait rien à craindre. Et dire qu'elle était en train de se casser la tête pour cet enquiquineur. Qui sait où cela allait la mener ?

Pour l'instant, dans ces foutues toilettes… Super. On n'aurait pas su rêver mieux. Elle secoua la tête et se contenta de lâcher un petit "tssssk !" entre ses dents alors qu'elle se dirigeait vers la fenêtre. "Lui refoutre son pistolet dans les côtes" ? Mais elle en mourrait d'envie, rien que pour que ce petit air suffisant qu'il arborait puisse s'effacer de ses traits. Et en même temps, elle se rendait bien compte que ce n'était pas le meilleur moyen pour s'assurer qu'ils travaillent en équipe. Elle ravala le commentaire mordant qui lui démangeait la langue, et désigna la fenêtre, avant de se baisser pour se mettre en position afin de l'aider à se hisser par la fenêtre. Sans afficher aucune réaction particulière, il s'exécuta, et Lily, non sans réprimer un gémissement de douleur, se redressa un peu afin de lui assurer l'accès à cette sortie de fortune. Encore une fois, elle poussa un soupire, une fois qu'Elias ne lui pesât plus dessus, cette fois-ci, un soupire de soulagement. La douleur lui semblait plus bénigne maintenant qu'elle n'avait plus de pression à subir dessus. Elle se tourna vers la fenêtre et leva les yeux, croisant ceux d'Elias, penché vers elle, la fixant. Puis, soudain, plus rien. Il avait disparu. Il… était parti ! L'enflure ! Il l'avait laissée en plan, alors qu'au final, si elle avait fait cela, c'était pour lui éviter de se ramasser une balle dans la tête.

Si Lily avait été le genre de personne à s'énerver pour un rien et à passer ses nerfs n'importe comment, elle aurait très certainement donné un bon coup de pied dans la poubelle miteuse qui se tenait aux pieds du lavabo. Mais Lily était une lady. Une lady tarée de la gâchette, certes, mais une lady tout de même. Aussi, elle se contenta de tirer nerveusement sur son tailleur, pour en effacer un pli imaginaire, geste qu'elle faisait systématiquement lorsqu'elle était contrariée. Alors qu'elle époussetait un grain de poussière fantasmagorique sur son col, la porte des toilettes fut ouverte à la volée, et s'écrasa avec force contre le mur, décollant un bout de carrelage qui tomba avec un petit tintement sur le sol.

- Vous voici, Roverandom !

Lily haussa un sourcil inquisiteur à l'intention de son collègue qui venait de faire cette entrée fracassante alors que celui-ci se précipitait à grands pas vers elle. Arrivé à sa hauteur, il se pencha vers elle et lui dit à voix basse :

- Cet homme à la chemise pourpre était un Synnefo. Engagé par l'agent d'Austricelli. Il avait flairé le coup. Selon nos informations, il y en a encore quatre dans les parages. Malgré la mort de leur employeur, vous êtes toujours leur cible, Roverandom, vous savez que Maxter n'aime pas le travail à moitié fait.

Lily hocha la tête. Pour sûr, elle le savait. Elle avait eut à faire au dit Olivier Maxter, et même si cette entrevue avait été des plus pacifique, elle avait pu constater la rigueur du chef de la Synnefo.

- Lorman est aux trousses de deux d'entre eux, mais deux autres courent toujours. Soyez prudente.

Lily hocha à nouveau la tête, et répondit sobrement :

- Juste le temps de nettoyer ma plaie, et je m'occupe de leur cas.

Il hocha la tête à son tour, ne paraissant même pas se soucier de la blessure de sa collègue. Manifestement, il savait que ce ne serait pas cette égratignure qui saurait la gêner. Au moment même où la porte se refermait, Lily entendit le bruit d'une chute d'objets, juste derrière elle. Elle se retourna, tout en dégainant son arme… pour se retrouver face à face avec une pile de chaises. Elle leva les yeux… et poussa un soupire en levant les yeux au ciel et baissant son arme.

- T'es vraiment un… phénomène, phénomène !

Elle grimpa sur les chaises et prit la main qu'Elias lui tendait pour se hisser hors de la pièce, pour finalement se retrouver dans la rue. Un énième soupire, alors qu'elle s'étirait très doucement, essayant de détendre ses muscles crispés par la douleur.

Les pas de course, elle les entendit aussi. Mais elle n'eut pas le temps d'esquisser le moindre mouvement qu'elle se retrouvait plaquée contre le mur. Indignée, ainsi que sous le coup de la douleur, Lily émit un couinement désapprobateur, qui fut étouffé de la façon la plus inattendue – tout du moins pour elle – qui soit. Mais soit, c'était une diversion comme une autre, et si cela pouvait permettre aux deux hommes qui arrivaient dans leur direction de les dépasser sans qu'ils les remarquent, ce ne pouvait que faciliter la tâche à Lily.

Elle émit un petit grognement étouffé pour signifier à Elias qu'il n'avait pas intérêt à profiter de la situation, tout en scrutant du coin de l'œil les deux tueurs.

*M'énerve avec ses cheveux, le phénomène ! J'y vois goutte, moi !*

Heureusement, le stratagème du phénomène en question se révéla efficace. A peine les deux bulldogs les eurent dépassés que Lily tira son arme d'un geste lent, afin de ne pas attirer l'attention – ces gens là voient très bien du coin de l'œil, elle en savait quelque chose. Une détonation. Une chute. Le survivant se retourna, juste à temps pour regarder la balle dans les yeux. Une seconde chute, alors que résonnait l'écho d'une seconde détonation.

- Et maintenant, phénomène, tu te décolles, si tu as la moindre intention d'avoir une descendance, déclara-t-elle posément.

*Encore que j'aurais pu tomber plus mal… Mais quand même !*

Elle s'approcha des deux corps effondrés au milieu de la ruelle et en fouilla un. Elle en tira un badge, où était mentionné le nom de la Synnefo. Ses collègues étaient donc bien renseignés. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'ils aient réglé leur compte aux deux autres, car Lily commençait à en avoir assez de cette histoire. Si cela continuait, elle irait trouver Austricelli pour lui demander une autre allonge.


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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Mar 22 Juil - 7:33

Contre toute attente, Elias se sortit indemne de son initiative : il était fascinant de constater à quel point elle appréciait rapidement les situations imprévisibles qui leur tombaient dessus en série depuis leur rencontre, en s’ajustait en conséquence. Tout comme les efforts qu’elle consacrait non seulement pour ne pas le flinguer elle-même, mais tout simplement pour le garder en vie. Après tout, elle aurait très bien en avoir marre, considérer que le jeu n’en valait pas la chandelle, et le balancer devant les deux assistants tueurs pour servir de diversion. Peut-être commençait-elle à en faire une affaire personnelle : perfectionniste jusqu’à l’os, peut-être ne pouvait-elle supporter d’échouer une tâche qu’elle s’était elle-même assignée.

Toujours est-il que, dans leur baiser étrangement figé, il la sentit tenter de se contorsionner pour parvenir à conserver un angle de vision sur les deux hommes, qui s’apprêtaient à les dépasser. Moins bon que si elle avait répondu ; mieux qu’un genou dans les bijoux de famille. Il la sentit ensuite lever son arme, et figura très bien ce qui allait se passer… Pour donner le change, il fit tout de même semblant de sursauter à la première et la deuxième détonation.

Ses tympans cillaient encore qu’elle le repoussait déjà, d’une réplique beaucoup moins acide que les précédentes.


« Mais je t’en prie, chérie, ça m’a fait plaisir de te sauver la peau, et de te permettre de leur foutre une saloperie de balle à la base du crâne! »

L’idée de la provoquer davantage lui caressa l’esprit, et il manqua murmure un « frigide » bien senti. Pour autant que la chose l’aurait amusé, c’était toujours elle qui maniait le neuf millimètres…Et puis, cela ne cadrait pas avec l’attitude mécontente qu’il continuait d’afficher.

Toujours immobile, et jetant un regard derrière lui pour être certain que d’autres hurluberlus aux tendances suicidaires ne surgissaient pas, il la regarda aller faire les poches des cadavres


« Tu sais, si t’as des problèmes d’argent, je peux t’avancer quelques billets… »

Se rapprochant, il la vit mettre la main sur ce qu’elle cherchait visiblement depuis le début : une sorte de badge, aux couleurs de la Synnefo. Cela éliminait donc un candidat potentiel quant à l’affiliation de sa tueuse. Mavros ou Schya ? Aucune façon de le savoir, pour le moment… À moins qu’un autre tueur clownesque et manquant sérieusement de jugement d’un autre clan ne débarque et se fasse flinguer par sa tueuse, il n’avait aucune façon de le savoir. Mais c’était déjà ça de pris.

Il s’agenouilla à côté de l’autre victime et mit la main sur un badge similaire, sous l’œil attentif et désapprobateur de sa tueuse qui le soupçonnait vraisemblablement de vouloir tenter de s’emparer d’une arme. Elle s’apprêtait à le lui retirer des mains lorsqu’une voix maintenant familière s’éleva de l’extrémité de la ruelle qui leur faisait face, du côté de l’avenue


« Toi! »

Les deux compères involontaires se redressèrent dans un même geste, pour faire face à nul autre qu’Austricelli lui-même : les cheveux complètement ébouriffés, les yeux hagards, il leva un doigt taché de sang dans la direction d’Elias, alors que ce dernier entreprenait de dissimuler le badge Sinnefo qui venait de passer à un niveau secondaire dans la conscience de sa tueuse.

« Je veux que tu le tues. Je suis prêt à te payer autant que pour l’agent. Il sait que je suis derrière sa mort, il m’a vu te donner les billets, alors il doit mourir lui aussi »

Putain de bordel de merde… qu’est-ce que c’était que cette ville de maniaques ?! Et dire qu’il avait trouvé Austricelli des plus sympathiques, et qu’il avait même tenté de lui éviter une balle perdue! Magnifique expression de gratitude!

Cela lui posait cependant un sérieux problème : pour autant qu’il fût convaincu que sa tueuse n’allait pas gratuitement utiliser son savoir faire contre lui, maintenant qu’il y avait de l’argent sur la table, la donne était complètement différente! Il n’était pas stupide au point de considérer qu’elle allait rechigner à finalement le flinguer contre 7 000 balles. Dans le meilleur des cas, elle hésiterait quelques secondes avant de se remémorer toutes les occasions où elle avait voulu le faire, et accepter. Tout en faisait face au peintre qui venait littéralement de craquer sous le poids de sa conscience, il murmura à l’oreille de la jeune femme


« Une liasse de billets et …73 centimes, si tu lui fous une balle dans la jambe. Et en bonus, je te laisse m’étrangler par derrière une autre fois… »

« Alors, qu’est-ce que tu attends ? Vas-y, fais-le! »

Crispé, Elias continuait de fixer un regard meurtrier vers le commanditaire de sa mise à prix, tout en se préparant à réagir si jamais sa tueuse se laissait tenter par la proposition de l’autre déjanté. Dans le genre retournement de situation imprévue, il venait d’atteindre nu record inégalable…
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Lily Roverandom
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Mer 23 Juil - 14:59

Elle avait royalement ignoré sa petit réplique humoristique, s'était contentée de hausser vaguement les épaules et d'afficher une petite moue désapprobatrice, bien trop occupée qu'elle était à décharger le premier corps de ses armes éventuelles. Elle avait déjà vidé le chargeur des deux revolvers tombés au sol que les tueurs tenaient dans la main avant d'être touchés. Puis elle avait balancé les armes vides par-dessus un muret, qui, peut-être, donnait dans un petit parc, ou un jardin, étant donné le bruit mat qu'ils firent en chutant de l'autre côté. Elle ne souhaitait pas que son photographe importun se retrouve armé, on n'était jamais trop prudent. Et même un pistolet déchargé peut s'avérer une très bonne matraque, Lily en avait fait les frais plusieurs fois.

Alors que Lily s'apprêtait à fouiller le deuxième corps et tendait une main vers la veste du macchabée, Elias lui coupa l'herbe sous le pied, et tira d'une poche un second badge de la Synnefo. Elle lui décocha un regard glacial dont elle semblait avoir l'exclusivité, et esquissa un geste pour s'en emparer, juste au moment où retentit une interjection. Comme d'un commun accord, Lily et Elias se redressèrent, faisant face à Austricelli, visiblement en pétard. Lily leva les yeux au ciel, mécontente de constater que, contrairement à ce qu'elle avait pu croire, cet épisode n'était toujours pas terminé. Elle en oublia le badge. L'artiste voulait maintenant qu'elle descende Elias. Lily haussa un sourcil, affichant un air quelque peu blasé. Il n'en était clairement pas question. Elle ne s'était pas donné autant de mal pour conserver son phénomène pour finalement se voir contrainte et forcée de mettre fin elle-même à ses jours. Enfin, contrainte et forcée, voilà qui était vite dit. En effet, elle répondit, très posément, en bonne professionnelle qu'elle était :

- Signore Austricelli, ceci n'était en aucun cas inclu dans notre contrat initial. Il était stipulé que je devais exécuter votre agent et, si besoin était, protéger votre vie. Ma mission étant accompli, le contrat est clos. Si vous souhaitez un avenant, veuillez contacter la Schya. Pour l'instant, n'étant plus sous contrat, je ne peux rien pour vous.

Elle décocha un regard en coin à son photographe importun, ayant bien conscience qu'elle venait de lui révéler un détail majeur de sa propre identité. Ce n'était en aucun cas une maladresse de la part de la jeune femme. Il n'était pas si dur que cela de savoir à quel organisme appartenait un crimine dans cette ville, et elle se disait que, étant donné les circonstances, il serait tôt ou tard ammené à connaître son appartenance. Cela ne la dérangeait pas outre-mesure, mais elle se demandait si cela changeait quoi que ce soit pour lui. Elle ne démordait pas de l'idée qu'il ne pouvait s'agir d'un simple citoyen.

D'ailleurs, ce qu'il vint lui susurrer à l'oreille la conforta dans son idée. Une balle dans la jambe ? Pourquoi pas le tuer, tout simplement ? Un pauvre passant pris malgré lui dans une telle histoire aurait voulu, pour sauver sa peau, en finir une bonne fois pour toutes... A moins d'être inconscient. On était à Ataxia, tout de même. A côté, Harlem, c'était le club Med.

Elle détourna le regard d'un Austricelli tremblant de rage et d'angoisse pour répondre à la requête d'Elias :

- T'as un contrat, phénomène ? Non. Alors tu te la fermes et tu...

PAN ! Elle fut interrompue par une détonation, suivie du bruit typique d'une balle ricochant sur du béton. Elle se retourna prestement, son arme déjà levée. Austricelli avait lui-même sorti un pistolet et tenait les deux compères en joue, mais il tremblait tant qu'il n'était pas étonnant qu'il eût raté sa cible. Il semblait loin d'être à l'aise avec son arme, d'un petit calibre, qu'il tenait pourtant à deux main. Lily et lui se jaugèrent du regard. Austricelli ne semblait pas disposé à tirer une seconde fois, il semblait plus vouloir impressionner qu'en vouloir à leur vie. Il ne saurait endosser le meurtre direct de quelqu'un, songea Lily.

*Moi, si.*

Un troisième corps s'effondra sur la ruelle.

*Non mais ! Je ne me suis tout de même pas donné tout ce mal pour rien !*

Elle se retourna vers Elias, un petit sourire en coin.

- Ce n'est pas pour toi que j'ai fait ça. Garde ton argent. En revanche...

Elle fit une pause alors que son regard se faisait plus perçant.

- Tu me dois la vie, rappelle-t-en la prochaine fois que nos chemins se croiseront.

Un spectateur tout à fait extérieur à la situation aurait pu croire qu'elle exagérait et, qu'au contraire, elle ne faisait que rendre la pareille à Elias, puisqu'il l'avait empêchée de se faire descendre par l'agent de la Synnefo dans la galerie. Mais, depuis, Lily avait consacré toutes ses forces, et ce malgré sa blessure qui continuait à la lancer, à préserver la vie de son photographe importun. Peut-être n'en avait-il pas conscience. Qu'il ose seulement dire qu'il y avait un partout, la balle au centre, et elle lui montrerait sa façon de penser !

En tous cas, pour l'instant, elle n'avait plus vraiment le temps d'essayer de percer le mystère de cet énergumène. Sa plaie risquait de s'infecter gravement, elle devait rentrer à la Schya afin de se faire soigner. Elle se dirigea vers le corps d'Austricelli, et fit subir à son pistolet le même sort qu'elle avait réservé à deux des deux Synnefo. Puis, sans même un regard pour Elias, elle quitta la ruelle. Elle se retrouva sur l'avenue où se situait la galerie, et se dirigea vers le même troquet où le jeune homme avait "emprunté" des chaises afin de l'aider à sortir sur la ruelle. Avisant deux hommes badinant autour d'un verre de whisky, elle s'approcha d'eux et, avant même qu'ils aient pu la remarquer, se saisit d'un verre et arrosa sa blessure de son contenu. Puis, sans le moindre regard pour les deux compères qui affichaient maintenant un air de péquenots s'étant faits frapper avec un poisson, elle entreprit de rejoindre sa voiture qu'elle avait garée non loin.

Cela n'avait pas pris plus de trois à quatre minutes, et ce fut au bout de ce laps de temps qu'on pu entendre résonner dans la ruelle un titre musical déjà centenaire cette année-même : Think for Yourself, alors qu'une Coccinelle noire remontait en direction d'Elias et stoppait à sa hauteur.

Lily, au volant côté droit, une cigarette allumée à la main droite, se pencha par le carreau ouvert et dit d'un ton détaché :

- Je te dépose quelque part, phénomène ?




Dernière édition par Lily Roverandom le Lun 8 Sep - 17:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Jeu 24 Juil - 8:32

L’enfant de pute…Malgré sa nature profondément bienveillante, il y avait certains trucs qu’il considérait d’une mesquinerie tellement abjecte qu’il ne pouvait forcer son intellect à se départir de cette expression, aussi crue que viscérale. Qu’il demande devant à lui à une tueuse de lui foutre une balle dans le cortex pour 7000 $ pouvait passer, même si le prix était un peu insultant. Mais qu’il sorte une arme et leur tire dessus, ou à tout le moins, dans leur direction générale, parce que monsieur n’obtenait pleine satisfaction de ses caprices et craignait le retour de sa conscience, alors qu’il s’agissait de deux professionnels de la gâchette à qui il faisait face, relevait du n’importe quoi! Pour un peu, il serait allé l’étrangler lui-même, avec sa propre chemise… Qu’espérait-il, au juste ?

Sans grande surprise, la chose fut vite réglée d’une balle bien placée, projetée d’un canon tenue par une main qui n’oscilla même pas d’un millimètre. Pour la forme, Elias s’imposa un nouveau sursaut suite à la détonation.

Ce petit interlude sanglant avait cependant eu du bon! Pour des raisons qu’il ne s’expliquait pas encore, elle laissa filer le fait qu’elle travaillait pour la Schya. Cela aurait pu être destiné à le conduire sur une mauvaise voie, dans l’alternative où elle commençait à se méfier de sa véritable nature. Cependant, l’artiste n’avait pas bronché, et dans son état, la moindre expression de surprise, par exemple celle provoquée en entendant le nom de Mavros être prononcé alors qu’il savait pertinemment avoir contacté la Schya, aurait été aussi visible sur son visage que s’il avait eu une cicatrice de l’œil gauche jusqu’à l’épaule droite. Qu’espérait-elle, au juste ? Intimider son « phénomène » ? Tenter de se donner un style pour l’impressionner ? Il n’aurait su le dire, mais ne put s’empêcher de calmer ses soupçons : il y avait anguille sous roche en quelque part…

Avec un sourire en coin qui, ô surprise, n’affichait plus un caractère narquois, elle se tourna vers lui pour lui dire qu’il pouvait garder son argent, mais qu’il lui en devait une. Il faillit rétorquer que sa vie n’avait pas spécialement été mise en danger par Austricelli, mais se ravisa, en prenant conscience que, pour une autre fois, elle laissait sous-entendre une nouvelle rencontre… Qu’avait-elle derrière la tête ? Prendre une marche jusqu’au coin de la rue, puis revenir sur ses pas, comme dans la galerie d’art ? Il en doutait…Elle avait vraisemblablement quelque chose derrière la tête, et très certainement relié au fait qu’elle lui ait fait part de son affiliation à la Schya. Planifiait-elle de le recruter ?! Il n’aurait pas crû avoir laissé suffisamment d’indices de sa possible familiarité avec le milieu criminel pour justifier un tel intérêt de sa part. Cependant, il y avait bel et bien un intérêt… Restait à savoir à quel niveau il se situait…

Sans un dire un mot supplémentaire, elle lui faussa compagnie, rejoignant l’artère principale. Elias poussa un long et profond soupir, relâchant les muscles de ses épaules… Il n’aurait pas crût que les choses s’entameraient avec autant d’intensité dès sa première semaine! Au moins, cette escapade était terminée…


« Bouge pas! Lève les mains et mets-les derrière ta nuque »

Il aurait dû s’en douter…

« Tu viens de flinguer notre contractant, mon beau salaud! T’es fier de toi, hein ? T’es un peu con de t’être débarrasser de ton arme. Tu pensais quand même pas t’en sortir comme ça ? » , ajouta-t-il en s’approchant de lui.

« La bonne nouvelle, c’est qu’à cette distance, t’auras même pas le temps de… »

Là, il commençait à en avoir vraiment marre de jouer au con…surtout que cet amateur beaucoup trop loquace et imbus de lui-même, loin d’avoir la trempe de sa tueuse, n’étais certainement pas si haut placé qu’elle. Et puisqu’il avait déjà établi contact avec eux…

« C’est un atroce malentendu, j’étais dans la ruelle quand… »

D’une brusque et puissante impulsion du bout de ses orteils, il se propulsa vers avec un léger angle vers la gauche de son agresseur droitier, qui n’eut pas le temps de se remettre de sa surprise et de réaligner son arme avant qu’Elias ne l’atteigne au plexus solaire d’un coup de coude. Dans la continuité du mouvement, il lui saisit le poignet, lui brisa afin de lui faire lâcher son arme et, lui saisissant le derrière de la tête, lui fracassa la figure contre le sol. Il vint lui écraser la trachée de son genou, jusqu’à ce que l’autre cesse de se débattre. Quarante-huit secondes, aucun coup de feu, aucune parole… Il récupéra l’arme et traîna le corps jusqu’au muret, et le balança par-dessus…avant de réaliser qu’il s’agissait du parc d’une école, lorsqu’il se pencha par-dessus le dit muret! Et sa tueuse qui y avait balancé les armes!! [/i]

*Mais quelle putain de journée de…*

C’est alors qu’il était ainsi penché sur le parapet de pierre, qu’il entendit air qu’il n’avait entendu que dans sa plus tendre enfance, lorsque son père tendait de lui inculquer les vertus d’une oreille de musicale. Lorsqu’il se retourna pour en voir la provenance, il afficha une expression complètement sidérée : là, au volant d’une coccinelle noire, cigarette à la main et écoutant un air centenaire tout ce qu’il y avait de non-violent, sa tueuse lui offrait de le raccompagner! S’il n’avait pas passé la dernière demi-heure avec son arme braquée entre les côtes et vu abattre quatre…non, cinq hommes, pour rien au monde il n’aurait pu croire que cette jeune charmante jeune femme avait quoi que ce soit à voir avec la criminalité! L’invitation n’en était d’ailleurs que plus tentante…mais l’accepter ruinerait complètement l’image de civil clean qu’il tenait de maintenir depuis le début

Il demeura interdit et béat quelques secondes, avant de lever les mains, de reculer d’un pas et de répondre, sur un ton stupéfait qui ne cadrait pas très bien avec ses propos :


« Hors de question que je succombe à l’une des plus anciennes techniques de drague qui soit…et que je te dise où j’habite! De toute façon, j’ai besoin d’une cuite, ici et maintenant… »

Il savait très bien qu’elle aurait une pléthore d’autres moyens de le retrouver, là n’était pas la question…Cependant, il jugeait qu’il était temps que leur route se sépare, après ces moments de tension. Dans les circonstances actuelle, il ne pouvait espérait gagner plus que ce qu’il avait déjà. Pas après une première rencontre. Et puis, surtout, il se devait d’aller récupérer John…

Ne restait plus qu’à espérer qu’elle n’ait pas le culot de venir boire en sa compagnie sur el site même d’un quintuple meurtre…quoiqu’au fond, il s’en serait très bien accommodé.





[je te laisse répondre, en supposant que tu vas effectivement te pousser ;). Ou pas, mais bon! ]
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Lily Roverandom
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MessageSujet: Re: Balade Urbaine [libre]   Lun 8 Sep - 18:08

[en faisant le tour de mes sujets, je suis tombée sur celui-ci, et en le relisant, j'ai constaté qu'il était inachevé, alors que je croyais qu'on l'avait terminé... donc, je poste le message de conclusion 8) ça sera court, mais c'est histoire de mettre un point final]

Lily retint un petit rire. Décidément il les lui aurait toutes faites, son phénomène. Pour sûr, sa manoeuvre n'avait rien de discret, surtout après avoir annoncé à qui voulait l'entendre qu'elle travaillait à la Schya. Mais l'heure n'était plus au tact. Elle avait fait une tentative d'en découvrir plus sur lui, sans succès. Peut-être que son manque de subtilité avait été volontaire. Après tout, elle était blessée. On a beau être une machine à tuer, on n'en souffre pas pour le moins. Il lui fallait se soigner au plus vite si elle ne voulait pas que cette blessure bénigne ne s'aggrave. Autant abréger les choses.

- Comme tu voudras, mais plus tard, ne viens pas te plaindre d'avoir raté une occasion de te retrouver dans la voiture d'une femme aussi "sublime et mystérieuse" que moi,
répondit-elle d'un air taquin, un petit sourire en coin, reprenant les termes qu'il avait précédemment employés pour la décrire.

Elle jeta, comme par réflexe, un regard autour d'elle, comme si elle eût été à l'affut de quelque chose. Mais elle ne vit rien de suspect. Elle n'avait aucunement eut vent de ce qu'il s'était déroulé dans la ruelle en son absence, le bruit assourdissant de la foule et des voitures sur les avenues ayant étouffé tout bruit qui aurait pu s'échapper de l'altercation entre Elias et le tueur anonyme qui avait rencontré son destin peut-être plus rapidement que ce à quoi il s'était attendu. Tant mieux pour Elias, qui conserverait aux yeux de Lily sa quasi innocence, et tant pis pour elle, qui devrait attendre plus longtemps avant de pouvoir découvrir ce qui se cachait réellement sous cette apparente civilité.

Une sonnerie retentit non loin d'eux, suivie de bruit de course et de cris joyeux d'enfants, en provenance de derrière le muret par-dessus lequel Lily avait balancé les armes des truands. Elle tourna la tête dans cette direction, haussa un sourcil, puis se tourna vers Elias et haussa les épaules, l'air de rien. Peu lui importait ce qu'il pouvait se passer, maintenant qu'elle avait accompli sa mission.

- Bon, au revoir, phénomène, débita-t-elle platement.

Et elle appuya sur l'accélérateur. La coccinelle se mit en branle et déboula sur une autre avenue au trafic bondé. Elle s'immobilisa quelques instants, comme si elle attendait une ouverture pour se glisser dans le trafic. Puis, soudainement, elle décolla à environs deux mètres du sol, et s'élança par-dessus les embouteillages.

Trois minutes plus tard, arrivée au quartier Schya où le trafic était bien moins important, Lily désactiva le système de coussin d'air et atterrit en douceur sur le bitume et fila en direction du gratte-ciel Schya.


[et même si c'est pas possible, je m'en fiche ! 8D]


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