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 Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)

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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 17 Déc - 5:16

Se retrouvant sur le dos, il ne lui avait fallu que cet élément pour réveiller Elizabeth qui chercha à se défaire de ses tentacules. Elle se débattit, son visage exprimant sa force de caractère et celle de détruire tout ça une fois pour toute. Or, Carter vient à son aide en recourant à rien de moins que la mort pour neutraliser cet adversaire. Devant cela, la jeune femme resta figée, profitant des dernières secondes qui lui restaient pour s'esquiver pour éviter qu'il ne tombe mollement sur elle. Sur pied, elle reçut rapidement, et au vol, le manteau lancé par le médecin lui-même. Elle l'enfila avec une presse qui témoignait que la froideur de son âme avait doucement fondu.

Elle resta, toutefois, immobile comme un tronc d'arbre à observer les assaillants s'emparer de son amoureux. Ses membres crispés, elle ne réussissait pas à avancer le pas pour lui venir en aide. Elle était prise d'une peur qui, pourtant, ne devrait pas être là. Elle pouvait être largement supérieure à ces hommes-là, niveau force physique, mais tout semblait réduit à néant. Et pourtant, elle avait vaincu l'un d'eux tout à l'heure. Elle menait un véritable combat contre elle-même : sa raison contre sa volonté. Qui allait l'emporter ? La force ou l'éloquence ? Elle finit par fermer les yeux, luttant pour ordonner à son cerveau de choisir une option dans les plus brefs délais. La réponse qu'elle reçut tâcha de lui éviter toute hésitation future.

« Ton coeur... »

Sur ce, ses yeux s'ouvrit sur la violence qui tourmentait le pauvre médecin qui tentait de se débattre et qui se dévouait, corps et âme, pour sauver la peau de sa belle en preux chevalier qu'il était. Tout semblait avoir ralenti et le son, coupé au montage. L'horreur. Elle visionnait l'horreur réduite dans sa plus simple expression. Ce qui déchira ce silence, fut le cri tribale qu'elle laissa enfin sortir de ses trippes.

" NOOOOOOOOOOONNNNNNNN ! ARRÊTEZ !! "

Et voilà que son mutisme qui l'avait sombré dans une absence d'émotions s'évapora en un seule instant. Le cri d'abord hésitant avait pris en ampleur et en autorité pour stopper toutes les activités en cours au marché. Même les ravisseurs cessèrent et demeurèrent statues. Elle les fixa intensément dans le regard, les foudroyant en leur lançant des épines pour leur crever les yeux. Ses jambes prirent soudain (et enfin!) l'initiative de bouger pour aller cracher tous ces parasites de combattre ce qui lui restaient de son passé hanté.

" Quant à moi, de mon vivant, je me débarrasserai de votre vermine à faire vomir. Vous êtes d'ignobles bêtes assoiffées de sexe qui veut l'obtenir pour un médiocre prix, quitte à ce que ce soit gratuit. Mais, haha, ce temps est, depuis longtemps terminé, pour moi d'être à votre service, soumise à vos volontés qui me répugnent aujourd'hui. Je veux être libre, LIBRE, vous entendez ? LIBRE !! FREE !! Faudrait-il que je vous le dise en chinois ou vous préférez que je cesse de vous prendre pour des débiles à l'instant même ? Mais, d'après moi, la notion du « Non », du « Refus » vous ait peu familière pour mal interpréter ce que je dis. Je n'irai pas par quatre chemins. Vous fuyez et je vous laisse ce dernier cadeau de ma part ou bien vous mourrez. Je vous laisse le choix ! Et c'est bien le seul qu'Elizabeth Levy vous fera aujourd'hui. Autrement, j'ignore si la clémence m'aurait tenté il y a quelques jours. À vrai dire, j'aurais opté pour un moyen plus radical qui abrégerait mes souffrances, mais je suis, quant à moi, pourvue d'une dignité respectable. Oui, j'en ai une maintenant. Le Diable me l'a redonné à la condition de lui redonner ses petits démons que je lui avais pris. Chose faite et pari conclu. " tonna Elizabeth.

Voyant qu'ils ne réagissaient pas, l'espionne prit les devant et s'empara de son arme à feu toujours entretenu sur sa jambe, à la hauteur de son mollet. Sans hésiter, elle alla tirer Martin de sous eux pendant qu'ils étaient toujours de glace et pointa l'arme sur les trois pauvres hommes qui commençaient peu à peu à comprendre ce qu'elle s'apprêtait à faire.

" Voilà, Martin, ce que je voulais dire par « le Phénix va renaître de ses cendres ». Il n'attendait que le bon moment pour vivre sa renaissance... "

La dernière syllabe fut coupée par le bruit de la gachette enclenchée par Elizabeth qui visait assez parfaitement pour les réduire à la mort à un seul projectile chacun. Le marché se tut pendant tout ce temps que durait cette fusillabe, toutefois, normale. Comme dans les vieux western, l'espionne souffla sur l'ouverture de son arme en contemplant son travail. Étirant un léger sourire satisfait pour un maigre deux secondes, elle replaça son fusil à sa place comme si de rien n'était et tourna sa tête pour regarder Carter. Son calme impressionnant ne laisser pas soupçonner que, qu'à peine 30 secondes avant, elle avait assassiné impitoyablement trois personnes.

" Tu n'avais pas des emplettes à faire, Martin ? "

Revenir à un état aussi serein relevait du miracle. On pouvait la prendre pour une folle, mais c'en était rien. Cela était sûrement dû à une poussée d'adrénaline qui avait puisé dans les réserves d'énergie qu'elle avait conservées depuis une semaine déjà.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 17 Déc - 5:44

« Je… Oui. C’est encore à l’ordre du jour. Malgré le fait que je ne sois pas dans le meilleur des états mais rien que le temps ne guérira pas. JE suis heureux de te retrouver, Elizabeth. Te voilà finalement libre de ce poison qui torturait ton cœur. Dommage que la mort de ces hommes eut été nécessaire pour qu’ils le comprennent. »

Sans un mot de plus, il lui adressa un clin d’œil, lui fit signe de l’Attendre et disparut dans le marché. Il revint, quelques minutes plus tard, avec un magnifique ensemble de vêtements qui saurait mettre en valeur les formes de l’espionne et son corps finement musclé. Il faudrait bien sûr qu’elle se change… Et Martin comptait bien sur les coin isolés et perdus du marché pour faciliter les choses. D’une série de gestes rapides, Il avait rattaché le pantalon de sa belle, fermé le manteau qu’il lui avait donné pour dissimuler ses gloires et il l’entraînait dans un des petits coins secrets du marché. Ici, loin d’un monde isolé du monde, ils auraient pu faire sauter une bombe que personne ne les auraient entendus : la configuration du lieu les rendaient invisibles… Et il fallait vraiment le vouloir pour voir cet espace entre deux commerces et se retrouver dans le labyrinthe de tuyau et de poutres. Au bout de quelques secondes supplémentaires, le médecin chef se décida à reprendre la parole.

« Profite en pour te changer, nous irons faire les courses après. Ici, nous sommes loin de tout et je te dirais presque que c’Est encore plus isolé que mon bureau. En plein lieu publique, quelle ironie… »

Le médecin remarqua ensuite qu’il avait du sang sur son pantalon. Heureusement pour lui, il en avait profité pour s’acheter des vêtements de rechange en même temps qu’il magasinait pour Elizabeth et il entreprit donc de se changer… Avant de devenir cramoisi en se rendant compte que dans l’allégresse de retrouver Elizabeth après une semaine, il avait oublié de mettre ses boxers… C’est donc le membre bien au garde à vous qu’il se tenait, sans pantalons et sans boxers, devant Elizabeth, bredouillant quelque chose entre la justification ratée et les excuses. Oh bien sûr, eut-il été vantard et macho comme les types qu’ils venaient de tuer, il aurait dit à Elizabeth qu’elle avait devant elle une œuvre d’art qui demandait bien des soins et qu’il se ferait une joie d’en recevoir de sa part mais Carter était loin, à des kilomètres même, d’être ainsi. Non, même si Carter était un homme, la discipline de fer qu’il s’imposait lui permettait d’être au dessus de ses contemporains et Elizabeth avait de quoi être fière d’être si privilégiée.

« C’est purement physionomique. Très humain en somme. Et cet oubli… Impardonnable. J’aurais dû faire plus attention. Ahlala, voilà qui est fâcheux, très fâcheux même. Et terriblement gênant ajouterais-je… Déplacé je le conçois mais on y peut rien, même avec la meilleure volonté qui soit et… Elizabeth? Tu m’écoutes? »

Une semaine loin l’un de l’autre… Cela ne prendrait pas grand-chose pour rallumer la flamme. Et peut-être que cet oubli involontaire de dessous masculins était justement un prétexte acceptable. Chose certaine, le regard absent d’Elizabeth la muette n’était plus là et ce regard là, il le connaissait bien. Que pouvait bien avoir derrière la tête l’Espionne par contre… Ça il l’ignorait. Mais sans doute allait-il bientôt, très bientôt, le découvrir… Tout vient à point à qui sait attendre…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 17 Déc - 6:26

Elizabeth observa Martin se confondre en excuse. Elle esquissa un sourire alors qu'elle venait tout juste d'enfiler le chandail qui épousait parfaitement les courbes de son corps. Un sourire qui n'avait pas apparu sur ce visage depuis une semaine et qui était quelque peu douloureux. Sa peau s'était déchirée dans cet effort, mais ô combien il en avait valu la peine. C'était bien de sourire ainsi, de retrouver une certaine joie de vivre, un bonheur que, longtemps, elle n'avait pas éprouvé. Un regain d'énergie vivifiante qui allait lui permettre de mettre ses idées en ordre pour y voir plus clairement à l'avenir. Ce sombre nuage qui lui avait brouillé les sens et l'esprit avait laissé place à un soleil étincelant et brillant de bonté.

Et puis, ces emplettes, elles pouvaient bien attendre un peu ! Il resterait beaucoup de marchandises encore d'ici la fin de la journée. Ils pouvaient bien se permettre de s'amuser un peu. L'endroit était isolé, bien loin des regards inquisiteurs et on entendait à peine que l'écho mourant du brouhaha du marché. Ils seraient bien d'en profiter un peu, non? Pour le taire dans ce discours devenant légèrement pathétique, elle appuya un index ferme, mais tendre sur la bouche de Carter et émit un « chut ! » tout bas.

" Mais oui je t'écoute, mais tu deviens lassant à trop parler. Laisse faire les emplettes et amène-toi ! "

Sur ce, l'espionne, qui avait repris et retrouvé de sa fougue, retira le chandail qu'elle voulait tout juste de mettre, ne laissant que son soutien-gorge à l'air libre. En vitesse, et ne se retenant plus, elle s'empara du chandail du médecin pour le forcer à se rapprocher d'elle. Elle colla ses lèvres aux siennes dans un échange passionné et langoureux qui leur avait été « interdit » d'échanger une semaine durant. Bon sang que l'envie ne manquait plus à cet instant. Tout ce qu'avait gardé la jeune femme, surgissait en un seul instant.

" Il y a longtemps que je n'avais pas goûté à ça ! Ça me manquait ! Pardonne-moi d'avoir été d'humeur massacrante cette dernière semaine. " énonça-t-elle entre deux baisers.

De sa main toujours libre, elle la posa sur la taille du médecin, à la frontière entre son chandail et sa peau. Ensuite, celle-ci se fit plus aventurière et fouineuse en explorant tantôt le dos de Carter sous son chandail, tantôt son postérieur, tantôt même une partie plus osée de son anatomie masculine.

Martin lui en avait voir de toutes les couleurs la semaine dernière, et, s'étant privé de se plaisir charnel, elle espérait se rattraper bien assez vite pour rattraper cette semaine perdue à ne pas s'être vu. Elle alla se plaquer d'elle-même sur le mur tout près d'elle, lequel lui faisait dos depuis tout à l'heure. Prenant de l'avance avec ces caresses de plus en plus insistantes du médecin, la jeune femme entreprit de retirer son soutien-gorge.

" Prouve-moi que j'ai eu tort de me retenir pendant une semaine. Fais-moi subir ta torture personnelle. J'y ai bien droit, après tout... "

Elizabeth le tira davantage vers lui, se collant plus aisément à lui pour « subir » un échange de chaleur corporelle. Ne pouvant plus se contenir plus longtemps, elle manifesta cela en griffant le médecin sur son bras, zébrant ainsi son membre. Or, sans doute qu'il n'y porterait aucune attention, comme elle ne s'en rendit même pas compte elle-même. Elle finit finalement par défaire l'emprise que son autre main avait sur son chandail. Ce même bras alla s'enrouler autour du cou du médecin que l'autre s'empresser de suivre. Exerçant une certaine force, elle réussit à se soulever, avec l'aide évidemment de Martin, de sorte qu'elle fut dans la capacité d'entourer sa taille de ses jambes fébriles.

Or, elle avait toujours son pantalon. Martin tâcherait prochainement à remédier à la situation en reposant au sol les pieds de sa bien-aimée pour, qu'ensuite, ils poussent continuer de jouer aux plaisirs adultes aiquels ils s'adonnaient avec une vivacité incroyable.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 17 Déc - 6:55

Bien vite, les vêtements disparurent des corps des deux amoureux. Il y avait à peine sept jours et Martin avait l’impression que cela faisait des années. Les rumeurs étaient donc vraies : quand on y a goûté une fois, c’est dans le sang et on ne le perd jamais… Et il fallait dire que des deux, Elizabeth était la plus entreprenante. Martin n’aurait pas été jusqu’à dire qu’elle dominait leur petit couple mais étant plus expérimentée, elle faisait, pour Martin tout du moins, figure d’autorité. Et comment refuser quoi que ce soit à sa divine Elizabeth? Il en aurait bien été incapable. Une semaine avait peut-être passée mais le corps s’en rappelait à la perfection. Dans toute sa mécanique, il se remit en branle, les pièces du puzzle s’emboitant, la température allant en grimpant et la « machine » se remettant en marche.

« Je pense que même sans adopter de tactique particulière, je suis à même de te torturer sans trop de difficultés. Par exemple… »

Pour qu’un puzzle soit parfait, il faut que toutes les pièces soient bien imbriquées. Dans le cas du puzzle Carter/Lévy, la pièce de Carter n’avait que l’extrémité d’imbriquée, laissant plus de 80% de la pièce sans attache. Elizabeth, en adoratrice de ce puzzle, ne supporterait pas longtemps ce supplice. Juste assez pour que la chose soit agréable mais infiniment insuffisant pour ce que son corps réclamait à grand cris. Et grand mal lui en fit de s’être ainsi accotée contre le mur et d’avoir laisser Carter reposer ses pieds au sol : il avait désormais le gros bout du bâton, choisissant si la pièce s’imbriquerait parfaitement ou non. Sauf si bien sûr Elizabeth trouvait le moyen de faire faiblir la volonté de Carter et de reprendre l’avantage. Dans ce petit jeu, le but n’était pas de bâcler les choses non, ni de faire dans la précipitation. C’eut été trop facile. Il fallait profiter pleinement du moment, tester les limites de l’autre, se donner à fond et transcender ses limites.

« Tu sais, Elie chérie… Il y a une chose que je me demandais. La semaine passée, je t’ai soumise à une torture déloyale qui s’attaquait au point le plus faible de ton anatomie… Et tu ne tentes même pas de me rendre la pareille? À date, c’est toujours moi qui mène… Car de nous deux moi seul, à date, t’ai poussé jusque dans tes derniers retranchement. Te laisseras-tu battre par un médecin, un novice, sur ton propre territoire de chasse? Et regarde la situation actuelle… C’est moi qui suit aux commandes. Depuis quand te soumets-tu à quelqu’un toi? »

Vilaine pique que voilà, lancée par Carter, dans le but évident de provoquer sa partenaire. Non pas par méchanceté, loin de là. Mais notre médecin chef aimait les challenges. Et il aimait voir ou plutôt aurait bien aimé voir jusqu’où Elizabeth était prêt à aller. Carter s’était rendu à la mince ligne entre vie et mort, accidentellement certes, et en dehors de cet écart unique, il avait forcé Elizabeth à puiser dans toutes ses réserves, tant et si bien qu’elle en était sortie épuisée et vidée. Ce qui n’Avait pas été le cas de Carter qui d’ailleurs se demandait si ce qu’on lui avait enseigné pour résister à la torture s’appliquait dans le cas actuel. Jeu risqué s’il en était car Elizabeth était capable du meilleur et du pire… Et la tigresse n’A pas que de la volonté elle a aussi des griffes et des crocs. Il chassa ces pensées. Pour l’heure, il était le maillon dominant… Et il avait le plein contrôle de la situation. Ou pas…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Jeu 18 Déc - 1:15

Elizabeth enregistra la demande de Martin. Certes, il lui avait donné la graine pour lui faire germer une idée. Toutefois, il fallait qu'il se montre patient. Bien qu'elle était une dominante dans ce petit jeu normalement, avec Carter, c'était différent. Il avait trouvé les moindres faiblesses de sa bien-aimée au point de se soumettre entièrement à lui. Or, il est vrai qu'il n'avait pas profité de toute l'étendue de l'expertise « reconnue » de l'espionne. Elle avait gardé quelques petites réserves pour ne pas tout exploiter en même. Cela aurait été un véritable gâchis. Et puis, de cette façon, elle gardait le médecin sur sa faim.

Néanmoins, elle acquiesça, mais ne s'y conforma pas dans l'immédiat. Elle devait le surprendre, le prendre au dépourvu, rendre la situation plaisante et imprévisible. Bien vite, elle retrouva la douceur brûlante de ses lèvres pour extoriser tout ce qu'elle avait gardé pour elle pendant les sept jours de sa réticence à toute affection et à tout contact. Cependant, malgré qu'il avait un certain dessus sur tout, elle lui ordonna physiquement quelques trucs. D'abord, elle attira sa tête dans son cou de sorte qu'il puisse le couvrir de baisers pour ensuite prendre une de ses mains pour la poser sur l'une de ses gloires. Pendant tout ce temps, Elizabeth garda les yeux fermés pour savourer ce petit plaisir à l'extérieur du laboratoire du médecin. Sa respiration bruyante témoignait de la chaleur bouillonnante qui grugait son intérieur.

Puis, elle décida que c'était le moment. Pour l'arrêter dans sa manoeuvre, elle s'empara de son engin masculin, et fixa la réaction de Martin. Un sourire espiègle fendit son visage et alla retrouver son oreille pour lui chuchoter quelques mots.

" La vengeance a son temps. Elle doit provoquée la surprise chez l'autre personne. On dit que la vengeance est un plat qui se mange chaud. Je t'ai chauffé pour l'exercer. Il faut savoir attendre pour qu'elle croît, qu'elle prenne de l'ampleur, qu'elle te rente de plein fouet sur ta personne et qu'elle te fouette au visage. Vilain Martin, tu vas payer pour ce que tu m'as fait la semaine dernière... Ma vengeance serait peut-être brusque et te semblera illogique ou encore impertinente, mais l'objet qui domine les hommes restent le point le plus sensible de votre espèce... " énonça-t-elle sans effronterie.

Sur ce, elle lui décocha un dernier baiser langoureux après de se défaire brusquement de lui pour le contourner. Elle s'arrêta derrière lui, se retrouvant face à son dos. Elle posa ses mains sur ses épaules pour les descendre dans une cascade qui faisait naître des frissons après le passage de ses doigts. Arrivée à sa taille, elle se colla à lui et ramena ses mains vers l'avant pour reprendre l'objet de désir. Elle le caressa quelque peu avant de rabattre ses mains vers l'arrière, sur son postérieur. Elle pressa cette partie avec une certaine force qui provoqua un sourire malin à ses lèvres. Reprenant sa marche, elle revient devant Carter en lui jetant un regard sensuel qui se languissait de lui infliger son châtiment. Puis, faisant apparaître un air innocent dans son regard, elle redevint douce et ses lèvres allèrent se poser sur son torse. Elle l'embrassa à plusieurs reprises en y apposant ses mains qui s'activaient à lui masser cette même région.

Enfin, ses lèvres entâmèrent une descente langoureuse où elles ne quittaient point sa peau. Doucement, ses jambes plièrent jusqu'à ce qu'elle se retrouve à genoux dans une certaine soumission. Elle leva sa tête pour contempler une dernière fois Martin avant d'entreprendre le paroxysme de sa vengeance. Elle lui adressa un dernier sourire. Elle le prévient du regard qu'il devait bien se tenir, elle ne lui épargnerait aucune douceur.

Dès lors, sa vengeance débuta...

Par un après-midi d'été, une jeune demanda pour une glace à sa maman. Ainsi, arrivant devant un stade, elle se procura la dit sucrerie glacée pour la camoufler dans sa bouche et la déguster avec un plaisir immense. À présent tranquille, elle pouvait savourer sa glace à la vanille en promenant sa langue toute excitée sur la nourriture. Elle avait fermé ses yeux pour sentir le tout dans sa bouche enfantine et pourvue d'une kyrielle de glandes sensorielles. C'était un plaisir que de donner une « raclée » à cette glace maintenant phalique.

Cela faisait un certain moment qu'Elizabeth exécutait sa manoeuvre, et elle sentait bien Martin au bout de ses peines pour ne pas la repousser pour qu'elle se fracasse le crâne contre le mur.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Jeu 18 Déc - 1:58

Vous a-t-on déjà dit de tourner votre langue sept fois dans votre bouche avant de parler? Carter se promit de s’en tenir au double à l’avenir, maudissant ses commentaires pleins de sens et de morale. Pauvre pauvre Carter qui croyait que sa froide logique le sortirait du piège des hommes… C’était tout bonnement insoutenable. Et il fallait tenir, se vider l’Esprit. Il entreprit donc de réviser une liste de composés chimiques stockés dans l’infirmerie pour tenter de faire le focus sur autre chose et d’endiguer le flot de sensations qu’il vivait. Il aurait tout aussi bien pu tenter de vider la mer à la cuillère. Cela marcha pendant quelques secondes et ce fut inefficace. Quel idiot de s’être mit dans une telle position. Il ne pouvait se soustraire à l’emprise d’Elizabeth sans risquer de la blesser. Leur deux regards se croisèrent… Et Carter sut qu’il était à des millénaires de gagner ce round. Mais il fallait tenir, tenir! Il était Martin Carter, pas n’importe quel mâle en rut non de non!

Il voyait là une autre part de l’expertise et du talent pour l’exploitation de faiblesse de sa belle. Autant il en était fier, autant il maudissait ce talent qui finirait bien par l’achever. Il se rappelait d’une réplique qu’il avait entendu dans une série télé humoristique du début du vingt et unième siècle qui l’avait d’abord fait rire par le ridicule de l’affirmation mais qui pour l’heure faisait du sens. La bouche d’Elizabeth était, pour Martin, un trésor national juste pour lui. Et il se sentait excessivement privilégié.


« E… Elie j… Je ne vais pas t… Tenir bien plus l… Longtemps… »

Et oui, Le grand point faible des hommes faisait fondre la résistance de Carter comme neige au soleil. Devait-il se sentir honteux et humilié? Non, c’était purement physionomique…Et il savait qu’Elizabeth mettait plus que tout son talent pour se venger. Après tout, Martin, de son côté, avait bien faillit la tuer non? Ce n’était que le retour du balancier, juste retour du balancier même pour toutes les fois où le toucher magique de Carter avait fait ses miracles. Le triomphe de la femme félin sur l’homme médecin… Ce serait à écrire dans les pages de leur amour…

Les volcans peuvent dormir pendant des années sans se réveiller. Certains se réveillent lentement, d’autres rapidement. Ceux qui se réveillent rapidement sont les moins impressionnants du lot. On peut s’y attendre. Cependant, le volcan qu’Elizabeth était en train d’explorer faisait partie de ceux qui se réveillaient lentement. Elle pouvait sentir la pression se former la lave s’apprêter à quitter le centre de la terre pour remonter à la surface. LA question restait de savoir ce que la jeune femme ferait. Elle ne pouvait stopper le volcan, évidemment mais plusieurs options s’offrait à elle quand même, pour profiter du dit volcan. Les êtres humains ne peuvent contrôler la nature mais ils peuvent l’utiliser à leur avantage…


¤Martin Carter, tu as fière allure, dans ce coin reculé, loin de ton laboratoire, avec la femme de tes rêves te menant par là où tous les hommes sont faibles et sans volonté, toi, médecin chef de la Schya au contrôle irréprochable… Et tu peines à faire une phrase complète et à te retenir. Mais encore là tu restes digne d’Elle car tu la respecte, toi. Elle te pardonneras certainement ta faiblesse… Comme elle a apprit à t’Accepter comme tu es. Oh bon sang quelle torture!¤
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Jeu 18 Déc - 8:39

La jeune fille gardait toujours sa sucette glacée dans sa bouche et en retirant les moindres saveurs et particularités de la texture qu'elle créait à mesure qu'elle la dégustait. Tantôt elle regardait vers le ciel, tantôt elle contemplait sa glace. Toutefois, il fallait la manger rapidement, car le soleil frappait impitoyablement dessus, faisant fondre la glace naturellement. La mère attira l'attention de sa fille et l'objet de délectation reprit l'air. Or, un rayon de soleil percutant dépourvit la sucette de toute rigidé et se retrouva bien vite par terre. Ce parfum de vanille dégoulina sur la main de la jeune fille. Celle-ci même observa sa glace blanche étendue par terre. Innocente, elle vint pour la ramasser, mais sa mère la sermonna bien vite de ne pas toucher à la nourriture tombée au sol. De sa poche, elle sortit un mouchoir qu'elle utilisa pour nettoyer les mains de son enfant.

S'il avait bien une chose à laquelle Elizabeth refusa de toucher c'était à la lave d'un volcan. Elle avait appris à s'en tenir loin par mauvaise expérience... Non pas qu'elle avait été témoin d'un volcan en éruption auparavant, seulement, elle s'était toujours résolue à ne point s'en approcher. Le tout calmé, elle recommenca une exploration plus impitoyable, qui dura encore quelques minutes. Au bout de celle-ci, elle savait qu'elle avait épuisé la résistance de Carter et donc, elle sortit du tout et regarda les yeux suppliants du médecin. Elle lui esquissa un sourire et se redressa pour enrouler ses bras autour de son cou.

" Je te sens fatigué. T'ai-je faibli en te torturant ainsi ? Mais bon, qu'importe que la réponse soit « oui » tu l'as bien mérité... et cherché ! énonça-t-elle en lui décochant un clin d'oeil. Tu m'as fait perdre les moyens la semaine dernière, d'autant plus que tu as été intraitable avec moi. Tu m'as littéralement ligoté de tes bras et tes mains pour me martyriser. Je dois en convenir que cette résistance n'a pas été vaine en bout de ligne. Je me suis libérée de mes démons. Or, j'ai frôlé la mort. "

En prononçant sa dernière phrase, elle vit son regard changé, et elle voyait qu'il cherchait à détourner son regard par honte. Il fallait le comprendre, il avait presque tué sa belle. Pour le réconforter, elle prit sa tête entre ses mains et lui scruta le blanc des yeux.

" Ne t'en fais pas, Martin, chuchota l'espionne sur un ton qui se voulait suave et soyeux. Il faut parfois tomber bas pour remonter plus haut. On en ressort plus fort de ces dramatiques expériences. Ce qui nous tue pas, nous rend plus fort, à ce qu'il paraît. Regarde-moi, Martin, regarde-moi. Tu as devant toi une Elizabeth en pleine possession de ses moyens. Elle t'est pure, vidée de toute trace de ce passage obscure de sa vie. Elle y a fait un trait et ne reste plus de marbre devant eux. Elle est capable de résister, de repousser ces ténèbres. Je te veux fière de moi. Je ne veux pas te voir de morfondre en regrets ou remords. Rends-toi fier de ce que tu as accompli en à peine deux semaines avec moi. Je suis une nouvelle femme, tu m'as vu renaître... de mes cendres. Je m'étais tuée à m'infliger tout cela. Par ton aide, je suis revenue des morts. Tu me vois ressusciter. "

Dès lors, elle approcha ses lèvres des siennes et y déposa un tendre baiser qui se transforma bien vite en un langoureux échange d'amour et de passion. Elizabeth, la tigresse, était de retour pour de bon, et elle comptait bien le montrer. Elle l'obligea à la plaquer contre le mur tout en prenant soin de ne point quitter sa bouche si délicieuse. Sa tête réduite au néant, elle se concentrait que sur le moment présent et le plaisir incroyable que de faire le tout en pleine nature urbaine, à l'abris de toutes paires de yeux voyeuses et des inquisiteurs.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Jeu 18 Déc - 18:28

Ah tiens… À peine libéré de sa torture qu’elle lui lançait au visage un des pires échecs de sa carrière. Et elle lui disait de s’en réjouir… N’eut été de son expertise médicale et de la technologie moderne, elle y serait restée. En avait-elle la moindre idée? LA pire chose pour un médecin restait bien de causer la mort de ses patients! Et ce n’était pas n’importe quel patient, c’était l’élu de son cœur. Et malgré tout ce qu’elle pourrait dire ou faire… Le poids de cette faute resterait en lui. Ce serait son fardeau et sa hantise pour le reste de ses jours. Les belles métaphores et les belles paroles d’Elizabeth ne pouvaient cacher la vérité : dans les faits, c’était lui qui avait failli la tuer et non ses démons. Et pour lui c’était quelque chose qu’il ne se pardonnerait jamais. Ironique que ce soit au tour d’Elizabeth de le purger de ses démons maintenant…

Mais ce genre de pensées devrait attendre. Elizabeth avait besoin de lui et d’autre chose que de son humeur du moment. Il répondit à ses baisers avec la même ardeur, avant de poser ses dents sur le lobe de l’oreille de son amoureuse et d’y murmurer quelques mots. Et pour lui, cela n’avait rien d’une blague. Loin de là.


« Ne réveille pas mes propres démons Elie. Surtout pas les miens. Il y a des zones d’ombres dans mon passé que je refuse de revisiter. Le temps a été extrêmement court entre mon travail de médecin privé et de médecin au service de la Schya… Mais cela a été suffisant pour laisser de profondes cicatrices. Alors je te demanderais de ne plus parler de ce que moi je considère comme une faute professionnelle, d’avoir faillit te tuer. Les bénéfices à long terme sont présents… Mais dix ans plus tôt, tu n’aurais pas survécu. Et nous le savons tous les deux, n’est-ce pas? »

Il coupa court à toutes autres paroles supplémentaires et reprit cet échange de salive avec une ardeur renouvelée, venant montrer que malgré tout, il restait bien vivant et bien dans sa peau. Il en faudrait plus pour le mettre à genoux! Il était, après tout, Martin Carter, ce n’était pas n’importe qui! Il pouvait faire un trait sur ses blessures, les enfermer dans un coin de son esprit et passer à autre chose. Il le fallait, dans ce monde cruel, si l’on voulait rester sain d’esprit. Avec tout le chaos qui régnait en ce monde, il fallait savoir s’armurer suffisamment pour ne pas devenir fou. Pour l’heure, Ataxia et son monde de brute pouvait aller au diable. Il avait rendez-vous avec l’amour et il ne comptait pas le manquer pour des considérations si inintéressantes.

¤Il y a des choses qu’il vaut mieux que tu ignores, Elizabeth. L’homme de ta vie n’est pas aussi preux que tu le crois. Des expériences peu nettes et allant contre l’éthique du métier, j’en ai fait plusieurs et ce sont des choses que je préfère t’épargner. On a tous notre boîte de Pandore et je veux t’éviter d’ouvrir la mienne…¤

Au fond de lui, Martin espérait que jamais Elizabeth ne chercherait à en savoir plus sur le sujet. Même dans un couple où l’on partage tout, il y a toujours des détails que l’on garde pour soi, pour protéger l’autre ou lui éviter des souffrances inutiles. Et Martin n’aurait jamais voulu faire souffrir Elizabeth… Surtout pas avec des problèmes qui ne la concernait même pas. Comment aurait-il pu être égoïste au point de la mêler à ce genre de choses, après tout? Cela n’aurait pas été très preux et encore moins fairplay. Et sur ce point, Carter se faisait un point d’honneur de rester humble pour sa belle…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Ven 26 Déc - 3:21

Elizabeth le considéra quelques instants, se demandant bien ce que Carter aurait pu faire de particulièrement grave pour qu'il ne veuille pas le dire à sa douce. Son front fut barrer par un énorme point d'interrogation qui lui descendait même dans son regard. Or, elle expira un bon coup, digérant le tout. Après, il s'agissait du passé, que pouvait-elle en faire? Le mal était sans doute déjà fait. Elle ne pouvait pas l'empêcher d'agir; ils ne se connaissaient probablement pas à cette époque pour qu'elle en ait un quelconque souvenir d'un événement extraordinaire qui aurait pu faire la manchette dans les journaux d'Ataxia. Mais, connaissant Martin, il ne pouvait s'agir de quelque chose que la population eut ouïe dire de la chose. Il restait plutôt discret le plus possible, et il avait sûrement pris la précaution de ne pas le mentionner à tout le monde et de vendre les mérites de ses démons. Surtout que de faire surgir le tout lui semblait fort douloureux. Sur ce fait, l'espionne ne cherchait pas à extirper l'information qu'il avait enfoui le plus profondément dans ses abysses de l'âme pour ne pas chercher à aller ce noyer dans ces profondeurs de l'âme où l'on vient à vouloir mourir plutôt que de le redécouvrir.

" Martin, je ne cherchais et ne chercherai jamais à faire face à tes démons si tu juges ue tu ne te sens pas prêt de le faire. Peut-être que, oui, pour le moment, le mieux est que tu gardes le tout pour toi. Tu m'en as fait voir de toutes les couleurs il y a une semaine... Je me sens encore fragile, tu sais, ça n'a pas été particulièrement facile tout à l'heure d'affronter LA personne, le monstre qui donnait la sonorité sombre à mon quotidien. Je me suis autant battue à l'intérieur. Tu le sais autant que moi que ça n'a pas été facile. Tu l'as vu dans mes yeux, j'en suis certaine. Tu m'as vu être forte et affronter le tout... seulement, tu as été l'une de mes motivations principales. Je n'ai pas supporter te voir souffrir ainsi et manquer de souffle. C'était insupportable ! Néanmoins, oui je suis ressuscitée de mes cendres, mais je suis toujours en voie de développement. Un phénix ne devient pas fort et « invincible » en deux minutes. J'ai encore des progrès à faire... " répliqua la jeune femme en caressant doucement le visage de son amoureux et en ayant employé un timbre de voix réconfortant et doux, rien pour le brusquer et lui insinuer de tout lui dire dans l'immédiat. " Mais bon, laissons le baratinage de côté... Nous avons mieux à faire, non ? "

Sur ce, elle esquissa un sourire espiègle en avançant tranquillement sa tête pour que leurs lèvres puissent subir une fusion endiablée.

________________________________


Ils sortirent incognito de leur repère où ils s'étaient à nouveau adonnés à des ébats amoureux. La chose était la réalisation même d'un fantasme commun : éprouver et vivre un désir charnelle en plein coeur de la ville, à l'extérieur, mais sans que personne ne s'en aperçoive. Chose accomplie. Elizabeth resplendissait de joie et souriait à pleines dents. Ricaneuse, elle riait avec Carter en échangeant sur tout et sur rien, mais surtout à cause du fait qu'ils étaient encore de jeunes amoureux qui continuaient de se découvrir. Tantôt elle frottait son nez dans son cou pour lui provoquer une série de châtouillements, tantôt elle lui volait un baiser. Elle avait pris soin de lui tenir la main pour démontrer publiquement qu'un certain amour les entourait et les réunissait. Or, leurs bras trouvèrent une position qui les collait davantage : tandis qu'Elizabeth tenait la hanche de Carter à l'autre extrême, ce dernier avait plutôt le bras par-dessus les épaules de sa belle et sa main était posée sur son épaule qui ne touchait pas au médecin. Autrement, par-dessus dessous.

De temps en temps, ils s'arrêtaient aux différents stands où se dressaient divers produits dont l'infirmerie du médecin en chef avait besoin. Aussitôt les achats faits, ils reprenaient leur position de couple comme si de rien n'était, en apportant les sacs de leur main libre.

À la toute fin, la jeune femme remarque une crémerie et implora Carter de lui en offrir une. Dès lors, ils s'installèrent sur la terrasse et mangèrent une glace, celle d'Elizabeth étant au chocolat, son parfum préféré, côte à côte. Rires, baisers, échanges de paroles, tantôt sérieuses, tantôt pas, remplirent l'heure qu'ils passèrent assis là.

" C'était vraiment un bel après-midi, Martin, malgré les événements du début. T'avoir avec moi c'est bien une joie... "

Sur ce, elle se pencha vers lui pour échanger un baiser.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Ven 26 Déc - 5:52

« Ah mais je me dois te retourner le compliment. Ce plaisir est aussi réciproque que partagé. Il faudrait penser à sortir plus souvent, prendre du bon temps tous les deux… Cela me permet de me sentir si détendu, si bien dans ma peau… Tu n’as pas idée de ce que mon travail me demande par moments… c’en est hallucinant! Tout ce stress qui jamais ne semble vouloir partir, c’est à en devenir complètement fou! Mais avec toi, je me sens si léger, si libre… Ma fois, aurais-tu des vertus thérapeutiques ma bonne Elizabeth? Voilà qui serait fameux tu ne penses pas? Ce serait bien singulier mais tout particulièrement bénéfique pour moi…. »

Fit savoir un Carter pensif tout en repensant à cet après-midi enchanteur. Il fallait dire qu’ils n’avaient pas chômé côté magasinage ni du côté amour et affection… Et la soirée s’annonçait belle également. Pourquoi ne pas la passer dans un des charmants restaurants bordant l’endroit? Aux yeux du médecin c’était une idée plus qu’excellente et ils pourraient profiter davantage de ce moment hors des murs de la Schya en tant que bâtiment et non pas en tant que territoire.

« Je ne sais pas si tu partages mon avis mais il y a ici de beaux petits restaurants qui mériteraient bien que l’on s’y attarde… Je suis persuadé qu’un dîner romantique te fera le plus grand bien… Et il va de soi qu’il en ira de même pour moi. Choisis le restaurant, je me charge de la note et surtout, ne regarde pas à la dépense, cela tue le plaisir de la chose. Fais moi confiance là-dessus, ce n’est peut-être pas moi qui aurai cuisiné mais le moment n’e sera pas moins beau, foi de Carter! »

Il allait ajouter quelque chose quand il se figea sur place, ayant cru reconnaître un visage appartenant au passé parmi la foule. Il mit cela sur le coup de la fatigue et n’y porta plus attention et pour cause. Son arrêt soudain avait été un prétexte pour Elizabeth pour l’embrasser, ne remarquant rien du trouble passager de son amoureux. Ce qui était loin ‘être un mal : rien ne devait venir gâcher le reste de cette journée en tête à tête!

¤Ton imagination te joue des tours Carter, ce n’est pas son genre de venir dans des endroits comme celui-ci et cela fait bien huit ans que tu ne l’es pas vu. Sûrement un effet secondaire de ta petite déprime de la matinée… Rien de bien sérieux donc.¤

Il attendit ensuite que sa tendre et aimante Elizabeth fasse son choix de restaurant : honneur au beau sexe, comme il l’avait si souvent entendu dire. Il arborait un franc sourire, heureux de passer du temps loin de l’infirmerie de la Schya et des problèmes de la vie quotidienne… Quand il ne pensait pas au travail, Carter était un tout autre homme et cela se voyait dans son attitude générale. Cette nuit serait celle d’Elizabeth, en remerciement pour ses bons traitements et sa bienveillante attention.

« C’est ta soirée, nous en ferons donc ce que tu veux, tout ce que tu veux. Tu es la reine de la soirée alors vas-y, lâche toi lousse! NE pense à rien qu’au bonheur et au diable les dépenses si dépenses il y a! Il faut bien profiter et abuser de la vie parfois! »

LE médecin alla ensuite offrir un de ses baisers de feu à sa belle, dans un échange sauvage et passionné qui passa inaperçu aux yeux du monde extérieur.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Ven 26 Déc - 6:43

Il y a de ces moments dans la vie où vous voudriez que tout s'arrête; ou bien que vous voudriez revivre encore et encore rien que pour remarquer les petits détails qui vous auraient échappé; ou tout simplement pour revivre le tout en mode « repeat ». C'est bien l'une des choses à laquelle Elizabeth avait renoncé pendant de nombreuses années suite à la disparition d'Andreas, cet homme qui fut le premier à s'investir et à se tailler une place dans le coeur de la jeune femme. De ce fait, elle avait mis du temps avant de reformer son coeur à sa forme originelle. Certes, elle ne pourrait l'oublier. Ce fut un homme tout ce qu'il y a d'extraordinaire. Toutefois, il faut dire que Carter avait conquis l'espionne avec un simple regard; ce soir de la veillée du jour de l'an fut une révélation pour elle. Dans son regard, elle avait vu de la tendresse. Un sentiment qu'elle ignorait l'existence chez ce médecin branché plus sur ses fioles que les femmes. Il n'en demeurait pas moins qu'il restait humain. Et en tant qu'humain, il avait la liberté d'éprouver des sentiments amoureux envers une personne du sexe opposé dans son cas. Par peur, notre plantureuse espionne avait éprouvé de la peur pour lui dévoiler ses sentiments. Elle s'était imaginée une panoplie de scénarios possibles, et celui qui lui hantait le plus l'esprit restait que Carter se moquait d'elle en pleine figure dans le but de se montrer imbu de lui-même et de se donner des airs. Voir si une femme de la taille d'Elizabeth pouvait s'intéresser à un médecin de son calibre. Il faut se l'avouer: c'était deux êtres complètement différents, avec des personnalités de gauche et de droite, avec des goûts distincts. Néanmoins, il est écrit que les contraires s'attirent, et cela fut le cas de notre Lion et de notre Tigresse; il s'agit de deux animaux différents, mais qui peuvent devenir invincible en un sens une fois réunie. C'est ce qui était arrivé à nous deux tourtereaux assis sur la terrasse d'une crémerie du marché.

Si Elizabeth avait remarqué une once de crainte dans les yeux du médecin, elle ne lui avait pas fait savoir. Elle avait plutôt déposé un baiser sur ses lèvres, en guise de remerciement de lui offrir une telle soirées où l'expression « Au Diable les dépenses !! » prenait tout son sens. Elle jeta un regard sur la place, balayant chaque recoin à la recherche du petit restaurant sympa, chaleureux et surtout romantique, aurait la chance d'accueillir le fervent couple à souper. Elle remarque une affiche suspendue un plus loin en bas qui rappelait les airs vieillots d'une ville vieille de plus de 450 ans à l'ouest de l'océan Atlantique. Intriguée, mais nullement à une bonne distance pour lir ce qui était écrit, elle entraîna Martin vers l'endroit qu'elle avait repéré.

" Ici ! L'endroit a l'air chaleureux et tout petit. J'imagine que l'on pourrait demander une table bien isolée des autres pour souper en tête en tête tranquille et sans avoir peur de tomber sur des visages indésirables. Ils y servent..., elle se pencha vers le menu affiché à l'extérieur pour donner un avant-goût aux passants et y lit quelques plats, Ah ! C'est de la cuisine italienne ! Justement, j'avais un léger goût de pâtes dans la bouche. Eh bien, je serai comblée. Mais, le plat le plus alléchant reste mon compagnon... ", dit Elizabeth.

Sur ce, elle alla retrouvée ses lèvres si désireuses de se faire caresser encore et encore. Elle avait l'impression que les siennes lui ordonnaient sans cesse de se coller à celles de son amoureux dans le but d'assouvir un besoin devenu presque vital. Dès lors, elle lui décocha un clin d'oeil, puis un sourire charmeur, avant de pénétrer dans le petit restaurant. L'espionne demanda la fameuse table isolée que le serveur s'empressa de leur montrer pour les inviter à s'asseoir. Il avait l'air content d'avoir des clients aussi joyeux et amoureux l'un de l'autre. Il fit savoir qu'il était peu coutume de et qu'ils pouvaient lui demander tout ce qu'ils désiraient afin que leur soirée se passe plus merveilleusement. Il leur apporta les menus dans l'immédiat pour ensuite leur proposer leur meilleur bouteille de vin qu'ils avaient en réserve.

" Bien, apportez cette bouteille. Nous boirons à note santé. "

Le serveur fit volte-face et alla au pas de course à la cuisine. Profitant de ce moment seul la jeune femme, qui était assise en face de Carter, se dressa quelque peu pour aller quérir un baiser tant désiré avec toute l'amour et l'ardeur qui l'habitait dans le moment présent. Elle retourna s'asseoir et resta silencieuse pendant un moment, contemplant le joli minois de son bien-aimé avec le sourire. Se rendant compte de cela, étant tombé légèrement dans les contes enchantés, elle abaissa sa tête en émettant un petit ricanement timide qui fit apparaître une teinte rosée sur ses pommettes. Elle redressa la tête après avoir repris le contrôle sur sa propre personne. Elle redevient sérieuse, employant un sourire plus satisfait et fier de tout ce qui lui arrivait depuis deux semaines.

" Qui l'eut cru ? Une espionne impulsive tombe amoureuse folle d'un médecin chevronné et fidèle à ses principes. C'est à peine croyable avec du recul. Nous sommes si différents, toi et moi. Pourtant, ensemble, il me semble que nous sommes identiques. En fait, on se complète. Laisse-moi être la droite... J'ai une légère préférence pour ce côté. Mais bon, redevons sérieux. Je suis heureuse de passer une soirée hors de l'enceinte de l'immeuble de la Schya. C'est si agréable de partager ce que nous ressentons l'un pour l'autre avec un air de la nature, et non celui de ton labo. Il est bien... insonorisé, une chance, mais tu conviendras que c'est bien mieux ici... "

Le serveur revint, se confondant en excuses ridicules pour avoir mis du temps à apporter leur boisson. Elizabeth l'excusa évidemment, puisqu'elle n'avait rien remarqué en réalité. Le serveur, nommé Arcadio, leur servit leur coupe de vin respectif. Ensuite, il se retira après lui avoir informé de lui faire signe dès qu'ils seraient prêts à commander. En fait, occupés dans leur échange de paroles, tous deux n'avaient pas ouvert leur menu qui reposait toujours fermé devant eux. L'espionne s'empara doucement de sa coupe et la dressa dans les airs pour trinquer, le sourire témoignant de sa joie sereine d'être en sa compagnie.

" Je ne suis pas très douée pour les discours, mais bon, je vais m'en tenir à l'essentiel. À nous deux ! À notre amour fougueux qui nous uni et qui me fait connaître un homme merveilleux avec lequel je suis tombée en amour un soir de veillée du jour de l'an. Si j'avais eu le courage de me rendre à toi, je n'aurais pas attendu si longtemps pour t'embrasser aussi sauvagement. Crois-moi que je t'aurais agrippé bien solidement par le collet pour t"obliger à le faire. Et tu le sais comment cela se serait terminé. Je regrette un peu de ne pas avoir réagi; la chose aurait été sans doute plus magique. Je n'aurai pas eu besoin d'un philtre pour que l'on s'avoue notre attirance. Enfin, je parle, je parle et je parle... Tout ça pour dire que je t'aime profondément, Martin. "

Elle s'arrêta, lui donnant le flambeau avant de boire s'il désirait bien ajouter quelque chose aux propos de sa belle.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Ven 26 Déc - 19:22

« À cela je te répondrais que le sentiment en soi est parfaitement réciproque, une absolue symétrie et que les actes seraient bien plus démonstratifs que les paroles. Je nous dédie ce souper ma tendre Elizabeth et… »

Un rapide coup d’œil aux alentours lui garantissait qu’il avait le champ libre et que la nappe qui couvrait la tale serait complice de ses actes et le dissimulerait entièrement. Un demi-sourire apparut sur le visage du médecin qui venait de feindre la surprise et de s’interrompre dans son discours. Cela laissait présager qu’il avait quelque chose en tête… Quelque chose qui ferait à coup sûr plaisir à Elizabeth…

« Excuse moi je viens d’échapper quelque chose sous la table, c’est vraiment d’une maladresse de ma part… Tu m’excuseras j’espère… »

Et il disparut sous la grande table, complètement invisible. Table pour quatre donnée à deux, on aurait pu jurer qu’Elizabeth était complètement seule… Il ne pouvait qu’imaginer le point d’interrogation qu’elle devait avoir sur le visage… Jusqu’à ce qu’elle sente les mains de Carter relever les pans de sa robe, robe qu’il lui avait offerte peu avant qu’ils aillent manger leur glace. Les mains de Carter rencontrèrent un dernier obstacle qu’elles écartèrent et de sous la table, seule Elizabeth put entendre ce que le médecin avait à dire. Même si le ton était bas, il restait parfaitement audible pour elle.

« Flirtons avec le danger car moi j’ai envie de goûter à mon dessert… Et tout de suite… »

La langue agile de Carter alla rencontrer ce fameux de dessert dont il parlait et il entendit distinctement quand la respiration régulière de l’Espionne manqua un temps de constance avant de s’accélérer un brin, sans que cela ne soit perceptible pour quelqu’un d’autre que lui. C’est-ce qu’il aimait de l’espionne. Elle avait des ressources pour le contrôle… Des ressources diablement pratiques en ce moment. Ils étaient en plein lieu public et Carter poussait les limites du risque dans ses derniers retranchements. Mais après tout, les deux tourtereaux étaient habitués à vivre dangereusement…

Ce qui était également très utile du médecin c’est qu’il connaissait les limites de sa belle et avant que tout ne parte en vrille, il reparut de sous la table avec en main ses clés et un sourire sur le visage. Reprenant un ton normal comme si rien ne s’était passé (malgré un visage rosé et la respiration légèrement sifflante de sa belle), il annonça simplement.


« Voilà, j’ai trouvé ce que je cherchais. Et je t’avouerai que j’ai trouvé là de quoi patienter suffisamment longtemps pour attendre mon retour au bercail avant d’aller plus loin dans le programme de la soirée. Il y a justement un spectacle à deux pas, après avoir mangé nous pourrions y faire un tour! C’est très intime et on pourra sans doute avoir des places privées… Et peut-être, qui sait, que nous aurons de bons moments dans cette intimité, le hasard faisant si bien les choses… »

LE médecin fit ensuite son choix rapidement dans le menu, attendant que sa belle fasse de même, commente et appelle ensuite le serveur. Il l’avait eu sa petite revanche sur Elizabeth, sur le traitement qu’Elle lui avait fait subir plus tôt dans la journée, dans cet endroit isolé du marché…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 0:51

Alors que Martin se relevait, Elizabeth reprenait ses esprits et son contrôle. Cela n'avait pas été facile de se contrôler pendant qu'il était en quête de l'objet qu'il cherchait. Et puis, il s'était servi lui-même son dessert avant même d'avoir commencer son repas. Précoce notre Carter ? Certes, il était devenu plus téméraire depuis qu'il fréquentait l'espionne. Elle l'avait interrogé du regard alors qu'il s'était agenouillé sous la table. Lorsqu'il lui avait pris les jambes, elle s'était retenue fortement sur les accoudoirs de sa chaise pour ne pas tomber sous les vagues de tremblement que tout cela lui provoquaient. Elle retenait son calme malgré tout. Toutefois, sa respiration haletante trahissait sa sérénité. Heureusement que personne ne s'en était rendu compte. Pas même le serveur qu'il n'était même pas venu les embêter pour leur demander s'il avait commander. Une fois il jeta un regard et questionna la jeune femme de l'absence de son compagnon. Elle lui indiqua l'affichette des toilettes en guise d'excuse et Arcadio avait poursuivi sa route sans demander son reste.

Elle jeta un regard globuleux au médecin, mais son air grave prit rapidement le chemin de la poubelle alors qu'elle se mit à rigoler.

" Grand fou que tu es, tu as joué avec le feu... Je te découvre de plus en plus. Un vrai dangereux toi ! " dit-elle en lui adressant un clin. " Bon, qu'y a-t-il sur ce menu... "

Les pages se mirent à tourner dans tous les sens. Elizabeth chercha un plat qui saura la faire saliver. Elle se mordillait la lèvre inférieure, signe que tout semblait appétissant. Or, elle avait un goût de pâtes, et, donc, elle laissa tomber la section pizza pour se concentrer davantage sur les plats de pâtes. Carbonara, bolognèse, tomate, Alfredo... Bref, toutes les sauces et les accompagnements possibles y étaient. Quel choix terrible ! Faisant mine de réfléchir, ses yeux furetaient d'un plat à l'autre à une vitesse incroyable. Quoi manger ? Elle lisait en boucle les descriptions des repas, à la recherche de l'ingrédient qui ressortirait des autres pour que son choix s'arrête enfin. Hum...

Elle fit enfin signe au serveur de s'approcher, ce qu'il s'empressa de faire sans tarder. Un bon serveur se mérite un bon pourboire lui avait-on appris. Sortant son calepin avec une certain grâce pour rabattre son stylo sur le papier par la suite, il s'arrêta avec un synchronisme incroyable à leur table. Il fit face à Elizabeth, ayant pour formation de toujours prendre la commande de la gent féminine d'abord. La jeune femme articula un « euh » avant d'avancer sa commande en pointant ce qu'elle avait choisi. Le serveur prit le tout pour se tourner vers monsieur qui lui déclara sa commande illico presto. Ainsi, le serveur lança un « Parfait ! Ça ne devrait pas prendre du temps ! » avant de tourner les talons pour entrer en cuisine, hurler la commande de ses clients quasi unique à cette heure.

Aussitôt qu'il fut parti, l'espionne porta toute son attention à son amoureux.

" Un spectacle ?! Pourquoi pas ? Un divertissement autre que le nôtre nous donnera du repos. Pas que le tout me fatigue, mais ça ne nous fera pas de tort de faire autre chose de notre soirée plutôt que de s'amuser charnellement. " répliqua-t-elle en lui décochant un clin d'oeil. " De quoi s'agit-il, au fait ? "

Sur ce, elle s'empara de sa coupe de vin afin de s'abreuver de ce liquide rouge qui, si elle prenait en trop grande quantité, risquait de lui faire tourner la tête pour lui faire dire des choses insensées. Ce n'était tout de même pas le moment d'être saoul. Boire lentement était bien le seul moyen qu'elle avait trouvé pour s'empêcher de se retrouver face première dans la toilette dès les premières minutes de son réveil le lendemain matin. Enfin bref, on s'écarte du sujet...

L'espionne considéra le médecin. Elle se rappelait à quel point elle était choyée de l'avoir; à quel point il avait été d'une grande aide dans sa vie; à quel point il lui avait soustrait tous démons de sa vie noire où un brouillard lui bloquait tous ses sens dans le but de se rendre compte qu'elle vendait son corps au diable à petit feu. Trop longtemps on avait abusé de la naïveté de la jeune femme, et aujourd'hui, tout cela était enfin terminé. Elle respirait un air nouveau et pouvait compter sur le soutien moral de son amoureux qui la rendait plus qu'heureuse. Éternelle adolescente dans ses pensées, elle cherche constamment le comment de vivre avec des essais-erreurs. En quête d'identité, elle se sent enfin sur le chemin du bonheur et du but du pourquoi de son existence. Bientôt, elle saurait comment vivre.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 2:59

« Oh c’est du théâtre, rien de moins. Quelque chose de simple, ce n’est évidemment pas la représentation du siècle mais quand même, il fait bon d’aller voir ce qui se joue de temps en temps. Il y a un certain temps déjà que j’ai acheté les billets… Tu me connais, je suis quelqu’un de très prévoyant… »

Répondit le médecin en souriant. Il prit une bouchée de son plat avant s’enchaîner avec une gorgée de vin. Il appréciait la finesse du plat mais bien évidemment, dans son ordre du jour, des choses aussi simples que de manger et boire occupaient une place d’automatisme dans sa tête. Il lança un regard amusé à la jeune femme, en réaction à son tout premier commentaire. Fou, lui? Allons donc…

« Grand fou? Moi? Mais voyons ma tendre Elizabeth, tu dis des sottises… Tu sais très bien que je suis un être de rationalité et de bon sens et… Oups! »

Martin, qui s’était approché de l’espionne avec son verre de vin, en « échappa malencontreusement » sur le haut de sa belle, un ravissant chemisier noir assortit à la robe qu’il lui avait acheté. Évidemment, il n’avait rien échappé du tout. Il était bien trop habile de ses mains pour des erreurs aussi bêtes. Mais cependant, avec le bon éclairage et la conviction nécessaire, on pouvait faire beaucoup. S’emparant de sa serviette de table, il afficha un air d’excuse et aux yeux de ceux qui auraient pu le voir, il essuyait une tache. Pour sa belle, toutefois, à peine sortait-elle d’une provocation que son aimé en rajoutais une couche par un massage efficace mais discret e son buste. Un vrai illusionniste que ce cher Carter! Il reprit sa place et se remit à manger, non sans un clin d’œil complice à sa belle et il reprit la parole.

« L’audace, ma chère Elizabeth, n’est pas de la folie et loin de là. C’est un moindre mal pour pouvoir progresser dans la vie. De nos jours, chaque partie de nos êtres doivent être formées et utilisées pour se sauvegarder nous même. C’est un moindre mal à se donner, après tout… »

Et le reste du repas se passa sans autres excentricités, Carter et Elizabeth échangeant toute sorte de choses pendant leur discussion et le médecin aurait pu jurer qu’il se retrouvait au début des années 2000 quand la vie semblait si prometteuse et que l’avenir promettait tant : on avait survécu à un bug qui n’était jamais venu et septembre 2001 n’était pas encore arrivé… C’était à des kilomètres de la vie quotidienne en Ataxia… À un certain moment, Carter invita même le serveur à se joindre à la conversation et il en apprit un rayon sur la vie des gens sur le territoire de la Schya en dehors de son organisation en tant que telle...

Ils en étaient rendus au dessert quand le serveur les quitta, avantages d’une soirée sans clients et de clients encore attachés aux anciennes valeurs dont celle de s’intéresser à son prochain… Carter finit par revenir sur un sujet plus terre à terre et s’adressa à Elizabeth, question de terminer cet épisode de la soirée.


« Alors, que vas-tu prendre ma tendre Elizabeth? Qu’st-ce qui te tenterais? »


Dernière édition par Martin Carter le Sam 27 Déc - 3:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 3:32

" Grand fou audacieux, ça te plaît ? " répliqua Elizabeth alors que le serveur prenait le plus grand soin à les débarrasser de leurs assiettes vides.

La jeune femme ricana quelque peu avant de reprendre un peu de sérieux. Certes, il est vrai que Carter possédait une audace fine et calculée. Il n'en demeurait pas moins qu'aux yeux de l'espionne il restait un homme follement amoureux d'une femme. De là venait l'emploi du terme « fou » à son égard. Ce n'était rien de péjoratif, au contraire, c'était un sobriquet affectueux qu'elle avait adopté en ayant recours à son utilisation quelques fois. Pour tout de suite, elle n'avait rien trouvé de mieux et elle prendrait le temps pour en choisir un qui lui collerait. Elle ne passerait pas des journées entières à chercher pour le parfait surnom à connotation affective que pour lui plaire et surtout pour lui éviter un commentaire à ajouter.

" Remarque, je ne veux pas t'appeler par de petits surnoms que je qualifie de « cul-cul ». Mon petit ours ? Non. Mon nounours ? Encore moins... Tu vois, je n'explose pas d'imagination. Laissons ces surnoms à d'autres. Je vais me contenter d'être quétaine qu'une fois avec toi et ce sera lorsque je te nommerai « mon amour ». Encore là, tu l'entendras peu souvent de ma bouche. Tu me connais : je ne suis pas une fille à l'eau de rose. J'ai du caractère moi... et un orgueil... Malheureusement. Mais bon, qu'importe... " énonça la jeune femme en s'arrêtant à deux reprises pour prendre une gorgée de vin.

Lorsque le serveur revint, l'espionne commanda un classique : un gâteau au chocolat. Au diable la ligne ! Son métabolisme lui permettait ce genre de gâterie. D'autant qu'il avait plus alléchant encore avec ce coulis de chocolat décrit comme étant chaud. Quel délice ce serait une fois dans la bouche ! Le serveur repartit aussitôt en cuisine après que la jeune femme lui eut précisé qu'elle désirait un cappuccino. Puis, elle reporta toute son attention sur le jeune médecin dont elle était amoureuse depuis quelques temps.

" Prévoyant ?! Tu avais commandé deux billets ?! Avec qui y serais-tu allé si nous étions pas tombés amoureux de l'un et l'autre. La jolie stagiaire qui te sert d'assistante ? " demanda Elizabeth le sourire aux lèvres, comme si la réponse importait.

Or, il n'en était rien. C'était uniquement la curiosité de cette femme qui avait formulé cette question. La réponse ? Elle lui passait six pieds par-dessus la tête. Elle cherchait peut-être à l'intercepter dans ses propos, chercher la faille, alors qu'elle savait très bien que Carter allait lui construire une réponse qui n'allait sans doute rien à voir avec l'hypothèse de l'espionne.

Quelques minutes plus tard, Arcadio se dressait entre ses deux clients - décidément les seuls de la soirée - avec les deux desserts commandés. Son assiette déposé, le somptueux gâteau au chocolat semblait provenir d'une création divine. La présentation était superbe. Humectant ses lèvres, elle dévoilait un signe que ce genre de pâtisserie était non seulement son péché mignon, mais également sa faiblesse gastronomique. Défilant pour les laisser seuls, le serveur repartit en cuisine, l'aire des clients se trouvant à présent désert. N'aurait-il pas mis une pancarte « fermé » pour ne servir que ses deux jeunes amoureux par hasard ? Qu'importe, au moins, ils avaient la paix.

Elizabeth s'empara de sa fourchette et piqua dans le dessert tant convoité par sa bouche. Avec une sensualité propre à elle, elle jeta un regard séducteur à son amoureux en prenant une bouchée du gâteau. Elle était particulièrement lente dans son exécution, mais elle prenait le temps pour ajouter de la sensualité à la chose. Elle fit un vif coup d'oeil à son plat, et d'un doigt, elle le glissa sur le coulis de chocolat pour ensuite ramener son index à sa bouche. Lequel elle lécha sensuellement sans être vulgaire toutefois, baisant presque son doigt pour retirer toute trace de chocolat. Elle refit la même chose deux fois, mais cette fois-ci, elle avança le doigt vers Carter. Le reste, il avait vu la démonstration...
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 4:01

Martin, quant à lui, avait commandé cette si savoureuse crème glacée à l’italienne et un excellent thé vert… Avec lequel il faillit s’étouffer quand Elizabeth parla de sa stagiaire. Il vira au rouge mais c’était un rogue dangereux, celui d’un Carter mécontent pour ne pas dire en colère.

« MOI?! Avec ce… Cette… Catin aux gros seins sillonnée assoiffées de sexe, prête à toutes les bassesses pour obtenir une promotion et des résultats?! JAMAIS! Jamais tu m’entends! Moi vivant, je préfère encore et de loin, très loin, l’abstinence que la résignation d’aller vers cette succube du monde moderne! Et quelle insolence! Quelle impertinence! L’autre jour encore, j’étais en train de faire des tests. Je lui demande de m’apporter une des éprouvettes que je lui avais confié, en désespoir de cause et cette dévergondée me l’a certes apportée mais elle était coincée dans sa craque de… De… Porter un sarrau ainsi, c’est une honte à notre profession. Que dis-je, un crime! Et sans dessous ou soutien-gorge! Et elle trouvait ça drôle! Et bien pas moi! Martin Carter est un professionnel, pas n’importe quel profiteur qui donnent un mauvais nom aux hommes de science! Et je ne te comptes pas les pires! »

Fulmina le scientifique qui termina sa tirade dans un grognement hargneux et une gorgée de thé. Tirade qui se poursuivit dans un monologue inaudible dans lequel Carter se retranchait quand il était indigné. Monologue qui s’il n’était pas stoppé rapidement, pouvait prendre des proportions catastrophiques. Car c’était bien ça Carter : dès que l’on touchait au sujet du professionnalisme, il devenait susceptible comme pas deux…

Il s’excusa vaguement et se dirigea vers la salle de bain du restaurant. Comme tous les petits restaurants, elle était bien petite, mixte et techniquement pour un unique occupant même si deux auraient très bien pu s’y tenir sans mal. Et d’où elle se trouvait, la jeune espionne aurait sans mal pu entendre que Carter n’avait pas barré la porte…

Dee son côté, quant à lui, Carter rageait. Il avait été piqué au vif dans son orgueil professionnel et il avait la tâche de s’auto convaincre qu’Elizabeth ne l’avait en rien accusé. Ce qui était la vérité mais Carter n’Avait jamais vraiment changé de façon d’Agir et de se comporter ce qi faisait que même devant cet état de fait, il avait bien du mal à garder la tête froide…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 4:22

Bien que pour Carter rien n'était plus sérieux que son travail et ses subordonnés, Elizabeth camoufla son rire dans paume qui lui barrait la bouche. Elle tâchait de l'écouter, mais elle avait du mal à être sérieuse, ne serait-ce qu'une seconde. Le voir si en colère avec une veine qui lui gonflait à la tempe gauche faisait bien rigoler la jeune femme qui avait lancé la remarque moqueuse qu'elle lui avait lancé. Ce n'était nullement une provocation, mais il fallait bien s'y attendre. Il s'agissait de Carter après tout.

Sur le coup, l'espionne fut surprise qu'il se lève pour aller aux toilettes - cette fois-ci, réellement - sans adresser un mot à sa belle. Elle se questionna, se demandant si elle n'avait pas poussé trop loin le bouchon. Mais bon, elle n'avait pas à s'en vouloir. Il était ainsi, et elle ne pouvait rien y faire. Alors, autant le laisser se calmer le pompom un peu avant d'aller le voir s'il venait à tarder à sortir de là. De ce fait, elle se remit à manger. Elle était presque gênée d'être ainsi seule, dans une salle vide. Devenant de plus en plus impatiente, elle termina le combat intérieur une bonne fois pour toute. La victoire revenait à sa conscience qu'il lui disait d'aller le voir pour lui demander si cela allait. Elle se leva donc et se dirigea vers la salle de bain au fond.

" Martin ? Martin, tout va bien ? " dit-elle alors qu'elle cogna doucement à la porte.

La jeune femme l'entendit grogner encore et remit en question sa décision. Était-ce la bonne chose qu'elle avait faite ?

" Martin, je suis désolée, je ne voulais pas qu..., au même moment, elle empoigna la porte qui s'ouvrit à son grand étonnement. Ça va, Martin ? "

Au même moment, elle ouvrit complètement la porte pour le regarder, son air devenant légèrement inquiet. Finalement, elle entra et le prit par derrière, l'entoura de ses bras comme pour l'étreindre par derrière, appuyant sa tête sur son dos.

" Ne te fâche pas ! Je blaguais, tu le sais bien. Je connais assez pour savoir que tu n'aurais jamais invité cette assistante. Elle aurait vu le tout comme une porte ouverte et elle en aurait profité. Et tu n'as pas à vivre cela... quoique j'aurais pu très bien le faire sans même une invitation par le passé..., puis elle se secouait vivement la tête, retirant ses paroles. Mais bon, je ne suis plus comme ça. Qu'importe, dis-moi la vérité qu'on cesse tout ça pour reprendre notre soirée. Qui avais-tu l'intention d'inviter ? Crois-moi, je ne vais t'en vouloir. Ce serait bien impertinent de ma part. "

Elizabeth resta ainsi blotti contre son amoureux en attendant patiemment que tout redevienne comme tout à l'heure.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 4:59

« Mais je ne t’en veux pas à toi Elizabeth, c’est à cette espèce de… De… C’est à cette femme que j’en veux voilà tout! Toujours à me faire des avances, à me déranger dans mon travail, elle en recule devant rien dans son manège obscène pour me faire craquer! C’en est devenu insupportable! L’autre jour… AH! J’enrage rien que d’en parler! L’autre jour figure toi que j’étais dans l’infirmerie en train de remplir un rapport. Je remplis toujours un rapport après une expérimentation, simple précaution de sécurité tu vois… Enfin toujours est –il que cette… Chose… M’appelle pour me dire qu’elle faisait une expérience pour son propre compte et qu’elle s’est retrouvée couverte d’un produit dangereux. De un, j’étais furieux parce qu’on m’appelait en plein travail, de deux, c’était une expérience non autorisée dans mon laboratoire et de trois, c’était elle. Donc j’y suis allé, par professionnalisme… ET CETTE SALE GARCE! OOOHHH!!! »

Le médecin chef ne termina pas sa phrase, crispant les poings, prenant un grand respire et parvenant à grand peine à se calmer. Il était cramoisi, il avait la respiration sifflante et rien dans son attitude générale n’indiquait que la tension était partie pour redescendre.

« Et bien figure toi qu’elle était complètement nue, enduite de la tête aux pieds dans de l’huile à bronzage ou je ne sais trop quelle substance du même genre. Au milieu de mon laboratoire. Mon laboratoire d’ordinaire propre et aseptisé, stérilisé et… »

Nouvelle interruption car de cramoisi, il avait viré au bourgogne tirant pratiquement sur le mauve… Et il était si en colère que son ton avait monté dans l’aigu avant de devenir inaudible, comme s’il continuait en ultrason. Apparemment, Carter en avait eu et vu de toutes les couleurs. Mais Martin Carter ne renvoyait jamais un ou une stagiaire avant la fin de son stage, tout le monde le savait. Par orgueil professionnel… Encore. Donc il endurait jusqu’à la fin. Et dans ce cas, le stage avait finit la veille ou l’avant-veille… Et sans Elizabeth à ses côtés, cela avait été chose pénible. Mais Carter avait eu sa revanche. Le rapport d’évaluation avait été sacrément gratiné… Dans un suprême effort pour répondre à Elizabeh sur une de ses interrogations, il parvint à dire ceci, d’un ton étranglé et saccadé.

« C’est toi que je voulais inviter, qui d’autre! Ensemble ou non je t’aurais invité quand même, il me semble que cela saute aux yeux… »

Pour calmer Carter, il aurait fallu mille an s de calme ou des tranquillisants. Quoi que… Si Elizabeth se montrait encore aussi efficace que précédemment pour avoir le dessus et « contrôler » son homme… Elle avait plus d’un tour dans son sac, plus d’une faiblesse à exploiter et peut-être un sacré défi à relever vu la superficie de la pièce et de l’endroit où ils se trouvaient. Toutes les conversations ne doivent pas être nécessairement entendues, tous les actes d’Amour et d’Affection non plus….
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 5:41

" Moi ?! " s'étonna Elizabeth.

Sur ce, elle l'obligea à se retourner pour lui faire face. Elle regarda son air miteux et se dit qu'elle devait faire quelque chose. Alors qu'elle s'empara d'un papier essuie-tout pour le mouiller ensuite, elle épongea le visage bourgogne tirant vers le mauve afin de le calmer. Elle lui répliqua qu'elle aurait trouvé cela mignon de sa part que de penser à elle alors qu'ils n'auraient pas été un couple. Une attention particulière dotée de pensées saines auraient tôt fait de la séduire davantage. Or, elle n'aurait pas été ignoble et n'aurait pas tiré profit de cette invitation pour s'envoyer en l'air avec lui, tel un « one night ». Elle en aurait profité et aurait même connu la gêne en sa présence. Elle se serait sûrement gardée des réserves.

Dès lors, elle se mit à lui raconter une histoire sur cette sortie s'il ne s'était rien passé auparavant entre eux. Elle lui avoua qu'elle aurait probablement eu des papillons très vivants en elle toute la soirée jusqu'au dernier moment. Elle aurait même hésité à établir un quelconque contact main à main pendant la soirée, comme les premières sorties des adolescents. Même au dernier instant, elle aurait eu l'hésitation monstre de le remercier par un baiser ou pas. Elle se mit à ricaner devant toute la situation imaginaire.

" Enfin bref, cela aurait été amusant, tu ne trouves pas ? "

Elle jeta le papier dans la corbeille. Sa technique pour calmer Carter n'eut pas le succès escompté par la jeune femme. Elle soupira devant son air toujours aussi colérique, réfléchissant à un moyen pour le faire descendre de ses gonds.

" Martin, oublie tout ça, veux-tu ? Pour moi. Je voudrais bien aller à ce spectacle avec un homme qui ne soit pas en colère parce que sa petite amie a fait la faute involontaire de mentionner un déplaisir professionnel. Allez, viens... Allons terminer nos desserts avec le sourire. "

Elle lui adressa un sourire qui ne devint pas réciproque dans le visage de son amoureux. Elle rumina encore les idées possibles pour le sortir de tout ça. La surprise peut-être pour le faire changer d'air serait la meilleure option...

Sur ce, elle concocta un plan à la vitesse de la lumière. Elle referma la porte et prit le soin de la barrer. Elle plaqua Carter sur le mur... qui ne se trouvait pas très loin dû à la maigre taille de la salle d'eau. De ce fait, il fut amorti par le choc. Elle déboutonna son chemisier avec un sourire malin. Il leur faudra être discret, car l'endroit n'était certainement pas insonorisé. Les boutons défaits, ils laissaient le champ libre à un soutien-gorge. Oh, il fallait la jouer en douceur et ne pas trop exploiter les espaces charnels. Se garder un peu pour plus tard; ne faire qu'un avant-goût pour survivre pour le reste de la soirée. Elle se rapprocha ensuite de lui, entoura son cou de ses bras, le contempla quelques instants.

" Un petit jeu avant de passer au prochain truc sur le programme ? " énonça la jeune femme.

Ses lèvres pulpeuses allèrent retrouver ceux de son amoureux alors qu'ils se mirent à échanger un baiser passionné, toujours aussi fougueux dans la tournure de la langue. Puis, à peine quelques secondes plus tard, les lèvres d'Elizabeth se retrouvèrent dans le cou du médecin, cette partie même qu'elle se mit à parsemer de baisers enflammés et sensuels. Elle espérait le faire descendre de sa colère... Après tout, que ne ferait-elle pas pour l'aider ?
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 18:56

« Mais là n’est pas la question, je sais pertinemment que c’était involontaire. C’est juste que… Je me sens blessé dans ma fierté professionnelle et que j’ai une tendance à réagir de la sorte, j’ai toujours réagit comme ça! Alors j’essaie juste de me calmer justement pour te permettre de passer une belle soirée. Il faut comprendre qu’avant que nous ne commencions à nous fréquenter, j’étais toujours tout seul alors les excentricités je pouvais me les permettre sans trop de limites. Si je restais fâché des jours durant cela n’indisposait personne! Mais je dois maintenant changer et c’est chose difficile. Je fais de gros efforts mais il faudra bien sûr du temps pour parfaire le tout et… Je… Je… Elizabeth qu’est-ce que tu f… »

Il fallait le reconnaître… Elizabeth avait le tour de calmer son homme, même dans les pires moments. On avait dit à Carter un jour que la seule chose qui pouvait attirer plus qu’un trou noir un homme c’était le décolleté d’une femme… Et il était bien forcé de donner raison à cette affirmation. Sans être obsédé, pervers ou pourvu d’un grand vice, celui de la luxure, Carter, par déformation professionnelle, appréciait les belles choses. Et le corps aux proportions parfaites de sa belle avait de quoi doucher son tempérament volcanique. Et elle avait de ces mots… Son attitude négative se stoppant du tout au tout, le regard de Martin redevint bien vivant, enjoué et incontestablement amusé. Oh certes… Ils ne s’adonneraient pas à l’acte ici. Trop de risques… Mais jouer un peu, comme le laissait sous entendre sa belle… Voilà une idée qu’il trouvait constructive! Et comment résister au charme naturel de sa dulcinée…

D’un geste vif, il retira le soutien-gorge de sa belle, libérant son opulente poitrine de sa prison de tissu. Ses lèvres allèrent rencontrer l’extrémité d’une de ses gloires tandis que l’autre sommet se faisait masser par une des mains de Carter… Il n’avait guère mit beaucoup de temps à se sortir de son état de profond renfermement sur lui-même pour repartir dans le partage des plaisirs et des sentiments. Le jeu subtil de la tentation et de la maîtrise de soi suivait de nouveau son cours avec un défi additionnel cette fois : celui de faire le moins de bruit possible… Chose que Martin n’aurait pas de misère à faire pour le moment, n’étant soumit à aucune stimulation. Enfin… Pour le moment. Car il se retrouva bien vite avec le visage contre la poitrine de sa belle et ce n’était pas de sa propre initiative ça, loin de là!


¤Comment lui résister… Elle a un effet aussi positif sur ma vie que j’en ai sur la sienne…. Je dois reconnaître qu’effectivement nous nous complétons merveilleusement bien… Une parfaite paire, un parfait puzzle…¤
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 19:33

Si on devait établir un record mondial de l'abandon, la jeune femme remporterait les honneurs à l'unanimité. Oh, ce n'était un abandon comme les autres, celui qui donne son âme au diable par exemple. C'était un abandon complet au plaisir sensoriel. Basculant sa tête vers l'arrière, elle massait, quant à elle, la nuque de son amoureux à l'aide d'une main alors que la seconde parcourait frénétiquement le bras du médecin de haut en bas. Heureusement que personne n'attendait en ligne pour l'usage de cette salle, sinon, on aurait bien deviné ce qui s'était tramé. Toutefois, il ne fallait pas oublier l'intelligence du serveur... Quoique l'on entendait aucunement des bruits de pas dans le restaurant à leur recherche. Il avait dû les laisser seul en restant à la cuisine avec le reste des employés. Peu importe, personne ne les importunait et cela restait l'essentiel de la chose.

Les minutes défilèrent à une vitesse ahurissante. Il faut dire, notre espionne perdait totalement la notion du temps ainsi occupée. Mais, elle venait de remettre les pieds sur terre et elle jugea bon qu'ils devaient retourner à leur table pour terminer leur repas pour ensuite filer vers la dite salle de spectacle. Pour stopper son bien-aimé, elle prit sa tête doucement entre ses paumes afin de la redresser et alla chercher ses lèvres pour les caresser fougueusement. À contre coeur, elle cessa le tout, observant les pupilles redevenues calmes de Martin. Se sentant fière d'avoir réussi à lui avoir retiré toute colère pour le restant de la soirée, un sourire étira les coins de sa bouche.

" J'aime te voir ici : heureux, ne te préoccupant pas de tes soucis professionnels. Je sais que ce n'est pas facile, mais on est là pour apprendre de l'un et l'autre. Et c'est ce que je veux faire avec toi, à mon tour,
rétorqua-t-elle. Mais pour le moment, je crois qu'il est le moment de cesser notre petit jeu... bien malgré nous. "

En disant cela, elle attrapa son soutien-gorge et l'agrafa à l'arrière avec une dextérité que les femmes développaient assez rapidement. Elle boutonna finalement son chemisier et se tourna vers le miroir afin de se replacer la chevelure couleur ébène afin d'éloigner tout soupçon de la part de leur serveur. Faisant de nouveau volte-face, elle alla quérir un autre baiser en même temps qu'elle déverouillait la porte pour l'ouvrir ensuite. Ils sortirent au même moment, ne découvrant personne dans le restaurant. Ils retournèrent s'asseoir et, tel un synchronisme parfait, Arcadio poussait les portes de la cuisine. Il fut étonné que leur plat soit qu'à moitié manger. La jeune femme haussa les épaules, indiquant qu'ils avaient énormément bavardé pour en venir à oublier leur dessert. Le serveur leur informa qu'il reviendrait très bientôt avec l'addition. De ce fait, les deux tourtereaux terminèrent leur souper en tête à tête. Comme promis, le serveur revint avec la facture et prit soin de débarrasser leur table. Tous deux refusèrent de reprendre de leur boisson post-plat principal.

Malgré la bonne soirée dans ce petit endroit, Elizabeth marqua son impatience de sortir d'ici pour aller s'asseoir dans une salle bien tranquille. Une soirée tranquille, voilà ce dont elle avait besoin. Légèrement fatiguée par tous les événements de la journée, relaxer en étant spectateur d'une pièce de théâtre avec l'homme de sa vie, quel programme !

" Je ne sais pas si c'est réciproque dans ton cas, mais il me semble que j'irais à ce spectacle. D'autant plus qu'il ne devrait pas tarder à commencer si l'on en juge à l'heure habituelle que les spectacles débutent. N'es-tu pas d'accord ? "
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 27 Déc - 23:32

« Ne t’en fais pas ma tendre Elizabeth, nous serons à l’heure, ce serait bien mal me connaître que de penser que nous serons en retard quelque part. Un bon médecin, un vrai professionnel a la ponctualité dans le sens et n’est jamais en retard! Qui plus est… Je connais tous les raccourcis de ce marché pour atteindre les lieux où nous pourrions avoir à nous rendre. Suis moi! »

Une fois la note réglée, Martin entraîna sa belle dans les allées du marché, la guidant avec une redoutable efficacité digne du personnage qu’il était et ils furent à la salle de spectacle un bon cinq minutes avant la représentation… Martin se présenta avec les billets à la réception de la salle et le commis leva la tête, souriant et vérifia sa liste et les billets avant de prendre la parole.

« Monsieur Ace et mademoiselle Lawrence! Nous vous attendions! La loge privée a été préparée à votre attention, avec champagne et les raffinements du même genre tel que vous l’aviez spécifié monsieur… »

Il était évident que Martin n’aurait jamais donné son vrai nom pour un rendez-vous galant ou un simple rendez-vous avec quelqu’un d’autre hors des murs de la Schya… Le commis les conduisit jusqu’à la dite loge et ils se retrouvèrent de nouveau coupés du monde… Mais eux pouvaient tout voir et tout entendre, comme l’élite se méritait de pouvoir le faire. Le prix de cette loge aurait fait pâlir Elizabeth qui l’aurait sans doute traité de fou tout court mais on est excentrique ou on ne l’est pas! Une fois installés, côte à côte dans la loge et la porte bien fermé, Carter pas sa main sur le bas ventre de sa belle, entamant une série de lents mouvements qui promettaient beaucoup… Sans toutefois commencer réellement quelque chose. L’homme propose, la femme dispose… Si elle voulait qu’il aille plus loin, ce serait à elle de guider sa main.

« Bon spectacle ma chère Elizabeth, je ferai mon possible pour le rendre plus agréable encore… Tu peux me faire confiance là-dessus, évidemment. »

Sur ces bonnes paroles, la pièce commença. Elle parlait d’Ataxia d’avant les grands troubles, du Ataxia ancien, perdu et en ruine, dans une mise en scène puissante et remarquablement bien montée. Mais pour Carter, c’tait de bien peu d’intérêt. Il n’avait d’yeux que pour sa belle et uniquement pour sa belle sur qui il s’était fait le serment de veiller… Un homme doit protéger ce qui lui est cher, personnes incluses…

Sans retirer sa main qui continuait sa lente provocation, il se pencha pour embrasser Elizabeth presque goulument, savourant ce contact devenu certes presque anodin mais qui à chaque fois apportait sa touche de surprise et d’originalité…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 28 Déc - 6:04

" Champagne ?! " s'étonna Elizabeth. " Et les raffinements ?! Tu m'aurais offert tout cela le premier soir ?! "

Ce fut les premières paroles qui sortirent de sa bouche, sous forme de chuchotements, alors qu'on les conduisait à leur loge. Il se serait donné tout ce mal que pour l'impressionner ? Certainement pas ! Carter n'était pas de ce genre. Il était plutôt de ceux qui cadraient avec le terme de l'excentricité. C'était les feux d'artifices ou rien. Dans le cas de Martin, il n'en avait jamais assez. C'était tout ou rien. Blanc ou noir. Il ne laissait aucun petit détail lui échapper. Après tout, n'avait pas appris à ne pas oublier aucun élément, qu'il soit anodin ou important, pour arriver à un tout uni et parfait ? N'était-ce pas la même formule remise ici dans ce rendez-vous ? Oui, la ressemblance y était; on pouvait reconnaître son côté pointilleux dans toute la chose. Surtout qu'il n'avait négligé le détail de leurs prénoms. Il avait donné de faux noms et la chose fut très brillante. Elizabeth donne rarement son véritable prénom en dehors des murs de l'immeuble de l'organisation Schya, dont elle faisait partie.

Le spectacle débutant, Carter s'était déjà employé à provoquer sa belle. Aussitôt le baiser rompu, la jeune femme jeta un regard à son amoureux. Prenant sa main, elle se pencha à son oreille, lui murmurant quelques mots.

"Jouons à un petit jeu, d'accord ? Rien d'extravagant, mais amusant quand même. Voilà de quoi il s'agit : si on simulait ce premier rendez-vous ? On verra jusqu'à quel point on peut se retenir de s'embrasser. Et puis, on pourrait enfin savoir de quoi on aurait eu l'air. Je ne sais pas pour toi, mais ça m'intrigue. Qu'en penses-tu ? " proposa l'espionne qui ne manquait pas de lui adresser un sourire.

Enfin, il pouvait lui répondre quand bon lui semblait. De ce fait, la jeune femme porta son attention sur la scène, observant les comédiens à l'oeuvre dans ce décor réaliste et portant sur un Ataxia moins sombre et plus en lumière. Un éclairage parfait, des acteurs bien dirigés portaient une voix puissante, la voix de cet ancien peuple qui ne voyait pas qu'en noir et blanc. Puisque l'espionne, sur ses heures de travail sur le terrain a recours à un personnage, elle se permit quelques remarques qu'elle garda dans son propre intérêt. Elle nota certains aspects intéressants qu'elle pourrait éventuellement mettre dans sa technique de jeu. Certaines fois, elle fronçait les sourcils devant la situation plutôt inhabituelle ou bien des paroles si peu ordinaires dans leur société d'aujourd'hui. Certes, il s'agissait sans doute d'une excellente représentation de cet époque où mourir en pleine rue et en plein jour était encore bien illusoire; menacer de mettre à mort une personne et les gens craignaient. Manifestement, une mentalité bien différente de celle avec laquelle la population d'Ataxia vivait aujourd'hui. Néanmoins, elle continuait toujours de jouer l'observatrice, telle qu'elle avait toujours été. Même qu'elle imitait certains gestes et comportements en gesticulant quelque peu, mais rien pour déranger son partenaire de vie. Elle le voyait du coin qui la regardait. Cette seule idée la fit sourire de gêne et elle sentit ses joues rougirent.

" Ne me regarde pas comme ça ! " lui dit-elle en se tournant vers lui. " Puis, as-tu réfléchi à ma proposition ? "
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 28 Déc - 6:47

« Le jeu des acteurs, bien que réaliste, manque de naturel dans l’exécution des mouvements. On voit là que ce ne sont pas des professionnels. D’un point de vue purement objectif et se basant sur mes compétences en psychologie, on voit également qu’ils ont du mal à s’adapter pleinement à une réalité qu’ils maîtrisent mal… »

Expliqua le médecin en guise de réponse. Il servit galamment une coupe de champagne à Elizabeth et lui proposa l’assiette de canapés pour qu’elle puisse grignoter u morceau. Il se remit ensuite au « visionnement » de la pièce, commentant de ci de là d’un ton expert ce qu’il voyait, comme il l’aurait fait sans connaître Elizabeth qui voyait ce qu’elle connaissait et bien peu d’autres : un Carter sympathique mettant ses connaissances au service d’autre chose que l’infirmerie de la Schya. Il adressa également plusieurs compliments polis à la jeune femme, vantant son intérêt pour les arts et son talent dans la reproduction des mouvements, l’interrogeant sur ses intérêts, son passé artistique… Rien de déplacé, rien d’osé… Juste ce qu’il fallait pour être et respectueux et agréable.

« …Et donc je me suis dit qu’il aurait été somme toute normale de vous inviter pour apprendre à mieux vous connaître. Ce qui ne fut pas facile, je ne connaissait ni vos goûts ni votre style mais grâce à votre dossier médical j’ai pu faire une approximation qui sans me vanter je crois suffisamment juste. On aura beau dire ce que l’on veut dans les couloirs de la Schya mais vous êtes une perle rare mademoiselle Lévy et un dossier médical si exemplaire méritait bien que je m’attarde dessus et que je cherche à mieux connaître la personne à laquelle il appartient… »

Il marqua une pause, devint un peu plus « rosé » que d’habitude et reprit la parole avec un peu plus d’hésitation, typiquement « cartérienne ».

« À la base, il ne s’agissait en rien d’un rendez-vous galant mais pour rester franc et honnête je dirais que euh… J’ai pour vous un intérêt plus que professionnel mademoiselle Lévy. Non pas que je cherche à sortir avec vous pour abuser vilement et sexuellement de vous non, non, loin de là je vous le jure c’est juste que vous êtes si… Wow… Je pense que l’expression à elle seule dit tout… Pardonnez mon impertinence, je ne devrais pas vous embêter avec mes lubies d’excentrique…. »
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 28 Déc - 7:50

Elizabeth portait son regard sur la scène tout en le posant sur son interlocuteur dès qu'il ouvrait la bouche. Par politesse. Comme elle le faisait chaque que l'on s'adressait à elle. Cela avait toujours été ainsi dans sa conception de la chose et elle ne changerait rien avec quelqu'un qui l'avait si poliment invité à un spectacle. D'ailleurs, ce Martin Carter, médecin en chef de l'infirmerie de la Schya était tout un spécimen. Centré sur sa profession, cela transgressait dans ses propos. Or, cela ajoutait une touche d'originalité qui plaisait bien à l'espionne qui bu sa première gorgée de champagne presque sous le seuil de la gêne tant elle se sentait indigne de recevoir tout un traitement, qualifié de royal, pour un simple rendez-vous... qui n'en était pas vraiment un selon le médecin.

Elle se trouva flattée qu'il portait une attention particulière à son dossier médical. Dans son jargon, cela devait signifier beaucoup. Elle le prit comme un compliment et inclina légèrement la tête à celui-ci, souffla un merci timide. D'autant plus qu'il cherchait à mieux la connaître. Enfin il pourrait en apprendre davantage sur l'un et l'autre. Car, il faut dire, depuis cette soirée de la veillée du jour de l'an, la jeune femme éprouvait un sentiment différent qu'envers ses amis. Quelque chose de plus fort, de plus vif qu'elle avait toujours eu peur de lui dévoiler, se sentant indigne de sa personne. Elle s'était résignée maintes fois une fois rendue devant la porte de son infirmerie pour y pénétrer pour lui dire ce qu'elle tenait fermement secret sur son coeur.

Lorsqu'il lui avoua s'intéresser à elle, Elizabeth tourna vivement la tête dans sa direction, ses yeux devenant lumineux. Une lueur d'espoir brillait dans son regard. Alors, le sentiment était réciproque. Le voyant se confondre en excuses, elle jugea bon qu'il était temps qu'elle prenne la parole.

" Carter, je suis touchée. Je... je... Vous êtes certain ? Je veux dire, non, non... Euh, vous m'étonnez ! Vous, moi, y pensez-vous ? Pardonnez-moi ! À mon tour, je vous pardonne de votre impertinence. En fait, ce n'est pas si impertinent que vous pensez. Je dois vous avouer que... Eh bien, vous savez, euh... " bredouilla-t-elle.

Oui, pour l'une des premières fois de sa vie, elle éprouvait une nervosité d'une source qu'elle avait connu qu'une seule fois. Enfin, elle se secoua la tête avec frénésie. Agitant ses doigts, elle démontrait ainsi sa nervosité. C'était subtile, un brin distrayant, mais non encombrant pour les yeux. Justement, les siens cherchèrent à détourner son regard de Martin. Elle se sentait rougir. Mais... que lui arrivait-il ? Elizabeth hésitante et chancelante dans sa voix ? Quelle nouveauté ! Une première ! Jamais elle entretient une attitude comme celle-ci. Bien trop orgueilleuse et déterminée pour penser à ça.

* Mais qui es-tu ? Pourquoi es-tu ainsi ? Tu n'as pas de mal à parler normalement. Pourquoi ce serait différent avec lui... *

En effet, pourquoi ce serait différent avec lui ? Pourquoi agirait-elle différemment en sa présence. Quelles en étaient les origines ? Ce fameux terme débutant par la lettre « A » ? Elle ? À nouveau ? Comment cela se peut-il ? Elle s'était pourquoi jurée que jamais elle pourrait revivre une autre histoire d'amour. Cela lui avait fait trop mal la première et la dernière fois qui fut une poésie de sincérité.

" Euh... "

* Mais dit quelque chose ! Il va te prendre pour une folle conne à parler ainsi ! *

Enfin, elle se convainquit qu'il fallait bien placer et mettre des mots sur ce qu'elle ressentait pour lui et être honnête envers lui. Ne plus lui cacher le tout encore longtemps, de peur de le regretter par la suite.

" Vous ne m'embêtez pas, au contraire, vous me plaisez. Pourquoi serais-je ennuyée ? Oui, je vais être honnête avec vous... D'abord, laissons tomber les formalités. Vous m'appelez Elizabeth, Elie si cela vous plaît et vous me tutoyez. À mon tour, je m'y conforme... "

* Un peu direct, non ? *

" Pardonne-moi d'être aussi directe. C'est déplacé de ma part, je le sais. Une espionne est habituelle plus subtile... mais, en ce moment, je ne le suis pas. Je suis Elizabeth Levy, pas l'espionne de service. Enfin, je sens que je suis ridicule. Je vais me taire et regarder le spectacle. "

Mine basse, attitude déçue, position désolée, la jeune femme observait la scène sans vraiment y porter un quelconque intérêt. Elle était préoccupée et elle se sentait ridicule d'avoir lancé ses propos non réfléchis et... oui, ridicules, encore.

* C'est sûr que j'ai été désagréable. Il ne voudra plus m'adresser la parole après ce soir... *
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