Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)

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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 28 Juil - 2:40

"Ne me dit pas que tu abandonnes si aisément la partie, tu dois avoir plus d'énergie en toi, un peu plus de volonté non? Je te sais plus forte que cela..."

La provoqua Martin avant de lui donner un baiser plutôt sauvage, pour accentuer la dite provocation, tactique visant par conséquent à forcer Elizabeth à donner son 110% dans l'affaire, de ne plus subir mmais de devenir celle qui fait subir. Bien évidemment, il n'y avait rien de réellement méchant dans l'affaire. Simplement un jeu entre deux amoureux passionnés qui pour le moment laissait libre cours à leurs ébats, se moquant complètement que la terre entière les entendent ou les voient. Martin remerciait intérieurement son idée d'insonnorisation de l'infirmerie: avec le bruit qu'ils faisaient, même un sourd aurait pu deviner ce que se passait...
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mar 29 Juil - 0:11

"Est-ce une provocation?!" répliqua Elizabeth en arquant un sourcil.

Bien sûr, elle connaissait parfaitement la réponse pour avoir esquisser un tel sourire aussi malin. D'autant plus qu'elle redoublait d'ardeur dans le baiser qu'ils s'échangèrent, donnant ainsi l'impression à Carter qu'elle voulait lui arracher les lèvres et sa langue. Toutefois, quelle perte ce serait!

Quoiqu'il en soit, l'espionne, impulsive et fougueuse dans ses mouvements, réussit à inverser les rôles de sorte que le médecin se retrouva sur le dos et elle, sur lui. Un rappel à la nuit dernière où elle avait mené le jeu dans une cadence très élevée pour un débutant en la matière. Enfin, lui ayant montré qu'il pouvait puiser dans une énergie toute aussi animale qu'elle, elle ne l'épargnerait pas cette fois-ci. Il devrait suivre ses règles, peu importe. Elle ne resterait pas têtue non plus s'il lui demandait de cesser le feu.

Et comme si on venait de tirer le feu pour signaler aux coureurs que la course était commencée, l'espionne se mit à l'oeuvre sans tarder. Chaque coup prometteur lui arracha un cri de fierté et de profonde jubilation. Elle observa d'abord le visage du médecin pour fermer ses yeux pour se concentrer sur sa discipline olympique dans laquelle elle récolterait sans doute la médaille d'or à l'unanimité. Elle mordait dans la poussière avec une telle férocité qu'elle faisait presque peur. Toutefois, il fallait s'en remettre à sa personnalité d'impulsive.

Elle balança son corps vers l'arrière, se tenant en équilibre avec ses bras et ses mains qui absorbaient le choc. Une chose qu'elle était en forme! Puis, au bout d'un moment, elle se pencha vers l'avant en posant fortement ses mains sur le torse de Carter afin de s'y aggriper pour se maintenir en place avec une telle énergie. Sa respiration venait de plus en plus chaude et haletante alors que son coeur ruisselait de sueur tant ce sport intime demandait beaucoup physiquement. Mouvant son bassin de l'avant vers l'arrière, tantôt très rapidement, tantôt très lentement, mais avec beaucoup de profondeur dans sa manoeuvre, elle n'était pas prête de lâcher.

Elle se ficha du vacarme qu'ils pouvaient créer. Néanmoins, une chance que Carter avait songé à insonoriser l'endroit sinon, on attribuerait très vite une raison au fait que l'immeuble de l'organisation semble autant trembler. Du moins, c'était l'impression qu'Elizabeth se donnait elle-même. On pouvait même penser qu'elle tentait d'achever le médecin afin de lui faire payer une mauvaise plaisanterie et pourtant, c'était tout le contraire...
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mar 29 Juil - 6:07

Martin avait toujours été de ceux qui, poussés par l'orgueil, peuvent accomplir des miracles. Dans le cas actuel, il lui était tout simplement impossible d'admettre une victoire probable, de perdre la face devant Elizabeth. Il rendit par conséquent "coup pour coup" à l'espionne, bien décidé à reprendre le contrôle qui lui avait échappé. Même s'il savait son combat perdu d'avance, il n'en demeura pas moins que sa détermination au demeurant inébranlable était belle à voir. On pouvait voir sur le visage du médecin toute la volonté qu'il avait d'entrer dans un nouveau territoire de sensations avec sa belle au risque de ne pas parvenir à la suivre. Une initiative qui serait sans nul doute fort bien acceuillie par la demoiselle Lévy...
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mar 12 Aoû - 1:37

Comme si l'une des lois de Newton était mise oeuvre dans le présent cas, à savoir «Action-réaction», Martin absorbait et économisait le coup en le lui rendant à sa belle comme pour être à égalité. Toutefois, Elizabeth, avec sa détermination foudroyante, avait bien l'intention de prendre, ou plutôt, de garder son avantage sur ce joueur en herbe qui pourtant, cachait une multitude de talents à toute épreuve.

L'espionne se pencha davantage vers l'avant, l'obligeant à prendre une position semblable à un cycliste. Avec la même concentration, elle tâchait de garder la cadence en permanence, allant jusqu'à faire des remontées pour revenir à une vitesse plus «normale». Sa respiration trahissait sa fatigue, mais elle la chassa bien loin, car le but qu'elle désirait atteindre ne devait pas laisser cette faiblesse l'envahir. Son corps perlé de sueur, elle ne faisait que bouillir davantage tant son coeur consumait toute l'énergie qu'elle vouait à la discipline qu'elle pratiquait actuellement. Sa bouche émettait des sons étouffés, sourds parfois, déchirants à d'autres moments, fiers à un certain point, d'une profonde jubilation excitante...

Elle chevauchait le médecin avec une énergie nouvelle, mais qui avait toujours fait partie de sa personnalité flamboyante. Toutefois, toute cette frénésie lui faisait perdre un certain contrôle de ses mains et de son corps tant tout se déployait à une vitesse qui, même étant une experte dans ce domaine, lui échappait. Carter se montrait si défiant et provoquant que la jeune femme souhaitait répondre à ses moindres demandes et «caprices».

Néanmoins, elle ne négligeait pas ses lèvres si brûlantes qu'elles en tremblaient. Même si Elizabeth avait cette défaillance, elle trouvait le moyen de cacher ce tremblement, assez habilement tout de même, afin de montrer la solidité de son être et la détermination qu'il en émanait.

"Montre... moi... don...onc... ce que... tu... uu as... d... ans le... vvv...ent... re!" bredouilla la demoiselle en guise de défi, son regard respirant le même air.

Elle lui sourit de manière à le provoquer en duel à son tour. Bien qu'il lui avait montré ses talents un peu plus tôt, elle savait qu'il pouvait en faire plus au niveau de la cavalerie.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 18 Aoû - 19:06

"Je vais co… Commencer par t… Tenir le ryyyythme… On v…Verra après ce qu… Que je peux faire d’auauauautre..."

Répliqua Carter avec difficulté. Il était, après tout, un théoricien plutôt qu’un praticien et malgré toute sa volonté, il n’arrivait pas à suivre le rythme effréné de sa belle. Elle avait tellement de force et d’impulsivité que même ses propres forces cachées faiblissaient plus vite que la neige ne pouvait fondre au soleil. Il allait avoir besoin de plus d’entraînement de la part de sa belle s’il voulait tenir autant et rendre plus intense encore les rapports plus personnels qu’ils entretenaient. Le médecin chef était en sueur et il pouvait pratiquement entendre son cœur percuter les parois de sa poitrine tant il battait…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 1 Sep - 17:26

D'un simple hochement de tête, Elizabeth acquiesça. Il est vrai que son rythme était un rien inhabituel et plutôt ardent pour toute personne qui, d'ordinaire, s'adonnait plus la douceur. Toutefois, Carter possédait une arme redoutable qui faisait faillir la jeune femme à la chevelure ébène malgré qu'elle se retienne le plus fortement du monde. En vain, elle finissait par céder et ses pulsions prenaient le dessus pour savourer les lèvres brûlantes qu'elle s'amusait à caresser malgré la douleur.

L'espionne finit par fermer ses yeux, se concentrant sur l'activité à laquelle elle s'adonnait avec acharnement. Elle continua pendant plusieurs minutes, puis établit un répit afin de permettre au médecin de reprendre son souffle, et ses esprits si ces derniers étaient étourdis par ce manège. Sa cadence déccélérat tranquillement, franchissant les degrés un à un vers le point nul de l'activation de la chaleur entre ces deux corps consumés et rongés par l'amour et la passion.

Elizabeth s'appuya sur les épaules de son bien-aimé afin d'avoir un appui lors de leur énième échange de salive langoureux. Avec sa dite force «herculéenne», elle inversa à nouveau les rôles: elle, la chevauchée, et lui, le chevaucheur. Elle l'observa un instant dans les yeux, les siens se remplissant d'une tendresse qu'elle n'avait jamais dévoilé auparavant. On aurait dit qu'il s'agissait d'une autre Elizabeth Levy, celle qui «sommeillait» en elle pour ne se réveiller que lorsque son preux chevalier lui aurait offert le baiser charnel pour une vie commune éternelle. Toutefois, son souffle saccadée et chaud trahissait la véritable panthère qu'elle était. Et sa poitrine qui suivait le mouvement, en se soulevant méchaniquement avec pour deuxième fonction de lui faire offrande de ce qui faisait d'elle une femme aux atours généreux.

Ses mains, avec une finesse et une grâce digne d'une déesse, caressaient le visage «ensué» de Carter. D'un regard tout à fait nouveau, elle redécouvrait ses pupilles pourvues d'un profond précipice dans lequel la jeune femme s'était plongée à l'aveuglette tant hypnotisée par ses iris enchanteresses. Elle appuya un index de fée sur ses lèvres, touchant chaque partielle de celles-ci.

"Et dire que j'avais le plus beau des paysages sous mon nez..." énonça-t-elle d'une voix étonnamment calme et sereine, mais elle se rendit rapidement compte de ses paroles plutôt poétresses qu'elle lui divulgua. "Excuse-moi! La poésie est bien l'une des choses que mes parents m'ont fait connaître dans ma tendre jeunesse. Je sais très bien que c'est très loin d'être la Elizabeth que tu connais dans ses ébats torrides..."

Elle détourna son regard du sien, légèrement honteuse. Et pourquoi d'ailleurs? Aimer la poésie lui était-elle un crime? Si oui, pourquoi? Enfin, elle songea que c'était tout à fait le contraire de sa personnalité impulsive et déterminée qu'elle est habituellement. Néanmoins, cela la déroberait-elle de tout son aura que Martin adorait? Sans doute, elle se faisait du soucis pour rien. Le médecin ne l'aimait pas seulement pour sa fougue animale, mais pour tout l'être qu'elle était. Malgré qu'elle s'adonne à la lecture de la poésie - l'écriture de celle-ci la lassant royalement en fait -, cela ne l'avait pas adouci pour autant. Au contraire, s'inspirée de la passion qui anime deux personnes, cela l'incitait à s'éprendre plus passionnément d'une personne, voulant vivre un amour tout aussi intense et vif, aussi brûlant que l'enfer lui semblerait froid.

Ruminant ses pensées, l'espionne rapporta ses iris bleues dans celles de Carter en lui adressant un sourire.

"Tu ne sais pas à quel point je t'aime, Martin..."

[Désolée pour le long retard! Il y a eu l'école qui a commencé, des activités, des devoirs, etc., que je n'ai pas eu le temps, et l'énergie aussi, de te répondre. Aussi, pardonne-moi un peu pour l'écart de comportement de ta belle; disons que sa créatrice est fortement inspirée par Tristan et Iseut qu'elle lit en ce moment... :P]
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 3 Sep - 4:07

HJ: aucun problème^Je comprends ça!

DJ:
"Tu sais... Tous les êtres humains ont deux côtés. Comme leur folie d'ailleurs. tout en eux n'est que dualité... C'est donc très bien de voir, de temps en temps, cet autre côté de l'être aimé. Dans ton cas... Entre fougue presque sauvage et douceur presque maternelle, la marge est grande mais non pas moins appréciable. Franchement, tu ne saurais me surprendre je pense car mutuellement, nos actes nous paraissent naturels. Cela ne tue pas la beauté de notre couple, je dirais au contraire que c'est ce qui lui donne sa saveur et sa couleur."

Dit Martin en souriant. toute cette confiance et cette foi qu'ils mettaient l'un dans l'autre, qu'ils s'accordaient, une même note et une même harmonie qui les décrivaient, qui faisaient ce qu'ils étaient en tant qu'êtres, en tant que couple...

"Tu sais, même le plus féroce des prédateurs fait montre de douceur au moins une fois dans son existence. Le même schéma est calcable sur l'être humain..."
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 21 Sep - 3:28

Visiblement caressée par ces paroles réconfortantes qui lui faisaient comme un baume sur le coeur, une vague d'apaisement de l'âme afin de sourire avec plus de rayonnement, Elizabeth sentit une boule l'envahir qui lui montait à la gorge. Certes, une émotion longtemps refoulée allait sans doute faire surface à n'importe quel instant. Elle dévisagea longuement le médecin sans se préoccuper de la position dans laquelle tous les deux se trouvaient. Comme si ce détail n'avait pas d'importance pour s'avouer leur amour dans une sincérité vénérable. Se rendant enfin compte de leur situation, pas que cela la gêne vraiment, l'espionne se défit tranquillement de son étreinte pour se mettre plus à son aise pour s'exprimer. Néanmoins, elle se rapprocher de l'aura de son amoureux en l'observant le plus profondément dans les pupilles en prenant une attitude sérieuse, très loin de son impulsivité presque sauvage d'il y a à peine quelques minutes.

La jeune femme prit plusieurs inspirations, comme si le fait d'être sincère dans ce genre de relation la rendait nerveuse puisqu'à une époque, elle n'avait que des aventures d'un soir, des « one-night », rien qui n'allait aboutir. Mais, c'était différent. Ce n'est pas que cela l'effrayait, au contraire, cela l'enchantait de vivre une relation saine basée sur de véritables sentiments réciproques et aussi puissants.

"Je t'ai connu tendre et doux, timide aussi ainsi que osé, aventurier et téméraire. Tout comme moi. Toutefois, à la différence que nos deux côtés diffèrent lorsque nous interragissons avec les autres et entre nous-mêmes. Tout comme nous savons mettre en commun nos personnalités communes et interagir de la même chose. Une sorte d'adaptation. Je n'ai jamais vraiment dévoilé ce petit côté de moi auparavant de peur de la réaction des autres. Mais la tienne... Je ne la crains pas. Un simple regard me rassure et acquiesce cette façon d'être."

Elle s'arrêta, prenant une pause en continuant de le fixer.

"Martin, jamais auparavant je n'ai reçu un amour aussi sincère que le tien. Je dois t'avouer que si tu me l'avais à ce fameux réveillon, j'aurais paniqué. Mais là, non. Tu as calmé mes ardeurs au lieu d'en profiter comme bon nombre d'hommes auraient fait et c'est ce qui fait que je me sens si à l'aise avec toi. Tu n'es pas comme les autres et j'aime que tu m'apprécies à ma juste valeur, à ce que je suis à l'intérieur et non ce à quoi je... je ress... ressemble..."

Sur ce, elle se mit à sangloter légèrement, comme si cette nouvelle réalité la rattrapait d'un seul coup et qu'elle réalisait les véritables intentions de son aimé. Elle se mit à rire bêtement, essuyant les quelques larmes qui perlaient au coin de ses yeux.

"Excuse-moi! J'ignore pourquoi je pleure... Héhé!"

Elizabeth se retourna, lui faisant dos, en se dégageant légèrement de lui pour tenter de cacher ses perles. Elle essuya ses yeux remplis d'eau à l'aide de ses index en évitant d'avoir les yeux rougis.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 22 Sep - 18:54

"Tu sais… Je pense que c’est en fait une réaction tout ce qu’il y a de plus normal. Quand on considère le fait que ta vie amoureuse était jusqu’ici très légère et basé sur le plaisir plus que l’amour… Et bien je dirais que le corps est simplement soulagé de se retrouver avec quelque chose de stable et que l’esprit est content de se libérer d’attaches dont il n’avait aucun besoins. C’est un peu bête à dire mais les études nous prouvent qu’une fois que l’on a goûté au sexe, c’es tune intoxication qui reste à vie. Mon opinion, et c’est en profane que je te parle, c’est que le sentiment de sécurité vient supplanter un simple sentiment de besoin, bien plus primaire donc dans le cas qui te concerne. Je dirais qu’une certaine pureté de l’âme vient également jouer dans la balance car pour ce que j’ai pu en constater, tu es une personne d’honneur avant bien des choses. Et on ne peut que te féliciter pour cela. Et puis je te regarde, Elizabeth… Ma foi, je dirais que ce n’était pas toi qui désirais ces relations. Tes hormones, je ne dis pas : cela devait te travailler sans bon sang. Alors que notre histoire est une toute autre chose. Mais ce n’est que l’opinion d’un profane dans le domaine, après tout…"

Fit observer Martin avec un sourire tendre. Son domaine de spécialisation était à cent lieues de ce dont il parlait mais il avait lu sur le sujet, il avait parlé avec ses collègues experts… Et il ne pu qu’en tirer ces conclusions. Peut-être était-il dans l’erreur, peut-être se trompait-il de façon considérable mais il lui sembla pourtant que ses paroles étaient justes et vraies. Comme bien des constats avant celui-ci, c’était sa froide logique qui décortiquait les problèmes mais son cœur qui y mettait ce quelque chose d,un peu plus qu’une opinion professionnelle…

"Tu m'en verras navré mais ce genre de cas de figure ne se reproduit pas avec des fioles et un ordinateur. Ilf aut bien plus d'éléments que cela et une chaleur humaine qu'aucun instrument ne peut reproduire. 37,5 degrés Celsius oui, mais tout ce que l'esprit humain apporte, non. C'est d'ailleurs le problème que rencontre les chercheurs en intelligence artificielle car..."

Il ne put en dire bien plus car ses lèvres furent soudainement occupées par d'autre chose que des mots...
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Jeu 16 Oct - 20:34

En effet, prise d'une certaine fougue, elle s'empara, sans même l'avertir, de ses lèvres si juteuses. Au bout d'un long moment, elle reprit sa respiration et contempla Martin dans les yeux avec une nouvelle tendresse. Certes, tout ces sentiments de douceur lui étaient nouveaux et cela lui prenait un certain temps avant de les user à leur bonne valeur. Elizabeth ne retirerait pas cette fougue animale qui endiable leur couple à cette heure de la nuit particulièrement, mais tâcherait plutôt d'être plus tendre et romantique à d'autres moments. Il ne fallait surtout pas qu'elle ne soit plus fidèle à elle-même. Elle a été et restera toujours une personne ayant une nature déchaînée et impulsive, car cette force fait partie intégrante d'elle-même. La masquer serait un blasphème envers elle-même.

Caressant la joue droite de son amoureux, elle logea sa tête dans son cou, lequel elle parsema de baisers doux et passionnés. Elle ferma ses yeux, savourant encore plus ce moment qu'ils partageaient tous les deux.

"Tes mots, ta voix me rassurent... Ta présence et ta chaleur me réconfortent. Je me sens en sécurité et si vulnérable à la fois. Tes bras me procurent la sensation d'être entourée d'un bouclier invincible. Toutefois, tu réussis tout de même à me faire vaciller de tout mon être, à fondre sur place... Je feins de tomber à chaque fois, mais tu me rattrapes et, étrangement, je suis soudainement solide. Mais ce n'est qu'à chaque regard que tu me donnes si généreusement que je recommence le manège interminable. Ô! ne crois pas que c'est mal! Au contraire, je crois que ça me prouve que tu es mon complément, mon âme-soeur oserais-je même affirmer. Martin..."

Délaissant cette région du corps après avoir déclaré des paroles qui l'étonnaient de leur profondeur, l'espionne observa les pupilles qui la faisaient vibrer, fondre voire même.

"Mon âme me fait faire du lyrisme. Est-ce une réaction normale? D'après ce que tu m'en as dit, oui. Tout mon être n'est pas habitué à recevoir un tel attachement si sincère, un rapport si profond et passionné qu'il dérègle dans son comportement. La sensation, ma foi, n'est pas désagréable. Peut-être que je perds de ma sauvagerie, mais sache qu'elle se retrouve ailleurs que dans un échange de propos. Ma vie a changé depuis hier... Depuis que j'ai vu aperçu cette lueur dans ton regard à cette fête de jour de l'an. M'aurait-il été possible de croire, qu'un jour, nous allions partager pareil sentiment? Non, et je te l'ai déjà dit pourquoi. Je me sentais indigne de t'appartenir. Indigne de m'appartenir. Je savais qu'une femme pour toi ne devait pas se baser que sur un aspect d'une relation de couple : les ébats amoureux. J'aurais jamais cru devenir celle que je suis présentement avec toi. Qui l'eut crû?! Ton essence a su trouver et faire surgir cette femme lointaine et imaginaire que je m'étais profondément créée pour te plaire, mais qui n'avait jamais réussi à prendre le dessus par peur... par orgueil."

Elizabeth le fixa longuement dans les yeux avant d'entourer ses bras autour du cou de Carter pour aller chercher un certain réconfort.

"Je t'aime, Martin... Plus que tu ne peux te l'imaginer." lui dit-elle en resserant ses bras plus fortement sans toutefois l'étouffer.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 18 Oct - 16:07

"Tu sais, ma tendre Elizabeth, il faut que tu gardes toujours ceci en tête : ce n’est pas tant l’orgueil que le concours de circonstances qui ont fait ce que tu étais, qui t’ont fait faire ce que tu as fais. Regarde autour de toi : meurtre, viol, vol, vandalisme et autre crimes sont tellement fréquents que même les journaux n’en parlent plus. On va chercher les plus gros cas et on oublie vite le reste. Et les événements ont de quoi forger un être. Dans ce culte de l’insouciance, du sexe facile et de la superficialité, tu y as cédé pour te protéger toi-même. Tu es une femme forte et fière ma douce Elizabeth mais au fond de toi, ton instinct savait que si tu ne te fondais pas dans la masse, si tu n’adhérais pas au moule, tu finirais victime de viol. Je te l’ai dit Elizabeth, j’ai beaucoup écouté ce qui se disait sur toi pendant mon service à la Schya. Et les propos libidineux que j’ai entendu, certains te traitant de quelque chose commençant par un P, d’autres disant que c’est à toi qu’ils pensaient pendant leurs petits plaisirs solitaires des plus répugnants mais pour un homme de science, de rhétorique et de logique comme moi, je voyais au travers de ces esprits simples et c’est ton esprit que je pouvais voir. Un esprit plus réfléchi et calculé que tu ne sembles le croire, capable de te rendre suffisamment forte pour subir ce genre d’assauts, de commentaires et de propos de la gent masculine dégénérée qui hantent nos corridors. Et ce n’est pas là qu’une théorie vide de sens. Parce qu’avant les débuts de notre amour, j’ai rencontré une fois Elizabeth Lévy la poétesse, la douce, la délicate, celle qui haïssait de devoir porter un masque et de succomber aux relations faciles."

Devant le regard surprit de sa belle, Carter jugea bon d’élaborer davantage. Car cette femme imaginaire dont Elizabeth lui parlait était au contraire comme une seconde personnalité qui avait toujours été là.

"C’était environ deux semaines avant ta dernière visite à l’infirmerie qui marqua les débuts de notre amour. Tu es arrivée à l’infirmerie en fin d’après-midi avec des blessures dont tu ne te souvenais pas de l’origine et tu étais à deux doigts de tomber sans connaissance, comme vidée de ton énergie. Je doute que tu t’en rappelle, je pense que c’est l’instinct de survie seul qui t’a amené à moi, à qui tu savais que tu pouvais faire confiance. Évidemment, je me suis immédiatement occupé de toi. Et c’est là que ton autre personnalité, si on peut dire, s’est manifestée. Affaiblie, elle me raconta ce qui t’avais mit dans ce triste état : tu étais dans la salle d’entraînement en train de suivre le programme de musculation que j’avais mis sur pied pour toi comme pour tous les membres de la Schya quand ce pervers libidineux de Jérémie Crow est venu te voir et il voulait t’avoir dans son lit. Mais tu en avais assez à ce moment là, comme tu me l’as fais savoir. Le manque de plaisir charnel te faisais souffrir un peu, m’a dit cette autre part de toi, celle que tu exprimes en ce moment, mais au moins tu te sentais saine, « propre » et maîtresse de toi. Conseillée par cette autre part de toi, tu as refusé, ce qui est parfaitement normal. Et lui, ne pouvant prendre un nom, a décidé d’obtenir par la force ce qu’il était venu chercher. Et c’est à ce moment que Elizabeth la douce, Elizabeth la vertueuse et Elizabeth la protectrice s’est manifestée. Et laisse moi te dire que tu lui as mit toute une raclée. Ce fut un combat difficile et je ne sais ni comment ni pourquoi mais dans cette espèce de… Crise ou je ne sais trop, tu étais en mesure d’aller puiser en toi plus de force que d’ordinaire parce que ton adversaire faisait plusieurs centimètres de plus et avait plusieurs kilos de plus que toi mais de muscle uniquement. Je ne peux pas l’expliquer, vous étiez dans une zone morte des caméras donc je n’ai rien vu. Mais c’est grâce à ce que tu es au fond de toi que tu as évité cette sinistre expérience. Chose certaine, tu es capable de passer, semble t’il, d’une personnalité à l’autre en conservant les attributs qu’il te faut. Disons plutôt facettes ce serait plus exact. Il te suffisait d’avoir le bon contexte pour t’épanouir, rien de plus ma tendre Elizabeth."

Petite pause du médecin avant de reprendre.

"Et moi aussi, je t'aime bien plus que l'esprit humain ne peut le concevoir..."
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 14 Déc - 5:54

Elizabeth observa les yeux de son amoureux en allant ancrer les siens dans le plus profond de son être. Elle le savait sincère et les anecdotes étaient toutes sauf fausses. Et puis, même si elle ne se rappelait en rien de ce combat tant elle était devenue ivre de puissance, ma foi, herculéenne pour le défaire, elle se souvient de l'introduction de la situation. Elle avait refusé toute relation charnelle dans le but de le satisfaire. Devant cet échec nouveau, il avait insisté, ayant même l'idée en tête de satisfaire l'un de ses fantasmes le plus irréel. Cependant, l'espionne n'avait pas dit son dernier mot...

Comme si Martin lui avait été l'aide nécessaire pour expier ses péchés, à travers son regard, elle revit tous ces moments. D'abord, elle en avait retiré un certain « plaisir » à offrir son corps de cette façon, mais de plus en plus, les images devenaient cauchemardesques pour la jeune femme. Était-ce vraiment elle qui se secouait dans tous les sens ainsi assise sur l'engin d'une de ses précédentes aventures d'un soir? Secouée de spasmes, Elizabeth fut prise d'une violente secousse de son âme et tout refoulant en un seul instant. Sa main qui caressait délicatement la joue de son bien-aimé le quitta immédiatement pour aller couvrir son visage qui était noir de honte. L'autre suivit le pas sans perdre une minute pour réconfortant sa maîtresse. Des larmes se mirent à couler à flot et à enduire ses pauvres joues de cette chaleur. Tout était remonté à la surface comme si elle avait longtemps été noyée sous une mare visqueuse noire. Elle venait de faire une chute libre de cette vallée de la réputation qu'elle avait rapidement gravi pour se bâtir une renommée qu'on était près d'annoncer dans les journaux.

"Martin... Qu'ai-je fait? Et comment peux-tu aimer l'horreur ambulante que je suis? Je suis affreuse, pourvue d'une luxure satinée et masquée. Je suis une personne bien indigne de toi... et pourtant, je t'aime et je ne veux pas qu'il en soit autrement. J'ai besoin de toi, mais toi... comment peux-tu réclamer une laideur de la nature qui a sauté sur tout ce qui a bougé dans les corridors de la Schya. Ces demandes ne cesseront pas. Elles feront parties de ton fardeau quotidien. Je t'aime et je ne veux pas que cela devienne une torture journalière. Un tel viendra se faire soigner et tu lui diras de prendre du repos. Il te répondra qu'il possède le remède à tous ses maux et ils convergeront vers un seul nom devenue dentelle noire : Elizabeth... Elizabeth Levy..."

Elizabeth commençait dangereusement à perdre la tête. Son instabilité émotionnel montait d'un cran au point d'avoir une respiration violemment haletante. Son pouls s'accélérait comme il suivait le rythme de son coeur qui pompait vaillamment du sang. Comme si le fait que ses mains lui coupent l'oxygène, elle les retira comme un masque, découvrant un visage paniqué au regard globuleux. Sa détresse se lisait aisément ses pupilles étrangement dilatées à leur maximum et elle appelait à l'aide en silence à son preux chevalier qui la soutenait dans ses bras. Elle en vint à tousser pour cracher de sa salive qui bloquait ses parois respiratoires.

"Mar... Car... tin, ter..."

D'un seul coup, tout cessa. Cette crise de panique retira toute énergie de ce corps en tenue d'Ève qui avait beaucoup goûté de chair humaine masculine comme une vampiresse; la vilaine d'entre tous, mais dont tous les hommes réclamaient les services qu'elle offrait. Vidée de toute énergie, elle sombra dans un profond sommeil qui lui permet tout de même de rester en contact avec la réalité avec l'ouïe toujours alerte. Toutefois, elle était plus blême que d'habitude, se rapprochant davantage de l'allure de Blanche-Neige elle-même avec ses lèvres écarlates comme le sang. Seul signe de vie? Une respiration bien présente qui soulevait sa cage thoracique. L'espionne semblait enfin paisible. Ses démons venaient de la quitter pour de bons. Elle y avait fait face avec sa force incroyable comme Carter s'était permis de raconter. Elle semblait enfin en paix avec elle-même; prête à repartir à neuf en oubliant cette Elizabeth qui se magasinait des nuits bon marché. Elle se vouerait entièrement à l'homme qui saurait prendre soin d'elle comme jamais. Et même si les relations entre collègues n'étaient pas permises, la jeune femme à la chevelure ébène irait contre les conventions établies par son organisation et afficherait publiquement sa flamme de vie, sa ligne directrice et le démontrerait sans gêne pudique à quiconque en embrassant goulûment Martin s'il le fallait. Toutefois, elle tâcherait de rester sensée et posée. Elle ne redeviendrait pas dévergondée à ce point. Elle le ferait savoir avec classe et dignité, mais n'oublierait sans l'ombre d'un doute de s'amuser avant tout.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 14 Déc - 22:05

Quand Elizabeth s’endormit, Martin s’assura de bien l’étendre sur le dos dans le lit qu’ils avaient partagé. D’une part pour qu’elle ne dorme pas n’importe comment et d’autre part car il avait quelque chose en tête. D’un homme ordinaire, on aurait pu dire que c’était pervers, que c’était mal. Venant du médecin, venant de l’élu du cœur d’Elizabeth, le discours changeait du tout au tout. Dans l’esprit de théoricien de Martin, la jeune femme venait de se libérer d’un poids. Mais ce poids pourrait encore corrompre et pervertir ses rêves, les transformant en cauchemars. Il fallait donc remédier à ce problème au plus vite. Et Martin Carter en avait justement les moyens. Si le souvenir et le « traumatisme » de ces soirées faciles passées en compagnie d’autres hommes venait désormais hanter l’esprit de la jeune femme qui, Martin ne put que le deviner, avaient dû finir en rêve interdits aux moins de dix-huit ans au moins une fois (il fallait qu’elle ait eu ce genre de rêve avec un de ses précédents partenaires pour que le souvenir soit si vif et désormais insupportable), il fallait donc remplacer le mauvais souvenir par un rêve tout aussi osé mais dont il serait l’autre occupant. Il fallait substituer le mauvais souvenir par un bon souvenir, un rêve adulte corrompu pour un rêve tout aussi adulte mais plus pur, entrant dans les valeurs de la jeune femme.

Il fallait donc se mettre à la tâche, ce que fit Martin, allant de ses mains agiles et habituées au minutieuses manipulations de sa vie de médecin et de scientifique stimuler les zones érogènes du corps de sa belle endormie, murmurant des paroles réconfortantes et incitant le calme pour purger les éventuels embryons de cauchemar. Orienter les rêves étaient une théorie encore débattue par les temps qui couraient mais Martin avait apprit d’un spécialiste, Dean Mortenson, à rendre la chose possible. Ses manipulations iraient chercher le bon registre de rêves, ses paroles serviraient à orienter la jeune femme et l’imaginaire d’Elizabeth ferait le reste. Il fallait faire attention, toutefois, avec la « dream therapy » : une personne avec une trop grande imagination pouvait trouver la mort lors de ce genre de pratique. Martin avait lu les rapports, vu les fichiers vidéos. Il savait qu’il devait faire attention. On pouvait mourir de peur. De bonheur. De plaisir. Et c’est dans cette dernière dimension que le médecin allait jouer. Allait travailler pour pleinement libérer sa bien aimée de ses démons.


« Quoi qu’il arrive dans ton rêve, reste dans les limbes jusqu’à la fin. Quelles que soient les conséquences dans le monde physique, ne t’en soucie pas. Aie confiance en moi, Elizabeth. Les tourments arrivent à leur fin… »

De tout son être, Martin espérait faire les choses correctement. Entre la théorie et la pratique, la marge était grande. Il savait que ses manipulations faisaient effet, il voyait la poitrine de la jeune femme se soulever plus rapidement, il l’entendait gémir, murmurer des propos qu’il n’entendait pas, ses manipulations faisant leur effet. Il fallait que le rêve généré soit le bon, il fallait que ce rêve suive son cours et qu’il aille déloger l’autre, il fallait que l’inconscient triomphe sur le mal qui l’avait attaqué… Il fallait que la tigresse Lévy vienne à la rescousse d’Elizabeth la poétesse dans le monde des rêves, il fallait que Carter le preux vienne s’imposer à l’esprit de la jeune femme et il fallait qu’ils rejouent à deux le film qu’ils avaient joué en cette première soirée intime. Plus, peut-être, car on se trouvait après tout dans le terrain où le réel et l’irréel se confondent… Martin regrettait de ne pas avoir tout l’appareillage médical qu’il aurait eu en temps normal pour s’assurer que cette thérapie ne tourne pas en catastrophe. Il connaissait l’impulsivité d’Elizabeth. Si tout partait de travers dans le monde des rêves… Elle risquait d’y passer dans le monde physique.

¤Du calme Martin, du calme, tu as fais bien plus difficile, il s’agit d’un rêve adulte que tu impose à son esprit pour guérir ses blessures pas une expérience instable qui risque de faire sauter le bâtiment…¤
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 15 Déc - 2:50

Il s'agissait d'une journée pluvieuse qui obligea la jeune femme à rester à l'intérieur. Si sa matinée avait été grasse pour se dorloter, l'après-midi vint assez rapidement à l'ennuyer. Seule dans son appartement illuminé par quelques chandelles allumées ici et là, elle soupirait bruyamment. Un film ? Non... Un livre ? Non plus. Rien n'intéressait l'espionne dont les nerfs étaient aussi rigides qu'un spaghetti. Simultanément, elle regarda son ordinateur portable ouvert sur sa boîte de messagerie et son téléphone particulièrement silencieux aujourd'hui. Pourtant, elle se serait attendue à recevoir une panoplie d'appels de désespérés qui, comme elle, n'avait rien de trouver de mieux à faire que de s'amuser sous les couvertures... ou là où les fantasmes le désiraient. Et puis, dans sa nature, elle n'irait pas à demander les « services » d'un tel seulement par ennui ! Quelle impertinence de sa part ce serait ! Séduire le patron pour frivoler dans son bureau ? Hum, voilà une idée intéressante, mais... Encore une fois, elle secoua négativement la tête. Enfin, elle se dirigea vers sa porte d'entrée et tenta de savoir, par ses sens, s'il y avait une présence de l'autre côté. Rien. Déçue, elle retourna s'asseoir sur le canapé en s'emmitouflant dans son peignoir.

L'ennui d'Elizabeth se lisait aisément sur son visage endormi. Mais, tout à coup, son expression changea et devint étincelant. Quelque chose dans son rêve venait d'arriver...

Aussitôt installée, on frappa violemment à la porte. Excitée, elle sauta du divan pour sautiller jusqu'à la porte. Toutefois, elle redevint posée et surprise qu'on ait frappé. Elle l'ouvrit sur un de ses collègues au sourire charmant qui découvrait une dentition qualifiée de parfaite. L'espionne s'accouda à sa porte et le jaugea du haut vers le bas. Il demanda ce qu'elle faisait. « Rien » dit-elle. « Moi non plus... Tu... tu veux pas faire quelque chose ? » rétorqua-t-il en hésitant. Sans répondre, elle le fit entrer. En fait, elle avait flashé sur ce confrère l'autre jour lors d'une séance d'entraînement au gym. Tout ruisselant de sueur, elle l'avait trouvé assez attirant. Dès que l'homme, nommé Ioan, referma la porte, il se précipita sur la jeune femme en la prenant par derrière par surprise. Elle se laissa étonnamment faire. « Dis donc, tu en as mis du temps avant de passer à l'action ! »

Sur ce, elle se retourna et se mit à l'embrasser langoureusement. Tout en se dirigeant vers sa chambre, ils se dévêtirent mutuellement avec beaucoup d'empressement. Puis, traversant la porte, Ioan pris Elizabeth dans ses bras qui, elle, enroula ses jambes autour de sa taille. Il s'élança sur le lit de la jeune femme qui frémissait déjà de plaisir, mais qui lui indiqua que cela ne lui coûtait qu'une protection. Chose indiquée, il s'exécuta et la partie reprit là où elle s'était arrêtée. Aucun préliminaire. Le dit engin dominant les hommes s'accorda avec sa partenaire. Comme si le ciel était témoin de la scène, le ciel se mit également à s'exciter, de la foudre traversant le ciel. L'espionne gémissait bruyamment de plaisir alors que son partenaire grognait comme jamais. Au bout de quelques minutes, les rôles s'inversèrent, et elle devint la maîtresse de la situation. Se transformant en véritable tigresse, ses commandes étaient directes et violentes.

Dans la réalité, Elizabeth bougeait et beaucoup d'expressions témoignaient du rêve qu'elle était en train de faire. Assez osé, certes, agréable, oui, mais qui, bientôt, allait redevenir un monstre.

Ioan reprit le dessus en aggripant les bras d'Elizabeth. Il interchangea à nouveau les rôles. La douleur que tout ce qui suivit ne dérangea pas la jeune femme dans un premier temps, mais le tout devint rapidement insupportable. Elle lui demanda d'arrêter, mais rien à faire. Il n'entendait strictement rien. Ses cris de plaisir cessèrent et son visage paniqué revint. Mais, regroupant sa force, elle n'allait pas se laisser faire.

Soudain, ses yeux s'ouvrirent sur le monde réel. Tout devint à se confondre dans un pêle-mêle inimaginable. Le visage de Carter devint celui de Ioan et cette relation qui avait été la goutte qui avait fait déborder le vase, pris des proportions gargantuesques. Elle lâcha un cri de rage et aggripa à son tour les bras de Martin. Elle le mit sur le dos et se retrouva sur lui. Elle grinçait littéralement les dents comme une folle finie. Elle débuta par lui donner des coups de poing, mais, dans son rêve, cela ne semblait faire aucun effet.

" Tu vas voir de quel bois je me chauffe ! " énonça-t-elle d'une voix colérique.

Avec sa force surhumaine, elle se mit sur pied, le médecin et elle, sur le plancher et débuta son combat contre celui qui lui avait fait réalisé la gravité de tout ce qu'elle avait fait jusqu'à ce soir-là.

" Tu penses que je vais rien faire, hen ? Que je vais être une simple poupée avec laquelle tu joues ? Haha ! Non ! C'est fini, t'entends, FINI !! J'en ai assez qu'on me prenne pour une fille de joie, une fille facile qui n'a qu'un seul plaisir : celui de se faire boucher le trou. Oh non, Ioan, c'est terminé, ce temps ! "

En même temps, elle bombardait Carter de coups de poing, de pied, qui avaient pour cible le ventre, le visage, les jambes et même sa partie intime, lui écorchant certains endroits qui laissèrent couler du sang. Ses yeux étaient méconnaissables : rouges de colère, pupilles animales. Une véritable tigresse en défense de son territoire.

" Tu te crois fort, hen ? Invincible même ! Crois-moi, ce temps, c'est du passé. Elizabeth te fera la raclée que tu n'es pas prêt d'oublier. AAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!! "

Elle s'élança vers lui, prenant ce qui lui tombait sous la main pour le lui assommer sur le crâne. Puis, soudain, elle trouva une arme dont elle s'empara. Elle le pointa directement au coeur du médecin, qui, dans son rêve, s'agissait de Ioan.

" Tu vas mourir pour ce que tu as fait, t'entends ? TU VAS MOURIR ! " Hurla-t-elle.

Toutefois, une voix émergea son esprit qui lui ordonna d'abaisser son arme.

" Tu dois te débarasser de la personne qui te cause le plus de tort... "

Ces paroles flottant dans son esprit, Elizabeth comprit de qui il s'agissait.

" C'est... c'est moi... "

Presqu'aussitôt, elle fit dévier le tout vers le bas de son corps, une partie d'elle-même lui disant de ne pas viser trop haut pour se donner la mort. Tirant sur la gachette, le projectile perfora la peau de sa cuisse dans laquelle il alla se loger. Aussitôt, sa cuisse fut enduite de sang qui coula en sillons le long de sa jambe pour s'égoutter par terre. Ses yeux reprirent des proportions humaines et ses mains lâchèrent l'arme. Elle aperçut une lumière... une aura enveloppait le médecin. L'espionne se dirigea vers lui en vacillant quelque peu, mais elle garda tout de même l'équilibre avec l'énergie qu'il lui prodiguait. Elle se laissa tomber sur lui, s'accrochant à ses épaules. Elle laissa échapper des larmes longtemps retenues. Son cauchemar venait d'être vaincue et elle avait tué celui qui en était l'auteur, à savoir, Ioan. Son rêve s'était terminé sur une note, certes dramatique, mais son sauveur se tenait là. Le cauchemar s'était terminé sur une bonne note.

" Martin... J'ai... je... je t'ai presque tué... ! " s'essoufla-t-elle

Il ne fallait toutefois pas négliger l'ampleur de sa blessure qui acheva la jeune femme. Vidée de toutes forces, elle tomba sur le sol comme une guenille toute trouée. Allongée dans une mare de sang, elle respirait, à présent, faiblement...
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 15 Déc - 4:17

Carter s’était attendu à bien des réactions, avait envisagé plus d’un scénario mais ce qui se passa défiait et de loin ses pronostics. Ce qui aurait dû être un rêve où sa présence aurait tirée Elizabeth des griffes de ses démons se transforma plutôt en une pénible expérience sur les défenses psychologiques de sa belle. Bien que ce ne fût certainement pas un quart, il passa tout de même un moment assez pénible, à se prendre des coups et en se demandant bien ce qui avait pu se produire pour que les choses prennent une telle tournure. Surtout le fait qu’Elizabeth se soit tirée dessus avec sn injecteur. Par chance, il contenait son prototype de coagulant donc la blessure fut vite scellée mais le mal était fait. Mal en point, amoché et très certainement ébranlé, Martin prit bien soin de la pauvre espionne qui, quand elle se réveillerait, se sentirait fraîche et dispo, sans aucune trace de blessures. Martin y veillerait tout personnellement. Il fallait croire que l’Expérience avait vraiment été éprouvante car il put même procéder à un nettoyage du corps de sa belle pour retirer le sang séché sans qu’elle ne bronche. Il prit ensuite la peine de remettre de l’ordre dans son laboratoire, remit un dard dans son injecteur mais dans toute sa belle planification, il en avait oublié de se soigner lui : plusieurs griffures au visage, plusieurs bleus sur le corps… Disons que cela ne passerait pas inaperçu. Quand il fut certain que rien ne paraîtrait, que toute trace d’agitation était disparue, il commença à se demander ce qu’il oubliait… Avant de se rendre compte non sans un juron étouffé qu’il était toujours en piteux état. Il alla donc s’habiller en vitesse, enfilant son sarrau de fonction, dissimulant ses blessures et soignant ses égratignures au visage. Tant qu’Elizabeth ne retirait pas ses vêtements, le tout était parfaitement invisible jusqu’à examen plus approfondi. Il regarda sa belle en tenue d’Ève, bien emmitouflée dans ses couvertures, dans le grand lit qu’elle venait à peine de quitter, méditant sur les causes de ce semi échec. Il était encore plongé dans ses réflexions quand Elizabeth se réveilla. Arborant un radieux sourire, il se porta à sa rencontre, retenant à grand peine une grimace de douleur : ses côtes le faisait souffrir…

« Bonjour belle endormie! J’espère que tu as bien dormit, tu étais fatiguée hier soir, très fatiguée. Moi, j’en ai profité pour travailler un peu, le progrès ne s’arrête jamais lui… Et il faut bien que quelqu’un veille à ce qu’il aille dans le bon sens! »

Dit le médecin sur un ton joyeux. Il alla déposer un baiser sur les lèvres d’Elizabeth et il faillit jurer pour de bon quand il vit dans les yeux d’Elizabeth que si l’esprit était purgé de ses démons, le corps lui se souvenait du doigté enchanteur de Carter qui lui avait rendu grâce et plaisir pendant sa récupération. Elizabeth la tigresse se trouvait derrière Elizabeth la poétesse, prête à bondir sur le médecin pour le remercier de ses bons soins… Et dans son état actuel, ce n’était peut-être pas la meilleure des idées. Il fit donc ce qu’il cru le plus logique : gagner du temps, détourner l’attention.

« Il reste du pain frais si tu veux manger un peu. Comme tu me le disais hier, tu adores donc je suppose que tu ne… »

Il se retrouva jeté sur le lit par sa bien aimée et il faillit lâcher un gémissement de douleur malgré la douceur du matelas. Apparemment, Elizabeth la tigresse avait faim d’autre chose. Et Martin se retrouverait sans doute dans une délicate situation pour expliquer toute ces blessures sur son corps… Et si c’était la « mauvaise « Elizabeth aux commandes, il allait se faire engueuler sévère…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 15 Déc - 4:51

Elizabeth le défiait du regard. Elle avait l'air démoniaque avec son regard sévère et grave qui lui faisait des plis sur son front. Toutefois, ils se transformèrent bien vite en point d'interrogation voyant l'expression du médecin. Avait-il mal ? Certes, dans son agissement, elle avait l'air tout droit sorti de l'ère des cavernes avec cet aspect animal, tant niveau physique, ses cheveux étant en bataille, que psychologique.

" C'est quoi là ? Tu veux m'amadouer ? Ton pain frais est vraiment frais ? T'es sûr qu'il n'a pas une drogue qui m'endormirait et que, pendant ce temps, tu en profiterais pour faire joujou avec moi ? Haha ! Il n'en ait pas question. Je te jure que je ne toucherai plus rien qui vient de toi ! Haha ! Ça je peux te le promettre, ignoble que tu es. Gare à Elizabeth ! elle n'a jamais dit son dernier mot... "

C'était la méfiance qui lui avait commandé cette réaction. Son cerveau ne faisant pas encore parfaitement la distinction entre le rêve et la réalité, il était totalement confus. Elizabeth aggripa le col du chandail du médecin, sa force lui offrant celle de le soulever légèrement, son poing libre prêt à charger n'importe quoi. Elle émit un nouveau rictus diabolique avant d'entamer le mouvement. Toutefois, son regard dévia vers la main suppliante de Carter. L'espionne cessa son mouvement. Elle se jaugea et remarqua finalement quel vêtement elle revêtait. Elle lâcha prise et sauta en bas du lit. Sa cuisse ne la faisant plus souffrir, elle était sur pied comme si de rien s'était passé. Elle chercha un quelconque vêtement pour se couvrir et tomba sur un habit de malade. Elle enfila en un tour de main, prenant soin de ne pas laisser le dos ouvert. Tout de même, sa dignité restait néanmoins consciente de ses faits et gestes.

Elizabeth revint, au pas lent, au médecin en prenant délicatement sa main dans la sienne, l'examinant comme au bistouri. Légèrement écorché ?! Comment se fait-il ? Puis, balayant son regard, elle tomba sur son visage. Là, également, il y avait présence de griffures fraîches dont le sang avait séché quelque peu. Elle s'agenouilla sur le lit et son air semblait désolé et effrayé. Pourquoi était-il couvert d'écorchures ? Et pourtant, elle restait muette, ses cordes vocales ne vibrant aucunement pour laisser sortir le moindre son. Son cerveau cherchait-il la commande ? N'étant nullement naïve, elle lui retira ses vêtements avec une délicatesse nouvelle, l'aidant plus qu'autre chose à s'exécuter. Elle aperçut les nombreux bleus épars un peu partout sur son corps, les sillons zèbrés, les endroits rougis... Bref, toutes les blessures qu'elle lui avait infligé sous l'adrénaline de la vengeance et du « C'EN EST ASSEZ ! ».

Maternelle, l'espionne baisa chaque endroit blessé afin de permettre une guérison plus rapide. Puis, elle se déplaça vers la tête de Carter en la prenant dans ses mains pour la déposer sur ses cuisses. Elle lui caressa les cheveux et le visage avec une tendresse et un doigté de fée insoupçonnés chez elle. Mais, Elizabeth la tigresse n'était plus la partie dominante de son être, passant le flambeau à la poétesse et à la délicate jeune femme innocente et passionnée qu'une jeune fille égalait. Elle souriait à peine, si ce n'était l'ombre qui créait l'illusion, et son regard observait videment le sien. Bref, stoïque en mouvement. Son silence déconcertant pouvait faire peur, mais elle était seulement calme, sereine et en paix avec elle-même. Comme si la mort était venue la chercher pour que la vie vienne la réssusciter puisqu'elle avait encore quelque chose à faire dans ce monde. Elle tenait une respiration silencieuse dans rythme normal... peut-être même un peu plus lent qu'à l'habitude. Toutefois, rien d'alarmant.

Finalement, elle finit par déposer un baiser sur ses lèvres. Un baiser nouveau dans lequel trangressait passion, délicatesse, tendresse et amour brûlant. Il avait même un goût innocent et naïf. Il dégageait même un brin de remerciement de l'avoir aidé à expier ses démons pour toujours. Une atmosphère paisible malgré le bruit des néons. Sa gratitude prenait le dessus sur toute la musique qui englobait, jusque-là, la pièce.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 15 Déc - 5:26

« Tu sais ce qu’on dit dans le domaine médical? Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. À mon avis, ce sont de belles conneries oui. Et crois moi, j’en connais un rayon sur le sujet. Un sacré rayon même. »

Dit le médecin avant de rire un peu, le rire se muant rapidement en une quinte de toux douloureuse. Il laissa échapper un gémissement de douleur et sa tête se fit plus lourde sur les cuisses de l’espionne. Il la regarda, son regard devenu un mélange de douleur et d’un autre détail : sarcasme, à n’en pas douter. Mais pas envers sa belle, loin de là. Sarcasme envers ce qui attendait tous ces porcs qui réclameraient le corps de sa bien aimée. Quand il reprit la parole, le ton n’était pas celui que l’on aurait attendu de Carter. C’était plus celui d’un assassin professionnel que du médecin doux et aimant.

« Un seul commentaire. Rien qu’un. Et je le tuerai sur la table d’examen. Je le jure, il va y passer même si pour ce faire je dois violer le règlement interne de la Schya. Je sais exactement qui tu voyais dans ton rêve. Je sais exactement de qui il s’agit. Et je l’ai eu sous la main il y a quelques jours à peine… Avoir su à ce moment là… »

Nouvelle quinte de toux. Et le regard du médecin changea une nouvelle fois. Il ressemblait étrangement à celui d’Elizabeth la tigresse mais adapté à la personnalité de Carter. Le médecin chef se redressa et malgré ses blessures, il semblait vierge de toute douleur, de tout tourment… D’une série de mouvements rapides, il dévêtit derechef l’espionne et il la regarda droit dans les yeux, d’un regard hypnotique qui ne donnait qu’une envie, celle de se plier à la volonté du médecin… Et avant même qu’Elizabeth n’aie eu le temps de s’en rendre compte, elle était sur le dos, dans le lit, le médecin au dessus d’elle, un sourire plein de promesses sur le visage.

« Fais moi confiance ma tendre Elizabeth… Plus personne en dehors de moi ne convoitera ton corps…Il est à moi autant qu’à toi et je le protégerai comme j’aurais protéger ma vie. Et ce corps magnifique a grand besoin de soins et cela tombe bien… Je me sens joueur… Très joueur. Ce qui est plutôt rare chez moi… »

Le médecin la maintenait dans une poigne de fer clouée au lit, sans lui faire de mal, évidemment. De sa langue aussi agile que ses mains, il se mit à parcourir le corps de sa belle, d’une telle façon que c’était à se demander comment il pouvait avoir autant de souffle et de salive. Cette langue audacieuse et baladeuse termina sa course près de la féminité de la jeune femme avant d’aller y faire son tour, s’y éternisant même et s’en donnant même à cœur joie, désireuse de montrer à Elizabeth que Martin était son parfait complément, que LA personne qui savait exploiter ses faiblesses pour la rendre plus forte, c’était lui, comme si de sa langue il cherchait à retirer d’éventuels vestiges de la corruption d’un autre, sanctifiant le corps de sa déesse… De libre pour bouger et réagir, Elizabeth n’avait que ses jambes athlétiquement musclées qui étaient agitées de frissons sous les assauts incessants de cette langue audacieuse. Cette douce torture s’arrêta un bref instant, le regard de Martin redevenant visible pour Elizabeth pendant u bref moment.

« Je t’ai libérée de tes démons, tu m’as permit de m’épanouir et maintenant, je te donne un avant goût de ce que je te réserve comme remerciement. Et je ne m’arrêterai que lorsque je t’aurai amenée plus loin que le septième ciel. Toute résistance est inutile, laisse toi aller… Martin le lion veut t’entendre t’exprimer sans retenue, manifester ton plaisir à grand bruit s’il le faut… Si ces soit disant hommes se vantent de t’avoir fait crier de plaisir… Ils ne savaient alors pas ce que c’était alors que de crier pour vrai. Tu vas le découvrir… Tu en sortiras forte, épanouie, purifiée… Et considère ce traitement comme… Ma torture, ma revanche pour les coups et blessures… »

Et il se remit à la tâche sans attendre, bloquant toujours l’espionne dans une poigne digne d’un étau, bien décidé à mener son idée à terme, bien décidé à introduire à cette Elizabeth qui venait de renaître de ses cendres le Martin qu’il serait pour elle et ce qu’il était capable de faire pour elle. Tout était un bien petit mot pour le définir…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 15 Déc - 6:26

Elizabeth l'écouta attentivement, prêtant son oreille la plus ouverte qui soit. Elle se pencha davantage lorsqu'il toussa douleureusement. Mais, il reprit rapidement de la vigueur en changeant complètement d'air. Si une expression de stupeur aurait dû naître dans son regard, elle resta complètement indifférent. Elle se laissa faire et ne réagit pas dans les premiers moments, préférant se laisser bercer par sa voix. Martin était la personne en qui elle pouvait avoir le plus confiance et elle savait que jamais il viendrait à lui faire du mal. Quel que ce soit. Qu'il la cloue au lit sans lui permettre un seuil de liberté, elle resta ouverte et ne chercha pas à se défaire. Si Martin Carter deviendrait synonyme de « lion », prenant ce pseudonyme pour se qualifier dans ces situations, qu'il en soit ainsi. Elle ne viendrait pas contrecarrer ses plans que pour se satisfaire elle-même.

Au premier abord, son exploration des sens avec sa langue ne procura pas grand chose à Elizabeth qui fixait, le regard vide, le plafond, un léger sourire innocent aux lèvres. Elle était toujours pourvue d'un mutisme effrayant.

Cependant, l'activité prenait en rythme et la constance de l'exécution du médecin eut tôt fait de faire réagir sa victime. D'abord, elle fut secouée de spasmes et de frissons pour finalement s'abandonner complètement. Elle ferma les yeux, se concentrant sur la langue de Martin qui s'activait dans une région précise que nul n'avait aussi bien exploré. Elle avait l'air de découvrir ça pour la première fois, comme s'il s'agissait de sa première expérience sexuelle. Mais pour Elizabeth, dite la poétesse, tout lui était nouveau. Elle émit quelques ricanements de jeune fille, premier signe que le son faisait toujours parti de son être. Encore là, elle ne chercha pas à se débattre et préféra secouer sa tête de droite à gauche et de gauche à droite par les réflexes. Elle savourait le moment, comme personne d'autre. Elle se noyait littéralement dans un océan de plaisir avec pour seul oxygène l'activation des sens sensibles de la jeune femme.

Et puis, comme si tout était revenu la fouetter au visage, comme si la petite fille qu'elle avait été pendant quelques minutes s'était dissipée et retirée comme un nuage de fumée, ses yeux s'ouvrirent dangereusement. Elle cessa tout mouvement, toute réaction de sa part, son cerveau changeant les commandes pour faire de la place à Elizabeth, la tigresse impulsive. Elle rugit et se défit de ses chaînes à la vitesse de l'éclair, s'arrachant presque un cri de douleur alors que Carter était toujours en oeuvre. Elle bondit sur lui, le renversant vers l'arrière. Elle contempla sa proie quelques secondes, le temps d'analyser ses pensées pour enfin plonger sa langue dans sa bouche. Avec ses mains, elle lui aggripa le cou pour le soulever afin qu'ils soient plus en position assise tous les deux... quoiqu'ils ne le resteraient pas longtemps. Elle se rapprocha de lui, enroula ses bras autour de son cou tout en ne quittant point ses lèvres si goûteuses.

Elle retira ses lèvres au bout de plusieurs minutes. Elizabeth contempla le visage de son amoureux en le caressant de ses mains douces. Elle explorait pour la énième fois, mais un caractère de petite fille qui caresse celui de son papa était une nouvelle perspective d'exploration. Toutefois, presqu'aussitôt, elle redevint fougueuse et s'empressa, comme s'il lui avait manqué de l'oxygène, d'agrafer ses lèvres aux siennes. Sa chaleur corporelle montait d'un cran, cassant le mercure de son termomètre biologique. Ses pensées convergeaient vers une seule : celle de manger tout cru cette proie avant qu'elle ne le fasse sur elle-même.

" Si tu crois que tu peux me manger, haha ! fais gaffe, Martin, dit le lion ! "

Mais, sentant qu'elle perdait peu à peu le contrôle, elle reconsidéra ses paroles.

« Toute résistance est inutile, laisse toi aller… Martin le lion veut t’entendre t’exprimer sans retenue, manifester ton plaisir à grand bruit s’il le faut… »

Soudain, elle lâcha prise et se laissa retomber sur le dos. Ses lèvres, comme si elles y furent attachées, restèrent soudées aux siennes. Certes, il voulait dominer ? Et bien, qu'il en soit ainsi ! Que ce lion farouche ne fasse qu'une bouchée de cette petite fille, tout comme l'innocent chaperon rouge dévorée cruellement par le méchant loup.

" Fais-moi regretter d'être ta victime ! Fais-moi hurler de plaisir, de douleur que pour satisfaire ton égo de lion ! Laisse-moi vomir des cris qui te déchireront les tympans ! " ordonna l'espionne.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 15 Déc - 7:00

« Cela ne sera pas un problème. Loin de là… Très loin de là… Tout ce que je veux c’est que tu apprécie, que tu redécouvre ce que tu croyais connaître… Que tu regarde d’un œil nouveau un terrain si familier mais si étranger… Il n’y a pas d’ego, pas de vantardise, pas d’orgueil. Juste la volonté de te faire plaisir, brûlante, vivante et indélébile… Mais trêve de paroles, j’ai à faire… »

Si Elizabeth avait bien résisté aux premiers assauts de Martin, jardinier plutôt agressif dans son jardin secret, ce second round lui, aurait au moins le mérite d’être mémorable. Ce qu’il fit était… Indescriptible. Ce qui en mot se rapprochait le plus serait de dire qu’il avait amené le paradis des plaisirs sur terre pour Elizabeth. Aucun être humain, aussi résistant soit-il, n’Aurait pu rester de marbre devant un tel traitement. La langue de Martin faisait vraiment des miracles, tout comme ses dents fines. Et on dirait que plus Elizabeth manifestait son plaisir, plus il devenait fort. Et dans ce petit jeu, pour cette fois, il n’allait pas laisser la tigresse mettre fin à la partie. Il continuerait ainsi jusqu’à ce qu’elle cède et c’est un flot incessant de cris d’Extase qui franchiraient les lèvres de son aimée. Elle crierait oui… À s’en casser la voix. Et ensuite, seulement ensuite, quand il aurait fait céder Elizabeth une première fois, le gros du travail commencerait. Il voulait lui montrer à quel point il pouvait lui apporter ce qu’elle désirait, ce qu’il pouvait faire, les miracles qu’il pouvait accomplir… Chose certaine, Elizabeth n’avait jamais rien ressentit de pareil. C’était comme si l’amour que Carter vouait à Elizabeth, cette fouge hésitante de la première fois et un je ne sais quoi plein d’audace s’étaient mit ensemble pour honorer cette partie de l’anatomie de l’espionne. Et son propre plaisir montait en flèche avec les cris de sa belle. Plus elle se laissait aller, plus il se montrait impitoyable, au point tel qu’il commençait à avoir mal à la langue. Mais il continuait. Elizabeth n’avait pas cédée et il ne cesserait que lorsqu’elle aurait atteint le septième ciel et que l’orgasme viendrait la dévorer tout cru. Sa détermination ne faiblirait pas… Et Elizabeth aurait eu besoin d’avoir la force d’hercule pour se libérer de Carter cette fois. Et même es suppliques ne l’arrêterait pas, si suppliques il se devait d’y avoir. Il avait prit Elizabeth par son point faible et il se félicitait d’avoir prit l’initiative en premier. Si elle s’était attaquée à sa masculinité, il aurait sans doute été en encore moins bonne posture…

Les secondes s’écoulaient, impitoyables et entre les cris de sa belles, sa propre respiration saccadée et la pellicule de sueur qui lui trempait les cheveux, Martin ne s’écartait pas de son objectif. Le lion Carter tenait sa proie et il ne la laisserait pas filer. Oh non. C’était bien hors de question. Elizabeth avait fréquentée des dizaines d’hommes qui s’étaient servit de son corps comme d’un objet. Aujourd’hui, le médecin chef faisait l’opération inverse. Il se servait de son corps pour satisfaire Elizabeth. Au bout d’un moment, d’un long moment, même les réserves d’Elizabeth semblaient proche de leurs limites. Elle le supplia d’arrêter, n’en pouvant plus et comment l’en vouloir : jamais on ne l’avait traiter ainsi. Au lieu de lui donner simplement le plaisir mutuel d’une relation sexuel, il lui offrait un plaisir solitaire et exclusif. Il la sentait sur le point de céder, de se laisser aller complètement, de lâcher prise… Il sentait les spasmes de l’Espionne, de plus en plus violents, il l’Entendait crier, supplier, sangloter de bonheur, grogner, murmurer des phrases inintelligibles… Il la poussait au-delà de ses limites. Elizabeth la tigresse allait devenir Elizabeth la martyr, mais ces martyrs qui ont droit à quelque chose d’honorable et no la souffrance… Et Martin avait bien sûr autre chose en tête après qu’Elizabeth, vaincue, ne s’abandonne au plaisir. Vaincue? Non. En fait… Elle serait grande vainqueur de cette affaire…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mar 16 Déc - 1:37

Son corps réagissait avec une violence incroyable. Un tel spectacle pouvait être horrible aux yeux de certains et pourtant, Martin lui offrait toutes les raisons du monde de ressentir le plus ultime des plaisirs. Toutefois, malgré que la pression la forçait à lâcher prise, elle n'en ferait rien. Il n'étais pas question une seule seconde de lâcher si tôt. Elle fixait le plafond en s'écoutant expirer ses grognements, des gémissements, des cris... Elle sentait des mèches de cheveux lui coller au crâne tant elle était pourvue d'une chaleur corporelle au-delà des 40 degré. Sa respiration plus rapide, plus haletante, plus essoufflante...

Or, tout ce brouhaha la plongea dans une certaine, mais partielle inconscience. Elle ferma doucement les yeux et n'entendit plus. Elle avait que pour sens que le toucher, et elle sentait son corps secouer et frémir. Elle laissa son corps bouger comme si se devait de réagir. Si des sons devaient sortir de sa bouche, qu'ils sortent ! Elle, elle n'avait plus le contrôle sur elle-même. Si le terme « abandonner » s'appliquait dans le sens positif de la chose, c'est ce à quoi la jeune femme aspirait. Un abandon total à celui qui la satisfait avec son agilité mythique. Encore une fois, elle respirait un certain bien-être d'être autant comblée. Elle se trouvait dans une transe que jamais elle avait atteint, et qui pouvait effrayer quiconque qui se voit « exploiter » autant.

On penserait aisément qu'elle subit un martyre incorrect, un blasphème pour les croyants même. Or, la chose inspirait une jubilation d'une profondeur inimaginable.

Peu à peu, Elizabeth commençait à revenir de très loin de les vappes. Son ouïe se découvrait peu à peu et elle avait à nouveau un contact plus réel encore avec la réalité. Elle ouvrit les yeux et posa son regard sur le médecin qui s'activait toujours avec la même cadence constante. Depuis quand d'ailleurs ? Mais bon, la question quitta l'esprit de la jeune assez rapidement. Elle tenta de défaire ses poignets pris au piège, mais en vain. Carter exerçait une force incroyable pour que la jeune femme ne cède pas sous la tension aussi rapidement. Petit futé, le médecin, pas bête du tout ; il avait pensé à tout apparemment. Devant cet échec, elle ne réessaya pas de nouveau dans l'immédiat. Elle savait pertinemment que ce serait une autre tentative vaine. Si, alors, il lui bloquait toutes les issues possibles, que lui restait-elle ? Elle pouvait, certes, céder, mais elle n'en tirerait aucune satisfaction. Alors, que faire ?

Mais plus elle attendait, plus le bouchon remontait tranquillement à la surface, dérobant ce qui se trouverait sous lui pour l'extérioriser. Elle se répétait incessablement de résister, qu'elle avait la force de tenir encore. Dès lors, elle fut prise de convulsions comme si on cherchait à la réanimer. Elle avait atteint un seuil dangereux autant pour sa santé que l'état du médecin. D'un pied, elle réussit à l'infiltrer sous Martin pour donner un malheureux coup qui lui ferait lâcher prise. L'effet eu le résultat escompté et en une fraction de seconde, Elizabeth inversa à nouveau les rôles pour finalement se mettre à un pied d'égalité en étant en position profilaire, l'un face à l'autre. Bien évidemment, Carter ne lui avait pas lâché les poignets et la jeune femme ne s'en gênait pas. Elle s'empara de sa bouche pour lui dévorer littéralement les amygdales. Néanmoins, elle claquait et frottait son bassin contre lui, signe qu'elle en voulait plus encore.

Connaissant Martin, il avait plus d'un tour dans son sac...
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mar 16 Déc - 5:35

« Serais-tu impatiente, Elizabeth? Impatiente de redécouvrir un plaisir perdu, interdit aux gens qui ne mettent pas le respect dans la chose? Tes autres partenaires passés ne sot rien à côté de ce que moi je peux t’offrir… »

Murmura le médecin d’un ton lourd de promesses. Il savait qu’elle en voulait plus. Son propre corps en réclamait tout autant. Mais il la ferait languir… Jusqu’à ce qu’elle cède. La tenant toujours dans une étreinte de fer, il l’empêchait de se mouvoir et il prolongeait le supplice. Il l’empêchait de faire plus que de simples frottements. Il lui interdisait carrément le plaisir. Il attendait, patiemment, que la bombe Lévy explose. Il attendait patiemment le bon moment pour agir. Le prédateur tenait sa proie… Et il ne la laisserait pas filer de si tôt. Il avait le pouvoir de la faire céder… Il avait amorcé le processus, en artificier de ces arcanes si particulières et il attendait le résultat. Il connaissait la séquence par cœur. D’abord, un premier choc, une onde de plaisir brute. Ensuite, cette boule qui se forme au niveau du bas-ventre, qui croît et devient vite insupportable. Vient ensuite cette incapacité de faire quoi que ce soit, cette paralysie par le plaisir…. Et puis tout d’un coup, c’est la grande libération, tout s’arrête dans une explosion de plaisir et alors la vraie partie commence. Un simple avant-goût? Oui. Un avant-goût cruel? Certainement. Était-ce nécessaire? Assurément. Ce qui vient facilement n’est jamais bien plaisant. Il faut faire durer les choses, le plaisir, savoir tirer parti de chaque seconde, de chaque instant… Et Martin se doutait bien que ces nuits d’un soir n’avaient qu’effleurer la surface du lac.

Lui… Il comptait se rendre tout au fond pour en retirer les trésors. Il sentait le corps tendu d’Elizabeth. Il sentait pratiquement son sang qui devait être pompé à une vitesse vertigineuse. Si ses anciennes flammes d’un soir l’Avait vu en cet instant, ils auraient prit la fuite. La douce et soignée Elizabeth était un tout autre personnage en ce moment. Mais Carter lui n’avait pas peur. Il saurait faire face à la tigresse. Et il gagnerait. Car dans ce jeu à deux, dans cette redécouverte du paradis perdu, il devait être plus qu’un homme. Il devait être plus que Martin Carter. Pour offrir à Elizabeth sa rédemption, sa seconde chance, il devait être plus qu’un médecin. Il devait se dépasser comme jamais. Et il se demandait si des deux, il ne serait pas celui qui en sortirait le plus affaibli. Elizabeth avait l’habitude de ce genre de gymnastique. Lui s’était « transformé » par volonté de bien faire. Il n’était pas du tout habitué. Et ses blessures, elles toujours bien réelles, grugeaient ses réserves d’énergie. Il devait être un surhomme dans cette épreuve… Et Martin était prêt à mourir pour terminer la rédemption d’Elizabeth. Aucun sacrifice n’était trop grand ou trop important pour ne pas être fait./i]

¤Tenir n’est même pas une option. Même si je dois sombrer dans le coma, c’est ma mission et mon fardeau que de finir ce que j’ai commencé. JE suis le responsable de sa renaissance, il faut en assumer le rôle jusqu’au bout, quoi qu’il m’en coûte. Pardonne moi Elizabeth mais je ne peux te laisser dans un tel état. JE ne peux t’Abandonner dans ce monde dans lequel nous vivons. JE dois te protéger… JE dois tout faire, absolument tout, pour te soustraire aux tourments futurs que tu pourrais endurer ici… Et c’Est une voie que je me dois de prendre seul. Car ils ne te laisseront jamais tranquilles. Ils tenteront de t’avoir par la force… Et il faudra que je t’entraîne, que je te forme, pour que tu leur résiste. Ironiquement, dans cette « expérience », le monstre n’Est pas la créature… Mais bien le créateur. Mais c’Est un rôle que je me dois de jouer.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 17 Déc - 1:00

Elizabeth ne chercha pas à renouer avec les lèvres de Martin. Elle souffrait le martyre, et son visage témoignait de cette affreuse violence que son corps lui faisait pour résister à l'assaut incessant de sensations. Tout son être était tendu comme une planche de bois à l'exception qu'il tremblait... Mais il fallait, il faut tenir ! Il le faut ! Elle avait l'air possédée du démon et la torture qu'elle était en train de subir, c'était son exorcisme. Voilà ! Un véritable exorcisme dans le but d'extraire douloureusement les derniers démons toujour ancrés en elle et en son âme. Elle semblait glacée tant ses lèvres aussi tremblaient et ses dents se claquaient l'une contre l'autre. Et pourtant, il n'en était rien...

L'espionne sentait son avion descendre, le nez piqué vers le bas, à une vitesse vertigineuse. Il devenait peu à peu en feu et l'air arrivait trop rapidement dans ses poumons. Il était secoué dans tous les sens, entraînant les passagers dans son manège contre leur gré. Une descente qui n'allait laisser indemme plusieurs occupants de sièges de l'air. Une descente aux enfers qui allait déchirer la noirceur paisible de la nuit, incendiant la végétation et les bâtiments consruits aux alentours. Certes, sans doute, un tragique événement des plus invraisemblables et qui deviendrait une statistique dans les accidents d'avion. Parmi les vestiges de l'appareil, on trouverait certainement des cadavres, mais également un ou deux survivants qui, pour le restant de leur vie, prieraient le ciel de leur avoir épargné autant la vie. Tôt ou tard, ils céderaient leurs résistances inutiles contre les « messages célestes »...

La jeune femme continuait toujours de résiter à la tentation de tout lâcher pour cesser cette torture du corps et de l'esprit qui devenait insoutenable. Au bout de plusieurs minutes de « je me retiens encore », la bouchon sortit finalement et elle hurla un « arrête ! » au médecin qui l'avait complètement achevé ainsi. Elle tenait une respiration haletante et chaude, se raclant régulièremnt la gorge (peut-être trop même) pour hydrater sa gorge sèche. Son corps, toujours secoué de spasmes, mettait un temps fou à comprendre que son cerveau lui avait informé de lâcher prise. Une fois l'annonce faite et entendue de tous, son être cessa de bouger d'un seul coup, comme si les commandes étaient en panne et ne fonctionnait plus. Elizabeth ouvrit graduellement et doucement ses yeux pour regarder le regard impitoyable de Martin. Elle cligna quelques fois des paupières avant de prendre enfin la parole après avoir repris tranquillement, mais partiellement son souffle.

" Arrête, Martin, arrête... Je n'en peux plus... " souffla-t-elle.

Toutefois, son cerveau avait oublié un détail : informer son coeur d'arrêter de pomper autant de sang. Cependant, il était déjà trop tard...

Son corps détendu refusait que sa cage thoracique soit autant propulsée. La conséquence de tout cela la rendit faible, car l'énergie n'était pas répartie également. Son coeur avait, par conséquent, pris possession du reste. L'espionne commençait à manquer de souffle, à ne plus respirer aussi aisément, manquant de s'étouffer à chaque seconde. Même si dans de telles situations, on lui avait souvent répété de ne pas paniquer, la panique se lisait dans son regard suppliant. Il devint, soudainement, globuleux et elle aggripa le bras de Carter comme pour se soutenir d'un appui, lui demandant de lui venir en aide, car rien n'allait plus. Aucun son ne sortait de sa bouche qui ne laissait passer que de l'air sec et chaud de ses poumons. Et même si elle réussissait, avec beaucoup de peine, d'articuler muettement, ses cordes vocales ne suivaient pas la cadence et le reste du troupeau. L'alerte rouge dans son crâne était déclenché. Tout allait « péter » !

Puis, l'un des occupants aux commandes s'empara du bouton d'urgence malgré lui et le pressa de toutes ses forces. Le corps de la jeune femme cessa de trembler et ses yeux se fermèrent en douceur. Quelque chose clochait. Elle n'était pas simplement tombée endormie ou pire encore, elle n'avait sombrer dans l'inconscience. Non, c'était quelque chose de plus grave.

Son coeur, bien que précédemment très actif, ralentit le rythme trop rapidement, créant des sobresauts chez sa propriétaire. Il perdait en cadence, ralentissant dangeureusement pour atteindre un seuil plus bas que la détente elle-même. La zone rouge tant redoutée de plusieurs. Elle n'était plus qu'à quelques barres de la mort...
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 17 Déc - 2:39

« ELIZABETH! »

Quelques jours plus tard… Une semaine pour être exact.

« C’est peut-être moi qui me fait des idées mais il me semble que tu as gagné en muscles non? Il y a quelque chose de changé chez toi, une certaine force qui transcende davantage… Remarque que nous ne nous sommes pas vu de la semaine alors c’est peut-être mon imagination qui me joue des tours… »

Dit le médecin, alors qu’il garait la voiture pour ensuite aller faire ses emplettes quotidiennes.. Son aimée se tenait à quelques pas derrière lui et malgré le pli de concentration qui lui barrait le front (car garer une voiture est un art!), il restait pleinement attentif à ce que sa douce et tendre pourrait lui dire. Apparemment, la réponse ne viendrait pas tout de suite car sa manœuvre terminée, Martin se mit en marche vers les allées du marché. Depuis son black out, sept jours plus tôt, Elizabeth lui avait paru… Différente. Et Martin se demandait s’il n’avait pas mal fait les choses. Auparavant, Elizabeth était certes farouche, une vraie tigresse mais là… Elle tenait plus de l’amazone, refermée sur son monde, sa tribu… Juste au lendemain de cet incident, Martin recevait sur la table d’opération une demi douzaine d’employés mâle de la Schya, tous des ex d’un soir de sa belle. Martin avait-il transformé Elizabeth en furie, ces êtres mythiques dont le seul but est la vengeance? Non… Autrement il aurait retrouvé des cadavres…

Et puis qu’avait-elle voulu dire dans son unique message de la semaine, un courriel envoyé à son adresse personnelle? « Le phénix renaît de ses cendres »… Avec une personne à l’imagination et au lyrisme comme Elizabeth Lévy, cela pouvait vouloir dire un million de choses. Peut-être était-ce le médecin lui-même qui devenait paranoïaque après tout… Allez savoir. Perdu dans ses réflexions devant le mutisme de sa belle qui ne semblait pas vouloir en parler en publique, Carter ne vit pas l’homme qu’il percuta. Ce visage, il le connaissait… Ioan, qui s’était volontairement mit sur son chemin. De toutes les personnes au monde, il avait fallut qu’il tombe sur cet être immonde. Juste avant de s’en aller au marché, juste avant de se couper du monde brutal et impitoyable qu’était celui d’Ataxia… Il fallait agir et réagir aussi Carter prit la parole, de son ton froid coutumier qu’il adoptait envers les autres membres de la Schya, boss comprit dans l’énoncé.


« Tiens donc… Ioan… Je ne vous savais pas amateur de cuisine ou de denrées artisanales. Que me vaut le déplaisir de cette rencontre? Faites vite, je suis un homme occupé… Mon temps, est précieux, chose dont certains ne peuvent se vanter. »

Ce à quoi le médecin chef ne s’attendait pas s’était de se retrouver plaqué contre un mur sans délicatesse aucune. Laissant échapper une exclamation de douleur, il fixa l’autre d’un regard froid et clinique, attendant manifestement des explications qui ne tardèrent pas à venir.

« Dit donc gringalet, tu te permets de jouer dans la tête d’Elie c’est ça? Qu’est-ce que tu lui as fais dis, voir? Depuis qu’Elle est allée te voir, elle refuse de passer du temps avec nous, on est obligés d’aller en ville et de payer pour avoir ce qu’Avant on avait gratuitement et sous notre toit… Les gens cleans, les gars et moi on n’aime pas ça alors tu vas la remettre comme avant… Ou alors t’auras à faire à moi! »

LA réponse de Carter ne se fit pas attendre, teintée d’insultes et de jurons à faire rougir un charretier. Que le médecin d’habitude calme et posé puisse se montrer si agressif verbalement avait de quoi décontenancer…

« …JAMAIS! TU M’AS ENTENDU PAUVRE CON? JAMAIS! ET SI TU CROIS QUE… »

Mais il ne termina pas sa phrase car le truand le plaqua contre le mur, le saisissant à la gorge, commençant à l’étouffer. Carter tenta discrètement de se saisir de son arme de fonction qui n’en était pas vraiment une, tentant d’éviter à Elizabeth d’Avoir à intervenir. Et L’autre singe qui s’adressa à elle si vulgairement…

« T’inquiète bébé, tu pourras dès ce soir repartager le lit d’un vrai homme… Nous on t’aime et on va prendre soin de toi, c’est pas comme ce minable et ses fioles, à toujours critiquer les autres et à jouer les paternels… J’ai acheté une nouvelle boîte de protections juste pour toi… Tu peux être sûre que la soirée va être chaude… »

Carter aurait bien hurlé son mécontentement et sa haine mais il commençait, lentement, à manquer d’air pour ses poumons…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 17 Déc - 3:48

Elizabeth n'avait toujours pas ouvert la bouche et était plongée dans son monde depuis jours. « Seven days of lonely », comme le disait une vieille chanson. Et même si aujourd'hui elle retrouvait son amoureux, elle avait démontré très peu, sinon presque pas d'affection envers lui. De quoi le rendre fou. Pourtant, elle en avait conscience, mais avait préféré de garder ses distances un peu, question de changer d'air. Elle restait muette comme une tombe et, pour ainsi dire, elle avait baratiner aucun son, même seule.

Pendant tout le trajet, elle s'était contentée de regarder à l'extérieur avec un profond désintérêt envers les bâtiments, soupirant même son ennui. Toutefois, comme Carter le lui avait proposé, elle avait accepté d'un hochement de tête de l'accompagner au super marché. Après tout, elle pouvait lui offrir ce petit plaisir que de sortir que tous les deux dans un endroit extérieur où il ferait bon de se promener. Une fois sortie de la voiture, elle l'avait rejoint sans démontrer un signe d'excitement - comme la dernière fois - ou d'empressement pour aller lui tenir la main. Elle s'était comblée qu'avec une légère prise de main pour signifier qu'ils étaient un couple, sans toutefois démontrer un quelconque signe d'affection. L'espionne le suivait tout en gardant un oeil balayeur sur tout ce qui l'entourait. Même les odeurs ne dessinaient aucune attirance dans son regard. Sans vie, plutôt, il était. Il avait quelque chose d'inquiétant.

Elizabeth, témoin de la scène, suivait les moindres faits. Sans être intéressée, elle restait collée à la conversation et au commencement de la bagarre entre Ioan et le reste des anciennes conquête de la dame aux cheveux noirs. En fait, le lien entre la jeune femme et le médecin s'était brisé lorsque Ioan avait plaqué son bien-aimé contre le mur. Elle s'était éloignée quelque peu, ne cherchant pas à aller le défendre, bien que sa nature d'il y a une semaine en aurait fait autrement. Elle semblait impuissante et les gens ne s'arrêtaient même pas pour leur venir en aide. Normal, c'était chose ordinaire à Ataxia. On était devenu si insensible que rien n'effrayait les gens. Même pas dans ce quartier dit le plus tranquille et « normal » de la ville. Ceci, ce n'était que de la gomme. Un peu plus et les gens se prenaient un siège, un popcorn à la main pour éviter de se payer une entrée au cinéma.

L'un des hommes accompagnant Ioan s'approcha de la jeune femme en lui déclarant une offre libidineuse à son oreille, mais assez fort pour que le médecin entende. L'espionne l'écouta, le regard vide, comme si elle n'avait rien saisi. Il entoura ses bras autour de sa taille comme pour la tenter alors qu'elle l'observait d'un regard absent, mais déconcertant à la fois. Elle ne chercha pas à se débattre et il commença même à frôler la peau de l'espionne avec une sensualité en la jaugea de haut vers le bas, mais en s'attardant spécialement à ses gloires. Elle se laissa faire, de même que la nouvelle intervention qu'il fit en l'embrassant d'une certaine façon qui allait jalouser Martin qui était témoin de toute la scène. Elle n'avait répondu avec la fougue qui l'avait habité autrefois. Toutefois, elle se permit de le prolonger pour pouvoir...

... s'emparer de son couteau situé dans un endroit secret. Il ne le vit pas venir, car il fut surpris de sentir un froid tranchant lui perforé la peau du cou. Il rabattit bien vite une main pour sentir une sensation de liquide dégouliner. Il lâcha les lèvres d'Elizabeth et constata le sang qui en sortait.

« Ah, toi, ma bâtarde! » riposta-t-il.

Mais avant même qu'il puisse réagir, l'espionne sortit ses poings et ses pieds pour bombarder son corps qui allait devenir un champ de bleus et d'écorchures. Rapidement, elle le mit sur le K.O. et contempla le résultat sans l'ombre d'une étincelle de satisfaite dans ses pupilles vides. Se défendre autant pour conserver la pureté de son corps étonna les autres hommes qui avaient accompagné Ioan au marché. Ils ne cherchèrent pas à enrager la jeune femme en allant seconder leur collègue. En réalité, ils tentèrent plutôt de mettre de l'eau sur le feu pour éteindre celui qui brûlait en Elizabeth, en lançant des paroles injurieuses et vicieuses, risquant des « bébé », « viens ici, ma belle, qu'on s'amuse ce soir... », etc. Elle resta, cependant de marbre, leur tournant rapidement tête.

À présent, elle observait Martin toujours plaqué au mur. Rugissant intérieurement, elle fonça sur Ioan, le poussa violemment pour l'envoyer au sol. Elle se rabattit bien vite sur le médecin, sans même expression une quelconque émotion de sympathie ou même une parole. Elle le regarda un moment avant de se blottir sur l'un de ses bras, lui indiquant qu'elle ne voulait plus les voir que dans son comportement. Elle enroula ses bras autour du sien et fixait Ioan étendu par terre, mais qui, par orgueil, ne tarderait pas à se relever pour se venger. Par conséquent, elle ne démontrait aucune peur ou crainte envers lui. Elle savait se défendre, mais si elle n'avait pas besoin d'y avoir recours, elle n'irait pas chercher le trouble si elle pouvait l'éviter.

Elizabeth était toujours pourvue d'un mutisme inquiétant...
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 17 Déc - 4:26

Une seconde. Rien de plus, rien de moins. C’était la durée moyenne qu’il fallait pour faire un geste qui prendra la vie d’un autre. Une seconde pour vous transformer en meurtrier, même sous le cas de la légitime défense. Ioan, qui s’était relevé, avait chargé Elizabeth et avait tenté de la violer, disant quelque chose se résumant à : elle est à moi, qu’elle le veuille ou non. Sur le coup, Martin n’avait rien put faire, se battant pour forcer l’air à rentrer dans ses poumons. Mais à peine Ioan avait-il réussit à déchirer les vêtements d’Elizabeth et de mettre sa poitrine à nue et de s’attaquer à son pantalon qu’il se figea à jamais. Martin n’avait même pas hésité. Il avait tué celui qui avait tant fait souffrir Elizabeth. Le poison qui courrait dans les veines de l’homme était si puissant que même les contrepoisons de Carter étaient parfois trop lents pour le neutraliser. Pendant quelques secondes, le silence régna sur les lieux. Un silence non pas de mort mais un de ces silences de cathédrale où on dirait que Dieux vous regarde et vous observe. Carter, son arme à la main, preux chevalier des temps modernes, nit en joue son prochain assaillant, le tenant en respect, l’empêchant d’approcher.

« Ose bouger avant que je n’ai fini de parler. Ne serait-ce que pour respirer. Pour cligner des yeux. Et je te loge un dard dans le lobe occipital. Toi et tes camarades… Vous allez foutre le camp d’ici. LE boss va en entendre parler. JE déposerai mon rapport. Si j’étais vous… Je m’arrangerais pour me donner la mort ou fuir à jamais maintenant. Car ordre ou pas, Vous ne sortirez pas vivant de mon infirmerie. Et ça… C’est une promesse. »

La petite bande prit ses jambes à son cou puis la fuite, laissant une Elizabeth à moitié nue sur le sol, un camarade mort et un blessé grave et un médecin chef au cou meurtrit. Ou tout du moins c’est-ce que pensa Carter qui se porta immédiatement aux côtés de la jeune femme, lui donnant son manteau pour qu’elle puisse se couvrir. À peine s’était-il relevé que les trois survivants de la petite bande se saisissaient de lui pour le rouer de coups. Une attaque en traître, la dernière chance pour ces imbéciles de s’en tirer. Martin se débattit corps et âme, lutta de toutes ses forces mais il était médecin, il ne pouvait vraiment rivaliser avec ces types. La volonté seule fait des miracles mais pas tous…

« On va t’Crever Carter… Et après on aura ta petite patiente pour nous, même si tu t’en es servit comme cobaye… T’espérais quand même pas l’Avoir pour toi avec tes belles manières et ton respect des autres? Ce qu’il lui faut c’est un homme, un vrai, avec l’attirail et pas que le nom… »

« Moi vivant, cela n’arrivera pas. Plus personne ne va profiter d’elle. Vous êtes des ordures, profiter d’elle dans un moment d’incertitude dans sa vie, en abusant comme d’un vulgaire objet… C’Est une personne avec des sentiments, espèce de connard! »

« Toi vivant… On va arranger ça Carter, t’inquiète. Après on aura inventé une belle histoire pour le boss. Et il nous croira, tu seras mort… »

LE destin semblait avoir décidé que Carter ne mourrait pas aujourd’hui. Il y avait peut-être une justice en quelque part. Car le vertueux Carter allait avoir la vie sauve… Et ce trio d’êtres immondes ferait face au juste châtiment pour les gens de leur espèce… Un juste châtiment pour des gens injustes.


Dernière édition par Martin Carter le Mer 17 Déc - 5:16, édité 1 fois
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Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)
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