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 Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)

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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 28 Déc - 18:14

« Et en quoi serais-tu ridicule, Elizabeth Lévy qui n’est pas espionne de service ce soir? Nous éprouvons tous deux les mêmes difficultés à formuler quelque chose de similaire. Auquel cas, il serait logique de dire que je suis aussi ridicule que toi, non? Je dirais mal à l’aise tout au plus. Il faut aussi admettre que le cadre n’aide pas ni le fait que nous soyons si… Soudainement en dehors de nos lieux de travail respectifs. Ce qui serais vraiment ridicule c’est de ne pas finir ce que nus tentons tout deux de dire… Alors quitte à perdre toute crédibilité à tes yeux… Moi je me lance. »

Il avait fallut bien du courage à Martin pour simplement prononcer ces mots. Il vida sa coupe de champagne d’un trait, symbole de l’homme voulant se donner d courage (mais entendons-nous que l’alcool n’aurait aucun effet sur la suite des choses) puis reprit la parole d’un ton vacillant mais déterminé.

« Elizabeth Lévy, tu es la plus belle femme que j’ai vu de toute ma vie. Alors que d’autres rêvent de toi de façon libidineuse et perverse, moi je rêve de toi en tant que femme, en tant que personne d’exception, partageant tous deux plus qu’une relation professionnelle. Je ne te mentirai pas, je suis amateur de beauté, d’art et de belles choses et ton corps de rêve… Euh… Oh et puis merde hein, on a qu’une vie à vivre, autant dire ce qu’on a à dire et faire ce qu’on a à faire! Aussi étrange, malsain, pervers, macho, fou, fourbe, vil, désagréable et tout le reste, je serais le plus heureux des hommes que de t’admirer, de te déifier dans toute ta nudité. Voilà! C’est dit! Pour moi tu es la perfection avec un visage humain, je voudrais partager ma vie avec toi mais voilà, moi je suis un médecin excentrique attaché à son travail et toi une femme super, très sociable, aimée et pratiquement adulée. Toi tu es belle, en forme, athlétique et tout, moi je suis simple médecin aux yeux cernés, au corps quelconque et sans réel intérêt. Je sais que tu ne voudrais pas de moi et je trouve ça très normal. Mais je tenais à t’offrir cette soirée et te dire ce qui me pèse sur el cœur depuis que jet ‘ai vu pour la toute première fois. Je t’aime Elizabeth, je suis malade d’Amour pour toi. Et même si c’est dur à croire, je ne suis pas comme les autres. Ce n’est pas ton corps et du sexe que je veux, c’est ta personne et tes sentiments! Bon je le reconnais que la chose m’est passée une fois par la tête mais c’était purement psychologique, très humain, sans mauvaises intentions je le jure! Je le jure sur tout ce que j’ai de précieux, sur ma vie, sur mon travail sur tout ce que tu veux! »

LÀ il se sentait vraiment ridicule. Il vira à l’écarlate, marmonna un « bon vous m’excuserez mais il doit bien me rester un truc urgent à faire, bonne soirée, bonne nuit et désolé pour le dérangement… », se leva pour partir et… Prit d’une impulsion soudaine, il alla se planter devant l’espionne et l’embrassa à pleine bouche. Et si Carter n’en avait pas l’air, pour donner des baisers Casanova et Don Juan pouvaient aller se rhabiller! Horrifié par son manque de respect, il voulut fuir la scène mais il se prit les pieds, perdit l’équilibre et… Tomba face première sur le buste d’Elizabeth. Là, il ne voulait pas fuir, il voulait du cyanure pour mettre fin à sa misérable existence… Complètement paniqué, il se releva derechef et tenta encore de fuir mais il ne fit pas deux mètres qu’il retombait face contre terre près de la porte, rampant ensuite de façon pathétique pour fuir cette soirée idyllique devenue cauchemar vivant pour lui. Elle allait porter plainte à coup sûr, il perdrait son emploi, les autres Schya allait vouloir le tuer, le tuerait… Tout ça parce que pour une fois il avait parlé avec son cœur et non sa tête…
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 28 Déc - 19:27

Elizabeth l'écouta dans son discours, ne le prenant pas au sérieux dans un premier temps. Mais, elle percevait quelque chose dans sa voix. Ce petit quelque chose était différent, un tantinet... vrai. Il en émanait une sincérité à laquelle la jeune femme fut si rarement exposée. Tout lui semblait irréel. Elle avait pour ainsi dire vécu dans le mensonge pendant trop longtemps pour oublier ce qu'était la vérité. Et pourtant, l'espionne se retrouvait devant elle. Or, elle ignorait quoi faire. Le couper ? L'appuyer dans ses dires ? Lui hurler sa flamme ? Pourquoi pas le démontrer ? Non, l'idée était tout sauf pour plaire. Il prendrait sûrement panique devant la fougue impulsive qui habitait la jeune femme. Carter prendrait peur et ne chercherait pas à l'approcher tant il viendrait à redouter cet animal. Il pourrait se mettre à craindre ses crocs. Ou bien pour sa vie. Il pouvait tout aussi bien la prendre pour une vampire assoiffée de sang qui se précipite sur tout ce qui bouge pour assouvir sa soif. Et pourtant, elle n'était rien de tout cela. Elle ne voulait pas l'effrayer, bien au contraire, elle cherchait à lui plaire. Il va s'en dire qu'elle n'avait eu besoin de faire grand chose pour que ce soit réciproque. Il voulait de le lui avouer avec une franchise inébranlable. D'autant plus que de lui dire en ce premier soir qu'il rêvait de la voir dépourvue de toute épaisseur de vêtement, l'étonna. Redevenant l'Elizabeth qui fréquentait déjà le médecin dans ses pensées, elle le trouva courageux de lui dire cela pour un premier rendez-vous. Il fallait l'admettre, en matière d'excentricité, Martin mettait les bouchées double et rien n'était assez extravagant pour lui.

La jeune femme redevint rapidement celle qu'elle aurait été cette soirée-là alors qu'il se leva pour quitter, se sentant ridicule d'avoir été aussi honnête avec elle. Maladroit d'amour, il bascula plusieurs fois, l'une de celle-ci ayant pour piste d'atterissage le buste de l'espionne qui ne chercha pas à le repousser. Au contraire, le voir réagir ainsi le rendait encore plus adorable. Elle le suivit des yeux, sachant pertinemment qu'il ne quitterait jamais la loge pour la laisser seule. Il avait hérité de la galanterie et selon les règles de ce concept, il ne fallait jamais laisser seule une femme que l'on a invité pour une soirée. D'autant plus que le baiser qu'il lui avait donné avec tout son coeur et son âme rendit molles les jambes habituellement résistantes d'Elizabeth. Elle fut d'abord surprise, mais en profita néanmoins. Quelle ne fut pas sa déception lorsqu'il cessa ce baiser ! Elle se tourna bien rapidement lorsqu'il tomba de nouveau et qu'il se mit à ramper. Là, elle jugea bon d'intervenir et de prendre le taureau par les cornes. C'était maintenant à son tour d'être aussi sincère et de briser ce socle du ridicule qui entourait ces deux jeunes gens follement amoureux de l'un et l'autre.

Se redressa sur ses jambes qui avait repris de leur vigueur, elle se précipita vers Carter, articulant un « Martin » bien suave et mielleux. S'agenouillant, elle lui barra la route et l'obligea à la regarder malgré toute la violence qu'il pouvait endurer en lui-même. Elle prit sa tête entre ses paumes et l'observa un moment, promenant ses pupilles lumineuses sur son visage écarlate et tapissait de honte et de désespoir. Si le spectacle continuait, tous deux n'en avait rien à faire. Ils avaient bien mieux à faire que de s'installer pour regarder un tel spectacle qui, à côté de leur situation, était bien fade.

" Martin, je te sais différent des autres. La preuve, tout ceci. Personne ne m'aurait offert un si somptueux traitement le premier soir. Même si tu fais l'étalement de nos différences, autant physiques que psychologiques, ce n'est rien pour moi. La seule chose qui m'importe est ce que tu ressens. Tu as occupé mes nuits de nombreuses fois qu'en illusion. J'ai repoussé de te dire ce que j'éprouve pour toi par peur de... de t'être indigne. Je n'ai pas fait des choses saines dans les derniers temps et je me sentais couvrir de honte chaque fois que je te voyais ou songeais à toi. Méritais-je de t'avoir dans mes pensées ? J'ai bien souvent répété que non. Mais, ce soir, j'ai changé d'avis. Tu m'as prouvé bien des choses... indirectes ou pas. Explicites ou non. Rassure-toi, tu n'as pas peur une once de crédibilité. Au contraire, je suis contrainte de te croire davantage après tout ce que tu viens de me dire. Si tu veux que je me lance, mon discours à moi sera simpliste et court. Tu dois savoir que je suis impulsive et que je ne passe pas par quatre chemins... quoique, dans ton cas, j'aime qu'on me fasse la cour. Enfin bref, là n'est pas la question. Carter... MARTIN, Martin... Je t'aime et c'est sincère. Si je peux avoir la chance de partager ma vie avec toi, je la prendrai avec bonheur et plaisir. Je te veux toi et non un « one night ». Je te sens capable de m'offrir une telle chose et c'est une joie que de savoir cela. Mais, trêve de paroles, je suis une femme d'action. "

Sur ce, elle souda ses lèvres aux siennes, les caressant avec passion et fougue. Bientôt, ses mains quittèrent la douceur de ses joues pour lui agripper le collet de son gaminet. L'entraînant avec elle, elle trouva un appui sur l'une des deux colonnes qui décoraient leur loge. Ses mains changèrent d'endroit afin qu'elles ordonnent à Carter de se coller davantage sur la femme de ses rêves. Tout cela, avec l'expertise de la jeune femme, sans briser le baiser qui les libérait enfin de leur prison de barreaux faites de peur. Tous deux étaient assis, Elizabeth étant un peu plus en position sirène alors que le médecin était agenouillé face à elle. De ce fait, le trouvant peu aventureux, elle lui attrapa doucement les mains pour qu'il les dépose sur sa taille. Dans un premier temps, elle le guiderait tant elle l'avait sans pris au dépourvu, mais il saurait rapidement comment fonctionne le tout pour se permettre des folies dont il avait rêve en secret.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 28 Déc - 21:43

S’il s’était attendu à cela.. En fait, oui Martin s’y attendait car il jouait une pièce avec sa belle, celle de la première rencontre qu’ils auraient pu avoir. C’était quand même étrange de se remettre volontairement dans un état qu’il avait quitté il n’y avait pas si longtemps et de redire, en substance, les même choses à nouveau… Peut-être même que cette fois-ci contenait de nouveaux éléments, des choses qui n’avaient jamais été dites lors de leur vraie première fois. À la fois amusant et ironique ça… Mais bon, toujours est-il que Carter en tant que personnage de la pièce ne se serait jamais attendu à cela. Il était étonné par son audace et par l’ouverture d’esprit de la femme de ses rêves… Et elle avait la bonté de le guider pour l’aider à trouver les bons gestes. Promenant ses mains sur cette taille fine, il se risqua à oser, allant dessiner les courbes de ses fesses musclées avant de revenir tout aussi vite à la taille. Ah qu’il était heureux en ce moment notre Martin national… Yeux dans les yeux, l’un contre l’autre, Martin aurait pu carrément croire qu’il rêvait éveillé…

Et elle l’embrassait lui, comme le font les amoureux, lui qui pendant si longtemps s’était trouvé indigne d’elle… Quel était ce miracle, ce prodige, ce tour de force de la vie? Il n’aurait su le dire si ce n’est qu’il appréciait. Il pouvait mourir maintenant, il avait goûté au vrai bonheur… Cela qui reste quand tout le reste s’efface…


« Je euh… Suis curieux. J’ai entendu dire que tu étais un animal. Pourtant, je ne vois ici que douceur et passion. Pourquoi faire usage alors d’un tel terme? C’est bien peu flatteur, pour ce que j’en conçois, pour ce que j’en comprends… Pour moi tu es une femme, un être humain… Pourquoi alors fait-on usage d’un état pratiquement régressif de l’être humain dans ton cas? »

La question n’était pas vide de sens car effectivement, comme tout le monde, Carter savait Elizabeth femme d’action. Il ‘avait rien contre la douceur mais il se demandait si cette dernière ne retenait pas une part d’elle-même. Aussi curieux que cela puisse paraître… Le moment était beau oui mais on eu pu dire qu’il manquait de naturel…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 28 Déc - 22:48

Contemplant son regard, Elizabeth lui adressa un sourire. Ainsi donc il avait ouïe dire de cette réputation d'animale. Toutefois, sachant de où elle venait, elle détourna son regard par la honte de la chose. Elle se dit qu'elle ne devait pas sans vouloir. Après tout, son impulsivité la poussait à être aussi fougueuse dans son comportement. Soulagée de s'être remontée elle-même le moral, elle le regarda à nouveau, l'air empli de défi.

" Oh, animal, moi ? Eh bien... Après mûres réflexions, je dois l'admettre. Ne t'en fais pas, ce n'est rien de péjoratif. Tu le découvriras... Un moment donné. Chaque chose a son temps. Tu dois savoir aussi bien que moi qu'il faut bien doser les choses pour arriver à un résultat satisfait. "

Sur ce, elle sourit malignement avant de s'emparer de ses lèvres en entourant son cou de ses bras afin de se coller davantage à lui. Il faut dire, malgré l'intelligence et la brillance de la pièce qui se jouait plus bas, celle dont Carter et Elizabeth étaient les acteurs étaient nettement meilleure. Plus belle à l'oreille et à la vue sans doute. D'autant plus que la jeune femme devait calmer ses ardeurs pour garder l'essence de son personnage. Se garder sous le contrôle pour faire comme ci le médecin n'avait jamais rien vécu de tel. Toutefois, difficile dans la mesure où ils avaient consommé leur amour plus d'une fois et de folles façons.

* Contrôle, Elie, contrôle... Garde le contrôle et ne brusque pas les choses. Souviens-toi de ce premier contact il y a des jours. *

Y aller une étape à la fois, gravir les échelons doucement pour digérer le tout. De ce fait, elle se remémora cette soirée mémorable. La soirée de leurs aveux, la vraie de vraie, celle qui avait déclenché une série de baisers à n'en plus finir. Certains détails lui revinrent en tête et remarquant que le Carter du premier rendez-vous possédait plus d'assurance et légèrement plus d'expertise - il ne pouvait pas faire comme s'il était toujours puceau tout de même ; une fois que l'on y goûte, plus moyen de revenir à la case départ -, la jeune femme pouvait se permettre des folies qu'elle n'avait pas faites la première fois. Enfin, si vraiment elle pouvait aller plus loin...

C'était le moment de lui montrer le véritable sens de ce terme qu'on lui avait étiqueté. Elle le prit à nouveau par le collet, et le plaqua sur la colonne. Elle l'embrassa langoureusement alors qu'elle promenait ses mains sur son torse. Agenouillée, elle établissait cependant un seuil de grandeur légèrement supérieur à celui de Carter qui était toujours assis contre la colonne. Elle colla sa poitrine chaude contre son torse alors que ses mains reprirent l'emprise sur le collet.

" Dis « Bonjour ! » à la tigresse ! " s'exclama l'espionne en lui décochant un clin d'oeil espiègle.

Dès ce moment, elle plongea sa tête dans le cou du médecin afin de le parsemer de baisers enflammés. Elle savourait cette partie du corps avec une faim de vampire, n'épargnant aucun espace.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 29 Déc - 0:57

Il y a des moments dans la vie où pour avancer, il faut savoir régresser, revenir en arrière. Faire abstraction du présent pour se pencher sur le passé ou le futur. Et dans le cas de Martin, pour rester dans le ton de la pièce, pour rester crédible dans son rôle, il devait perdre pour mieux gagner. Étrange paradoxe mais aux yeux du médecin, ce n’était pas l’essentiel. L’essentiel avait un nom : Elizabeth. Et il devait redevenir le Carter du passé pour que cet essentiel continue d’être heureux. Dure tâche quand on a goûté à ce qui se fait de mieux en amour, de passer du dessert à l’entrée… Toujours est-il que « the show must go on » et il fallait faire le nécessaire. Le Carter timide qui osait par logique calculée, qui basait ses actes souvent sur le bon sens et pas toujours sur le cœur.

Elle était en train de l’embrasser et se disait tigresse. En toute logique il fallait calmer l’animal. Pour calmer un animal, on le flatte, on lui dit des paroles rassurantes. Dans le cas d’un humain, la procédure est similaire. Sauf qu’il lui caressait le buste et lui disait des mots d’amour. Tiens donc, les deux extrémités de ces monts féminins avaient prit en rigidité. Intéressant… Ils devenaient donc plus sensibles, plus réceptifs à la stimulation. Ce qui donc nous ramenait aux caresses. Le problème c’Est que dans son inexpérience, Carter mettait de l’huile sur le feu. Pour lui, tigresse faisait référence à une grande force, une grande vivacité. Il avait oublié le facteur appétit. Sexuel dans le cas présent. Et plus les stimulations se feraient insistantes et nombreuses, plus cette faim prendrait de l’ampleur. Donc au lieu de calmer la situation, de maîtriser un feu, il lui faisait prendre de l’ampleur, du volume et de la force. Et comme dans chaque situation où il était très concentré, trop concentré… Il perdait contact avec le réel immédiat. Dans la situation présente, il s’avéra que notre médecin chef faisait trop bien les choses, rendant le tout insupportable. Vous savez, quand on vous chatouille et que vous riez trop, quand vous n’arrivez plus à prendre une bouchée de plus, quand le corps a tellement reçu que ce qui fait tant de bien risque de devenir douloureux? Voilà ce que faisait Carter sans le vouloir. Une chance que le spectacle avait une musique assourdissante et que la cabine était insonorisée. Car comme le Martin et la Elie de jadis… Il n’y avait pas grand retenue…

Carter avait un doigté magique. D’une part à cause de sa profession, d’autre part parce qu’il faisait le tout avec ferveur et application. Ce qui faisait toute la différence. Un homme normal n’en a que pour le sexe et laisse souvent la femme insatisfaite. Celle-ci s’habitue donc à l’imperfection. Carter étant « plus que parfait », c’était comme… Trouver un billet de dix dollar puis soudainement un chèque d’un million. Recevoir un compliment puis des centaines. Dans le cas actuel… C’était juste trop, bien trop, pour un si court laps de temps. Il y avait une rumeur qui circulait sur le doigté magique de Carter. Elle avait circulé une fois et était tombée dans l’oublie. Une patiente s’était présentée pour un test de dépistage du cancer du sein. Selon la légende, elle en était ressortit avec un sourire qui n’avait disparut qu’après une semaine et la légende poussait la chose jusqu’à dire que le touché magique de Carter lui avait donné pas moins de trois orgasmes! Mais Carter était un simple médecin et Elizabeth toute une femme et la légende… Une légende avec sa part de vrai mais quand même…


¤Du doigté Carter, du doigté, de l’application, tout le truc est dans la finesse du détail… La perfection et plus, rien de moins.¤
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Elizabeth Levy
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 29 Déc - 2:56

À nouveau, Carter prouvait à Elizabeth l'étendue de son doigté. Elle en avait bavé la première fois qu'il avait simulé ses sens. Elle se revoit encore allongée sur ce lit et le médecin au-dessus d'elle qui s'affairait à activer ses doigts au moindre recoin de son corps qui n'avait pas cessé de se crisper pour se contenir de toute violente réaction. Ici, elle n'en fut pas épargnée pour une seconde fois. Toutefois, elle jugea que ses vêtements brimaient son exploration et qu'il était donc temps de les retirer. Pour la deuxième fois, il allait se retrouver subjuguée par le corps de la jeune femme. Ainsi donc, elle lâcha les lèvres du médecin pour être plus à son aise. Or, elle y alla avec une certaine douceur pour lui d'encaisser le choc. Alors, elle rapporta ses mains au bas de son chemisier pour déboutonner un bouton à la fois avec une lenteur sensuelle non dissimulée. Ensuite, jeta un vif coup autour pour être certaine qu'ils ne seraient pas vus.

Cependant, ramenant son attention sur Carter, elle considéra longuement son chandail. Elle arqua un sourcil, lui indiquant que ce vêtement devenait superflu lui aussi. Elle bondit presque sur celui-ci pour le lui retirer, découvrant une musculature bien dissimulée. Elle promena ses doigts et ses paumes avec une attention enfantine. En fait, elle semblait prendre plus le temps de le découvrir à découvert que la première où, il faut se l'avouer, tout s'était enchaîné relativement rapidement. Concentrée, la jeune femme examinait le tout, sa respiration déjà haletante et bruyante. Finalement, ses yeux se reposèrent sur le visage de Martin. Son sourire redevint espiègle et elle s'attaqua aux agrafes de son soutien-gorge situé à l'arrière. Devant son expression, elle resta immobile quelques instants, le temps qu'il analyse le tout.

Au bout d'un moment, brûlante d'impatience, elle bondit sur lui, le faisant basculer sur le côté. Naturellement, ils se mirent l'un par-dessus l'autre; l'espionne étant sur le dessus. Elle l'embrassa langoureusement comme elle l'avait toujours fait. Carter devrait s'y habituer. Ses premiers ébats amoureux ne se passeraient pas avec le signe de la douceur. Oh, si, peut-être à quelques moments... mais, dans ce cas, de très courts et brefs moments. Désireuse de lui donner quelques sensations, sa langue de vipère plutôt aventureuse sortit de la cavité buccale du médecin pour se retrouver à nouveau dans son cou. Néanmoins, l'aventure ne s'arrêta pas là. Au contraire, son exploration se prolongea sur son torse, sur lequel elle fit pleuvoir une pluie de baisers chauds et vibrants. Ses gloires généreuses au sommet raidi se frottaient contre cette même partie du corps, donnant naissance à une série de frissons... Autant chez elle que chez lui.

* Son doigté, Elie, tu oublies son doigté ! *

Elizabeth se raidit d'un seul coup à cette seule pensée. Il en avait tout un. Légendaire qui plus est. Pourquoi donc ne pas en profiter ? De ce fait, elle inversa les rôles, se retrouvant sous le corps du médecin. Elle lui prit les mains et lui indiqua de recourir à son fameux doigté magique pour lui permettre de la combler. Si la jeune femme pouvait trouver une autre source pour éprouver une forme certaine de plaisir, elle ne dirait pas non. Femme d'action, elle adorait relever les défis. Et si le médecin lui en proposait un, elle tâcherait de tout faire pour le relever. Ainsi, elle dépose ses mains sur ses monts et elle alla retrouver sa bouche qui lui manquait déjà. Manifestement, elle ne pourrait plus jamais vivre sans cette douce caresse particulière que lui offrait Carter.

Heureusement que le tout, c'est-à-dire la loge, leur offrait assez d'intimité pour se permettre ce genre de follerie charnelle. S'amuser ailleurs que dans son laboratoire, c'était amusant, mais le simuler lors d'un probable premier rendez-vous rendait la chose encore plus excitant.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 29 Déc - 5:31

Ce que Martin avait commencé sur du tissu se poursuivait sur de la chair avec le même souci du détail Sauf que bien évidemment, il y avait une différence entre directement sur la peau et au travers d’un vêtement et la force supplémentaire qu’il avait dû mettre à la base se retrouvait également appliquée l’obstacle en moins. Dans les faits, pour une personne moindrement pleurnicharde, cela aurait pu être douloureux. Pour une tigresse comme Elizabeth… cela ne pourrait que lui faire un bien supplémentaire, de quoi la faire ronronner ou rugir de plaisir. Carter en tant que Carter et non en tant qu’acteur dans la pièce savait exactement quelles « erreurs » commettre pour pousser à bout l’espionne, toutes les erreurs de débutant qu’il aurait pu faire à savoir trop de stimulation, une invitation à aller plus loin plus intensément sans avoir l’expérience qui allait avec. Il fallait jouer son rôle et recréer un maximum ce scénario digne d’un « what if… » américain des années 1990 et 2000… Mais en tant que Carter du présent avec plus d’expérience, il pouvait se permettre d’oser d’avantage et de taxer le tout sur le compte de l’inexpérience… Chose qu’il décida de faire. Après tout, suivre un script défini ruine le plaisir des acteurs… Dans tous les sens du terme.

Trop de plaisir devient douloureux. La douleur à petite dose peut –être plaisante. Ce curieux paradoxe méritait d’être vérifié et Carter accentua la pression davantage sur l’extrémité des monts d’Elizabeth. Concrètement, les cellules sensibles seraient davantage stimulées mais celle régissant la perception de la pression ne manqueraient pas de protester… Donc à la fois plaisir intense et douleur supportable voire agréable sans être nécessairement désirable. En dehors de la pièce, Carter se demandait s’il ne se retrouverai pas devant un problème : à force de stimuler la peau, elle finirait par s’irriter et cela deviendrait désagréable pour Elizabeth… Sauf si bien sûr on remplaçait une action par une autre… Ce qu’il décida de faire non sans hésitation. Son ancien lui aurait-il été capable d’en faire autant? Pas sans prendre d’abord la parole…


« J’ose espérer que tu me pardonneras cette impertinence Elizabeth mais j’Aimerais pour un temps rendre grâce à ta poitrine qui est digne de vénération, quitter tes lèvres pour l’embrasser elle… Un gage de ma ferveur et de ma vénération… »

Et la bouche de Carter alla trouver le buste de la jeune femme mais à l’inverse du Carter Carter, il explora tout le buste, finissant par le couvrir d’une mince couche de salive, n’ayant épargné aucune cellule de peau, usant de ses mains pour parfois tâter, manipuler ce buste… Était-ce un soupir d’extase qu’il avait entendu? Allez savoir… Ce qu’il savait, c’Est qu’il espérait faire la bonne chose pour Elizabeth…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 29 Déc - 7:21

Sentir que vous êtes seuls. Que la solitude n'épargne que vous seuls. L'abandon emporte avec elle ceux qui n'ont pas su s'accrocher; ceux qui n'ont même pas daigné posséder une once d'espoir dans leur âme. Ceux-là se sont condamnés à une vie austère et misérable. Ils ne connaissent rien de la lumière du jour. Et même s'ils affirment qu'elle a brillé sur leur visage, ils n'en ont soustrait aucun bienfait. Ils n'ont fait que subir au lieu d'agir. Ils se sont avoués vaincus avant même d'avoir débuté un combat. La honte finit par vous tuer tant elle vous plonge avidement dans un lac visqueux qui vous empêche de remonter à la surface. Si vous avez surmonté ce stade, vous voilà définitivement vivant. Vous vivez dans votre monde et par-dessus ceux qui ont préféré tout laisser tomber. Sentir que vous vivez, c'est d'agir sans passer aux conséquences. Agir sans réfléchir, sans penser à rien... Bref, vivre l'esprit vidé. User de témérité et de courage pour avancer la tête haute et fière. Faire abstraction des corps qui cohabitent avec vous sans réellement le faire. Ceux-là ne font qu'errer. Sortir du lot et exprimer son authenticité. Pour créer de la jalousie de la part des morts, hurlez votre bonheur de vivre. Hurlez-le !

Pour Elizabeth, il ne fallait en aucun cas émettre un cri soupçonneux. Elle se mordit donc la lèvre inférieure pour l'étouffer pour l'empêcher de sortir. Dès lors, des soupirs et des gémissements se frayèrent un chemin vers le monde extérieur. Elle exprimerait donc sa satisfaction de cette façon. Cependant, ce qu'ignorait le médecin c'est qu'il pouvait toucher un point particulièrement sensible de l'anatomie de la jeune femme. Résultat ? Il réveillerait véritablement la tigresse impulsive que l'espionne entretient à être pendant ses ébats amoureux. Jusqu'à ce moment-là, elle tâcherait de rester mesurée et de subir le sort qu'il exerçait en la personne d'Elizabeth.

Soudain, le pire qu'elle redoutait arriva. Il venait de toucher à une partielle de son corps où il y avait matière à beaucoup de sensations. Ses yeux s'ouvrirent brusquement et elle se raidit d'un seul coup. Pendant un instant, elle resta figée nette comme si elle était morte. Mais, il n'en était rien. Elle ruminait un plan pour lui avoir fait regretter de s'être montré téméraire devant l'inconnu du danger. Oh, elle n'oubliait pas qu'il s'agissait du Carter du premier rendez-vous, celui-là qui, il le lui avait avoué, était encore puceau avant de s'être amusé avec elle. Mais, elle savait qu'il pouvait encaisser le choc malgré tout. Un peu de brusquerie ne lui ferait pas de tort après tout ? Or, passer par la parole au lieu de se rendre directement à l'action pouvait préparer le jeune médecin pour mieux digérer ce qui se tramait dans l'esprit de l'espionne. Ainsi donc, elle fallait qu'elle le surprenne.

En une fraction de seconde - enfin, c'est pour représenter le fait que son exécution avait été rapide comme l'éclair -, elle avait de nouveau inversé les rôles, se retrouvant à nouveau à avoir le contrôle sur tout et dominer la situation. Finis les préliminaires, il était temps de passer à l'acte. De ce fait, la jeune femme s'en remit à la ceinture du pantalon de Carter en lui sacrant une volée pour le mettre K.O.. La ceinture défait, il lui restait un obstacle de moins à franchir. Elle s'attaqua aux attaches de son pantalons, pressant de le lui retirer jusqu'aux genoux. Elle lui jeta un regard. Il n'avait rien de sensible dans celui-ci. On y lisait une impatience incroyable ainsi qu'une fureur effrayante. Si le terme bête pouvait être employé, le cas présent était un exemple parfait.

" Ça ne sert à rien de tourner autour du pot. Je ne suis peut-être pas adepte des préliminaires, mais on ne pourrait jamais me reprocher que je passe par quatre chemins quand vient le temps d'agir. " lui souffla-t-elle alors qu'elle retirait ce qui lui restait de vêtements.

Elizabeth ne pensait pas une seconde qu'elle pouvait aller trouver trop vite et qu'elle pouvait effrayer le pauvre homme dominé. Ce qui n'était pas son intention. En fait, elle était devenu si ivre d'amour qu'elle ne voyait plus rien et ne réfléchissait pas logiquement. Si Martin lui faisait la remarque de son erreur, elle s'en voudrait à mort de ne pas l'avoir respecté jusqu'au bout. Dans le jargon du médecin, tout cela dépassait le stade de la rationalité.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 29 Déc - 18:35

Martin Carter aurait dû être effrayé. Prendre peur devant ce changement d’attitude plutôt radical de la part de l’espionne. Mais ce fut l’effet inverse qui se produisit. Il restait calme et serein. Pourquoi? Parce que c’était naturel. Il n’y avait pas d’artifices ou de mensonges dans la gestuelle de l’espionne. Et c’est-ce qui permettait donc à Martin de ne pas paniquer devant cette situation. Chassez le naturel et il revient au galop, dit le proverbe. Et bien si pour être honnête envers elle-même, Elizabeth se devait d’agir ainsi, comme elle l’avait toujours fait, usant de moins de charme pour ce faire, soit. Carter avait toujours déploré ces femmes qui plient devant le désir des hommes, allant jusqu’à renier une partie de ce qu’elles sont pour faire plaisir à l’autre. Et il fallait bien l’admettre… Cette empressement, cette… « Douce brutalité » dont faisait montre Elizabeth avait quelque chose d’attirant, d’excitant pour les sens du médecin si habitués à mettre de la logique partout… Décidément l’espionne était toute une femme!

Devant un tel cas de figure, la logique voulait qu’il ne cherche pas à s’interposer, à rester passif jusqu’à ce que ce soit son tour d’entrer dans la danse. Car l’amour comme n’importe quoi, c’était grosso modo une série de séquences qui menaient ultimement à un but précis. Et il ne tenait pas à briser l’élan créatif de sa partenaire. Si elle devait mener la danse tout faire pour se sentir épanouie… Et bien lui n’avait pas un traître mot à dire, c’était même son devoir que de l’aider à atteindre cet objectif! Il la regarde le dévêtir puis se dévêtir, il observait sa gestuelle… Brusque mais précise et efficace, on pouvait sentir l’expertise et le professionnalisme. Et Carter ne pourrait qu’apprécier évidemment. Elizabeth était à la fois œuvre d’art et artiste, ce qui n’était pas donné à tous…

Une exclamation de surprise s’échappa de ses lèvres quand l’espionne s’empara de sa virilité, de sa masculinité avec un peu trop de… Conviction. Effectivement, elle ne tournait pas autour du pot, loin de là… Elle savait exactement ce qu’elle voulait, ce qui n’était pas forcément le cas du médecin. Si pour cette fois il devait être le jouet de la prédatrice… Pourquoi pas? Au moins, il en sortirais grandi, il aurait apprit…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mar 30 Déc - 3:59

Ce qu'elle ne pouvait obtenir, elle allait le chercher. Ce qui était hors de porter de main, elle s'arrangeait pour qu'il le soit. Bref, Elizabeth ne se laissait pas marcher sur les pieds facilement et elle obtenait tout ce qu'elle désirait. Elle possédait tout un caractère et des convictions énormes. C'était une femme riche en personnalité et en force, autant physique que psychologique. Il va sans dire qu'avec les années, elle avait développé une attitude particulièrement animale et impulsive lors de ses ébats amoureux. Néanmoins, impulsive de nature, il était tout à fait normal que cela se réflète dans tous les aspects de sa vie. La douceur ? Parfois. Indirecte ? Certainement pas ! Elle préférait être franche du premier coup plutôt que de patiner pour créer un euphémisme dans ses propos. Elle, l'euphémisme ? Non, jamais. Quand elle était explicite, elle n'y allait pas en douceur, préférant dire le creux des choses plutôt que la surface....

De ce fait, l'espionne domina le médecin. Elle savait prendre le contrôle pour imposer sa structure au lieu de se plier à celle d'un homme qui ne désirait que goûter ce corps de courtisane. Elle lui barrait rapidement la route pour lui montrer qui était le chef. S'il fallait donner un nom à cette loi, la loi de l'espionne remporterait à l'unanimité. Elle s'agitait dans tous les sens, cherchant à retirer le maximum d'extase lié au plaisir. Elle respirait de manière haletante et saccadée, suivant chaque note de sa manoeuvre. La jeune femme s'agrippa bien vite aux bras de Carter avant de les porter à sa taille pour un meilleur soutien. Ensuite, elle se pencha légèrement vers l'avant, portant ses mains sur les épaules du médecin pour s'appuyer. Elle y mettait toute sa force et son énergie et sa bouche en témoignait amplement. Toutefois, elle tâchait d'étouffer des cris orgasmiques en repliant ses lèvres pour se les mordre. Parfois elle y allait avec ardeur et y allait rapidement. D'autres fois, c'était plus lent, mais plus en profondeur. Ou encore, elle sautillait avec vigueur comme sur un ballon comme lorsque vous étiez petit.

Or, c'était elle. C'était Elizabeth en action, en tant que femme indépendante et forte. Elle se prouvait ainsi, elle prouvait aux hommes que ce n'était pas uniquement de leur rôle de dominer.

Finalement, elle ralentit le tout sans s'arrêter pour autant. Elle s'approcha du visage de Martin dans le but de lui caresser fougueusement ses lèvres. Bien qu'on caractérisait les femmes d'être capables de faire plus d'une chose à la fois, dans le cas présent, il était impossible. Il fallait cesser ou le baiser ou sa manoeuvre du bassin. Pour la situation, elle préférait lâcher ses lèvres pour continuer. Sa tête trouva donc refuge à côté de la sienne, près de son oreille. Ainsi, il pouvait entendre sa respiration bruyante et constater à quel point elle se donnait à fond. Elizabeth Levy était une femme qu'il ne fallait pas prendre à la légère. Elle allait jusqu'au bout et ne faisait pas les choses qu'à moitié. C'était bien une qualité qu'il fallait lui attribuer. Heureusement que Carter tenait le coup pour sa « première fois ». Autrement, elle l'aurait achevé dès les premières minutes de son activité maritale. Elle s'agrippa fortement, se rendant à peine compte qu'elle lui enfonçait ses ongles dans sa chair. Enfin, dans son cas, elle avait d'autres choses à penser...
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mer 31 Déc - 2:39

On compte dans la vie plusieurs types de personnes qui invariablement se réduisent à deux catégories : ceux qui agissent et ceux qui subissent. Dans le cas actuel, on aurait u être tenté de dire que Carter ne faisait que subir. Ce qui était loin d’être le cas. Il agissait. Comment, pourrait dire alors le spectateur sceptique, s’il laissait sa partenaire mener la danse, toute la danse? Mais tout simplement en lui donnant la possibilité de le faire. Car si Carter n’opposait pas de résistance, ce n’était pas parce qu’il s’était résigné à ce sort mais bien parce qu’il voulait que cette première fois soit un hommage à sa belle, à sa Elizabeth adorée. Pour elle… Tout ce qui lui revenait en tête, c’était cette phrase entendue jadis d’un collègue alors qu’il travaillait dans le privé : we have full authority. Dans ce cas ci, Carter donnait volontiers pleine autorité à Elizabeth pour à la fois assouvir un désir certes mais pour accomplir ce qu’Elle jugeait comme une brillante manifestation de son amour enflammé et de sa passion pour le médecin. Car ne nous leurrons pas. La bête sauvage peut-être plus belle à voir que l’œuvre d’art. La bête sauvage n’a pas eu besoin de réfléchir pour faire acte de beauté. L’artiste oui. Et cela en un sens ruine la chose. Elizabeth était en ce moment un avatar d’une grâce sauvage et animale certes mais Carter n’aurait pour rien au monde échangé cela pour une attitude de courtisane avide de plaire sans vraiment profiter de la chose. Si ce qu’Elizabeth faisait pouvait être qualifié de viol, alors Carter dirait que c’était le cas de viol le plus noble et beau qui soit. Et encore eut-il fallut être puritain sans bon sens pour faire un raisonnement si imbécile…

Non… Carter était en vérité le support de cette œuvre qu’était en train de créer Elizabeth Lévy, espionne de la Schya mais avant tout femme forte et fière dans un monde en ruines. Et elle savait s’imposer au milieu d’un monde d’hommes qui voyaient en leurs prochains, hommes et femmes confondus, des proies pour certains jeux sadiques ou simplement affirmer leur dominance sur autrui. Et il était fier de la laisser ainsi se défouler, laisser aller toute sa créativité et ses sentiments. Un autre homme se serait sentit humilié, aurait cherché à prendre le dessus. Martin respectait trop Elizabeth pour se faire. Et il avait beau se laisser faire, il n’en était pas moins bruyant, traversé de sensations qui lui étaient alors inconnues. Mais pour Elizabeth, il endurerait l’Enfer si cela lui permettait de s’épanouir pleinement et de se sentir libre et fière de ce qu’elle était.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 3 Jan - 20:58

Si Elizabeth avait plutôt opté pour une vie où elle subissait tout ce qui se trouverait sur son chemin, elle ne posséderait pas la force et le caractère qu'on lui connaît. À vrai dire, elle aurait été méconnaissable. Elle se serait contentée de subir plutôt que d'agir et d'obéir aveuglément sans chercher à se rebeller ou encore à se plaindre. Ses cris plaintifs ? Elles les auraient gardé pour elle seule. Sa voix ne serait pas fait retentir comme une alarme à feu. Elle serait restée silencieuse jusqu'à sa mort. Et son apparence ? Ayant certainement plus de temps pour elle, elle en aurait sans doute profiter pour bénéficier de sa beauté. Encore là, si les hommes l'avaient approché, un hochement de tête aurait suffit pour se retrouver dans leur lit. Enfin bref, là n'est pas la question. Heureusement que la jeune femme possède assez d'assurance et de détermination pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Et même si elle avait déjà envisagé cette option, elle avait rapidement secoué vivement la tête pour se défaire de cette pensée qui restait impensable pour la vie réelle qu'elle mène.

Toujours est-il que la fureur de l'espionne s'acharnait sur sa proie. Oh, celle-ci, en contre partie, ne semblait pas se défendre et ne semblait surtout pas le moyen de se défaire de l'emprise de l'animal dominant. Néanmoins, elle n'avait nullement l'intention de le manger tout cru; de lui dévorer la chair de ses dents acérées; de boire son sang à défaut de trouver une source d'eau potable. Non, Elizabeth n'était pas dominante à ce point. Elle avait au moins une once de respect envers sa proie qui ne disait rien... Enfin, presque rien. Disons seulement que la jeune femme se nourrissait des lamentations jubilatoires de son compagnon.

Cependant, au bout d'un moment, l'énergie dont avait fait preuve l'espionne cessa dans un synchronisme incroyable avec le spectacle. En réalité, au même moment sur la scène, il était question du paroxysme de la première partie, le point culminant de toutes les histoires de chaque personnage pour ensuite faire éclater un artifice qui plongea la salle dans une noirceur complète et une ovation monstre. Dès lors, les voix se mirent à fuser de toutes parts pour discuter de cette première moitié pendant le quinze minutes d'entracte. En même temps, Elizabeth donna le coup de grâce pour se laisser retomber sur le torse de son amoureux, affaiblie de toute cette dépense immense d'énergie. Sa respiration saccadée et chaude effleurait la peau en sueur de Carter. Elle se passa une main dans les cheveux en se laissant glisser sur le côté, de sorte qu'elle se trouva allongée sur le sol, sur le dos, côte à côte avec le médecin. Elle se massa le front pour retirer le filet de transpiration qui avait recouvert cette partie de son visage. D'autant plus qu'elle cherchait à reprendre une respiration normale et non bruyante et haletante.

" Pardonne-moi de sortir légèrement de mon « personnage », mais bon sang, j'avais oublié à quel point s'était agréable avec toi. Une semaine sans toi... Ouf ! Que c'était mortel à bien y penser... " lui murmura Elizabeth.

De ce fait, la jeune femme redevint celle qu'elle aurait été le premier soir de leur premier rendez-vous. Un sourire s'esquissa sur son visage qui s'illumina alors que ses prunelles se posèrent sur Martin.

" C'est la meilleure première partie à laquelle je n'ai jamais assisté. "

Les lèvres de l'espionne vinrent scellées ces paroles comme pour les rendre plus vraies, plus sincères. Encore une fois, elle y mit tout son coeur et son âme dans ce baiser langoureux, mais tout de même pourvu d'une certaine magie qui résidait dans la tendresse de son geste. Elle était peut-être impulsive, mais une douce caresse des lèvres lui prodiguait un bonheur exquis qu'elle aimait éprouvé là où le sincérité régnait avec sérénité.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Lun 5 Jan - 3:16

Eut-il été dans son rôle ou non, la réaction du médecin fut la même : un large sourire éclaira son visage. Ces mots, il aurait pu les avoir dit lui-même et c’est-ce qu’il trouvait tout bonnement fantastique. C’était à croire que par moments, leur esprit ne faisait qu’un, exprimant un constat commun aux deux membres du couple. Et c’est-ce qui le faisait réaliser à quel point il était près d’Elizabeth, plus qu’il n’aurait pu l’imaginer sans l’avoir vécu. C’était la différence entre la théorie et la pratique, même si la dénomination n’était pas exacte… Mais faute de terme plus approprié, il fallait considérer la chose ainsi. De la passion ils passèrent maintenant à la douceur et le médecin reprit bien vite ses airs de gentleman, allant servir une coupe de champagne à l’espionne et lui proposant un morceau de chocolat fin. On a la classe ou on ne l’a pas et dans le cas de Martin, il avait fait en sorte que quiconque aurait entendu la liste de choses qu’il avait mit de côté pour cette soirée pense que c’était pour un haut dignitaire ou quelqu’un d’extrêmement important. Ce qu’était, au fond, Elizabeth aux yeux du médecin mais ces yeux ne faisaient pas la majorité d’Ataxia.

« Vous prendrez bien j’espère, chère Elizabeth, un peu de champagne pour ravoir un peu de liquide en vous? Et un peu de sucre ne vous ferait pas de tort non plus. Vous me semblez… Essoufflée. Fatiguée même, oserais-je ajouter. »

Évidemment, dans ce petit jeu imitant la haute bourgeoisie d’Ataxia, Martin ne faisait la que ramener à la réalité sa bien aimée. Pendant l’entracte, il y aurait sans doute du mouvement près de la loge et il fallait garder les apparences, réflexe hérité de plusieurs années à jouer la carte de la discrétion sur pratiquement tout et n’importe quoi. Le sourire qu’il avait au visage n’était pas près de disparaître et il ne fallut pas longtemps avant que leurs lèvres ne fassent de nouveau contact. Savoureux mélange d’amour civilisé et de passion sauvage, un observateur extérieur aurait pu croire qu’ils cherchaient à se mordre mais c’était loin d’être le cas. Simplement que dans certains cas, la douceur devient un irritant plus qu’autre chose. Le tout étant bien sûr de savoir alterner et doser la chose pour ne pas non plus tomber dans les abus et les excès.

« J’ai hâte de voir ce que la deuxième partie va nous réserver et je te dirais que je suis même un rien impatient. Je n’ai jamais té doué pour l’attente quand il s’agit de surprises agréables… Un défaut que des années dans un métier qui en demande à out instant n’aura hélas su corriger… »
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 24 Jan - 20:01

Martin Carter possédait ce charisme corporel qui charmait la jeune femme. D'autant plus que son regard enchanteur avait tôt fait de faire fondre sa carapace, rendant Elizabeth plus accessible, plus facile d'approche. Son caractère de félin n'avait pas écarté pour autant. Et heureusement. Sinon, elle aurait perdu toute l'essence, tout l'aura qui la caractérisait très bien parmi une populace tendant vers la conformité. Il va sans dire qu'elle ressortait du lot et certainement qu'elle était un spécimen totalement nouveau dans le champ dans lequel le médecin avait couru toute sa vie. Elle était apparue si soudainement dans sa vie, sans doute. Par contre, dans le cas de la demoiselle, il lui avait fallu un certain temps avant de réaliser qu'elle place cet homme occupait dans sa vie. Manifestement, Carter était la chose la plus profitable dans la vie d'une jeune espionne qui, toujours, avait été impulsive de nature. La semaine dernière, il s'était adapté à son niveau, il avait même cherché jusqu'au elle pouvait aller pour ensuite imposer un diagnostic à sa belle pour la calmer. Le résultat, il fut concluant puisqu'elle s'était radicalement améliorée.

Alors qu'il lui avait resservi une coupe de champagne, elle s'était assise et accotée contre la colonne, se couvrant quelque peu pour se garder un peu d'intimité pendant cet entracte. Lorsqu'il revint s'asseoir à côté d'elle, Elizabeth prit immédiatement une gorgée pour se ressourcer. Essoufflée ? Fatiguée ? Elle ? Hum... peut-être, mais elle avait bien des forces emmagasinées en elle qu'elle usait qu'en dernier recours. Mais bon, il allait le découvrir bien vite... puisqu'il agit en Martin du premier rendez-vous.

" Fatiguée ? Eh bien, peut-être... Mais bon, je me remets rapidement sur pieds, tu devrais le savoir. Dans ton cas, il vous suffit d'être patient. C'est une incroyable vertu à avoir. Tout compte fait, en y repensant bien, je ne le suis peut-être pas, enfin, pas autant qu'il le faudrait. Mais qu'importe, parfois il faut savoir attendre pour mieux apprécier la suite. "

L'espionne lui jeta un regard avant d'approcher ses lèvres des siennes pour les caresser avec toute l'ardeur qui lui prenait. Néanmoins, elle resta tendre dans sa manoeuvre pour profiter pleinement du moment.

Cela lui faisait étrange de faire un tel retour aux sources. Cela ne faisait qu'une semaine qu'ils s'étaient avoués, partagés et consommés leur amour. Ils brûlaient tout autant qu'il y a sept jours. Cette passion brûlant les faisant trembler de ne pas le vivre pleinement, enfin, autant qu'ils le voudraient. Pour la jeune femme, c'était une véritable violence de l'âme, un solstice des événements antérieurs pour jouer ce à quoi aurait ressemblé leur premier rancard, avec toute la timidité, le premier baiser. Il faut dire, le premier baiser qu'ils avaient vraiment échangé, Elizabeth avait été sous l'influence d'un philtre amoureux très puissant. Elle en gardait, pour sa part, aucun souvenir et si elle avait la chance de tout recommencer, elle la prendrait sans attendre. Cependant, elle se disait que le premier vrai baiser avait été celui qu'ils avaient échangé lorsqu'elle était revenue à elle et qu'elle lui avait demandé la provenance de ses agissements. Comme ce moment fut magique ! C'était sans aucun doute le plus délicieux, le plus passionné qu'ils se soient échangés jusqu'à présent.

" Ce n'est pas grave. La curiosité, bien qu'on puisse la qualifier à tort de défaut, est une impressionnante qualité, très puissante, très révélatrice même. De même qu'elle te rend plus irrésistible encore pour que je puisse lire ton envie et ton impatience dans ton regard. " énonça-t-elle en désignant ses pupilles d'un geste de la main qui tenait sa coupe.

La jeune femme prit une gorgée en ne le lâchant pas du regard pour esquisser, ensuite, un sourire. Comme quoi que le silence peut être plus révélateur et relationnel que la parole elle-même.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 25 Jan - 18:55

« Suis-je à ce point prévisible? Voilà qui me surprend énormément. De façon générale, je cache mieux mon jeu. C’est capital dans mon travail de médecin que de ne pas m’effondrer de rire devant certains problèmes pour le moins ridicule chez mes patients. Mais puisque toi tu sembles voir plus loin que bien d’autre… En effet, je reconnais que ton diagnostique est loin d’être faux. Il est même très juste. »

Il alla la rejoindre près de la colonne, s’assoyant devant elle, la regardant avec amusement, drapée comme elle était. Il se rapprocha lentement d’elle, centimètres par centimètres jusqu’à ce que leurs jambes se touchent. Étant assit tous deux en indiens, autant dire qu’ils étaient plutôt proche, très proches. Si tension il y avait, on pouvait désormais la voir et la couper au couteau comme on couperait un gâteau. Le regard de Martin croisa celui de l’espionne et on aurait pu écrire un roman (pour adulte il va de soi) sur ce que chacun pouvait penser en ce moment. Une lutte féroce commença pour savoir qui des deux briserait cette pause et recommencerait la partie… Même si l’entracte n’était pas encore terminé et que l’on pourrait les entendre. Les secondes s’égrenèrent, lentes et mornes et l’ensemble se fit de plus en plus insupportable. Les deux amoureux étaient tous deux soumit à une rude épreuve : Elizabeth devait contenir sa fougue, Martin supprimer des pulsions qu’il n’avait encore jamais expérimenté jusqu’à aujourd’hui.

Tic tac tic tac… Le temps filait à la vitesse d’une tortue et pour couronner le tout, le mercure de la pièce semblait grimper de plus en plus. Désir, passion, envie… L’attente devenait torture. Tant pour un que pour l’autre. L’entracte tirait à sa fin et ils le savaient tous les deux. Tic tac tic tac… On pouvait entendre le bruit de l’équipement se remettant en marche pour la diffusion du spectacle. Tic tac tic tac… Les premières notes retentirent suivies par d’autres et la loge redevint sanctuaire comme durant la première partie. Tic tac tic tac… Tel un diable sortant de sa boîte, Martin fut sur sa belle e une fraction de secondes, découvrant sa belle d’un geste vif, leurs bouche ne faisant qu’une à nouveau, leurs mains se livrant à une exploration presque sauvage du corps de l’autre pendant ce baiser enflammé. Et quel baiser! Pour un peu et il aurait fallu les séparer avec les pinces de désincarcération tant leurs bouches semblaient indissociables l’une de l’autre. Quinze petites minutes. Une torture et une épreuve impitoyable pour nos deux amoureux. Chance inouïe pour eux, la seconde partie, plus puissante encore que la première, couvrirait tous les sons. On aurait pu faire éclater une bombe atomique que la puissance des haut-parleurs aurait étouffé le tout… Et Martin comptait bien mener la danse cette fois… Et à moins d’être faite de marbre, même la très professionnelle Elizabeth ne pourrait retenir ses cris, témoins de son plaisir, de son extase et de la maîtrise anatomique de Carter…

Inutile de dire que sous les manipulations du docteur, l’espionne n’eut bientôt plus la force de continuer à faire ses caresses intimes au médecin, son propre plaisir menaçant de la faire entrer en combustion spontanée. Si Elizabeth était une femme forte, fière et indépendant, Martin lui aimait bien montrer qu’il était un professionnel et un vrai et qu’il était seul maître de ce que ses actions occasionneraient. S’il voulait faire pleurer, il ferait pleurer. S’il voulait faire rire, il ferait rire. S’il voulait faire hurler à en perdre la tête et à s’en casser la voix… Il le ferait également. Si la Elizabeth du présent pensait avoir été amenée aux bouts de ses limites la semaine précédente, la Elizabeth de la pièce de théâtre qui se jouait elle lui prouvait le contraire. Et pas rien qu’un peu. Elizabeth était peut-être une tigresse mais Martin lui était à la fois lion et serpent, sachant prendre par surprise et affirmer à la fois sa suprématie. Chance pour Elizabeth, Martin avait de quoi soigner les problèmes de voix… Et elle en aurait grandement besoin après cet épisode.


« À mon tour de mener le bal, ma tendre Elizabeth… Je te dédis cette œuvre… Laisse toi aller, sois pleinement libre, exprime les sensations que tu ressens… Ne soit pas l’esclave de la retenue, des convenances… Oublie ces choses et ne fait le focus que sur le plaisir que tu ressens… Laisse les émotions et les sensations sortir, soit femme et non espionne ou prédatrice. Pour une fois… Soit la proie. Accepte cet état de fait et tu en tireras un plaisir encore plus immense… Je te ramènerai là d’où tu viens : du septième ciel, du paradis, mon ange… Ma Elizabeth… »
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 14 Fév - 1:51

Vous vous pensez invincible jusqu'à ce qu'un événement vous prouve le contraire. Vous vous croyez indépendant alors que tout devient le contraire dans une circonstance nouvelle. Vous pensiez être au bout de vos moyens alors qu'ils sont réduits à néant lorsque qu'une suprématie supérieure s'impose dans votre système. Dès lors, un combat s'engage dans la plus lente hostilité. Oh ! elle semble lente tant chacun s'observe et s'analyse pour prévoir le geste de l'autre. De la méfiance ? Oui, en quelque sorte. Or, c'était plutôt une recherche de qui prendra le dessus ou, si le contraire survient, comment reprendre le dessus pour instaurer sa loi à la proie, à la victime de tout ceci. Dans une jungle sauvage où chacun apprend à vivre selon ses moyens et ses capacités, certains cherchent à imposer leur dignité, leur supériorité, se croyant fort. Cependant, comme à chaque histoire, un obstacle survient et la plupart du temps, il s'agit du méchant, du vilain, de celui qui veut nous faire échouer dans notre mission. Il ne faut toutefois pas négliger la puissance de notre allié qui, de loin, nous a suivi dans notre aventure. Il apparaît au niveau jugé opportun pour combattre ce mal qui pourrait peser sur une population animale entière... ou humaine, sait-on. Ce complice prend soin de garder les arrières du héros qui tente bien de réussir cette quête fixée à son nom. À laquelle, aussi, il voue un culte en secret.

Si l'on transposait l'histoire, la jungle serait Ataxia, le méchant, le système et les criminels, le héros ou plutôt, les héros seraient Martin et Elizabeth et leur allié, les acteurs de la pièce en pleine représentation dans le moment présent. Sinon, dans la vie de tous les jours, ils se rabattent au labo de Carter qui cache bien aisément leur amour consommé plusieurs en cet endroit. Mais l'on en vient, vous en conviendrez, à perdre le fil de l'histoire...

De ce fait, revenons à nos moutons, à savoir Elizabeth et Martin.

En effet, il va sans dire que le médecin s'empara très rapidement de sa patiente dès que les premières notes retentirent après les affreux quinze minutes de « Tit tac » de l'entracte. D'abord surprise pendant une fraction seconde, elle s'abandonna complètement à cette caresse des lèvres, son corps se couvrant d'un léger courant d'air froid alors qu'il la mis à découvert, sa poitrine généreuse et saillante respirant le grand air. Car, si elle croyait que le tout avait été intense, quasi insupportable la semaine dernière, sa raison lui indiquait que Carter allait bien dévorer notre espionne pour se l'approprier complètement afin que personne d'autre ne lui touche. C'était sans doute mieux ainsi. D'elle-même, elle s'intégra rapidement à la partie, glissant une main aventureuse sur la colonne de Martin. Si tôt que le tout grimpait en intensité, elle en vint, sans le vouloir à zébrer le dos de son amoureux qui prenait le dessus comme jamais auparavant. Si leurs lèvres étaient inséparables, elles le furent très bientôt afin que la jeune femme ne reprenne son souffle. Mais, surprise, découvrant ce plaisir afin d'au mieux profiter de tout cela. Elle se rendit rapidement compte, bien malgré elle, qu'elle aurait besoin de beaucoup d'air pour supporter le tout et tâchait de ne pas enterrer la voix des acteurs. Elle en vint à s'accrocher à la colonne se dressant derrière, mais craignant qu'elle ne tienne pas le coup, elle abandonna. Elle se mordit les lèvres jusqu'au sang, fermant les yeux pour encaisser chaque choc donné sur son corps. Elle savait Carter entreprenant, mais à ce point... !

Les spasmes eurent bientôt raison de ce pauvre corps vendu au médecin. Bientôt, elle se cambra le tronc, se soulevant légèrement, laissant sa tête retombée vers l'arrière, sa poitrine s'exhibant et s'offrant plus que jamais à cet agresseur autorisé. Celle-là même qui ruisselait de sueur. Son front également était perlé et cela descendait graduellement sa chevelure ébène. Elle commença peu à peu à étouffer des gémissements en fermant fortement sa bouche. Puis, un son, un cri jouissif sortit de cette cavité buccale. Elle ne pouvait pas se retenir plus longtemps. Elle savait le volcan en elle était en ébullition et qu'il ne tarderait pas à exploser pour cracher tout ce qu'il contient. Sa respiration dense et haletante soufflait un sillon particulièrement humide et chaud en direction du médecin qui recevait toute cette décharge. Si elle se faisait mal à force de se cambrer ainsi, Elizabeth n'en aurait tellement pas conscience tant son esprit est si ravagé par d'autres pensées, dont celle de se contenir et de résister le plus possible. Martin lui assenait chaque coup impitoyablement, n'ayant que pour seul but d'entendre le résultat de tous ses efforts. Et il savait fort bien que la belle ne pouvait se retenir indéfiniment. Il la connaissait que trop bien pour penser le contraire.

La jeune s'agrippa autour du cou de Carter à l'aide d'une main. L'autre tâchait de la maintenir comme si elle faisait des redressements assis. Sa tête, par contre, restait penchée vers l'arrière.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 14 Fév - 2:52

La plupart des professionnels voient un obstacle comme un irritant majeur. Pour Carter, un obstacle était un défi à résoudre, à surmonter. Aux yeux du médecin, l’espionne ne rendait pas suffisamment honneur à son travail. Il avait décidé que ce serait la version primale d’Elizabeth qui s’exprimerait pour cette seconde partie et un cri, un seul, était chose nettement insuffisante. Peut-être l’angle d’attaque était erroné. Elle était forte et fière et avait anticipé le mouvement, lui laissant la chance de suivre la vague, de s’adapter. Trop prévisible… Trop prévisible… Et peut-être que le doigté se faisait encore trop doux et trop tendre pour aller chercher toute la profondeur des sensations à faire ressortir… Option que le médecin se promit de creuser. Et tout fut clair en une fraction de seconde pour lui, la faille dans son raisonnement et dans son exécution : Elizabeth avait connu les sensations qui lui étaient inconnues. Ce n’était pas l’exécution qui faisait défaut mais la perspective du débutant qui ruinait l’ensemble.

Il allait donc aborder différemment le problème. Aidant la jeune femme à s’accoter contre la colonne, il lui donna l’impression de lui donner un répit, impression renforcée par ce regard légèrement inquiet et si sincère, si adorable… Si Carter. En vérité, derrière ce masque, l’esprit de Carter analysait à la vitesse de l’éclair ce qu’il manquait et décida de retourner les armes de l’espionne contre elle. Il avait vu sa fougue et savait comment s’en inspirer pour son usage personnel. Un de ses mains vint caresser la joue d’Elizabeth et cette dernière ferma les yeux de bonheur, appréciant ce répit… Avant de les ouvrir sous le coup de la stupeur. Elle avait malgré elle abaissé sa garde et pas fait attention à la seconde main du médecin qui venait d’envahir de façon pour le moins expéditive son jardin secret, avec une fougue étrangement familière : celle de la demoiselle Lévy, adaptée à la sauce Carter. La pauvre espionne n’eut même pas le temps de finir sa bouffée d’air que les assauts du médecin reprenaient, encore plus impitoyables et soudainement experts, pratiquement dignes d’un maître. Il avait su lire en Elizabeth comme dans un livre et il usait du corps de l’espionne contre elle, faisant la bonne pression au bon endroit, le non touché où il le fallait, s’attardant là où cela allait chercher l’espionne par les trippes…

Du Carter de base, entreprenant certes mais très novice il ne restait plus grand-chose devant cette espèce de Carter prime qui connaissait le corps d’Elizabeth comme s’il l’avait. Conçu lui-même. Fini les gémissements. Fini la retenue. Fini de s’accrocher à ses dernières réserves. Le volcan Lévy allait entrer en éruption. Et Carter avait fait en sorte que ce soit l’explosion du siècle, celle digne des volcans d’apocalypse. Elizabeth du présent, du passé, du futur, du fantasme des hommes, la Elizabeth de Dieu le père et d’Ataxia, quelle que soit la version d’Elizabeth que l’on prendrait, à moins que Carter n’en décide un jour autrement, ne connaîtrait jamais pareille éruption. Ce serait intense, violent, sans précédent, pratiquement irréel, peut-être même douloureux… Mais ô combien libérateur, plaisant, vrai et divin… Carter allait faire en sorte que le volcan Elizabeth soit hors course jusqu’à ce qu’il en décide autrement. Il ne resterait même pas une goutte de lave. Le volcan deviendrait ensuite geyser en dormance car il allait falloir la réhydrater. La femme… Véritable force de la nature, belle et terrible comme les vagues du raz de marée, mystérieuse et éblouissante comme les éclairs, puissante et impitoyable comme le pire des brasiers… Si dure à contrôler… Mais Martin Carter savait qu’il avait Elizabeth en son contrôle. Pas pour en abuser, non, pour la libérer. Si en bas on avait droit à un concert d’instruments, c’était les cris de plaisir de plus en plus puissants qui auraient dominance dans cette loge. Le volcan entrerait en éruption dans trois, deux,, un…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Dim 1 Mar - 19:04

S'il avait été permis à cette jeune femme de se libérer de cette prison dont les hommes l'avaient retenue prisonnière, jamais elle se serait douter que l'identité de son sauveur serait le médecin en chef de son organisation criminelle, à savoir Martin Carter. Si réservé et introverti, même la personne la plus méfiante n'aurait soupçonné une telle force de caractère et des talents aussi cachés que puissants. Autrement, encore aujourd'hui, elle se laisserait mener par le mâle dominant sa personne, soumise à ses moindres caprices. Or, la nature des choses en avaient décidé autrement. Fatalité ? Certes, il y avait une certaine croyance en le destin, mais de là à remettre ça à un être supérieur, elle n'était pas si dupe. Au contraire... Mais voilà qu'elle s'était fait prendre par le médecin. D'abord surprise, elle se coupa légèrement de la réalité pendant quelques secondes, comme si son âme s'était détaché de son corps pour regarder plus amplement le travail de Carter. Et comme il travaillait ! Pour venir à bout de sa dame de coeur, il en avait sué un bon coup. Mais aussitôt que son âme eut pris conscience de tout, elle revint dans l'enveloppe charnelle qu'elle occupait, rattrapant tout ce délai. De ce fait, l'espionne fut prise d'un violent spasme qui la secoua et la tirailla dans tous les sens. Le tout lui fit arracher un léger cri, mais rien de réellement signifiant pour le médecin qui désirait plus qu'un simple cri anodin. Et elle le savait. Et elle savait d'autant plus que la charge lui donnerait le résultat escompté.

Néanmoins, dotée d'un orgueil et d'un honneur, Elizabeth désirait lui montrer, ou plutôt se prouver à elle-même qu'elle pouvait tenir encore longtemps. Mais sa raison lui dictait de lâcher prise pour une fois et de s'abandonner complètement, laisser sortir tout ce qui voulait sortir sans la moindre retenue. Car, cette retenue justement lui provoquer des douleurs dans ton son être tremblant et ruisselant de transpiration. Sa vision brouillée par ses perles de sueur, elle réussissait très mal à garder un oeil sur ce qui l'entourait. « Lâche prise ! Lâche prise ! » lui disait-on. Et elle, de répondre : « NON ! ». Trop d'honneur. Et comme un combat s'engageait dans son être, elle laissa échapper un cri, mais rien de signifiant encore, uniquement pour ordonner à ses voix de cesser. Cependant, cela eut plutôt comme effet de les provoquer davantage. À l'unisson, elles formèrent une boule dans son ventre, et aussitôt qu'elles furent tous ensemble, elles se moquèrent de la résistance futile dont la jeune femme se dotait. Pourquoi se privait-elle autant d'éprouver un plaisir jubilaire ? Agaçant l'espionne, la boule remontait lentement et, d'une certaine vision, elle pouvait l'apercevoir et ressentir qu'elle montait graduellement pour sortir par sa bouche et donner raison à Martin.

Au bout d'un moment, le tout fut relâché, le volcan explosé, la fusée décolla, bref, vous comprenez. Basculant sa tête vers l'arrière, la boule sortit enfin, arrachant sur son passage un cri immense, exhaustif, un cri comme il se fait rare d'entendre, avec une signification différente. La salle, bien que plonger dans l'histoire, se demanda bien la provenance d'un tel cri, on regarda sur scène et les comédiens également se questionnaient entre eux en continuant tout de même le spectacle. Par contre, on fit rapidement abstraction de cette distraction, en songeant que c'était peut-être quelqu'un qui s'était fait tué à l'extérieur et qu'une personne avait crié devant un tel meurtre abominable. Une première sans doute depuis plusieurs décennies de chaos. Par ailleurs, pour revenir à l'activité dans la loge, un tel cri avait demandé une énorme quantité d'énergie de la part de la jeune femme qui possédait une respiration plus anormale que d'habitude. En fait, elle hyperventilait plus que d'habitude. Ses bras qui la maintenaient en place vacillaient dangereusement à un point tel qu'on aurait pu croire qu'ils allaient se briser d'une minute à l'autre. Ses tripes saignant, elle devait se remettre de tout cela. Elle tenta de se régénérer rapidement, comme les autres fois, toutefois, cette fois-ci, il faudrait plus. Comme aucun mot de réussissait à franchir sa bouche, elle s'effondra sur le dos, à bout de force. Sa respiration très forte et saccadée portait tout de même la notion de danger. Elle chercha à se remettre sur pied, mais en vain, elle n'avait plus aucune énergie qui l'animait.

Dans son fort intérieur, Elizabeth culpabilisa. Elle se dit que, peut-être, elle n'avait pas été à sa hauteur en tombant comme ça au combat après avoir donné le coup de grâce qu'il attendait. Peut-être même cela n'avait pas été aussi satisfaisant que Carter l'aurait voulu. Ruminant ses pensées, cette activité, tantôt anodine et banale, lui donnait un sérieux mal de tête qui la fatiguait davantage. « Me ménager, me ménager... »
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mar 3 Mar - 4:06

« Doucement belle Elizabeth, ménagez-vous… Vous avez livré un combat épique à inscrire dans les annales, cela ne fait aucun doute! Vous méritez mes félicitations et mes vivats à défaut d’autre chose. Je vous savais forte et fière mais… Pas entêtée au point de manquer de rendre comment dire… Moins vibrante cette ode que nous devions écrire de concert. Lâcher prise quand la situation le demande n’est pas signe de faiblesse vous savez, loin, très loin de là ajouterais-je! »

Fit savoir le médecin en adoptant un ton très solennel. Oh bien sûr, ce n’était pas pour tourner la situation d’une façon autre que ce qu’elle avait été : belle et intense, pleine de vie et de passion, un moment artisanal qu’aucune industrie de la chair dont certaines personnes en Ataxia étaient friands n’aurait pu imiter ne serait-ce que dans sa plus petite expression. Martin était on ne peut plus fière de la farouche et forte Elizabeth désormais brisée pour un temps par une vague de plaisir torride et ravageur… Et tout cela au nez et à la barbe de ces gens de la haute société qui ne pensaient qu’à leur petite personne. Au fond de lui, Martin était très fier de son coup et il tenait tendrement contre lui sa belle, la prenant comme le chevalier vient prendre sa belle qu’il vient de réveiller d’un profond sommeil, avec des gestes doux et lents, sans rien brusquer, sans rien précipiter… Ah dommage pour le monde artistique, aucun peintre n’était présent pour immortaliser la scène… Et en même temps, bien fait pour ce monde injuste et ingrat!

Pour l’aider à se calmer, le médecin se mit à murmurer de douces paroles de réconfort dans l’oreille de sa belle tout en posant une main apaisante sur sa poitrine donc près de son cœur comme pour ralentir manuellement les battements de ce cœur battant la chamade… Ah mais c’était qu’elle s’était donnée à fond, la belle Elizabeth, dans sa logique de dominance… Martin secoua la tête avec amusement. Les gens de cette époque voyaient tout dans la vie comme une lutte, comme un endroit où il fallait prouver et se prouver… Et cela ne pouvait faire autrement que de l’étonner au plus haut point. Il fallait savoir faire la différence entre abandon et défaite et cette notion subtile échappait à au moins 90% de la population. L’abandon pouvait avoir des conséquences positives lui… Ce qui n’était définitivement pas le cas de la défaite.


« Prend le temps de te reposer mon aimée, ma douce et tendre… Rien ne presse, la nuit est encore jeune et le second acte au tiers entamé… Repose toi et reprends des forces car demain est un autre jour et la tyrannie du travail nous séparera encore, hélas, trois fois hélas… C’est pour cela qu’il faut profiter pleinement de nos retrouvailles : pour mieux tenir le coup jusqu’à la prochaine fois et ne pas désespérer en l’absence de l’autre… »

Berçant désormais l’espionne dans ses bras réconfortants, le médecin en prenait plus soin qu’un conservateur ne prendrait soin d’un vase hors de prix ou d’une mère de son enfant. Il fallait se lever tôt pour battre le doigté de Carter, quelle que soit la situation! Et c’était d’ailleurs ce qui faisait sa fierté bien qu’il se refusait obstinément à le reconnaître ou à l’admettre. On est professionnel ou on ne l’est pas et les secrets de a renommée doivent être jalousement conservés.

Le médecin sursauta quand les bras d’Elizabeth se dressèrent pour s’enrouler (métaphoriquement) autour de son cou tels deux serpents et l’attirer vers sa bouche gourmande. Même épuisée elle ne pouvait se passer de sa drogue qu’était le médecin…
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 11 Avr - 16:06

Un jour, quelqu'un a dit, un certain Karl Marx pour être plus précise, que « la religion c'est l'opium du peuple ». Une véritable drogue dans laquelle la population noyait leurs illusions pour trouver des réponses dites véridiques... Alors qu'il n'en était rien. La vérité ne réside pas dans les écrits rédigés des centaines d'années auparavant. N'importe quel logico-mathématique se serait retourné dans sa tombe à l'entente d'une telle perversion de l'être humain. Un véritable autodafé pour n'importe qui s'y jetant aveuglément. L'indépendance ? Elle n'existait aucunement pour eux. La dépendance, par contre, était leur souffle de vie, l'air dans leurs poumons, qui, contrairement à tout, les asphyxiait. Ces années de misère où le travail ne possédait pas la véritable définition que ce philosophe lui donna sont, heureusement bien loin derrière nous. Et pour Elizabeth, gageons qu'elle n'aura pas tenu deux secondes dans ce système de très haut capitalisme. Cependant, les lèvres et le toucher de Carter étaient tous deux l'opium de cette femme tigresse. Malgré tout, elle était indépendante et était en pleine possession de ses moyens. Une femme fatale, certes, mais intelligente qui savait tirer profit de sa beauté à des fins professionnels.

Dans le moment, l'espionne n'avait pas besoin de grand chose : seulement du réconfort de son amoureux et de la caresse suave que lui procurait sa bouche. Ainsi blottie dans ses bras, elle se sentait en sécurité comme jamais, comme si ses membres agissaient à titre de barrières indissociables, mais également vulnérable en ce sens où il exerçait une telle emprise sur elle-même que son cerveau semblait se brancher au sien. Or, détrompez-vous. Elle n'était pas si soumise que ça à ses fonctions. Au contraire, elle savait prendre le taureau par les cornes dans ce couple. Elle regrettait amèrement de n pas afficher publiquement cette relation intense aux yeux de l'organisation. Ils pourraient ainsi se voir sans craindre d'être épiés dans leurs moindres faits et gestes. Ils pourraient connaître cette légèreté d'un bonheur étalé et jouir de cette liberté de s'aimer devant tout le monde. Mais les pires réactions étaient à craindre et malgré leur union puissante, elle ne réussirait jamais à vaincre la parole ferme et catégorique de leur patron commun. Néanmoins, cette liaison cachée et partagée charnellement au moins une fois par semaine rendait la chose plus excitante et vibrante qu'elle ne pouvait l'être. C'est pourquoi justement à cause de cette situation particulièrement qu'ils nourrissent leur passion, rendant leur rencontre hebdomadaire des plus torrides.

Toujours est-il que les lèvres de la jeune femme joignirent celles de son aimé. Elle les enlaça avec exubérance, sentant cet échange de chaleur traverser leurs lèvres. Bien vite, elle fit naître, ou plutôt elle réveilla ces papillons qui habitaient l'estomac d'Elizabeth qui créa des sillons de frissons qui firent dresser son poil par vagues. Chaque fois, la même sensation était ressentie. Les baisers qu'ils s'échangèrent à profusion possédaient toujours la même saveur, signe évident que leur amour était toujours aussi fervent.

« Il me semble encore être bien jeune, et notre relation trop nouvelle, pour que j'aie le droit de dire que toi et moi, c'est pour toujours. Je n'ai que 24 et toi tu en as 25. Ça ne fait à peine 2 semaines et pourtant, il me semble te connaître depuis des années. Martin, amorça-t-elle en se redressant pour le regarder dans les yeux, serais-je folle de t'avouer que je veux t'aimer pour toujours, que je souhaite me réveiller chaque matin à tes côtés, que l'on ait une vie paisible sans craindre d'être découverts par notre patron, de te regarder tondre le gazon un beau dimanche après-midi, de faire des folies lors d'un bain de minuit, de te dire je t'aime chaque fois que j'en ai envie, de te faire le souper le vendredi soir après ta longue semaine de travail et..., devant ces éléments qui allaient venir, elle abaissa les yeux, ne voulant pas trop brusquer les choses. Elle reprit : Serais-je encore plus folle si je te disais que je rêve de te voir dans tes plus beaux habits devant nos amis proches et notre famille alors que je descends une allée tout de blanc vêtue et, qu'un matin, je me réveille avec toi à mes côtés et... notre enfant entre nous deux qui dort paisiblement et que l'on cajole avec le soin de ne pas le réveiller ? Est-ce insensé de ma part de déjà penser à tout ça ?! Je suis peut-être dans un élan de folie, alors, ne fait pas trop attention à ce que je dis : je peux être facilement porter à dire des choses sur le moment sans vraiment y avoir réfléchi... »

Sentant que, dans une certaine mesure, elle avait gâché leur moment, elle se mordit la lèvre inférieure, balbutia un « désolée » timide et déposa sa tête dans le creux de son torse. De son index, elle dessina des motifs abstraits, honteuse de lui avoir avancer de telles idées superflues sur le moment.
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Mar 21 Avr - 0:05

« Oh tu sais… Se vider le cœur n’est pas un mal en soi, exprimer ses pensées, ses désirs, ses fantasmes non plus. Cela fait partie de la communication après tout et je ne saurais t’en tenir rigueur pour si peu. Au contraire, je suis flatté. Le pourcentage de gens qui font confiance à un tel point à d’autres, surtout à Ataxia est excessivement bas, atteignant des proportions si minimes que cela en devient alarmant. Et en ma qualité de médecin, je sais de quoi je parle! Je pourrais te faire mes propres confidences également tu sais, on en apprend beaucoup sur l’autre de la sorte. »

Fit gentiment savoir le médecin en passant une main rassurante dans la chevelure d’ébène de sa belle. La savoir détendue et maîtresse d’elle-même de nouveau le rassura et il prit un long moment pour la regarder amoureusement, dans le silence le plus complet, comme on regarde un enfant qui dort et dont l’innocence vous arrache un sourire sentimental car on sait le monde cruelle et cette touchante naïveté, cette ignorance du monde et de ses dangers vous arrache aux tourments du quotidien… Il s’émerveillait de cette dualité qui existait en sa belle, tantôt forte et fière, tantôt frêle et timide… Ce curieux équilibre ne venait que confirmer que l’être humain est un être de contrastes parfaitement balancés pour en favoriser l’existence en ce monde… Se mouvant de façon à pouvoir déposer un baiser dans le creux des seins de sa belle, le médecin reprit sa précédente posture et la parole du même coup.

« Moi par exemple, j’aimerais pouvoir rentrer le soir après le travail et honorer ton corps et ton être, te faire l’amour langoureusement jusqu’au bout de la nuit dans cette déification de ta personne et ce pour l’éternité durant pour toi certes mais pour me rappeler sans cesse que ce que nous vivons est bien réel et qu’il ne s’agit point d’un rêve. Pour ce qui est du mariage, cela je n’ai rien compte mais un enfant… Cela je ne saurais m’y résoudre dans l’immédiat comme dans le futur. Je suis marié à mon travail comme je serai un jour marié à toi et la vie à deux me convient parfaitement. Traite moi d’égoïste mais je ne veux pas partager mon amour entre toi et quelqu’un d’autre ni recevoir moins que la totalité du tien. Met cela sur ce que tu veux, de ma tendance solitaire à mon esprit de médecin mais je suis ainsi fait : je veux vivre mon amour pour toi et uniquement pour toi, m’y dévouant corps et âme jusqu’à ce que tu me dises d’arrêter… Non Elizabeth, je ne peux imaginer une vie où mes sentiments iraient pour quelqu’un d’autre, même en partie, que toi. Je te demande pardon pour cela mais notre amour étant pur, tu comprendras et de cela j’en suis plus que convaincu. Et si je fais erreur… Il faudrait que tu m’en expliques la ou les causes car ne pas comprendre n’a jamais été chose que j’apprécie tout particulièrement. Je suis un ennemi de l’ignorance… »

Qui aurait pu croire que Martin Carter, médecin chef de la Schya et solitaire confirmé pouvait bouillonner d’un tel feu passionnel pour une femme? Et pas n’importe quelle femme, la plus séduisante espionne de la Schya, celle dont les membres les plus libidineux de l’organisation chantaient les exploits et les prouesses au lit de la belle? Personne, évidemment. Carter avait su cacher son jeu de main de maître comme plusieurs de ses compétences que personnes n’aurait su soupçonner. Chose certaine : il aimait Elizabeth et rien ne lui ferait changer d’avis. C’était plus qu’une certitude.

« Elizabeth… Dès la seconde où je t’ai vu pour la première fois, mon cœur a cessé de battre pour moi. Il ne battait désormais que pour toi… »
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 25 Avr - 0:14

Elizabeth contempla cet être devant elle. Il lui semblait si pur, si intègre, si sincère, si authentique que c'en était touchant. Son coeur qu'elle lui avait arraché cruellement, à son insu, dès lors qu'il la vit la première fois, elle le possédait. Il venait de le lui dire, de le lui avouer. Pourquoi n'avait-il pas tenter sa chance avant qu'un liquide aux effets paralysants psychologiques, mais dont les sentiments refoulés se dévoilaient ouvertement sans une odeur de pudeur l'accompagnant. Cette constatation éphémère d'un temps grugé par les secondes ne lui avait pas permis, à elle, d'user adéquatement ses charmes et de son charisme de séductrice experte qu'elle était. Certainement que, dans ce cas-ci, elle se serait prise dans son propre jeu, et serait ainsi tombée en amour avec ce médecin excentrique. Qu'il ne souhaite pas d'enfants en sa compagnie ne l'offusqua guère. Elle-même ne voudrait en aucun cas enfanter. Il n'était pas le moment, certes, mais l'argumentation de Carter arqua ses sourcils, barrant son front d'un point d'interrogation. Il ne désirait pas d'héritier de ses gênes pour n'aimer que sa douce ? Une exclusivité de son amour donné à cette espionne. En fait, selon lui, ça n'était pas n'importe quelle espionne. C'était la sienne, sa Elizabeth. La seule, l'unique. Ce à quoi ses relations amoureuses se réduisaient. Néanmoins, la profondeur d'un tel désir acheva son questionnement. Elle étira un sourire bien ravi, s'amourachant davantage de sa personne. Il avait le don d'attendrir sa belle, de la flatter dans le sens du poil. Or, cette idée de n'aimer qu'elle changerait-elle ? Pour le moment, la jeune femme préféra de ne pas s'attarder sur ce détail. Il viendra le moment jugé opportun.

À la lumière de tout ce cacophonique questionnement de l'esprit, Elizabeth éprouva cet urgent besoin d'exprimer toute la passion brûlante qui l'habitait par l'intermédiaire d'un baiser des plus fougueux.

« Ne t'inquiète pas, Martin. Je ne veux pas un enfant d'ici 9 mois ! Je considère notre situation est trop délicate, parsemée de rendez-vous à droite et à gauche dans le secret pour établie une vie familiale. Et puis, nous sommes jeunes ! Profitons de ses folies ! Amusons-nous comme des fous sans se soucier des possibles conséquences, certes en prenant garde de ne pas être découverts. S'il te plaît de me faire l'amour, soit ! Je m'y plairai également. Gardons toutefois en tête que le faire trop souvent, reviendra au même, la chose en sera moins magique. Tu en conviens ? »

Jetant un vif coup d'oeil par-delà la loge, la jeune femme constata que les comédiens s'inclinaient devant leur public pour saluer celui-ci d'avoir assisté au fruit de leur travail. La salle débutant déjà à grouiller pour sortir du théâtre dans les plus brefs délais, l'espionne indiqua au médecin de se rhabiller pour sortir comme les autres, se mêler à la foule pour éviter d'élever tout soupçon à leur égard. Ainsi, tous ses vêtements, épars sur le sol de la loge, se retrouvèrent sur son dos, tout comme Carter qui n'avait pas bronché. Bien mise, elle lui jeta un sourire et vint s'accrocher à son bras.

« Monsieur Ace, je vous en prie... »

Accompagnant ses paroles d'un clin d'oeil audacieux, elle lui donna un baiser sur la joue, redevant légèrement distante pour qu'on ne les prenne pas pour un couple à la sortie de la loge.
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Martin Carter
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MessageSujet: Re: Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)   Sam 25 Avr - 2:43

Ah tiens, ils se comprenaient tous els deux encore mieux qu’il n’aurait pu l’imaginer, ce qui n’était, après tout, pas pour lui déplaire. Quel dommage, cependant, qu’il faille que la soirée se termine si tôt. Rectification : la pièce. La soirée… Rien n’était encore garanti. Après tout, les amoureux avaient le droit de rêver, d’espérer et de croire… Et ce n’était certainement pas Martin Carter qui commencerait à faire autrement, alors ça non! De visionnaire à rêveur… La marche n’était pas bien grande, le passage de considérations matérielles à des notions plus abstraites et moins réelles plus facile à faire qu’on aurait pu le croire. Pourtant, son esprit aurait pu réduire et de loin le nombre de paramètres à prendre en compte : il l’aimait, elle l’aimait, le reste était affaire de circonstances et de « au jour le jour ». Prudence et amour ne faisaient pas bien souvent bon ménage, l’un empiétant sur l’autre, la raison confrontant les sentiments. Mais avaient-ils vraiment le choix? Non, pas vraiment, pas dans un monde comme Ataxia… Le médecin médita sur cet état de fait tout en se rhabillant et au terme de ce simple effort de la vie de tous les jours, il décida de faire son dernier mouvement en tant qu’Amoureux pour cette partie de la soirée, avant de redevenir le médecin chef de la Schya. Dans un baiser aussi osé qu’enivrant, il fit la conclusion de la pièce personnelle qu’ils avaient tous deux vécus pendant la soirée. Esquissant un sourire amusé vie remplacé par son masque professionnel coutumier, il ouvrit la porte à sa belle pour sortir à sa suite.

Il était étrange de voir tous ces gens se presser pour sortir alors que le hall du bâtiment promettait tellement pour la conversation, le dialogue et l’échange : il ne s’agissait pas d’une pièce de bas étage mais d’un chef d’œuvre qui s’était joué en ces murs ce soir là. Ce n’était pas qu’aux critiques de parler de ce dernier en détail avec le commun des mortels, sa famille, ses amis… Martin en renifla de dédain : les gens ne savaient plus prendre leur temps. Dans toutes les sphères de leur vies, dans le publique autant que dans le privé, le culte du « toujours plus vite » régnait en maître et encore plus en Ataxia. Surtout en Ataxia, où la vie d’un individu pouvait s’éteindre en un quart de seconde de façon plus qu’imprévisible. Et le médecin ne pu réprimer un sourire et un ricanement discret. Quand il passait du temps avec sa belle, ils prenaient pourtant tous deux leur temps. Si un œil étranger aurait pu qualifier les choses de rapides… Il aurait été abusé par les apparences. Elizabeth avait beau être fougueuse et Martin un être ne s’embarrassant pas de détours pendant l’acte ou sa vie en dehors du travail, le respect était quand même leur ligne de conduite et à ce juste titre, il n’y avait pas de presse outre mesure et encore moins de « travail bâclé ». Et au milieu de cette foule compacte qui se pressait pour sortir, Martin et sa belle avait le temps pour les baisers discrets et les caresses. Après tout… Ce qui se faisait en pleine lumière passait souvent plus inaperçu que ce qui se faisait dans l’ombre… Et pour prouver sa théorie, Martin glissa sa main dans le décolleté de sa belle, sans gêne aucune, allant caresser les divines formes de l’être aimé, au milieu de cette foule grouillante et agitée qui ne voulait que sortir. On pouvait effectivement tout faire au milieu d’une foule compacte…


« Avez-vous quelque chose de prévu pour le reste de la soirée, Lawrence? Il serait dommage que nos chemins se séparent si tôt. La nuit est comme nous, encore jeune et en gâcher les précieuses secondes qu’elle nous offre me semble un rien ingrat… Ne partagez-vous pas cet avis? Évidemment, je comprendrais si vous aviez autre chose en tête... Le travail, après tout, est toujours très demandant… »
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Sortie en amoureux sous le couvert du travail (PV)
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