Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur.
 
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 Appartement de Stan et Moira

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Stanley O'Malley
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MessageSujet: Appartement de Stan et Moira   Ven 25 Jan - 15:43

Chapitre 0 : Introduction

Une nuit hivernale s'abattait sur la ville d'Ataxia en ce jour du 3 février. Les rues de la cité étaient immaculées de blanc et de tâche rouges écarlates. Seul, dans les allées qui conduisaient tout droit au gigantesque bâtiment de la Synnefo, une silhouette titubait lentement en ayant une main posée sur son torse. Ce sombre personnage mystérieux avait été blessé, se vidait peu à peu de son sang, trace d'une lutte qui avait mal tourné, d'un contrat qui ne s'était pas montré à l'avantage de son exécutant. Un accro traditionnel dans le monde morbide et sadique que celui des tueurs à gages.
La silhouette en question arriva alors devant la bâtisse de l'agence pour laquelle il travaillait. Nullement étonné par un tel spectacle, les deux gorilles de la surveillance qui se tenaient de chaque côté des portes d'entrée ne bronchèrent même pas en voyant ce jeune homme franchir le pas de la porte. Ils le laissait là, presque abandonné, à son triste sort. Etait-ce par joie, plaisir ou vengeance? Aucunement, non. Leur mission était de surveillé les environs, rien de plus. Ils ne pouvaient, de ce fait, se permettre de venir en aide au premier homme blessé qui pénétrait dans les lieux. Cela aurait laissé une chance à un quelconque intrus de pénétrer dans l'agence et, si cela avait été le cas, les gardes auraient passé un mauvais quart d'heure...

Pénétrant dans un ascenseur aux couleurs grisâtre, le jeune homme à la chevelure noire appuya sur le bouton du trente et unième étage. Il vint alors aussitôt s'adosser aux parois de la cabine métallique, tentant de retenir les gouttes de sang qui s'échappaient de sa blessure avec une certaine vivacité. Cela dit, il ne pu empêcher quelques unes de ces gouttes à venir baigner la surface de la cabine. Nul doute que se seront certainement les services de nettoyage qui s'en donneront à coeur joie pour ravoir ce genre de tâches. En même temps, cela faisait partie des risques du métier et, qui plus est, personne n'était infaillible.
Sur ce, bien qu'il ne lui aurait pas fallu dix minutes pour arriver à son étage, notre ami décida tout de même d'enfuir sa main libre dans la poche intérieure droit de son veston pour venir y saisir un paquet de cigarettes. Oui, un fumeur de plus, un des grands vices de ce cher jeune homme qui n'avait trouvé la résolution de s'arrêter de s'empoisonner de la sorte. C'est accompagné d'un cliquetis mécanique et d'un soupir de soulagement qu'il alluma sa barrette de nicotine. Cette bouffée d'intoxication lui rappelait la première fois qu'il avait tiré sur une cigarette. Rien que pour cela, il aurait presque été heureux d'avoir été blessé.

La cigarette en question à moitié consumée, un petit son de clochette aigu résonna au moment même où les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur l'étage de notre individu. Ce dernier, clope au bec, marcha alors jusqu'à la troisième porte sur la gauche, celle qui donnait le seul accès à son appartement. Il sortit alors ses clés, se déplaçant avec de plus en plus de difficultés, comme s'il allait tombé dans les pommes.
Insérant le trousseau dans la serrure, il ouvrit alors la porte pour rentrer chez lui, la refermant aussitôt pour se laisser tomber sur le sol en position assise, son dos appuyé contre la surface de ladite porte. Il était enfin arrivé chez lui. Maintenant, il pouvait considéré que sa mission avait été une réussite, que son contrat était rempli. Il ne restait toutefois plus qu'un point important : qu'il survive pour toucher sa récompense mais, avec un peu de chance, il ne devrait pas se débrouiller seul pour venir soigner cette douloureuse blessure qui lui avait fait perdre tant de ce précieux sang dont son corps avait besoin, comme tout être humain, pour survivre dans cette jungle si hostile que l'on appelait le monde. Ou, plus précisemment, Ataxia !


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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Sam 26 Jan - 0:10

Après l'entrevue avec le boss de la Synnefo, Moira était partie à la recherche de son ami Stan afin de lui raconter ce qu'il s'y était déroulé et lui demander conseil. On ne se voit pas proposer le poste de second du chef d'une grande corporation criminelle tous les jours, après tout… Mais elle s'était rapidement souvenu qu'il était en mission et se résolu à attendre son retour. Afin de passer le temps, elle entreprit de déambuler dans les couloirs de la Synnefo afin de prendre ses repères, n'ayant rejoint les rangs de l'organisation que le jour même. Puis, ayant fait son petit tour, elle se rendit dans la salle d'entraînement et passa quatre heures à faire divers exercices. Elle n'aimait pas rester à ne rien faire, et on pouvait dire qu'elle était à la limite de se faire désigner comme hyperactive. Lorsqu'elle sortit de la salle d'entraînement et regagna la surface du sol (l'accueil, quoi…) elle constata que la nuit était tombée. Elle demanda aux standardistes si Stanley O'Malley avait été vu, mais la seule réponse qu'elle obtint fut un "hon" à peine articulé entre deux mastications de chewing gum. Elle leva les yeux au ciel et préféra ne pas insister, puis prit la direction des ascenseurs.

Elle se retrouva à l'intérieur avec quelques uns de ses nouveaux collègues, certains avaient l'oeil terne et semblaient manifestement n'aspirer à rien d'autre qu'à une bonne nuit de sommeil, d'autres papotaient allègrement, planifiant leur soirée. Moira esquissa un sourire. Qui, non renseigné, aurait pu croire se trouver au sein d'une organisation criminelle ? Ces gens semblaient si... humains. Et Moira n'allait très certainement pas s'en plaindre. Elle n'était pas à la Synnefo depuis vingt quatre heures, mais elle s'y sentait déjà chez elle.

Chez elle, oui, d'ailleurs elle avait obtenu la permission d'occuper le même appartement que Stan au sein de la Synnefo, ce qui la réjouissait, car maintenant qu'elle l'avait retrouvé, et après avoir vécu un an avec lui dans le quartier des affaires avant de rejoindre la Synnefo, elle ne comptait pas le lâcher de sitôt. Possessive, la demoiselle ? Peut-être, allez savoir !

L'ascenseur stoppa finalement au trente-et-unième étage et Moira s'en extirpa juste avant que les portes de ne referment. Elle retrouva sans problème son appartement. Elle avait eut l'occasion d'y jeter un coup d'oeil dans la matinée lorsqu'elle y avait déposé ses affaires.

Alors qu'elle avançait dans le couloir, elle remarqua des tâches sur le sol.

*Du sang ?!*

Elle fronça les sourcils en constatant que les tâches menaient directement à la porte de leur appartement. Inquiète, elle accéléra le pas et sa marche s'était transformée en course lorsqu'elle atteint le seuil. Elle ne prit même pas la peine de vérifier si la porte était verrouillée. Elle saisit la poignée et poussa brusquement et son inquiétude augmenta quand elle constata une certaine résistance contre la porte. Elle donna un grand coup d'épaule et la porte finit par céder, s'ouvrant avec un grincement suivit d'un lourd bruit de chute.

Moira resta sur le seuil et sonda la pièce en une fraction de seconde. Son regard vint finalement se poser sur Stan, sur le sol, et qui était clairement mal en point. Moira poussa un couinement aigu et s'agenouilla auprès de lui.

- Ohmondieuohmondieuohmondieu ! Stan qu'est-ce qui t'es arrivé ? souffla-t-elle d'une voix blanche.

Elle effleura le tissu taché de sang, un peu sonnée par ce qu'elle venait de découvrir. Puis, reprenant ses esprits, elle sortit son téléphone portable.

- Bouge pas, j'appelle le service hospitalier de la Synnefo,
reprit-elle avec plus d'assurance.

Elle regarda son téléphone d'un air absent pendant quelques secondes, puis :

- Merde ! C'est quoi l'numéro ?!


[j'espère que ça te convient, et que ça ne te dérange pas que j'aie plus ou moins fait jouer ton personnage, j'ai hésité, car après tout il n'était pas obligé de tomber il aurait pu se rattraper, mais je voulais faire ressortir le côté un petit peu "pas doué" de Moira, mais si ça te dérange je peux éditer !]


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Stanley O'Malley
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Sam 26 Jan - 6:37

[ Hello toi ^^ Ne t'en fait pas, il y a pas de soucis, ton post me convient très bien même, je sens que je vais apprécier jouer avec toi, tu as un style assez agréable ^^ ]

La cigarette se consumait doucement, les cendres venant s'écraser finement sur le parquet de l'appartement. Le dénommé Stanley n'avait aucunement la force de se trainer jusqu'au canapé. Oui, vous avez bien entendu, Stanley, ce cher O'Malley au service de la Synnefo depuis maintenant un peu plus d'un an. Ce jeune ami s'était fait engager dés son arrivé à Ataxia et avait connu une ascenscion pour le moins raisonnable, voir très prolifique. Néanmoins, il ne reçu jamais de promotions trop importante, cela était l'une des conséquences face à son inadaptation au niveau de la discipline. Qui plus est, il n'était pas du genre a posséder réellement le sens des responsabilités. On est né avec ou pas du tout n'est ce pas? Vous saurez donc dans quel genre de catégorie ce cher tueur se rangeait.
Le tueur solitaire, l'assassin à la rose, l'harmonica de la mort, etc. Toutes ces petites appellations étaient dans de pseudonyme que les citoyens de la ville lui avait donné par le passé. Une attention particulière de ces derniers qui n'avaient cependant pas influencer la vie de Stan d'une manière importante. Il était quelque peu renommé, sans plus. Et, quoiqu'on en dise, il est toujours important pour son égo d'avoir un peu d'estime de la part des autres et, ce, sous quelques formes que se soit.

Fermant les yeux, sa cigarette s'éteignit alors d'elle-même sous peine d'activité de la bouche de Stan. Il plongeait petit à petit dans un sommeil qui aurait pu lui être hautement fatal si l'arrivée de Moira n'avait été aussi fracassante. En effet, sentant des vibrations au niveau de son dos, les sourcils du jeune homme se froncèrent doucement alors qu'aucun son ni aucun geste de sa part ne se firent remarquer. C'est là que, BAM, il se sentit projetter sur le côté grâce à l'ouverture énergétique de la porte provoquée par cette charmante demoiselle qu'était Moira Roverandom, la meilleure ami de Stankey.

Ah... Moira...

Stan aurait pu faire l'éloge de cette personne durant des heures sans jamais s'en lasser. Il l'appréciait vraiment et avait beaucoup de considération, d'estime pour elle. Elle était un peu comme son univers, son rayon de soleil. La personne avec qui il pouvait tout vivre, à qui il pouvait tout dire et, surtout, la seule qui arrivait à le supporter. D'ailleurs, leur colocation se passait magnifiquement depuis un an et il espérait qu'elle durerait autant que faire se peu, bien qu'il ne retiendrait pas Moira si cette dernière avait l'envie de partir. Elle avait le droit d'être libre elle aussi...

Une voix forte et essouflée se fit alors entendre, ce genre de son strident qui résonna aux oreilles de notre ami, faisant revenir ce dernier sur ce bon vieux plancher des vaches. Un retour pour le moins très douloureux bien évidemment. Ses yeux s'ouvrirent un peu plus alors que son bras libre tentait vainement de l'aider à retrouver un quelconque équilibre. On peut clairement dire que l'expression "être complètement à l'ouest" était des plus appropriés en ce qui concernait Stanley.


"Mo... Moira..."

Murmura-t-il, clairement affaible, alors que la jeune femme, elle, semblait céder rapidement à la panique.

Il se stabilisa contre le mur en restant assis alors qu'elle se décida d'appeler le service hospitalier de l'agence. Cela arracha un très faible sourire à notre ami qui était touché par l'attitude de sa meilleure amie. En même temps, quoi de plus normal entre 'frère et soeur', n'est ce pas?

Il voulu l'interrompre mais n'eut pas le temps. et oui, la jeune fille, énergique, hyperactive, son cas ne s'arrangeant pas quand elle était sous un état de pression, pesta ainsi aussitôt d'avoir oublié ce foutu numéro. Stan, lui, ne s'en faisait pas. Pour lui, il n'y avait nullement besoin de se rendre à l'infirmerie, pour la bonne et simple raison qu'il avait horreur de toute infirmerie ou autre hopital.


"Calme toi ma belle... Ca va... J'ai connu pire..."

Reprit-il enfin de manière moyennement convaincante.

"Va chercher la trousse de secours, sous mon lit, à côté de la caisse de munitions. Normalement, il y a une bouteille de whisky avec, prend là."

Ben quoi? Un homme prévoyant doublé d'un tueur à gages avisé se munissait toujours du minimum nécessaire pour assurer sa santé et sa sécurité. Le kit médical avec alcool en option était l'une de ces précautions primordiales.

Tout en donnant ces quelques instructions, il vint chercher une nouvelle cigarette qu'il porta à nouveau à sa bouche, n'échangeant pas de paroles spécialement réconfortante ou de regard particulier avec Moira. Mais ce n'était pas surprenant. Lorsqu'il était blessé ou dans l'urgence, il semblait tel un roc, un être insensible mais, lorsque l'on prenait la peine de lui donner un coup de main, il n'hésitait pas à vous remercier avec tous les égards qui vous était dû.

Ainsi, Moira pouvait être sure qu'elle se ferait encore caliner ou bercer par ces blagues stupides ou ces petits mots doux dont lui seul avait le secret...


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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Sam 26 Jan - 16:45

Moira hocha vivement la tête et balança son téléphone par-dessus son épaule avant de se redresser si rapidement qu'elle faillit en perdre l'équilibre.

- Trousse de s'cours sous l'lit, ouiouioui j'y cours !

Elle avait à peine terminé sa phrase qu'elle était déjà à quatre pattes aux pieds du lit, farfouillant en-dessous pour en tirer la trousse de secours. Elle tâtonna afin de trouver la bouteille puis lorsqu'elle l'eût saisie elle parcouru quelques centimètres à quatre pattes avant de finalement se relever - toujours précipitamment ce qui faillit l'envoyer à terre une fois de plus. Lorsqu'elle fut arrivée à la hauteur de Stan, elle s'assit à ses côtés et ouvrit la trousse de secours.

- T'as besoin d'aide ? demanda-t-elle avec un peu d'hésitation.

Ce n'était pas une chochotte, loin de là, mais elle ne supportait pas l'idée de savoir que son ami était mal, physiquement ou psychologiquement d'ailleurs. Aussi, le sang qui tachait ses vêtements la rendait nerveuse et la plupart de ses facultés en étaient réduites. En d'autres termes, elle espérait ne pas avoir à faire quoi que ce soit car elle s'en sentait bien incapable.

Sous le coup de l'émotion, elle en avait oublié durant quelques minutes ce qu'elle voulait dire à Stan et ce qu'il s'était passé dans le bureau du boss de la Synnefo. Mais alors qu'elle commençait à se calmer, ces pensées lui revinrent en tête et elle se mordit la lèvre, gênée. Non pas par la proposition que lui avait faite Olivier Maxter, car se voir offrir le poste de second de la Synnefo n'avait rien de honteux, non. En revanche, ce qu'il s'était passé alors qu'elle était sous les effets de la drogue que 2, la seconde personnalité de leur boss, lui avait faite ingérer, l'était, honteux. Et comment allait-elle lui expliquer cela ? Pouvait-elle divulguer le secret de leur chef ? Sinon, comment expliquer qu'elle s'était jetée sur lui pour lui rouler la pelle du siècle ?

Et puis d'abord, pourquoi se sentait-elle si mal à l'aise à l'idée d'avouer cela à Stan ? Après tout, elle n'avait rien fait de mal. Même si elle n'avait pas été sous l'effet de la drogue, n'avait-elle pas le droit d'embrasser qui elle voulait ? Si ? Non ?

Elle se tortilla nerveusement. De toutes façons, ce n'était pas le moment de l'embêter avec cette histoire, certainement pas. Son regard fuyant délibérément celui de Stan, elle se mit à détailler d'un air qui se voulait décontracté - mais qui était loin de l'être - la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Le mélange inquiétude et malaise lui mettait les nerfs à fleur de peau. Elle en avait conscience et faisait de son mieux pour ne pas le laisser transparaître, ne voulant pas embêter Stan avec ses histoires.

*Allez ma fille, oublie ça, on verra ça plus tard, c'est vraiment pas le moment là.* pestait-elle intérieurement en fronçant les sourcils.




[contente que ça t'aille, j'étais pas très satisfaite, mon style est plus fluide d'habitude, mais j'ai une bonne excuse hinhin je rentrais du boulot x) j'espère faire mieux avec ce post ! je fais dedans référence à quelque chose qui s'est passé dans un post précédent comme tu as sûrement dû le constater, si tu as besoin de plus amples détails pour comprendre de quoi il s'agit, n'hésite pas à me contacter ^^]


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Stanley O'Malley
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Sam 26 Jan - 20:07

C'est par un petit hochement de tête qui suivit ses instructions que le jeune Stan laissa Moira partir rapidement à quatre pattes vers le lit. Elle était si touchante et si drôle lorsqu'elle était embarrassée de cette manière. Le jeune homme ne voulait pas se moquer d'elle, bien au contraire mais, cela donnait un spectacle burlesque et réconfortant à la fois. Puis, au moins cela le confortait dans l'idée qu'il pourrait toujours compter sur elle, quoiqu'il puisse lui, ou leur, arriver. S'il aurait été en forme, il aurait tout de même fait aller sur sa manière de courir et le fait qu'elle perdait facilement l'équilibre. Honnêtement, telle qu'elle était durant ce moment, l'on aurait eu beaucoup de mal à croire qu'elle était pratiquement la numéro deux du cartel de la Synnefo. Mais, tant mieux, après tout, la surprise est un élément non négligeable dans cette sorte de métier.

Quoiqu'il en soit, durant tout ce temps, continuant de fumer sa cigarette, Stanley avait ouvert sa chemise afin de mieux pouvoir traité sa blessure, laissant ainsi son torse, moyennement musclé et pas très déplaisant à regarder, à l'air libre.


"Merci ma Moira, t'es un amour..."

Déclara-t-il doucement, venant saisir en premier lieu la bouteille de whisky qu'il ouvrit avec ses dents.

"Non, ca va aller. J'aurai surtout besoin de toi pour recoudre je pense."

Continua-t-il, venant faire un clin d'oeil pour rassurer sa meilleure amie avant de cracher le bouchon de la bouteille qui alla rouler un peu plus loin sur la moquette.

Prêt à commencer l'opération de fortune, notre ami avala une bonne gorgée de la bouteille de bourbon avant de commencer. Heureusement, il avait encore les idées clairs et l'alcool qu'il venait d'ingurgiter n'était là que pour l'aider à désinfecter sa plaie et à lui faire supporter la douleur pendant sa petite auto-chirurgie réparatrice.
Venant saisir une serviette dans la trousse de secours, il y versa quelques goutes de whisky avant d'appliquer la solution sur sa plaie, venant éponger le sang et appuyer sur l'entaille qu'il avait au niveau de l'abdomen. Une sacré entaille d'ailleurs. Vu la taille, Moira pouvait en déduire aisément que le contrat de Stanley s'était achevé sur un duel au tanto ou à une quelconque autre arme blanche. Pourtant, elle lui avait maintes fois répétés que rien ne valait un bon vieux revolver ou, must du must, un fusil à lunette ou un automatique. Mais non, il n'en faisait toujours qu'à sa tête et, soit dit en passant, cela faisait partie de son charme.


"Tu peux appuyer sur la serviette s'il te plait?"

Il fit cette demande en venant saisir des fils dans sa trousse, croisant le regard inquiet et inhabituel de son amie. A cet instant, il comprit qu'elle avait d'autres soucis, un autre ennui que le fait d'avoir trouver son petit Stanou en train de se vider de son sang. Il la connaissait que trop bien pour voir ce genre de choses et c'était sans doute pour cela qu'elle avait évité de le regarder directement dans les yeux ou de lui parler tout simplement plus.
Bref, même s'il était blessé, il devait tiré cela au clair.


"Y a quelque chose qui ne va pas Moira? Tu n'es pas comme d'habitude et, c'est pas parce que tu me vois blessé, je le sais..."

Il attendait une réelle explication et non un 'mais non, ne t'en fait pas, tout va bien, tu te fais des idées', comme la plupart des personnes le faisaient lorsqu'ils avaient un quelconque problème ou autre soucis. Son regard sombre restait ainsi posé sur celui de son amie, alors qu'il venait couper tendre le fil nécessaire pour refermer sa plaie entre ses dents, venant saisir son briquet de sa main libre avant de continuer la suite des opérations.

Qu'allait-elle lui avouer cette fois? Qu'elle avait commis un délit en se trompant de cible et tuant une cible innocente? Qu'elle préférait déménager car elle ne supportait plus de vivre avec lui? Qu'elle avait enfin retrouvée ses lettres et que cela l'avait profondément perturbée? Ou encore autre chose? Ce qui était sûr, c'est que Stanley était loin de s'attendre à cette histoire de consommation de drogue et de promotion, et pourtant...


[ J'espère que ma réponse te conviendra... Pour ce qui est de ce qui est arrivé à Moira précédemment, je veux bien que tu m'envoies un mp pour bien me résumer le tout en détail, afin que je cerne bien le truc, si cela ne te dérange pas bien sûr ^^ ]
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Sam 26 Jan - 21:59

La voix de Stan fit revenir Moira sur terre et elle chassa ces pensées de son esprit. Le mot "recoudre" lui arracha une grimace et, alors qu'elle se penchait un peu vers lui pour appuyer de ses doigts sur la serviette, comme il le lui avait demandé, elle soupira et lui dit d'un ton de reproche, mais sans aucune méchanceté :

- T'es chiant quand même... Tu pouvais pas faire attention ? Je t'ai déjà dis mille fois qu'il valait rien, ton rasoir.

Elle releva finalement les yeux vers lui et, de sa main libre, lui caressa distraitement les cheveux dans une attitude protectrice. Son regard s'égara sur sa blessure et elle grimaça de nouveau. Il s'était vraiment bien amoché.

- Et puis tu sais bien que s'il y avait bien un truc que je détestais à l'école, c'était les cours de soins. Déjà que j'aime pas faire ça sur moi, alors, t'imagines sur toi. Tout ça parce que sa majesté refuse d'aller à l'infirmerie. Tut tut tut ! dit-elle en secouant la tête et en esquissant un sourire.

Le taquiner ainsi l'aidait à se vider l'esprit, mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir toujours un peu perturbée par ce qui la tracassait. Pour l'instant, sa principale préoccupation était et devait rester Stan. Elle devait se concentrer sur la situation actuelle, surtout si elle devait recoudre cette sacrée plaie. Alors qu'elle commençait réellement à reprendre son sang froid, Stan lui fit remarquer que quelque chose n'allait manifestement pas. Moira aurait pu jouer la carte de l'innocence et faire comme si elle ne voyait pas de quoi il parlait, mais elle fut tellement prise de court qu'elle ne put s'empêcher d'avoir l'air surprise, sa bouche s'ouvrant en une exclamation muette. Elle sonda son regard. Il était inutile d'essayer de se dérober, il s'attendait visiblement à ce qu'elle soit honnête. Elle s'éclaircit la gorge et remit une mèche de cheveux derrière son oreille avant de répondre :

- Okay, tu m'as eue. Il y a bien quelque chose. Mais on en parlera plus tard, d'accord ? Terminons cela avant, surtout si je dois te recoudre, j'ai besoin de me concentrer. Alors oublions ça pour quelques minutes, on y reviendra après.

Elle lui sourit, lui faisant comprendre qu'elle n'était pas en train de se dérober, et posa sa main libre sur son épaule, y exerçant une faible pression, comme elle l'aurait fait pour le réconforter.


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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Sam 26 Jan - 23:29

Et voilà, le couperet était tombé. Comme il s'y attendait, cette chère Moira ne pu s'empêcher de lui faire le reproche d'utiliser son tanto au lieu de prendre un flingue, d'être plus conventionnel. Alors, aussitôt, ce fut autour de Stan de laisser échapper un petit soupir, non pas d'exaspération mais d'amusement. Son amie était tellement prévisible... Mais, en tout cas, ne fut ce qu'une simple remarque pour le taquiner de la sorte l'aider à faire abstraction de sa douleur et de pouvoir continuer d'opérer tranquillement sur son corps meurtri.

"Gnagnagna..."

Ben oui, il avait bien du répondre quelque chose mais, avouant qu'elle n'avait pas toujours tout à fait tort lorsqu'elle disait ça, allié à cela la fatigue, la répartie habituelle de notre ami n'était pas au top de sa forme et son esprit n'avait vraiment rien trouver d'autre à dire. Il sourit alors doucement amusé avant qu'elle ne vienne se plaindre d'une quelconque plaie à recoudre. Il est vrai qu'à l'école, et Stan s'en souvenait très bien, Moira ne supportait pas les cours de soin. Déjà, plus jeune, elle ne supportait pas trop la vue du sang ou d'un organe ou autre. D'ailleurs, Stan s'était souvent amusé à la dégouter un petit peu plus pour en rajouter une couche. Mais, l'on y peut rien. soit on est sensible à ce genre de choses ou pas. Et, dans le cas présent, l'une l'était et l'autre ne l'était pas.

"T'es quand même pas croyable hein... Ca se fait que c'est moi qui arrive avec la moitié de mon sang en moins et c'est encore toi qui te plaint. J'te jure ! "

Tout comme elle, il ne s'adressait aucunement sur le ton du reproche. Il plaisantait, comme il l'aurait fait en temps normal. après tout, ce n'est pas parce qu'il était pratiquement les tripes à l'air que les choses devaient être forcément différentes.

Lui ayant alors demandé ce qui n'allait pas, il fut content de voir la réaction pour le moins 'muette' de Moira. En effet, elle avait le visage d'un poisson que l'on voit à la télé en train d'ouvrir la bouche au moment l'image de ladite télévision se bloque. Cela dura l'espace de quelques secondes, équivalentes à un claquement de doigts. Mais cela avait été un temps suffisant pour qu'elle se retrouve, en quelque sorte, prise au piège, incapable de mentir à Stanley. Enfin, elle aurait pu lui mentir, le mensonge était un air que tout le monde savait pratiqué mais, le jeune garçon était foncièrement persuadé qu'elle était, est et sera toujours honnête envers lui, comme lui envers elle. Et si un jour cela ne devait plus être le cas... Et bien leur amitié se terminerait mais qui peut savoir de quelles façons.


"Bon d'accord, on remettra à ça à plus tard mais, ne crois pas que j'oublierai pour autant."

Il lui fit un clin d'oeil. Oui, Stan, face à tout ce qui concernait Moira, avait une véritable mémoire d'éléphant. Elle pouvait très bien lui dire que dans deux semaines elle lui parlerait de quelque chose qui était en relation avec son boulot ou sa famille, le jour dit, Stan lui rappellerait qu'elle lui avait promis de lui en parler. Certes, pour certains, cela aurait pu paraître pour du harcelement mais pas pour notre ami le tueur. Non, pour lui, cela était une manière comme une autre de prouver à une personne qui vous est cher que vous étiez toujours là pour elle, toujours prêt à l'écouter.

Mais bon, trêves de bavardages car, pendant tout ce temps, le fameux O'Malley se vidait toujours de son sang.


"Bon, voilà ce qu'on va faire."

Reprit-il plus sérieusement avant de venir boire aussitôt une deuxième gorgée de whisky.

"Tu vas retirer la compresse en la gardant dans ta main. Je vais refermer cette plaie moi-même mais, si tu vois qui commence à ravoir beaucoup de sang, tu me préviens pour que j'arrête et que tu viennes éponger, d'accord?"

Cette opération n'était pas spécialement difficile. Il suffirait qu'elle se concentre effectivement au moment où la plaie se rouvrait un peu plus fort pour venir la cotériser aussitôt avec un tissu imbibé d'alcool. Et, de cette manière, d'ici quelques minutes, cette blessure ne paraîtrait plus, tout du moins, seul les fils qui auraient servit à recoudre cela pourrait être l'unique preuve que Stanley s'était pris un violent coup durant son contrat.
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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Dim 27 Jan - 0:20

Moira fut rassurée qu'il n'insiste pas. D'un autre côté, elle s'en était doutée, car ce n'était clairement pas le moment de parler de ses petits problèmes de fifille. Elle hocha la tête et baissa les yeux, arborant toujours son petit sourire.

- Hm hm, je sais bien que t'oublieras pas, et de toutes façons je comptais t'en parler, mais c'est pas l'moment.

Ceci venait de clôturer le sujet pour l'instant. Moira écouta attentivement les instructions que Stan lui donnait, hochant du chef pour lui faire signe qu'elle comprenait bien. Ce n'était certes pas très ragoûtant, mais ça ne pouvait pas être pire que recoudre la plaie. Elle s'en voulait de laisser son ami blessé faire le travail, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser que, avec sa tendance à se laisser trop facilement émouvoir, elle ne fasse une bien piètre besogne. Agripper une compresse et se tenir prête à éponger du sang serait certainement moins éprouvant.

Encore une preuve qu'elle n'était pas faite pour ce métier. Qui aurait pu penser qu'un être à l'apparence si angélique et à l'émotivité à fleur de peau pouvait être une tueuse de métier ? Et pourtant... D'aucun lui auraient dit de quitter cette vie, de faire autre chose. Mais toute personne suffisamment proche de Moira pour pouvoir se permettre de lui faire une telle réflexion savait que cela serait loin d'être pertinent. Moira appartenait à ce monde. Elle y était née et, même si elle s'était démarquée de la tradition familiale, cela n'empêchait rien au fait que son destin était tracé. D'ailleurs, jamais elle n'avait pensé s'orienter vers quoi que ce soit d'autre.

Elle retira donc la compresse comme Stan le lui avait demandé.

- C'est toi l'expert, sa majesté, lui dit-elle, toujours sur le ton de la plaisanterie, essayant de ne pas laisser transparaître trop de son inquiétude.

Elle était toujours impressionnée de voir à quel point Stan savait garder son sang-froid même dans les pires situations. Bon, elle-même n'était pas hystérique non plus, et elle n'avait jamais laissé libre cours à la panique, même la fois où avait failli perdre l'usage de sa main droite après s'être faite joliment amochée par un taré du katana quelques dix mois auparavant alors qu'elle venait tout juste d'arriver à Ataxia. En revanche, il était très difficile pour elle de rester zen si quelqu'un osait toucher à un des êtres chers à son coeur. Or, depuis la rupture totale d'avec sa famille, il fallait bien avouer que ces personnes se résumaient en fait à une seule : Stanley. Il n'était pas étonnant, donc, de constater que malgré tous ses efforts pour se concentrer, elle ne pouvait empêcher ses mains de trembler très légèrement.


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Stanley O'Malley
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Dim 27 Jan - 0:43

Ce qui unissait tellement Stanley et Moira était justement ce fait que, l'un comme l'autre, leur destin les avait conduit dans cette vie, une vie dans laquelle il vivait pleinement et de laquelle ils ne pourraient sortir sans perdre leur âme à chacun. Tout ce qu'ils avaient réalisés, ensemble ou non, depuis qu'ils étaient entré à la Synnefo était une part intégrante de leur vie dont ils ne pourront jamais sa débarrasser. Mais, dans des situations semblables à celle-ci, l'on voyait clairement que Stanley ne pourrait jamais faire autre chose ou ne changerait jamais. Certes, il ne se faisait pas remarquer comme le numéro un mais, il avait son professionnalisme qu'il lui réussissait à la perfection ainsi qu'un sang froid hors pair. Et oui, au niveau de la maîtrise de soi, l'on peut dire qu'il battait son amie sur ce type de terrain. Il avait un aplomb et un flegme parfois digne des politiciens anglais. A la différence près que, en ce qui le concerne, il savait vraiment s'amuser et profiter de la vie, que cela soit en bien ou en mal. Après tout, comme il le disait toujours à ses parents chaque fois qu'il était appelé chez le proviseur lorsqu'il était à l'école, 'il ne faut pas mourir idiot et tout essayer dans la vie'. Est ce que cela était bien vrai? Pour lui oui en tout cas et c'est tout ce qui comptait. Car, quand on y pense, la manière de voir la vie n'est qu'une simple question d'opinion et, dans ce genre de perception, l'opinion est unique. Par exemple, même si nos deux amis ont souvent l'habitude de penser la même chose, il y avait automatiquement des points qui les différenciait.
Mais soit !


"Oh, je suis loin d'être un roi ou un seigneur. Si c'était le cas, j'aurais une reine à mes côtés."

Rétorqua-t-il sur le ton de la taquinerie, espérant ainsi détendre son amie qu'il se doutait inquiète. L'un comme l'autre, ils étaient seuls et s'étaient attachés à chacun depuis toutes ces années. Bref, il arrivait même à la charrier alors qu'il se charcutait lui-même. Ce garçon était tout bonnement incorrigible. Toujours quelque chose à dire, une pièce à mettre au trou. Toujours se faire remarquer en restant simple et en ne souhaitant recevoir aucune gloire. Un paradoxe à lui tout seul qui renfermait des richesses d'humanité et de sombres trésors de pensées et autres actes macabres. Il est vrai que notre ami, lorsqu'il se perdait dans ses introspections, se demandait souvent comment une fille telle que Moira avait su devenir sa meilleure amie car, elle n'était pas forcément aussi radicale ou sombre que lui. Au contraire, il l'appelait souvent son Ying, se comparant ainsi à la partie sombre du cercle, le Yang. Mais, si cela était la réalité? Que ces deux personnes étaient faites pour être ensemble pour former l'unicité de la lumière et des ténèbres? C'est ce genre de raisonnement qui, lors de leur séparation, avait conduit Stan à conclure que, finalement, Moira ne représentait pas seulement une amie pour elle mais bien un tout, un univers, la moitié dont il avait besoin pour vivre. Son élue comme l'aurait dit les romantiques.

"Alors, comment ca c'est passé chez le directeur? Tu as déjà reçu un premier contrat?"

Demanda-t-il alors qu'il commença à refermer sa plaie. Le plus délicat dans cette opération, c'est qu'il ne pouvait voir ce qu'il faisait, sinon, il devait se pencher et la plaie ne se tiendrait pas dans une position idéale pour être refermée. Cela aurait engendré une plus grande boucherie qu'un quelconque résultat probant. Mais bon, à la guerre comme à la guerre. Il est vrai qu'il aurait du aller à l'infirmerie comme tout le monde mais, justement, Stan n'était pas tout le monde. Puis, durant ce temps, il pouvait au moins discuter sereinement avec son amie et de ses débuts dans l'agence. En effet, cela faisait maintenant un an qu'ils vivaient tous les deux ensemble mais ce n'est que très récemment qu'il avait réussi à la convaincre de se joindre à la Synnefo et, surtout, que les offres du patron de l'entreprise avaient été à son avantage visiblement. Toutefois, il ne pouvait pas se rendre compte que ce sujet pourrait certainement perturber son amie. Il voulait simplement discuter, s'assurer que tout allait bien et il réussissait, par inadvertance certes, à entrer dans le sujet sensible de la soirée.

"Aïe!"

Laissa-t-il finalement échapper durant sa couture, ayant planté l'aiguille à coudre un peu trop près du foie.
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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Dim 27 Jan - 2:04

La première réflexion de Stan arracha un drôle de sourire, mi figue mi raisin, à Moira, et elle retint un "à qui le dis-tu", qu'elle se contenta de penser, pour ensuite se demander pourquoi une telle réflexion lui était venue à l'esprit. Elle secoua la tête pour chasser ceci de son esprit. Qu'est-ce qu'elle pouvait être distraite, parfois, non mais vraiment ! Et décidément, elle avait le don de se mettre de drôles d'idées en tête... Quoi ? Quelles idées ? Mais aucune enfin, et puis quoi encore ?

Elle secoua la tête, évitant à nouveau le regard de Stan, et n'ayant pas conscience qu'elle avait prit un air un peu bougon doublé d'un léger fard. Pour la énième fois, elle se dit qu'elle devait reprendre son sang froid et ne pas laisser sa concentration se faire perturber par des pensées idiotes. Elle releva timidement le regard vers son ami et fut soulagée de constater que son attention était portée sur son ouvrage et non pas sur elle. Mais elle n'était pas dupe, elle savait qu'il avait perçut son malaise, et, de toutes façons, elle devrait lui faire part de ce qui lui occupait l'esprit sous peu, une fois que tout ceci serait terminé.

Et qu'est-ce qui lui occupait le plus l'esprit, au final ? S'être vue se faire proposer le poste de second du boss de la Synnefo, ou l'épisode qui s'était déroulé lorsqu'elle était sous l'effet de la drogue, et les questions que cela avait alors soulevé en elle ?

Une nouvelle fois, elle secoua la tête, chassant ces questionnements de son esprit.

*Concentre-toi !* se répétait-elle en boucle.

Et, encore une fois, elle réussit à revenir sur terre et à se concentrer sur sa tâche. Mais il fallait croire qu'une puissance supérieure ne souhaitait pas que Moira soit en paix, confer la question que lui posa Stan, pourtant anodine mais qui ne l'était pas pour Moira dans le cas présent. Sur le coup, elle ne put s'empêcher de psychoter un chouya.

*Oh non ! C'est pas vrai ! Il sait ce qu'il s'est passé ?! On lui a dit ? Il a deviné ? Ohmondieuohmondieuohmondieu !*


Mais bien sûr, cela était tout simplement impossible. Comment aurait-il pu savoir.

*Moira, s'pèce de courge !*


Que devait-elle faire ? Répondre évasivement ? Ou bien mentionner que ce qui la tracassait avec un rapport avec justement cela et lui rappeler qu'ils en parleraient plus tard ?

Elle fut coupée dans ses interminables réflexions par le "aïe" que poussa Stan. Aussitôt, elle posa sa main libre sur l'épaule de Stan et demanda non sans une pointe d'inquiétude dans la voix :

- Ça va aller ? T'as besoin d'aide ?

Elle soupira et reprit avec un air un peu honteux :

- J'suis désolée, vraiment, j'suis bonne à rien, une vraie chochotte... Laisse-moi le faire, si y'a besoin. J'suis censée être une pro, pas un enfant de choeur. Et j'ai honte de te laisser te démerder alors que t'es si mal en point.

Au moins, cela lui enlevait un poids sur la conscience d'avoir dit cela.


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Stanley O'Malley
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Dim 27 Jan - 21:43

Comment savoir tout ce qu'il se passait dans la tête de sa meilleure amie? C'est vrai, Stanley refermait petit à petit sa blessure alors que ses moindres mots, ses quelques réflexions, venaient à chaque fois troublé Moira. Quel était la source de tout cela? Qu'est ce qui pouvait provoqué autant d'incompréhension dans la tête de la jeune femme? Si notre ami avait eu conscience de tout cela, il aurait certainement arrêter ou, tout du moins, l'aider à comprendre. Mais non, il pouvait voir sur un visage quand ca n'allait pas mais, or mis cela, il était incapable de lire entre les lignes, de comprendre une phrase à double sens de la part de son amie ou encore de savoir que tel geste signifiait tel désir, sentiment ou peur. C'est dingue comme l'on peut souvent connaître et appréhender une personne à la perfection sans comprendre les petites attentions subliminales qu'elle vous offrait...

Quoiqu'il en soit, la jeune femme ne répondit pas à la question de Stan qui n'avait pu retenir un léger soubresseau de douleur. Aussitôt, elle s'enquit de son état, avouant alors qu'elle n'était qu'une bonne à rien et qu'elle voulait au moins t'aider à cela. Avait-elle mauvaise conscience de le laisser se débrouiller seul alors qu'il était mal en point? Laissait-il apparaître cela dans son attitude? Si oui, cela était involontaire. En effet, il n'en voulait en aucun cas à Moira de ne pas le charcuter. Il comprenait parfaitement le fait qu'elle ne soit pas à l'aise avec ce genre d'opération. Qui plus est, lorsqu'elle n'était pas là et qu'il rentrait blessé, il devait bien se débrouiller seul. Le seul reproche que l'on pouvait faire était destiné à Stan. Celui de ne jamais aller voir un médecin. Oui, il ne le faisait jamais, même lorsqu'il était tout jeune, Moira devait peut-être s'en souvenir vu le nombre de fois qu'il s'était fait bobo durant leur escapade. Cependant, pour en revenir à notre sujet principal, Stan ne supportait pas voir Moira se dévaloriser. Cela l'énervait bien souvent et, au lieu de la réconforter, s'énervait en lui faisant des reproches afin qu'elle s'énerve à son tour, reprenne ses esprits et qu'elle se sente plus apte à affronter diverses situations ou à réaliser d'innombrables choses.


"Non, je te laisserais pas faire. Justement, comme t'es une chochotte, le résultat sera pire après, donc..."

Il ne s'était pas spécialement énervé cette fois ci mais, on pouvait entendre qu'il s'exprimait sur le ton du reproche. Cela était souvent rapidement compris par Moira qui devait alors arrêter de se plaindre et de proférer des bêtises encore plus grosse que le bâtiment de la Synnefo.

"Et inutile de dire quoique se soit."

Rajouta-t-il.

Stan pouvait ainsi passer du jour à la nuit en un instant. Être aimable, mielleux et tout ce que l'on voulait pour se transformer en quelqu'un de froid, voir distant la seconde juste après. Etait-il schyzo pour autant? Non, tout simplement un peu lunatique, un de ses gros défauts malheureusement.

Il continua son ouvrage, sa plaie ne saignant pas trop et le referment de cette dernière se passant assez rapidement. Effectivement, il en était maintenant au trois quart alors qu'il se contentait toujours de poser la tête légèrement en arrière, la laissant ainsi se reposer sur le mur, ses yeux fermés. Il laissait échapper quelques grimaces de douleur mais rien de bien méchant. Heureusement, le whisky avait fait effet et inhibé la douleur comme il l'avait escompté, même si cela n'était pas aussi efficace qu'un bon calmant.


"Enfin, et cet entretien alors?"

Il n'avait plus rien dit pendant quelques instants, sa réaction ayant jeté comme une sorte de froid entre les deux garnements mais, ce n'est pas pour autant que ca allait être la guerre entre eux, bien loin de là. Il reprit alors son sujet d'avant, n'ayant nullement oublié qu'il voulait savoir comment la rencontre entre le boss et Moira s'était déroulé. Personnellement, Stanley appréciait bien le dirigeant de la Synnefo. Ce dernier était à l'image de son entreprise, calme, détendu et assez cool avec ses employés. Ainsi, bien qu'il avait trop de surveillance à son goût, Stan n'avait pas à sa plaindre et, honnêtement, devait bien s'avouer que le jour où le patron ne se soucierait pas de lui ou de ses manières, notre ami trouverait ça assez bizarre.
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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Dim 27 Jan - 23:31

A la réflexion de son ami, Moira écarquilla les yeux et cilla plusieurs fois, comme si quelqu'un l'avait frappée avec un poisson. Elle hésitait entre bouder et éclater de rire, et choisit finalement le compromis de ne rien dire, se contentant de hocher la tête avec une moue faussement contrariée. Et ce qui suivit lui prouva qu'elle avait eut raison de se taire. Cette fois-ci, elle ne put s'empêcher de se sentir piquée. Il ne s'agissait plus de plaisanterie, cette fois-ci. Sa mine se renfrogna, et elle pensa que Stan avait bien de la chance d'être blessé, sinon, elle ne se serait pas retenue de lui envoyer une claque. Elle s'adossa au mur en poussant un petit soupir d'exaspération qu'elle chercha à peine à dissimuler, l'air de dire "ok, je dis rien, mais ça n'empêche que tu fais chier parfois !".

Le silence s'installa entre eux durant quelques minutes alors que Stanley continuait son ouvrage. Moira gardait tout de même un oeil sur l'opération. Elle avait beau bouder un brin, elle n'en restait pas pour le moins prête à intervenir. C'était sa mission du moment, et jamais elle ne s'était défilée, sous aucun prétexte, lors d'une mission, que ce soit pour son propre compte ou celui de quelqu'un d'autre. Alors, s'il s'agissait de Stan...

Elle poussa un nouveau soupire, mais celui là n'avait plus rien de l'agacement, mais plutôt de la mélancolie. Qu'est-ce qu'elle ne ferait pas pour ce gars là, se disait-elle. Et comment pourrait-elle lui en vouloir plus d'une minute ?

Elle eut juste un petit rire à peine audible en haussant les épaules. Elle esquissa un début de mouvement, s'apprêtant à passer son bras autour des épaules de Stan, lorsque ce dernier reprit la conversation sur son entretien. Aussitôt, elle replia son bras contre elle et leva les yeux au ciel et poussa un troisième soupir. Elle se frotta les yeux de sa main libre, puis saisit le menton de Stan et lui fit lui faire face. Elle le fixa et dit, appuyant un peu chaque syllabe et hochant la tête d'un air entendu :

- On en parlera plus tard...


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Stanley O'Malley
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Lun 28 Jan - 1:20

"T'es pas croyable quand même" sourit-il en venant répondre à ton injonction "Ca c'est passé si mal que ça ou quoi?"

Qu'est ce qu'il pouvait être exaspérant par moment, n'est ce pas? Mais bon, quand quelqu'un ne lâchait pas le morceau, il réagissait tout bonnement comme cela. Chose qui l'amusait, c'est lorsqu'il devait faire parler un civil, un témoin ou quelqu'un d'autre. Si ce dernier se voulait un peu réticent, contrairement à la patience qu'il avait avec Moira, Stan se laissait aller à diverses tortures, tantôt légères, tantôt macabres et qui variaient souvent en fonction de son humeur du jour. Mais attention, ce n'est pas pour cela qu'il tuait sans cesse et n'importe qui. Notre jeune ami avait une conscience et une vision de son métier qui suivait quelques règles de conduites clairement définies. Avant toutes choses, il n'exécutait jamais un innocent. Autrement dit, seul sa cible et d'éventuels ennemis ou criminels comptaient. Secundo, il n'exécutait jamais d'enfants, que ces derniers aient à peine une dizaine d'années ou qu'ils atteignirent presque la majorité. Pour la suite, ne jamais se faire repérer, se fondre dans la nuit. Dans un système pourri comme celui d'Ataxia, cela semblait presque ridicule mais, agir sans se faire voir par un quelconque témoin représentait une sorte de défi qui était souvent bien difficile à relever. Qui plus est, cela mettait l'ingéniosité de notre ami à rude épreuve, ce qui le permettait ainsi de progresser à chaque fois. Et, pour finir, pas plus d'un contrat par jour. cela était plus une règle de confort. Certaines personnes arrivaient à échelonner trois petits contrats sur une journée et se faisaient ainsi bien remarqués mais, Stan, lui ne s'intéressait qu'au gros contrat et n'aimait pas les travaux baclés pour se faire plus rapidement une image ou encore de l'argent.

Enfin, soit dit en passant, la règle de ne pas se faire repérer n'avait pas été pleinement respectée ce soir. il suffisait simplement de voir l'état dans lequel il se trouvait. Et, paradoxalement, alors qu'il aurait apprécié recevoir une marque d'affection de Moira, le jeune tueur la coupa à chaque fois dans son élan par ses questions et autres réflexions. Sur ce, il continua sa tâche, ayant presque fini alors qu'il vint saisir brusquement la bouteille de bourbon pour en avaler deux bonnes gorgées. Vu la célérité avec laquelle il avait saisit le récipient et la grimace de son visage qui avait apparu sous de nombreuses gouttes de sueur, l'on pouvait clairement se rendre compte que Stan allait beaucoup plus mal qu'il ne le laissait paraître et que cela était en train de se retourner contre lui. Son estomac commençait à se faire lourd, à tourner dans tous les sens dans le bas de son abdomen. Sa tête lui tournait et les altérations de températures chaudes et froides s'accélèrèrent. Pour rajouter à cela, sa vision se troubla et une sorte de noeud se forme tout le long de son oesophage, comme lorsque vous tentez d'avaler un déjeuner périmé depuis deux semaines ou alors un morceau de votre repas qui ne passait pas. Et pour finir, un goût de plomb commença à surplomber le goût de l'alcool qu'il avait dans sa bouche tandis que ses mains se mirent à trembler rapidement. Sous ce déluge de symptôme, de petits malaises qui le mettait dans un état désastreux, Stanley n'avait plus la force de tenir l"aiguille du fil qui servait à recoudre sa plaie. Cette dernière tomba sur le sol alors que les yeux de notre ami se fermèrent à moitié.


"Moi... Moira... Je... Ca va vraiment pas là..."

Balbutia-t-il, sur le point de perdre connaissance. Sur l'instant, il ne savait plus quoi faire, ni comment agir. Il était dépourvu d'une quelconque solution qu'il lui aurait permis d'agir pour son salut...
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Moira Roverandom
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Lun 28 Jan - 17:45

Moira leva les yeux au ciel et secoua la tête.

*Pas croyable, oui oui, bah y'a pas que moi.* se retint-elle se penser tout haut.

Elle ne répondit pas à la question de Stan, qui semblait plus rhétorique que réellement pressante, de toutes façons. Elle estimait avoir été assez claire sur le sujet : ils en parleraient plus tard. Néanmoins, sur le coup, elle se félicita d'être l'amie du jeune homme, et non pas une simple représentante de l'espèce humaine, auquel cas elle serait passée à la question jusqu'à ce qu'elle crache le morceau.

*J'aimerais bien le voir essayer, tiens.* pensa-t-elle sans réprimer un petit sourire amusé.

Mais son sourire s'effaça en une fraction de seconde lorsqu'elle vit son ami saisir et porter à ses lèvres la bouteille d'alcool avec une rapidité déconcertante alors que son visage se crispait. Moira déglutit, sentant la panique monter en elle, panique qui ne fit que s'intensifier lorsque Stan admit qu'il ne se sentait pas bien. Si le fier Stanley avouait cela, c'était qu'il ne s'agissait pas de gnognotte.

- S... Stan ! souffla-t-elle en proie à l'inquiétude.

Le voyant sur le point de s'affaler sur le sol, elle le retint, une main sur sa taille et l'autre sur son épaule, tremblant légèrement.

*Okay, calme toi ma fille, c'est vraiment pas le moment de paniquer, sinon, ça va VRAIMENT mal tourner !*

Respirant profondément afin de ne pas céder au stress, elle l'attira contre elle, le retenant en passant son bras autour de ses épaules, afin de l'empêcher de s'effondrer tout en gardant une main libre. De cette main, elle farfouilla dans les poches de Stan pour en tirer son portable. Elle appuya sur le bouton du répertoire et rechercha le numéro du service hospitalier de la Synnefo. Stan avait beau ne pas vouloir - et à tord, comme les évènements venaient de le prouver - faire appel à eux, il devait bien avoir le numéro dans son répertoire depuis le temps qu'il était à la Synnefo. On est jamais trop prudent, même lui. Et, par chance, c'était le cas. Elle appuya sur le bouton d'appel et porta le combiné à son oreille. En attendant qu'on lui répondre, elle caressait doucement la joue de Stan, ne pouvant pas faire grand chose d'autre pour l'apaiser.

- Calme-toi, respire, repose-toi. J'appelle les pros, ils vont prendre soin de t... Oui allô ?
s'interrompit-elle alors qu'on lui répondait à l'autre bout du fil. J'ai besoin d'une équipe... Oui un chirurgien ça s'ra pas d'trop ! ... Appartement 22 au trente-et-unième étage... OUI MAINTENANT PAUV'CRUCHE !!! MON ANGE SE VIDE DE SON SANG ALORS TU TE MAGNES OU JE TE REGLE TON COMPTE C'EST CLAIR ?!!

Moira appuya rageusement sur le bouton raccrocher et envoya valser le téléphone à travers la pièce, se souciant bien peu qu'il puisse se fracasser contre le mur ou non - décidément cela devait être une manie chez elle. La standardiste, un peu lente et nunuche, l'avait très agacée. Lorsqu'il s'agissait de son Stan, son ange, comme elle l'appelait, depuis toujours, en toute innocence, mieux valait ne pas prendre les choses à la légère avec Moira. Ce serait prendre de bien gros risques.

Mais c'est néanmoins d'une voix très douce et la plus apaisante possible, s'efforçant de ne pas laisser transparaître son inquiétude, qu'elle reprit, s'adressant à Stan :

- C'est rien, c'est rien, on en a vu d'autres, hein ? Tout va bien se passer, tu vas voir.

Elle jeta un regard désapprobateur à la bouteille d'alcool dans la main de Stan et au mégot de cigarette au coin de ses lèvres. Se souciant bien peu des éventuelles reproches qui pourrait en résulter - plutôt mille engueulades que de risquer la vie de Stan - elle prit le mégot entre ses doigts, l'éteignit dans une compresse sale, et récupéra également la bouteille qu'elle mit hors de la portée de Stan. Elle secoua la tête, esquissant un sourire et caressant toujours la joue de son ami dans un geste apaisant.

- Tut tut tut... Vilain garçon, tu fais que des bêtises, hein ? Pourquoi t'écoutes pas plus souvent ta petite Moira, hein ?
lui dit-elle doucement, avec un ton faussement moralisateur.

Elle farfouilla de sa main libre dans la trousse de secours pour en ressortir finalement ce qu'elle cherchait : un sucre et une fiole d'extrait de menthe. Elle en mit quelques gouttes sur le sucre et l'approcha des lèvres de Stan.

- Tiens, avale ça, ça te calmera peut-être un peu le temps que l'équipe arrive, lui dit-elle d'une voix qui sous-entendait qu'elle n'accepterait pas de refus.


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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Lun 28 Jan - 20:16

Telle une pression invisible s'exerçant sur son dos, le jeune homme commença à tomber vers l'avant, ses yeux se fermant de plus en plus. Ils se fermèrent totalement lorsque la main de Moira se posa sur le corps de Stanley pour empêcher ce dernier de s'écrouler lamentablement sur le sol. Et voilà, à force de ne faire qu'à sa tête, Stan venait de mettre sa vie entre les mains de Moira et celle du destin. Comme il était parti là, les instants qui allaient suivre seraient certainement déterminant car, même s'il préférait traiter cela comme une vulgaire égratinure, la blessure n'était pas bénine et son hémorragie était quelque peu inquiétante. Et pour cause, même si le sang coulait moyennement, ladite hémorragie était interne. De ce fait, uniquement opérable par une personne extérieure et, de surcroit, professionnelle dans le domaine de la médecine. Le plus triste avec tout cela était tout de même de jouer inconsciemment avec sa vie tout en mettant les nerfs de sa 'soeur' à rude épreuve. Etait-il stupide au point de ne pas voir comment elle pouvait s'inquiéter à son sujet par moment? Ou, tout simplement, ne voulait-il pas le voir? Allez savoir! Ce qui se cachait dans les méandres de son psychisme ne ressortait que très rarement et partiellement en compagnie de la jeune femme. Et oui, notre ami se vantait toujours que personne ne pouvait lire en lui, même si c'était le cas de Moira.

Ce qui est sûr, c'est que pour le moment, personne ne pouvait savoir à quoi il pensait. Seul, perdu au milieu de ses rêves et de l'inconscience alors que son amie tentait de restée calme malgré la panique qui envahissait sa tête et son coeur. Même si cela aurait pu être un tant soit peu vexant, Stanley, lui, tout du moins son inconscient, se sentait pleinement bien. Il ne ressentait pas le malaise ni le douleur dont souffrait le corps du jeune homme. Il était parfaitement en paix et se laissa même à se croire mort.

Comment en arriver là? Et bien, c'est très simple. Les yeux de notre ami s'ouvrirent sur un grand espace lumineux. Tout était blanc et aucun objet décoratif n'était présent. Pas un paysage, pas de ciel, pas de sol, rien. Il tenait, droit, en l'air dans une immensité qu'il lui était inconnue. C'était donc cela? C'était ça l'endroit qui nous conduisait vers la mort? Mourrait-il réellement ou son esprit lui jouait simplement des tours de passe passe? Comment savoir... Tout ce dont il est certain, c'est qu'il était des plus perplexes. Il ne ressentait rien, respirait un air qui lui semblait inexistant et n'entendit même pas la voix de sa chère amie qui, durant ce temps là, beuglait à tout va sur la réceptionniste du service médicale de a Synnefo.


"Où... Où suis je?"

Lança-t-il au creux de son songe, espérant sans doute qu'une voix surgie d'outre-tombe vienne lui apporter la réponse. Mais non, cela aurait été trop demandé. Seul le silence restait maître de ses lieux, jusqu'au moment ou un petit rire cristallin éclata derrière lui. Un rire qu'il ne connaissait que trop bien. Celui de Moira. Un rire pur et jeune dans sa tonalité. Un ricannement qui vous soulageait dés que vous l'entendiez et qui vous transportait vers des lendemains joyeux et très heureux. Un rire dont ne se lassait jamais notre Stanley. Il voulu alors se retourner instinctivement dans la direction d'où ce son avait pris son origine mais il se sentit comme figé, paralysé. Et ce n'était pas tout, non. Un contact se fit ressentir au creux de son dos, comme si quelqu'un prenait appui dessus.

"N'aies pas peur. Tout va bien, je suis là mon ange."

Ce genre de réponses étaient très agréables et réconfortantes. Cela dit, ça ne répondait pas à l'interrogation du jeune homme qui se devait d'insister. Il ne supportait pas ne pas comprendre quelque chose, surtout quand cela le touchait.

"Moira... Je.. Est ce que je suis mort?"

Un nouveau rire éclata, comme si son amie se moquait de lui avec les réflexions qu'il venait arboré.

"Non mais vraiment. Tu peux parfois dire de ses bêtises..."

"Avoue que cela est quand même assez déroutant."

C'est vrai, il y avait de quoi se sentir perdu. Ressentir la chaleur l'espace d'une seconde, voir le monde réel et être près de la personne qui vous le plus cher, sentir son contact et, une seconde après, être dans le vide, tout simplement, en n'ayant plus aucune sensation. Quoiqu'on pouvait dire de ce genre d'expérience ou de sensation, c'était très désagréable.

"Tu es un rêveur bien trop rationnel par moment."

A cette critique, il ne pu s'empêcher de rire de soi-même légèrement, hochant de la tête.

"Oui, c'est vrai, tu as raison... Mais, tant que tu es là, ça va, je ne crains riens."

"Précisemment et, c'est pour cela que tu ne dois jamais penser à la mort car, tant que je serai là..."

Il pu alors sentir la main de son amie se poser sur son épaule pendant qu'elle continuait son discours.

"Je veillerai sur toi. Nos deux vies mourront le jour où je n'aurai plus de sentiments pour toi mon ange. Et, en ce moment, je t'avoue que je t'aime beaucoup trop et beaucoup trop profondément pour te laisser partir..."

"Moira..."

Retour à la réalité. Les lèvres de Stan remuèrent légèrement lorsque tu lui fis ingurgiter ta fameuse mixture. Il était toujours inconscient mais semblait se montrer docile à toutes tes instructions, comme s'il t'entendait alors que les propos qui lui était offert dans son rêve était tout autre.

La porte d'entrée s'ouvrit alors brutalement. Le service d'urgence avait fait vite vu la manière dont tu avais exposer la situation. Deux infirmiers entrèrent d'abord, vêtu de leur uniforme blanchâtre, regardant à droite et à gauche avant de voir Moira tenant le corps de Stanley contre elle. A leur suite, une civière fit son apparition, poussée par un autre infirmier qui était accompagné du chirurgien qui tenait une petite trousse noire fermement au creux de sa main.


"Plaie sur le flanc droit de l'abdomen. Il a du perdre beaucoup de sang, hemorragie interne plus que probable."

Déclara l'un des médecins en examinant rapidement le corps du blessé. Le deuxième infirmier, lui, était venu à la hauteur de Moira, posant ses mains sur ses épaules pour l'écarter du corps de son ange comme elle le disait si bien.

"Ca va aller madame, calmez vous, nous allons le soigner."
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Lun 28 Jan - 22:00

Moira était à cent lieux de savoir ce qu'il se passait dans la tête de son ami. Elle avait déjà du mal à se concentrer pour ne pas laisser son imagination galopante lui faire craindre le pire, et si elle avait pu avoir un aperçu des songes de Stan, cela l'aurait très certainement bouleversée. Mais ce n'était pas le cas, et pour l'instant, elle s'efforçait de ne pas céder à la panique. Moira était quelqu'un de très optimiste en général, et jamais elle ne se laissait aller au désespoir. C'était une jeune femme forte qu'on pouvait difficilement ébranler. Seulement, comme tout un chacun, elle avait ses points faibles, et lorsqu'un d'eux était ne serait-ce qu'un chouya titillé, elle devenait extrêmement sensible. Inutile de préciser qu'en matière de point faible, Stanley détenait chez Moira la palme d'or. Imaginez donc l'état de stress dans lequel elle était et l'énergie qu'elle devait déployer afin de le contenir.

L'absence d'une quelconque réponse de la part de Stan à toutes ses paroles lui fit comprendre qu'il avait sombré dans l'inconscience. Elle ne put retenir un petit gémissement de frayeur et secoua très doucement sa tête, essayant de le réveiller mais n'osant pas trop le secouer de peur d'aggraver la blessure.

- N'aies pas peur. Tout va bien, je suis là mon ange, murmura-t-elle, plus pour se rassurer elle-même, mais espérant que même inconscient il pouvait l'entendre.

Il finit par avoir une réaction lorsqu'elle tenta de lui faire avaler le sucre mentholé, ce qui eut le mérite de la rassurer un peu. Elle sursauta lorsque la porte d'entrée fut brusquement ouverte et que l'équipe d'intervention pénétrait bruyamment dans la pièce. Le diagnostic quasi immédiat du chirurgien ne fut pas pour la rassurer et elle resserra son étreinte autour des épaules de Stan, comme si elle ne voulait pas qu'on lui enlève. Ce fut très certainement parce qu'il avait remarqué ce geste qu'un infirmier la saisit par les épaules pour l'écarter, tout en tentant de la rassurer.

- Ça va aller madame, calmez vous, nous allons le soigner.


Moira abandonna Stan aux mains du chirurgien et bondit sur ses pieds, ses yeux lançant des éclairs. Elle se planta devant l'infirmier et glapit avec force postillons à sa figure, l'intensité de sa voix montant un peu plus à chaque mot :

- Alors, premièrement, y'a intérêt à ce que vous le soigniez ! Et si vous me l'amocher, je m'occupe de vous personnellement ! Deuxièmement... c'est ma-de-moi-selle, pas madameuh ! Et troisièmement... JE SUIS TRÈS CALME ALORS ME CHERCHE PAS VIEUX, PIGÉ ?!

L'infirmier recula, un peu choqué, et rejoignit le chirurgien pour lui prêter main forte, préférant ne pas répondre à la valkyrie qui surveillait maintenant les moindres gestes de l'équipe de soins d'un regard sombre. En revanche, lorsque ses yeux se posaient sur le visage blafard de Stan, son regard s'adoucissait soudainement, pour se durcir à nouveau assitôt lorsqu'elle s'en détournait. Elle agitait nerveusement ses mains, croisant et décroisant les doigts, dans l'attente de la suite, n'osant ni intervenir, ni même poser des questions.

*On en a vu d'autres, hein ? On en a vu d'autres, et on s'en est toujours tiré, alors, c'est pas cette fois que...*

Même en pensée, elle n'osait formuler le pire, la pire de ses craintes, car elle savait que cela lui ferait perdre tous ses moyens, et elle avait bien conscience que ce n'était vraiment pas le moment de perdre son sang froid. L'équipe devait s'occuper d'un grand blessé et n'avait pas de temps à perdre avec une hystérique.


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Stanley O'Malley
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Lun 28 Jan - 22:29

"Oui mon ange?"

Le rêve de notre ami continuait, alors que ce dernier recevait la visite des médecins nécessaire pour résoudre son cas. Ces derniers lui sauveraient la vie, il n'y a aucun doute là-dessus et, de ce fait, réconforterait le coeur meurtri de la ravissante Moira. De son côté, toujours plongé dans cet espace blanc, Stan continuait sa conversation avec sa meilleure amie, comme si de rien n'était, ressentant toutefois le goût pour le moins âcre de la solution sucrée et mentholée.

"Et bien... Je..."

Il fit une mine de dégoût, ledit goût lui paraissait vraiment amer.

"J'ai une sensation bizarre dans la bouche et dans la gorge, c'est vraiment dégueulasse."

Une telle réflexion ne pouvait que faire rire Moira qui, bien qu'il ne pouvait le voir, souriait, totalement détendue et épanouie. Si seulement la véritable Moira pouvait être dans cet état là. C'est la première chose à laquelle pensa Stanley. S'il était ici, c'est qu'il avait perdu connaissance et son amie devait avoir le coeur fendu en larmes sous l'effet de la panique.

"Moira... Je suis vraiment dégueulasse de te faire vivre ça... Pardonne moi de te faire souffrir, tout ça parce que je n'en fait qu'à ma tête..."

Et oui, si cette cruche avait été voir le médecin directement en revenant à l'agence, on en serait pas là. Mais non, pensez vous, cela était trop lui demander visiblement.

"Effectivement ! T'es parfois énervant quand tu t'y mets mais... Je te pardonne toujours..."

"Oui, c'est vrai, tu as une patience d'ange avec moi. Tu es si gentille... Peut-être même trop..."

Stan se rendait compte qu'il n'était pas toujours facile à vivre. Il savait pleinement plaisanté avec Moira lorsque cette dernière avait envie mais, à côté de cela, il était têtu comme une mule, ne voulait toujours en faire qu'à sa tête et perdait parfois patience. Cela lui conférait un tempérament de feu qu'il n'était pas toujours aisé de supporter.

"Peut-être, oui... Surement même mais, c'est normal..."

Avait alors répondu Moira, comme soulagée que Stan avoue cela. Sans doute un petit caprice de femme qui voulait que l'homme reconnaisse ses torts? Sans doute, aller savoir!

"C'est normal... Pourquoi serait-ce normal?"

Pensa-t-il plus à voix haute que s'adressant directement à Moira. Cependant, cette dernière le prit l'espace d'un instant pour un véritable idiot. Quand on dit qu'il ne voyait pas grand chose, c'était bien le cas. Mais, fort heureusement, grâce à la magie des rêves, il allait être éclairé, tout en subissant néanmoins une petite tape sur son épaule.

"Nigaud! C'est normal parce que je t'aime, que je suis amoureuse de toi, tout simplement. Mais toi, tu ne vois rien et, de mon côté, je reste silencieuse, peureuse que tu me repousses."

Les infirmiers s'afféraient autour du corps de Stanley. L'un deux fut quelque peu décontenancé par l'attitude de Moira. Néanmoins, le chirurgien, lui, ne semblait nullement étonné. Des réactions de ce genre étaient souvent courrantes, beaucoup trop courrantes même. En même temps, lorsque l'on voit un être cher se trouver sur le point de mourir, c'était dés plus humains de s'inquiéter grandement. Toutefois, comprenant que te rassurer avec des mots ne serviraient à rien, les infirmiers te laissèrent tranquille, se préparant à venir saisir le corps du patient pour venir le mettre sur la civière. C'est à cet instant que le chirurgien intervint.

"Attention, posé sur la civière et, vous, donnez moi ma trousse, je vais devoir le stabiliser ici."

Deux des trois infirmiers s'exécutèrent en soulevant le corps de Stan. Le troisième, lui, alla chercher la sacoche comme demandé. Tout alla très vite. Ils agissaient tous avec professionnalisme. Le chirurgien venant saisir un scalpel et un autre outil de chirurgie pour commencer son opération. Vu son visage, le cas n'était pas si bénin que cela et il avait besoin de la plus grande concentration qu'il soit. Bref, son attirail allait lui permettre de pouvoir nettoyer la plaie et de stopper l'afflux de sang qui continuait sans cesse.

"Docteur!"

Intervint l'un des infirmiers qui avait sa main posé sur la nuque du jeune homme.

"Arrêter tout, il est en arrêt cardiaque. Wilson, faites sortir mademoiselle!"

Déclara-t-il au plus jeune infirmier, celui qui avait justement éloigné Moira de Stanley quelques instants auparavant. Bien qu'il eut un peu d'appréhensions, il vint près de la jeune femme et tenta de poser une main sur son bras avec délicatesse en déclarant doucement.

"Venez, je vous emmène, vous ne devriez pas rester ici."
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Lun 28 Jan - 23:34

Si Moira avait pu voir ce qu'il se passait dans la tête de Stanley, comment aurait-elle réagit ? Allez savoir ! Cela aurait très certainement soulevé un bon nombre d'autres questions que celles qui se bousculaient déjà dans sa tête, et ce, bien qu'elle refusât de se l'avouer, depuis plusieurs années déjà. Mais l'introspection n'était vraiment pas le fort de Moira, qui se voulait forte envers et contre tout, et qui par conséquent craignait de découvrir ce qu'il y avait au fond de son âme, de peur de prendre conscience de trop de ses faiblesses. Elle avait déjà été assez éprouvée lors de l'entrevue avec le boss de la Synnefo, où elle avait dû admettre avoir été blessée par la séparation d'avec sa famille, et surtout d'avec son frère aîné, et ne pas en avoir encore guéri. Bien sûr, on aurait pu croire que son cher Stan aurait su combler le manque affectif qu'avait engendré cette rupture, et on aurait eu partiellement raison. Partiellement. Car ce qu'il existait entre ces deux-là était certes proche de la relation frère et soeur, mais c'était en même temps moins, et plus que cela. Moins, car même le plus proche des amis ne saurait remplacer les liens du sang. Et plus... pourquoi plus ? Ça, peut-être que Moira n'était pas encore prête pour l'admettre. Ou peut-être que si ?

- ... est en arrêt cardiaque. Wilson, faites sortir mademoiselle !

Moira, qui s'était perdue dans ses pensée, se concentrant le plus fort qu'elle le pouvait pour ne pas céder à la panique, fut tirée de sa léthargie, par ces deux mots : arrêt cardiaque. Aussitôt, elle sentit son propre coeur cesser de battre durant quelques secondes... pour repartir finalement au pas de course, alors que ses joues s'empourpraient sous le coup de la frayeur mêlée à la colère.

Lorsque l'infirmier, visiblement peu enthousiaste, s'approcha à nouveau d'elle pour lui signifier qu'elle devait quitter les lieux, elle le gratifia d'un regard si noir qu'il en aurait fait pâlir de honte la créature du Mont Chauve. Elle ne répondit rien, se contentant de le fixer dans les yeux, immobile, droite comme un i. Son attitude était sans appel : elle ne bougerait pas d'ici !

Lorsqu'elle estima s'être faite comprise, elle reporta son attention sur Stanley, et elle sentit ses yeux s'humidifier malgré elle, malgré tous les efforts qu'elle faisait pour rester forte. Elle recula de quelques pas et s'assit, tremblant légèrement, sur la chaise la plus proche, sans une seule fois quitter Stan des yeux. L'infirmier n'insista pas et se tourna vers ses supérieurs en levant les bras en signe d'impuissance. Le chirurgien secoua rapidement la tête, lui faisant signe de laisser tomber et de revenir au chevet du patient.


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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Lun 28 Jan - 23:56

Après le refus de Moira, l'infirmier revint près de l'équipe qui, bien malheureusement, n'avait pas de défibrilateur sous la main. Tant pis, ils devraient se contenter de faire un massage cardiaque à l'ancienne pour ce bon vieux Stan. Pour ce dernier, l'endroit désertique et blanchâtre dans lequel son esprit se trouvait commençait à devenir flou. L'illusion de Moira venait justement de lui dire qu'elle l'aimait, qu'elle était amoureuse de lui mais, lui, était incapable de répondre quoique se soit. Il était tel un petit garçon tout perdu que l'on enlève à son univers. Un être qui se voyait extirpé d'un monde qui était fait pour lui et, paradoxalement, n'accueillait personne en son sein. Un endroit où tout était possible et où la vérité se révélait telle qu'elle pouvait parfois l'être dans le monde réel. C'était bel et bien le monde du rêve.

"Calvin, donnez moi une ampoule d'adrénaline de 25 cc, pronto!"

Exigea le chirurgien à l'un des infirmiers qui s'exécuta aussitôt. Le coeur de Stan faisait des siennes pour repartir. La mort semblait vouloir l'enlever à sa Moira mais un petit quelque chose faisait ressentir au chirurgien que notre homme n'avait pas envie de mourir. Etait-ce par volonté professionnel ou par simple intuition? Surement un peu des deux, comme tout bon médecin. La plupart d'entre eux se battaient de toutes leur force pour sauver la vie d'une personne en danger.

"Aller, reviens imbécile!"

L'un des infirmiers vint insérer l'adrénaline dans l'une des veines de Stanley qui sous la nouvelle pression du chirurgien, se sentit respirer à nouveau. L'ai infiltrait à nouveau ses poumons. L'odeur renfermée de son appartement avec celle du sang et de l'alcool commença à lui titiller les narines. Son corps était tout engourdi, envahit par une forte douleur qui commençait à lui faire regretter l'état d'inconscience dans lequel il se trouvait quelques secondes avant. En parlant de cet état, il toussota doucement avant de crier aprés l'image de sa meilleure amie.

"Moira... Non, Moira... Attends, je t'en prie..."

Il tendit une main vers le plafond sans se rendre compte d'où il était, ni même que Moira se trouvait justement à quelques mètres de lui.

"Moi aussi..."

Sa voix se noua, comme s'il allait fondre en larme, ses yeux mi clos.

"Moi aussi... Depuis si longtemps Moira..."

Murmura-t-il avant de se rendormir, non pas de manière grave mais d'un sommeil réparateur qui lui permettrait de se remettre de l'arrêt cardiaque qu'il venait de faire.

"Bon, ca va les gars, on l'a récupéré. Conduisez le à l'infirmerie, il est tiré d'affaire. On s'occupera de le remettre en état là-bas, c'est bien comprit?"

Les infirmiers hochèrent de la tête et vinrent recouvrir les trois quart du corps du jeune homme d'une espèce de gros drap en coton blanc. Le chirurgien, lui, rangea le matériel dont il avait eu besoin, laissant ses collègues sortir avec la civière avant de venir près de Moira, afin de la rassurer.

"Excusez nous mademoiselle. Je me rends compte que cette épreuve doit être pénible pour vous mais, ne vous en faites pas. Il sera rapidement remis sur pied. Vous pourrez venir le voir d'ici une heure et passer la nuit auprès de lui si vous voulez."

Il s'était montré calme, aimable, sympathique. Comme se doit tout bon chirurgien doté d'un peu de civisme. Un peu déçu de devoir laisser ainsi cette pauvre jeune femme toute seule, il la salua respectueusement avant de quitter l'appartement pour aller soigner son patient. Comme quoi, même la vie d'un membre du corps hospitalier pouvait s'avérer trépidante dans une agence telle que la Synnefo...
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MessageSujet: Re: Appartement de Stan et Moira   Mar 29 Jan - 0:29

Moira, qui était restée immobile et silencieuse sur sa chaise, attendant avec appréhension la suite des évènements, se redressa soudainement lorsque retentit la voix de Stanley, envoyant valser la chaise qui s'écroula avec fracas tant son mouvement fut précipité. Elle voulu s'approche de son ami mais le chirurgien lui fit signe, autoritairement, mais non méchamment, de rester où elle se trouvait. Moira ne protesta pas cette fois-ci, comprenant bien qu'elle ne saurait que déranger si elle traînait dans leurs pattes. Elle prit donc son mal en patience, ses pensées tourbillonnant dans sa tête.

*Moi aussi... moi aussi quoi ?! Qu'est-ce qui lui a prit ? Qu'est-ce qu'il a voulu dire ? Il déraille ? Il délire ? C'est si grave que ça, sa blessure ? Est-ce qu'il va s'en sortir ? Est-ce qu'il va avoir des séquelles ?*

Elle sentit une larme couler sur sa joue et mourir à la commissure de ses lèvres. Elle renifla et s'essuya le nez du revers de sa manche.

Puis, enfin, résonna ce qu'elle attendait d'entendre depuis le début. "Tiré d'affaire." Il était tiré d'affaire. Aussitôt, son visage s'illumina. Elle se leva, mais n'osait toujours pas s'approcher de Stanley, qu'on emmena loin d'elle sur la civière. Le chirurgien fut très délicat avec elle, et bien lui en prit, sinon, la réaction de Moira aurait pu être violente. Au lieu de cela, elle resta durant de longues secondes interdite, ne bougeant pas et ne disant pas un mot, les yeux perdus dans le vague, comme si elle s'était déconnectée de la réalité. Le chirurgien n'insista pas et, après une petite tape sur l'épaule de la jeune femme, quitta la pièce. Ce ne fut qu'une fois que la porte se fut refermée sur lui et que Moira se fut retrouvée seule qu'elle reprit ses esprits.

- Une heure... dans une heure... marmonna-t-elle, comme si elle cherchait à saisir le sens de ces mots.

Puis, soudainement, ses yeux s'écarquillèrent et elle s'élança vers la porte qu'elle ouvrit en grand. Elle déboula dans le couloir, sans prendre la peine de fermer la porte derrière elle, en pestant :

- Dans une heure, et puis quoi encore !!


Elle arriva devant les ascenseurs, s'acharna sur le bouton d'appel jusqu'à ce que les portes s'ouvrent, s'engouffra à l'intérieur et appuya sur le bouton de l'étage de l'infirmerie.


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