
Ataxia, la capitale d'un monde chaotique où le pouvoir découle de la richesse et de la terreur. |
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| | Confrontation en retrait de la ville [PV] | |
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| Auteur | Message |
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Elizabeth Levy Espionne

Nombre de messages: 359 Age: 18 Société: Schya Formation: Technique policière et criminologue Citation: «L'art d'être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l'art de réussir» Date d'inscription: 25/11/2007
Feuille de personnage Age: 24 ans Armes: Desert Eagle noir et un petit couteau Equipement:
 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Sam 16 Mai - 15:43 | |
| Elizabeth recula et s'encroûta sur son lit. Son visage se noircit d'une déception amère et affligeante. Comme son contact, bien que bref, fut une source de grand réconfort. Pendant un instant, elle put renifler ses effluves dorés, ses effluves agréables qui lui remémoraient maints souvenirs. En sa présence, les deux Elizabeth ne pouvaient faire qu'une : à la fois rebelle et poétesse, elle se laissait davantage bercer par la beauté de leur union. Une beauté éclatante en ce monde sombre et ténébreux. Elle fut remplie d'une lumière chaude qui égayait son être entier. C'est comme si, pendant un instant, il n'y avait plus eu d'infirmerie, de barrières, de conventions, de lois... il n'avait pas eu, pendant un moment, ce monde froid et sans saveur qu'est Ataxia. Une vie paisible en la compagnie de Martin, une vie heureuse remplie de bonheur absolu. « L'amour, ça donne du courage. » Et certes, tous deux avaient des réserves pour perdurer jusqu'à l'éternité. Ils avaient traversé des épreuves si éprouvantes qui mirent en péril leur couple. Mais l'amour les avait toujours ressoudés. Elle lui appartenait, il lui appartenait, ils s'appartenaient. La chose était si merveilleuse, si belle, si... parfaite ? Un amour d'une telle sincérité relevait d'une rareté impressionnante. D'une intégrité à toute épreuve. Et alors que la jeune femme était sur le point de répondre à ses désirs, il s'était esquivé. Envolé, il était, comme un papillon qui risque de se faire enfermer dans un filet. Impuissante, l'espionne fixa un point imaginaire au plafond en tâchant de dissimuler sa déception. Elle pleura en silence sans verser une larme. Cela retenait d'une volonté et d'un amour sans égal. Elle devait respecter le travail de son amoureux avant tout. Et même si elle était sa copine, elle devait obéir à son éthique de travail. Comme elle se l'était déjà dit, elle restait espionne et lui, médecin, avant leur relation. Mais bordel ! quel déchirement mortel pour ces deux êtres qui ne demandaient que de partager leur amour ! C'était inhumain, violent et douloureux de se contenir autant, de refouler des pulsions tyrannisant le corps, le secouant et le déchirant de spasmes désireux. Ce sentiment est si vif, si irritant qu'il vous pousse des frissons parcourant votre derme. Vous sentez ces chatouillements si agréables qui se glissent un peu partout. Le souffle de l'autre se confond à votre cou, ancrant une chaleur enveloppante dans ses moindres creux. Votre coeur pompe à toute allure, rendant votre circulation sanguine plus rapide à travers vos veines. Votre respiration haletante et saccadée est, étrangement, nullement désagréable. Ses doigts frôlent votre peau provoquant des sillons de poils hérissés se dressant au contact de l'autre. Ainsi enlovée dans ses bras, vous vous sentez indestructible; rien ne peut vous atteindre; il n'existe que lui et vous. Cette douce mélodie berçante de son souffle et les vapeurs de sa chaleur vous endorment, mais un sourire fend votre visage paisible et saisi d'une paix et d'un bonheur inimaginable. Il s'agit d'un éternel rire qui explose à chaque pensée envers l'autrui. Il en réside d'une émotion intense de laquelle on devient ivre d'une ivresse sans douleur et sans lendemain. Impossible, dites-vous de décrire ce que l'on ressent ? et pourtant, c'est vrai. L'homme n'est capable que de faire des descriptions entourant les symptômes et non sur le terme en tant que tel. Vous avez une impression qu'il y a présence de papillons éclatants qui sautillent naïvement dans votre estomac, la sensation vous obligeant à étirer votre bouche. Oui, la sensation d'être aimée était trop agréable pour la repousser. Dès lors, Elizabeth sauta sur le sol. Elle recueillit son amoureux dans ses bras, appuyant sa tête contre buste. Elle lui chuchota des mots réconfortants, des mots pourvus d'une odeur de reconnaissance. Elle lui caressa les cheveux de ses doigts fins. Partage et consommer leur amour, de la plus simple des manières, leur avait manqué à tous les deux. Sans même savoir pourquoi, la jeune femme laissa tomber des excuses comme une pluie. Et Martin en était enseveli. Même que ses demandes de pardon se mêlèrent à des larmes désolées. « Pardonne-moi de l'égoïsme de mon être. Je n'ai pas été l'amoureuse parfaite ces derniers temps. Je n'ai pas écouté tes désirs. Je m'en excuse. Et c'est dans ces moments-là où tu réagis différemment des autres hommes que je me rends compte de la chance que j'ai de t'avoir dans ma vie, dans mon coeur. Je suis sûre que tu peux t'occuper de ce buste un peu plus tard. Notre amour doit passer avant tout. Nous en avons humainement besoin, dit-elle. Ta chaleur, ton odeur, tes bras, tes lèvres... Toi entier, tu m'as manqué, tellement manqué. Comment ai-je pu me priver de ton intégrité ? C'est si ingrat de ma part ! Je ne t'ai pas écouté quand j'aurais dû le faire, alors que toi, tu as été là pour me tenir la main devant mon attitude si indésirable, si repoussante, si... détestable. Je me considère chanceuse de toujours t'avoir. Maintes fois tu avais l'occasion de me jeter à la porte, comme on jette un détritus à la poubelle. L'envie t'a pris, j'en suis persuadée. Je ne suis nullement dérangée, car, en toute franchise, je l'aurais mérité. Ça m'aurait ouvert béamment les yeux, et, tu me connais, têtue comme je le suis, j'aurais fait des pieds et des mains pour te ravoir, pour te serrer dans mes bras... Mais bon, je parle, je parle ! Je porte désormais mon attention sur toi. C'est à moi maintenant de répondre à tes désirs. »Sur ce, Elizabeth le devança sur un point. Elle alla précipitamment retrouver ses lèvres pour les embrasser à la fois avec douceur et fougue. Le reste, il n'en tenait qu'à lui de continuer la partie ou de recommencer son travail pour le terminer, et ensuite, s'adonner aux plaisirs d'être un amoureux. |
|  | | Martin Carter Médecin en chef

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 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Sam 16 Mai - 17:41 | |
| Au diable le professionnalisme et la froideur des gens de science et place à l’amour et aux sentiments! Pourquoi se priver plus longtemps de la noblesse des sentiments alors que la tâche à accomplir pouvait se faire dans le plaisir, le plus gros étant fait et passé? L’homme de science et l’amoureux étaient d’accord sur ce point : il était bien inutile de se faire souffrir plus longtemps avec de telles considérations qui, au final, perdaient en ampleur en comparaison à l’urgence passée de la situation. Concrètement, qu’est-ce que cela apporta dans le processus décisionnel et des actes? Dans un premier temps une réponse favorable au baiser de l’espionne, y répondant avec la même intensité et la même fougue, et le retour à des sentiments plus nobles. Effectivement, elle lui avait manqué plus qu’il n’avait bien voulu l’admettre et les retrouvailles promettaient d’être chaudes voire brûlantes… Comme bien souvent lors de leurs ébats, Martin commençait avec l’avantage d’être habillé contre une Elizabeth en tenue d’Ève… Et cette situation ne différait en rien des autres au fond. Encore une fois, le médecin avait un avantage sur l’espionne, pour un temps tout du moins. Comme doués de volonté propre, les doigts du médecin reprirent cette exploration si talentueuse et experte de ce corps devenu excessivement bien connu qui appartenait à Elizabeth, revisitant des points sensibles et intimes négligés par la tyrannie des semaines et de l’éloignement. Et de fait, il lui sembla que l’espionne renaissait sous ses caresses, comme un phénix ressuscitant de ses cendres pour revenir voler dans les cieux. Quoi qu’avec le tempérament de feu de l’espionne… C’était plus qu’une simple métaphore, à bien y penser…
Ah… Finalement les doigts ou tout du moins un certains nombre trouvèrent ce point si vulnérable de l’espionne et commença alors un mélange entre stimulation provocatrice et massage. Poétesse ou débauchée… Le point faible restait identique et tout aussi exploitable. L’espionne étouffa un gémissement et une larme de bonheur brilla au coin de sa paupière et il sentit distinctement les ongles de l’espionne s’enfoncer dans le tissu de son vêtement. Qui d’autre que lui pouvait connaître à ce point l’espionne? Certainement pas celui qui l’avait enlevé en tout cas. Peut-être était-ce l’envie des retrouvailles ou le médecin qui avait fait des progrès sans le savoir mais quoi qu’il en soi, il entendit l’espionne gémir très fortement et sa main vint se poser sur le bras du médecin. Elle lui demanda de lui donner une courte pause d’une voix hachée et haletante ce qui surprit le médecin. Si près si tôt de la libération? Effectivement… Ce n’est pas la poétesse qui serait arrivée si vite dans ce genre de retranchement. Quoi que maintenant, Elizabeth carburait avec 50% de débauchée qui devait prendre un malin plaisir à inonder le cerveau de l’espionne de ce qu’elle ressentait. Elizabeth aurait besoin de s’habituer à cette nouvelle harmonisation de son être a même titre que Martin… Et apparemment, ils étaient tous deux sur la bonne voie ou le semblaient-ils à tout le moins.
Sauf que… Le médecin n’avait pas l’intention de s’arrêter. Point de torture ou d’intention méchante, juste d’offrir à Elizabeth l’étendue de ce qu’elle était désormais, pour la tester, voir si son obstination légendaire avait laissé place à une acceptation plus réaliste des faits, pour voir si les mots de l’espionne étaient vérité et non paroles en l’air. Oh il s’en doutait : ce serait ardu pour elle d’apprendre à lâcher prise, apprécier et ne pas tout voir comme une lutte. Mais bon… Il fallait ce qu’il fallait pour faire évoluer l’espionne… Et en tant que son médecin, c’était à lui de prendre les mesures nécessaires pour en prendre grand soin. On est professionnel ou on ne l’est pas, après tout… Martin Carter
Médecin au service de la Schya
Médecin chef de l'organisation, en charge de l'infirmerie et des opérations médicales
"Ne me force pas à renier le serment d'Hippocrate..." |
|  | | Elizabeth Levy Espionne

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 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Ven 5 Juin - 21:26 | |
| La solitude. Quoi de plus réconfortant. Mais une solitude à deux, voilà un imaginaire bien plus prolifique. Imaginez. Deux êtres seuls sur un bout de terre boisé à un endroit et sablonneux à un autre donnant sur une étendue d'eau claire. Une petite île tout droit sorti de la conception mentale de deux amoureux partageant un amour fervent. Ils sont étendus sur la plage, enlacés l'un dans l'autre. Leurs rires couvrant les bruits de fonds, leurs baisers, les échos, et les caresses remplaçant la sensation de l'air. En revanche, la belle nature était quelque peu brisée par le rythme de leurs ébats. Rien de réellement violent ou de sado-masochiste. Seulement, tous deux laissaient de côté les préliminaires et vivaient intensément leur relation. Après, ils avaient vécu une certaine « rupture » dans leur couple pendant près de deux semaines. Il fallait bien qu'ils se rattrapent. Après tout, Martin et Elizabeth avaient changé sur bien des niveaux, et ils étaient en train d'exploiter ces nouveaux changements. Certes, Carter n'allait pas jouer doucement. En effet, il semblait obstiné à ne pas laisser un temps de répit à sa belle qui tranchait sa voix de gémissements. Mais rapidement, la jeune femme s'adaptait au rythme effréné de son amoureux qui avait du fil à retorde. Ce qu'il avait évolué ! De médecin timide et réservée à un homme épanoui, capable de nourrir dans sa main la plus fatale des femmes de la Schya présentement. Et sans doute, l'une des plus belles créatures qui se soient prises dans les mailles de Carter. Il fallait se l'avouer, peu de femmes de la trempe d'Elizabeth se serait laissée séduire par un homme de sa catégorie. Et pourtant, la nature, ou plutôt la science, avait travaillé pour eux pour donner naissance à un couple amoureux fous de l'un et l'autre, partageant une franchise inébranlable et une passion brûlante. De quoi rendre jaloux n'importe qui. De son côté, l'espionne s'avoua finalement vaincue. Martin la surpasserait, si ce n'était pas déjà fait, au niveau des sensations. Quant à elle, son terrain de jeu était plutôt une sorte de domination et se situait principalement dans la séduction par une essence qu'elle seule réussissait à dégager. Un appât dont plusieurs hommes en furent le malheureux poisson qui mordit à l'hameçon. Un rictus victorieux vibrait dans son être à chaque fois. Cependant, désormais, il s'agissait plutôt d'un rire heureux. Un rire d'une grâce inébranlable et dont le sens exprimait toute la joie de se trouver dans les bras d'un amoureux aussi fidèle et aussi dévoué que Martin était. Quelle chance tout de même ! Un vrai trésor ! Une vraie perle ! Bref, toujours est-il que la jeune femme bascula sa tête vers l'arrière, cambrant son dos comme pour exhiber à nouveau sa poitrine qui respirait l'air ambiante. Elizabeth ne lâcherait pas le chandail tant qu'il ne serait pas à l'article d'être bon pour la poubelle. Chose qui ne tarda pas. D'une prise incroyable, le gaminet du médecin explosa et revola dans toutes les directions. Retrouvant une certaine grandeur, la tigresse se précipita sur le bas. Un jour, il fallait bien qu'ils se retrouvent sur un pied d'égalité. Chose qui n'allait pas tarder à la vitesse à laquelle elle s'acharna sur son pantalon pour ensuite pour retirer sans gêne son sous-vêtement. Dans une déchéance de la voix, elle lui indiqua d'avoir été une vilaine fille et qu'il fallait la corriger. Tiens, une mise en situation maintenant. Nouveau. Fantasme refoulé ? Peut-être. Néanmoins, carburant à 50/50, de nouveaux désirs enfouis sortaient de leur coffre. Il ne fallait pas être surpris devant tout cela. Cessant de zébrer le corps de son amoureux, la jeune femme s'étendit de tout son long sur le sol, entraînant dans sa chute Martin. Elle porta ses lèvres aux siennes, amorçant un baiser chaud et langoureux. Or, le médecin s'activait toujours dans sa caverne d'Alibaba. Tôt ou tard, son exploration ferait effet. En moins de temps qu'il ne faut pour dire « bonjour », Elizabeth échappa un cri démontrant toute la jouissance et le germe de l'orgasme que lui faisait atteindre Carter. Ce cri exprima à la fois sa reconnaissance et la continuation des ébats. Une première étape de franchie ! Maintenant qu'elle s'abandonnait complètement, Carter pouvait bénéficier du corps de sa belle avec son approbation. Elle dominait jusqu'alors tout, aujourd'hui, c'était à son tour de mener la danse selon ses désirs, selon ses fantasmes. L'espionne ne ferait que suivre ses ordres, telle une esclave de ceux-ci. Elle lui obéirait comme à un jeu de rôle en maintenant sa position de dominée. Après tout, être le dominateur d'un corps aussi sculptée, d'un caractère très fort... Bref, d'une femme de la veine d'Elizabeth, il fallait posséder des atouts d'une rareté impressionnante et envieuse pour venir à bout de cette tigresse. |
|  | | Martin Carter Médecin en chef

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 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Lun 8 Juin - 15:42 | |
| Ce curieux jeu, cette espèce d’expérimentation d’un genre particulier, ce moment qu’ils vivaient à deux donc se poursuivit pendant quelques temps encore et il serait épuisant d’en décrire l’étendue dans ses moindres détails. Transportons-nous donc par conséquent un certain temps plus tard quand nos deux protagonistes en eurent terminés avec ce qui nécessitait une intimité formelle et leur petite bulle à eux coupés du reste du monde. Le plaisir et les sentiments sont une chose mais il restait à considérer certaines… Urgences. Leur projet de vie commune par exemple. Terre à terre et trivial? Point du tout. Les choses les plus simples peuvent et sont souvent source des plus belles émotions, quand on y pense bien. Point n’est besoin d’extravagance dans une vie tant seule qu’en couple… Et en plus, dans une ville comme Ataxia, faillir à planifier c’était planifier pour sa propre perte… Et s’il y avait bien un homme dans cette ville capable de planifier avec plusieurs coups d’avance… C’était bien Martin Carter. Il s’agissait plus que d’une déformation professionnelle ou le simple instinct de survie : c’était à son avis la chose logique à faire pour pouvoir vivre avec moins de contraintes et retarder la chute du couperet sur sa propre nuque. Il comptait bien partager cette philosophie avec l’être aimé pour leur assurer un futur plus stable et surtout, surtout, permettre à l’espionne de vivre sa vie en tant que femme sans avoir à se soucier du boulot, sains craindre quoi que ce soi et loin des griffes de la mort. On peut avoir la force d’Hercules et l’intellect de Sherlock Holmes, la balle de fusil elle s’en moque quand elle vous rentre dans le cœur ou le cerveau… Les qualités d’un être en elles seules ne suffisaient pas pour faire garantie de survie dans un monde aussi chaotique et tordu qu’Ataxia…
La question qui se posait dans une telle situation restait le comment. Comment amener le point, comment faire comprendre son point, comment ceci, comment cela… C’était plus délicat que l’on aurait pu le penser : n’entrait pas brusquement en matière celui qui se soucie réellement de l’autre comme un égal. Brusquer l’autre, l’agresser de paroles, voilà une stratégie bien ingrate et plutôt peu appréciées et appréciable. Pour le médecin chef de la Schya et sa contrepartie amoureuse de cette femme qui se tenait près de lui, il était hors de question de procéder autrement que dans le respect de l’autre, tant de sa personne que de son intégrité. Qui plus était, l’interrogation du médecin était loin d’être vide de sens : il commençait à en avoir marre de jouer à cache cache pour voir sa petite amie et il envisageait de plus en plus de quitter l’organisation et d’aller s’installer ailleurs pour pouvoir vivre sa vie… Ce n’était pas impossible, cela s’était fait en de rares occasions et puis du reste, il pourrait toujours faire office de consultant pour l’organisation plutôt que le travail « de terrain » qu’il effectuait actuellement. Fonder une famille, avoir des enfants… Qui aurait pu croire que ce vieux cliché serait pratiquement la salvation de ceux désirant avoir des descendants dans ce monde de fous furieux? Car il ne fallait pas se leurrer, bien des lignées avaient carrément cessées d’exister et ce depuis des quelques années déjà. Les massacres font rarement beaucoup de survivants et les luttes continuelles et perpétuelles offrent rarement un climat propice pour élever des enfants…
« Elizabeth… Tu connais l’amour que je te porte et les sacrifices que je suis prêt à faire pour toi. Tu n’es pas non plus sans savoir que je n’aspire qu’à faire ton bonheur. Cependant, je m’interroge… Notre vie actuelle, nos emplois actuels, est-ce qu’ils nous permettent vraiment de se diriger vers cette vie de couple que tu cherches, vers cette vie de famille que tu espères, vers un rôle que tu ne possède pas encore? Je m’en voudrais d’être un frein à tes aspirations et à tes désirs… » Martin Carter
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|  | | Elizabeth Levy Espionne

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 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Lun 8 Juin - 20:23 | |
| Plus que jamais, il fallait envisager les réponses aux questions. Tous deux se devaient de répondre à leurs désirs en oubliant tous les artifices de leurs vies respectives. Mettre sur la table ce qu'ils désiraient vraiment dans leur vie commune et non se plier aux exigences - strictes - de l'organisation criminelle dont ils faisaient partis. Elizabeth considéra longuement le regard interrogateur de son amoureux. Ce même regard qui ne souhaitait que son bonheur et que la voir sourire. Un regard si puissant et si révélateur de la profondeur de ses sentiments à son égard. On pouvait y lire une gentillesse, une tendresse, une franchise, une intégrité si rares que la jeune femme en fut presque bouleversée. Certes, elle n'avait jamais reçu autant d'attention aussi sincère et respectueuse de sa personne; comme si, pour une fois, elle réalisait enfin toute l'ampleur de ce qu'ils partageaient. Une constatation qui l'effraya presque. Mais ces yeux remplis de passion et d'amour lui inspirèrent toute la confiance dont elle avait besoin pour esquisser un sourire comblé. Et heureux. Rien de moins. Ils avaient tous deux atteints ce seuil si rare en un si court laps de temps. Ce seuil de confiance par l'intermédiaire d'un seul regard, d'un seul clignement des yeux. Une lecture approfondie, mais rapide de l'âme permettant une communication des plus adéquates et constructives. Un examen visuel qui leur serait très utile à l'avenir lorsqu'ils devront agir et communiquer que par ses battements de paupières et l'intensité de leur regard. Cependant, avant de répondre, l'espionne prit le temps de remuer la question de bord en bord, de la ruminer comme un rongeur afin de lui donner des propos réalisables et non démesurés. Et puis, elle ne devait pas penser qu'à elle dans cette histoire. Il y avait Martin Carter, cet amour plus grand que nature qui pourrait remuer mers et mondes pour s'approprier la lune et la donner en cadeau à sa belle. Ils étaient deux dans ce chapitre de leur vie. Elle devait trouver un terrain d'entente et non un champ de mines. De quoi se mettre quelque peu à dos cet amour qui faillit perdre. Cette pensée lui fit baissée honteusement la tête. C'était là qu'elle réalisa toute la grandeur qu'aurait pu mener cette perte que par sa faute. Elle et son attitude de petite fille capricieuse qui croyait pouvait mener à la baguette son prince charmant. Or, l'heure n'était plus aux contes de fées où les pompons et les robes extravagantes garnissent le garde-robe. « This is real life, honey ! » Les rêves de petites filles ne peuvent prendre place en ce bas monde où règne une luxure et une violence devenues normales. Et pour la première fois, Elizabeth se questionna réellement sur ce qu'elle voulait. Au diable le travail ! Au diable les rêves ! Il fallait maintenant se fixer des objectifs de couple. Mais elle le rassura tout de suite en relevant sa tête pour ancrer son regard dans le sien. « Martin, tu es en aucun cas un frein à mes désirs. Au contraire, je veux qu'ils convergent vers toi. Je ne veux pas agir en égoïste. Plus maintenant. Mon seul désir est d'être avec toi et te rendre heureux... Non, ça fait deux désirs, mais ils sont si étroitement liés qu'ils ne sont qu'un ! »La jeune femme caressa ses joues de ses mains fines comme pour lui inspirer un certain réconfort et lui soutirer un poids qu'il semblait se mettre sur les épaules pour la rendre heureuse. Car, elle le sentait ainsi. Il semblait tout prendre sur son dos comme Atlas pour lui porter une vie sans embûches ni obstacles. Il s'élevait des attentes à son propre égard pour rester digne de la femme qu'il aimait. « Certes, j'en conviens que notre situation actuelle ne nous permet pas d'amorcer des projets de couple à long terme... Comme fonder une famille. Tu me vois arriver dans une semaine avec l'indice que je suis peut-être enceinte ? Je ne pense pas... Et moi non plus. De ce fait, je ne crois être prête pour le moment d'être une maman à tes yeux. J'aimerais cependant pouvoir vivre de ma vie amoureuse pleinement, sans gêne ni pudeur. Je souhaiterais l'étaler ! Quel idiot a instauré cette règle stupide sur les relations plus que professionnelles entre collègues ?! L'organisation entière connaît mes activités nocturnes d'autrefois. Les murs en ont entendu des vertes et des pas mûres... Mais bon, je t'épargne les détails. Tout ça est loin derrière moi. Et tu peux le confirmer. Sinon, pour revenir au sujet, j'aimerais qu'on puisse d'abord le dire à tout le monde. Ça m'est égal de l'issue de cette révélation, car nous allons la vivre ensemble. Toi et moi. Et puis, ils seraient bien mal pris sans nous, si tu vois ce que je veux dire. Nous sommes si indispensables à la Schya pour nos qualités respectives. Seraient-ils assez fous pour foutre à la porte deux employés si doués ?! Je ne pense pas... Enfin, si vraiment les règles agissent comme barrières. Mais, au diable ! Des employés enfermés dans un building, ils n'ont pas d'inhibitions à tout finir ! Ils ont des pulsions eux-aussi. Et je suis prête à parier que le boss s'est déjà essayé sur l'une de ses employées. À bien y penser, cette règle n'est là que pour nous empêcher de nous déconcentrer. Or, est-ce que le patron a remarqué une défaillance dans notre travail ? Non, sinon, il nous aurait déjà appelé dans son bureau. Bref, débutons par annoncer cette nouvelle. Qu'importe les mauvaises langues, du moment qu'on s'aime, ça m'est égal. Ensuite, nous verrons. »Elizabeth adressa un sourire à Martin avant de lui donner un baiser. « Je t'aime. Ne l'oublie jamais ! »Ils restèrent enlacés un moment au désir de l'espionne qui se blottit contre le torse de son amoureux. « Et toi ? » |
|  | | Martin Carter Médecin en chef

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 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Jeu 11 Juin - 4:23 | |
| « Ce qui m’inquiète reste et demeure la violation du code d’éthique. Oui, je suis prêt à tout pour toi, nous le savons tous les deux. Cependant, comme tu sembles le négliger, personne n’est irremplaçable et encore moins dans un milieu comme le nôtre, ce qui fait qu’il faut planifier plus qu’un coup d’avance avant d’abattre nos cartes. Mon cœur ne s’accorde pas avec ma tête sur ce point mais je suis forcé de faire office de conseiller dans cette situation avant de faire l’amant, tant par amour que par instinct de survie. Tu oublies que si le patron fait ce qu’il veut, c’est parce qu’il a la position de pouvoir donc le gros bout du bâton, point à la ligne. Dans le cas contraire, il serait soumit aux mêmes contraintes que nous. Ceci étant dit… Quelque chose joue en notre faveur… »
Dit le médecin chef en réfléchissant à une solution honorable. Il fallait concilier deux extrêmes soit la prudence professionnelle et la passion amoureuse dans un rendu de décision commune. Épreuve ardue et compliquée s’il en était bien que l’on puisse tenter de se cacher les faits et la vérité à cet égard. Et c’était une tâche qu’il aurait préféré s’éviter en fait. Faire la fusion de deux disciplines complètement différentes augmentait les risques d’erreurs et les incohérences de jugement et c’était quelque chose qu’il aurait bien voulu reléguer aux tréfonds de la partie je m’en foutiste de son esprit. Mais bon, la vie étant ce qu’elle était, elle donnait rarement le choix à ceux qui à bien y penser naissait sans l’avoir décidé d’eux même… Dès le début de leur vie le cours des choses échappait aux humains et cette tendance se maintenait hélas avec l’âge et le temps… Un état de fait de plus à ajouter au flot de pensées du médecin qui essayait de résumer à sa plus simple expression une équation aux valeurs complexes et qui défiaient et de loin son esprit au demeurant clair et rationnel… Et ce jugement biaisé qui ne cessait d’alourdir le processus, pro Elizabeth dans ce dilemme face à l’entreprise…
Mais bon, dans les méandres labyrinthique de son cerveau aussi génial que torturé, la graine d’une idée venait de germer et de « maturer » pour donner un arbre des possibles des plus appréciables. Si l’on pouvait amender une constitution, on pouvait également le faire avec un règlement. Rien n’était immuable et même les traditions les plus vieilles finissaient par être balayées par le vent de la nouveauté. Qui plus était, avec son expertise médicale, Martin pourrait prouver plus que par A plus B que les politiques actuelles étaient plus nuisibles aux employés que s’ils pouvaient vivre leur idylles sans restrictions idiotes… Conservatisme et Ataxia était des termes antinomiques et Carter comptait bien sur ce point pour faire triompher la logique sur des politiques déclassées et dépassées. Feu leur ancien chef était certes un traditionaliste pur et dur mais le nouveau, plus jeune et en apparence plus compréhensif… C’était une variable très malléable dans l’équation épurée que conceptualisait le médecin chef de la Schya…
« C’est Westfield qui est la clé du problème. Il m’a l’air plus progressiste que notre ancien chef ce qui joue en notre faveur et je suis convaincu que si je me donnes la peine de chercher… Je peux trouver sans mal pour QUI il pourrait avoir des sentiments… Après tout… En bon médecin chef je suis également fin psychologue et je saurai trouver sa faiblesse émotionnelle et ou sentimentale sil en a une. Mes combats, je préfères les mener avec des mots, de la diplomatie et une bonne dose de psychologie plutôt qu’avec la violence et les armes qui font un travail si peu efficace… Je suis plus que convaincu que notre idylle va pouvoir se passer du secret dans les temps à venir… » Martin Carter
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 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Jeu 11 Juin - 20:39 | |
| Elizabeth arqua un sourcil. Elle se redressa pour poser un regard à la fois surpris et interrogateur sur son amoureux. Il comptait jouer à l’espion maintenant. Tiens, tiens, il ne finira jamais par être prévisible. Cet homme, bien que rationnel, était conçu selon le concept de l’imprévisibilité. Néanmoins, malgré le calme et le sérieux qui accompagna sa déclaration, la jeune femme esquissa un sourire des plus espiègles. Il avait pour volonté de lui voler son travail ou quoi ? Qu’importe, l’idée que le médecin se donne des pieds et des mains pour pouvoir vivre de leur amour ouvertement eut raison de l’espionne qui fut finalement attendrie par son geste. « Martin, tu ferais vraiment ça ? Je veux dire, tu te prêterais au jeu de l’espionnage que pour sauver ton amour ? Certes, tu m’étonneras toujours. Mais l’idée est intéressante. J’en conviens que sur ce coup, on ne doit pas user d’impulsivité. Je crois que je devrai me ranger de ton côté de la logique pour réussir ce coup. Il faut prévoir désormais. »Même si Carter élaborait un plan, rien n’empêchait Elizabeth d’en faire de même. Et puis, deux têtes valent mieux qu’une. De ce fait, elle se mit à réfléchir. À quoi ? Au départ, elle ne savait même pas par où commencer. Elle jeta un coup d’oeil à son amoureux avant de se relever et s’enrouler dans un drap pour couvrir sa nudité. Elle alla leur faire un café pour faire pédaler leurs méninges. Aussitôt fait, elle donna la tasse à Martin puis but une gorgée de la sienne en prenant soin de renifler l’odeur de ce liquide chaud qu’elle prenait que lorsqu’elle désirait ruminer ses pensées fortement pour aboutir à une idée, une illumination. Malgré tout, son regard restait fixé sur la vitrine. Avec curiosité et intérêt, elle s’y dirigea dans une démarche lente et songeuse. Tout en prenant une gorgée du liquide chaud, elle balaya la vue d’un oeil déterminé à y déceler une information quelconque... Peu importe où elle mènerait, du moment qu’elle puisse amorcer leurs recherches. Mais le tout se résuma à un rien. Son faciès tapissé d’une moue démontrant une profonde et amère déception, la jeune femme rentra bredouille dans les bras du médecin. Or, son esprit restait toujours sur la réflexion. Certes, il devait exister une formule quelconque qui puisse faire avancer leurs recherches... Mais pourquoi tenait-elle tant à user autant de logique pour parvenir à ses fins ? Sans doute que le plus tôt l’affaire serait résolue, le plus tôt ils iraient frapper à la porte du bureau de leur patron et le plus tôt ils pourraient vivre leur amour au grand jour et, qui sait, peut-être déménager ensemble dans un appartement sympa ! Cette simple pensée la fit sourire. Bon, revenons à nos moutons... « Tu sais, Martin, je veux bien croire que notre patron est désormais progressiste et compréhensif, il n’est pas pour autant dupe. Je veux dire que malgré son jeune âge, il doit être redoutable en certaines occasions. Et, normalement, les jeunes adultes sont en quête de défis. Autant au niveau professionnel que personnel. En suivant cette idée, je l’imagine mal en train de flirter avec une proie facile. En fin prédateur, il doit les étudier quelque peu d’avance pour éventuellement mordre sur sa proie. S’il est comme moi dans une certaine mesure, il cherchera à s’attarder à une personne qui cède difficilement pour augmenter le plaisir de la drague. Plus la personne s’obstine, plus l’autre s’active pour la faire concéder. »Devant ce raisonnement, la jeune femme s’arrêta et augmenta considérablement le diamètre de ses yeux, lâchant un « woh ! » surpris d’elle-même. Puis, elle considéra ce qu’elle venait de dire avant de se tourner vers Martin. « Y a que des graines de café dans ton sachet ? Parce que là, je veux bien croire que j’ai lancé une théorie, mais aussi peut-être... révélatrice j’ose dire, je m’étonne. Si ça n’avait été que de moi et de ma méthode de travail, je serais allée voir le boss directement pour le lui demander... Mais... »
Son attitude changea pour une gamine qui semble aimer le jeu à lequel tous deux s’adonnaient pour tenter de trouver l’amie de coeur de ce patron tout chaud, tout nouveau. Elle sautillait sur place en prenant garde de ne pas renverser son café. « Tu m’étonneras toujours, mais alors là, quant à moi, je vais toujours me demander où je peux prendre de telles idées. Moi qui me croyait éternellement impulsive, cette thérapie de l’âme m’a fait un bien énorme. »Reprenant son sérieux, Elizabeth s’empressa de prendre une nouvelle gorgée de son café. D’un seul coup, elle redevint cette Elizabeth préférant aller droit aux choses pour les régler en un tour de main. Elle regardait Martin avec un air quasi implorateur. « Pourquoi n’irait-on pas voir simplement le boss, lui expliquer notre situation tous les deux et voir ce qu’il en pense ? On peut préparer un plan B au cas où l’attendrissement ne fonctionnerait pas sur lui. Comme cette recherche de sa faiblesse au coeur, comme je le suis pour toi et vice versa. Tu sais, au moins, on aura d’abord essayer avec l’explication pour ensuite, en dernier recours, utiliser la manipulation verbale pour le faire accepter notre relation aux yeux de la Schya. Qu’en penses-tu ? » |
|  | | Martin Carter Médecin en chef

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 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Mar 16 Juin - 5:43 | |
| « Je ne sais pas si la logique et le bon sens sont les instruments à favoriser dans de telles circonstances, dans la mesure où la Schya est réputée pour être une organisation élitiste et par conséquent soumise à, justement, des règles plus strictes que chez nos concurrents. De mon avis tout personnel, c’est par la ruse et la prudente planification que nous arriverons à nos fins. Je vais devoir repasser au peigne fin tout ce qui a été écrit pour faire la réglementation de la Schya pour trouver des armes supplémentaires contre le boss… Non crois moi, je te le dis, ce n’est pas par la diplomatie que nous gagnerons cet argument. Il faut savoir penser comme des gens de la Schya pour mieux en saisir l’essence et retourner armes et arguments de nos opposants contre eux. S’il y a bien une chose que j’ai apprise après avoir passé des années à soigner des êtres humains c’est bien que si tu ne peux en trouver les faiblesses, ils ne t’épargneront pas. Un patient insoumis à son médecin, ce n’est pas ce que tu verras ici pendant mon service. C’est moi qui commande car je suis le spécialiste. Le même schéma s’applique au patron : il doit être le professionnel pour empêcher toute rébellion. Mais dans ce cas particulier qui nous intéresse, nous avons toute une arme qu’il n’a pas : deux cerveau et de la volonté pour quatre. Nous le prendrons par ses faiblesses et imposerons notre choix! »
Réaction exagérée de la part du médecin chef? Pas vraiment non. Quand vous avez l’habitude de jouer dur, de faire sans hésitation le nécessaire au nom de votre profession ou de vos convictions, de ne pas hésiter à s’opposer à la volonté d’autrui voire à employer la force pour le soigner parfois contre son gré, une simple confrontation avec un autre être humain aussi important soit-il relevait de la broutille et du détail sans grande importance. S’il fallait pour gagner son argument contre Samuel Westfield éplucher chaque document des archives de la Schya, chaque petit mémo obscur et oublié, chaque dossier ou feuille volante, il le ferait. Chose certaine, quand il se présenterait devant son patron, il serait plus blindé qu’une colonne de chars d’assaut. Oui, Martin Carter n’était pas un grand combattant quand venait le temps d’utiliser armes et munitions. Cependant, il avait plus de venin dans sa bouche et ses paroles qu’un nid de crotales et il savait faire usage des mots avec une précision aussi chirurgicale que mortelle. On pouvait tuer avec des mots et c’était une réalité que beaucoup oubliaient ou alors sous-estimaient… Mais pas lui, un amant de la joute oratoire et des combats sans sang. Après tout, les pires blessures étaient psychologiques et non physiques comme on pourrait être porté à le croire… Un état de fait méconnu du quidam moyen.
« Ma tendre Elizabeth, je pense que tu fais preuve d’une touchante naïveté. Si les choses étaient si simples, d’autres l’auraient fait avant nous. Westfield est en poste depuis plusieurs mois et je suis persuadé que si relations amoureuses épanouies il y avait eu, nous aurions entendu parler d’un amendement au règlement. Là-dessus, je pense que c’est la poétesse qui a trop parlé en suivant son cœur et non sa tête. Peut-être est-ce moi qui suis pessimiste voire paranoïaque mais une surdose de prudence est une des rares choses qui ne vous tue pas et j’en suis une preuve bien vivante! Entre gens civilisés, je ne dis pas. Entre criminels et hommes d’affaires… C’est une toute autre chose et un tout autre monde. La jungle urbaine n’est plus une simple métaphore depuis des lunes et c’est une réalité que nous ne pouvons nous permettre d’oublier et encore moins d’ignorer. C’est bête, stupide, regrettable et outrageant mais on n’y peut hélas, trois fois hélas, absolument rien. Il est beau le post modernisme… » Martin Carter
Médecin au service de la Schya
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|  | | Elizabeth Levy Espionne

Nombre de messages: 359 Age: 18 Société: Schya Formation: Technique policière et criminologue Citation: «L'art d'être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l'art de réussir» Date d'inscription: 25/11/2007
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 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Sam 27 Juin - 22:12 | |
| Elizabeth observa Martin avec calme et une soumission déconcertante. D'ordinaire, elle grimperait sur les rideaux pour arriver au sommet plus rapidement. Or, son orgueil lui indiqua de prendre une route qui, en bout de ligne, lui ferait apprécier davantage la destination finale. Elle n'osa même pas élever la voix pour vociférer un « mais » ou encore un « non » déterminé à lui faire entendre le fond de sa pensée. Il y eut pour ainsi dire rien qui ne sortit de sa bouche qui resta fermée. Son regard légèrement abaissé, elle semblait plutôt songeuse... Ou encore préférait-elle garder ses commentaires et ses remarques pour elle pour une fois. À vrai dire, elle devait s'avouer une chose : Carter était passé maître dans l'art oratoire. Et son éloquence pouvait en faire dissuader plus d'un. S'il savait employer les bons termes pour calmer la tigresse et la tempête que sa compagne pouvait être, il pouvait certainement convaincre leur patron de peser le pour et le contre de leur requête éventuelle dans le but d'arriver à une réponse positive qui plairait certainement au jeune couple. Dans un geste très en paix avec sa réponse et son plan d'attaque, la jeune femme hocha la tête en guise d'acquiescement. Cependant, elle ancra bien rapidement ses pupilles profondes dans celles du médecin, lui indiquant qu'il n'allait pas s'en tirer indemne des caprices de sa belle. « Je veux bien suivre ta stratégie. Elle semble plus prolifique que la mienne. Cependant, promets-moi au moins une chose : ne t'approprie pas une année entière à faire des recherches. Je finirais par mourir d'impatience. Je te sais pointilleux et tu me sais impulsive et impatiente à mes heures. On va devoir tous les deux négocier avec ces paramètres. De ce fait, si je peux me rendre utile dans ton plan, je ne veux pas passer plus de deux semaines à fouiner dans les coins et recoins de partout pour trouver nos arguments. Je considère que l'on en possède suffisamment, mais pas assez de diversifiés. Alors, jure-moi qu'au bout de deux semaines, peut-être moins si cela est possible, nous serons dans le bureau du boss, en train de lui expliquer notre situation et tout le bataclan. »Il s'agissait là l'un des plus grands caprices qu'elle lui ait fait. Néanmoins, cette fois-ci, elle souhaitait participer à cette affaire pour permettre à leur relation de s'ouvrir au grand jour sans une once de controverses. Quelle joie ce serait que de voir tous leurs proches de travail - les seuls en fait - assister à leur union dans une harmonie des plus idéales ! Une union entre deux spécimens complètement différents, mais qui sait pertinemment s'accorder en unifiant leurs différences pour ne faire qu'un. Et qu'un jour, voir le fruit de leur union charnel ; le premier être humain à être de deux parents travaillant toujours au sein d'une organisation criminelle, la Schya. Ils seraient certes très choyés de pouvoir vivre ce privilège et cette joie. Plus aucune cachette ni de secret. D'un côté, on « tolérait » les ébats sexuels entre collègues, mais d'un autre, on refuse catégoriquement les relations saines et solides entre eux ? Quel paradoxe ! Cela ne prenait pas la tête à Papineau pour comprendre qu'une relation saine donne de meilleurs résultats partout ailleurs qu'un simple « one-night » qui ancre une conception de « je-me-cherche-une/un-prochain(e)-partenaire-pour-la-nuit ». De quoi déranger les esprits. Elizabeth embrassa tendrement son amoureux. Elle lui prit ensuite la main pour l'inciter à se lever et à la suivre. La jeune femme alla de nouveau se poster devant la baie vitrée pour regarder à l'extérieur la vue imprenable sur la ville d'Ataxia. S'appuyant sur son bras en prenant soin de garder leurs mains l'une dans l'autre, elle esquissa un léger sourire en songeant à tout et à rien. « Un matin, on se réveilla avec l'impression que le monde nous regarde avec le sourire et sans penser que cet endroit est notre repère tranquille. Notre amour sera vu comme un idylle et non comme un outrage au règlement. Nous ne violerons plus le règlement; désormais, nous violerons la joie de ceux qui désirent être heureux comme nous le sommes. » |
|  | | Martin Carter Médecin en chef

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 | Sujet: Re: Confrontation en retrait de la ville [PV] Lun 20 Juil - 3:25 | |
| « À cœur vaillant rien d’impossible douce Elizabeth. Je saurai faire le nécessaire, poser les gestes et les actions qu’il faut pour sécuriser notre futur et celui de notre progéniture future. Puis-je faire moins que l’essentiel même dans des délais de temps raisonnables? De cela j’en doute fort. Cependant, je peux te promettre et te garantir que ce jour que tu attends tant sera tien dans les mois à venir. »
Fit savoir tendrement le médecin chef avec un large sourire. Ah oui, il fallait bien savoir faire ce qu’il fallait et ce même quand la situation n’était pas forcément indiquée. Que pouvait-il y faire après tout? Amour et raison bien qu’opposés savaient parfois œuvrer main dans la main pour accomplir un futur aux objectifs profitables tant au cœur qu’à la tête… Et c’est justement en ce sens que comptait œuvrer Martin. Son esprit, habitué aux équations les plus complexes et aux décisions les plus ardues saurait se régaler de cette épineuse affaire et les rouages bien huilés de son cerveau feraient le reste, de cela il était bien confiant. Oui… Malgré son étonnante complexité, le genre humain avait commencé à livrer ses secrets, petit à petit, au médecin chef de la Schya qui saurait en faire bon usage pour œuvrer dans l’intérêt du plus grand nombre. Cette pensée lui arracha un sourire : Martin Carter, sauveur de la Schya et à plus long terme d’Ataxia? C’en était presque ridicule : ce qu’il cherchait à accomplir, ce changement de règles qu’il tentait de concevoir ne tournait autour que d’une unique notion : celle du pouvoir et par extension du contrôle. À bien y penser, cette règle stupide… Dans quel but avait-elle été imposée? Le contrôle seul, pur et dur amenait invariablement à la désobéissance et à l’opposition bien que de fait la discipline et le professionnalisme en atténuait les effets… Qui plus était, la dureté du système portait en soi des lacunes évidentes et des aberrations qui contribueraient davantage à un effritement des relations/interactions entre les membres de l’organisation ce qui au final… Il secoua la tête, chassant ce sot questionnement, préférant et de loin faire le focus sur sa dulcinée.
« Ma tendre Elizabeth… Nous n’allons pas révolutionner le monde, j’en conviens mais nous aurons au moins le mérite d’avoir contribué à le rendre un peu plus beau. Tu peux être très fière de toi comme je peux être très fier de moi : la vie de l’être humain est si courte, rares sont ceux qui peuvent vraiment contribuer à y faire de réels changements… Nous sommes des êtres d’exception, en quelque sorte. »
Ses mains toujours dans celles de sa belle, il plongea de nouveau son regard dans le sien avant de l’entraîner vers la sortie de l’infirmerie. Ouvrant la porte, il l’invita à passer la première, en bon gentleman, avant de sortir à sa suite et de prendre la direction des ascenseurs. Il y pénétra tout de suite après sa belle et l’espace d’un instant, un flot de souvenirs lui revint en tête, des souvenirs pas si loin que cela. : quelques années plus tôt, par un quatorze février, date de la Saint-Valentin, le médecin et l’espionne s’était trouvés ensembles, seuls, dans ce même ascenseur. Ce que le médecin chef avait pensé ce jour là, il ne se gêna pas pour le dire dans le présent, des mots qu’il ne se lasserait jamais au grand jamais de répéter pour le seul et unique vrai amour de sa vie.
« Je t’aime, Elizabeth. De tout mon cœur et de tout mon être… »
La porte de l’ascenseur se referma sur ces paroles, laissant les amoureux avec quelques secondes de douce intimité avant que leur transport n’Atteigne le rez de chaussé… Martin Carter
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